Publié le 12 Juillet 2025

religiondigital.org et Efe nous montrent ce samedi 12 juillet 2025 que l'archidiocèse de Miami et le diocèse de Venise, tous deux en Floride, ont qualifié le nouveau centre de détention pour migrants Alligator Alcatraz, ouvert depuis plus d'une semaine au milieu d'allégations croissantes de conditions inadéquates, de «corrosif» et d’«inapproprié».

 

Dans un communiqué, l'archevêque Thomas Wenski de Miami a appelé à «une évaluation des récentes avancées en matière de contrôle de l'immigration» à la lumière du «nouveau centre de détention de l'aéroport de Collier-Dade, ou Alligator Alcatraz», situé au cœur des Everglades, une zone naturelle entourée de reptiles. «Il est inapproprié pour des fonctionnaires et nuisible au bien commun de parler de la valeur dissuasive des alligators et des pythons au centre de Collier-Dade. La décence élémentaire exige que nous nous souvenions que les personnes détenues sont des pères et des mères, des frères et des sœurs de familles en détresse», a-t-il écrit. Le chef de l'archidiocèse, qui compte 1,3 million de catholiques, s'est dit «préoccupé par l'isolement du centre de détention», dénonçant son «éloignement des structures médicales et la précarité des structures temporaires sous forme de tentes, sous la chaleur et les orages de l'été floridien». Il a également mis en doute la «possibilité de protéger les détenus en toute sécurité en cas d'ouragan» pendant la saison des ouragans dans l'Atlantique, qui s'étend du 1er juin au 30 novembre.

 

Mgr Frank J. Dewane, évêque du diocèse de Venise, a fait écho à ces avertissements, affirmant qu'il n'y avait «aucun doute» sur l'approche du président Donald Trump visant à «expulser les étrangers criminels qui mettent en danger la sécurité publique», mais que cela devait être fait «de manière ciblée, humaine et proportionnée». L'évêque a affirmé qu'il y avait une «reconnaissance croissante» que la plupart des immigrants, y compris les sans-papiers, «ne sont pas dangereux, mais plutôt des citoyens pacifiques, respectueux des lois et travailleurs». Par conséquent, il a jugé «alarmant» de voir des stratégies policières qui traitent tous les immigrants sans papiers comme des criminels dangereux. «Il est choquant que des agents masqués et lourdement armés soient présents et ne s'identifient pas lors des opérations de maintien de l'ordre. Il en va de même pour l'absence apparente de procédure régulière dans les procédures d'expulsion ces derniers mois», a-t-il déclaré.

 

Ses propos interviennent alors que les premiers immigrants détenus à Alligator Alcatraz ont dénoncé aux médias locaux les conditions «inhumaines» régnant dans les tentes de fortune, avec une chaleur et une humidité «suffocantes», des pénuries d'eau et de la nourriture avariée. Les législateurs démocrates et la maire de Miami-Dade, Daniella Levine Cava, ont exigé l'accès à ce centre, qui a ouvert ses portes la semaine dernière avec une capacité d'accueil prévue de 5000 migrants après la visite de Trump. Il est situé au cœur d'une zone naturelle à l'ouest de Miami, entouré d'alligators, de pythons, de panthères et de marécages.

 

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Publié le 11 Juillet 2025

"Nous, collectifs de victimes de l'enseignement catholique, exprimons notre profonde indignation, et notre colère, face à la promotion de Dominique Spina, prêtre du diocèse de Toulouse, au poste de chancelier" en juin, ont déclaré dix collectifs dans un communiqué transmis à franceinfo.fr, vendredi 11 juillet. Dominique Spina a été condamné en 2006 en appel à Tarbes (Hautes-Pyrénées) alors qu'il était prêtre du diocèse de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) à cinq ans de prison dont un avec sursis pour le viol d'un lycéen de 16 ans en 1993. Pour justifier sa décision, l'archevêque de Toulouse, Guy de Kérimel, a expliqué dans un communiqué publié lundi avoir "pris le parti de la miséricorde", "en choisissant de nommer l'abbé Spina chancelier de la curie diocésaine", alors qu'il était depuis cinq ans employé aux archives. "Il n'exerce plus de charge pastorale, sinon celle de célébrer l'Eucharistie, seul ou exceptionnellement pour des fidèles. Considérant que nous n'avons rien à reprocher à ce prêtre depuis ces trente dernières années pour des faits susceptibles de faire l'objet de poursuites judiciaires, canoniques ou civiles, j'ai donc choisi de le nommer dans cette fonction administrative", a ajouté Guy de Kérimel.

