Publié le 7 Mars 2024

Loup Besmond de Senneville (à Rome) nous montre dans la-croix.com que prendre soin des victimes et aider l’Église à lutter contre le fléau des crimes sexuels. C’est, en substance, le message envoyé par le pape François, jeudi 7 mars 2024, à la Commission pontificale pour la protection des mineurs.

 

«Face au scandale des abus et à la souffrance des victimes, nous pouvons nous décourager, car le défi de reconstruire le tissu des vies brisées et de guérir la douleur est grand et complexe», a affirmé le pape François. «Beaucoup d’entre vous ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus, a-t-il poursuivi. C’est une vocation courageuse, qui vient du cœur de l’Église et l’aide à se purifier et à grandir.» Au cours de son discours, le pape a affirmé que les responsables catholiques devaient accepter de se «laisser secouer par la souffrance des victimes». «Il ne faut pas que ces frères et sœurs ne soient pas accueillis et écoutés, car cela peut aggraver considérablement leur souffrance. Il est nécessaire de s’occuper d’eux avec un engagement personnel, tout comme il est nécessaire de le faire avec l’aide de collaborateurs compétents», a insisté le pape François.

 

En recevant, au Palais apostolique, cette commission de travail, le pape a souhaité que ces experts aident l’Église «à mieux comprendre le travail qu’il nous reste à accomplir». C’est d’ailleurs cet objectif que le pape argentin a assigné aux auteurs du premier rapport de la commission, qui devrait être publié en octobre. Il devra notamment déterminer la façon dont sont mises en œuvre les règles de lutte contre la pédocriminalité décidées par le pape après un sommet inédit sur le sujet organisé au Vatican en 2019. Ce rapport annuel, qui a pour objectif affiché d’offrir un panorama mondial sur la manière dont les responsables catholiques du monde entier luttent concrètement contre les violences sexuelles sur mineurs, ne doit pas être «un document de plus». «Face au scandale des abus et à la souffrance des victimes, nous pouvons nous décourager, car le défi de reconstruire le tissu des vies brisées et de guérir la douleur est grand et complexe», a affirmé le pape François. «Beaucoup d’entre vous ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus, a-t-il poursuivi. C’est une vocation courageuse, qui vient du cœur de l’Église et l’aide à se purifier et à grandir.»

 

Cette audience intervient moins d’un an après la crise ouverte au sein de la Commission pontificale par la démission du jésuite allemand Hans Zöllner, figure de la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Église. En la quittant, il avait sévèrement critiqué les compétences de la commission mise en place par le pape, ainsi que son financement. Il avait notamment accusé la commission de participer à «l’ensablement» des dossiers, en raison de ce flou sur l’organisation. Surtout, il demandait que la commission soit en capacité de contrôler le dicastère pour la doctrine de la foi, chargé du traitement des abus les plus graves. Des pouvoirs que cette instance ne possède pas.

 

Il n’est plus temps de saluer ceux qui «ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus», mais de récompenser leurs efforts en luttant véritablement au fléau de la pédophilie dans l’Église. La «tolérance zéro» voulue par le pape François ne doit pas être un vain mot, mais une réalité.

 

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Publié le 7 Mars 2024

Loup Besmond de Senneville (à Rome) nous montre dans la-croix.com que prendre soin des victimes et aider l’Église à lutter contre le fléau des crimes sexuels. C’est, en substance, le message envoyé par le pape François, jeudi 7 mars 2024, à la Commission pontificale pour la protection des mineurs.

 

«Face au scandale des abus et à la souffrance des victimes, nous pouvons nous décourager, car le défi de reconstruire le tissu des vies brisées et de guérir la douleur est grand et complexe», a affirmé le pape François. «Beaucoup d’entre vous ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus, a-t-il poursuivi. C’est une vocation courageuse, qui vient du cœur de l’Église et l’aide à se purifier et à grandir.» Au cours de son discours, le pape a affirmé que les responsables catholiques devaient accepter de se «laisser secouer par la souffrance des victimes». «Il ne faut pas que ces frères et sœurs ne soient pas accueillis et écoutés, car cela peut aggraver considérablement leur souffrance. Il est nécessaire de s’occuper d’eux avec un engagement personnel, tout comme il est nécessaire de le faire avec l’aide de collaborateurs compétents», a insisté le pape François.

 

En recevant, au Palais apostolique, cette commission de travail, le pape a souhaité que ces experts aident l’Église «à mieux comprendre le travail qu’il nous reste à accomplir». C’est d’ailleurs cet objectif que le pape argentin a assigné aux auteurs du premier rapport de la commission, qui devrait être publié en octobre. Il devra notamment déterminer la façon dont sont mises en œuvre les règles de lutte contre la pédocriminalité décidées par le pape après un sommet inédit sur le sujet organisé au Vatican en 2019. Ce rapport annuel, qui a pour objectif affiché d’offrir un panorama mondial sur la manière dont les responsables catholiques du monde entier luttent concrètement contre les violences sexuelles sur mineurs, ne doit pas être «un document de plus». «Face au scandale des abus et à la souffrance des victimes, nous pouvons nous décourager, car le défi de reconstruire le tissu des vies brisées et de guérir la douleur est grand et complexe», a affirmé le pape François. «Beaucoup d’entre vous ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus, a-t-il poursuivi. C’est une vocation courageuse, qui vient du cœur de l’Église et l’aide à se purifier et à grandir.»

