Publié le 17 Janvier 2026
ktotv.com nous montre dans son article du vendredi 16 janvier 2026 qu’alors que le Sénat va examiner la proposition de loi sur un «droit à l’aide à mourir», le cardinal Jean-Marc Aveline et les évêques de France publient une tribune : «On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort», défendant les soins palliatifs comme seule réponse aux fins de vie éprouvantes.
Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié ce mercredi 14 janvier une tribune sur la fin de vie, à quelques jours de l’examen par le Sénat d’un projet de loi instaurant un «droit à l’aide à mourir», qui sera discuté en séance publique à partir du 20 janvier 2026. Dans ce texte, les évêques appellent à une «réflexion profonde sur le sens du soin, de la solidarité et de la dignité humaine.» En rappelant leur respect pour les personnes confrontées à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, ainsi qu’à la souffrance et à la dépendance, les évêques de France mettent en avant l’expérience de l’Église dans l’accompagnement des malades, des personnes en situation de handicap, des aidants et des soignants, et soulignent que la peur de la douleur, de la solitude ou de la perte d’autonomie demeure très présente. Selon eux, ces situations nécessitent «des réponses humaines, fraternelles, médicales et sociales à la hauteur.»
Ils insistent sur le rôle des soins palliatifs, qu’ils considèrent comme «l’unique bonne réponse aux situations éprouvantes de la fin de vie». Depuis plus de vingt-cinq ans, la loi française cherche à éviter l’acharnement thérapeutique tout en garantissant le droit de ne pas souffrir et le devoir d’accompagner la vie jusqu’au bout. Les évêques saluent les élus qui soutiennent aujourd'hui l'actuelle proposition de loi pour l'égal accès de tous à l'accompagnement aux soins palliatifs et affirment que l’attention portée aux patients dans toutes leurs dimensions réduit souvent les demandes de mise en fin de vie. L’Église se dit également prête à renforcer son engagement pour développer la culture palliative et accompagner tous les patients.
Ainsi, la tribune met en garde contre les risques éthiques et sociaux que représente la proposition de loi de l’aide à mourir, notamment sur la dignité des personnes, la liberté réelle des patients et la relation de confiance entre soignants et familles. Les évêques estiment que la fraternité et la responsabilité collective impliquent de soutenir et accompagner les personnes vulnérables plutôt que de proposer la mort comme solution. Selon les évêques de France, la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté modifierait en profondeur la nature du pacte social. Ils appellent donc les responsables politiques à mesurer «la portée anthropologique, sociale et éthique» de leurs débats et de leurs votes et à concentrer leurs efforts sur un accès équitable aux soins palliatifs, la formation des soignants et le soutien aux aidants, afin de garantir un accompagnement humain, digne et solidaire pour tous.
La proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir vise à créer un droit à l'aide à mourir accessible aux personnes souffrant d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital. Elle a été adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai, modifiée et adoptée par la commission des affaires sociales du Sénat le 7 janvier entérinant le principe d’un geste létal en fin de vie, moyennant des restrictions du texte voté par les députés en 2025, poussant l’Élysée a agiter le 9 janvier 2025 la menace d’un référendum si la proposition de loi n’est pas adoptée (https://www.lavie.fr/actualite/societe/fin-de-vie-au-senat-la-droite-amende-et-accepte-laide-a-mourir-pour-eviter-le-pire-102588.php), et sera discutée par les sénateurs en séance publique à partir du 20 janvier 2026. Une proposition de loi sur les soins palliatifs est examinée concomitamment (https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/proposition-de-loi-relative-au-droit-a-laide-a-mourir.html).
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