Publié le 17 Janvier 2026

ktotv.com nous montre dans son article du vendredi 16 janvier 2026 qu’alors que le Sénat va examiner la proposition de loi sur un «droit à l’aide à mourir», le cardinal Jean-Marc Aveline et les évêques de France publient une tribune : «On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort», défendant les soins palliatifs comme seule réponse aux fins de vie éprouvantes.

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié ce mercredi 14 janvier une tribune sur la fin de vie, à quelques jours de l’examen par le Sénat d’un projet de loi instaurant un «droit à l’aide à mourir», qui sera discuté en séance publique à partir du 20 janvier 2026. Dans ce texte, les évêques appellent à une «réflexion profonde sur le sens du soin, de la solidarité et de la dignité humaine.» En rappelant leur respect pour les personnes confrontées à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, ainsi qu’à la souffrance et à la dépendance, les évêques de France mettent en avant l’expérience de l’Église dans l’accompagnement des malades, des personnes en situation de handicap, des aidants et des soignants, et soulignent que la peur de la douleur, de la solitude ou de la perte d’autonomie demeure très présente. Selon eux, ces situations nécessitent «des réponses humaines, fraternelles, médicales et sociales à la hauteur.»

 

Ils insistent sur le rôle des soins palliatifs, qu’ils considèrent comme «l’unique bonne réponse aux situations éprouvantes de la fin de vie». Depuis plus de vingt-cinq ans, la loi française cherche à éviter l’acharnement thérapeutique tout en garantissant le droit de ne pas souffrir et le devoir d’accompagner la vie jusqu’au bout. Les évêques saluent les élus qui soutiennent aujourd'hui l'actuelle proposition de loi pour l'égal accès de tous à l'accompagnement aux soins palliatifs et affirment que l’attention portée aux patients dans toutes leurs dimensions réduit souvent les demandes de mise en fin de vie. L’Église se dit également prête à renforcer son engagement pour développer la culture palliative et accompagner tous les patients.

 

Ainsi, la tribune met en garde contre les risques éthiques et sociaux que représente la proposition de loi de l’aide à mourir, notamment sur la dignité des personnes, la liberté réelle des patients et la relation de confiance entre soignants et familles. Les évêques estiment que la fraternité et la responsabilité collective impliquent de soutenir et accompagner les personnes vulnérables plutôt que de proposer la mort comme solution. Selon les évêques de France, la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté modifierait en profondeur la nature du pacte social. Ils appellent donc les responsables politiques à mesurer «la portée anthropologique, sociale et éthique» de leurs débats et de leurs votes et à concentrer leurs efforts sur un accès équitable aux soins palliatifs, la formation des soignants et le soutien aux aidants, afin de garantir un accompagnement humain, digne et solidaire pour tous.

 

La proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir vise à créer un droit à l'aide à mourir accessible aux personnes souffrant d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital.  Elle a été adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai, modifiée et adoptée par la commission des affaires sociales du Sénat le 7 janvier entérinant le principe d’un geste létal en fin de vie, moyennant des restrictions du texte voté par les députés en 2025, poussant l’Élysée a agiter le 9 janvier  2025 la menace d’un référendum si la proposition de loi n’est pas adoptée (https://www.lavie.fr/actualite/societe/fin-de-vie-au-senat-la-droite-amende-et-accepte-laide-a-mourir-pour-eviter-le-pire-102588.php), et sera discutée par les sénateurs en séance publique à partir du 20 janvier 2026. Une proposition de loi sur les soins palliatifs est examinée concomitamment (https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/proposition-de-loi-relative-au-droit-a-laide-a-mourir.html).

 

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Publié le 16 Janvier 2026

La Croix (avec l’AFP) nous montre qu’une vingtaine de proches des victimes de l’incendie meurtrier de Crans-Montana ont été reçues en audience privée par le pape Léon XIV au Vatican, jeudi 15 janvier 2026. Le pape leur a adressé des mots de consolation et d’encouragement.

 

Deux semaines après le tragique accident dans le bar d’une station de ski suisse qui a fait 40 morts et 116 blessés, principalement des adolescents et jeunes adultes, le pape américain s’est dit «très touché» de rencontrer leurs proches endeuillés. Le Vatican n’a pas précisé si le pape a reçu les familles des six Italiens décédés ou également les proches de victimes d’autres nationalités. «L’affection et les paroles de compassion que je vous adresse aujourd’hui semblent bien limitées et impuissantes», mais «votre espérance n’est pas vaine», leur a-t-il déclaré lors d’une audience privée, selon son discours publié par le Vatican. «La foi qui nous habite illumine les moments les plus sombres et les plus douloureux de notre vie d’une lumière irremplaçable, nous aidant à poursuivre courageusement notre chemin vers notre but.» «Vous retrouverez la joie», leur a-t-il encore assuré.

