Publié le 7 Juillet 2024

courrierinternational.com avec l’AFP nous montre que le pape François a mis en garde ce dimanche 7 juillet 2024 contre la "culture du rejet" et les "tentations idéologiques et populistes" en s'inquiétant de "la crise de la démocratie" à l'occasion d'une visite à Trieste, dans le nord-est de l'Italie. L'évêque de Rome est arrivé peu avant 8h à Trieste, ville de 200 000 habitants située sur la côte adriatique à la frontière avec la Slovénie.

 

"La démocratie n'est pas en bonne santé dans le monde d'aujourd'hui", a déploré le pape lors d'un discours devant un millier de personnes réunies au Centre des congrès pour la clôture des 50es Semaines sociales organisées par l'Église catholique italienne. Sans jamais citer aucun pays, le pape François a mis en garde contre les "tentations idéologiques et populistes", le jour même où la France vote pour le second tour de législatives historiques dont le Rassemblement national (extrême droite) pourrait sortir vainqueur. "Les idéologies sont séduisantes. Certaines personnes les comparent à celui qui jouait de la flûte à Hamelin. Elles séduisent mais t'amènent à te renier", a-t-il souligné en référence au conte allemand. Avant les élections européennes, des évêques de plusieurs pays s’étaient déjà inquiétés de la montée du populisme et des nationalismes en Europe, alors que l'extrême droite est déjà au pouvoir en Italie, en Hongrie et aux Pays-Bas.

 

Le chef des 1,3 milliard de catholiques a également fait part de sa préoccupation devant la progression de l'abstention de par le monde: "Je m'inquiète du petit nombre de personnes qui vont voter: qu'est-ce que cela signifie?" Invitant à "s'éloigner des polarisations qui appauvrissent", Jorge Bergoglio a énuméré les obstacles à la démocratie : la "corruption et l'illégalité", le "pouvoir autoréférentiel", l'exclusion sociale et la marginalisation et l'indifférence. "La culture du rejet dessine une ville où il n'y a pas de place pour les pauvres, les enfants à naître, les personnes fragiles, les malades, les enfants, les femmes, les jeunes", a-t-il regretté en invitant à promouvoir la participation dès l'enfance.

 

Olivier Bonnel nous montre dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-07/pape-francois-messe-trieste-homelie-semaines-sociales-foi.html) que dans le même sens, le pape François a présidé ce dimanche la messe sur la place principale de Trieste. Dans son homélie, le Souverain pontife a insisté sur une foi «qui caresse la vie des gens, qui guérit les cœurs brisés, qui devient ferment d'espérance et semence d'un monde nouveau», et sur la nécessité de cultiver «une foi qui réveille les consciences de leur torpeur, et qui met le doigt sur les blessures de la société». La présence de Dieu se cache «dans les coins sombres de la vie et de nos villes» a-t-il souligné. Le pape a aussi déploré l’apathie qui nous caractérise parfois face aux injustices du monde.

 

Cette mise en garde contre les populismes a été visible en France. Enorme surprise pour ce second tour des élections législatives : le Nouveau Front populaire est crédité de 172 à 192 sièges, selon notre estimation Ipsos-Talan pour France Télévisions, Radio France, France 24, RFI et LCP. LFI obtient entre 68 et 74 sièges, le PS de 63 à 69 sièges, les écologistes de 32 à 36 sièges, et les communistes de 10 à 12 sièges. La gauche devance le bloc macroniste, avec 150 à 170 sièges pour Ensemble, et le RN, qui était en tête des estimations en nombre de voix au premier tour, n'obtiendrait que 132 à 152 sièges, avec ses alliés. LR canal historique obtient lui entre 57 et 67 sièges. L’UDI obtiendrait entre 6 et 8 sièges, les candidats divers-gauche (dont les dissidents du NFP mais aussi certains candidats dans les outre-mer) de 13 à 16 sièges, et les autres (régionalistes, droite souverainiste...) de 8 à 11 sièges (https://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/direct-resultats-du-second-tour-des-legislatives-2024-suivez-la-soiree-electorale-pour-connaitre-les-deputes-elus-a-l-assemblee-nationale_6645009.html).

 

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Publié le 6 Juillet 2024

religiondigital.org avec EFE nous montrent dans un article du vendredi 5 juillet 2024 que la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi a annoncé vendredi l'excommunication de l'archevêque italien Carlo Maria Viganò, accusé de "schisme" pour ses attaques continues contre le pape François et pour ne pas avoir reconnu son autorité. Vigano, 83 ans, est un représentant du secteur le plus conservateur de l'Église catholique, nommé archevêque en 1992 par Jean-Paul II puis, entre autres fonctions, nonce apostolique (ambassadeur) au Nigeria jusqu'en 1998 et aux États-Unis entre 2011 et 2016. "Ses déclarations publiques sont connues, qui aboutissent à son refus de reconnaître et de se soumettre au Souverain Pontife, à la communion avec les membres de l'Église et à la légitimité de l'autorité magistrale du Concile Vatican II", a déclaré la Congrégation dans un communiqué, chez celui qui déclare «monseigneur» coupable du crime de schisme.

 

Ses sorties médiatiques ont connu un fort écho dans le milieu ultraconservateur, vent debout contre la vision doctrinale du pape François sur les questions liturgiques ou de société, comme la messe en latin ou l’accueil des personnes LGBT+. Cette opposition, qui s’est accentuée ces dernières années, a parfois remis en cause la légitimité de Jorge Bergoglio comme successeur de Pierre, faisant craindre une rupture au sein de l’Église. En août 2018, Mgr Vigano avait ainsi provoqué une bombe médiatique en appelant à la démission du pape, en publiant une cinglante liste d’accusations sur sa gestion des violences sexuelles dans l’Église. Il l’accusait notamment d’avoir longtemps protégé l’ex-cardinal américain Théodore McCarrick, défroqué en 2019 pour des violences sur mineur (https://www.tdg.ch/vatican-un-archeveque-ultraconservateur-est-excommunie-899667029493).