 

Pourtant la décision partage même au sein de la communauté catholique. "Un prêtre condamné à quatre ans de prison pour viol (et qui a purgé sa peine) peut-il occuper un emploi administratif qui exige que le titulaire soit «de réputation intègre et au-dessus de tout soupçon» ? À mon avis, non." écrit sur X le journaliste Jean-Pierre Denis (https://www.rcf.fr/articles/actualite/a-toulouse-mgr-guy-de-kerimel-nomme-chancelier-du-diocese-un-pretre-condamne). La nomination de Dominique Spina au poste de chancelier et de délégué épiscopal aux mariages à compter du 1er septembre «suscite l’incompréhension», a réagi le média Tribune Chrétienne son site internet. «Cette  récente promotion à la chancellerie, organe central de l’administration canonique du diocèse, surprend par son contraste avec les engagements affichés par l’Église de France depuis la publication du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) en 2021», souligne le média (https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violence-sexuelle/viol/un-pretre-condamne-pour-viol-sur-mineur-en-2006-promu-par-larcheveque-de-toulouse-5d94f0b0-5b47-11f0-a250-ccec68869d1d).

 

"Cette situation, inacceptable, témoigne d'un manque de respect flagrant envers les victimes et leurs familles", ont dénoncé les dix collectifs de victimes, dont celui de Notre-Dame de Bétharram. Avant de poursuivre : "Pire, cette situation démontre que, malgré une volonté affichée de lutte contre les violences faites aux mineurs, l'Église de France continue de protéger les prédateurs, même condamnés, et va jusqu'à les promouvoir." Les dix collectifs demandent à l'Église de France trois mesures : "l'interdiction stricte et définitive d'exercer tout ministère pour les prêtres et les religieux, condamnés pour des violences, qu'elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, sur des enfants ou des adultes"; "l'éloignement conservatoire des ministères au contact d'enfants pour les prêtres et les religieux faisant l'objet de signalements crédibles"; "la transparence totale sur les décisions de nomination et les antécédents des prêtres et religieux."

 

Du côté de l’association Fraternité Victimes, qui vient en aide aux victimes d’abus dans l’Église, on se dit «sidéré» par cette décision. Les arguments utilisés par l’archevêque pour défendre ce choix ne l’ont pas non plus convaincue : «Parler de miséricorde pour défendre cette promotion, c’est tout bonnement scandaleux. On voit bien qu’il y a une véritable déconnexion de l’archevêque de Toulouse quand on voit les réactions» à cette annonce. Selon Mélanie Debradant, cette nomination est également contraire au droit canon de l’Église catholique : «Il est écrit dans le Code que le chancelier doit avoir une réputation intacte et être au-dessus de tout soupçon. Avec une condamnation pénale pour viol sur mineur et un emprisonnement, je pense qu’on peut dire que la réputation n’est pas intacte.» (https://www.liberation.fr/societe/religions/un-pretre-condamne-pour-viol-sur-mineur-en-2006-nomme-chancelier-du-diocese-de-toulouse-20250708_RBCOHTYK6VBRBJN6TOZMR2XLGE/).

 

Même son de cloche au sein de la fédération France Victimes. Son vice-président et porte-parole, Jérôme Moreau, observe : «Avoir des personnes qui ont une promotion au regard du fait qu’ils auraient une bonne conduite, c’est un bien mauvais message. D’autant plus pour la victime directe de ce prêtre, c’est extrêmement douloureux.» Mélanie Debradant renchérit : «C’est toujours dramatique d’avoir l’impression qu’on oublie ce que l’on a subi et que finalement ce n’était pas si grave. On se demande comment c’est encore possible en 2025.» Jérôme Moreau, de France Victimes conclut auprès de Libération : «Si on peut considérer que le droit à l’oubli est important, le droit à la résilience l’est tout autant pour les victimes.» (https://www.liberation.fr/societe/religions/un-pretre-condamne-pour-viol-sur-mineur-en-2006-nomme-chancelier-du-diocese-de-toulouse-20250708_RBCOHTYK6VBRBJN6TOZMR2XLGE/).

 

La victime justement. Dans Charlie Hebdo ce mardi 8 juillet, «Frédéric», dont le prénom a été changé, réagit à la nomination de Dominique Spina : «Il était dans l’emprise et la perversité. Il m’a agressé sexuellement et m’a violé à plusieurs reprises, avec violence et sous contrainte.» La victime était alors élève à Notre-Dame de Bétharram. C’est là que le directeur de l’établissement de l’époque, le père Carricart, a présenté Frédéric à Dominique Spina. Aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années, Frédéric a récemment porté plainte contre l’ancien directeur de l’établissement catholique, à présent décédé, pour agressions sexuelles. Frédéric assure à Charlie Hebdo «qu’il n’est absolument pas surpris» de la nomination. «Il a toujours bénéficié d’une très grande bienveillance. Dès le départ, tous les pontes de l’Eglise ont été très bienveillants à son égard, et cela continue assez logiquement. Prêtre, c’est le seul métier où vous réussissez à vous recaser malgré des crimes abominables», témoigne-t-il (https://www.liberation.fr/societe/religions/un-pretre-condamne-pour-viol-sur-mineur-en-2006-nomme-chancelier-du-diocese-de-toulouse-20250708_RBCOHTYK6VBRBJN6TOZMR2XLGE/).