 

Dans un geste de profonde tendresse pastorale, le pape Léon XIV a confié ces familles à la Vierge Marie, «dont le cœur fut transpercé», au pied de la Croix, en voyant son Fils. Comme elle, «votre cœur aujourd'hui est transpercé», a-t-il déclaré. «Marie des Douleurs est proche de vous en ces jours… Tournez-vous vers elle sans réserve avec vos larmes et cherchez en elle le réconfort maternel que peut-être seule Marie saura donner et qu'elle pourra certainement vous donner. Comme Marie, vous saurez attendre avec patience, dans la nuit de la souffrance mais avec la certitude de la foi, qu'un jour, un nouveau jour se lève; et vous retrouverez la joie.» Le pontife a conclu cette rencontre en priant le Notre Père avec les familles et en leur assurant de sa prière personnelle et de celle de toute l'Église «pour le repos de vos défunts, pour le soulagement de ceux que vous aimez et qui souffrent, et pour vous-mêmes qui les accompagnez de votre tendresse et de votre amour» (https://www.parismatch.com/actu/international/je-suis-tres-emu-le-discours-poignant-du-pape-devant-les-familles-des-victimes-de-crans-montana-263017).

 

Le groupe a ensuite été reçu au siège du gouvernement italien à Rome par le bras droit de la première ministre Giorgia Meloni, Alfredo Mantovano, et le ministre de la justice Carlo Nordio. Alfredo Mantovano, et Carlo Nordio ont annoncé après la rencontre que l’Italie allait se constituer partie civile dans l’enquête ouverte en Suisse et qu’elle souhaitait également demander à la Commission européenne de faire de même (https://www.lesoir.be/722577/article/2026-01-15/crans-montana-litalie-se-portera-partie-civile-dans-le-proces-en-suisse). Dans l'incendie du bar Le Constellation, lors du Nouvel An à Crans-Montana, six Italiens ont perdu la vie, dix autres ont été blessés. La pression médiatique et politique reste vive en Italie, deux semaines après la tragédie; notamment à l'encontre des autorités valaisannes et fédérales. Dans les médias, l'image de sécurité et d'ordre de la Suisse est largement écornée. L'émotion et la colère ont aussi été largement récupérées par les partis politiques, selon le sociologue Sandro Cattacin, de l'université de Genève, interrogé par «Le Temps» (https://www.20min.ch/fr/story/tragedie-de-crans-montana-colere-en-italie-soirees-suisses-annulees-aux-jeux-olympiques-103486852).

 

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Publié le 15 Janvier 2026

Libération.fr avec l’AFP nous montrent ce jeudi qu’une sordide affaire derrière l’un des monuments les plus connus de Paris. Un rapport publié mercredi 14 janvier détaille un système d’«emprise» frôlant la dérive sectaire qui a régné pendant quarante ans au sein des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, chargées de l’animation spirituelle de la basilique. En cause : des faits de chantage, des abus financiers et d’autorité, et des violences physiques et psychologiques.

 

Les sœurs avaient déjà reconnu en 2023 qu’un «système d’emprise, aux conséquences graves et durables», s’était installé dans leur communauté pendant plusieurs décennies. Une commission, mandatée l’année suivante par la congrégation et présidée par l’ancien haut fonctionnaire Hervé Giaume, a recueilli le témoignage de 114 sœurs, dont la plupart sont encore en activité. Elles font état de 1489 faits d’abus sur une période allant «de 1969 à 2012». Sur un document de 142 pages, la commission décrit le système mis en place par l’ancienne supérieure, mère Marie Agnès, à l’«autorité excessive et inappropriée» avec «une dérive manifeste dans tous les domaines». Morte en 2016, la religieuse, aidée de deux acolytes, repérait les zones de vulnérabilité des sœurs qu’elle surveillait, harcelait et manipulait dans «une structure de type pervers narcissique», évoque la commission.

 

S’il n’y a pas eu de violences sexuelles, les Bénédictines ont pu être maltraitées physiquement, comme lors de «repas forcés et déséquilibrés» et des «gavages allant jusqu’aux vomissements». Le rapport détaille également une «suractivité» imposée aux sœurs pour «empêcher toute prise de recul», et même une «soumission médicamenteuse pour les plus récalcitrantes». Recrutées très jeunes, coupées de leur famille, les sœurs devaient accepter que leurs parloirs soient écoutés et leur courrier lu. «L’espionnage, l’incitation à la délation et le chantage sont présents dans tous les prieurés et sanctuaires», ajoute le rapport qui parle de «contexte clairement marqué par une dérive sectaire». Sur le plan financier la congrégation «prenait en main les biens des sœurs dès le postulat [première étape de la vie d’une religieuse]», avec parfois des «comptes bancaires et livrets vidés, héritages captés» par le trio dirigeant, au «train de vie fastueux» rythmé par des vacances sur la Côte d’Azur ou des investissements immobiliers autour de Vernon (Normandie).