 

Un an plus tard, l’ancien secrétaire général du gouvernorat du Vatican avait refait parler de lui en publiant une longue lettre de soutien inconditionnel à Donald Trump, critiquant le confinement pendant la pandémie et justifiant la répression des émeutes aux États-Unis. Il avait aussi été à l’initiative d’une pétition appelant à la reprise du culte dans les églises, en jugeant que les mesures sécuritaires autour de la pandémie du coronavirus visaient la liberté religieuse. Ce texte avait été signé par des cardinaux traditionalistes. Dans des déclarations à la tonalité très complotiste reprenant les théories de la mouvance qAnon et relayées dans les milieux d’extrême droite, Mgr Vigano avait aussi pris position contre le vaccin contre le Covid-19 en s’insurgeant contre la «dictature sanitaire» et la «grande réinitialisation» menée selon lui par les grandes puissances mondiales mineur (https://www.tdg.ch/vatican-un-archeveque-ultraconservateur-est-excommunie-899667029493).

 

Dans le communiqué de presse du Dicastère présidé par le cardinal Víctor Manuel Fernández, il est noté que «le 4 juillet 2024, le Congrès du Dicastère pour la Doctrine de la Foi s'est réuni pour conclure la procédure pénale extrajudiciaire ex can. 1720 CIC payée pour par SON Monseigneur Carlo María Viganò, archevêque titulaire d'Ulpiana, accusé du crime réservé de schisme (cann. 751 et 1364 CIC; art. 2 SST)». Après avoir enregistré les accusations portées contre lui, on constate que "à la suite du procès pénal, Monseigneur Carlo Maria Viganò a été déclaré coupable du crime réservé de schisme", pour lequel "le Dicastère a déclaré l'excommunication latae sententiae ex can. 1364 § 1CIC". "La levée de la censure dans ces cas est réservée au Siège Apostolique", ajoute le communiqué du dicastère, qui confirme que la décision du verdict a été communiquée à Vigano le 5 juillet 2024.

 

L'archevêque avait précédemment annoncé qu'il renoncerait à son droit de se défendre et qu'il considérerait l'accusation comme un honneur. Vigano a ignoré à la fois sa convocation et la demande de répondre au dicastère pour sa défense dans un délai. Il y a trois semaines, il a lui-même rendu publique la dénonciation du dicastère religieux en publiant le décret (https://www.katholisch.de/artikel/54531-erzbischof-vigano-wegen-schismas-exkommuniziert). Peu de temps après sa convocation pour son audience du 20 juin, la Fraternité traditionaliste dissidente Saint-Pie X (FSSPX) a pris ses distances avec Vigano, malgré les rumeurs selon lesquelles il aurait été reconsacré comme membre du groupe, au motif que les déclarations publiques faites par Vigano après que sa convocation soit allée au-delà des actes qui ont valu l'excommunication de leur propre fondateur. Faisant référence à une déclaration dans laquelle Vigano a déclaré que le pape François avait un «défaut de consentement» en acceptant son élection à la papauté, la FSSPX, dans une déclaration du 24 juin, signifiait que «selon Vigano, le cardinal Bergoglio considérait la papauté comme autre chose que ce qu'elle est réellement. Il accepta la charge pontificale sans y consentir pleinement, et cette erreur entraîna la nullité de son acceptation. Son pontificat serait donc celui d’un espace réservé.» "Mgr Lefebvre et la Fraternité qu'il a fondée ne se sont pas aventurés dans cette voie périlleuse", ont-ils déclaré, faisant référence à leur fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, qui avait lui-même été déclaré excommunié pour schisme en 1988 (https://cruxnow.com/vatican/2024/07/vatican-declares-former-us-envoy-excommunicated-on-july-4).

 

Une bonne partie de l’opinion publique ou publiée de l’extrême droite ecclésiale a opté pour le silence, car le schisme est quelque chose de très grave, même pour les plus rigoureux. Certains, comme le prêtre argentin Javier Olivera Ravasi (d'ailleurs retweeté par d'autres ecclésiastiques espagnols, comme le père Góngora), sans nier la gravité des événements de Vigano, ont demandé une condamnation massive du jésuite James Martin"L'Église excommunie Mgr Vigano, ancien nonce aux États-Unis. Elle a appliqué la peine pour crime de schisme prévue par le Code de droit canonique. Cette peine s'applique également à ceux qui persistent dans l'hérésie. Il serait bon d'enquêter sur ceux qui, comme le père James Martin, promeuvent les hérésies sodomitiques ou scandalisent les fidèles en montrant la Vierge Marie comme pro-lgbtq, sinon une personne mal pensante pourrait dire qu'on ne voit qu'une partie de la réalité...", perpétue Olivera dans ses réseaux (https://www.religiondigital.org/vaticano/ultraderecha-Vigano-Roma-James-Martin-cisma-condena-doctrina-fe_0_2685331463.html). Le prêtre argentin Javier Olivera Ravasi est plutôt de mauvaise foi, car le père James Martin n’est ni contre Vatican II ni contre le pape, et ce n’est pas schismatique non plus de vouloir rendre l’Église accessible à tous et de vouloir y inclure les personnes LGBT sauf pour les délires homophobes de ces prélats conservateurs.

 

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Publié le 5 Juillet 2024

nouvelobs.com nous montre ce vendredi le 5 juillet 2024 que dans une tribune, un collectif de catholiques dont les signataires sont Iris Serriere, diplômée d’un master en théologie catholique, cosecrétaire des Ecologistes de l’Aube, Olivier Perret, engagé pour la justice sociale dans la religion catholique et cofondateur du collectif catholique Pour un accueil inconditionnel dans l’Eglise, Samuel Grzybowski, catholique engagé, fondateur de Coexister et directeur général de CitéCoop, et Jean-Michel Dunand, catholique engagé en faveur des droits des personnes LGBTQIA +, et Léa Pivert, catholique engagée pour la justice sociale et climatique, animé par des valeurs comme l’accueil inconditionnel de toutes et de tous, la solidarité, la coresponsabilité, la justice sociale, la compassion ou encore le partage, se prononce pour un vote en faveur de la gauche.

