Publié le 7 Juillet 2025

Jésus Bastante nous montre ce lundi 7 juillet 2025 sur religiondigital.org que les Églises locales seront appelées à participer aux démarches entreprises dans certains domaines spécifiques, selon les modalités et les formes qui leur paraîtront les plus appropriées. Le Secrétariat général du Synode a publié ses «lignes directrices pour la phase de mise en œuvre» du processus synodal universel, qui durera au moins jusqu'en 2028. Parmi celles-ci figurent la «promotion de la spiritualité synodale», «l'accès effectif aux postes de responsabilité et aux fonctions de direction ne nécessitant pas le sacrement de l'Ordre pour les femmes et les hommes non ordonnés, laïcs et consacrés», et «l'expérimentation de formes de service et de ministère répondant aux besoins pastoraux dans différents contextes», conformément aux points 75 à 77 du Document final du Synode.

 

Ces points se réfèrent explicitement au «ministère du lecteur et de l'acolyte», mais aussi aux «ministères non institués rituellement, mais exercés avec stabilité par mandat de l'autorité compétente, comme par exemple le ministère de coordination d'une petite communauté ecclésiale, de conduite de la prière communautaire, d'organisation d'actions caritatives, etc., qui admettent une grande variété selon les caractéristiques de la communauté locale», ou encore aux «ministères extraordinaires, comme le ministère extraordinaire de la communion, la présidence des célébrations dominicales en attendant un prêtre, l'administration de certains sacramentaux, et d'autres». Parallèlement, les «indices» publiés aujourd'hui soulignent la primauté du «discernement ecclésial» – pure pensée bergogliosienne – ou «l'activation de processus décisionnels de type synodal» et «l'expérimentation de formes appropriées de transparence, de responsabilité et d'évaluation». Ils rappellent en même temps «le caractère obligatoire des organes participatifs prévus par la loi dans les diocèses et les paroisses, et le renouvellement de leurs modalités de fonctionnement de manière synodale».

 

Le pape Léon XIV a ajouté deux groupes d'étude supplémentaires, selon le document. L'un d'eux traitera des changements liturgiques dans l'esprit de la synodalité. L'autre clarifiera le «statut des conférences épiscopales, des assemblées ecclésiastiques et des conciles nationaux». Cela impliquera vraisemblablement des questions de droit canonique, mais aussi de dogme. Le Secrétariat du Synode «intégrera harmonieusement les résultats des groupes de travail au processus synodal» et organisera des congrès et des débats théologiques sur ce sujet. Le texte appelle avec insistance à discuter ouvertement des «résistances et difficultés» lors des phases de consultation. Les critiques de la synodalité pourraient également apporter une contribution précieuse. «Ce serait une perte pour l'Église entière si leurs voix restaient ignorées», affirme-t-il. Le document laisse à chaque Église locale la possibilité d'élaborer ses propres solutions pour mettre en œuvre la synodalité. Les évêques concernés sont responsables en dernier ressort de sa mise en œuvre. Sur certaines questions, les conférences épiscopales sont également consultées (https://www.katholisch.de/artikel/62874-vatikan-veroeffentlicht-fahrplan-fuer-weltsynode-bis-2028).

 

Les «pistes» de 18 pages, préparées par le Secrétariat général du Synode, approuvées par le Conseil ordinaire et approuvées par le pape Léon XIV, tracent l'itinéraire complet d'ici 2028. Elles constituent un «instrument d'  accompagnement de la phase finale du processus synodal», avec un double objectif. D'une part, «offrir aux Églises locales du monde entier un cadre de référence commun  qui facilite leur cheminement commun». D'autre part, «promouvoir le dialogue  qui conduira toute l'Église vers l'Assemblée ecclésiale d'octobre 2028». Le texte, organisé en quatre chapitres, vise à offrir une clé de lecture pour la phase de mise en œuvre du processus synodal. Partant de ce principe : «La forme synodale de l’Église est au service de sa mission, et tout changement dans la vie de l’Église vise à la rendre plus apte à annoncer le Royaume de Dieu et à témoigner de l’Évangile du Seigneur aux hommes et aux femmes de notre temps.»