 

La commission, qui émet 58 préconisations, appelle à plusieurs mesures de réparation, comme des indemnisations et des remboursements, ainsi qu’à une reconnaissance officielle par l’Église, alors que le diocèse de Paris dont Jean-Marie Lustiger était archevêque pendant une partie des faits «n’a pas exercé pleinement son rôle de vigilance». Elle souligne par ailleurs que, grâce à des «changements importants» engagés depuis 2014, la congrégation «a retrouvé aujourd’hui un fonctionnement normal mais encore fragile». Car il est «essentiel de restaurer la confiance», ajoute le texte (https://www.sudouest.fr/ile-de-france/paris/comptes-bancaires-vides-derives-sectaires-un-rapport-accable-les-benedictines-du-sacre-coeur-de-montmartre-27429055.php).

 

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Publié le 14 Janvier 2026

katholisch.de  nous montre ce mercredi 14 janvier 2026  que les 7 et 8 janvier, environ 170 cardinaux se sont réunis au Vatican à l’invitation du pape. Suite aux récentes consultations entre le Collège des cardinaux et le pape, d'importants projets de textes ont été publiés dans les médias. Le quotidien «Il Giornale» a été parmi les premiers à rendre compte en détail du projet de texte soumis au débat sur la liturgie. Plus tard, mardi après-midi, le blog conservateur «Messa in latino» (Messe en latin) a publié le texte intégral de trois des quatre textes présentés au vote en début de séance.

 

Le programme comprend notamment la conférence introductive du préfet du culte divin du Vatican, le cardinal Arthur Roche, sur la réforme liturgique, ainsi que le texte du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Victor Fernández, sur le document programmatique «Evangelii Gaudium». On y trouve également l’introduction du cardinal Fabio Baggio sur la nouvelle constitution de la Curie romaine. La quatrième conférence, dans laquelle le cardinal Mario Grech a abordé le thème du «Synode et de la synodalité», est toujours manquante. Cependant, des réactions critiques de certains cardinaux à ce sujet ont été rapportées dans d’autres médias. En particulier, le cardinal Joseph Zen de Hong Kong aurait déploré, dans un discours, que l’application du concept de «synodalité» sous le pape François soit devenue excessive, sans définition claire du pouvoir de décision des évêques et autres responsables.

 

Dans sa conférence sur la liturgie, désormais publiée intégralement, le cardinal Roche a rappelé à l'assemblée que la liturgie de l'Église catholique a été réformée à maintes reprises au cours des siècles. Il a défendu le décret du concile Vatican II sur la liturgie et les réformes liturgiques mises en œuvre après le concile. Parallèlement, il a reconnu que des problèmes d'application avaient existé, et existent encore, mais les a attribués uniquement à des «lacunes dans la formation des prêtres». Le cardinal Roche a également défendu les décisions du pape François de réduire l'usage de la «messe traditionnelle», déclarant : «L'unité de l'Église ne sera pas atteinte en figeant les divisions.» La tolérance manifestée par les papes depuis Jean-Paul II à l'égard de l'usage des anciens missels n'était qu'une concession à une minorité et n'avait pas pour but de promouvoir la diffusion des anciens formulaires liturgiques.

 

Le texte du cardinal Fernández sur «Evangelii Gaudium» contient également des passages marquants. L’ancien conseiller théologique du pape François explique que le pape actuel «indique qu’il y aura certainement des changements par rapport au pontificat précédent, mais que le défi lancé par Evangelii Gaudium ne peut être ignoré». Fernández souligne que deux thèses du document programmatique papal de 2013 restent plus que jamais d’actualité : premièrement, l’Église doit rester ouverte à la réforme de ses «pratiques, styles et organisations» afin de pouvoir continuer à accomplir sa mission de proclamation. La seconde exigence, étroitement liée à la première, est que l’Église doit examiner constamment le contenu de ses sermons et déclarations pour s’assurer qu’ils saisissent l’essence du message chrétien.

 

L'article du cardinal Baggio sur les relations entre la Curie romaine et l'Église universelle soulève également des points intéressants. Il souligne à la fois la dépendance totale de l'administration centrale de l'Église universelle envers le pape et, simultanément, sa finalité : servir les évêques individuellement et le Collège des évêques dans son ensemble. Ce «double service» est exigé par la nouvelle constitution de la Curie promulguée par le pape François. L'article n'évoque qu'indirectement les tensions ponctuelles entre ces deux perspectives. Parallèlement, s'appuyant sur des citations antérieures du pape François, il plaide avec force pour une décentralisation accrue, laissant de nombreuses décisions aux évêques locaux. Et lorsque l'autorité centrale de Rome intervient dans des processus, ceux-ci devraient être «synodaux», c'est-à-dire non pas par décret, mais par un processus partagé d'«écoute et de discernement».