 

Pour le collectif afin de prendre soin de la personne vulnérable et de mettre des limites, de cadres à poser ou à faire respecter : «Le programme du NFP propose de prendre soin des plus pauvres, tout en posant des limites aux plus riches et en les faisant contribuer davantage financièrement au financement de notre État social.» Ils invitent aussi «les catholiques et les chrétiens à prendre connaissance des prises de position des acteurs et actrices engagés pour l’écologie sur les différents programmes proposés, avant de voter aux législatives. Une tribune d’ONG, de scientifiques et d’économistes engagés pour le climat, soutient le programme du Nouveau Front populaire qui est, selon eux, «le plus crédible face aux enjeux écologiques. Parmi les signataires, nous retrouvons Jean-Jouzel, paléoclimatologue et ancien vice-président d’un groupe de travail du Giec, Jean-François Juilliard, directeur général de Greenpeace France ou encore Swann Bommier en charge du plaidoyer de l’association Bloom. Dans les différents classements ou analyses des programmes mis en place par les organisations de défense de l’environnement (Agir pour l’environnement ; France Nature Environnement ou encore l’association Bloom), le Nouveau Front populaire est toujours celui considéré comme le plus ambitieux sur ces enjeux».

 

Et «Face aux idéologies de division et de rejet, cherchant à instaurer un «eux» et un «nous», nous souhaitons rappeler l’importance à accorder aux mesures programmatiques allant dans le sens de la justice sociale, de la «fraternité» mais également de lutte contre l’indifférence. Parmi les mesures du NFP, nombreuses sont celles qui concernent la lutte contre toutes les formes de discriminations, la mise en place de dispositifs pour sauver les personnes en mer et en terre, ou encore la création de logements sociaux et de places d’accueil d’hébergement d’urgence afin de permettre un accueil inconditionnel et une mise à l’abri de toutes et tous». Le collectif met en avant que «De nombreux passages des Évangiles mettent en scène Jésus enseignant les dangers et les conséquences de l’accumulation des richesses dans les mains de quelques-uns (Luc 18,25; Luc 18,14; Matthieu 6,24…). Différentes mesures sont présentes dans le programme du NFP pour abolir les privilèges des milliardaires et taxer davantage les plus hauts revenus afin de financer des mesures sociales et nos services publics. Pour celles et ceux qui auraient des réticences sur la faisabilité économique du projet de justice social et écologique porté par le NFP, Esther Duflo, prix Nobel d’économie 2019 pour ses travaux sur la lutte contre la pauvreté, a signé une tribune avec 300 autres économistes, pour affirmer que « les orientations proposées » dans ce programme, « répondent le mieux aux enjeux du moment et aux défis de notre époque […] ».

 

Enfin, «En tant que catholiques, nous cherchons à agir dans la société par le prisme des valeurs présentes dans les Évangiles et incarnées par Jésus, à savoir : l’accueil inconditionnel de toutes et de tous dans leur singularité, la solidarité, la coresponsabilité, la justice sociale, la compassion ou encore le partage. Notre vote le 7 juillet est indissociable de cet ancrage évangélique. Non seulement nous voterons sans hésitation pour le Nouveau Front populaire, mais nous appelons l’ensemble des catholiques à faire de même !»

 

Et pour Benoît Payan, «le risque est devenu réel que dans un avenir proche, dimanche prochain ou lors de la prochaine présidentielle, l’extrême droite accède au pouvoir». Le maire de Marseille estime dans une tribune publiée ce vendredi dans Libé que la Ve République est devenue un accélérateur du populisme, il est urgent de remettre du dialogue, du respect et de l’écoute dans le débat public et que nos institutions se transforment démocratiquement pour les garantir. Brisés par un sentiment de déclassement, les Français, des quartiers populaires, en périphérie des métropoles comme dans le monde rural, ont posé un acte de rupture avec le pouvoir politique mais aussi avec un fonctionnement institutionnel qui les brutalise et les exclut. En prenant la décision précipitée de dissoudre l’Assemblée nationale et de provoquer de nouvelles élections, le président de la République a négligé la prise en compte des causes profondes de ce vote (https://www.liberation.fr/politique/elections/en-direct-legislatives-dernier-jour-de-campagne-avant-le-second-tour-ultimes-prises-de-parole-des-candidats-20240705_5DPQUDBZMVGUFPRQ7DP2SGKBKQ/).

 

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Publié le 4 Juillet 2024

Olivier Bonnel nous montre dans vaticannews.va ce jeudi 4 juillet 2024 nous montre que l'évènement organisé sur le thème «Au cœur de la démocratie. Participer entre l'histoire et l'avenir» a été ouvert par le cardinal Zuppi en présence du président italien Sergio Mattarella qui a développé une longue réflexion sur ce qui sous-tend une démocratie. «La démocratie n'est jamais acquise pour toujours, a rappelé Sergio Mattarella, au contraire, la succession des différentes conditions historiques et leurs caractéristiques changeantes exigent qu’elle soit constamment actualisée» et pour le cardinal Zuppi la solidarité «est un moteur invisible mais indispensable de toute vie collective», et son absence «affaibli le tissu social, entrave la croissance économique, offense l'individu et ne valorise pas ses capacités, et en fin de compte vide la démocratie de sa substance».