 

Cette audience intervient moins d’un an après la crise ouverte au sein de la Commission pontificale par la démission du jésuite allemand Hans Zöllner, figure de la lutte contre la pédocriminalité au sein de l’Église. En la quittant, il avait sévèrement critiqué les compétences de la commission mise en place par le pape, ainsi que son financement. Il avait notamment accusé la commission de participer à «l’ensablement» des dossiers, en raison de ce flou sur l’organisation. Surtout, il demandait que la commission soit en capacité de contrôler le dicastère pour la doctrine de la foi, chargé du traitement des abus les plus graves. Des pouvoirs que cette instance ne possède pas.

 

Il n’est plus temps de saluer ceux qui «ont consacré leur vie à s’occuper des victimes d’abus», mais de récompenser leurs efforts en luttant véritablement au fléau de la pédophilie dans l’Église. La «tolérance zéro» voulue par le pape François ne doit pas être un vain mot, mais une réalité.

 

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Publié le 6 Mars 2024

"Nous avons perdu, ou bien nous n'avons pas réussi à faire comprendre les besoins de l'Église de demain. Les perspectives sont un peu sombres." C'est ainsi qu'un évêque du secteur réformateur a défini les résultats des élections de la Conférence épiscopale espagnole comme le montre Jesús Bastante dans religiondigtal.org ce mercredi 6 mars 2024.

 

Les résultats ne laissent aucun doute : à l'exception de Cobo, le secteur réformateur n'est pas représenté au sein de l'exécutif épiscopal. Rien à voir avec ce qui s'est passé en mars 2020, lors de la célèbre plénière pré-coronavirus, lorsque Omella et Osoro, alors considérés comme les hommes du pape en Espagne, ont pris la présidence et la vice-présidence. Une opportunité qui n'a pas permis d'affronter les réformes qui, quatre ans plus tard, restent enracinées : la pédophilie, la réforme des séminaires, les conflits avec le gouvernement et le sentiment que l'Église espagnole continue d'être l'une des plus réfractaires à cet égard aux réformes proposées par le Vatican. Les résultats ne laissent aucun doute : à l'exception de Cobo, le secteur réformateur n'est pas représenté au sein de l'exécutif épiscopal. Les gagnants, les continuateurs (ils se répètent avec insistance, dans ce style très épiscopal de maintenir ce qui ne marche pas pour ne pas donner la sensation de rompre une fausse communion, au prix de ne pas prendre de risques. Les perdants, ceux qui pensaient, à tort, que la Maison Église était peut-être prête à opérer un changement révolutionnaire.

 

Cobo, depuis la vice-présidence - une position sans fonctions apparentes - et, surtout, depuis sa position de cardinal (Argüello n'est qu'archevêque), pourra-t-il changer certaines des opinions les plus controversées de la CEE ? Difficile, aujourd'hui, dans la coupole épiscopale, nous trouvons l'archevêque d'Oviedo, Jesús Sanz, l'un des grands opposants au pontificat du pape François; des prélats clairement conservateurs comme l'archevêque de Burgos, Mario Iceta; ou l'évêque de Getafe, Ginés García Beltrán; et d'autres qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme des rénovateurs, comme les archevêques de Grenade (Gil Tamayo), de Valence (Benavent) ou de Séville (Saiz Meneses). Des prélats comme Joseba Segura, évêque de Bilbao, ou l'archevêque de Compostelle, Francisco Prieto, qui figuraient dans toutes n'obtinrent pas la moindre représentation. Une majorité qui a été entérinée dans les présidences des commissions épiscopales. Avec de grands gagnants : Conesa dans la Doctrine de la Foi; Jesús Fernández, le plus voté de tous, à la Commission pour la Pastorale Sociale et la Promotion Humaine; et l'entrée d'un spécialiste du clergé, Jesús Pulido.

 

La réalité est que les différentes sensibilités de l’épiscopat espagnol ne se reflètent pas dans la direction de la Conférence épiscopale. Et précisément, la question des abus est l’une de celles qui marqueront un avant et un après dans l’avenir de la nouvelle direction épiscopale qui continue de modifier les chiffres d'abus en reconnaissant désormais 1057 cas, et un autre des grands défis de la nouvelle direction épiscopale concernera les relations avec le gouvernement.