 

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Publié le 13 Janvier 2026

Piotr Smolar (Washington, correspondant) nous montre dans lemonde.fr ce mardi qu’une simple ligne à l’agenda de Donald Trump, lundi 12 janvier, annonçait un rendez-vous important. Il a eu lieu à huis clos. Discrètement, le président a reçu dans le bureau Ovale l’archevêque Paul Coakley, d’Oklahoma City. Élu en novembre à la tête de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, celui-ci est venu confirmer, en termes diplomatiques, les critiques adressées à l’administration depuis un an par les prélats américains (20 % des Américains se déclarent catholiques). Alors que la droite trumpiste voit croître en son sein l’influence d’un courant catholique identitaire, dans le sillage du vice-président, J. D. Vance, la hiérarchie de l’Église est devenue, sur certains sujets, l’une des forces de résistance à l’intérieur du pays, avec une partie des juges fédéraux. Les évêques appellent la Maison Blanche à la morale élémentaire, tandis que les magistrats défendent le droit.

 

«Domaines de préoccupation commune et sujets à poursuivre le dialogue.» Ces questions vagues ont été abordées lors de la réunion à huis clos qui s’est tenue hier à la Maison Blanche entre le président Donald Trump et le nouveau président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), l’archevêque Paul S. Coakley d’Oklahoma City. «L’archevêque Coakley a eu l’occasion de tenir des réunions préliminaires avec le président Trump, le vice-président Vance et d’autres responsables de l’administration, au cours desquelles ils ont discuté de sujets d’intérêt commun, ainsi que de domaines nécessitant un dialogue plus approfondi», a déclaré un porte-parole des évêques, ajoutant que «Mgr Coakley est reconnaissant de cet engagement et se réjouit de poursuivre les discussions.» Mais bien que ces «domaines de préoccupation commune» n’aient pas été rendus publics, il semble très clair que la question des déportations massives – que le pape a condamnées pour leur traitement inhumain – en fera sans aucun doute partie (https://www.religiondigital.org/america/eeuu-primer-encuentro-trump-nuevo_1_1439422.html).

 

Cette rencontre, à la veille du premier anniversaire de la seconde investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, est également précédée d' un changement significatif (quoique quelque peu réticent) dans la position de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) sur la question de l'immigration , qui n'était jusqu'à présent pas une priorité et qui a connu un tournant il y a quelques semaines, lorsque le pape Léon XIV a reçu l'évêque d'El Paso, qui lui a remis des messages écrits et vidéo d'immigrants craignant l'expulsion ou celle de leurs proches. «L’Église ne peut rester silencieuse face à l’injustice. Vous me soutenez, et je vous soutiens», leur a déclaré le pape, visiblement ému par les témoignages qu’il avait entendus. Quelques semaines plus tard, lors de la session plénière de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, le 12 novembre, les évêques ont approuvé à la majorité un message pastoral spécial exprimant leur préoccupation pour la situation des migrants et s’opposant à leur expulsion massive et indiscriminée (https://www.religiondigital.org/america/eeuu-primer-encuentro-trump-nuevo_1_1439422.html).

 

Le 9 janvier, lors d’un discours devant le corps diplomatique au Vatican, le pape américain Léon XIV avait aussi appelé «à respecter la volonté du peuple vénézuélien», après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par l’armée américaine. Il avait aussi mis en cause, sans citer Washington, l’avènement de la «diplomatie de la force» et d’une «ferveur guerrière», regrettant l’effacement du droit international et du multilatéralisme.

 

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Publié le 12 Janvier 2026

José Lorenzo nous montre ce lundi12 janvier 2026 sur religiondigital.org que finalement, lors du consistoire extraordinaire des 7 et 8 janvier, le premier du pontificat du pape Léon XIV, qu'il entend institutionnaliser, il y avait plus qu'il n'y paraissait, et cela a certainement été révélé par les trois cardinaux qui se sont présentés devant la presse une fois le consistoire clos par le pape.

 

«Ce fut une belle expérience de collégialité, de fraternité et de proximité avec le Saint-Père, qui nous fortifie dans la mission de l'Église et en tant que Collège des cardinaux ; une expérience d'espérance pour l'Église, pour la mission et pour l'évangélisation», a souligné le cardinal José Rueda Aparicio, archevêque de Bogotá, tandis que le cardinal Pablo Virgilio «Ambo» David, évêque de Kalookan et président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines, l'a décrite comme «très familiale et synodale». Dans les petits cercles de travail au sein desquels ce consistoire s'est développé selon le modèle synodal, le cardinal Rueda a reconnu qu'il existait des positions différentes, «mais une harmonie se dessine qui n'est pas l'uniformité». Certains cardinaux ont clairement exprimé leur opinion lors de leur allocution aux 169 autres cardinaux (sur 245) présents à l'invitation de Robert F. Prevost. Ils ont fait savoir que le style synodal qui imprégnait les débats, notamment la disposition des sièges, calquée sur le modèle mis en œuvre par le pape François pour le Synode sur la synodalité, ne les avait pas entièrement convaincus.