 

La phase de mise en œuvre du processus synodal a pour point de référence commun le Document final  de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, fruit de l'écoute et du discernement menés dès le début du processus synodal. Cette phase appartient avant tout aux Églises locales, véritables protagonistes, appelées à mettre en œuvre, dans les différents contextes, les indications officielles contenues dans le Document final. La restructuration de l'Église catholique pour permettre une plus grande participation de tous les croyants était l'un des principaux projets de réforme du pape François. Le travail se poursuit donc. Le pape Léon XIV a approuvé la feuille de route (https://www.katholisch.de/artikel/62874-vatikan-veroeffentlicht-fahrplan-fuer-weltsynode-bis-2028).

 

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Publié le 6 Juillet 2025

Bruno Duvic de Radio France nous montre sur franceinfo.fr que le pape Léon XIV renoue avec une tradition, qui avait été abandonnée par le pape François et s'apprête à séjourner dans le palais située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rome. Il arrive dimanche 6 juillet et compte rester deux semaines dans la commune d'un peu moins de, pour le plus grand plaisir des 10 000 habitants de la petite commune et des pèlerins. Le souverain pontife a été accueilli par une foule de curieux et de fidèles à son arrivée dans cette petite commune située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rome (https://fr.news.yahoo.com/l%C3%A9on-xiv-entame-deux-semaines-162145318.html). Il faut dire que le pape Léon XIV est parti pour ses vacances d'été visiblement de bonne humeur. «Cet après-midi, je me rendrai à Castel Gandolfo, où je prendrai un court repos. J'espère profiter de ce temps pour fortifier mon corps et mon esprit», a déclaré le chef de l'Église après la prière de midi, dimanche, place Saint-Pierre (https://www.katholisch.de/artikel/62856-hitze-in-rom-papst-lobt-pilger-und-verabschiedet-sich-in-urlaub).

 

Le palais pontifical domine le lac Albano et la petite ville de Castel Gandolfo, avec sa place principale et sa fontaine. La rue principale, fleurie, est pleine de restaurants. Le pape François n'est quasiment jamais venu, car il a lancé un espace dédié à l'écologie dans les jardins et transformé le palais en musée. En conséquence, son successeur devra loger dans un autre palais. À l'église, c’est encore l'heure des cérémonies classiques avant la tempête. Le pape pourrait profiter de la piscine et du court de tennis dans les jardins. Mais dans les magasins de souvenirs, il n'y a rien à son effigie. Le souverain pontife repartira le 20 juillet puis reviendra pour le week-end du 15 août. Ceux qui connaissent et travaillent avec le souverain pontife s'attendent à ce qu'il profite de ces semaines loin des regards du public et des audiences du Vatican pour se pencher sur les problèmes les plus urgents auxquels l'Église est confrontée comme les nominations importantes, le problème Rupnik, l'affaire Becciu, la question de la messe latine, l’IA et priorités de voyages. C'est un gérant méthodique, travailleur et bien préparé, dit-on, qui préfère lire les rapports dans leur intégralité, et pas seulement les résumés, avant de prendre des décisions (https://fr.news.yahoo.com/pape-prend-vacances-am%C3%A8ne-nombreux-013649520.html).

 

Avant cela, le pape a salué les pèlerins qui ont effectué leur pèlerinage de l'Année Sainte à Rome malgré les températures élevées : «Dans la grande chaleur de cette période, votre voyage à travers la Porte Sainte est d'autant plus courageux et admirable.» Le pape Léon XIV a également profité de sa présence place Saint-Pierre pour appeler à la paix qui est le «désir de tous les peuples et le cri douloureux de ceux qui sont tourmentés par la guerre», et «au Seigneur de toucher le cœur de ceux qui détiennent le pouvoir et d'inspirer leurs esprits afin qu'ils remplacent la violence des armes par la recherche du dialogue». Enfin, il a présenté ses condoléances en anglais aux personnes touchées par les inondations catastrophiques au Texas (https://www.katholisch.de/artikel/62856-hitze-in-rom-papst-lobt-pilger-und-verabschiedet-sich-in-urlaub).  

 

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Publié le 5 Juillet 2025

Jean-Charles Putzolu sur vaticannews.va nous montre que Mgr Thibault Verny a été nommé président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, ce samedi 5 juillet 2025 par le pape Léon XIV. Il mettra son expérience française au service de l’Église universelle, tout en conservant ses responsabilités diocésaines. Président du Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie de la Conférence épiscopale jusqu’au mois de juin dernier, il a passé le relais à Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens, élu par ses pairs lors de la dernière assemblée plénière.