 

En 2016, le prédécesseur de Mgr de Kerimel, Robert Le Gall, avait relevé de ses fonctions Dominique Spina, qui avait à l’époque repris un office de prêtre chargé de l’ensemble paroissial Fronton-Bouloc-Castelnau d’Estrétefonds, près de Toulouse (https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/07/07/l-archeveque-de-toulouse-nomme-chancelier-du-diocese-un-pretre-condamne-pour-viol-sur-mineur-en-2006_6619654_3224.html). Le poste de chancelier du diocèse est dédié à la gestion de l'établissement, à la conservation des actes officiels de l'archevêque. Le chancelier peut aussi apporter son aide et ses conseils sur l'administration des sacrements aux prêtres et aux paroisses.

 

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Publié le 10 Juillet 2025

lunion.fr nous montre ce jeudi que l’Église de France a dit jeudi son "effroi" après la révélation, mercredi, de douze nouveaux témoignages accusant l'abbé Pierre de violences sexuelles, et souligné sa "détermination" à mener un processus de réparation. "La Conférence des évêques de France (CEF) a reçu avec effroi le témoignage de douze nouvelles personnes victimes de l'abbé Pierre, dont sept mineures au moment des faits. Les évêques assurent ces personnes de leur proximité", déclare l'épiscopat dans un communiqué. Le cabinet spécialisé Egaé a fait état mercredi de ces victimes dans un rapport qui porte à 45 le nombre d'accusations de violences sexuelles visant l'abbé Pierre, décédé en 2007. Emmaüs a de son côté annoncé mercredi la mise en place avec la CEF d'un dispositif de réparation, opérationnel à compter de septembre 2025, et qui sera porté par la Commission reconnaissance et réparation (CRR), une instance mise en place par la CEF après les révélations, en 2021, sur la pédocriminalité dans l’Église depuis les années 1950. "Il s'agit avant tout d'un dispositif d'accueil, d'écoute, de reconnaissance, de réparation financière et d'accompagnement des personnes victimes pour les aider à se reconstruire", précise la CEF dans son communiqué. La CEF encourage également, "dans un souci de vérité et de clarté" toute personne ayant subi des violences par l'abbé Pierre "à se rapprocher de l'un des dispositifs d'écoute et d'accompagnement de l'Église", notamment via le numéro d'appel dédié (01.41.83.42.17) ou les cellules d'écoute des diocèses.

 

"On ne s'habitue jamais à ce que nous apprenons", a témoigné, jeudi 10 juillet, sur franceinfo (https://www.franceinfo.fr/faits-divers/abbe-pierre-accuse-de-violences-sexuelles/nouvelles-accusations-visant-l-abbe-pierre-on-ne-s-habitue-jamais-le-choc-est-immense-temoigne-le-delegue-general-d-emmaus-france_7368448.html) le délégué général d'Emmaüs France Tarek Daher, alors que douze nouvelles victimes de violences sexuelles, dont sept mineures, ont été identifiées, un an après les premières révélations concernant l'abbé Pierre. "À chaque fois, c'est douloureux, c'est terrible, le choc est immense et ne diminue pas en intensité", a souligné Tarek Daher. "C'est la quatrième fois que nous dénonçons et que nous publions des faits (…) et à chaque séquence que l'on fait, de nouvelles personnes viennent nous voir", a-t-il ajouté. "On est dans cette tension entre l'épuisement face à ces révélations qui sont dures et qui nous bouleversent et en même temps la nécessité de partir au combat parce que la situation sociale est très grave", a poursuivi le délégué général d'Emmaüs. "Depuis le début, notre attention a été d'être au côté des victimes, de reconnaitre leur vérité et de les accompagner au mieux", a expliqué le délégué général de l'association de lutte contre la pauvreté. "L'abbé Pierre a bénéficié de ces deux institutions, l'Église et le mouvement Emmaüs pour agir et pour avoir cette aura qui lui a sans doute permis de commettre ce qu'il a commis", a-t-il souligné. Cette réparation financière "relève plus que du symbole, elle fait partie de ce chemin de reconstruction", a-t-il assuré. "Il n'y a pas un euro des dons qui seront versés par les Françaises et les Français aujourd'hui qui iront aux victimes des agissements de l'abbé Pierre", a insisté Tarek Daher, soulignant que le fonds de réparation sera "entièrement financé par les fonds propres" d'Emmaüs et de la CEF. Les dons, eux, vont servir "exclusivement les actions sociales de terrain que nous menons", a pointé le délégué général d'Emmaüs France. 