 

L'occasion pour eux de rappeler les fondements de ce qu'est la démocratie, plus particulièrement Sergio Mattarella pour qui la démocratie est "à la fois un acquis et un espoir que, parfois, on essaie, sans scrupules, de mortifier en apposant son nom au soutien de théories partisanes", et "Nous devons plutôt faire des efforts concrets pour garantir que chaque citoyen soit en mesure de participer pleinement à la vie de la République". Il dit ensuite que les droits «sont réalisés grâce à l'exercice démocratique. Si cela s’affaiblit, la garantie de leur validité effective est réduite», a-t-il poursuivi. Et «Les démocraties imparfaites portent atteinte aux libertés : là où la participation électorale est modeste.» La démocratie "n’est jamais conquise pour toujours. En effet, la succession de différentes conditions historiques et leurs caractéristiques changeantes nécessitent une prise en compte attentive et constante", selon Mattarella. "Lutter pour qu'il n'y ait plus d'analphabètes en matière de démocratie est une cause première et noble qui nous concerne tous. Pas seulement ceux qui détiennent des responsabilités ou exercent le pouvoir", a conclu le président de la République (https://www.agenzianova.com/fr/news/la-d%C3%A9mocratie-au-rouleau-%C3%A0-p%C3%A2tisserie-est-une-r%C3%A9ussite-pour-prendre-parti-et-non-pour-participer/).

 

Le cardinal Zuppi s’est par ailleurs félicité des «nouvelles formes de la démocratie centrées sur la participation», soulignant l’engagement citoyen de nombreux catholiques, et que ces derniers «s'impliquent dans la politique à tous les niveaux et dans les institutions», et le président italien a rappelé qu’au cœur de la démocratie figuraient «les personnes, les relations et les communautés auxquelles elles donnent vie, les expressions civiles, sociales, économiques qui sont le fruit de leur liberté, de leurs aspirations, de leur humanité», mais cette dernière souvent fragilisée par de multiples facteurs : polarisation, invividualisme, manque de solidarité.

 

Dans le même sens, Edgar Morin, sociologue et philosophe né en 1921, affirme à Libération que "L’heure d’une nouvelle résistance est venue". "Face aux mensonges, aux illusions et aux hystéries collectives", celui qui a connu la guerre, l’Occupation et la Résistance, appelle à former "des oasis de fraternité" (https://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/legislatives-2024-la-violence-et-les-intimidations-n-ont-pas-leur-place-dans-notre-democratie-reagit-gabriel-attal-apres-l-agression-de-prisca-thevenot-et-de-son-equipe_6644898.html). Il estime que le Rassemblement national (RN), qui convoite une majorité absolue – quoique de plus en plus menacée par l’hypothèse d’une coalition anti-RN – à l’issue du scrutin, méconnaît «la réalité française qui est la diversité dans l’unité» (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/edgar-morin-lheure-dune-nouvelle-resistance-est-venue-face-aux-mensonges-aux-illusions-aux-hysteries-collectives-20240704_ZAHYI4HNPFESPCELTAD2JLWRDI/?utm_medium=Social&xtor=CS7-51-&utm_source=Twitter#Echobox=1697881317).

 

Et d’anciens déportés appellent à faire barrage au RN. Ils savent mieux que quiconque à quoi conduit l’idéologie de l’extrême droite. Dans une tribune publiée sur Libération.fr, dix survivants des camps nazis appellent les électeurs à faire barrage au Rassemblement national. «Dans cette période de crises, l’extrême droite prétend apporter des solutions, se nourrissant des inquiétudes et de la colère des Français. Mais, une fois au pouvoir, elle n’apporterait que la désunion nationale et l’installation dans notre pays d’un régime haineux, rejetant des millions d’individus en raison de leur origine, religion, genre, orientation sexuelle ou opinion politique», écrivent les signataires, «témoins de la barbarie nazie», qui empêchent à empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir, «pour ne pas oublier» (https://www.liberation.fr/politique/elections/en-direct-legislatives-un-nouveau-grand-oral-televise-ce-jeudi-soir-avec-glucksmann-a-la-place-de-tondelier-20240704_EIGK7VS27JEGBC2NEAGKW63UPU/).

 

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Publié le 3 Juillet 2024

Antonella Palermo dans vaticannews.va nous montre ce mercredi 3 juillet 2024 que le secrétaire d'État du Saint-Siège a assisté à la remise du prix des ambassadeurs près le Saint-Siège au journaliste Damosso pour son enquête sur le 60e anniversaire de Pacem in Terris, soulignant la valeur «testamentaire» de l'encyclique de Jean XXIII. Le cardinal Parolin a évoqué les solutions envisageables pour le Liban, dont «la première solution reste l'élection du président de la République.» et la «volonté de la part des partis chrétiens de s'unir, de proposer un ou plusieurs candidats communément acceptés», les guerres en Ukraine, où la libération de prisonniers «peut créer des conditions qui pourraient également favoriser la paix et d'éventuelles négociations» et au Proche-Orient. «Une guerre n'est jamais une "guerre juste"», a-t-il dit.

 

L'entretien avec les journalistes a porté également sur les prochaines Semaines sociales de Trieste que le pape conclut dimanche 7 juillet. Le thème sera axé sur la démocratie, un sujet considéré par le cardinal Parolin comme une actualité brûlante, «car la démocratie est en crise dans de nombreuses parties du monde et je crois qu'il est également très important pour les catholiques de réitérer l'importance et la nécessité d'être en faveur de la démocratie et surtout de la remplir de valeurs». La démocratie, a-t-il conclu, «n'est pas un simple exercice mathématique, qui a plus et qui a moins, mais c'est avant tout un exercice de valeurs, d'inspiration par des valeurs qui rendent possible la coexistence sociale. Je crois donc que la contribution que les catholiques peuvent apporter est très valable, et j'espère que quelque chose de bon sortira de ces Semaines sociales».

