Publié le 28 Décembre 2025

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 28 décembre 2025 qu’à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, le pape Léon XIV rappelle «l’ombre inquiétante» d’Hérode, qui se projette sur «le tableau resplendissant de Noël», et qui oblige Joseph à prendre l’enfant et sa mère et à fuir en Égypte, où «la flamme de l’amour familial grandit, à laquelle le Seigneur a confié sa présence dans le monde, et acquiert la force d’apporter la lumière au monde entier». Face à ce mystère, le pape invite les familles catholiques à illuminer les sociétés dans lesquelles elles vivent et à être «une lumière d’espérance, une école d’amour et un instrument de salut». Il les exhorte à se détourner des «illusions» des Hérodes de notre temps, avec «leurs mythes de réussite à tout prix, de pouvoir sans scrupules, de bien-être vide et superficiel, dont ils subissent souvent les conséquences : solitude, désespoir, divisions et conflits». Prevost conclut en demandant une bénédiction pour nos familles et pour toutes les familles du monde. Après l'Angélus et les vœux de Noël, le pape a prié pour la paix dans le monde et, surtout, pour les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables qui souffrent à cause des guerres.

 

Ouest-France.fr (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/15-000-jeunes-chretiens-partagent-leur-foi-a-paris-3bbbedb4-e354-11f0-a516-f2552e22cce2) nous montre aussi que la 48e édition de la «rencontre européenne de Taizé» débute ce dimanche. Un millier d’Ukrainiens participeront à cette 48e édition organisée par la discrète mais influente communauté œcuménique de Taizé, avec des jeunes de 18-35 ans venus de toute l’Europe, notamment de Pologne (1800 personnes) et d’Allemagne (1200 pèlerins), ce qui est très important pour eux, pour être des témoins d’espoir, de sentir le soutien d’autres jeunes. Avant même le début de la rencontre, qui durera jusqu’au 1er janvier, plusieurs centaines de pèlerins-encadrants sont arrivés vendredi à Paris. Dans la salle où ils débarquent, ployant pour certains sous le poids de leur sac à dos, ils reçoivent programme, lieu d’hébergement (toujours chez l’habitant) ainsi que leur tâche pendant les rencontres. Ceux qui y viennent peuvent faire des rencontres authentiques avec un public de «chrétiens progressistes, dans l’ouverture».

 

La petite communauté fondée en 1944 attire à Taizé, en Bourgogne, des milliers de jeunes chaque été, et organise autour du Nouvel an des rencontres dans une ville d’Europe : la première, en 1978, avait déjà eu lieu à Paris. En 2024 c’était à Tallinn. La communauté, qui jouit d’une certaine aura en Europe de l’Est, séduit aussi par sa liturgie et ses chants qui s’inspirent du grégorien. L’approche joyeuse et simple, profonde et très belle de la foi dictera la liturgie lors des prières organisées chaque jour dans les églises de Paris et cathédrales d’Ile-de-France, avec pour point d’orgue un rassemblement mardi et mercredi soir à l’Accor Arena de Bercy, avec un psaume, une lecture de l’Évangile traduite en plusieurs langues, encore un chant et un long temps de silence de «huit minutes», ce silence compte beaucoup pour les personnes présentes. Certains jeunes viennent de plus loin que l’Europe. Ainsi 60 pèlerins sont attendus d’Égypte. Quelque 120 ateliers seront également proposés pendant la rencontre, de la spiritualité à l’écologie en passant par la solidarité et les enjeux politiques.

 

Certains y ont d’ailleurs trouvé la foi ou l’ont ravivé sur la colline de Bourgogne où sont implantés les frères, touchés par la prière et l’accueil. Des profils issus de familles athées ou agnostiques, on en croise de plus en plus, et aussi beaucoup de jeunes socialisés dans des milieux croyants et pratiquants qui ont eu besoin de Taizé pour passer d’une foi reçue à une foi choisie. Pour beaucoup l’intérêt va vers la «simplicité», l’aspect «dépouillé» de la liturgie, d’autres ont été marqués par l’hospitalité inconditionnelle que les frères s’efforcent de pratiquer. Tandis que pour d’autres, c’est grâce à Taizé qu’ils parviennent à s’accrocher au christianisme. C’est aussi un lieu pas du tout excluant et où «la communauté LGBT + se sent autant OK». Une porte d’entrée pour rencontrer le Christ, Taizé l’est pour beaucoup de jeunes et moins jeunes. Taizé permet aussi à certains de développer un rapport moins «émotionnel» à la foi (https://www.lavie.fr/ma-vie/spiritualite/ils-ont-rencontre-dieu-sur-la-colline-de-taize-jy-dois-mon-bapteme-ma-vocation-et-ma-sante-mentale-102268.php).

 

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Publié le 27 Décembre 2025

José Manuel Vidal nous montre ce samedi 27 décembre 2025 sur religiondigital.org que Rafael Lazcano (Mondreganes, León, 1957) qui était un ami et camarade de classe du jeune «Bob» Prevost. Ils partageaient études et aspirations de jeunesse, un désir de se consacrer à Dieu et au charisme augustinien. Cette proximité, sans pour autant compromettre son objectivité, lui a conféré un avantage informationnel et contextuel de premier ordre pour aborder la figure du pape et écrire «Biographie de Léon XIV : Le pape augustinien, pèlerin vers Dieu» (San Pablo). Lazcano affirme clairement, preuves à l'appui, que «l'œuvre missionnaire de Prevost auprès des plus vulnérables à Chulucanas, Trujillo et Chiclayo est constante et largement reconnue par le peuple péruvien». Il considère également comme avéré que la suppression du Sodalitium par le pape François a été rendue possible «grâce à l'action discrète de Prevost», qui «a servi d'intermédiaire entre les victimes et les hautes autorités ecclésiastiques. Il a également contribué à organiser des rencontres avec des responsables du Vatican, notamment avec le pape François, rencontre qui s'est avérée déterminante pour l'ouverture d'une enquête plus approfondie sur le Sodalitium» et il «a lui-même clairement indiqué aux représentants du Sodalitium que, selon lui, l'organisation ne possédait aucun charisme légitime au sein de l'Église.»

