Publié le 23 Novembre 2023

Elise-Ann Allen nous montre dans cruxnow.com ce jeudi 23 novembre 2023 qu’en réponse à une lettre du 6 novembre de quatre théologiennes allemandes que le Dr Katharina Westerhorstmann, professeur de théologie à l'Université franciscaine de Steubenville, qui travaille dans le programme d'études à l'étranger de l'université de Gaming, en Autriche, le Dr Marianne Schlosser, professeur de théologie à l'Université de Vienne, en Autriche, et membre de la Commission théologique internationale du Vatican, le Dr Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz, professeur émérite de philosophie des religions et d'études religieuses comparées à l'Université technique de Dresde, en Allemagne, et Dorothea Schmidt, journaliste indépendante et auteure de livres, et qui ont démissionné de la Voie synodale de l'Église allemande en raison de préoccupations concernant divers aspects du processus déclarant avoir pris cette décision parce qu’elles ne pouvaient pas, en toute bonne conscience, continuer à participer à un processus visant à «redéfinir complètement» les «fondements essentiels de la théologie catholique, de l’anthropologie ainsi que de la pratique de l’Église», le pape François a déclaré que l'initiative allemande risquait de rompre l'unité avec l'Église mondiale et a cité plusieurs aspects qu'il a trouvé particulièrement troublant.

 

La réponse du pape était datée du 10 novembre, le jour même où se tenait une réunion à Essen pour commencer à développer un nouvel organe directeur conjoint controversé pour l'Église allemande, impliquant à la fois des évêques et des laïcs, une possibilité que le Vatican a rejetée et que le pontife lui-même a déclaré «ne peut être réconcilié avec la structure sacramentelle» de l’Église. «Vous m'avez fait part de vos inquiétudes concernant les récents développements dans l'Église en Allemagne», a écrit le pape. «Moi aussi, je partage ces inquiétudes face aux mesures nombreuses et concrètes qui ont été prises par de grandes parties de cette Église locale et qui menacent de s'écarter de plus en plus du chemin commun de l'Église universelle», a-t-il déclaré.

 

Le pape François a mis en garde contre «la recherche du «salut» dans divers nouveaux conseils et comités et la discussion des mêmes sujets d'une certaine manière insulaire», et a souligné une lettre qu'il a écrite à l'Église d'Allemagne l'été dernier, soulignant la nécessité de se concentrer sur «la prière, pénitence et adoration. En se concentrant sur ces choses, l'invitation est ainsi d'aller à la rencontre de nos frères et sœurs, en particulier ceux qui sont abandonnés au seuil des portes de nos églises, dans les rues, dans les prisons, dans les hôpitaux, sur les places et dans les villes», a-t-il dit. "J'en suis convaincu : c'est là que le Seigneur nous montrera le chemin", a déclaré le pape, exprimant sa gratitude pour le travail théologique et philosophique des femmes, "et pour votre témoignage de foi". «Que le Seigneur vous bénisse et que la Bienheureuse Vierge Marie vous protège. S'il vous plaît, continuez à prier pour moi et pour notre souci commun d'unité», a-t-il déclaré en clôturant la lettre.

 

Dans un communiqué de presse de l'Université franciscaine de Stubenville concernant l'échange, Westerhorstmann a exprimé sa gratitude pour la réponse rapide du pape et pour sa «clarté, notamment en ce qui concerne la structure sacramentelle de l'Église». «Je suis convaincu que la clarté de ses paroles aidera non seulement l'Église d'Allemagne, mais l'Église toute entière, à rester à l'écoute de l'Esprit Saint au sein de la communion de l'Église universelle. Cela peut aussi rappeler à la majorité des évêques allemands leur serment de rester en union avec le successeur de Pierre», a-t-elle déclaré. Selon le communiqué de presse, le pape François a envoyé une lettre de suivi exprimant son soutien à la décision de publier sa réponse du 10 novembre, mais le texte de cette lettre de suivi n'a pas été fourni.

 

En réalité, le Synode mondial de Rome en octobre a montré que les thèmes clés du Chemin synodal sont discutés non seulement en Allemagne mais dans toutes les régions du monde et qu'une réforme est nécessaire. Le problème que le Vatican a avec les Allemands se situe moins au niveau du fond qu'au niveau structurel : dès que laïcs et évêques décident ensemble sur un pied d'égalité, la sonnette d'alarme retentit à Rome. Enfin, lors de sa première réunion, le Comité synodal d'Essen a approuvé à l'unanimité les statuts et le règlement intérieur. Toutefois, ils ne pourront entrer en vigueur que si les parrains – la Conférence épiscopale et le Comité central des catholiques allemands – les choisissent à la majorité nécessaire. L'organisation faîtière des laïcs votera à ce sujet lors de son assemblée générale à Berlin vendredi et samedi prochains. Les évêques voteront lors de leur assemblée générale de printemps, du 19 au 22 février à Augsbourg. Il ne serait pas surprenant qu'une autre lettre arrive du Vatican avant (https://www.katholisch.de/artikel/48892-neue-post-vom-papst-mit-altbekannten-sorgen-ueber-deutschen-reformweg).