 

Au sein du diocèse de Paris d’abord, puis de la conférence des évêques, Mgr Thibault Verny a participé activement à la lutte contre les abus dans l’Église, consacrant son temps à l’écoute et l’accompagnement des victimes ainsi qu’à la nécessaire interaction avec les autorités civiles et judiciaires. Il voit ainsi dans sa nomination une forme de reconnaissance du travail réalisé par l’Église de France avec la mise de la place de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église), jusqu’à la publication du rapport en octobre 2021 de son président Jean Marc Sauvé et à l’institution de l’Inirr, organisme chargé de la réparation et l’indemnisation des victimes.

 

Mgr Verny entend poursuivre le travail de son prédécesseur, le cardinal américain Sean O’Malley, dont il a salué «le leadership courageux et prophétique», avec lequel il a plusieurs fois eu l’occasion de collaborer, pour enraciner une culture de la protection des personnes vulnérables. Il entend prolonger son héritage sur «le soutien aux Églises, en particulier celles qui ont encore du mal à mettre en œuvre des mesures de protection adéquates, sur la subsidiarité et le partage équitable des ressources afin que toutes les parties de l’Église, indépendamment de leur situation géographique ou de leur contexte, puissent respecter les normes de protection les plus élevées.» (https://www.la-croix.com/religion/mgr-thibault-verny-archeveque-de-chambery-nomme-president-de-la-commission-pontificale-pour-la-protection-des-mineurs-20250705).

 

La nomination de ce prélat discret, au CV solide, réputé intelligent, est un «bon signe» selon une source chargée de ces dossiers. «C'est un bosseur, il a la tête sur les épaules, il est réservé mais très à l'écoute, souligne Olivier Bonnel, journaliste à Vatican News, qui le connaît de longue date. Quand il était curé de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, il avait su nouer des contacts forts avec les fidèles.» «C'est un très bon choix, poursuit le vaticaniste avisé, parce qu'il s'agit d'un vrai connaisseur du dossier. Il est apprécié et reconnu pour ses compétences et sa présence auprès des victimes.» (https://www.lepoint.fr/societe/l-archeveque-francais-thibault-verny-nomme-par-le-vatican-a-la-lutte-contre-la-pedophilie-dans-l-eglise-05-07-2025-2593734_23.php).

 

Le choix de Mgr Verny est le signe de la volonté du pape Léon XIV de faire du traitement des affaires d'abus sexuels une priorité de ce pontificat, comme le nouveau pape l'a déjà plusieurs fois martelé dès le début de son pontificat – il y a quelques jours encore devant 400 cardinaux et évêques réunis à Rome, exigeant d'eux d'être des modèles et de prendre des mesures fortes. Cependant, la pression est grande sur les épaules de Thibault Verny. «Il y a une cohérence institutionnelle quant à son profil et à son parcours à le nommer à ce poste, commente à chaud sœur Véronique Margron, présidente de la Commission des religieux et religieuses de France (Corref), à l'origine, avec la CEF, du rapport de la Ciase. Mais les attentes sont fortes sur l'efficacité de l'action de la commission pontificale. Elle travaille beaucoup, mais pour quel impact sur les différentes conférences d'évêques ?» (https://www.lepoint.fr/societe/l-archeveque-francais-thibault-verny-nomme-par-le-vatican-a-la-lutte-contre-la-pedophilie-dans-l-eglise-05-07-2025-2593734_23.php).

 

Enfin, le cardinal américain Sean O’Malley a remercié le pape Léon XIV «d'avoir veillé à ce que la Commission demeure une priorité pour l'Église». Il a ajouté : «Les paroles et les actes du Saint-Père au cours de ces premiers mois de son pontificat garantissent au monde que l'Église ne relâchera pas ses efforts pour assurer au mieux la protection des enfants, des adultes vulnérables et de toutes les personnes de nos communautés.» (https://www.americamagazine.org/faith/2025/07/05/thibault-verny-cardinal-omalley-protection-minors-251073). Il a aussi souhaité la bienvenue à son successeur, avec qui il avait déjà eu l'occasion de travailler, et il n'a pas oublié pas l'instigateur de la Commission, le pape François (https://www.religiondigital.org/vaticano/Cardenal-OMalley-XIV-Comision-Iglesia_0_2794820496.html).