 

Après avoir affirmé que le pape Léon XIV «connaissait bien les particularités spirituelles espagnoles», l'auteur reconnaît que, d'une certaine manière, le pape François l'a nommé son «héritier présomptif», car il partageait de nombreux points communs avec lui : même contexte ecclésial (l’Amérique latine), il parle espagnol et possède une vaste expérience pastorale (concernant les pauvres, les droits de l’homme et la doctrine sociale), et il est  capables d’un leadership inclusif, auxquels s’ajoute a une connaissance approfondie de tous les pays catholiques et de l’Église universelle : évêques, conférences épiscopales, dicastères, ordres et congrégations religieuses, mouvements religieux, communautés chrétiennes, etc., tandis que certains médias ultra-catholiques ont tenté de saboter sa candidature potentielle avant le conclave : «Infovaticana a intensifié une campagne critique et controversée contre le cardinal Prevost avant le conclave, dans le but de remettre sérieusement en question son profil de candidat à la papauté dans le domaine de la communication ecclésiale.» sans grand succès.

 

Lazcano est convaincu que le pape Léon XIV sera un nouveau Paul VI (dans un contexte très différent), qu’«il orientera la synodalité vers une gouvernance plus aisée, avec moins de langage programmatique et plus de réglementations ; moins d'ambiguïté d'interprétation et une délimitation canonique plus précis ; moins de protagonisme médiatique et une plus grande intégration dans les structures de gouvernance ecclésiales», et poursuivra l'œuvre synodale de l'Église : «Le processus synodal ne s'arrêtera pas avec Léon XIV. Il entrera dans une nouvelle phase, qui consistera à passer de l'impulsion initiale à la consolidation, de l'expérimentation à la structure, et du charisme à l'institution».  Avec peut-être quelques nuances : «Écoute attentive : oui ; discernement communautaire : oui ; décision finale contraignante : non, si elle entre en conflit avec les limites doctrinales déjà définies.», même si «La synodalité sous Léon XIV est assurée, et parallèlement, le diaconat féminin en tant que ministère ordonné est rejeté».

 

En gros, «La synodalité de Léon XIV semble viser à réorganiser la participation, non à redéfinir la doctrine ; à renforcer la coresponsabilité, non à cléricaliser les ministères ; et à élargir les espaces de décision sans éroder la structure sacramentelle. Dans cette perspective, le refus du diaconat féminin n’est pas un recul, mais une clarification qui évite à la synodalité de devenir un lieu de frustration perpétuelle.» et «Le rejet du diaconat féminin n'implique pas en soi une stagnation quant au rôle des femmes, mais plutôt une évolution du débat sur trois axes : de l'ordination aux ministères institués et à la gouvernance; de la reconnaissance sacramentelle à l'autorité royale non ordonnée; et d'une logique cléricale à une logique véritablement ecclésiale. Le refus du diaconat féminin en tant que ministère ordonné ne nie pas la synodalité, mais en définit les limites. Une synodalité sans limites claires ne peut mûrir ; elle dépérit. À moyen et long terme, il en résulte une synodalité plus réfléchie, plus ecclésiologique et plus juridique.»

 

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Publié le 26 Décembre 2025

vaticannews.va nous montre qu’au terme de la prière de l'Angélus, récitée ce 26 décembre, mémoire liturgique du premier martyr de l'histoire, le pape a appelé chacun à œuvrer pour la paix malgré l'opposition (https://katholisch.de/artikel/66548-papst-leo-wer-heute-an-frieden-glaubt-wird-oft-laecherlich-gemacht), et souhaité qu'il intercède pour les communautés chrétiennes qui souffrent dans le monde. Que son exemple puisse aider les promoteurs de paix et de réconciliation a-t-il souhaité. Le pape Léon XIV a souhaité que «son exemple de douceur, de courage et de pardon accompagne tous ceux qui s'engagent dans des situations de conflit pour promouvoir le dialogue, la réconciliation et la paix». Des mots qui font écho à son message de paix du jour de Noël.

 

Les États-Unis ont annoncé avoir attaqué le 25 décembre des positions de terroristes islamistes au Nigéria, en réponse aux persécutions subies par les populations chrétiennes dans le pays. Pourtant, le gouvernement nigérian assure que les chrétiens ne sont pas plus visés que les musulmans. Chaque groupe religieux a autant été victime de violences ces dernières années, que ce soit de la part des deux principaux groupes terroristes, Boko Haram et État islamique en Afrique de l'Ouest, ou de la part de gang criminels qui prospèrent sur des attaques et des kidnappings très lucratifs. La dernière attaque, par exemple, remonte à mercredi : une explosion dans une mosquée de Maiduguri dans le nord-est du pays qui a fait 7 morts. Les autorités nigérianes, citées notamment par Al Jazeera, qui sont loin de minimiser la menace que représentent les groupes terroristes sur le pays, rejettent l'idée de persécutions religieuses, et si la communauté chrétienne a bien subi des attaques terrifiantes, elles ne découlent pas de conflits religieux mais plutôt de rivalités ethniques, de conflits fonciers entre fermiers chrétiens et éleveurs musulmans, et d'actes criminels (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-vendredi-26-decembre-2025-2441053).