 

Alessandro De Carolis nous montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-07/pape-francois-migrants-sainte-marthe-senegal-gambie.html) que dans l'après-midi du 2 juillet, le pape François a reçu à la Maison Sainte Marthe un Sénégalais et un Gambien, auteurs de livres dans lesquels ils racontent l'odyssée qu'ils ont vécue à la recherche d'une nouvelle terre. Ils étaient accompagnés, entre autres, du père Mattia Ferrari, aumônier de Mediterranea Saving Humans, et du fondateur de l'ONG Luca Casarini. Le pape a voulu écouter leurs histoires «et les a tous remerciés pour ce qu'ils font et ce qu'ils vivent et les a encouragés à continuer». Ce qu'ils ont vécu, y compris l'accueil de ces jeunes, commente le père Mattia, montre combien est vraie «l'expérience que nous faisons en mer et sur terre, que lorsque nous secourons ou accueillons les pauvres, les migrants, ce sont eux qui nous sauvent». Et que «dans l'amour, dans la fraternité que nous vivons avec les pauvres, avec les migrants, nous faisons l'expérience du Salut».

 

Avec le RN aux portes du pouvoir en France, on peut se demander si ce n’est pas un signe du Vatican qui ne porte pas l’extrême droite dans son cœur à travers le cardinal Parolin désigne la démocratie comme «des valeurs qui rendent possible la coexistence sociale», ce qui n’est pas le cas avec le RN aux portes du pouvoir, puisque les actes et agressions à connotation raciste se multiplient (https://www.liberation.fr/politique/elections/en-direct-legislatives-2024-tondelier-attal-et-bardella-en-lice-pour-le-premier-choc-televise-de-lentre-deux-tours-20240703_IM5TBKNMPFAE3FK5C27NJ2XAQQ/), et à travers le père Mattia Ferrari reçu par le pape pour qui «avec les pauvres, avec les migrants, nous faisons l'expérience du Salut». La vision du Vatican est en communion avec celle de l’ONU comme le montre france24.fr (https://www.france24.com/fr/france/20240703-france-l%C3%A9gislatives-direct-campagne-derni%C3%A8re-ligne-droite-macron-renaissance-rn-nfp). L'Europe doit faire preuve de vigilance devant la montée de l'extrême droite et la banalisation des discours qui déshumanisent les exilés et les demandeurs d'asile, a déclaré à la presse le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk. "Il faut rester en alerte parce que l'histoire nous l'enseigne, en Europe notamment, que la diffamation de l'autre, que le dénigrement de l'autre, sont des présages de ce qui vient", a-t-il dit à la presse. "C'est une alarme qu'il faut sonner."

 

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Publié le 2 Juillet 2024

Les évêques de France se sont montrés décevant avec leur prière du 20 juin 2024 en demandant à des catholiques comme moi que «Quels qu’auront été nos choix électoraux, nous tous Français, nous aurons encore et toujours à respecter nos concitoyens qui auront d’autres opinions que les nôtres et à œuvrer ensemble à la continuité et à l’amélioration de notre vie sociale commune.» Cela m’est impossible, car mes parents portugais ont fui la dictature salazariste où il n’y avait pas de liberté de la presse, de la parole, et de vote, pour venir en France, ma mère pour en finir avec la misère et mon père pour ne pas être engagé dans une guerre coloniale qui a sali l’image du pays. Ils sont restés en France, devenu leur pays de cœur, ils m’ont fait aimer la démocratie m’apprenant à devenir un citoyen accompli dans le pays des droits de l’homme, où ils ont pu avoir les libertés essentielles qu’ils n’ont pas eu dans leur pays avant la révolution des œillets en 1974, et cette dernière n’est pas représentée par le choix de l’extrême droite, sauf pour des électeurs qui ont perdu tout bon sens moral. Comment je peux œuvrer avec des personnes qui ont voté un parti qui prône de mettre avant la préférence nationale, c’est-à-dire l’exclusion des étrangers, alors que mes parents et moi aussi avons été étrangers, la fin au droit du sol ce qui ferait que je n’aurais jamais pu être français, et de se méfier des binationaux, alors que j’en fais partie. Je suis heureux que mon père n’ait pas à voir ça.

 

«Demain, chacun devra toujours s’inquiéter de ceux qui vont moins bien que lui », conclut la CEF, qui voit pour les catholiques l’opportunité d’être «des artisans de paix et des acteurs de l’amitié sociale». Pour être artisan de paix et des acteurs de l’amitié sociale, ce sera difficile de l’être avec l’électorat du RN qui assume à plus de 54 % être raciste, dont, 9 électeurs du RN sur 10 considèrent ne plus se sentir «chez soi comme avant» en France, et plus d’un électeur du RN sur cinq (21 %) pense qu’il existe des «races supérieures à d’autres» — soit 50 % de plus que l’électorat de Reconquête, croyant presque autant (84 %) à placer directement l’immigration (qu’elles soit légale ou non) comme étant la principale cause de l’insécurité en France, alors que rien ne le prouve, dont presque un tiers (31 %) considère que placer l’armée au pouvoir constituerait une bonne manière de gouverner le pays, et dans une écrasante majorité (92 %), considèrent qu’on «n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres» (https://legrandcontinent.eu/fr/2024/06/30/racisme-autorite-defiance-que-pensent-vraiment-les-electeurs-rn-10-graphiques/). Il me sera difficile de faire quelque chose avec des gens pensant comme cela et surtout avec des catholiques qui votent à 41 % RN, oubliant allégrement les valeurs de l’Évangile (https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/elections-legislatives-2024-le-profil-des-electeurs-en-7-points). Je n’ai pas leur obsession identitaire et sécuritaire. Le déclassement n’est pas une excuse pour voter raciste et mettre en place une dictature.