 

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Publié le 4 Juillet 2025

«Il n'y a pas de retour en arrière possible.» Telle est la conclusion à laquelle est parvenu hier le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Víctor Manuel Fernández, à propos de la «Fiducia Supplicans» comme le montre Jésus Bastante dans son article dans religiondigital.org ce vendredi 4 juillet 2025. Fernández, qui a rencontré hier encore le pape Léon XIV, a assuré que les couples de même sexe continueront à bénéficier de la bénédiction de l'Église, un point sur lequel, selon ses déclarations à Il Messaggero, il ne prévoit aucun changement.

 

Il n'y aura aucune modification ni suppression, a déclaré le préfet, insistant sur le fait que le document autorise, sous certaines conditions, la bénédiction (non liturgique) pour les couples de même sexe ou ceux vivant une relation non reconnue par l'Église. Et que, malgré les doutes, il restera en vigueur.

 

Récemment, des cardinaux comme Müller et Ambongo, à l'occasion de l'élection du nouveau pape, ont réitéré leur appel à l'abrogation de cette loi. «La position de l'Afrique était également celle de nombreux évêques ici en Europe. Il ne s'agit pas d'une exception africaine», a insisté le cardinal, tout en admettant que les priorités pastorales sur le continent noir diffèrent.

 

 «Notre priorité pastorale n'est pas le problème de l'homosexualité ou des personnes homosexuelles. Pour nous, ce qui compte, c'est la vie : comment nous la vivons et comment nous y survivons», a souligné le cardinal. Des questions comme l'homosexualité sont «pour vous, ici en Europe, pas pour nous, en Afrique».

 

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Publié le 3 Juillet 2025

katholisch.de nous montre que le cardinal de Washington, Robert McElroy, considéré comme un proche du pape Léon XIV, qui s'est exprimé à plusieurs reprises en faveur des droits des migrants depuis son accession au trône, a condamné les politiques migratoires du gouvernement américain sous la présidence de Donald Trump, les qualifiant d'«inhumaines» et de «moralement répugnantes». Dans une interview accordée à CNN jeudi, il a accusé le gouvernement américain de séparer des familles par des expulsions massives et aveugles et d'attiser délibérément la peur parmi des millions de migrants. «Il est vrai que nous pouvons contrôler nos frontières. Mais ce qui se passe actuellement va bien au-delà», a déclaré McElroy. Les gens ont désormais peur d'aller à l'église.

 

Donald Trump, en visite mardi 1er juillet à l’«Alcatraz des alligators», un centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, s’est moqué des immigrés clandestins qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage. La construction – en une semaine chrono, vante-t-il – de cette structure indigne les détracteurs de la politique migratoire brutale de Donald Trump, qui qualifient le site d’«inhumain» (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/02/donald-trump-inaugure-l-alcatraz-des-alligators-en-floride-nouveau-symbole-de-sa-politique-migratoire_6617310_3210.html).

 

McElroy s'oppose également fermement au vaste programme de dépenses et de fiscalité de Trump, baptisé «One, Big, Beautiful Bill». Des millions de personnes pourraient perdre leur couverture santé tandis que les riches bénéficieraient de réductions d'impôts. «Il est fondamentalement injuste de prendre aux plus pauvres pour donner aux plus riches», a déclaré McElroy.

 

Donald Trump veut promulguer son mégaprojet de loi budgétaire d'ici vendredi, jour de la fête nationale aux États-Unis. Après avoir été approuvé de justesse au Sénat, le mégaprojet de loi budgétaire de Donald Trump continue d'être examiné à la Chambre des représentants jeudi 3 juillet. Une adoption à marche forcée qui pourrait toutefois coûter cher au camp conservateur aux élections de mi-mandat (https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/il-ne-supporte-aucune-critique-pour-faire-adopter-sa-grande-et-belle-loi-budgetaire-donald-trump-accroit-la-pression-sur-le-parti-republicain_7348794.html).

