Publié le 22 Septembre 2025

katholisch.de nous montre que selon les théologiens, la mort de Charlie Kirk alimente le nationalisme chrétien aux États-Unis, à l'image d'un renouveau religieux. Benjamin Dahlke, dogmaticien d'Eichstätt, a déclaré lundi à l'Agence de presse catholique (KNA) que la cérémonie commémorative de dimanche était une manifestation politique : «Il ne s'agissait pas seulement d'honorer l'œuvre de Charlie Kirk, mais aussi de renforcer le mouvement "Make America Great Again" de Trump.»

 

Lors de la cérémonie commémorative, la mort violente de Charlie Kirk a été décrite non seulement comme un meurtre, mais comme un sacrifice. «Cela ajoute une dimension théologique à la dimension juridique. Un sacrifice est destiné à apporter le bien à autrui. C'est pourquoi Kirk est souvent associé à Jésus-Christ, ou du moins aux martyrs chrétiens», a expliqué Dahlke. Trump a qualifié Kirk de chrétien et de patriote, soucieux de Dieu et de son pays. Le théologien a poursuivi : «Aux yeux du président, ce militant conservateur était un défenseur de la liberté américaine, voire un martyr de celle-ci.»

 

Le théologien américain Massimo Faggioli a déclaré à KNA que le désir de «ramener Dieu en Amérique» et «l'instrumentalisation de la religion par des personnes qui s'en moquent (comme Trump)» sont devenus inextricablement liés aux États-Unis. Ce faisant, les différences confessionnelles et dogmatiques s'effacent. «Les seules différences qui comptent sont celles d'idéologie politique et de croyance nationale ou nationaliste.» Pour Faggioli, c'est «une étrange façon de célébrer le christianisme à l'occasion de l'anniversaire du Credo de Nicée en 325».

 

Selon Dahlke, ce nationalisme chrétien se manifeste par l'utilisation de termes et de symboles religieux pour imposer un programme politique : les États-Unis doivent embrasser le christianisme pour être forts. Concrètement, cela implique de défendre la famille et la patrie. «Religion et politique sont indissociables», conclut le théologien.

 

Pour les Églises, la situation est très ambivalente, selon Dahlke : «Si elles participent, elles peuvent actuellement exercer une certaine influence sur l’orientation du pays. Cependant, elles courent le risque d’irriter certains de leurs membres et de favoriser encore davantage la sécularisation.» Faggioli précise que le catholicisme américain est «englouti» dans ce mélange. Certains évêques contribuent à rendre impossible la distinction entre catholicisme et «christianisme» nationaliste. «Une bataille silencieuse est en cours parmi les évêques américains; nous verrons ce qui se passera en novembre avec l’élection du nouveau président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis», a expliqué Faggioli.

 

Faggioli a décrit cette commémoration comme «une sorte d'examen religieux pour les classes dirigeantes européennes». Elle a démontré que cette évolution n'était pas anodine pour les Européens. «Cela devrait être un signal d'alarme pour les Européens – pour les politiciens, les chefs religieux et les universitaires.» Le trumpisme, a-t-il déclaré, est une forme de messianisme politique dont la portée est difficile à saisir dans l'Europe sécularisée et pour le catholicisme mondial.

 

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Publié le 21 Septembre 2025

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 21 septembre 2025 que le pape Léon XIV a célébré l'Eucharistie dans l'église Sainte-Anne au Vatican, tenue par les Augustins, et dans son homélie il a loué l'Évangile de dimanche, rappelant que «l'Église prie pour que les dirigeants des nations soient libérés de la tentation d'utiliser la richesse contre l'homme, en la transformant en armes». Après avoir averti que «la soif de richesse risque de prendre la place de Dieu dans nos cœurs», le pape François dénonce une fois de plus que «des peuples entiers sont aujourd'hui écrasés par la violence et plus encore par une indifférence éhontée qui les abandonne à un sort de misère».

 

Et Youna Rivallain (avec AFP) nous montre dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/leon-xiv-sur-gaza-aucun-futur-ne-peut-se-fonder-sur-la-violence-l-exil-force-et-la-vengeance-20250921) que lors de la prière de l’Angélus, le pape face à un panneau «Pace per Gaza» (la paix pour Gaza) brandi par des fidèles sur la place Saint-Pierre s’est exprimé sur Gaza, rappelant sa proximité avec le peuple qui souffre «sur cette terre martyrisée», alors qu’Israël a encore intensifié ses opérations militaires dans le territoire plaestinien dévasté par bientôt deux années de guerre. Une déclaration à la veille de la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays. «Il n’y a aucun futur qui puisse se fonder sur la violence, sur l’exil forcé et sur la vengeance. Les nations ont besoin de paix et de personnes qui œuvrent véritablement pour la paix.»

 

À la veille d’une journée qui doit voir la France reconnaître la Palestine, Emmanuel Macron pose ses conditions. Le chef de l’État demande la libération des otages retenus à Gaza par le Hamas comme l’un des préalables à l’ouverture d’une ambassade en Palestine. Emmanuel Macron en a fait part à l’occasion d’un entretien accordé à la chaîne américaine CBS, enregistré jeudi et diffusé ce dimanche 21 septembre (https://www.liberation.fr/politique/emmanuel-macron-exige-la-liberation-des-otages-a-gaza-pour-ouvrir-une-ambassade-en-palestine-20250921_5R4DZVFOINCR7JD35WU2JEO66Y/).