 

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Publié le 5 Mars 2024

Louis Gagné dans son article sur ici.radio-canada.ca nous montre dan son article du lundi 4 mars 2024 que  le pape François a mandaté un juge québécois à la retraite pour enquêter sur les allégations de gestes à caractère sexuel qui visent le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. Si la «vraisemblance» des faits est établie, l’enquête pourrait mener à l’ouverture d’un procès canonique.

 

Le nom de Gérald Cyprien Lacroix est récemment apparu dans des documents judiciaires liés à l’action collective intentée contre le diocèse de Québec. Les gestes qui lui sont reprochés seraient survenus entre 1987 et 1988 à Québec. La victime présumée avait 17 ans au moment des faits allégués. Les documents du recours collectif font mention d’attouchements, de fellation et de pénétration. À la suite de la médiatisation des allégations le visant, le cardinal Lacroix a annoncé le 26 janvier qu’il se retirait provisoirement de ses fonctions d’archevêque de Québec, le temps que "la situation soit clarifiée".

 

La plaignante, qui s’est ajoutée à l’action collective, était très impliquée dans l’Église catholique, avait expliqué en janvier l’avocat qui pilote le dossier, Me Alain Arsenault. «Ses parents étaient des personnes très croyantes. Les évènements se sont produits lors de rencontres bibliques que M. Lacroix animait. Il l’a amenée dans un autre local et lui aurait dit de ne pas en parler à sa mère, car ça la tuerait. Elle a attendu la mort de sa mère avant de nous contacter», avait alors expliqué Me Arsenault à La Presse. L’importante action collective comptait aux dernières nouvelles 147 membres. Ces personnes ont jusqu’à maintenant dénoncé de présumées agressions par plus d’une centaine de prêtres ou membres du personnel du diocèse de Québec. Les agressions sexuelles auraient été commises entre 1942 et 2018 (https://www.lapresse.ca/actualites/2024-03-04/allegations-d-agression-sexuelle/le-pape-demande-une-enquete-sur-le-cardinal-lacroix.php).

 

Le 8 février, le pape a confié à André Denis, juge retraité de la Cour supérieure du Québec, le mandat de faire la lumière sur les faits reprochés au cardinal Lacroix. "Considérant la nécessité de conduire une enquête portant sur les faits, les circonstances et l'imputabilité du délit allégué, je vous nomme enquêteur", peut-on lire dans la lettre de mandat du souverain pontife. "À la fin de cette enquête, vous aurez soin de me produire un rapport détaillé de vos démarches et de vos conclusions", ajoute-t-il. Le travail d’André Denis consistera à déterminer si les faits allégués sont "suffisamment crédibles et imputables" au cardinal Lacroix pour justifier l’ouverture d’un procès canonique. "C’est une enquête préliminaire où l’on ne décide pas de la culpabilité ou de l'innocence de la personne visée, mais de la vraisemblance ou non des faits", écrit le juge Denis dans une lettre datée du 19 février et adressée aux procureurs des deux parties.  La plus grave sanction qu’encourt un membre du clergé à l’issue d’un procès canonique est le renvoi de l’état clérical. Cette peine se traduit par la perte des droits et devoirs du clerc condamné. En 2019, le pape François avait renvoyé de l’état clérical l’ancien cardinal américain Theodore McCarrick, accusé d’abus sexuels sur des mineurs et des adultes.

 

Pour mener à bien son enquête, André Denis a exprimé le souhait de "rencontrer personnellement" la plaignante, ce qu’elle a refusé. Le magistrat à la retraite affirme respecter le choix de la présumée victime. Il prévient que son enquête ira malgré tout de l’avant. "Je compte faire mon travail dans le respect des personnes tout en assurant la confidentialité des propos qui pourraient m’être rapportés. C’est la raison pour laquelle je ne souhaite pas faire d’autres commentaires publics", indique André Denis dans un courriel à CBC. De son côté, le diocèse de Québec mentionne dans un communiqué publié lundi après-midi qu’il "offrira son entière collaboration" au juge à la retraite "sur demande de sa part". La division ecclésiastique ajoute qu’elle "n’interviendra pas dans le déroulement de l’enquête ni dans les conclusions de celle-ci". "Nous ne ferons aucun autre commentaire sur cette démarche qui se déroule sans intervention de notre part", précise le diocèse.

 

André Denis a toutefois répondu qu’il entendait mener à bien le mandat confié par le pape. Celui-ci lui a été donné en vertu de l’article 13 d’une lettre apostolique sous forme de motu proprio promulguée en mai 2019 par le pape François. Elle vise à combattre les abus sexuels dans l’Église. Cet article fait référence à la possibilité pour le pape de nommer une personne afin de l’assister dans une enquête. Notons que l’ancien juge Denis n’en est pas à ses premières investigations dans des dossiers qui concernent l’Église. Il avait reçu un mandat de recherche en 2020 de l’archevêque de Montréal. André Denis avait répertorié, en épluchant des archives publiques et secrètes, 87 abuseurs dans 9 diocèses, rapportait Présence info, un site d’informations religieuses. L’ex-juge Denis doit aussi produire d’ici quelques semaines un rapport très attendu sur Johannes Rivoire, un oblat visé par plusieurs accusations d’agressions sexuelles, qui a fui pour la France (https://www.lapresse.ca/actualites/2024-03-04/allegations-d-agression-sexuelle/le-pape-demande-une-enquete-sur-le-cardinal-lacroix.php).