 

Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, fut le plus prompt à faire part de son mécontentement et de son malaise. Dans un discours de trois minutes, il critiqua vivement le Synode, dont le processus lui apparut comme une «manipulation féroce» et dont l'invocation continue du Saint-Esprit était «ridicule» et frôlait le «blasphème», selon le rapport du Collège des cardinaux, lié aux milieux les plus traditionalistes, publié quelques heures plus tard. Leurs critiques ne semblaient pas inopportunes, étant donné que la synodalité, l'évangélisation (à la lumière d'Evangelii Gaudium), la mise en œuvre de Praedicate Evangelium et la liturgie figuraient parmi les quatre thèmes proposés par le pape. Prévost leur ayant demandé de ne voter que sur deux points, faute de temps, les deux derniers furent écartés du débat. Ce fut la première déception du groupe. En effet, dans son discours de clôture au consistoire, le pape a également clairement exprimé ses préférences : «On ne saurait trop insister sur l’importance de poursuivre le chemin entamé par le Concile. Je vous y encourage. (…) Evangelii Gaudium et la synodalité sont des éléments importants de ce cheminement» Et bien qu'il ait ajouté : «Je tiens également à préciser que, parallèlement, les deux autres sujets proposés, bien que n'étant pas nécessairement au cœur de ces deux journées de travail, sont étroitement liés aux autres sujets et au Conseil. Ils n'ont pas été oubliés et ne le seront pas.»

 

En ce sens, le pape avait au moins l'accord de ceux qui, par exemple, ont plaidé pour le rétablissement de la messe en latin à la place qui lui revient, une question centrale de la liturgie qui a finalement été reléguée au second plan : «Je crois que le pape Léon trouvera une bonne solution pour tout le monde », a déclaré le cardinal Müller sur EWTN au sujet des divisions concernant la messe. Bien que la question n'ait pas fait l'objet d'un débat, selon le Catholic Herald – devenu la tribune des mécontents de ce consistoire –, une lettre du cardinal Arthur Roche, préfet de la Congrégation pour la liturgie, a été distribuée aux participants. Cette lettre exprimait une opinion négative sur la «messe traditionnelle», interprétée, d'après le site web Katholisch, comme un «déclin de l'attitude du Saint-Siège envers la messe traditionnelle en latin». Le Catholic Herald a également rapporté d'autres critiques de cardinaux qui, à l'instar du cardinal Zen, ont formulé de nombreux commentaires négatifs sur la synodalité, allant jusqu'à critiquer la disposition des tables : «Il y avait beaucoup de confusion. En observant la disposition des tables, j'ai eu l'impression que tout était prédéterminé», a noté l'un d'eux; «Ce style synodal ne me convient tout simplement pas. Je ne comprends pas ces hommes intelligents qui écrivent sans cesse à ce sujet», a remarqué un autre.

 

Pour l'instant, aucun commentaire n'a été formulé concernant les remarques finales du pape. Et cela a certainement été blessant, car il a choisi d'aborder un sujet qui ne figurait pas à l'ordre du jour : les abus sexuels au sein de l'Église. «Ici – même si ce n’était pas un sujet précis abordé lors de notre rencontre – je tiens à évoquer un problème qui, encore aujourd’hui, constitue une véritable plaie dans la vie de l’Église en de nombreux endroits : la crise des abus sexuels. Nous ne pouvons fermer les yeux ni le cœur. Je voudrais le dire, et je vous encourage à le partager avec les évêques : bien souvent, la souffrance des victimes a été d’autant plus grande qu’elles n’ont pas été accueillies ni écoutées», a souligné le pape. Quelques instants auparavant, lorsqu'il a abordé la question de la formation nécessaire à une spiritualité de l'écoute dans les séminaires, il a souligné : «Mais aussi pour les évêques !»

 

Enfin, le pape Léon XIV a reçu lundi au Vatican la dirigeante de l'opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, selon le Bureau de presse du Saint-Siège. La chef de l'opposition vénézuélienne a demandé au pape Léon XIV, au Vatican, d'intercéder pour les prisonniers politiques et pour «l'accélération immédiate» de la transition démocratique au Venezuela. De même, Machado a défendu la «légitimité du président  Edmundo González Urrutia» après «l’exploit civique» des élections du 28 juillet 2024. À la suite de sa rencontre avec le pape, la dirigeante de l'opposition a également rencontré le secrétaire d'État du Vatican,  le cardinal Pietro Parolin, qui fut nonce apostolique au Venezuela entre 2009 et 2013 (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-recibe-audiencia-vaticano-marina_1_1439341.html).