 

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Publié le 20 Septembre 2025

katholisch.de nous montre ce samedi que l'avenir des réformes de l'Église catholique sous le pape Léon XIV a longtemps fait l'objet de spéculations. Ses déclarations, publiées jeudi, font la une des journaux du monde entier et suscitent la déception des catholiques réformateurs en Allemagne. Le pape a désormais ordonné à l'Église d'entrer dans une période de réconciliation. Au lieu de poursuivre les avancées initiées par le pape François, il entend ne pas modifier l'enseignement dogmatique et moral de l'Église «pour le moment». Il souhaite plutôt apaiser et surmonter les polarisations au sein de l'Église par des débats approfondis. Le pape Léon XIV ne veut pas être perçu comme un pape posant de nouvelles exigences dogmatiques et des interdits de pensée. Il précise également qu'il ne cherche en aucun cas à étouffer les débats internes à l'Église. Il souhaite cependant que ces débats se déroulent sans la pression des réformes imminentes qui s'étaient accumulées sous son prédécesseur, le pape François. Le pape adopte une position plus ferme dans la controverse sur les enseignements sexuels de l'Église.

 

Ses réflexions sur la «question des femmes» dans l'Église sont caractéristiques lorsqu'il déclare : «Je pense que cela restera un sujet d'actualité. (Cependant) je n'ai aucune intention, pour le moment, de modifier l'enseignement de l'Église sur ce sujet. (...) Je suis certainement disposé à continuer d'écouter les gens. Il existe des groupes d'étude. Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, responsable de certaines de ces questions, continue d'étudier le contexte théologique et l'histoire de certaines d'entre elles. Nous poursuivrons donc nos travaux et verrons ce qui en ressortira.» S'il reprend l'approche de son prédécesseur, qui accueillait tous les individus dans l'Église, sans distinction d'orientation ou d'identité sexuelle, il est le premier pape à utiliser le terme «LGBTQ» pour désigner les minorités sexuelles. Pourtant, dans le même temps, il affirme clairement que la «famille traditionnelle» est le fondement de la société. Il rejette également explicitement les bénédictions accordées par l'Église aux couples de même sexe et aux «personnes qui s'aiment», instaurées en Allemagne et dans plusieurs autres pays.

 

Les annonces de Rome interviennent juste avant la saison des «assemblées plénières d'automne» des conférences épiscopales nationales du monde entier. L'une des premières à se réunir sera la Conférence épiscopale allemande à Fulda la semaine prochaine; les évêques américains se réunissent habituellement à Baltimore en novembre. Ces deux rassemblements permettront de mieux comprendre l'accueil réservé aux annonces du pape dans les Églises locales. Si de nombreux évêques du pays d'origine du nouveau pape se joindront probablement avec enthousiasme au nouvel appel à l'unité lancé par Rome, la réaction des évêques allemands est loin d'être évidente. Entre la pression constante des catholiques allemands réformateurs et les déclarations claires du pape, ils doivent désormais se repositionner.

 

Et comme le journal romain «Il Messaggero», très lu même au Vatican, ont est en droit d’anticiper de nouvelles tensions et de nouveaux titres importants : «Léon XIV connaîtra un automne chaud. La trêve entre conservateurs et progressistes est terminée.» L’«Osservatore Romano», journal officiel du Vatican, a également consacré sa une à l’interview, sous un titre toutefois conciliant : «Sortir de la polarisation et construire des ponts.» Une pensée très naïve sur la suite des événements, car il est difficile de construire des ponts entre les conservateurs et les progressistes que tout oppose.

 

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Publié le 19 Septembre 2025

Jésus Bastante nous montre ce vendredi sur religiondigital.org quelle sera l'approche du pape Léon XIV concernant les catholiques LGBTQI ? La réponse du pape à Élise Ann Allen, incluse dans le livre-interview «Léon XIV : Citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle» (Penguin Random House), a suscité des réactions mitigées. L'une des principales autorités en la matière, le jésuite James Martin, s'est prononcée sur la controverse, livrant la réponse et les analyses complètes du pape.

 

De quoi s'agit-il ? «La réponse du pape Léon à cette question est très similaire à celle du pape François, ce qui me paraît très encourageant», note Martín, qui souligne que Prevost «est favorable à une Église qui accueille “tout le monde, tout le monde, tout le monde”, mais affirme aussi qu'il est “très improbable” que la doctrine de l'Église sur la sexualité change “dans un avenir proche” «Et, bien sûr, le pape Léon XIV a raison de dire que les personnes LGBTQ+ demeurent un sujet très polarisant dans l'Église catholique; le Synode nous l'a démontré», souligne le prêtre, appréciant le désir papal de «apprendre à se connaître et à se respecter», ce qui, «en ce qui concerne les personnes LGBTQ+, demeure un défi dans de nombreux secteurs de l'Église». Ensuite, James Martin apprécie l'utilisation des termes «LGBT» et «LGBTQ+», «ce qui constitue en soi un progrès». En fait, rappelle-t-il, nombreux étaient ceux qui, au Synode, s'opposaient même à leur inclusion dans les documents. «Donc, mon impression – et c’était mon impression après l’avoir rencontré il y a quelques semaines – est que l’approche du pape Léon XIVI envers les catholiques LGBTQ+ est une continuation de l’approche du pape François, ce qui est très positif», conclut Martin.