 

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Publié le 4 Mars 2024

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent que la Conférence des évêques de France (CEF) a appelé, lundi 4 mars 2024, "au jeûne et à la prière"; alors que les députés et les sénateurs se réunissent en Congrès au château de Versailles pour inscrire l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. Quelques minutes avant que le Congrès ne soit ouvert, le Vatican a redit son opposition à tout "droit à supprimer une vie humaine", dans un communiqué publié par l'Académie pontificale pour la Vie, organe du Vatican chargé des questions bioéthiques.

 

"Notre pays se serait honoré en y inscrivant plutôt la promotion des droits des femmes et des enfants. De tous les pays européens", affirme un communiqué signé notamment du président de la CEF, Eric de Moulins-Beaufort. "Prions surtout pour que nos concitoyens retrouvent le goût de la vie, de la donner, de la recevoir, de l'accompagner, d'avoir et d'élever des enfants", affirment ainsi les évêques. Le communiqué souligne que "comme catholiques, nous aurons toujours à rester des serviteurs de la vie de tous et de chacun, de la conception à la mort". Les évêques disent leur volonté de "soutenir ceux et celles qui choisissent de garder leur enfant même dans des situations difficiles" et d'"entourer de [leur] respect et de [leur] compassion ceux et celles qui ont eu recours à l'avortement". À quelques heures de la réunion du Congrès, ils ont déploré que "beaucoup de nos parlementaires, sans doute, vont voter ce texte avec la conviction d'affermir un droit essentiel" mais que "certains, assez nombreux en fait, vont le voter honteux et contraints".

 

Peu importe ce que pense le Vatican et que la Conférence des évêques de France, c’est un jour historique comme le montre francetvinfo.fr avec l’AFP (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/la-france-inscrit-l-ivg-dans-sa-constitution-premier-pays-a-le-faire_6404089.html), car les députés et sénateurs français, réunis en Congrès à Versailles, ont très largement approuvé, lundi 4 mars, l'inscription dans la Constitution de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Et malgré plusieurs centaines de manifestants anti-avortement réunis près du Congrès à Versailles. Environ 550 personnes, selon une source policière, se sont rassemblées à Versailles, dans l'après-midi lundi, à l'appel de la Marche pour la Vie, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils s'opposent à la constitutionnalisation, soutenue par 80% de la population française selon divers sondages (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/direct-constitutionnalisation-de-l-ivg-le-parlement-se-reunit-lundi-apres-midi-en-congres-au-chateau-de-versailles_6403264.html).

 

Ce vote fait de la France le premier à pays à le faire de manière explicite. Au total, 780 parlementaires ont approuvé l'introduction à l'article 34 du texte fondamental de la phrase : "La loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse". Seuls 72 parlementaires s'y sont opposés. Cela a donné une majorité écrasante de 92% des suffrages exprimés, soit un score largement supérieur aux 60% requis pour cette révision constitutionnelle. L'issue de ce vote, annoncée par la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a été saluée par une ovation debout de l'hémicycle et plusieurs minutes d'applaudissements ininterrompus. Dans son message saluant l’inscription de l’IVG dans la Constitution, Emmanuel Macron annonce une cérémonie de scellement pour la première fois ouverte au public le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/en-direct-ivg-dans-la-constitution-suivez-le-vote-historique-au-congres-20240304_5C2GBKAULJGAHHIEPCUOIOE5UY/).

 

Dans la foulée de l’inscription de l’IVG dans la Constitution, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot a annoncé le dépôt d’un texte pour enjoindre au gouvernement de faire inscrire ce droit dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE. «Nous allons fêter une victoire historique et dès demain nous allons repartir au combat», a lancé la députée devant les journalistes, visiblement émue après le vote. Sa proposition de résolution, qui n’aurait pas de valeur contraignante en cas d’adoption, appelle le gouvernement à «se mobiliser diplomatiquement auprès des États membres de l’Union et de la Commission européenne afin que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantisse le droit à l’avortement». La sénatrice écologiste Mélanie Vogel, très engagée pour la constitutionnalisation de l’IVG, a aussi plaidé après le vote au Congrès pour porter ce droit au niveau européen, et l’inscrire dans la Charte des droits fondamentaux. Une proposition également soutenue par les sénateurs socialistes (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/en-direct-ivg-dans-la-constitution-suivez-le-vote-historique-au-congres-20240304_5C2GBKAULJGAHHIEPCUOIOE5UY/).