 

Le pape, le patriarche Bartholomée et le secrétaire général de l'ONU ont salué le «pèlerinage de confiance» qui se déroulera à Paris à partir du 28 décembre avec l'ouverture de la 48e Rencontre européenne des jeunes, organisée par la Communauté de Taizé. Le pape a demandé aux jeunes de devenir «des pèlerins de confiance, des artisans de paix et de réconciliation», le patriarche Bartholomée dit également aux jeunes que «le monde a besoin de votre vision claire, de votre courage et de votre espoir», et le secrétaire général de l'ONU exprime sa gratitude pour «le témoignage de courage, d’engagement et de compassion nécessaire à la construction d’un monde plus juste et plus pacifique.» (https://www.religiondigital.org/otras-confesiones/leon-xiv-encuentro-taize-convertios_1_1437982.html).

 

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Publié le 25 Décembre 2025

La rédaction de rtbf.be et l’AFP nous montrent que le pape a appelé jeudi l’Ukraine et la Russie à trouver "le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse", lors de sa bénédiction "Urbi et Orbi" du jour de Noël, au Vatican. Moscou et Kiev négocient séparément depuis plusieurs semaines le plan américain pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, qui prévoit un gel du front sans régler la question d’une possible cession de territoires à Moscou.

 

Pour son premier Noël depuis son élection à la tête de l’Église catholique en mai, le pape Léon XIV s’est livré à un tour d’horizon des conflits internationaux devant les milliers de fidèles massés sur la place Saint-Pierre par un temps pluvieux. De la Birmanie à la République démocratique du Congo (RDC) en passant par le Soudan, le Mali, la Syrie ou Haïti, il a prié pour "ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme".

 

Citant 15 pays, le pape américain a notamment évoqué "ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza" et "ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite". Le pape Léon XIV, qui s’est inscrit dans les pas de son prédécesseur le pape François sur la défense des réfugiés, a également cité les "nombreux migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain" en quête d’un avenir meilleur.

 

Il a également prié pour "rétablir l’ancienne amitié entre la Thaïlande et le Cambodge" alors que les deux pays ont entamé mercredi des pourparlers en vue de mettre un terme à leurs affrontements qui ont fait plus de 40 morts et des centaines de milliers de déplacés en deux semaines.  Un mois après son premier voyage en Turquie et au Liban, le pape a adressé une pensée particulière aux chrétiens du Moyen-Orient : "j’ai écouté leurs craintes et je connais bien leur sentiment d’impuissance face à des dynamiques de pouvoir qui les dépassent", a-t-il déclaré.

 

Le pape Léon XIV a conclu son discours en souhaitant un joyeux Noël aux fidèles en 10 langues (italien, français, anglais, espagnol, allemand, portugais, polonais, arabe, chinois et latin). Auparavant, le souverain pontife avait parcouru les allées de la place Saint-Pierre à bord de sa "papamobile", saluant et bénissant les fidèles sous les acclamations. Lors de la messe, citant «le bien-aimé pape François», Prevost a insisté sur le fait que «Jésus veut que nous touchions la misère humaine, que nous touchions la chair souffrante des autres», et a encouragé à surmonter la tentation de «l'indifférence» — dans les tentes de Gaza, dans les guerres, derrière des portes closes, et aussi à Cáceres ou à Badalona (https://www.religiondigital.org/vaticano/tiendas-gaza-refugios-misa-navidad-leon-vaticano-badalona-dialogo-paz_1_1437846.html).

 

Et le pape Léon XIV a célébré mercredi soir la première messe de Noël de son pontificat dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, délivrant un message de "charité et d'espérance" face aux dérives d'une "économie faussée", alors que "Dieu se fait semblable à nous, révélant la dignité infinie de toute personne". Il est sorti sur le parvis de la place Saint-Pierre pour saluer les quelque 5000 fidèles massés sous la pluie pour suivre la cérémonie sur écrans géants, faute de place à l'intérieur de la basilique. "La basilique Saint-Pierre est très grande, mais malheureusement pas assez pour tous vous accueillir. J'admire, respecte et vous remercie pour votre courage et votre envie d'être ici ce soir", a-t-il lancé en anglais (https://www.rtbf.be/article/au-vatican-le-pape-leon-xiv-celebre-sa-premiere-messe-de-noel-11653268).

 

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Publié le 24 Décembre 2025

RFI.fr nous montre que le pape Léon XIV a demandé, mardi 23 décembre 2025 dans la soirée, une trêve d'un jour pour Noël dans le monde entier, sans mentionner de conflit en particulier. «Je renouvelle cette demande à toutes les personnes de bonne volonté afin qu'elles respectent au moins, en cette fête de la naissance du Sauveur, une journée de paix», a déclaré le pape à la sortie de sa résidence de Castel Gandolfo, dans les environs de Rome, avant de regagner le Vatican. «Ce qui m'attriste particulièrement, c'est le fait que la Russie semble avoir rejeté la demande de trêve», a-t-il remarqué.