 

Le pape Léon XIV semble bien timide pour une évolution en ce qui concerne l’ordination des femmes diacres, pour laquelle il laisse la porte fermée, le mariage homosexuel pour lequel il réfute tout changement doctrinal, les violences sexuelles qui ne peuvent pas selon lui «devenir la priorité de l’Eglise», la polarisation au sein de l’Église qu’il ne veut pas encourager mais qui est difficile à éviter entre les catholique d’ouverture et les catholiques tradis qui n’ont rien en commun, et sur la famille en insistant sur la famille traditionnelle qui est une famille parmi d’autre mais pas la seule... Il ne va rien bousculer pour faire plaisir à une partie conservatrice des fidèles, attachés à la tradition, qui sont en grande partie minoritaires (https://www.liberation.fr/international/ordination-des-femmes-mariage-homosexuel-violences-sexuelles-leon-xiv-ne-va-rien-bousculer-20250918_MADSZRMSJVF5JEYGQCBBYIACUY/).

 

Ceux qui s'attendaient à une ouverture libérale de la part du pape Léon XIV seront déçus. Dans une interview, le pape s'oppose aux réformes. Un tableau nuancé se dégage, oscillant entre continuité, critiques et éloges prudents. Le mouvement «Nous sommes l'Église» a été particulièrement déçu. Il a accusé le nouveau pape d'idéaliser la famille traditionnelle et d'exagérer l'importance de la morale sexuelle. Selon lui, cela conduit à l'exclusion, même si le pape Léon XIV a souligné que l'Église est ouverte à tous. Les catholiques homosexuels d'Allemagne ont réagi avec des critiques. «Out in Church» critique aussi le pape Léon XIV pour ses déclarations sur les questions LGBTQ et la «famille traditionnelle. Ces déclarations sont rétrogrades», affirment-ils. Une réforme de l'enseignement sexuel catholique est attendue depuis longtemps. L'Association des femmes catholiques d'Allemagne (kfd) a relativisé l'interview du pape en la qualifiant de «déclaration momentanée» et a adopté une position combative (https://www.domradio.de/artikel/viele-reformgruppen-enttaeuscht-von-papst-leo-xiv).  

 

La Fédération de la Jeunesse Catholique Allemande (BDKJ) s'engage également à poursuivre le processus de réforme. De nombreux croyants attendent de l'Église qu'elle apporte des réponses aux questions d'égalité, de reconnaissance de la diversité et de répartition du pouvoir, a déclaré à KNA le président fédéral de la BDKJ, Volker Andres. Si ces attentes ne sont pas satisfaites, le risque grandit de voir «les gens se détourner de l'Église, déçus et désemparés». Selon Thomas Schüller, canoniste de Münster, nombre des résolutions du Chemin synodal sont devenues du papier après les déclarations du pape. Schüller a déclaré au KNA que sur des questions telles que la morale sexuelle, la bénédiction des couples homosexuels ou l'ordination des femmes. Le dogmaticien viennois Jan-Heiner Tück a parlé d'un «frein pontifical à la réforme». Le pape Léon XIV, a-t-il déclaré, a perpétué la culture d'accueil de son prédécesseur sans modifier la doctrine de l'Église (https://www.domradio.de/artikel/viele-reformgruppen-enttaeuscht-von-papst-leo-xiv).

 

Tous n’ont pas le même enthousiasme que  le vice-président du ZdK, Thomas Söding, appelle au calme après l'important entretien avec le pape, et selon lui des réformes auront lieu, certes avec plus de prudence que sous le pape François, mais il n’est pas plus naïf et selon lui le pape Léon XIV a été élu pape en tant qu'homme d'équilibre, mais à long terme, cela ne suffit pas (https://www.katholisch.de/artikel/64474-soeding-rechnet-mit-reformen-unter-papst-leo), ou l'évêque de Passau, Stefan Oster, voit dans ce premier grand entretien avec le pape Léon XIV une continuité avec son prédécesseur le pape François sur le mariage et la famille, et sur la question de l'admission au diaconat et au ministère sacerdotal (https://www.katholisch.de/artikel/64472-nach-interview-oster-sieht-papst-leo-in-kontinuitaet-zu-franziskus).  

 

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Publié le 18 Septembre 2025

la-croix.com nous montre dans une tribune que si l’Église de France n’a pas pris parti pour les mobilisations du 18 septembre, la Doctrine sociale catholique s’est exprimée à plusieurs reprises sur le droit de grève. Jean-Paul II l’a notamment défendu dans l’encyclique Laborem Exercens, qui reste la position officielle de l’Église. Pour le jésuite Marcel Rémon, directeur du Ceras et de la revue Projet, des chrétiens se joindront bien aux mobilisations, sans soutien ou au nom de collectifs comme l’ACO (Action catholique ouvrière), le MRJC (Mouvement rural de jeunesse chrétienne), le syndicat CFTC, le collectif Anastasis et bien d’autres, pour la défense du bien commun légitime, qui est inclusif. Le Concile Vatican II l’a défini en 1965 dans Gaudium et Spes (GS 26) comme ce qui permet à chaque personne et collectif de bien vivre ensemble.

 

Une partie de l’Église sera donc présente à la manifestation pour clamer son refus de la misère, de l’égoïsme, de l’idolâtrie du profit. Et comme le signale Marcel Rémon, «Jean-Paul II, encore lui, a insisté sur les structures de péchés, ces institutions ou ces mécanismes qui vont à l’encontre du bien commun. Les structures de bien commun, elles aussi, existent en nombre. Les hôpitaux, les écoles, les centres sociaux, les associations, … sont des structures qui se battent pour que chacun et chacune puissent mieux vivre en société. On comprend alors pourquoi tant de catholiques participeront au nom de leur foi à la manifestation de jeudi.»