 

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Publié le 3 Mars 2024

lematin.ch avec l’AFP nous montrent ce dimanche 3 mars 2024 que le pape François a appelé dimanche à garantir «un accès sûr» à l’aide humanitaire pour la population de la bande de Gaza, où les bombardements israéliens meurtriers se poursuivent dans le territoire palestinien menacé de famine, selon l’ONU.

 

«Je porte chaque jour dans le cœur, avec douleur, la souffrance de la population en Palestine et en Israël due aux hostilités en cours», a déclaré le pape à l’issue de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican. «J’encourage la poursuite des négociations pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et dans toute la région afin que tous les otages [israéliens] soient libérés et rendus à leurs proches qui les attendent avec angoisse, et que la population civile [de Gaza] puisse avoir un accès sûr à l’aide humanitaire dont elle a un besoin urgent», a-t-il ajouté. «Assez, s’il vous plaît, arrêtez», a lancé le souverain pontife alors qu’une distribution d’aide à Gaza a tourné au drame jeudi, se soldant par des dizaines de morts dans des circonstances qui restent à établir.

 

Ce dimanche, des représentants du Hamas, du Qatar et des États-Unis se trouvent au Caire pour «entamer un nouveau cycle de négociations» en vue d’une trêve dans la bande de Gaza, selon le média égyptien progouvernemental Al-Qahera. En près de cinq mois, les opérations militaires israéliennes ont fait 30 410 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre dans le sud d’Israël par des commandos du Hamas qui a entraîné la mort d’au moins 1160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes. Environ 250 personnes ont aussi été enlevées et, selon Israël, 130 otages sont encore retenus dans la bande de Gaza, dont 31 seraient morts. Une trêve fin novembre avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 détenus palestiniens.

 

Hier, le pape François a confié souffrir d’une bronchite lors d’un événement au Vatican au cours duquel, pris de toux, il n’a pu lire son discours, relaie l’AFP. Malgré cela, il a reçu samedi le chancelier allemand Olaf Scholz avec lequel il a évoqué l’espoir d’une solution diplomatique en Ukraine et à Gaza (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-narrive-pas-a-prononcer-son-discours-et-explique-souffrir-dune-bronchite-519fbf00-d935-11ee-99ae-ccd25b6a9d42).

 

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Publié le 3 Mars 2024

katholisch.de nous montre ce samedi 2 mars 2024 que de vives critiques et en même temps des lignes directrices pour les prochaines élections papales : dans une lettre écrite anonymement, un prétendu cardinal se retourne contre le chef actuel de l'Église, le pape François. Le portail conservateur de droite "La Nuova Bussola Quotidiana" a publié le texte (jeudi) en six langues, dont l'allemand. Le moment de sa comparution coïncide avec les nouveaux problèmes de santé du pape. L'homme de 87 ans présente depuis samedi des symptômes d'une grippe bénigne.

 

Le document intitulé «Le Vatican de demain» est signé «Démos II». Le cardinal australien George Pell, décédé début 2023, avait rédigé il y a environ deux ans un mémorandum similaire sous le pseudonyme de «Demos». Sa paternité n'a été révélée qu'à titre posthume. Parce que les conditions dans l'Église n'ont pas changé de manière significative depuis la publication du texte de Pell, et encore moins se sont améliorées, la lettre actuelle est basée sur celui-ci, dit-on dans l'introduction. L'auteur justifie l'anonymat par la phrase : "L'ouverture n'est pas souhaitée et ses conséquences peuvent être désagréables". Cependant, aller à la rencontre des gens est l’essence même de l’Église, c’est pour cela que le pape François veut réformer une Église qui selon lui doit donner l'exemple et s'ouvrir au monde.

 

L'auteur accuse le pape François d'un "style de gouvernement autocratique, parfois apparemment plein de ressentiment", "d'une négligence dans les questions de droit, d'une intolérance même à l'égard des différences respectueusement exprimées" et "d'un modèle d'ambiguïté dans les questions de foi et de morale". Le pape François ne fait qu’exercer des méthodes de gouvernances tournées vers la concertation et le discernement, il sait décider et se faire obéir, et met en avant l'importance de la présence de joie et de la créativité.

 

D'autres points de critique incluent sa proximité avec l'ordre des Jésuites, les récentes publications du cardinal dogmatique en chef du Vatican, le cardinal Victor Fernandez, et "l'émergence d'une petite oligarchie de confidents ayant une influence excessive au sein du Vatican". Ce n’est pas une oligarchie, il promeut des proches comme Víctor Manuel Fernández à la préfecture du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) qui permettent de réels pas en avant, c’est comme pour la nomination d’évêques et de cardinaux, il choisit ceux correspondent à ses attentes en matière d’écologie, d’accompagnement des pauvres, des migrants, de dialogue interreligieux et ne veut pas d’hommes trop zélé dans le dogme mais qui ne font pas non plus trop de liberté à l’égard du dogme ou même de la liturgie. La lettre mentionne l'engagement du pape François envers les pauvres et les faibles ainsi qu'en faveur de l'environnement comme un des points forts du pontificat.