 

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Publié le 11 Janvier 2026

Elise Ann Allen nous montre que le pape Léon XIV a rétabli ce dimanche la tradition du baptême des nourrissons dans la chapelle Sixtine, à l’occasion de la fête du Baptême du Seigneur, en baptisant 20 enfants d'employés du Vatican, qui marque la fin officielle du temps liturgique de Noël, et affirmant aux parents que le don de la foi donne un sens à la vie.

 

Dans son homélie, réfléchissant à la valeur de la foi, il a déclaré que lorsqu'une chose est essentielle, on la donne automatiquement à ses proches, prenant pour exemple la nourriture et les vêtements. Après la messe, le pape a récité l'allocution de l'Angélus, affirmant que le baptême de Jésus nous rappelle que Dieu n'est ni distant ni indifférent à l'humanité, à ses problèmes et à ses attentes. Le pape Léon XIV a conclu son allocution de l'Angélus en exprimant l'espoir que les chrétiens célébreraient la fête du baptême de Jésus en se souvenant du leur et en «s'engageant à en témoigner avec joie et authenticité».

 

Il a également exprimé son inquiétude face à la reprise des violences au Moyen-Orient, mentionnant notamment les nouvelles violences en Syrie et en Iran, où des manifestations sans précédent se déroulent à l'échelle nationale depuis décembre, faisant environ 190 morts. Il a également plaidé pour la paix en Ukraine et prié pour les personnes souffrant des conséquences des attaques russes contre les infrastructures ukrainiennes, qui ont laissé de nombreuses personnes sans électricité ni chauffage par des températures hivernales glaciales.

 

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Publié le 10 Janvier 2026

Eléonore Pointeau dans LePoint.fr nous montre que le pape a appelé, ce samedi, à écouter la parole des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres, car «Nous ne pouvons pas fermer les yeux, fermer notre cœur». «L’écoute est d’une importance capitale», a-t-il déclaré après une semaine de consistoire avec les cardinaux du monde entier au Vatican. Le pape a tenu à évoquer ce sujet dans son allocution de clôture, affirmant que ces abus sont «toujours aujourd’hui une véritable blessure» pour l’Église catholique «dans de nombreux endroits».

 

«Dans de nombreux cas, la douleur des victimes a été aggravée par le fait qu’elles n’ont pas été accueillies ni écoutées», a poursuivi le pape, demandant aux quelque 170 cardinaux présents de partager ses remarques avec les évêques. Selon lui, «le scandale dans l’Église s’explique – bien souvent – par une porte restée fermée et des victimes laissées sans accueil». Le souverain pontife a avoué avoir recueilli le témoignage d’une croyante accablant l’Église catholique de son inaction : «Une victime m’a confié récemment que le plus douloureux pour elle a été qu’aucun évêque n’a voulu l’écouter». «L’abus lui-même laisse une blessure profonde qui peut durer toute une vie», a-t-il conclu. Un nouveau consistoire aura lieu fin juin. Ce rendez-vous devrait être organisé annuellement selon les informations du Vatican.

 

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Publié le 9 Janvier 2026

france24.com avec l’Afp nous montrent dans leur article du jeudi 8 janvier 2026 que les cardinaux du monde entier ont achevé jeudi soir deux jours de discussions sur les orientations de l'Église catholique autour du pape Léon XIV qui les a à nouveau convoqués fin juin, a annoncé le Vatican. Cette décision confirme la volonté du pape américain d'engager l'Église dans une gouvernance collégiale, après les critiques formulées contre son prédécesseur le pape François pour son administration jugée parfois trop personnelle au cours de ses 12 ans de pontificat.

 

Lors de réunions préparatoires avant le conclave en mai, les cardinaux eux-mêmes avaient demandé d'introduire davantage d'horizontalité et de consultations dans les prises de décision. Mercredi et jeudi, les "princes de l'Église", électeurs et non électeurs, ont échangé par petits groupes sur l'évangélisation et la synodalité, c'est à dire la gouvernance de l’Église fondée sur l'écoute et la coresponsabilité des fidèles. "Le pape a souligné la continuité avec le Concile Vatican II" (1962-65) qui a fait entrer l’Église dans l'ère moderne, a déclaré aux journalistes le directeur du service de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, lors d'une conférence de presse jeudi soir.

 

Faute de temps, les cardinaux devaient choisir deux questions parmi quatre sujets possibles. Dans un premier temps, une proposition visant à débattre des relations entre l'administration centrale catholique récemment réformée au Vatican et les Églises locales n'a pas recueilli la majorité. De même, une demande émanant de milieux conservateurs d'aborder la question de la forme traditionnelle de la messe catholique n'a pas non plus obtenu de majorité. Ces sujets pourraient être traités en juin (https://katholisch.de/artikel/66712-konsistorium-beendet-papst-und-kardinaele-beraten-ende-juni-erneut).