 

Les autorités ont comptabilisé plus de 500 000 participants, dont 55 000 à Paris, où la fin de manifestation a été tendue. La CGT, qui se félicite «d’un succès», en comptabilise plus d’un million. Le nouveau premier ministre, Sébastien Lecornu, a assuré que «les revendications portées par les représentants des organisations syndicales et relayées par les manifestants sont au cœur des consultations que j’ai engagées» (https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/09/18/en-direct-greve-du-18-septembre-des-corteges-importants-et-une-colere-contre-les-sacrifices-qui-se-preparent-pour-l-education-et-la-jeunesse_6641656_823448.html) et s'est engagé en début de soirée à "poursuivre le dialogue avec l'ensemble des partenaires sociaux". "Nous avons permis de garantir la liberté de manifester tranquillement", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, estimant que "la France [n'avait] pas été bloquée" malgré la présence de "7 000 individus dangereux" qui ont tenté de troubler les cortèges (https://www.franceinfo.fr/economie/greve/greve/direct-mobilisation-du-18-septembre-jusqu-a-900-000-manifestants-attendus-des-transports-perturbes-et-une-greve-qui-s-annonce-tres-suivie-dans-les-pharmacies-et-les-ecoles_7498174.html).

 

Cependant, les leaders de la CFDT, Marylise Léon, et de la CGT, Sophie Binet, ont annoncé que l'intersyndicale se réunirait vendredi pour décider de la suite du mouvement. "Il y aura une expression de l'intersyndicale demain (vendredi) et donc l'idée, c'est bien de mettre le Premier ministre face à ses responsabilités", a déclaré Marylise Léon, sur RTL. "Plus que jamais, l'heure est à l'action", a estimé la CGT dans un communiqué transmis jeudi soir, confirmant une expression intersyndicale le lendemain. "La colère, elle est là, elle est légitime, elle grandit", ajoute le syndicat (https://www.france24.com/fr/france/20250918-en-direct-journee-noire-attendue-france-greves-manifestations-budget-2026-lecornu-macron).

 

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Publié le 18 Septembre 2025

 katholisch.de nous montre dans son article du mercredi 17 septembre 2025 que la publication par le Vatican de «Fiducia supplicans» a suscité un tollé au sein de l'Église catholique et des critiques en Afrique. Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, le président des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM), a expliqué renouvelant ses critiques à l'égard du document de bénédiction «Fiducia supplicans» a expliqué au portail religieux américain OSV News (mardi), car selon lui «Fiducia est un mauvais chapitre de l'histoire du pape François». Le document a été publié entre les deux sessions du Synode mondial. «Nous nous attendions au moins à ce qu'il soit au moins discuté au Synode.» Or, le document n'y a pas été abordé. En réalité, ce n’est pas vrai, car dans l’instrument de travail du synode, la question de la place des personnes LGBT+ dans l’Église a complètement disparu de la synthèse finale en 2023, et dans le synode de 2024 l'accueil des couples homosexuels a été relégué au second plan, le terme "LGBT" ne figurant même pas dans le document final. La question a été abordée, mais la pression de la minorité conservatrice a réussi à deux reprises à enlever cette question dans les synthèses finales. Le pape François a donc du faire publier «Fiducia supplicans» de sa propre initiative pour enfin ouvrir l’Église aux couples LGBT+.

 

Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu a expliqué comment le pape François a répondu à ces critiques. Il a ajouté qu'il avait publié la déclaration des évêques africains, qui affirmaient qu'ils ne suivraient pas la déclaration de bénédiction et continueraient de rejeter la bénédiction des couples homosexuels, avec la permission du pape François. Il avait lui-même apporté le document à Rome. «Le jour de mon arrivée, le pape François m'a reçu. Nous en avons discuté, et je crois qu'à partir de ce moment-là, il a changé d'avis», a déclaré le cardinal. Le pape a compris «qu'il s'agissait d'une erreur de sa part». En réalité non, il est juste revenir sur l’autorisation des bénédictions pour les couples homosexuels en Afrique, pour avoir la paix avec le clergé africain conservateur  créé à l’époque des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, pas ailleurs. Ambongo Besungu a décrit le nouveau pape Léon XIV comme un «homme qui parle peu mais écoute beaucoup». Lorsqu'ils prennent des décisions importantes qui affectent la majorité des fidèles, les papes doivent «écouter attentivement avant de prendre une décision, afin d'éviter ce que nous avons vécu avec la “Fiducia”».

 

Place des femmes, accueil des fidèles LGBT+ : le pape Léon XIV veut aussi rassurer la frange des catholiques bousculée par la méthode de son prédécesseur le pape François en écartant tout changement doctrinal à court terme, dans sa première interview depuis son élection. C’est une belle erreur de donner des gages à une frange minoritaire dans l’Église. Concernant la possibilité d'ordonner des femmes diacres, sur laquelle une assemblée internationale avait débattu en 2023 et 2024, le pape de 70 ans confie ne "pas avoir l'intention de modifier l'enseignement de l'Église sur le sujet" à court terme. Il précise toutefois vouloir "poursuivre sur la voie" de son prédécesseur argentin en "nommant des femmes à des postes de direction à différents niveaux de la vie de l'Église" (https://www.france24.com/fr/europe/20250918-eglise-catholique-pape-leon-xiv-exclut-toute-reforme-femmes-fideles-lgbt). Cependant, en niant aux femmes l'accès à certains ministères, comme le diaconat ou le sacerdoce, on introduit une distinction entre baptisés qui n'a pas de fondement clair dans l'Écriture ou dans la tradition originelle de l'Église (https://www.lepoint.fr/postillon/marco-politi-sur-les-femmes-pretres-le-veto-de-l-eglise-catholique-est-devenu-intenable-03-05-2025-2588752_3961.php).  