 

Ce scandale, qui a grossi au fil des trois rapports publiés en juillet 2024, septembre 2024 et janvier 2025, a eu des répercussions profondes pour Emmaüs comme pour l’Église de France. La Fondation Abbé-Pierre, que le prêtre avait créée avec des proches en 1987, a ainsi changé de nom le 25 janvier, pour devenir la «Fondation pour le logement des défavorisés», puis de logo en mars. Emmaüs France a fermé définitivement le lieu de mémoire dédié au prêtre, à Esteville (Seine-Maritime). Et des centaines de rues, places et bâtiments ont été débaptisés (https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2025/07/10/nouvelles-accusations-contre-l-abbe-pierre-l-eglise-de-france-dit-son-effroi). Mais malgré les demandes de la CEF, aucune enquête pénale ne sera ouverte pour établir des responsabilités dans ces multiples accusations, car le prêtre est décédé en 2007, et la non-dénonciation des faits est couverte par la prescription (https://www.20minutes.fr/societe/4162962-20250710-affaire-abbe-pierre-masturbation-fellation-forcees-mineurs-fait-point-nouvelles-accusations).

 

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Publié le 9 Juillet 2025

franceinfo.fr avec l’AFP nous montrent qu’un an après les premières révélations, l'abbé Pierre est visé par 12 nouvelles accusations de violences sexuelles, dont "sept concernent des personnes mineures" au moment des faits mentionnés, selon un rapport du cabinet spécialisé Egaé publié mercredi 9 juillet 2025. Ces 12 personnes ont contacté, durant le premier semestre 2025, la ligne d'écoute mise en place par Emmaüs, selon l'hebdomadaire La Vie. "La spécificité de ces nouveaux témoignages tient dans le nombre important de mineurs", explique au magazine Caroline de Haas, la cofondatrice du groupe Egaé, chargé de gérer cette ligne d'écoute.

 

Parmi les témoignages anonymisés, le rapport cite ceux de deux sœurs dont l'une a "fait état d'une masturbation de l'abbé Pierre sur son sexe alors qu'elle venait d'avoir 11 ans", au milieu des années 70. Sa sœur "lui a confié avoir subi une fellation forcée à ses 15 ans". Une autre victime a décrit dans un mail "au moins trois faits de violences sexuelles lorsqu'elle avait 10 ans" dans les années 1990 et Une autre encore, âgée de 17 ans à l’époque, «a subi un contact entre ses cuisses, sous sa jupe» alors qu’elle voyageait en train dans le wagon de l’abbé Pierre en 1953, mais à son arrivée, les sœurs qui l’ont accueillie «lui ont dit qu’elle avait tout imaginé» (https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violence-sexuelle/douze-nouvelles-accusations-de-violences-sexuelles-contre-labbe-pierre-dont-sept-sur-mineurs-7851d9c0-5cd4-11f0-b63d-e15c64c65f39), selon le compte-rendu d'activité de la ligne d'écoute dédiée aux victimes de l'abbé Pierre entre janvier 2025 et juillet 2025. Ces nouvelles accusations portent à 45 le nombre de témoignages dénonçant les actes du prêtre décédé en 2007.

 

Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont "décidé conjointement la mise en place d'un dispositif de réparation financière à destination des victimes de l'abbé Pierre", précise Emmaüs dans un communiqué publié avec le rapport. Le mécanisme devrait être opérationnel à partir du mois de septembre. Son application ne sera pas limitée dans le temps, et la ligne d'écoute reste ouverte. "Notre volonté est de les maintenir autant que nécessaire car nous sommes conscients qu'il doit y avoir d'autres victimes", insiste Adrien Chaboche, délégué général d'Emmaüs international cité par La Vie.

 

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Publié le 8 Juillet 2025

katholisch.de nous montre ce mardi que le document du Vatican sur la phase de mise en œuvre du Synode vise à promouvoir le dialogue entre les Églises locales et le Secrétariat du Synode et à soutenir l'échange d'expériences synodales entre les Églises. La théologienne française et secrétaire du Synode, Nathalie Becquart, l'a déclaré dans une interview accordée lundi à Vatican News.

 

Chaque Église locale suit son propre chemin, mais ne peut être isolée. C'est pourquoi le document souligne l'importance cruciale de la coopération entre les différentes Églises locales. «Le Synode appelle à mettre davantage l'accent sur l'Église locale, tout en soulignant l'importance d'un dialogue accru entre elles», a déclaré Mme Becquart, nommée sous-secrétaire au Secrétariat général du Synode mondial par le pape François en 2021. Grâce à cette nomination, elle est devenue la première femme à obtenir le droit de vote complet au Synode mondial de par sa fonction.

