Publié le 12 Octobre 2025
Jésus Bastante nous montre sur religiondigital.org que le pape Léon XIV a présidé l'Eucharistie ce dimanche à l'occasion du Jubilé de la spiritualité mariale (sous l'image originelle de Notre-Dame de Fatima), appelant à nous garder «de toute instrumentalisation de la foi, qui risque de transformer ceux qui sont différents – souvent les pauvres – en ennemis, en “lépreux” à éviter et à rejeter.» en avertissant qu’«Il existe des formes de culte qui ne nous unissent pas aux autres et engourdissent nos cœurs. Nous ne faisons alors pas de véritables rencontres avec ceux que Dieu place sur notre chemin ; nous ne participons pas, comme Marie, au changement du monde et à la joie du Magnificat.», et à rechercher «justice et paix» dans «la dévotion populaire à ces événements et à ces lieux qui, bénis par Dieu, ont changé à jamais la face de la terre», tout en insistant sur le fait que «la spiritualité mariale est au service de l'Évangile : elle en révèle la simplicité» et «nous plonge dans l'histoire sur laquelle les cieux se sont ouverts, nous aide à voir les orgueilleux dispersés dans les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides.», elle nous engage également aussi à «combler de biens les affamés, à soutenir les humbles, à nous souvenir de la miséricorde de Dieu et à nous confier en la puissance de son bras», car «le chemin de Marie suit celui de Jésus, et le chemin de Jésus s'adresse à chaque être humain, en particulier aux pauvres, aux blessés et aux pécheurs», et «En elle, nous voyons que l'humilité et la tendresse ne sont pas des vertus réservées aux faibles, mais aux forts, qui n'ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants.»
José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Dilexi-revolucion-ternura-marcha-Francisco-izquierdas_7_2824287558.html) que c’est dans la droite ligne de Dilexi te, son premier grand texte papal, non seulement donne la parole aux sans-voix, mais capture aussi en des mots ardents une tradition de miséricorde et de dénonciation qui plonge ses racines dans l'Évangile, le magistère latino-américain et la révolution du pape François. L'option préférentielle pour les pauvres, qu'il répète comme une litanie, est bien plus qu'une devise : c'est un cri, un rythme de fond, un appel à une Église qui sente le peuple, capable d'affronter avec tendresse, mais sans esquiver, les structures qui perpétuent la souffrance. Le pape Léon XIV ne cache pas l'héritage du pape François. Au contraire, il adhère à l'œuvre et aux rêves du pape argentin, cite à plusieurs reprises «l'option préférentielle pour les pauvres» et ravive le langage critique des structures du péché, ce puissant mélange de réalisme et de mysticisme aigu forgé à Medellín et Puebla. Un renouveau de ce que les catholiques MAGA commencent à percevoir comme un «radical de gauche» à l'image de Bergoglio. Son exhortation devient ainsi un pont de continuité et de convergence, intégrant les évêques et, surtout, les assemblées du CELAM, qui, selon les mots du pape Léon XIV lui-même, «ont eu un impact durable sur l'enseignement de toute l'Église». De plus, le pape de Chicago met le doigt sur le point sensible et attaque de front l'idéologie du libre marché, tout en ridiculisant, avec ironie et clarté, la soumission aux «mains invisibles» qui promettent une distribution équitable qui n'arrive jamais. Il prône, en rupture nette avec la tradition sociale d’un certain catholicisme européen, de démasquer jusqu’à l’illusion de «l’économie sociale de marché» et appelle à «redoubler d’efforts pour éliminer les causes structurelles de la pauvreté». Ses paroles sont un avertissement éclatant pour tous les Trump, Musk, Milei, Orban et autres apologistes technocratiques du système, et une bouffée d’air frais pour ceux du Sud ou des banlieues nord qui ne veulent pas laisser l’espoir être complètement enterré, et rappelle que donner, partager et s'arrêter devant le visage concret des pauvres ne seront jamais remplacés par «la lutte institutionnelle ou les comptes nationaux».
Jésus Bastante nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Papa-esperanza-Tierra-Santa-respetuosa-paz-justa-duradera-gaza-israel_0_2824517526.html) que cette semaine, une «lueur d'espoir a émergé en Terre Sainte». C'est ainsi que le pape a défini l'accord de cessez-le-feu à Gaza lors de la prière de l'Angélus à la fin de la messe place Saint-Pierre. Le pape Léon XIV a encouragé «les parties concernées» à «suivre courageusement le chemin tracé vers une paix juste et durable, respectueuse des aspirations légitimes des peuples israélien et palestinien». «Deux années de conflit ont laissé la mort partout, surtout dans le cœur de ceux qui ont perdu des enfants et des parents», a déploré Mgr Prevost, qui s'est dit proche, «avec toute l'Église», de «votre immense douleur». «Aujourd'hui, la caresse du Seigneur s'adresse à vous, la certitude que, dans les ténèbres les plus profondes, il reste toujours avec nous. Dilexi te, il nous a aimés», a-t-il dit, priant Dieu, «seule paix de l'humanité», pour «guérir nos blessures et nous aider à accomplir ce qui semble aujourd'hui impossible : redécouvrir que l'autre n'est pas un ennemi, mais un frère à protéger, à pardonner et à qui l'on offre l'espoir d'une réconciliation.» Dans le même temps, le pape a exprimé sa tristesse pour les nouvelles et violentes attaques en Ukraine, qui ont causé ces derniers jours la mort de personnes innocentes, y compris des enfants, et laissé de nombreuses familles sans électricité ni chauffage. Après avoir assuré la population de son unité, le pape Léon XIV a renouvelé «mon appel à mettre fin à la violence, à stopper la destruction, à s’ouvrir au dialogue et à la paix». Enfin, Prevost a affirmé : «Je suis proche du peuple bien-aimé du Pérou, dans ce moment difficile de transition politique», et a appelé à «la réconciliation, au dialogue et à l'unité nationale».
Hier, le pape Léon XIV a renouvelé son appel à la fin des guerres lors d'une veillée mariale symbolique sur la place Saint-Pierre, avec comme invitée d'honneur la statue originale de Notre-Dame de Fatima, tout en rappelant également comment les grands de ce monde «bâtissent des empires grâce au pouvoir et à l'argent», mais aussi que «Dieu n'agit pas ainsi : le Maître n'a pas de trône, mais s'enveloppe dans une serviette et s'agenouille aux pieds de chacun. Son empire est ce petit espace qui suffit à laver les pieds de ses amis et à prendre soin d'eux.» C'est aussi une invitation à «acquérir une perspective différente, à regarder le monde d'en bas, à travers les yeux de ceux qui souffrent, non pas à travers les yeux des puissants ; à voir l'histoire à travers les yeux des petits, non pas à travers la perspective des puissants; à interpréter les événements de l'histoire à travers la perspective de la veuve, de l'orphelin, de l'étranger, de l'enfant blessé, de l'exilé, du fugitif.», et il a rappelé le chant du Magnificat, lorsque Marie «porte son regard vers les fractures de l'humanité, là où le monde est déformé, dans le contraste entre les humbles et les puissants, entre les pauvres et les riches, entre les rassasiés et les affamés. Et elle choisit les petits, elle prend le parti des plus petits de l'histoire, pour nous apprendre à imaginer, à rêver avec elle, de nouveaux cieux et d'une nouvelle terre.» Et il leur dit : «Heureux vous qui œuvrez pour la paix.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/Vigilia-papa-fatima-paz-desarme-fe-politica-maria-oracion-Leon-valentia_0_2824217563.html).
Merci !
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