 

Répondant sur la question "très sensible" et "polarisante" de l'accueil des fidèles LGBT+ au sein de l'institution deux fois millénaire, le pape Léon XIV dit s'aligner sur l'accueil de "tous, tous, tous", prôné par son prédécesseur mais réfute tout changement doctrinal, comme la reconnaissance du mariage homosexuel. "Je pense que l'enseignement de l'Église restera tel quel", tranche-t-il dans cet entretien publié dans le livre intitulé "Léon XIV, citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle", qui paraît en espagnol. "Tout le monde est invité, mais je n'invite pas une personne en raison de son identité particulière", souligne le pape, en expliquant ne pas vouloir "encourager la polarisation au sein de l'Église". Fidèle à l'enseignement du catéchisme catholique, le pape renouvelle son soutien à "la famille traditionnelle" - "le père, la mère et les enfants" - dont "le rôle, qui a parfois souffert ces dernières décennies, doit être à nouveau reconnu et renforcé" (https://www.france24.com/fr/europe/20250918-eglise-catholique-pape-leon-xiv-exclut-toute-reforme-femmes-fideles-lgbt).

 

La doctrine de l’idéal familial de l’Église (un papa, une maman et leurs (nombreux) enfants) a été fixée par l’encyclique Casti Connubii (1930), ce qui est très récent. Cette famille traditionnelle est aussi en partie identifiée par les sociologues avec la famille bourgeoise, née au XIXe siècle. De nouveaux modèles de «familles» sont nés depuis les années 70, que l’Église ignore voire rejette. Cette insistance sur la famille traditionnelle a une conséquence sociale regrettable : une Église surtout présente dans les couches aisées de la population, présence que reflète aussi le recrutement actuel des prêtres. Cependant, celles-ci sont très minoritaires, et la famille traditionnelle est en recul ce qui va nettement être un problème pour les vocations sacerdotales. En réalité, l’Église devrait être attentive à toutes les formes de familles, être ouverte à toutes, accueillir en particulier les enfants de toutes (https://baptises.fr/actualites/quand-leglise-perdu-la-famille-les-causes-et-les-consequences). 

 

Cependant, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu sait très bien que la déclaration «Fiducia supplicans» a été rédigée par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, et le pape François a approuvé sa publication. Elle autorise pour la première fois, sous certaines conditions, les prêtres à bénir les couples non mariés, remariés et homosexuels. Et en juillet, le préfet de la Doctrine de la Foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández, a déclaré qu'aucun changement ne serait apporté au document ni à la pratique de la bénédiction sous le nouveau pape Léon XIV.

 

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Publié le 17 Septembre 2025

katholisch.de nous montre ce mercredi 17 septembre 2025 qu’après les funérailles du militant nationaliste d'extrême droite américain Charlie Kirk, assassiné, le cardinal tchèque Dominik Duka a été critiqué.

 

Selon le service anglais de Radio Prague, plusieurs catholiques et non-catholiques ont critiqué Duka pour avoir organisé une cérémonie en l'honneur de ce militant politique controversé. Des manifestants devant l'église ont qualifié Kirk de «fasciste, raciste et sexiste». Honorer de telles personnes était une erreur, ont-ils déclaré. Selon les médias tchèques, plusieurs centaines de personnes ont assisté aux funérailles en l'église du Týn à Prague. Plusieurs personnalités politiques de droite et nationalistes étaient également présentes comme le conseiller municipal de Prague Jan Wolf, l'eurodéputé Filip Turek, le sénateur Zdeněk Hraba et l'ancienne diplomate Eliška Hašková-Coolidge (https://english.radio.cz/mass-prague-slain-american-influencer-charlie-kirk-8862913).

 

Les détracteurs du militant assassiné se sont rassemblés devant l'église avec des banderoles et ont salué Duka aux cris de «Honte !» Juste avant la cérémonie, la police, qui surveillait l'événement, a dû intervenir avant le début de la cérémonie pour mettre fin à une bagarre entre deux participants (https://english.radio.cz/mass-prague-slain-american-influencer-charlie-kirk-8862913). Dans sa première réaction, Duka a souligné qu'il ne connaissait pas Kirk avant son assassinat. Le cardinal a condamné le meurtre et a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait en aucun cas de glorifier Kirk comme un saint. L'historien de l'Église Jaroslav Šebek qui n’est pas dupe, a déclaré à Seznam Zprávy que, selon lui, la messe avait une dimension politique, ce qu'il ne juge pas approprié (https://english.radio.cz/mass-prague-slain-american-influencer-charlie-kirk-8862913).

 

Dans l’Église catholique, Kirk était aussi apprécié par les partisans d’une réponse religieuse à ce nouveau Malaise américain, une sorte de «Make Catholicism Great Again», qui reste toutefois plus pluraliste et international que le trumpisme pur et dur. L’Église, y compris en Europe, devra bientôt commencer à affronter ce néocatholicisme nationaliste made in USA, et auquel Kirk savait parler, mais dont les Églises américaines – en particulier l’Église catholique – ont du mal à répondre : une contre-révolution dirigée contre l’Église du concile Vatican II, celle des droits de l’homme, du dialogue judéo-chrétien et interreligieux, de la solidarité dans l’unique famille humaine (https://www.la-croix.com/a-vif/assassinat-de-charlie-kirk-l-eglise-devra-bientot-affronter-ce-neocatholicisme-nationaliste-made-in-usa-20250912).