 

La réunion s'est apparemment bien déroulée et les cardinaux ont fait l'éloge des deux papes, et redécouvert la valeur pérenne du texte programmatique du pape François de 2013, «Evangelii Gaudium», comme l'archevêque de Bogotá, le cardinal Luis José Rueda Aparicio, le cardinal Stephen Brislin de Johannesburg, le cardinal philippin Pablo Virgilio Siongco David, ces derniers ont nié que les délibérations du consistoire aient inclus la moindre critique des enseignements et des décisions du défunt pape, s'appliquait également au principe de synodalité (participation), que le pape François avait fortement promu et qui était en passe de devenir un fondement de l'action et de la pensée de l'Église à tous les niveaux. Enfin,  ils sont rentrés chez eux revigorés et prêts à reprendre leurs fonctions au sein de l'Église (https://katholisch.de/artikel/66712-konsistorium-beendet-papst-und-kardinaele-beraten-ende-juni-erneut).

 

Le pape Léon XIV a invité les cardinaux à se réunir de nouveau pendant deux jours fin juin. "Il a ensuite été décidé de pérenniser ces rencontres annuellement, en les portant à trois ou quatre jours", a-t-il précisé. Le pape américain "veut instaurer un dialogue collégial, il veut écouter. Il veut travailler non seulement avec les cardinaux, mais aussi avec d'autres, afin de servir l'Église le mieux possible", a confié le cardinal sud-africain Stephen Brislin. Le cardinal colombien Luis José Rueda Aparicio a souligné "la profonde préoccupation" du pape pour la situation au Venezuela et ses efforts pour "encourager le dialogue et rechercher un consensus".

 

Après une année de transition, marquée par la reprise des grands chantiers laissés par son prédécesseur – notamment le Jubilé 2025, "Année sainte" de l'Église, cette assemblée marque l'entrée de plain-pied dans le magistère du pape Léon XIV. Outre les consistoires ordinaires publics, principalement voués à créer de nouveaux cardinaux, le chef de l’Église catholique a le pouvoir de convoquer des consistoires extraordinaires, une assemblée réunissant l'ensemble du collège cardinalice pour discuter de sujets importants.

 

Le pape Léon XIV a dénoncé vendredi le recours à la force militaire pour atteindre des objectifs diplomatiques lors d'un discours annuel de politique étrangère inhabituellement virulent, appelant également à la protection des droits humains au Venezuela. La faiblesse des organisations internationales face aux conflits mondiaux est "particulièrement préoccupante", a déclaré le pape Léon XIV, premier pape américain, devant quelque 184 ambassadeurs accrédités au Vatican. "Une diplomatie qui promeut le dialogue ⁠et recherche le consensus de tous a été remplacée par une ​diplomatie de la force", a ajouté le souverain pontife. Faisant référence à la ​capture, le week-end dernier, du président vénézuélien Nicolas Maduro par le président américain Donald Trump, ⁠il a appelé les gouvernements du monde ⁠à respecter la volonté du peuple vénézuélien à l'avenir et à sauvegarder ses droits humains et civils (https://www.challenges.fr/monde/le-pape-leon-denonce-la-diplomatie-de-la-force-devant-les-ambassadeurs-au-vatican_636086).

 

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Publié le 8 Janvier 2026

José Lorenzo nous montre ce jeudi 8 janvier 2026 sur religiondigital.org que le pape réhabilite pleinement la figure du pape François devant le Collège des cardinaux, démontrant habilement que rien dans les propos de Bergoglio n'était en décalage avec le magistère précédent; seule la nouveauté était mise en avant. Ainsi, le pape François souhaitait restaurer la synodalité au sein d'un synode miné par l'introspection excessive, et le pape Léon XIV veut protéger la papauté par la collégialité, forme suprême de cette racine synodale; une tentative risquée, surtout à une époque où les factions idéologiques prolifèrent plus que les factions évangéliques, mais une tentative honnête de suivre un chemin inévitable pour une Église en ce troisième millénaire et de créer l'esprit qui anime la notion de Peuple de Dieu.