 

Le pape Léon XIV doit célébrer, mercredi 24 décembre au soir, sa première messe de Noël depuis qu'il a été élu pape avant de prononcer le 25 décembre à midi la traditionnelle bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville et au monde), dans laquelle le souverain pontife se livre traditionnellement à un tour d'horizon des conflits dans le monde, alors que la minorité chrétienne de Gaza se prépare à célébrer Noël. Ils sont à peine un millier de chrétiens (sur plus de 2 millions de Gazaouis) à célébrer Noël, pour la troisième année de suite, dans un contexte loin d’être propice à la fête. Beaucoup disent aspirer à une paix durable, deux mois après l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu (https://www.courrierinternational.com/article/conflit-la-minorite-chretienne-de-gaza-se-prepare-a-celebrer-noel-nous-sommes-toujours-la_238737). Et en ce mois de décembre, Bethléem a retrouvé un peu de joie. À l’approche de Noël, le traditionnel spectacle des illuminations de la ville de naissance de Jésus a été inauguré en grande pompe, après deux années d’annulation, en raison de la guerre à Gaza (https://www.letelegramme.fr/monde/nous-voulons-celebrer-et-etre-avec-nos-freres-et-soeurs-bethleem-sillumine-et-retrouve-un-peu-de-joie-a-lapproche-de-noel-6953518.php).

 

Enfin, Paolo Santalucia sur AP (https://abc7chicago.com/post/pope-leo-xiv-news-catholic-church-leader-disappointed-approval-assisted-suicide-legislation-home-state-illinois/18310097/) nous montre que le pape Léon XIV a déclaré mardi qu’il était «très déçu» que son État d’origine, l’Illinois, ait approuvé une loi autorisant le suicide assisté médicalement, et il a appelé à un plus grand respect de la vie. Il a déclaré avoir parlé «explicitement» avec le gouverneur J.B. Pritzker et l'avoir exhorté à ne pas promulguer la loi. Le cardinal de Chicago, Blase Cupich, a fait de même, a indiqué le  pape Léon XIV aux journalistes en quittant sa résidence de Castel Gandolfo, au sud de Rome. Pritzer a promulgué la loi le 12 décembre. Ce texte, également connu sous le nom de «Loi de Deb», rend hommage à Deb Robertson, une habitante de l'État atteinte d'une maladie rare et incurable. Elle avait milité pour son adoption et témoigné de la souffrance des personnes et de leurs familles qui souhaitent avoir la possibilité de décider elles-mêmes de la fin de leur vie. Pritzker, un démocrate, avait déclaré avoir été touché par les témoignages de patients atteints de maladies en phase terminale.

 

Le pape Léon XIV, qui a grandi à Chicago, a cité l'enseignement catholique, qui appelle à la défense et à la protection de la vie de la conception jusqu'à la mort naturelle, interdisant l'avortement et l'euthanasie. «J’invite chacun, surtout en cette période de Noël, à réfléchir à la nature et à la beauté de la vie humaine», a déclaré le pape Léon XIV. «Dieu s’est fait homme comme nous pour nous montrer ce que signifie vivre pleinement, et je souhaite ardemment que le respect de la vie se renforce à chaque instant de l’existence humaine, de la conception à la mort naturelle.» Les six diocèses catholiques de l'État avaient critiqué la signature de Pritzker, affirmant que la loi plaçait l'Illinois «sur une voie dangereuse et déchirante».

 

Deb Robertson, assistante sociale à la retraite de la banlieue de Chicago qui a donné son nom à la loi, a remercié le gouverneur Pritzker d’avoir signé la loi offrant «toute la gamme des options de fin de vie». Mme Robertson a ajouté : «La fin pourrait être proche pour moi, mais je suis heureuse d’avoir pu jouer un rôle pour garantir que les résidents de l’Illinois en phase terminale aient accès à l’aide médicale à mourir.» (https://lactualite.com/actualites/lillinois-devient-le-12e-etat-a-autoriser-laide-medicale-a-mourir/).  

 

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Publié le 24 Décembre 2025

RFI.fr nous montre que le pape Léon XIV a demandé, mardi 23 décembre 2025 dans la soirée, une trêve d'un jour pour Noël dans le monde entier, sans mentionner de conflit en particulier. «Je renouvelle cette demande à toutes les personnes de bonne volonté afin qu'elles respectent au moins, en cette fête de la naissance du Sauveur, une journée de paix», a déclaré le pape à la sortie de sa résidence de Castel Gandolfo, dans les environs de Rome, avant de regagner le Vatican. «Ce qui m'attriste particulièrement, c'est le fait que la Russie semble avoir rejeté la demande de trêve», a-t-il remarqué.

 

Le pape Léon XIV doit célébrer, mercredi 24 décembre au soir, sa première messe de Noël depuis qu'il a été élu pape avant de prononcer le 25 décembre à midi la traditionnelle bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville et au monde), dans laquelle le souverain pontife se livre traditionnellement à un tour d'horizon des conflits dans le monde, alors que la minorité chrétienne de Gaza se prépare à célébrer Noël. Ils sont à peine un millier de chrétiens (sur plus de 2 millions de Gazaouis) à célébrer Noël, pour la troisième année de suite, dans un contexte loin d’être propice à la fête. Beaucoup disent aspirer à une paix durable, deux mois après l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu (https://www.courrierinternational.com/article/conflit-la-minorite-chretienne-de-gaza-se-prepare-a-celebrer-noel-nous-sommes-toujours-la_238737). Et en ce mois de décembre, Bethléem a retrouvé un peu de joie. À l’approche de Noël, le traditionnel spectacle des illuminations de la ville de naissance de Jésus a été inauguré en grande pompe, après deux années d’annulation, en raison de la guerre à Gaza (https://www.letelegramme.fr/monde/nous-voulons-celebrer-et-etre-avec-nos-freres-et-soeurs-bethleem-sillumine-et-retrouve-un-peu-de-joie-a-lapproche-de-noel-6953518.php).