 

Et le plus inquiétant, c’est que l’annonce de la mort de Charlie Kirk, mercredi 10 septembre, a provoqué des réactions émues chez certains catholiques français. Ces messages dévoilent un intérêt croissant de certains fidèles pour ces influenceurs chrétiens conservateurs américains, favorisé par les algorithmes (https://www.la-croix.com/religion/mort-de-charlie-kirk-ces-chretiens-conservateurs-americains-qui-influencent-les-catholiques-francais-20250914). Pas d’émotion à avoir, puisqu’il est perçu comme un «martyr» par une grande partie de la mouvance nationaliste en Europe, qui dénonce la «gauche», mais ne dit rien de l’assassinat d’une élue démocrate du Minnesota en juin par un homme qui avait sur lui une liste d’élus démocrates à abattre (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/12/charlie-kirk-martyr-de-l-extreme-droite-europeenne_6640622_3210.html). Pas d’hommage non plus à rendre pour cette icône conservatrice et nationaliste dont les idées ont eues un impact délétère sur les personnes qu’ils visent : les minorités raciales, les minorités sexuelles et de genre.

 

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Publié le 16 Septembre 2025

sudouest.fr nous montre ce mardi que Jean-Marc Aveline, le nouveau président de la Conférence des évêques de France (CEF), a exprimé son «inquiétude» face à la colère sociale, dans un entretien accordé mardi au quotidien La Croix, car «ça peut partir rapidement», a affirmé l’archevêque de Marseille. Face à cette crise, «je sens des attentes envers l’Église, notamment chez les jeunes de 16-17 ans qui perçoivent cette fragilité et cherchent des bases plus solides», a-t-il ajouté.

 

Le nouveau chef de file de l’Église de France, qui a pris ses fonctions en juillet et s’est rendu en Terre Sainte dès août, a souligné l'«urgence» d’un tel déplacement  pour essayer de comprendre une situation très, très complexe. Le cardinal Aveline a partagé sa «vraie tristesse» en constatant «que la voie actuellement prise par Israël dans l’histoire humaine s’éloigne de ce qu’est Israël, au fond, dans l’histoire du salut». En effet, «croire encore à «ce qu’Israël est», fondamentalement - conviction qui est à la racine de toute lutte contre l’antisémitisme - n’empêche pas de pouvoir critiquer «ce qu’Israël fait» aujourd’hui, sans pour autant être taxé d’antisémitisme», a-t-il précisé. Mgr Aveline, fervent promoteur du dialogue interreligieux, a déploré «une montée préoccupante de l’islam politique qui affiche clairement ses objectifs - il ne faut pas être naïf là-dessus». Toutefois, depuis le 7 octobre 2023, «j’observe surtout la gêne des acteurs du dialogue». Pour autant, «je suis confiant» car «si l’on est gêné entre nous, un peu comme dans une famille, c’est qu’on aspire à retrouver un lien», a-t-il assuré.

 

Le cardinal a également réagi à la vague de jeunes adultes demandant le baptême, qu’il qualifie d’« arrivée par des chemins que nous, évêques, n’avions pas balisés». «Nous avons un train de retard par rapport à l’Esprit Saint», a-t-il constaté, insistant sur l’importance de l’«après baptême» et du développement d’accompagnements sur plusieurs années. À propos du port de la soutane par de jeunes prêtres, il a estimé qu’il s’agissait du même «désir missionnaire» que celui de leurs aînés, mais exprimé différemment selon les époques. «Quand nos prédécesseurs ont quitté la soutane, c’était pour se rapprocher des gens, dans une société où la religion était bien établie. Aujourd’hui, dans une époque où la religion est devenue très diffuse, il peut falloir montrer qu’elle existe et qu’on peut s’adresser à des personnes identifiables», a-t-il expliqué. Ils souhaitent surtout être visibles dans une société où l’Église est oubliée. Interrogé séparément sur l’attachement de certains fidèles à la messe selon l’ancien rite, il a reconnu que «dans toute recherche spirituelle – de sacré, de silence, de beauté – il y a quelque chose de bon qui mérite d’être honoré». Mais il a rappelé que le pape François voulait éviter que ce désir «ne se paie au prix d’un écart avec la communion de l’Église». «Mon rôle est d’accueillir et d’accompagner ces aspirations tout en les protégeant de ce qui pourrait éloigner de la communion ecclésiale et donc finalement, affaiblir la foi», a-t-il ajouté (https://www.famillechretienne.fr/45614/article/soutane-tradis-catechumenes-abus-ce-quen-pense-le-cardinal-aveline).