 

Honte à ceux qui ont perdu leur âme par égoïsme, et honte à ceux qui en viennent à dire «On n'a jamais essayé». Comme Jésus l’a dit dans Matthieu 7,12 : «Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux», alors si vous choisissez d’exclure l’étranger, de vous méfier de tout le monde et de mettre en place un régime militaire, qui vous aidera plus tard, qui se montrera juste envers vous, et de qui vous obtiendrez le pardon ? La colère et la haine que vous avez choisies sont l’arme des puissants contre les faibles, elles ne favoriseront pas les classes moyennes et les plus pauvres. Qui le RN va favoriser d’après vous ? Le RN multiplie les promesses de cadeaux fiscaux dans son programme dont bénéficieront principalement les 10 % les plus aisés, au détriment de la majorité des Français et les 30% les plus pauvres qui perdront en moyenne 230 euros par an (https://lvsl.fr/les-cadeaux-aux-riches-dattal-et-de-bardella-le-choc-fiscal-dont-on-ne-parle-pas/). Ce vote RN oublie allégrement que “La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort.”, comme le disait Gandhi dans Tous les hommes sont frères.

 

Pour des personnes comme nous c’est la peur qui vient, car on ne peut pas se fier à des personnes qui ont peur de l’étranger et des autres. Quel dialogue ? Quelle réconciliation avec des personnes qui disent ouvertement qu’ils ont la haine de ceux qui sont différents d’eux ? Pour nous, ce sera difficile car l’extrême droite est un parti qui cible les étrangers, s’en prend aux binationaux, et veut revenir sur le droit du sol, gardant ainsi ses racines racistes et antisémites. Mais attention, car quand l’extrême droite s’en sera prise à nous ce sera votre tour et vous ne pourrez pas dire que nous ne vous avions pas prévenu. Ce sera trop tard, vous serez les prochains, car l’extrême droite a toujours besoin d’ennemi pour survivre, et elle finit par s’en prendre à ses électeurs et à ses membres.

 

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Publié le 1 Juillet 2024

katholisch.de nous montre ce lundi 1er juillet 2024 que le cardinal munichois Reinhard Marx s’inquiète pour l’Union européenne (UE). Ce projet de paix est menacé par le «nationalisme ethnique», a averti dimanche soir l'archevêque de Munich et Freising lors d'une messe à la basilique Saint-Boniface de Munich. Cela a eu lieu à la mémoire du publiciste Fritz Gerlich (1883-1934), assassiné il y a 90 ans dans le camp de concentration de Dachau. Le cardinal a avoué qu’il était lui-même un «Européen enthousiaste». Lorsque son père lui rendit visite à Paris alors qu'il étudiait, il trouva «une joie» de voir ce que faisait l'Europe après la guerre. Il a ajouté qu'il n'est pas certain "que cela réussisse, si cela ne s'effondrera pas à nouveau" si le "nationalisme ethnique" est propagé par des partis comme l'AfD.

 

Marx a souligné que telle n’était pas «encore» l’opinion majoritaire du peuple. Mais il faut être bien éveillé : "Fritz Gerlich écrirait aussi des articles aujourd'hui, bien éveillé, mais clairement ! Et nous devons le faire maintenant", a déclaré Marx. Il a rappelé le verdict unanime du Freisinger et de la Conférence épiscopale allemande (DBK) : "Le nationalisme ethnique et le christianisme sont incompatibles. Point final". Même avant l'arrivée au pouvoir d'Hitler, "il y avait suffisamment de gens, parmi lesquels Fritz Gerlich, qui l'avaient dit très clairement : Hitler, c'est la guerre, l'oppression et la terreur", a déclaré le cardinal. Gerlich, pour qui le processus de béatification est en cours, était à l'origine "un protestant, un calviniste et aussi un nationaliste assez convaincu". La rencontre avec Thérèse Neumann, connue comme mystique catholique sous le nom de Resl von Konnersreuth, et le cercle autour d'elle ont conduit à «sa conversion» qui ne l'a pas «éloigné des problèmes du monde», «bien au contraire».

 

Marx expliquait : «La mystique chrétienne ouvre nos yeux sur les besoins et les défis du monde.» Pour Gerlich, il était clair «que ce qu’a fait le régime nazi n’était pas du tout compatible avec une vision chrétienne de l’humanité». Ce n’est pas pour rien qu’Hitler s’est fait présenter tous les numéros du magazine «Le droit chemin» dont Gerlich était responsable. À partir de mars 1933, le journaliste Gerlich est emprisonné sans procès. Il fut gravement torturé à plusieurs reprises, transféré à Dachau dans la nuit du 1er juillet 1934 et y fut fusillé. "Nous devons résister aux débuts. Cela commence par la réflexion, par la parole", a souligné le cardinal. Il ne croit pas que l'histoire se répète, "mais il y a toujours des tendances à emprunter de mauvais chemins et à diviser les gens en différentes classes", a prévenu Marx. Il existe toujours la tentation d’exercer une domination sur autrui et de remplacer ainsi la loi par le pouvoir.

 

Libération.fr dans son article de ce lundi (https://www.liberation.fr/international/manifestations-contre-lextreme-droite-lexemple-historique-allemand-20240701_62WMOBQ52BFJ7P6OFLYBFXH7LQ/) nous montre l’exemple allemand qui devrait servir de modèle en France. Cet hiver, 3 millions d’Allemands étaient descendus dans les rues pour défendre les valeurs constitutionnelles. Un sursaut démocratique qui a permis à la «majorité silencieuse» de briser l’omniprésence du parti d’extrême droite dans le débat politique. Le Parti social-démocrate (SPD) et les écologistes ont enregistré depuis de fortes progressions d’adhésions à leur parti.

 

Dans les milieux du théâtre, nous avons assisté à la création d’une pléthore de réseaux de discussion autour du thème de la démocratie et de la défense des institutions culturelles. En Thuringe, près de 8000 acteurs de la société civile issus de toutes les franges de la société ont signé une pétition en faveur d’une Allemagne «ouverte sur le monde» et «respectueuse de la dignité humaine» au «regard de la responsabilité historique de l’Allemagne». Le football a été également secoué par le réveil de la société civile. Plusieurs entraîneurs et joueurs ont dénoncé le programme de l’AfD. Le moindre dérapage raciste ou antisémite est condamné par la classe politique. Enfin, les médias ont changé leur manière de couvrir l’extrême droite. Enfin, le samedi 29 juin, 50 000 personnes ont de nouveau protesté à Essen, dans l’ouest de l’Allemagne, pour dénoncer la tenue du congrès de l’AfD dans la ville.