 

Enfin, Paolo Santalucia sur AP (https://abc7chicago.com/post/pope-leo-xiv-news-catholic-church-leader-disappointed-approval-assisted-suicide-legislation-home-state-illinois/18310097/) nous montre que le pape Léon XIV a déclaré mardi qu’il était «très déçu» que son État d’origine, l’Illinois, ait approuvé une loi autorisant le suicide assisté médicalement, et il a appelé à un plus grand respect de la vie. Il a déclaré avoir parlé «explicitement» avec le gouverneur J.B. Pritzker et l'avoir exhorté à ne pas promulguer la loi. Le cardinal de Chicago, Blase Cupich, a fait de même, a indiqué le  pape Léon XIV aux journalistes en quittant sa résidence de Castel Gandolfo, au sud de Rome. Pritzer a promulgué la loi le 12 décembre. Ce texte, également connu sous le nom de «Loi de Deb», rend hommage à Deb Robertson, une habitante de l'État atteinte d'une maladie rare et incurable. Elle avait milité pour son adoption et témoigné de la souffrance des personnes et de leurs familles qui souhaitent avoir la possibilité de décider elles-mêmes de la fin de leur vie. Pritzker, un démocrate, avait déclaré avoir été touché par les témoignages de patients atteints de maladies en phase terminale.

 

Le pape Léon XIV, qui a grandi à Chicago, a cité l'enseignement catholique, qui appelle à la défense et à la protection de la vie de la conception jusqu'à la mort naturelle, interdisant l'avortement et l'euthanasie. «J’invite chacun, surtout en cette période de Noël, à réfléchir à la nature et à la beauté de la vie humaine», a déclaré le pape Léon XIV. «Dieu s’est fait homme comme nous pour nous montrer ce que signifie vivre pleinement, et je souhaite ardemment que le respect de la vie se renforce à chaque instant de l’existence humaine, de la conception à la mort naturelle.» Les six diocèses catholiques de l'État avaient critiqué la signature de Pritzker, affirmant que la loi plaçait l'Illinois «sur une voie dangereuse et déchirante».

 

Deb Robertson, assistante sociale à la retraite de la banlieue de Chicago qui a donné son nom à la loi, a remercié le gouverneur Pritzker d’avoir signé la loi offrant «toute la gamme des options de fin de vie». Mme Robertson a ajouté : «La fin pourrait être proche pour moi, mais je suis heureuse d’avoir pu jouer un rôle pour garantir que les résidents de l’Illinois en phase terminale aient accès à l’aide médicale à mourir.» (https://lactualite.com/actualites/lillinois-devient-le-12e-etat-a-autoriser-laide-medicale-a-mourir/).  

 

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Publié le 23 Décembre 2025

Arnaud Gonzague nous montre dans nouvelobs.com dans son article du mardi le 21 décembre 2025 que plus inventifs et plus démonstratifs que leurs aînés, ces jeunes chrétiens progressistes bataillent contre les réacs d’extrême droite et les dégâts du capitalisme tout en militant pour l’écologie et ont décidé de détacher du christianisme le visage médiatique droitard des plateaux de CNews ou des ensoutanés pullulant sur les réseaux sociaux comme en octobre dernier, lorsque le dernier livre d’Eric Zemmour s’est vu affubler d’un drôle de marque-page couleur vert pomme qui proclamait : «J’étais un étranger et vous m’avez accueilli», la phrase d’un dangereux défenseur de la «subversion migratoire» nommé Jésus-Christ, énoncée au sein d’un recueil gauchiste, l’Évangile selon saint Matthieu (25,35), et quelques jours plus tard, ils sont aussi allés, armés de guitares, bousculer une séance de dédicaces de l’auteur du «Suicide français», avant de se faire sortir par la sécurité, quand d’autres faisaient des «cercles de silence» protestataires devant le siège parisien de Fayard.

 

Et ils prouvent que la foi chrétienne ne penche pas forcément à droite et ces jeunes chrétiens qui se retrouvent dans de nouveaux espaces catholiques écolos de gauche comme Anastasis qui a qui d’ailleurs publié un ouvrage en 2021, «la Communion qui vient» (Seuil), dont les titre fait clairement référence à «l’Insurrection qui vient» (La Fabrique, 2007), essai des militants de l’ultragauche du Comité invisible, encore qu’on a vu, au printemps 2023, sous un Abribus parisien, en train de «cirer les pompes» – littéralement, à grands coups de brosse à reluire – des manifestants défilant contre la réforme des retraites, et un joli coup médiatique, montrant leur attachement à la question sociale tout en reproduisant un geste christique (laver les pieds des disciples), Lutte et Contemplation qui amené ces opérations contre Eric Zemmour pour l’empêcher d’instrumentaliser la religion chrétienne, et certains se réunissent au Dorothy à Paris, un café-atelier associatif animé par des chrétiens et ouvert à tous dans un esprit de fraternité, et ils ont envie de dénoncer l’entreprise nauséabonde de réappropriation de leur foi par l’extrême droite, et veulent surtout rappeler que le devoir de tout chrétiens est d’accueillir l’autre, le vulnérable, le précaire, le marginal, plutôt qu’un «sursaut judéo-chrétien» voulu par Eric Zemmour.