 

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Publié le 22 Novembre 2023

RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231122-en-direct-isra%C3%ABl-et-le-hamas-ont-conclu-un-accord-pour-une-tr%C3%AAve-en-%C3%A9change-de-la-lib%C3%A9ration-d-otages) nous montre que le pape François a reçu séparément mercredi au Vatican des proches d'otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza et de prisonniers palestiniens en Israël, dénonçant leurs souffrances. «Ce matin, j'ai reçu deux délégations, une d'Israéliens qui ont des membres de leur famille otages à Gaza et une autre de Palestiniens qui ont des membres de leur famille prisonniers en Israël», a déclaré le pape.

 

«Ils soufrent tellement, j'ai entendu combien ils souffrent tous. C'est ce que produisent les guerres», a-t-il poursuivi à l'issue de sa traditionnelle audience générale du mercredi au Saint-Siège. «Mais là, nous sommes allés au-delà des guerres, ce n'est pas la guerre, c'est du terrorisme», a ajouté le souverain pontife, sans préciser s'il faisait référence à l'attaque sanglante menée le 7 octobre par le mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien, aux opérations militaires lancées en représailles par Israël dans la bande de Gaza, ou aux deux. Il a conclu sa déclaration par un appel à prier pour la paix pour les peuples israélien et palestinien. Le Vatican avait fait savoir la semaine dernière que le pape François souhaitait exprimer «sa solidarité spirituelle avec les souffrances de chacun» à l'occasion de ces rencontres privées, en évoquant leur «nature purement humanitaire».

 

Avant sa traditionnelle audience-générale du mercredi, le pape François s'est entretenu séparément avec des familles dont les proches ont été kidnappés et envoyés à Gaza, puis une délégation de Palestiniens victimes des bombardements israéliens. Aux deux, il a voulu faire preuve de sa compassion et de sa douleur a rencontré la délégation palestinienne qui dit avoir entendu de la bouche du Souverain Pontife le terme de «génocide». Le Saint-Siège a néanmoins démenti que le terme de génocide ait été employé par le pape. Plus tôt dans la journée, au terme de son audience générale, le pape François rappelait l’importance de prier pour le peuple palestinien et pour le peuple israélien, suppliant une nouvelle fois que la paix revienne dans la région (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231122-en-direct-isra%C3%ABl-et-le-hamas-ont-conclu-un-accord-pour-une-tr%C3%AAve-en-%C3%A9change-de-la-lib%C3%A9ration-d-otages).

 

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Publié le 21 Novembre 2023

Matthieu Mercier nous montre dans france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/chalons-en-champagne/ qu’évêque de Châlons-en-Champagne (Marne) depuis 2015, Mgr François Touvet a été nommé dans le diocèse de Fréjus Toulon ce 21 novembre, comme adjoint de l'évêque en place, Mgr Dominique Rey, avec les pouvoirs spéciaux du gouvernement diocésain dans les domaines de l’administration, de la gestion du clergé, de la formation des séminaristes et des prêtres, de l’accompagnement des instituts de vie consacrée, des sociétés de vie apostolique et des associations de fidèles. En clair, Mgr Touvet reprend la main sur le diocèse de Toulon. La rumeur était fondée, car c’est un diocèse scruté de très près par le Vatican depuis quelques années, et dans lequel plusieurs ordinations prévues de prêtres ont été annulées au dernier moment par le Saint-Siège.

 

Depuis plusieurs mois, le diocèse de Fréjus-Toulon traverse une crise de gouvernance. Issu de la communauté de l'Emmanuel (un symbole du "renouveau charismatique"), Mgr Rey, promoteur d'un catholicisme remusclé était critiqué au sein de l'Église pour son style qui a pu s'inspirer de pasteurs évangéliques américains. Sa politique d'accueil de communautés nouvelles faisait également débat, visant les traditionalistes et adeptes de la messe en latin par exemple, et d'autres charismatiques, venant en particulier d'Amérique latine. Il est considéré comme l'un des évêques les plus conservateurs en raison notamment de son soutien marqué en 2012-2013 à La Manif pour Tous qui s'opposait au mariage de personnes homosexuelles. L'accueil offert en 2015 à Marion Maréchal-Le Pen, une des figures de l'extrême droite française, à une université d'été catholique, avait aussi suscité l'émoi dans les rangs chrétiens (https://www.varmatin.com/religion/missions-explications-sur-sa-nomination-qui-est-mgr-francois-touvet-le-nouvel-eveque-coadjuteur-du-diocese-de-frejus-toulon-886845).

 

Le diocèse était au cœur d'une crise telle que le pape avait diligenté un audit en début d'année avant de statuer sur l'avenir de l'évêque. Fait rarissime, en juin 2022, le Vatican avait suspendu l'ordination de prêtres dans le diocèse, un fait extrêmement rare qui interrogeait sa ligne et ses méthodes. Ils devaient être ordonnés fin juin : quatre prêtres et six diacres du diocèse ne l'ont finalement pas été.  Le pape avait ensuite diligenté une mission d'audit, menée en février-mars 2023 par Mgr Antoine Hérouard, archevêque de Dijon. Mgr Hérouard a rendu compte de cette "visite apostolique" début octobre au pape, lui présentant les conclusions de ses cent auditions d'une heure chacune (https://www.varmatin.com/religion/missions-explications-sur-sa-nomination-qui-est-mgr-francois-touvet-le-nouvel-eveque-coadjuteur-du-diocese-de-frejus-toulon-886845).