 

Il a également révélé avoir invité le pape Léon XIV en France, à l’instar des évêques de Paris et de Tarbes-Lourdes. «Il voudrait venir. Il faut trouver le bon moment pour éviter les campagnes électorales. Lourdes l’intéresse particulièrement», a-t-il expliqué, ajoutant que le pape Léon XIV «est attaché à la France et mesure bien nos défis». Et face aux scandales de violences sexuelles dans l’Église, Mgr Aveline a réaffirmé que «plusieurs chantiers prioritaires se dessinent», notamment «étendre notre action aux victimes majeures» et transformer l’Inirr (instance de réparation née face à la crise), pour «créer une structure pérenne». «Nous devons traiter toutes les formes de violences : sexuelles bien sûr, mais aussi physiques, morales, psychiques et spirituelles», a-t-il conclu. Interrogé sur la nomination controversée à Toulouse d’un prêtre condamné pour viol sur mineur, il a reconnu avoir «entendu le peuple de Dieu, qui se trompe rarement dans son flair». «La miséricorde ne se décrète pas. Il n’y a qu’avec la personne qui a été victime de l’injustice que l’on peut réfléchir à la manière dont la miséricorde peut advenir», a-t-il souligné, appelant à «continuer de travailler sur le lien entre justice et miséricorde» (https://www.famillechretienne.fr/45614/article/soutane-tradis-catechumenes-abus-ce-quen-pense-le-cardinal-aveline).

 

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Publié le 15 Septembre 2025

franceinfo.fr nous montre ce lundi 15 septembre 2025 que c'est la première biographie solide du pape élu en mai 2025. Elle sortira d'abord au Pérou en espagnol, jeudi 18 septembre, sous le titre "Léon XIV, citoyen du monde et missionnaire du 21e siècle". Elle repose sur une longue interview accordée, cet été, à la vaticaniste américaine Elise Ann Allen. Des premiers extraits écrits et audio de cet entretien ont été publiés, dimanche 14 septembre, le jour des 70 ans de Léon. Il y parle de ses origines, de son lien avec le pape François et de la polarisation de nos sociétés. Élu il y a quatre mois, le souverain pontife, qui a fêté ses 70 ans ce dimanche au Vatican, estime avoir encore «beaucoup de choses à apprendre» (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php).

 

Né aux États-Unis et missionnaire pendant vingt ans au Pérou, le pape possède la double nationalité états-unienne et péruvienne, dont «la perspective latino-américaine est très précieuse» (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php). S'il y avait un match de coupe du monde États-Unis/Pérou, quelle équipe soutiendrait ce pape, fan de sport ? "Sans doute le Pérou, à cause de mes liens affectifs avec ce pays", répond le pape Léon XIV. Sans renier son pays de naissance, en revendiquant les origines multiples de sa famille, Léon souligne son attachement à l'Amérique latine où il a longtemps vécu. C'est de là que vient le lien avec le pape François dont il veut perpétuer la vision prophétique, il le dit dans cette interview. L'Argentin voulait une Église qui sorte de ses murs. «La synodalité est une façon de décrire comment nous pouvons nous unir et former une communauté, et rechercher la communion en tant qu'Église afin qu'elle soit une Église dont l'approche principale n'est pas une hiérarchie institutionnelle mais plutôt un sentiment de “nous ensemble”, “notre Église”, conclut-il (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php).

 

Pape de la paix aussi mais Léon XIV admet ne pas se faire beaucoup d'illusion sur un rôle de médiateur entre Kiev et Moscou. «Je pense que les gens ont entendu les différents appels que j'ai lancés en faisant entendre ma voix, celle des chrétiens et des personnes de bonne volonté, affirmant que la paix est la seule solution», explique-t-il prudemment (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php). Lui qui était vu comme un soutien de Zelensky rappelle, au passage, que le Saint-Siège est neutre. «Je crois fermement qu'il ne faut jamais perdre espoir. […] Quel que soit le camp, on trouve des motivations positives et d'autres moins positives. Et pourtant, continuer à encourager les gens à se tourner vers les valeurs supérieures, les vraies valeurs, fait toute la différence.» (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php).

 

Un autre mot-clé de cet entretien : "Polarisation des sociétés". Une explication importante : les écarts de richesse qui se creusent, fustigeant la rémunération des dirigeants qui gagnent "600 fois plus" que leurs salariés, il pointe pour exemple la fortune d'Elon Musk qui "va devenir le premier billionnaire (1000 milliards de dollars) du monde. Qu'est-ce que cela signifie et à quoi cela sert-il ? Si c'est la seule chose qui ait encore de la valeur, alors nous avons un gros problème" (https://www.bfmtv.com/economie/international/il-va-devenir-le-premier-billionnaire-du-monde-le-pape-leon-xiv-fustige-la-remuneration-d-elon-musk-et-des-dirigeants-qui-gagnent-600-fois-plus-que-leurs-salaries_AN-202509150120.html). Le pape le reconnaît, le rôle de leader mondial est tout à fait nouveau pour lui, leader religieux avant tout. «Ce qui est totalement nouveau, c'est d'être devenu un leader mondial. […] Les gens sont au courant des conversations téléphoniques ou des réunions que j'ai eues avec les chefs d'État de divers gouvernements et pays du monde entier, à un moment où la voix de l'Église a un rôle important à jouer», a-t-il déclaré (https://www.lepoint.fr/societe/ukraine-pape-francois-coupe-du-monde-leon-xiv-a-accorde-sa-premiere-interview-15-09-2025-2598576_23.php). Le plus fondamental, dit-il, est de conforter les personnes dans leur foi.