 

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Publié le 30 Juin 2024

la-croix.com nous montre ce dimanche 30 juin 2024 (https://www.la-croix.com/religion/legislatives-2024-les-inquietudes-du-vatican-pour-les-elections-francaises-20240630) qu’à Rome, les élections législatives françaises suscitent les craintes de la Curie, où la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale, le 9 juin dernier, a provoqué l’étonnement. Officiellement, le Vatican n’intervient jamais dans les élections nationales, laissant toujours le soin aux évêques locaux de prendre la parole. À eux, pense-t-on à Rome, de choisir la manière la plus juste de se positionner. Cependant, les proches du pape François s’interrogent sur les risques de voir éclore des mouvements de protestation dans la société française, à l’issue d’un scrutin très polarisé.

 

Les craintes des proches du pape ne vont pas s’arranger avec le Rassemblement national qui est arrivé largement en tête, avec 33,5 % des voix, devant le Nouveau Front populaire (28,1 %) et le camp d’Emmanuel Macron (20,7 %). Les Républicains arrivent en quatrième avec 10 % des suffrages exprimés. Les premières projections en sièges, à prendre avec précaution, envisagent pour le RN et ses alliés une forte majorité relative, voire une majorité absolue à l’issue du deuxième tour dimanche prochain (https://www.la-croix.com/france/direct-resultats-legislatives-2024-1er-tour-nouveau-front-populaire-rn-ensemble-lr-20240630).

 

Le choix du RN ne doit pas plaire au pape François, qui pour le dernier Angélus du mois de juin, s’est inspiré des deux miracles racontés dans l’Évangile de Marc : la fille de Jaïre et la femme atteinte de saignements. Alors que ces deux femmes sont considérées comme impures, l’une malade et l’autre morte, le pape François souligne que «Jésus se laisse toucher et n'a pas peur de toucher». Le Saint-Père a invité les fidèles à n’exclure personne afin que chacun, dans la société et dans l’Église se sente accueilli et aimé (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-06/angelus-impur-eglise-accueille-proximite-pape-francois.html).   

 

Alors qu’en France, les évêques ont perdu de leur superbe, en Allemagne des représentants de l'Église participent aux manifestations massives contre l'AfD, qui tient sa conférence du parti fédéral à Essen, et promeuvent la démocratie et la diversité (https://www.domradio.de/artikel/kirchen-beteiligen-sich-protesten-gegen-afd-parteitag).

 

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Publié le 29 Juin 2024

Gonzague de Pontac nous montre dans son article du vendredi 28 juin 2024 que la justice belge a reconnu l’actuel archevêque de Malines-Bruxelles et son prédécesseur coupables de discrimination pour avoir refusé à une femme, Veer Dusauchoit la formation pour devenir diacre. Estimant ce refus contraire à la Constitution belge, cette catholique engagée dans sa paroisse près de Leuven, qui animait certaines célébrations en l’absence de prêtre, avait saisi la justice, qui a tranché mardi 25 juin en sa faveur, condamnant Mgr Luc Terlinden, actuel archevêque de Malines-Bruxelles, et son prédécesseur, le cardinal Jozef De Kesel, à 1 500 € d’amende chacun. Le tribunal de Malines a estimé que les archevêques avaient commis une erreur en refusant l'inscription de Mme Dusauchoit au programme, mais n'a pas abordé la question de l'ordination de Mme Dusauchoit (https://www.aciafrique.org/news/10824/un-tribunal-amende-un-cardinal-et-un-archeveque-belges-pour-avoir-refuse-a-une-femme-lacces-au-diaconat).

 

Dans une tribune publiée le 22 avril, Mme Dusauchoit s'est décrite comme une "femme religieuse, socialement engagée, féministe et écologiquement inspirée". Elle a affirmé que dans les années 1970, en Belgique, les épouses des diacres étaient tenues de suivre la formation des diacres en même temps que leurs maris. "Les femmes dans l'Église ne sont toujours pas appréciées à leur juste valeur et leur place n'est pas égale à celle des hommes", écrit-elle. "En raison de cette frustration, de la conviction que la formation de diacre peut aider l'Église à grandir davantage et, en même temps, de la détermination de ne pas rompre avec l'Église, j'ai décidé de m'inscrire à la formation de diacre", écrit-elle (https://www.aciafrique.org/news/10824/un-tribunal-amende-un-cardinal-et-un-archeveque-belges-pour-avoir-refuse-a-une-femme-lacces-au-diaconat).

 

Pour l’Église de Belgique, ouverte à la question du diaconat féminin, il ne s’agit en aucun cas de sexisme. "Nous avons reçu le verdict hier après-midi, nous l'étudions et nous déciderons ensuite de la marche à suivre", a déclaré un porte-parole de l'archevêché en réponse à une demande du site web katholisch.de mercredi. Selon De Morgen, le tribunal ne peut pas annuler le refus de l'archevêque ou décider à sa place qui sera admis à la formation des diacres. Les évêques de Belgique, depuis le refus d'admettre Dusauchoit en 2023, ont exprimé leur soutien à l'ordination de femmes au diaconat (https://www.aciafrique.org/news/10824/un-tribunal-amende-un-cardinal-et-un-archeveque-belges-pour-avoir-refuse-a-une-femme-lacces-au-diaconat). L’archevêché n’a pas encore fait appel.