 

Selon le document publié lundi, la phase de mise en œuvre sera divisée en cinq étapes. Dans un premier temps, les résultats seront mis en œuvre dans les diocèses, ainsi qu'aux niveaux national et international, d'ici décembre 2026. Suivront des assemblées au niveau diocésain au premier semestre 2027, et au niveau des conférences épiscopales et des conseils épiscopaux transnationaux au second semestre. La quatrième phase consistera en une évaluation lors des assemblées ecclésiastiques continentales au printemps 2028. La phase finale sera une «assemblée ecclésiastique générale» au Vatican en octobre 2028.

 

Dans ce contexte, Becquart a souligné que le pape Léon XIV non seulement parle de synodalité, mais l'a déjà adoptée avant même qu'elle ne soit formalisée. De plus, a-t-elle poursuivi, il exerce déjà sa fonction de pape selon un style synodal. Elle a également souligné qu'il cultive un style de leadership similaire à celui du pape François : «Il écoute avec une profonde spiritualité, car la synodalité naît en nous. C'est avant tout une attitude spirituelle, mais elle doit aussi se traduire par des structures et des actions concrètes», a déclaré la religieuse et théologienne, nommée parmi les 50 femmes les plus influentes du monde par le magazine Forbes en 2014.

 

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Publié le 7 Juillet 2025

Jésus Bastante nous montre ce lundi 7 juillet 2025 sur religiondigital.org que les Églises locales seront appelées à participer aux démarches entreprises dans certains domaines spécifiques, selon les modalités et les formes qui leur paraîtront les plus appropriées. Le Secrétariat général du Synode a publié ses «lignes directrices pour la phase de mise en œuvre» du processus synodal universel, qui durera au moins jusqu'en 2028. Parmi celles-ci figurent la «promotion de la spiritualité synodale», «l'accès effectif aux postes de responsabilité et aux fonctions de direction ne nécessitant pas le sacrement de l'Ordre pour les femmes et les hommes non ordonnés, laïcs et consacrés», et «l'expérimentation de formes de service et de ministère répondant aux besoins pastoraux dans différents contextes», conformément aux points 75 à 77 du Document final du Synode.

 

Ces points se réfèrent explicitement au «ministère du lecteur et de l'acolyte», mais aussi aux «ministères non institués rituellement, mais exercés avec stabilité par mandat de l'autorité compétente, comme par exemple le ministère de coordination d'une petite communauté ecclésiale, de conduite de la prière communautaire, d'organisation d'actions caritatives, etc., qui admettent une grande variété selon les caractéristiques de la communauté locale», ou encore aux «ministères extraordinaires, comme le ministère extraordinaire de la communion, la présidence des célébrations dominicales en attendant un prêtre, l'administration de certains sacramentaux, et d'autres». Parallèlement, les «indices» publiés aujourd'hui soulignent la primauté du «discernement ecclésial» – pure pensée bergogliosienne – ou «l'activation de processus décisionnels de type synodal» et «l'expérimentation de formes appropriées de transparence, de responsabilité et d'évaluation». Ils rappellent en même temps «le caractère obligatoire des organes participatifs prévus par la loi dans les diocèses et les paroisses, et le renouvellement de leurs modalités de fonctionnement de manière synodale».

 

Le pape Léon XIV a ajouté deux groupes d'étude supplémentaires, selon le document. L'un d'eux traitera des changements liturgiques dans l'esprit de la synodalité. L'autre clarifiera le «statut des conférences épiscopales, des assemblées ecclésiastiques et des conciles nationaux». Cela impliquera vraisemblablement des questions de droit canonique, mais aussi de dogme. Le Secrétariat du Synode «intégrera harmonieusement les résultats des groupes de travail au processus synodal» et organisera des congrès et des débats théologiques sur ce sujet. Le texte appelle avec insistance à discuter ouvertement des «résistances et difficultés» lors des phases de consultation. Les critiques de la synodalité pourraient également apporter une contribution précieuse. «Ce serait une perte pour l'Église entière si leurs voix restaient ignorées», affirme-t-il. Le document laisse à chaque Église locale la possibilité d'élaborer ses propres solutions pour mettre en œuvre la synodalité. Les évêques concernés sont responsables en dernier ressort de sa mise en œuvre. Sur certaines questions, les conférences épiscopales sont également consultées (https://www.katholisch.de/artikel/62874-vatikan-veroeffentlicht-fahrplan-fuer-weltsynode-bis-2028).

 

Les «pistes» de 18 pages, préparées par le Secrétariat général du Synode, approuvées par le Conseil ordinaire et approuvées par le pape Léon XIV, tracent l'itinéraire complet d'ici 2028. Elles constituent un «instrument d'  accompagnement de la phase finale du processus synodal», avec un double objectif. D'une part, «offrir aux Églises locales du monde entier un cadre de référence commun  qui facilite leur cheminement commun». D'autre part, «promouvoir le dialogue  qui conduira toute l'Église vers l'Assemblée ecclésiale d'octobre 2028». Le texte, organisé en quatre chapitres, vise à offrir une clé de lecture pour la phase de mise en œuvre du processus synodal. Partant de ce principe : «La forme synodale de l’Église est au service de sa mission, et tout changement dans la vie de l’Église vise à la rendre plus apte à annoncer le Royaume de Dieu et à témoigner de l’Évangile du Seigneur aux hommes et aux femmes de notre temps.»