 

Le cardinal a également mis en garde contre une possible escalade au Moyen-Orient suite aux attaques américaines contre les installations nucléaires iraniennes. De telles actions pourraient encourager d'autres États à développer leurs propres armes nucléaires pour se protéger. Cependant, si l’Iran ressort «très affaibli» du conflit, son programme nucléaire n’est «certainement pas éliminé» (https://www.publicsenat.fr/actualites/international/moyen-orient-le-programme-nucleaire-iranien-est-endommage-retarde-mais-certainement-pas-elimine-explique-bruno-tertrais).  

 

Outre les sujets politiques, McElroy a également abordé les réformes de l'Église catholique. Il a plaidé pour une plus grande inclusion des femmes, notamment par l'ordination de diacres. Constitués par le pape François en 2024 dans le cadre du Synode sur la synodalité, les dix groupes de travail chargés d’approfondir certaine thématiques, comme la gouvernance ou le lien avec les Églises orientales, rendront finalement leurs conclusions en décembre, et non en juin, et un meilleur rôle pour les femmes dans l’Église peut y figurer (https://www.la-croix.com/religion/synode-les-groupes-de-travail-rendront-finalement-leurs-conclusions-en-decembre-20250702).

 

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Publié le 2 Juillet 2025

Marie Haynes et Lucie Oriol dans HuffingronPost.fr nous montre ce mercredi que quatre mois, des milliers de documents épluchés, une audition tendue de François Bayrou, et à la clé 50 recommandations pour que plus jamais ne s’installe l’omerta dans les établissements scolaires français. Parmi les mesures proposées, celle de l'imprescriptibilité, la possibilité de déposer plainte sans délai de temps, a été évoquée (https://www.bfmtv.com/police-justice/betharram-le-porte-parole-des-victimes-appelle-a-rendre-imprescriptibles-les-crimes-sexuels-commis-sur-les-mineurs_AD-202507020695.html). Les députés Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) ont dévoilé ce mercredi 2 juillet leur rapport d’enquête sur les violences en milieu scolaire, dite commission Bétharram. Des investigations menées sous la houlette de la présidente, Fatiha Keloua Hachi, députée socialiste.

 

Lors d’une conférence de près d’une heure à l’Assemblée nationale, le trio est revenu sur ce long travail d’enquête, qui, disent-ils, les a tous marqués. Et particulièrement les témoignages recueillis par dizaines, évoquant des «tortures», «sévices», «viols» et «travaux forcés». Les deux co-rapporteurs se sont ainsi fait l’écho de la parole de celles et ceux qui sont passés par l’institution religieuse de Riaumont à Liévin (Pas-de-Calais), qui hébergeait des enfants placés par la justice. Plusieurs livres-enquête y ont même été consacrés. «Cette commission d’enquête, comme pour Violette Spillebout, elle m’a percuté, elle m’a changé comme homme, comme député», a d’abord expliqué Paul Vannier, avant d’en venir plus précisément à Riaumont, «un enfer», «une sorte de bagne».

 

«Des générations d’enfants ont été brisées par des prêtres qui les ont fracassés, violés, affamés», a-t-il décrit en évoquant une véritable culture de la violence marquée par «un militarisme, des idées d’extrême droite, des références au nazisme». Et le député d’évoquer alors des batailles rangées entre enfants avec des haches, organisées par les encadrants. Le tout dans des décors que les enfants eux-mêmes devaient construire de nuit en transportant des brouettes de ciment.

 

Violette Spillebout, tout en évoquant Riaumont, a également fait le lien avec les filles de la congrégation du Bon Pasteur, des établissements à travers la France qui accueillaient par le passé des enfants placés, «déjà victimes de violences intrafamiliales ». Selon la députée, ces endroits étaient « dirigés par des femmes d’une méchanceté et d’une violence dont on ne peut imaginer la force». Les victimes restent elles toujours marquées des dizaines d’années plus tard. «On a partagé des pleurs ensemble», a ajouté l’élue.

 

Enfin, dans leur rapport, Violette Spillebout et Paul Vannier reviennent aussi que l'affaire Notre-Dame de Bétharram, à l'origine de la création de cette commission. Ils pointent un "défaut d'action" de François Bayrou, estimant que le Premier ministre a pu laisser les violences "perdurer". Les deux rapporteurs ne demandent pas pour autant de suites judiciaires. "À défaut d'action" que François Bayrou avait "les moyens d'engager", alors qu'il était "informé" quand il était ministre de l'Education nationale et président du Conseil général, ces violences "ont perduré pendant des années" (https://www.franceinfo.fr/societe/education/affaire-de-violences-sexuelles-a-notre-dame-de-betharram/affaire-betharram-francois-bayrou-accuse-de-n-avoir-pas-suffisamment-agi-contre-les-violences-perpetrees-au-sein-de-l-etablissement-scolaire_7350309.html).