 

Ces jeunes chrétiens réussissent à essaimer avec le Festival des poussières qui articule, quelques jours chaque été, des temps de formation intellectuelle, des temps de prière et des temps festifs. Ils tentent d’incarner leur sensibilité dans l’espace public, comme par exemple lors du rassemblement chrétien œcuménique contre l’extrême droite de juin 2024 qui a réuni de nombreuses organisations issues de la tradition du christianisme social, ou tout récemment lors de la prière pour la vérité, la justice et la paix en Palestine-Israël inspirée de la théologie de la libération palestinienne (https://laviedesidees.fr/Chretiens-et-a-gauche). Et ils ne se cachent plus d’adorer Jésus : prières collectives, chants religieux au Festival des Poussières, Christ coloré, bras écartés, en couverture du premier numéro du «Cri» (dont le titre en dit long)… Ils partagent une adhésion sans équivoque au mariage homosexuel et à la lutte contre la transphobie (les défilés cathos contre le mariage pour tous, en 2012-2013, ont provoqué chez la plupart d’entre eux la honte que l’Église verse dans l’homophobie la plus primaire, tandis la question de la fin de vie suscite une opposition chez Anastasis, mais il s’est prononcé en faveur de l’IVG (son «interdiction ne peut être que meurtrière et injuste» en raison des avortements clandestins, dit un texte du collectif) – même s’il précise que ce n’est pas un «geste anodin», et Lutte & Contemplation, lui, «ne [s’est] pas prononcé» sur ces questions. 

 

 

Qu’ont-ils lu au juste ? Bien entendu, les Évangiles… mais pas n’importe quels passages : ceux qui, par exemple, proclament que Dieu «renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles» (Luc 1,52) ou affirment : «Vous ne pouvez pas à la fois servir Dieu et Mamon [l’Argent]» (Matthieu 6,24). Beaucoup d’entre eux vénèrent aussi «Laudato si’», l’encyclique écolo du pape François publiée il y a dix ans, et défendent un concept méconnu de la doctrine catholique : celui de «destination universelle des biens». Autrement dit, la conviction qu’ici-bas «les biens de la Création doivent équitablement affluer entre les mains de tous» (dixit le texte «Gaudium et Spes», publié après le concile Vatican II en 1965) et que la propriété privée, sans être abolie, doit s’effacer devant ce droit. Les inspirateurs protestants ne sont pas oubliés par le mouvement, comme l’autoproclamé «chrétien anarchiste» Jacques Ellul (1912-1994) dont l’un des concepts, notamment, qui doit nourrir le combat des chrétiens de progrès : celui d’«espérance» qui mise sur  l’élan et s’oppose à l’espoir qui est passif. On notera enfin que dans le panthéon intellectuel des jeunes chrétiens de gauche, les penseuses occupent une place notable parmi elles, l’ardente Simone Weil (1909-1943), philosophe juive convertie au christianisme qui, au milieu des années 1930, a choisi d’aller trimer sur une chaîne d’usine pour partager le sort des damnés de la terre, avant de se diriger vers l’Espagne, pour batailler contre le franquisme, puis de rejoindre la Résistance à Londres, l’Américaine Dorothy Day (1887-1980), penseuse et activiste américaine qui, en plus de théoriser le «communisme catholique», accueillait dans des refuges les miséreux de New York, et il y a encore la militante afroféministe américaine bell hooks (1952-2021).

 

L’inépuisable énergie de cette jeune garde cacherait presque qu’ils sont, pour le moment, bien moins audibles et visibles, notamment sur les réseaux sociaux, que les partisans d’un retour à la bigoterie. Et aussi fort peu nombreux. Combien au juste ? Difficile de se prononcer : 600 participants au Festival des Poussières, 4000 inscrits à la newsletter de Lutte & Contemplation et 2500 abonnés au «Cri», le nouveau mensuel, revendiqué « chrétien, joyeux et radical », lancé en novembre dernier. « Bien sûr, nous sommes, dans les faits, plus nombreux que cela. Mais c’est vrai que nous jouons à David contre Goliath face aux milliardaires cathos d’extrême droite [Bolloré et Stérin], plaisante Paul Piccarreta, 38 ans, directeur de la publication du “Cri”On assume d’être minoritaires parmi une minorité, car nous nous sentons davantage fidèles au message du Christ.» Cette authenticité, cette relation au «vrai» Christ est d’ailleurs une constante : «Un Eric Zemmour l’a avoué [sur un plateau de RMC en 2018] : “Je suis pour l’Église contre le Christ”, souligne Théophane DurandL’extrême droite se réclame d’un ordre figé, dur, du catholicisme. Nous nous réclamons, comme Jésus, de la justice et de l’égalité.»

 

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Publié le 22 Décembre 2025

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 22 décembre que le pape Léon XIV qui a axé son discours presque entièrement sur l'exhortation apostolique de 2013 du pape François, Evangelii Gaudium , «La joie de l'Évangile» (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), qui sera l'un des quatre principaux points abordés lors de son consistoire extraordinaire des cardinaux les 7 et 8 janvier, a invité lundi les membres du gouvernement de l’Église à rejeter toute «soif de domination», reprenant l’appel de son prédécesseur le pape François à davantage d’humilité chez ses collaborateurs, sur un ton plus modéré.

 

Les membres de la Curie, le gouvernement central du Saint-Siège, peuvent «constater avec déception que certaines dynamiques liées à l’exercice du pouvoir, à la soif de domination, à la défense de ses propres intérêts, ne changent pas facilement», a déclaré le pape américain lors de ses premiers vœux de fin d’année au Vatican. «Dans la fatigue quotidienne, il est beau de trouver des amis en qui nous pouvons avoir confiance, lorsque les masques et les subterfuges tombent, lorsque les personnes ne sont pas utilisées ni ignorées, lorsque l’on s’entraide», a-ajouté.