 

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Publié le 28 Juin 2024

francetvinfo.fr nous montre ce vendredi 28 juin 2024 (https://www.francetvinfo.fr/societe/racisme/discriminations-la-commission-des-droits-de-l-homme-constate-une-hausse-alarmante-des-actes-racistes-et-antisemites_6631593.html) qu’en pleine campagne électorale, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié une étude qui illustre l’augmentation du racisme en France. Dans la rue, au travail ou à l’école, les discriminations sont de plus en plus nombreuses. Entre 2022 et 2023, la proportion de Français estimant qu’il y a trop d’immigrés est passée de 53 à 56%. Ils pensent également que les étrangers ne se donnent pas les moyens de s’intégrer : le chiffre passe de 49 à 55%. "Cette intolérance qui monte est inquiétante. Elle se tient dans les propos mais aussi dans les actes, avec des actes racistes, antisémites, avec une explosion des actes antisémites depuis notamment les événements du 7 octobre", explique Jean-Marie Burguburu, président de la CNCDH. Les actes antisémites ont bondi de 284% en France, selon le rapport. Et la CNCDH pointe que les stéréotypes liés aux juifs sont beaucoup plus ancrés à droite qu’à gauche.

 

Cela m’amène à poser la question : «Peut-on être catholique et raciste ?». La réponse est non. L’Église l’a rappelé à plusieurs reprises depuis 2020. Dans l’article de vaticannews.va du vendredi 31 juillet 2020 (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-07/afrique-du-sud-racismeconversion-declaration-eveque.html), Mgr João Noé Rodrigues, évêque de Tzaneen en Afrique du Sud, a fait savoir que «Le racisme est un péché devant Dieu» qui nous a créés «à son image et à sa ressemblance», rappelle le prélat ; c'est «une terrible maladie qui guette l'esprit et l'âme de l'homme car elle nie l'humanité commune à tous». Être raciste signifie commettre «un crime» qui devrait être «puni par la loi». Le pape François a aussi à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, souligné dans un tweet comme le montre vaticannews.va le mercredi 22 mars 2021( https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-03/pape-le-racisme-un-virus-qui-se-cache-au-lieu-de-disparaitre.html) que «Le racisme est un virus qui mute facilement et qui se cache et réapparaît sans cesse. Les manifestations du racisme viennent encore nous couvrir de honte, en montrant ainsi que les progrès supposés de la société ne sont ni réels ni assurés pour toujours».

 

Ensuite dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-03/saint-siege-le-racisme-sevit-toujours-dans-nos-societes.html), l'archevêque Gabriele Caccia, Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New York, s'exprimant sur l'élimination de la discrimination raciale, a déclaré mardi 21 mars à l’Assemblée générale des Nations-Unies que le racisme est fondé sur la «croyance déformée» qu'une personne est supérieure à une autre, ce qui contraste fortement avec le principe fondamental selon lequel «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits», puis dans vaticannews.va le 31 octobre 2023 (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-10/mgr-caccia-le-mal-du-racisme-perdure-malgre-des-avancees-appar.html), nous voyons aussi que dans son discours à l'ONU sur l'élimination du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance, Mgr Gabriele Caccia, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, regrette que le racisme soit toujours d’actualité. «Tous les membres de la famille humaine partagent les mêmes droits et devoirs fondamentaux, car ils possèdent la même dignité donnée par Dieu», a-t-il rappelé ce 30 octobre à New York.

 

vaticannews.va montre aussi  dans un article du 16 janvier 2024 (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2024-01/racisme-etats-unis-eveques-martin-luther-king.html) que dans une déclaration publiée à l'occasion de la fête fédérale commémorant le célèbre Martin Luther King, Mgr Broglio a exhorté les fidèles à tenir compte de l'appel à l'action, lancé par le révérend King contre toutes les formes de discrimination fondées sur la race, l'origine ethnique ou la religion. «Comme le révérend King nous l'a enseigné, nous devons affronter les maux du racisme et des préjugés avec l'amour du Christ», a indiqué le communiqué, rappelant que «le révérend King a utilisé la parole de Dieu pour changer les cœurs et les esprits». Et il a fait remarquer que les questions actuelles de l'immigration, de l'antisémitisme et de la discrimination raciale et religieuse, rappellent à la société américaine «que le travail de rapprochement des peuples dans la reconnaissance mutuelle et la coopération n'est jamais vraiment terminé». En effet, a-t-il ajouté, «il existe encore des forces qui veulent déchirer ce qui a été accompli».

 

Enfin, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) est sortie aussi de sa réserve pour la deuxième fois afin d'appeler les Français à ne pas voter pour le Rassemblement national aux élections législatives. "La première fois, c'était en 2002 quand Jean-Marie Le Pen est arrivé au deuxième tour de l'élection présidentielle", se souvient Jean-Marie Burguburu. Le président de la CNCDH justifie cet appel à faire barrage à l'extrême droite, assurant que "le programme du Rassemblement national foule aux pieds les droits fondamentaux" (https://www.francetvinfo.fr/societe/racisme/les-actes-racistes-augmentent-fortement-en-france-et-l-indice-de-tolerance-a-l-egard-des-minorites-flechit-selon-le-rapport-annuel-de-la-cncdh_6629349.html).

 

Malgré le manque de courage des évêques français, les catholiques se doivent d’un vote responsable et de ne pas choisir le Rassemblement national, un parti qui met au cœur de son programme la priorité nationale et qui fait des immigrés et des étrangers une menace pour la France, légitime et encourage des propos racistes, d'où ce déferlement de la banalisation de la parole raciste que l'on observe actuellement (https://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/grand-entretien-on-ne-peut-pas-tout-attribuer-au-rn-mais-sa-dynamique-politique-legitime-et-encourage-des-propos-racistes-analyse-la-chercheuse-nonna-mayer_6631356.html). Donc, en tant que catholique, on ne peut pas voter pour le RN, un parti aux antipodes du Christ qui a pourtant dit dans une parabole : «J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli» (Matthieu 25,35). Honte à ceux qui ont oublié que l’accueil de l’étranger est une partie importante du christianisme, dans lequel le salut est universel, offert à tous, sans aucune distinction.

 

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