 

Cependant, François Bayrou n’est pas sorti d’affaire puisque le rapport de la commission d’enquête sur Bétharram consacre une partie au collège Saint-Jean de cette commune, où deux enseignantes l’avaient directement alerté en 1995 (https://www.huffingtonpost.fr/politique/video/apres-betharram-francois-bayrou-eclabousse-par-une-affaire-similaire-a-pelussin-dans-la-loire_252113.html).

 

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Publié le 1 Juillet 2025

domradio.de nous montre ce mardi que les catholiques ultra-conservateurs représentent une menace stratégique pour les démocraties libérales. Le politologue américain James M. Patterson, professeur associé d'affaires publiques à l'Université du Tennessee depuis juin 2025, qui auparavant, a travaillé pendant six ans à l'Université Ave Maria en Floride, met en garde contre ce phénomène.

 

Ce qui est particulièrement dangereux, c'est que les catholiques radicaux ne se préoccupent pas de majorités démocratiques, mais plutôt d'occuper des positions influentes dans la politique, l'administration et l'Église, a déclaré Patterson dans une interview accordée mardi au portail Internet katholisch.de. Le mouvement dit néo-intégraliste prône une théologie politique radicale visant à rétablir l'Église catholique comme autorité suprême sur l'ordre séculier. Ces programmes prévoient l'exclusion des non-croyants de la vie publique. Selon Patterson, il s'agit d'un retour aux conditions médiévales. L'objectif est une société majoritairement catholique dans laquelle l'État promeut activement la «vraie foi». Cette idéologie d'État est délibérément dirigée contre les principes des démocraties libérales. Des penseurs de premier plan voient dans le libéralisme la cause de la fragmentation sociale.

 

Il cite la Hongrie et les États-Unis en exemple. «Le héros incontesté de nombreux néo-intégristes est Viktor Orbán. Son appartenance protestante ne les dérange guère; ce qui compte, ce sont ses politiques : étendre le pouvoir exécutif, promouvoir les familles traditionnelles et restreindre la liberté de la presse et de l’opposition», a déclaré Patterson. Un penseur important fut le prêtre cistercien autrichien Edmund Waldstein, de l'abbaye de Heiligenkreuz. Il joua un rôle déterminant dans la diffusion des idées. Le vice-président américain J.D. Vance est également influencé par ces cercles, a déclaré Patterson. L'équipe de Vance s'est inspirée de Waldstein.

 

Le politologue appelle l'Église catholique à agir : «L'Église doit clairement dénoncer et condamner le néo-intégralisme. Le pape François l'a déjà fait en 2019, le qualifiant de “fléau” Plus important que les interdictions, affirme-t-il, est de dénoncer les promesses manipulatrices de cette idéologie, qui poursuit «une politique de pouvoir radicale sous couvert religieux».

 

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Publié le 30 Juin 2025

Salvatore Cernuzio nous montre dans vaticannews.va ce lundi que dans son message aux participants à la 44e session de la Conférence de la FAO, le pape Léon XIV condamne le fait que de nombreuses personnes succombent au fléau de la faim. «Tandis que les civils sont affaiblis par la pauvreté, les dirigeants politiques prospèrent grâce à la corruption», déplore-t-il, dénonçant les ressources financières et les technologies innovantes «détournées de l'objectif d'éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde, pour servir la production et le commerce d'armes». Face à un tel scénario, le pape Léon XIV encourage le travail quotidien de la FAO et exhorte à «trouver des réponses adéquates au problème de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, qui continue à représenter l'un des plus grands défis de notre temps».