 

Il reste à voir comment cette tentative se déroulera à un moment où la barque de Pierre, comme l'a dit le cardinal dominicain Timothy Radcliffe dans sa méditation pour ce premier consistoire extraordinaire du pontificat, est confrontée à des tempêtes internes, mais l'intention (et la détermination) de Robert F. Prevost semble claire, et il a la marge de manœuvre pour persévérer dans cette voie, en faisant des gestes qui captivent et ne déforment pas, si nécessaire. À ce stade, on peut bien paraphraser Radcliffe qui, à la veille de l'honneur (et de la responsabilité) de contextualiser l'objectif de ce consistoire, n'avait aucun scrupule à parler de l'étrange pape homosexuel dont il ne doutait pas qu'il ait existé au cours de ces deux mille ans, ou de son amour pour une femme alors qu'il avait déjà prononcé ses vœux, et de la façon dont il a persévéré dans sa vocation en étant honnête avec lui-même et avec l'autre personne. Le grand frère dominicain faisait allusion à l'effondrement de l'ordre mondial né des douleurs de l'enfantement de la Seconde Guerre mondiale, ou au gouffre qui s'ouvre devant le potentiel, sous toutes ses formes, de l'intelligence artificielle. C'est alors qu'il déclara : «Si nous ne sommes pas déjà inquiets, nous devrions l'être.» Et c’est assurément ce que pensent déjà les groupes les plus rigoureux en ces premières étapes de ce consistoire : l’ancien ordre ecclésiastique s’effrite depuis Vatican II pour laisser place à une nouvelle ère, libérée des attributs du pouvoir vain, de la superstition rigide, de l’affectation spirituelle et des fêtes gastronomiques réservées aux seuls initiés. Il y aura deux pas en avant et un pas en arrière, et vice versa; des murs seront reconstruits et des feux de joie seront allumés, comme c'est le cas en ce moment même dans l'ordre civil; mais l'air qui finira par s'infiltrer à travers les fissures apportera tôt ou tard l'arôme incomparable de l'authentique, du primordial, de la matière qui nourrit l'espoir depuis les origines.

 

Dans une sorte de tour de passe-passe magistral, ce pape mathématicien l'a annoncé hier matin lors de l'audience générale. Était-ce un hasard si le consistoire a débuté le lendemain de la clôture du Jubilé ? Était-ce un hasard si, ce même jour, il a entamé son cycle de catéchèses lors des audiences générales – oui, avec le Peuple de Dieu – en lançant une invitation claire, sans équivoque et répétée à «redécouvrir» Vatican II, mais «non de seconde main» ? Était-ce un simple hasard s'il a ouvert son discours au consistoire en lisant l'intégralité du premier paragraphe de Lumen Gentium, la Constitution sur l'Église du Concile Vatican II ? «Si nous ne sommes pas encore troublés…» Les manœuvres douteuses entourant les préparatifs de ce consistoire atteignirent leur paroxysme au moment même où certains cardinaux arrivaient à Rome. Lors de l'audience générale, devant des milliers de pèlerins venus voir le successeur de Pierre, il leur offrit une leçon magistrale sur ce jalon ecclésiastique qui, l'année précédente, avait commémoré ses soixante ans de fermeture. En quelques paragraphes seulement, comme des poupées russes, le pape Léon XIV a puisé des citations de tous les papes qui lui avaient succédé – même de Jean-Paul Ier, dont il a dû se référer à une pensée datant de son époque d'évêque – et dans ses expressions, idées, concepts, aspirations, espoirs, exigences, besoins étaient liés entre eux… cela sonnait frais, actuel, cela «sentait» le pape François, mais il était démontré que le pape argentin n'avait rien fait d'autre que de les chercher à la source du Concile, qu'il ne s'agissait pas de simples caprices d'un jésuite qui, disait-on, était également faible en théologie et avait laissé la tradition pour le goûter.  Le pape Léon XIV s'y est pris de telle sorte que ceux qui s'opposaient au pape François, ceux qui l'ont attaqué sans relâche, ne pouvaient plus prétendre que ses actions étaient «franciscaines». Ce qui leur déplaisait, c'était le ton d'un Bergoglio qui puisait dans le Concile avec le même seau que Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI (certes, avec plus de zèle que d'autres). Ou bien est-ce le Concile Vatican II lui-même qu'ils rejettent ? Voilà le fin mot de l'histoire.

 

Alors que tous les cardinaux étaient désormais assis aux tables synodales disposées par Bergoglio en personne, le pape Léon XIV a clairement indiqué que la synodalité ne serait pas un simple sujet de discussion (et l'un des plus plébiscités, avec l'évangélisation à la lumière d'Evangelii Gaudium). Lors de la messe de ce matin, il a insisté sur le fait que leur convocation n'avait pas pour but de satisfaire des «intérêts personnels ou de groupe», soulignant l'importance de rechercher l'unité et de la communion, notamment entre eux en tant que cardinaux, et Dans cet esprit, il a déclaré que le consistoire était un temps de prière et de silence, mais aussi de rencontre, de connaissance mutuelle et d'écoute réciproque, tout en le pape déclarant que Jésus rassemble ce qui est là et le multiplie, tout comme il l'a fait avec les pains et les poisson (https://cruxnow.com/vatican/2026/01/pope-says-consistory-must-be-free-of-personal-group-agendas). Un certain malaise s'est alors fait sentir dans certaines chapelles.

 

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