 

François Touvet s'est fait remarquer récemment, entre l'été 2022 et juillet 2023, par l'accompagnement de la dissolution d'une communauté religieuse charismatique, installée dans son diocèse, le Verbe de Vie. Suite à une décision de Rome, cette communauté a été fermée, après l'observation de dysfonctionnements et d'abus d'autorité. L'évêque de Chalons, nommé administrateur de l’association privée de fidèles «Communauté du Verbe de Vie», n'avait pas ménagé ses efforts pour suivre un à un, pendant un an, les religieux qui ont dû trouver une nouvelle affectation et se reconstruire.

 

Dans un message adressé aux diocésains, l'évêque affirme son attachement au territoire de Champagne. Et précise sa nouvelle mission. "La nouvelle est désormais officielle : le Saint-Père m’a demandé si j’acceptais la charge d’évêque coadjuteur de Fré́jus-Toulon auprès de Mgr Dominique Rey, l’évêque de ce diocèse. Dans un esprit de service, j’ai accepté sereinement et avec réalisme. Je sais comme tout le monde que ce diocèse vit une période difficile et douloureuse depuis plusieurs mois. Les pouvoirs spéciaux que me confère le Pape me feront travailler de plus prés avec les prêtres et les diacres, le séminaire de la Castille et ses 60 séminaristes, et toutes les communautés, quel que soit leur statut canonique. Je veillerai aussi avec soin sur l’administration du diocèse : les finances, l’immobilier, les ressources humaines. C’est un grand défi à relever. Je reçois cette mission comme un signe de confiance et vais travailler fraternellement avec Mgr Rey au bien de ce diocèse de Fré́jus-Toulon".

 

Dans son message, le désormais ex-évêque de Chalons exprime sa tristesse de quitter ce diocèse. "Ce changement me demande un immense arrachement. Après presque 8 années de ministère épiscopal auprès de vous, il me faut quitter la Champagne sans tarder pour rejoindre le Var. C’est vous qui m’avez appris à servir comme évêque, des relations se sont nouées, des amitiés vraies ont été́ pour moi un vrai soutien, spécialement dans les temps d’épreuve qui n’ont pas manqué".

 

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Publié le 20 Novembre 2023

vaticannews.va nous montre qu’à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, la Conférence des évêques de France publie un communiqué pour souligner l’importance du récent rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. La Ciivise (Commission indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles Faites aux Enfants) installée par Emmanuel Macron en mars 2021, a remis ce vendredi 18 novembre son rapport final au gouvernement français, dans lequel elle fait état de 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année, notamment dans des sphères ecclésiastiques. La Ciivise a récolté plus de 30 000 témoignages sur une durée de trois ans, à partir desquels 82 préconisations pour améliorer la protection des enfants ont été établies.

 

La Conférence des évêques de France écrit avoir «pris connaissance de son rapport avec grande attention» et salue «le remarquable travail d’écoute dont ont fait preuve les membres de l’équipe permanente de la CIIVISE». Par ailleurs l’Église de France «tient à rappeler que les crimes et délits sexuels à l’encontre des enfants, trop longtemps passés sous silence, ne relèvent pas d’une simple succession de faits privés, mais d’un véritable fait social dont chaque institution doit aider la société entière à prendre la mesure».

Elle réaffirme sa détermination «à poursuivre la lutte» contre ces violences dans l'Église de France, «et le déploiement dans l’ensemble des diocèses français des plus de 50 mesures et actions qu’ils ont votées depuis la remise du rapport de la CIASE». Le rapport de la CIASE, remis à la Conférence des évêques de France et à la Conférence des Religieux et religieuses de France en octobre 2021, avait provoqué un électrochoc au sein de l’Église de France, mettant en lumière l’ampleur des abus sexuels sur mineurs. Selon les chiffres du rapport, depuis 1950 en France, 330 000 mineurs ont été abusés dans des contextes ecclésiaux, dont 216 000 par une personne consacrée (prêtre, religieux, diacre ou religieuse).

 

Enfin, pour Jean-Marc Sauvé, le rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants confirme et approfondit les conclusions de l’enquête de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, qu’il a présidée (https://www.la-croix.com/debat/Jean-Marc-Sauve-Le-travail-Ciivise-donner-fil-retordre-detracteurs-Ciase-2023-11-20-1201291526).

 

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Publié le 19 Novembre 2023

«La pauvreté est un scandale. Quand le Seigneur reviendra, il nous demandera des comptes», a crié le pape François à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres, devenue l'une des caractéristiques de son pontificat comme le montre José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 19 novembre 2023. Il y a un avant et un après pour les pauvres dans l'Église après le pontificat de Bergoglio. Et, sur leurs traces, l'Église entière apprend concrètement que les pauvres sont «les vicaires du Christ» et qu'il nous sera demandé de rendre compte de nos talents : «Faisons circuler la charité, partageons notre pain, multiplions l'amour.» Parce que «remplis de dons, nous sommes appelés à devenir un don». Cadeau pour «les pauvres devenus invisibles, dont le cri de douleur est étouffé par l’indifférence générale d’une société très occupée et distraite».