 

Le pape fustige qu’en cette époque de conflits, l’on assiste «avec consternation» à «l'utilisation injuste de la faim comme arme de guerre». Affamer les gens est un moyen très bon marché de faire la guerre. Le pape Léon XIV appelle ensuite le monde à adopter «des limites claires, reconnaissables et convenues pour sanctionner ces abus et poursuivre les responsables». Pour le Pape, «il est impératif de passer des paroles aux actes, en se concentrant sur des mesures efficaces qui permettront à ces personnes de regarder le présent et l'avenir avec confiance et sérénité, et pas seulement avec résignation, mettant ainsi fin à l'ère des slogans et des promesses trompeuses». L’accent est mis en effet sur l'avenir et les générations qui portent sur les épaules «un héritage d'injustice et d'inégalité, si nous n'agissons pas avec bon sens maintenant».

 

En conclusion de son message, le pape assure que «le Saint-Siège sera toujours au service de la concorde entre les peuples et ne se lassera pas de coopérer au bien commun de la famille des nations, en portant un regard particulier sur les êtres humains les plus éprouvés, ceux qui souffrent de la faim et de la soif, et aussi sur ces régions éloignées qui ne peuvent se relever de leur prostration à cause de l'indifférence de ceux qui devraient avoir comme emblème dans leur vie l'exercice d'une solidarité inébranlable». En tant que Successeur de Pierre, il se fait «porte-parole de tous ceux qui, dans le monde, se sentent déchirés par la pauvreté» et prie Dieu pour que l'action de la FAO «soit féconde et redondante au bénéfice des défavorisés et de l'humanité tout entière».

 

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Publié le 29 Juin 2025

katholisch.de nous montre que le pape Léon XIV a réitéré ce dimanche son appel à la fin des guerres dans le monde. «Continuons à prier pour que les armes cessent partout et à œuvrer pour la paix par le dialogue», a-t-il déclaré dimanche lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, la dernière avant deux semaines de vacances. Il a salué un important groupe de pèlerins venus d'Ukraine : «Je prie toujours pour votre peuple.» Samedi, il a encouragé les quelque 4000 membres de l'Église gréco-catholique d'Ukraine, réunis dans la basilique Saint-Pierre, à ne pas perdre la foi malgré cette «guerre insensée». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié le pape pour sa compassion et son soutien. «Ensemble, nous devons mettre un terme à cette agression russe gratuite et protéger des vies innocentes. Nous avons besoin d'une paix juste», a-t-il déclaré samedi soir sur la plateforme X.

 

Lors de la prière de midi en la fête des apôtres Pierre et Paul, le pape a rappelé l'unité invisible et profonde des Églises chrétiennes, qui, cependant, ne vivent pas encore en pleine et visible communion les unes avec les autres. «Je voudrais donc réaffirmer en cette solennité que mon ministère épiscopal est un service à l'unité et que l'Église de Rome, par le sang des saints Pierre et Paul, est tenue de servir dans la charité la communion de toutes les Églises.» La confiance mutuelle est essentielle à l'unité au sein de l'Église et entre les Églises. En ce sens, «l'Église doit être une maison et une école de communion dans ce monde déchiré», a lancé le pape Léon XIV devant des milliers de personnes par une température avoisinant les 35 degrés Celsius.

 

Enfin, le pape Léon XIV a honoré lors de la messe la diversité de l'Église tout en appelant à l'unité dans la foi dimanche en la basilique Saint-Pierre, en la solennité de saint Pierre et saint Paul, tout en disant que l'Église a besoin de la fraternité illustrée par les apôtres Pierre et Paul, et rappelant également la force et la vitalité «inspirantes» de la foi incarnée par Pierre et Paul. Il a averti qu'il existe toujours le danger de «retomber dans des habitudes, des rituels et des schémas pastoraux qui se répètent sans se renouveler et sans répondre aux défis du présent». Le pape Léon XIV a souligné que les deux apôtres étaient ouverts au changement et, face aux problèmes et aux interrogations de leurs frères et sœurs dans les communautés, cherchaient de nouvelles voies d'évangélisation. Malgré les conflits, Paul et Pierre vivaient «dans une communion spirituelle vibrante, dans une harmonie féconde dans la diversité» et l'Église d'aujourd'hui aussi «unit les différences et construit des ponts d'unité dans la diversité des charismes, des dons et des ministères», avant de remettre le pallium aux 54 nouveaux archevêques métropolitains (https://www.katholisch.de/artikel/62669-rueckkehr-zur-tradition-papst-uebergibt-54-erzbischoefen-pallien).