 

Une liste en sept points montre également comment l’auteur imagine un futur pape. Il ne doit pas être un autocrate et doit demander conseil à son collège de cardinaux. Cela est compliqué car dans le collège des cardinaux on trouve certains cardinaux qui au sein même du Vatican s’opposent totalement à la moindre ouverture et poussent le pape à être un autocrate ce qui  risque de donner le contraire de ce que souhaite cette lettre. De plus, toujours selon cette lettre, il ne peut ni ne devrait modifier les enseignements de l’Église et son ordre, ni les réinventer à volonté. Il faut éviter toute ambiguïté doctrinale, tout comme le mépris du droit canonique. Ce n’est en rien un problème de droit canon ou de doctrine, le pape François ne juge pas, c’est le message qui change, pas la doctrine, pas le catéchisme de l’Église, mais le pape heurte les plus conservateurs quand il évoque les sujets de société.

 

Selon le portail Internet, un cardinal serait l'auteur principal du texte; il avait préalablement compilé les suggestions d'autres cardinaux et évêques. Le célèbre critique du pape et ancien évêque de Hong Kong, le cardinal Joseph Zen (92 ans), a déjà partagé cette lettre à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. Le Vatican n'a pas encore commenté cette lettre.

 

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Publié le 1 Mars 2024

Sudouest.fr avec l’AFP nous montrent que le pape François a de nouveau fustigé vendredi la soit disant théorie du genre, y voyant «le plus affreux danger» qui «efface les différences». «Il est très important qu’il y ait cette rencontre entre hommes et femmes, car aujourd’hui le plus affreux danger est l’idéologie du genre, qui efface les différences», a déclaré le pape lors d’une audience au Vatican avec les participants à une conférence internationale sur le mariage et la vie consacrée.

 

«J’ai demandé à réaliser des études sur cette vilaine idéologie de notre époque, qui efface les différences et rend tout identique. Effacer la différence, c’est effacer l’humanité», a ajouté le pape argentin de 87 ans. «Je me souviens avoir lu un roman du début du XXe siècle, écrit par le fils de l’archevêque de Canterbury : ‘’Le Seigneur du Monde’’. Ce roman parle du futur et est prophétique, car il montre cette tendance à gommer toutes les différences», a-t-il ajouté. Jorge Bergoglio a déjà critiqué à plusieurs reprises cette soit disant théorie selon laquelle l’identité sexuelle serait déterminée par l’éducation et l’environnement, et non par des différences génétiques.

 

En 2016, il avait notamment dénoncé le «sournois endoctrinement» des manuels scolaires français influencés par cette théorie, provoquant une avalanche de critiques en France. En 2019, le Vatican avait publié un texte destiné à aider les enseignants dans les écoles catholiques à contrer «l’idéologie» du genre, qui «nie la différence naturelle entre un homme et une femme», tout en privilégiant dialogue et ouverture.

 

C’est plutôt navrant cette méconnaissance, il n’y a pas de théorie du genre mais des études de genre, des recherches regroupant tous les pans des sciences humaines et sociales (histoire, sociologie, géographie, anthropologie, économie, sciences politiques...) qui déconstruisaient les fonctions attribuées à chaque sexe et pointent les stéréotypes de genres qui en découlent (https://www.lexpress.fr/societe/theorie-du-genre-ou-egalite-entre-les-sexes_1836853.html). De plus, les études sur le genre ne nient pas la différence des sexes, et elles ne font pas la promotion de l’homosexualité, de la bisexualité et la transsexualité (https://www.philomag.com/articles/gender-studies-mauvais-genre).

 

Cela est gênant que le pape professe la pensée anti-genre, conçue comme une offensive essentiellement antiféministe fabriquée par le Vatican qui ne voulait pas de la pensée féministe critique des inégalités sociales entre hommes et femmes, elle s’est aussi nourrit d’un sens commun sexiste, antiféministe, homophobe et transphobe qui ne repose sur rien de scientifique, permettant ainsi de s’opposer aux politiques d’égalité par une rhétorique anti-genre refusant la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes (https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2019-1-page-185.htm).

 

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Publié le 29 Février 2024

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent qu’une étape qui s'annonçait délicate mais décisive. Après le vote de l'Assemblée nationale fin janvier, le Sénat a adopté mercredi 28 février l'inscription dans la Constitution de "la liberté garantie" des femmes "d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse". Les sénateurs ont approuvé une version sans modification du projet de loi constitutionnelle, par 267 voix pour et 50 voix contre. «Le vote a été massif à l’Assemblée nationale, celui au Congrès a donc l’air d’être sécurisé», avait estimé la sénatrice PS Marie-Pierre de La Gontrie en amont de la séance. Le plus dur serait donc passé. La gauche s’était, par trois fois, heurtée à un mur sur des propositions de loi similaires déposées entre 2017 et 2019 (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/le-senat-vote-la-constitutionnalisation-de-livg-sans-modification-et-ouvre-la-voie-a-un-congres-20240228_TPCHBLQC55GA3NACB6IHFO6MWM/).