 

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Publié le 14 Septembre 2025

Jésus Bastante nous montre dans religiondigital.org que durant le 70e anniversaire du pape Léon XIV, une foule nombreuse a apprécié le magnifique spectacle offert hier sur la place Saint-Pierre. Robert Prévost a reçu les prières de milliers de fidèles en ce dimanche particulier, commémorant l'Exaltation de la Sainte Croix, et où une veillée en hommage aux martyrs du XXIe siècle aura lieu l’après-midi. Nombreux sont ceux, tous enfants de Dieu, qui continuent de mourir chaque seconde à Gaza, en Ukraine, au Congo, au Soudan du Sud… «Demain marque le 60e anniversaire de l'institution du Synode des évêques, une intuition prophétique de saint Paul VI pour que les évêques puissent exercer la communion avec le Successeur de Pierre. J'espère que cette commémoration inspirera un engagement renouvelé en faveur de l'unité, de la synodalité et de la mission de l'Église», a-t-il précisé après la prière de l'Angélus. Un engagement, un cadeau, pour son anniversaire. «Comme vous le savez, je fête aujourd'hui mes 70 ans. Je remercie le Seigneur, mes parents et tous ceux qui ont prié pour moi», a souligné le pape, tandis que le chant «Joyeux anniversaire» résonnait sur la place. «Merci beaucoup à tous !»

 

Dans sa réflexion avant la prière de l'Angélus, le pape Léon XIV a souligné l'importance du «bois de la croix», avec la scène nocturne où Nicodème rencontre Jésus. «Il a besoin de lumière, de direction ; il cherche Dieu et implore l'aide du Maître de Nazareth, car il reconnaît en lui un prophète, un homme qui accomplit des signes extraordinaires.» «Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle», lui dit le Maître. Et Nicodème, «qui ne comprend peut-être pas pleinement le sens de ces paroles à ce moment-là, pourra certainement le comprendre lorsqu'après la crucifixion, il participera à l'ensevelissement du corps du Sauveur», explique Prévost. «Il comprendra alors que Dieu, pour racheter l'humanité, s'est fait homme et est mort sur la croix.» Les paroles de Jésus rappellent l'Ancien Testament : «Lorsque, dans le désert, les Israélites, attaqués par des serpents venimeux, furent sauvés en regardant le serpent d'airain que Moïse, obéissant à l'ordre de Dieu, avait fabriqué et placé sur une perche.» Et il est vrai, hier comme aujourd'hui, «Dieu nous a sauvés en se révélant à nous, en s'offrant comme compagnon, maître, médecin, ami, devenant même pour nous le Pain rompu dans l'Eucharistie. Et pour accomplir cette œuvre, il a utilisé l'un des instruments de mort les plus cruels que l'homme ait jamais inventés : la croix.» 

 

Cependant, contrairement à ce que souhaite les conservateurs ce pontificat semble suivre les liens de son prédécesseur, et dès son élection le 8 mai sous le nom de Léon XIV, il a montré le profil d'un pasteur attentif aux plus faibles, défini comme sobre, doux et résolu dans la défense de la dignité de la personne. Dès le début de son pontificat, le pape Léon XIV a clairement énoncé ses priorités : "paix et désarmement", "justice sociale", "inclusion dans l'Église et la société" et "dialogue entre les religions et les cultures". Il a appelé les gouvernements à investir dans l'éducation et la santé plutôt que dans l'armement, s'adressant à des milliers de jeunes sur la place Saint-Pierre pour leur parler d'un "monde sans armes nucléaires, seule voie possible". Il a également souligné l'importance de l'inclusion, qui "n'est pas un slogan, mais un critère pastoral", en encourageant la participation des femmes et des jeunes dans l'Église. Le pape Léon XIV souhaite également lors d'une réunion avec les membres de l'Académie pontificale de théologie samedi, que la théologie catholique poursuive son dialogue avec les autres disciplines. Les théologiens devraient également rechercher la rencontre avec les théologiens d'autres confessions et avec les non-croyants, car elle doit être imprégnée des «douleurs et des joies, ainsi que des attentes et des espoirs des femmes et des hommes de notre temps» (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-ruft-auf-zum-dialog-beim-thema-theologie).

 

Le pape Léon XIV a aussi reçu vendredi le nouveau chef de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, Mgr Thibault Verny. Jeudi, le pape Léon XIV a exhorté les évêques à ne pas dissimuler les allégations d'abus sexuels commis par le clergé, mais à les traiter immédiatement. «On ne peut pas les cataloguer», a-t-il dit, mais «il faut les traiter avec compassion et une véritable justice, tant envers les victimes qu'envers les accusés.» (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-empfaengt-neuen-chef-von-kinderschutzkommission). Et face à la «mondialisation de l'impuissance» et au sentiment qu'il «n'y a rien à faire» contre l'injustice frappant les migrants, le pape Léon XIV a opposé vendredi «une culture de la réconciliation», dans un message vidéo adressé aux personnes œuvrant à l'accueil des migrants sur l'île italienne de Lampedusa (https://www.journaldemontreal.com/2025/09/12/le-pape-appelle-a-une-culture-de-la-reconciliation-sur-lile-italienne-de-lampedusa). Le dernier acte significatif a été la modification des règles de recrutement au Vatican pour faciliter l'accès des personnes handicapées. Le règlement général de la Curie romaine a été mis à jour avec le texte suivant : "aptitude psychophysique aux fonctions à exercer certifiée par la direction de la santé et de l'hygiène de l'État de la Cité du Vatican", qui a remplacé la formulation "état de bonne santé dûment constaté" pour indiquer une plus grande ouverture de la part des institutions vaticanes (https://fr.euronews.com/2025/09/14/des-milliers-de-messages-de-fideles-et-de-personnalites-politiques-pour-les-70-ans-du-pape).

 

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