 

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Publié le 28 Juin 2025

«Sœurs et frères, en vous accueillant ici, je souhaite exprimer ma proximité avec l'Ukraine martyrisée, avec les enfants, les jeunes, les personnes âgées et, plus particulièrement, avec les familles qui pleurent leurs proches. Je partage votre douleur pour les prisonniers et les victimes de cette guerre insensée.» Le pape Léon XIV a rencontré des centaines de pèlerins de l’Église gréco-catholique d'Ukraine à midi dans la basilique Saint-Pierre comme le montre Jésus Bastante dans religiondigital.org ce samedi. Parmi eux se trouvaient plusieurs femmes, mères de soldats tués ou disparus lors de l'invasion russe. Prévost, peu enclin aux gestes, s'est arrêté et a béni quatre femmes qui, en larmes (dont l'une portait un portrait de son fils), attendaient son retour.

 

Accompagné de l'archevêque de Kiev,  Sviatoslav Shevchuk, le pape a accueilli un pèlerinage qui représente «le désir de renouveler la foi, de renforcer le lien et la communion avec l'évêque de Rome, et de témoigner de l'espérance qui ne déçoit pas», malgré la guerre, malgré la mort, malgré trois années d'invasion, «malgré les adversités du moment présent». «Beaucoup d'entre vous, pour arriver ici, ont quitté votre belle terre, riche de foi chrétienne, fertilisée par le témoignage évangélique de tant de saints et irriguée par le sang de tant de martyrs qui, au cours des siècles, par le don de leur vie, ont scellé leur fidélité à l'apôtre Pierre et à ses successeurs», a rappelé le pape Léon XIV, qui a insisté sur le fait que «la foi est un trésor qui doit être partagé». «La foi de votre peuple est aujourd'hui mise à rude épreuve. Nombre d'entre vous, depuis le début de la guerre, se sont sûrement demandés : Seigneur, pourquoi tout cela ? Où es-tu ? Que devons-nous faire pour sauver nos familles, nos maisons et notre patrie ?» a admis le pape, soulignant que «croire ne signifie pas avoir toutes les réponses, mais plutôt avoir confiance que Dieu est avec nous et nous accorde sa grâce.» Après avoir confirmé la foi des personnes présentes, Prévost les a assurées : «Je partage votre douleur pour les prisonniers et les victimes de cette guerre insensée.» Il a également exprimé sa gratitude pour «vos efforts quotidiens et vos tragédies, et surtout, vos vœux de paix et de sérénité», a-t-il conclu, bénissant «votre» peuple ukrainien.

 

Et Jésus Bastante sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/otras-confesiones/papa-constantinopla-unidad-cristianos-iglesia-comunion_0_2792720704.html) nous montre qu’à la veille de la fête de Pierre et Paul, le pape Léon XIV a reçu une délégation du Patriarcat de Constantinople, «Église sœur», s'engageant auprès d'elle à poursuivre ses efforts, sur le chemin entrepris par le pape Paul VI et le pape François, pour réaliser l'unité souhaitée entre les chrétiens en assurant de son «désir de persévérer dans l'effort visant à restaurer la pleine communion visible entre nos Églises.». Et de le faire ensemble, ensemble, ensemble : «Je suis ouvert à toute suggestion que vous pourriez m'offrir à cet égard, toujours en consultation avec mes frères évêques de l'Église catholique, qui, chacun à leur manière, partagent avec moi la responsabilité de l'unité pleine et visible de l'Église.» «Après des siècles de désaccords et d'incompréhensions, la reprise d'un dialogue authentique entre les Églises sœurs de Rome et de Constantinople a été rendue possible grâce aux démarches courageuses et visionnaires du pape Paul VI et du patriarche œcuménique Athénagoras», a rappelé Mgr Prevost, qui a exprimé sa gratitude pour le «témoignage de proximité sincère avec l'Église catholique donné par le patriarche œcuménique, Sa Sainteté Bartholomée». «Alors que je regarde avec gratitude les progrès accomplis jusqu'à présent, je vous assure de mon désir de persévérer dans l'effort pour restaurer la pleine communion visible entre nos Églises», un résultat qui «ne peut être atteint, avec l'aide de Dieu, que par un engagement continu à l'écoute respectueuse et au dialogue fraternel», a souligné Mgr Prevost.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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