 

"Le Sénat fait un pas décisif dont je me félicite. Pour le vote final, je convoquerai le Parlement en Congrès le 4 mars", a réagi sans tarder Emmanuel Macron. Il s'agira de l'ultime étape du chemin parlementaire de cette révision constitutionnelle historique. "C'est une avancée immense. C'est une protection que nous devions à toutes les femmes. C'est la reconnaissance de leur droit de disposer de leur corps librement", s'est également félicité le Premier ministre Gabriel Attal. "Il y a des jours qui marquent l'histoire politique et parlementaire de notre pays. Ce jour en fait partie", a écrit le chef du gouvernement sur le réseau social X.

 

La révision constitutionnelle, déjà adoptée à la quasi-unanimité par l'Assemblée nationale, a été approuvée après plus de trois heures de discussions parfois agitées à la chambre haute du Parlement. Le Sénat était en effet le plus dur à convaincre. Les trois chefs de la majorité sénatoriale – le président du Sénat Gérard Larcher, le président du groupe Les Républicains Bruno Retailleau et celui du groupe centriste Hervé Marseille – étaient en effet opposés à la réforme. Finalement, les sénateurs se sont prononcés contre un amendement de Philippe Bas (Les Républicains), qui proposait de retirer le mot "garantie" à la phrase "la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse". Le Sénat a également rejeté un amendement visant à inclure la clause de conscience des médecins dans le texte.

 

Le renversement de l’arrêt Roe v. Wade, sécurisant le droit à l’avortement au niveau fédéral aux États-Unis, a toutefois changé la donne en juin 2022. Rappel de la fragilité de notre propre législation, six propositions de loi constitutionnelle avaient été déposées dans la foulée, reprenant un projet de longue date des féministes. Est-ce la pétition signée par plus de 100 000 personnes, les interpellations par mails pour leur demander de voter le texte, la pression des femmes de leur entourage ou simplement le rappel que 86 % de Français jugent utiles  cette inscription à la plus haute hiérarchie des normes qui auront fini de les convaincre ? Sans doute tout à la fois (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/le-senat-vote-la-constitutionnalisation-de-livg-sans-modification-et-ouvre-la-voie-a-un-congres-20240228_TPCHBLQC55GA3NACB6IHFO6MWM/).

 

"Le Sénat a écrit une nouvelle page du droit des femmes", a savouré le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui affirme que la France deviendra "le premier pays au monde" à protéger l'avortement dans son texte fondamental. "C'est une victoire féministe immense", a réagi la sénatrice écologiste Mélanie Vogel. De nombreux élus de gauche ont exprimé leur "émotion" devant un moment "fort" et "grisant". "Nous écrivons l'histoire", a estimé la députée insoumise Mathilde Panot. «Je trouve que ce que nous votons aujourd’hui est dans l’esprit de la loi Veil, c’est un texte de compromis, la formulation votée aujourd’hui n’était pas la nôtre, tout comme la loi Veil n’était pas la loi que la gauche voulait voter», a fait remarquer Laurence Rossignol avant le vote. Si certains ont de nouveau essayé d’opposer la bataille pour une effectivité sans faille du droit à cette constitutionnalisation, la droite a finalement concédé cette «garantie» et franchi le pas crucial permettant de faire converger les deux chambres (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/le-senat-vote-la-constitutionnalisation-de-livg-sans-modification-et-ouvre-la-voie-a-un-congres-20240228_TPCHBLQC55GA3NACB6IHFO6MWM/).

 

Le long chemin vers la constitutionnalisation de l'avortement, plébiscitée par la gauche, l'opinion publique et les associations de défense des droits des femmes, va désormais pouvoir aboutir au Congrès lundi. Les applaudissements et les yeux embués dans les tribunes peuvent en attester : la Chambre haute n’a pas manqué son rendez-vous avec l’histoire. Une majorité des trois cinquièmes sera nécessaire pour une adoption définitive au Parlement dans la prestigieuse salle du Congrès du château de Versailles, mais elle ne fait aucun doute au vu des votes des députés et des sénateurs.

 

La Conférence des évêques de France déclare dans un communiqué apprendre "avec tristesse" le vote du Sénat mercredi 28 février en faveur de la constitutionnalisation de la liberté garantie du droit à l'avortement. "L'avortement demeure une atteinte à la vie en son commencement", estime la Conférence des évêques, jeudi, ajoutant qu'elle "regrette que le débat engagé n'ait pas évoqué les dispositifs d'aide à celles et ceux qui voudraient garder leur enfant." La Conférence des évêques de France, constituée de l'ensemble des cardinaux et évêques exerçant leur charge pastorale en France et dans les DOM, assure qu'elle "sera attentive au respect de la liberté de choix des parents décidant, même en des situations difficiles, de garder leur enfant, et de la liberté de conscience des médecins et de tous les personnels soignants, dont elle salue le courage et l'engagement" (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/ivg-dans-la-constitution-la-conference-des-eveques-de-france-apprend-avec-tristesse-le-vote-du-senat_6395614.html).