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/48820-fleischbaellchen-mit-dem-papst-franziskus-begeht-welttag-der-armen) nous apprend qu’environ 5000 personnes ont participé à la cérémonie, dont de nombreuses personnes dans le besoin. Environ 1200 d'entre eux ont ensuite déjeuné avec le Pape dans la salle des audiences du Vatican. Le "Pranzo" dans la salle des audiences du Vatican a lieu chaque année à l'occasion de la Journée catholique mondiale des pauvres. Cette année, les plats ont été servis par la chaîne hôtelière Hilton. Le menu comprenait des cannellonis farcis à la ricotta et aux épinards, des boulettes de viande à la crème de tomates et basilic avec une purée de chou-fleur et, en dessert, du tiramisu et des petits fours des meilleurs pâtissiers italiens.

 

Le pape François a instauré la Journée catholique mondiale des pauvres à la fin de l'Année sainte de la Miséricorde 2016. Elle a été célébrée pour la première fois dans le monde entier en 2017. La devise de cette année est : «Ne détournez votre visage d’aucun pauvre». Selon le pape, cette journée doit être avant tout l'occasion d'actions et de rencontres concrètes. Les communautés ecclésiales et les associations doivent inviter les pauvres et les écouter. Chaque année, à l'occasion de la Journée mondiale, le Vatican organise des campagnes et des offres d'aide supplémentaires, comme des soins médicaux gratuits pour ceux qui en ont besoin.

 

José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-fabricantes-armas-Ucrania-Palestina-Israel_0_2616638317.html) que depuis la chaise de sa fenêtre, le pape François explique au peuple la parabole des talents, qui, selon lui, représente deux manières différentes de s'approcher de Dieu : la peur ou la confiance. Et bien sûr, l’attitude qui compte est la seconde : «La confiance libère, la peur paralyse. La peur bloque, la confiance libère les capacités. Et cela réjouit le cœur du Père, qui se réjouit de voir ses enfants qui ne le craignent pas, mais qui l'aiment». Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a rappelé tous les peuples souffrant de la guerre, du Myanmar (où fin octobre, plusieurs groupes armés ont lancé une opération terrestre sur plusieurs fronts dans l’État Shan, au nord du pays, contre la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021) à l'Ukraine, en passant par la Palestine et Israël. Et il s'écria encore : «La paix est possible. Il faut de la bonne volonté. La paix est possible. Ne nous résignons pas à la guerre. Et n’oublions pas que la guerre est toujours, toujours, toujours une défaite. Seuls les fabricants d’armes gagnent.»

 

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Publié le 17 Novembre 2023

Bernadette Sauvaget dans son article du mercredi 15 novembre 2023sur Libération.fr nous montre que tant bien que mal, l’Église catholique tente de sortir de la crise qui s’est installée depuis un an et demi dans le diocèse de Fréjus-Toulon. Le Vatican reproche à Mgr Rey l’évêque ultra-réac du Var, âgé de 71 ans, proche de l’extrême droite, une mauvaise gestion dans le diocèse de Fréjus-Toulon, au point d’avoir suspendu les ordinations il y a un an et demi. Les autorités de l’Église catholique reprochent à ce dernier une mauvaise gestion et un accueil à tout-va de prêtres, de séminaristes à problèmes, ou de communautés religieuses qui, pour certaines, ont été des lieux de violences sexuelle et de dérives sectaires.

 

L’homme sera désormais flanqué d’un «coadjuteur», François Touvet, un conservateur affirmé issu d’une famille de militaires, qui sera, selon une source proche du dossier, «doté de pouvoirs spéciaux». Il aurait ainsi «la haute main sur les finances, la gestion des prêtres et des communautés religieuses». Le nom de Touvet, actuellement à la tête du diocèse de Châlons-en-Champagne (Marne), circule depuis plusieurs mois comme potentiel successeur de Rey. «Au Vatican, on manie beaucoup le droit en fonction du résultat que l’on veut», euphémisme un connaisseur des religions, pour qui ce non-choix, en quelque sorte, donne «l’impression de vouloir punir l’évêque mais pas trop» (https://www.20minutes.fr/societe/4062696-20231117-derives-sectaires-cardinal-controverse-passe-diocese-frejus-toulon).

 

Le diocèse de Fréjus-Toulon n’a pas souhaité réagir tant que l’information n’est pas confirmée par la Conférence des évêques de France, qui d’après Libération a connaissance, depuis le 9 octobre, de la décision du pape de nommer coadjuteur François Touvet. Selon le quotidien, ce dernier aurait déjà pris contact avec des responsables religieux du Var et serait «déterminé à mener à bien sa mission d’expurger le diocèse de ses problèmes». Ses accointances militaires – il est officier de réserve – et son profil conservateur ne sont sans doute pas pour déplaire non plus à la droite catholique locale. Après deux années blanches, les ordinations de prêtres pourraient en tout cas reprendre (https://www.20minutes.fr/societe/4062696-20231117-derives-sectaires-cardinal-controverse-passe-diocese-frejus-toulon).