 

La phase de mise en œuvre du processus synodal a pour point de référence commun le Document final  de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, fruit de l'écoute et du discernement menés dès le début du processus synodal. Cette phase appartient avant tout aux Églises locales, véritables protagonistes, appelées à mettre en œuvre, dans les différents contextes, les indications officielles contenues dans le Document final. La restructuration de l'Église catholique pour permettre une plus grande participation de tous les croyants était l'un des principaux projets de réforme du pape François. Le travail se poursuit donc. Le pape Léon XIV a approuvé la feuille de route (https://www.katholisch.de/artikel/62874-vatikan-veroeffentlicht-fahrplan-fuer-weltsynode-bis-2028).

 

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Publié le 6 Juillet 2025

Bruno Duvic de Radio France nous montre sur franceinfo.fr que le pape Léon XIV renoue avec une tradition, qui avait été abandonnée par le pape François et s'apprête à séjourner dans le palais située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rome. Il arrive dimanche 6 juillet et compte rester deux semaines dans la commune d'un peu moins de, pour le plus grand plaisir des 10 000 habitants de la petite commune et des pèlerins. Le souverain pontife a été accueilli par une foule de curieux et de fidèles à son arrivée dans cette petite commune située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rome (https://fr.news.yahoo.com/l%C3%A9on-xiv-entame-deux-semaines-162145318.html). Il faut dire que le pape Léon XIV est parti pour ses vacances d'été visiblement de bonne humeur. «Cet après-midi, je me rendrai à Castel Gandolfo, où je prendrai un court repos. J'espère profiter de ce temps pour fortifier mon corps et mon esprit», a déclaré le chef de l'Église après la prière de midi, dimanche, place Saint-Pierre (https://www.katholisch.de/artikel/62856-hitze-in-rom-papst-lobt-pilger-und-verabschiedet-sich-in-urlaub).

 

Le palais pontifical domine le lac Albano et la petite ville de Castel Gandolfo, avec sa place principale et sa fontaine. La rue principale, fleurie, est pleine de restaurants. Le pape François n'est quasiment jamais venu, car il a lancé un espace dédié à l'écologie dans les jardins et transformé le palais en musée. En conséquence, son successeur devra loger dans un autre palais. À l'église, c’est encore l'heure des cérémonies classiques avant la tempête. Le pape pourrait profiter de la piscine et du court de tennis dans les jardins. Mais dans les magasins de souvenirs, il n'y a rien à son effigie. Le souverain pontife repartira le 20 juillet puis reviendra pour le week-end du 15 août. Ceux qui connaissent et travaillent avec le souverain pontife s'attendent à ce qu'il profite de ces semaines loin des regards du public et des audiences du Vatican pour se pencher sur les problèmes les plus urgents auxquels l'Église est confrontée comme les nominations importantes, le problème Rupnik, l'affaire Becciu, la question de la messe latine, l’IA et priorités de voyages. C'est un gérant méthodique, travailleur et bien préparé, dit-on, qui préfère lire les rapports dans leur intégralité, et pas seulement les résumés, avant de prendre des décisions (https://fr.news.yahoo.com/pape-prend-vacances-am%C3%A8ne-nombreux-013649520.html).

 

Avant cela, le pape a salué les pèlerins qui ont effectué leur pèlerinage de l'Année Sainte à Rome malgré les températures élevées : «Dans la grande chaleur de cette période, votre voyage à travers la Porte Sainte est d'autant plus courageux et admirable.» Le pape Léon XIV a également profité de sa présence place Saint-Pierre pour appeler à la paix qui est le «désir de tous les peuples et le cri douloureux de ceux qui sont tourmentés par la guerre», et «au Seigneur de toucher le cœur de ceux qui détiennent le pouvoir et d'inspirer leurs esprits afin qu'ils remplacent la violence des armes par la recherche du dialogue». Enfin, il a présenté ses condoléances en anglais aux personnes touchées par les inondations catastrophiques au Texas (https://www.katholisch.de/artikel/62856-hitze-in-rom-papst-lobt-pilger-und-verabschiedet-sich-in-urlaub).  

 

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Publié le 5 Juillet 2025

Jean-Charles Putzolu sur vaticannews.va nous montre que Mgr Thibault Verny a été nommé président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, ce samedi 5 juillet 2025 par le pape Léon XIV. Il mettra son expérience française au service de l’Église universelle, tout en conservant ses responsabilités diocésaines. Président du Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie de la Conférence épiscopale jusqu’au mois de juin dernier, il a passé le relais à Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens, élu par ses pairs lors de la dernière assemblée plénière.