 

Au cours de ses 12 ans de pontificat, le pape François avait pris pour habitude, dans ses vœux de Noël, d’appeler la Curie romaine à rompre avec les logiques de pouvoir et à s’interroger sur ses comportements, pointant du doigt ses erreurs et ses résistances, et pour lancer des appels véhéments à un changement de mentalité (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), au risque de s’attirer la rancune de ses collaborateurs. En décembre 2014, lors d’un discours au ton particulièrement acide, le jésuite argentin avait dressé «un catalogue» cinglant des 15 maladies menaçant la Curie, dont «l’Alzheimer spirituel», «la fossilisation mentale et spirituelle», «le terrorisme des bavardages» ou «le narcissisme faux».

 

Connu pour son caractère plus doux et diplomate, le pape Léon XIV a délivré un message similaire en adoptant un ton bien plus mesuré, préférant insister sur la recherche d’unité et sur la communion. Face à «la logique de l’égoïsme et de l’individualisme», le pape a exhorté à faire le choix de «la solidarité réciproque», appelant au passage les institutions de l’Église à rester  missionnaires» plutôt que de s’alourdir par les lenteurs administratives. Quelques minutes plus tard, devant les salariés du Vatican, l’évêque de Rome a de nouveau appelé à adopter «le style de la simplicité, de l’humilité».

 

Après son premier discours de Noël à la Curie vaticane dans lequel il demande aux membres de la Curie romaine que leur travail devrait être de se connecter aux réalités locales tout en promouvant la communion dans un monde divisé tout en évoquant le décès du pape François en début d'année, déclarant que «sa voix prophétique, son style pastoral et son riche magistère ont marqué le cheminement de l'Église ces dernières années, nous encourageant avant tout à placer la miséricorde de Dieu au centre, à donner un nouvel élan à l'évangélisation et à être une Église joyeuse, accueillante envers tous et attentive aux plus pauvres.» (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), nombreux sont ceux qui penseront désormais que, sous la musique enveloppante du pape américain, se cachait un air familier, un écho du bandonéon d'un vieux tango d'un pape argentin (https://www.religiondigital.org/vaticano/primer-sobresalto-curia-vaticana-leon_1_1437608.html).

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 21 Décembre 2025

religiondigital.org nous montre que le quatrième dimanche de l'Avent, avant la prière de l'Angélus, le pape, dans sa catéchèse, a évoqué la figure de saint Joseph, le dépeignant comme «un homme fragile et faillible – comme nous – et, en même temps, courageux et fort dans la foi» qui a joué un rôle de premier plan dans «une très belle page de l'histoire du salut». «Piété et charité, miséricorde et abandon; telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, pour nous accompagner en ces derniers jours de l’Avent, vers le saint Noël», a souligné le pape dans son allocution depuis la fenêtre du Palais apostolique, devant les fidèles rassemblés pour l’écouter et admirer la crèche géante et le sapin de Noël installés au cœur de la place Saint-Pierre. «Ce sont là des attitudes importantes, qui éduquent le cœur à la rencontre du Christ et de nos frères et sœurs, et qui peuvent nous aider à être les uns pour les autres une crèche accueillante, un foyer chaleureux , un signe de la présence de Dieu», a remarqué le pape Léon XIV, invitant chacun «en ce temps de grâce, à ne manquer aucune occasion de les mettre en pratique : pardonner, encourager, donner un peu d’espoir aux personnes avec lesquelles nous vivons et à celles que nous rencontrons; et renouveler dans la prière notre abandon filial au Seigneur et à sa Providence, en lui confiant tout avec confiance.» Lors des salutations, le pape Prévost a eu des paroles aimables pour les enfants et les jeunes de Rome, rassemblés sur la place pour la bénédiction des figurines de l'Enfant Jésus destinées aux crèches de leurs maisons, et leur a demandé de «prier devant la crèche pour les intentions du Pape et, surtout, pour que tous les enfants vivent en paix».

 

katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/66458-papst-leo-xiv-staerkt-die-arbeitsrechtliche-behoerde-im-vatikan) nous montre aussi que les droits des employés au Vatican sont uniques. Il n'existe pas de droit de grève et le droit du travail n'est pas conçu pour gérer les conflits. Un bureau spécial, l'Autorité indépendante du travail du Vatican (ULSA) est dédié aux litiges, et le pape Léon XIV a récemment proposé des modifications à son fonctionnement. Conformément aux nouveaux statuts de l'ULSA, un plus grand nombre de salariés doivent désormais être représentés au sein du conseil consultatif de l'autorité, chargée notamment du règlement des conflits du travail. Pour la première fois, un salarié de la Caisse de pension du Vatican, un du Service de santé du Vatican et un du Vicariat de Rome disposeront d'un siège et d'une voix au sein de ce conseil. Le préambule du nouveau statut, signé par le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, précise que le pape Léon XIV souhaitait, par cette nouvelle réglementation, garantir une meilleure représentativité au sein de l'institution. De plus, il favorise la conciliation dans les conflits du travail. La rapidité avec laquelle le pape Léon XIV a approuvé un nouveau statut pour l'ULSA est inhabituelle. Son prédécesseur, le pape François, n'a décrété un nouveau règlement que lors de sa quatrième année de pontificat, et il a fallu cinq ans au pape Benoît XVI avant qu'il ne s'attaque à la question.