 

La décision aurait été prise par le pape François il y a un mois. Mais avant d'être annoncée publiquement par Rome, elle devrait recevoir l'aval des autorités publiques françaises, selon une procédure formelle établie où la France ne s'oppose jamais à un choix romain, sauf à de très rares et très anciennes exceptions. Si le choix de Mgr Touvet était confirmé, cela démontrerait la volonté du pape François de ne pas désavouer Mgr Rey, à la surprise de beaucoup de ses opposants, et de respecter le projet pastoral qu'il a voulu édifier depuis 23 ans à la tête de ce diocèse florissant. Le pape, pour s'inscrire dans une vision profondément réformatrice de l'Église, apprécie aussi les évêques de terrain, passionnés par l'évangélisation et qui tentent des expériences concrètes, quitte à se tromper, plutôt que de rester derrière leur bureau (https://www.lefigaro.fr/flash-actu/vers-une-sortie-de-crise-au-diocese-de-frejus-toulon-ou-un-eveque-co-adjuteur-pourrait-etre-nomme-20231115).

 

Décevant, passer d’un conservateur à un autre, c’est le risque de reproduire les mêmes erreurs, un profil plus ouvert aurait été un choix plus judicieux.

 

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Publié le 15 Novembre 2023

vaticannews.va nous montre que dans une réponse datée du 13 novembre 2023, signée par le préfet Victor Fernandéz approuvée par le pape François à la demande d'un évêque philippin, Mgr Julito Cortes, qui  «après avoir expliqué avec inquiétude la situation dans son diocèse, due à l'augmentation continue du nombre de membres de la franc-maçonnerie, a demandé des suggestions sur la façon de gérer de façon adéquate cette réalité d'un point de vue pastoral, en tenant compte également des implications doctrinales», le dicastère pour la Doctrine de la Foi confirme l'inconciliabilité entre l'adhésion aux loges et la foi catholique.

 

Le dicastère pour la Doctrine de la Foi a chois aussi d'impliquer également la Conférence épiscopale des Philippines, «en l'informant qu'il serait nécessaire de mettre en œuvre une stratégie coordonnée entre les évêques qui prévoit deux approches». La première concerne le niveau doctrinal : le dicastère rappelle que «l'adhésion active à la franc-maçonnerie par un fidèle est interdite, en raison de l'inconciliabilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie (Déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1983, et les lignes directrices publiées par la conférence épiscopale en 2003)». Par conséquent, la note précise que «ceux qui sont formellement et sciemment membres de loges maçonniques et qui ont embrassé les principes maçonniques, tombent sous le coup des dispositions de la déclaration susmentionnée. Ces mesures s'appliquent également aux clercs inscrits dans la franc-maçonnerie». La seconde approche concerne le caractère pastoral : le dicastère propose aux évêques philippins «de développer une catéchèse populaire dans toutes les paroisses sur les raisons de l'inconciliabilité entre la foi catholique et la franc-maçonnerie». Les évêques des Philippines sont enfin invités à évaluer l'opportunité de se prononcer publiquement sur ce sujet.

La déclaration de novembre 1983 a été publiée à la veille de l'entrée en vigueur du nouveau Code de droit canonique. Ce code remplaçait celui de 1917, et parmi les nouveautés relevées - par certains avec satisfaction, par d'autres avec inquiétude - figurait l'absence de la condamnation explicite de la franc-maçonnerie et de l'excommunication de ses affiliés, présentes dans le texte précédent. La déclaration, signée par le cardinal Joseph Ratzinger et par le secrétaire de la Congrégation, Jérôme Hamer, puis approuvée par Jean-Paul II, réaffirme que les catholiques affiliés à des loges maçonniques sont «en état de péché grave».

 

Cependant comme le montre la-croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-refuse-ambassadeur-franc-macon-Vatican-2017-10-24-1200886794), il n’est pas étonnant que le pape François soit contre la franc-maçonnerie. Ainsi, dans l’avion de retour des JMJ de Rio de Janeiro, en juillet 2013, le pape s’était fermement opposé aux groupes de pression infiltrant l’Église, dénonçant «les lobbys de la cupidité, les lobbys politiques, les lobbys maçonniques».  De même, lors de sa visite apostolique à Turin, en juin 2015, pendant son discours aux jeunes, le pape argentin avait critiqué l’influence des francs-maçons et leur hostilité envers l’Église : «À la fin du XIXe siècle, il régnait les pires conditions pour le développement des jeunes : la franc-maçonnerie était en plein essor, l’Église ne pouvait faire quoi que ce soit, il y avait des anticléricaux, il y avait aussi des satanistes… C’était l’un des pires moments et l’un des pires endroits de l’histoire de l’Italie.»

 

Et le Vatican a refusé de valider en 2017  la candidature de Johnny Ibrahim à l’ambassade du Liban près du Saint-Siège, en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie. Le pape François aurait refusé de donner son approbation pour cette nomination, car le pape François s’est toujours montré très critique envers la franc-maçonnerie. De source diplomatique au Liban, on confirme la raison de ce refus du Saint-Siège. De son côté, le consul Johnny Ibrahim a admis faire partie de la franc-maçonnerie, en précisant toutefois ne plus y être impliqué «depuis longtemps».