 

Au sein du diocèse de Paris d’abord, puis de la conférence des évêques, Mgr Thibault Verny a participé activement à la lutte contre les abus dans l’Église, consacrant son temps à l’écoute et l’accompagnement des victimes ainsi qu’à la nécessaire interaction avec les autorités civiles et judiciaires. Il voit ainsi dans sa nomination une forme de reconnaissance du travail réalisé par l’Église de France avec la mise de la place de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église), jusqu’à la publication du rapport en octobre 2021 de son président Jean Marc Sauvé et à l’institution de l’Inirr, organisme chargé de la réparation et l’indemnisation des victimes.

 

Mgr Verny entend poursuivre le travail de son prédécesseur, le cardinal américain Sean O’Malley, dont il a salué «le leadership courageux et prophétique», avec lequel il a plusieurs fois eu l’occasion de collaborer, pour enraciner une culture de la protection des personnes vulnérables. Il entend prolonger son héritage sur «le soutien aux Églises, en particulier celles qui ont encore du mal à mettre en œuvre des mesures de protection adéquates, sur la subsidiarité et le partage équitable des ressources afin que toutes les parties de l’Église, indépendamment de leur situation géographique ou de leur contexte, puissent respecter les normes de protection les plus élevées.» (https://www.la-croix.com/religion/mgr-thibault-verny-archeveque-de-chambery-nomme-president-de-la-commission-pontificale-pour-la-protection-des-mineurs-20250705).

 

La nomination de ce prélat discret, au CV solide, réputé intelligent, est un «bon signe» selon une source chargée de ces dossiers. «C'est un bosseur, il a la tête sur les épaules, il est réservé mais très à l'écoute, souligne Olivier Bonnel, journaliste à Vatican News, qui le connaît de longue date. Quand il était curé de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, il avait su nouer des contacts forts avec les fidèles.» «C'est un très bon choix, poursuit le vaticaniste avisé, parce qu'il s'agit d'un vrai connaisseur du dossier. Il est apprécié et reconnu pour ses compétences et sa présence auprès des victimes.» (https://www.lepoint.fr/societe/l-archeveque-francais-thibault-verny-nomme-par-le-vatican-a-la-lutte-contre-la-pedophilie-dans-l-eglise-05-07-2025-2593734_23.php).

 

Le choix de Mgr Verny est le signe de la volonté du pape Léon XIV de faire du traitement des affaires d'abus sexuels une priorité de ce pontificat, comme le nouveau pape l'a déjà plusieurs fois martelé dès le début de son pontificat – il y a quelques jours encore devant 400 cardinaux et évêques réunis à Rome, exigeant d'eux d'être des modèles et de prendre des mesures fortes. Cependant, la pression est grande sur les épaules de Thibault Verny. «Il y a une cohérence institutionnelle quant à son profil et à son parcours à le nommer à ce poste, commente à chaud sœur Véronique Margron, présidente de la Commission des religieux et religieuses de France (Corref), à l'origine, avec la CEF, du rapport de la Ciase. Mais les attentes sont fortes sur l'efficacité de l'action de la commission pontificale. Elle travaille beaucoup, mais pour quel impact sur les différentes conférences d'évêques ?» (https://www.lepoint.fr/societe/l-archeveque-francais-thibault-verny-nomme-par-le-vatican-a-la-lutte-contre-la-pedophilie-dans-l-eglise-05-07-2025-2593734_23.php).

 

Enfin, le cardinal américain Sean O’Malley a remercié le pape Léon XIV «d'avoir veillé à ce que la Commission demeure une priorité pour l'Église». Il a ajouté : «Les paroles et les actes du Saint-Père au cours de ces premiers mois de son pontificat garantissent au monde que l'Église ne relâchera pas ses efforts pour assurer au mieux la protection des enfants, des adultes vulnérables et de toutes les personnes de nos communautés.» (https://www.americamagazine.org/faith/2025/07/05/thibault-verny-cardinal-omalley-protection-minors-251073). Il a aussi souhaité la bienvenue à son successeur, avec qui il avait déjà eu l'occasion de travailler, et il n'a pas oublié pas l'instigateur de la Commission, le pape François (https://www.religiondigital.org/vaticano/Cardenal-OMalley-XIV-Comision-Iglesia_0_2794820496.html).

 

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Publié le 4 Juillet 2025

«Il n'y a pas de retour en arrière possible.» Telle est la conclusion à laquelle est parvenu hier le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Víctor Manuel Fernández, à propos de la «Fiducia Supplicans» comme le montre Jésus Bastante dans son article dans religiondigital.org ce vendredi 4 juillet 2025. Fernández, qui a rencontré hier encore le pape Léon XIV, a assuré que les couples de même sexe continueront à bénéficier de la bénédiction de l'Église, un point sur lequel, selon ses déclarations à Il Messaggero, il ne prévoit aucun changement.