 

En Irlande, l'Association des prêtres catholiques a critiqué les évêques irlandais pour leur silence face à la décision du Vatican d'interdire l'ordination des femmes comme diacres, selon l'hebdomadaire britannique The Tablet mercredi, alors que plusieurs évêques soutenaient en privé le diaconat féminin, mais «hésitent à le rendre public et contestent les conclusions de la Commission [du Vatican], même si ces conclusions sont intenables», et affirme que la décision de la Commission vaticane «portera un préjudice important à la synodalité et à la crédibilité de l'Église». En revanche, un membre de l'Association des prêtres catholiques d'Irlande s'est demandé si le processus décisionnel concernant les femmes diacres avait été mené de manière synodale «tenant compte des nombreuses présentations faites sur le rôle des femmes», faisant remarquer que le résultat était «représentatif d'une vision excessivement anthropocentrique et réductionniste de Jésus-Christ et de sa dualité», et qu'il n'avait encore lu ni entendu «aucun argument théologique convaincant en faveur de l'exclusion des femmes du diaconat ou du sacerdoce», selon la publication hebdomadaire (https://www.religiondigital.org/mundo/irlanda-sacerdotes-catolicos-piden-exclusion_1_1437232.html).

 

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Publié le 20 Décembre 2025

José Lorenzo  nous montre dans religiondigital.org ce samedi 20 décembre 2025 que le lendemain de la clôture du Jubilé de l'Espérance, le pape Léon XIV présidera les 7 et 8 janvier le premier consistoire extraordinaire de son pontificat, auquel participeront des cardinaux du monde entier pour, conformément à ce qu'il leur a dit lors de la première rencontre qu'il a eue avec ceux qui avaient participé au conclave qui l'a élu le 8 mai dernier, solliciter leur aide et leurs conseils pour le gouvernement de l'Église catholique.

 

Le Saint-Siège l’a annoncé ce matin par le biais d’un communiqué de son Bureau de presse, qui a précisé que «la rencontre durera deux jours et sera marquée par des moments de communion et de fraternité, ainsi que par des moments de réflexion, d’échange et de prière.» Ces moments, poursuit le communiqué officiel, «viseront à favoriser un discernement partagé et à offrir soutien et conseils au Saint-Père dans l’exercice de sa haute et importante responsabilité de gouvernement de l’Église universelle». «Le Consistoire», souligne le Bureau de presse, «fait partie intégrante de la vie et de la mission de l’Église et vise à renforcer la communion entre l’évêque de Rome et les cardinaux, appelés à collaborer tout particulièrement dans leur souci du bien de l’Église universelle».

 

La déclaration ne fournit aucune information supplémentaire concernant l'ordre du jour de ces deux jours, bien que des spéculations aient circulé ces dernières semaines selon lesquelles la liturgie – et en particulier la célébration de la messe tridentine – serait au cœur des discussions. Cependant, le bref texte n'en fait aucune mention, bien qu'il contienne les mots «communion», «discernement partagé», «fraternité», «soutien» et «conseil». Le contenu de la lettre envoyée aux cardinaux les informant de ce premier consistoire extraordinaire du pape Prévost n'a pas non plus été officiellement révélé – le dernier du genre, convoqué par son prédécesseur, s'est tenu les 29 et 30 août 2022 pour discuter de la réforme de la Curie – bien que certains articles de presse affirment que trois thèmes occuperont la majeure partie des discussions, et dans cet ordre : l'évangélisation, la synodalité et la liturgie.

 

Ce dernier point a suscité une grande joie parmi les milieux traditionalistes, qui attendent une correction complète du pape François, lequel a imposé des restrictions à la messe tridentine en 2021 par le biais de la lettre apostolique Traditionis Custodes , sans vouloir tenir compte du fait que, sur la base des mêmes informations avancées par Il Giornale, le pape Léon XIV les exhortait, concernant les deux premiers points, à relire Evangelii Gaudium (la feuille de route du pontificat de Bergoglio, que l'on retrouve également dans celui de Prévost) et Praedicate evangelium, la constitution apostolique par laquelle le pape François a promulgué en 2022 la réforme de la Curie vaticane.

 

Si ces informations se confirment, il ne semble pas que la question liturgique – pourtant essentielle à la vie de l’Église – occupera une place centrale dans les délibérations de ce consistoire extraordinaire. Toutefois, compte tenu de la ferveur combative des défenseurs les plus fervents de la messe en latin, et des messages et lettres qu’ils ont adressés au pape – comme Prevost l’a lui-même reconnu –, ils ne tarderont pas à faire connaître leur désaccord. Cela est d’autant plus vrai si l’accent est mis sur la réflexion autour de deux des documents fondateurs du pontificat du pape argentin. L’avenir nous le dira.

 

Enfin, le pape a présidé la dernière audience jubilaire sur la place Saint-Pierre, qui a débuté en janvier sous le pontificat du pape François, où il a axé sa méditation sur le thème «Espérer, c’est créer», et au cours de laquelle il a assuré que «le Jubilé touche à sa fin, mais l’espérance que cette année nous a donnée ne s’éteint pas». À ce propos, il a ajouté, en se référant au passage de l'Évangile : «La création est un cri. Mais beaucoup de puissants n'entendent pas ce cri : les richesses de la terre sont entre les mains de quelques-uns, très peu nombreux, de plus en plus concentrées – injustement – ​​entre les mains de ceux qui, souvent, ne veulent pas entendre le cri de la terre et des pauvres», et a souligné que «Dieu a destiné les biens de la création à tous, afin que tous puissent en bénéficier. Notre tâche est de créer, non de voler.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/tarea-generar-no-robar-papa_1_1437464.html).

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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