 

Malgré la désapprobation de la Conférence des évêques de France, les associations féministes ont salué mercredi soir le vote du Sénat en faveur de l'inscription de l'IVG dans la Constitution française, évacuant les derniers doutes entourant l'adoption définitive de cette réforme historique honnie par les anti-avortement (https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20240229-ivg-dans-la-constitution-les-f%C3%A9ministes-saluent-le-vote-positif-du-s%C3%A9nat).

 

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Publié le 28 Février 2024

LeMonde.fr avec l’AFP nous montrent ce mercredi 28 février 2024 que Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis depuis 2009, a été officiellement nommé archevêque de Strasbourg, diocèse secoué depuis plusieurs années par une crise de gouvernance. En Alsace-Moselle, où le régime concordataire n’a pas été abrogé par la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, un évêque est nommé par le pape et par le président de la République. "Par décret du Président de la République en date du 7 février 2024 (...) la bulle donnée à Rome le 26 octobre 2023 par Sa Sainteté le Pape François est reçue en tant qu'elle confère l'investiture canonique à Mgr Pascal Delannoy en qualité d'archevêque de Strasbourg", selon le décret publié au Journal officiel (https://www.bfmtv.com/alsace/pascal-delannoy-l-ancien-eveque-de-saint-denis-officiellement-nomme-archeveque-de-strasbourg_AD-202402280349.html).

 

«Réputé accessible et sur une ligne modérée proche de celle du pape François», selon le quotidien régional Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), Mgr Delannoy, 66 ans, aura pour tâche d’apaiser le diocèse de Strasbourg, en proie depuis des années à des problèmes de gouvernance. "J'accueille cette nomination dans la confiance et la sérénité", a indiqué dans un message diffusé par la CEF celui qui sera le 107e archevêque de Strasbourg. "Je suis heureux à la perspective de vous rejoindre prochainement pour découvrir toutes les richesses de notre diocèse et ses multiples particularités", comme "le régime du concordat" ou "la région frontalière de l'Alsace, autrefois terre d'affrontements" et "devenue terre d'espérance pour tout homme qui aspire à la paix !", a-t-il ajouté (https://www.bfmtv.com/alsace/pascal-delannoy-l-ancien-eveque-de-saint-denis-officiellement-nomme-archeveque-de-strasbourg_AD-202402280349.html).

 

Né à Comines (Nord) en 1957, Pascal Delannoy a d'abord été expert comptable avant d'entrer au séminaire de Lille, là où il a été ordonné 1989. À Roubaix, l'une des villes les plus pauvres de France, il est désigné vicaire à la paroisse Saint-Jean-Baptiste pendant douze ans.  Dans le même temps, Pascal Delanoy a été doyen de Roubaix-centre, puis vicaire épiscopal de la zone des Flandres tout en étant doyen de Bailleul. De 2004 à 2009, Pascal Delannoy est évêque auxiliaire de Lille avant de poser ses valises à Saint-Denis. Vice-président de la Conférence des évêques de France de 2013 à 2019, il a été désigné par le pape François mais aussi par Emmanuel Macron en tant qu'archevêque de Strasbourg. Sa première mission sera d'apaiser un diocèse qui a connu de nombreux remous sous l'égide de son prédécesseur (https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/qui-est-pascal-delannoy-le-nouvel-archeveque-de-strasbourg-2931879.html).

 

Le diocèse était administré par l’évêque de Metz, Philippe Ballot, après la démission en avril 2023 de Luc Ravel, très critiqué pour son management jugé brutal. La démission était intervenue après une visite apostolique décidée en 2022 par le pape François pour enquêter sur cette gouvernance. Le 14 février, l’évêque auxiliaire de Strasbourg, Gilles Reithinger, mis en cause pour avoir dissimulé des agressions sexuelles, avait également démissionné «pour raisons de santé», rappellent encore DNA. "J'assure de mon amitié fraternelle mes prédécesseurs immédiats : Mgr Luc Ravel, Mgr Jean-Pierre Grallet et Mgr Joseph Doré ainsi que les évêques auxiliaires qui les ont aidés dans l'accomplissement de leur mission", a encore indiqué Mgr Delannoy (https://www.bfmtv.com/alsace/pascal-delannoy-l-ancien-eveque-de-saint-denis-officiellement-nomme-archeveque-de-strasbourg_AD-202402280349.html). Mgr Delannoy devrait être installé le 21 avril à la cathédrale de Strasbourg, selon le quotidien.

 

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