 

Depuis ses débuts, la franc-maçonnerie est bannie par l’Église catholique romaine, qui défend à ses fidèles de la rejoindre. Une bulle du pape Clément XII condamne l’Ordre pour la première fois, en 1738. En 1877, le Grand Orient adopte la suppression de l’obligation pour ses membres de se référer à «l’existence de Dieu» et à «l’immortalité de l’âme», adoptant pour principe la liberté absolue de conscience et en n’imposant aucune croyance ou religion à ses membres (https://www.sudouest.fr/societe/le-grand-orient-de-france-fete-ses-250-ans-d-ou-vient-la-franc-maconnerie-17385618.php).

 

Elle est donc bannie par l’Église catholique romaine, qui défend à ses fidèles de la rejoindre et les encourage plutôt à s’associer avec des organisations catholiques conservatrices comme l’Ordre des Chevaliers de Colomb ou le Renouveau Charismatique. Ainsi que l’explique Ed Condon, journaliste au Catholic Herald, l’Église s’oppose à la franc-maçonnerie à cause de son orientation séculière et de son rôle de sanctuaire pour «ceux ayant des idées et des projets hétérodoxes» (https://www.nationalgeographic.fr/histoire/debunk-theorie-conspirationniste-qui-sont-vraiment-les-francs-macons-objets-de-theories-du-complot-depuis-des-siecles).

 

Mais certains évêques font preuve d’ouverture sur cette question, notamment Mgr Jean-Charles Thomas, évêque émérite de Versailles, qui avait publié une étude en 1994 à ce sujet et qui prône un «dialogue librement consenti entre des responsables de l’Église catholique et des obédiences maçonniques pour permettre l’écoute mutuelle aboutissant à une vraie connaissance réciproque, sans jugement préalable». Selon Mgr Thomas, «le fidèle éclairé doit réfléchir sérieusement aux risques qu’il court en acceptant l’initiation à une loge maçonnique : il lui appartient, ainsi éclairé, de s’appliquer éventuellement la sanction de ne pas communier s’il a conscience d’avoir librement, volontairement, prit une décision qui le mettait en état de rupture grave avec Dieu» (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-refuse-ambassadeur-franc-macon-Vatican-2017-10-24-1200886794).

 

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Publié le 14 Novembre 2023

D’après les propos recueillis par Héloïse de Neuville dans la-croix.com le lundi 13 novembre 2023 deux ans après avoir été nommée à la présidence de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), Marie Derain de Vaucresson identifie deux grandes problématiques pour la commission : les délais de traitement de certaines situations car «depuis les années cinquante beaucoup de personnes sont décédées. D’autres ne nous contacteront pas, car elles ont fait un travail personnel et ont réussi à trouver un équilibre. Elles renoncent à replonger dans ce passé traumatique. Et puis il y a les personnes qui ont décidé de rompre tout lien avec l’Église», à ces raisons s’ajoutent la peur de ne pas être compris de son entourage, de ses relations, de son milieu, mais aussi la crainte de passer pour un délateur, de briser les non-dits instaurés dans les familles depuis des décennies, et la prise en compte des traumatismes des personnes victimes puisque "Nous prenons toutes les violences sexuelles en compte. Il y a les viols caractérisés certes, mais ont été rapportés des attouchements perpétrés par un prêtre qui s’apparentaient à une forme de torture psychique. Cela n’a pas moins d’incidence pour la personne et cela peut avoir, par la suite, des répercussions immenses" affirme Mme Derain de Vaucresson (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

Cependant l’Inirr propose aux victimes de pédocriminalité dans l’Église des mesures de réparation financière et des parcours de justice restaurative. Une démarche inédite en France, menée au pas de charge pour des victimes usées par des années de silence. L’argent est une question à la fois omniprésente – 97 % des victimes sollicitent une réparation financière – et ambivalente pour les personnes qui s’adressent à l’Inirr. Outre l’argent, la moitié des personnes victimes s’adressant à l’Inirr, font des demandes de réparation symbolique auprès de l’instance.  La plupart des requêtes sont plus simples à mettre en œuvre : il s’agit souvent d’obtenir une lettre d’excuses de l’épiscopat, une mise en relation avec d’autres victimes du même agresseur, une plaque commémorative là où les viols ont eu lieu, ou encore de solliciter un accompagnement dans l’écriture de son histoire (https://www.la-croix.com/religion/Violences-sexuelles-lInirr-coeur-urgences-lEglise-France-2023-11-13-1201290661).

 

Mais la situation s’avère difficile,  car il y a la méconnaissance du fonctionnement de cette instance, financée par un fonds abondé par les diocèses. Et Jusqu’à présent, 1313 personnes ont fait connaître leur situation à l’Inirr. 500 d’entre elles se sont vues verser une réparation financière. La moyenne des "indemnités" est de 37 000 euros et pourra aller jusqu’à 60 000 euros. Mais Marie Derain de Vaucresson le rappelle "ceux qui se reconnaissent comme victimes ont le droit de nous solliciter directement pour être accompagnés sans pour autant passer par un évêque ou leur diocèse". Il leur faudra néanmoins être patients, car les délais d’étude des dossiers s’allongent. Entre la sollicitation de l'instance et leur indemnisation, les victimes devront attendre en moyenne un an (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

Comme l’indique Marie Derain de Vaucresson : "La somme reçue ne sera jamais à la hauteur de ce que les personnes ont subi. Mais l’argent reste un marqueur de reconnaissance, le moyen pour les victimes de savoir que leur récit ne sera plus jamais remis en cause et qu’à travers l’Inirr et les réparations, l’Église reconnaît sa responsabilité dans ce qui s’est produit" (https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/pedocriminalite-dans-l-eglise-depuis-deux-ans-l-inirr-accompagne-les-victimes-et-tente-de-les-reparer-2868962.html).