 

Il n'y aura aucune modification ni suppression, a déclaré le préfet, insistant sur le fait que le document autorise, sous certaines conditions, la bénédiction (non liturgique) pour les couples de même sexe ou ceux vivant une relation non reconnue par l'Église. Et que, malgré les doutes, il restera en vigueur.

 

Récemment, des cardinaux comme Müller et Ambongo, à l'occasion de l'élection du nouveau pape, ont réitéré leur appel à l'abrogation de cette loi. «La position de l'Afrique était également celle de nombreux évêques ici en Europe. Il ne s'agit pas d'une exception africaine», a insisté le cardinal, tout en admettant que les priorités pastorales sur le continent noir diffèrent.

 

 «Notre priorité pastorale n'est pas le problème de l'homosexualité ou des personnes homosexuelles. Pour nous, ce qui compte, c'est la vie : comment nous la vivons et comment nous y survivons», a souligné le cardinal. Des questions comme l'homosexualité sont «pour vous, ici en Europe, pas pour nous, en Afrique».

 

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Publié le 3 Juillet 2025

katholisch.de nous montre que le cardinal de Washington, Robert McElroy, considéré comme un proche du pape Léon XIV, qui s'est exprimé à plusieurs reprises en faveur des droits des migrants depuis son accession au trône, a condamné les politiques migratoires du gouvernement américain sous la présidence de Donald Trump, les qualifiant d'«inhumaines» et de «moralement répugnantes». Dans une interview accordée à CNN jeudi, il a accusé le gouvernement américain de séparer des familles par des expulsions massives et aveugles et d'attiser délibérément la peur parmi des millions de migrants. «Il est vrai que nous pouvons contrôler nos frontières. Mais ce qui se passe actuellement va bien au-delà», a déclaré McElroy. Les gens ont désormais peur d'aller à l'église.

 

Donald Trump, en visite mardi 1er juillet à l’«Alcatraz des alligators», un centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, s’est moqué des immigrés clandestins qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage. La construction – en une semaine chrono, vante-t-il – de cette structure indigne les détracteurs de la politique migratoire brutale de Donald Trump, qui qualifient le site d’«inhumain» (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/02/donald-trump-inaugure-l-alcatraz-des-alligators-en-floride-nouveau-symbole-de-sa-politique-migratoire_6617310_3210.html).

 

McElroy s'oppose également fermement au vaste programme de dépenses et de fiscalité de Trump, baptisé «One, Big, Beautiful Bill». Des millions de personnes pourraient perdre leur couverture santé tandis que les riches bénéficieraient de réductions d'impôts. «Il est fondamentalement injuste de prendre aux plus pauvres pour donner aux plus riches», a déclaré McElroy.

 

Donald Trump veut promulguer son mégaprojet de loi budgétaire d'ici vendredi, jour de la fête nationale aux États-Unis. Après avoir été approuvé de justesse au Sénat, le mégaprojet de loi budgétaire de Donald Trump continue d'être examiné à la Chambre des représentants jeudi 3 juillet. Une adoption à marche forcée qui pourrait toutefois coûter cher au camp conservateur aux élections de mi-mandat (https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/il-ne-supporte-aucune-critique-pour-faire-adopter-sa-grande-et-belle-loi-budgetaire-donald-trump-accroit-la-pression-sur-le-parti-republicain_7348794.html).

 

Le cardinal a également mis en garde contre une possible escalade au Moyen-Orient suite aux attaques américaines contre les installations nucléaires iraniennes. De telles actions pourraient encourager d'autres États à développer leurs propres armes nucléaires pour se protéger. Cependant, si l’Iran ressort «très affaibli» du conflit, son programme nucléaire n’est «certainement pas éliminé» (https://www.publicsenat.fr/actualites/international/moyen-orient-le-programme-nucleaire-iranien-est-endommage-retarde-mais-certainement-pas-elimine-explique-bruno-tertrais).  

 

Outre les sujets politiques, McElroy a également abordé les réformes de l'Église catholique. Il a plaidé pour une plus grande inclusion des femmes, notamment par l'ordination de diacres. Constitués par le pape François en 2024 dans le cadre du Synode sur la synodalité, les dix groupes de travail chargés d’approfondir certaine thématiques, comme la gouvernance ou le lien avec les Églises orientales, rendront finalement leurs conclusions en décembre, et non en juin, et un meilleur rôle pour les femmes dans l’Église peut y figurer (https://www.la-croix.com/religion/synode-les-groupes-de-travail-rendront-finalement-leurs-conclusions-en-decembre-20250702).

 

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Publié dans #Actualités

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