 

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Publié le 13 Novembre 2023

Rose Amélie Becel nous montre dans publicsenat.fr que ce lundi 13 novembre, le président de la République recevait les représentants des cultes à l’Elysée, en présence du ministre de l’Intérieur. «Ce qu’il s’est passé à l’instant à l’Elysée, à l’initiative du président de la République et en présence du ministre de l’Intérieur, c’est une première démarche», analyse Elie Korchia, président du consistoire central israélite de France, à la sortie de la rencontre des représentants des cultes avec Emmanuel Macron ce lundi matin. Un premier signe d’action, après la grande marche contre l’antisémitisme du 12 novembre, qui a rassemblé 105 000 personnes à Paris et à l’issue de laquelle le président du Sénat Gérard Larcher avait déclaré «une marche doit conduire à une démarche».

 

Interrogés à la sortie de la rencontre, les représentants des cultes notamment le président de la Confédération des évêques de France Éric de Moulins-Beaufort qui a énuméré les sujets abordés lors de cette rencontre : «Le président nous a expliqué la position de la France dans le conflit entre Israël et le Hamas, puis il a évoqué les perspectives pour un avenir de paix entre Israël et la Palestine. Il a aussi évoqué la société française et l’enjeu que nous assumions notre universalisme républicain, dans un esprit de fraternité.»

 

Et ils ont affirmé la nécessité de s’adresser à la jeunesse car «Le président nous a encouragé à multiplier les actions éducatives, en particulier en direction des jeunes, parce qu’il sent qu’il y a une population qu’on n’a pas forcément vue et entendue [lors de la marche du 12 novembre]», a indiqué Éric de Moulins-Beaufort. Selon le représentant du culte catholique, c’est Gérald Darmanin qui sera chargé «de prendre les contacts nécessaires pour que ces suites puissent avoir lieu», ainsi le président compte ainsi sur les représentants des cultes pour «participer à un effort pédagogique», comme l’a souligné le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger. «Nos jeunes sont parfois enfermés dans leur propre langage et leur propre réflexion, sans aller vers l’autre. L’objectif du président c’est que cette parole puisse être diffusée dans la jeunesse», complète Eli Korchia, président du consistoire central israélite de France.

 

Parmi les mesures concrètes demandées, le grand rabbin de France Haïm Korsia souhaite que l’antisémitisme soit érigé en grande cause nationale, même s’il n’a pas réitéré cette demande devant le chef de l’État ce matin. «Cette demande, je la réitère à de nombreuses reprises parce que cela voudrait dire qu’on lutte avec tous les moyens de l’État. À travers cette lutte contre l’antisémitisme, ce serait aussi la grande cause de la lutte contre le racisme, les inégalités, les rejets qui existent dans la société», estime Haïm Korsia.

 

Les prises de paroles à l’issue de cette rencontre ont aussi été l’occasion pour les représentants du culte musulman de clarifier leur position, puisqu’ils n’étaient pas représentés lors de la marche du 12 novembre. «J’ai trouvé qu’à ce moment précis où la France est extrêmement émue, en colère, où il y a des otages… Au lieu de faire une marche contre l’antisémitisme, il aurait fallu [en] faire une lutte contre le racisme», a déploré le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz. «J’ai asséné avec énormément de force que l’Islam et les musulmans ne peuvent pas être antisémites et que l’antisémitisme ne passera pas par les mosquées de France», a-t-il ajouté. Sans vouloir «faire de concurrence victimaire» avec ce que subissent aujourd’hui les personnes juives, Chems-Eddine Hafiz a affirmé que la séquence ouverte par les attaques du Hamas en Israël était aussi propice à «un déchaînement de déclarations faites contre les musulmans». Pour prolonger leur message d’unité dans la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de haine, les représentants des cultes catholique, protestant et orthodoxe rendent par ailleurs visite au recteur de la Grande mosquée de Paris ce lundi après-midi.

 

Étaient également invités à cette réunion, en présence du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le président de l’Union des moquées de France Mohammed Moussaoui, ainsi que Sadek Beloucif pour le Forum de l’islam de France (Forif), Dimitrios Ploumis pour le culte orthodoxe et Antony Boussemart pour les bouddhistes. Environ 105 000 personnes à Paris et au total 182 000 dans toute la France ont manifesté dimanche face à l’explosion du nombre d’actes hostiles aux juifs depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre. Dans une lettre publiée samedi par le quotidien Le Parisien, Emmanuel Macron a déploré «l’insupportable résurgence d’un antisémitisme débridé» et jugé qu’une «France où nos concitoyens juifs ont peur n’est pas la France». «La France doit rester unie derrière ses valeurs, son universalisme, unie pour elle-même, pour porter son projet et œuvrer à la paix et la sécurité de tous au Proche-Orient», avait-il ajouté (https://www.20minutes.fr/societe/4062080-20231113-antisemitisme-macron-appelle-cultes-effort-pedagogique-aupres-jeunes).

 

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Publié le 12 Novembre 2023

domradio.de nous montre qu’une fois de plus, le pape François a appelé les parties belligérantes au Moyen-Orient à la paix. "Je pense à chaque jour à la situation très terrible en Israël et en Palestine. Je suis proche de tous ceux qui souffrent, les Palestiniens et les Israéliens. Je les embrasse en ce moment sombre et je prie beaucoup pour eux", a déclaré le pape à l'Angélus ce dimanche sur la place Saint-Pierre à Rome. Il a poursuivi : «Que les armes se taisent. Ils n'amènent jamais la paix». "Frères, c'est assez", a-t-il dit à de nombreux croyants.

 

Il a également appelé des dizaines de milliers de pèlerins à aider les blessés, à protéger les civils et à fournir davantage d'aide humanitaire à la population de la bande de Gaza. Dans le même temps, il a exigé la libération des otages détenus à Gaza et a déclaré : "Tout le monde, qu'il soit chrétien, juif, musulman et de quelle personne et de quelle religion est sainte et précieuse aux yeux de Dieu." Face au conflit sanglant, il a appelé les gens à ne pas perdre espoir et «ne sont pas fatigués de s'engager à faire en sorte que l'humanité prend le dessus face aux cœurs endurcis».

 

L'inquiétude est à son comble dimanche concernant plusieurs hôpitaux de Gaza soumis à des coupures d'électricité et à des «attaques» au moment où les combats entre forces israéliennes et palestiniennes font rage (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231112-en-direct-guerre-isra%C3%ABl-hamas-les-h%C3%B4pitaux-de-gaza-en-passe-de-se-transformer-en-morgues-alerte-msf). Quelque 182 000 personnes se sont rassemblées dans le calme dimanche dans de nombreuses villes pour dénoncer l’antisémitisme. À Paris, où 105 000 personnes selon la Préfecture de police ont défilé «pour la République et contre l’antisémitisme», mais aussi pour la libération des otages encore détenus par le Hamas, plus d’un mois après le début du conflit entre Israël et l’organisation terroriste palestinienne, la présence du RN et l’absence de LFI étaient les principaux points de crispation (https://www.liberation.fr/politique/manif-contre-lantisemitisme-cest-maintenant-quil-faut-se-reveiller-20231112_O5FVJQ3J4BFDHDQTKPIHPGY2F4/).

 

À la même occasion, le pape a appelé les parties de guerre civile au Soudan dimanche à trouver des solutions pacifiques. Il a également averti de ne pas oublier que l'Ukraine était martyrisée. La Russie a accusé ce dimanche l'Ukraine d'avoir mené une série d'attaques dans les régions frontalières de Briansk et Belgorod. Les drones et missiles, qui ont visé plusieurs zones de la région, n'ont fait que très peu de dégâts et aucune victime (https://www.tf1info.fr/international/en-direct-guerre-ukraine-russie-poutine-zelensky-promet-de-detruire-l-occupant-russe-apres-de-nouvelles-frappes-les-informations-lci-aujourdhui-dimanche-12-novembre-2023-2275925.html). Et alors que les combats se poursuivent entre l'armée et les paramilitaires au Soudan, l'ONU a de nouveau dénoncé vendredi les violences à l'égard des civils, estimant qu'elles "frôlent le mal absolu". L'organisation fait état de violences sexuelles, de disparitions arbitraires mais s'inquiètent aussi d'attaques basées sur l'appartenance ethnique dans la région du Darfour (https://www.france24.com/fr/afrique/20231111-ce-qui-se-passe-au-soudan-fr%C3%B4le-le-mal-absolu-alerte-l-onu).  

 

Il a également donné des conseils pour une vie gratifiante à l'âge des smartphones. "Il s'agit de l'attention de la vie intérieure. Cela signifie s'arrêter et écouter son cœur, en prêtant attention à ses pensées et à ses sentiments." Le pape a poursuivi : "La sagesse, c'est savoir comment donner de l'espace au silence, comment nous écouter et écouter les autres. Cela signifie savoir comment passer moins de temps sur l'écran du téléphone portable pour voir la lumière dans les yeux des autres, dans nos propres cœurs, dans notre vue."

 

Le pape s'est également opposé «trop très prudemment à l'apparence extérieure et à bien cultiver notre image et à faire bonne impression aux autres». Cela met la vie en danger. Le message de Jésus est que la sagesse de la vie se trouve ailleurs : "dans le souci de ce qui n'est pas vu, mais ce qui est plus important, parce que c'est en nous. Il s'agit de la protection de la vie intérieure." Le pape a poursuivi : "La vie intérieure ne peut pas être improvisée, elle n'est pas à peu près un instant, une fois, une fois pour toutes; elle doit être préparée en prenant un peu de temps chaque jour, avec cohérence, comme on le fait pour tout ce qui est important." Il ne suffit pas d'épargner pour une maison ou une nouvelle voiture, a expliqué le pape François et a poursuivi : "Ce sont de bonnes choses. Mais est-ce que je pense aussi à passer du temps pour les soins de mon cœur, pour la prière et le service au prochain, au Seigneur, qui est le but de la vie ?"

 

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