Publié le 28 Décembre 2025
José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 28 décembre 2025 qu’à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, le pape Léon XIV rappelle «l’ombre inquiétante» d’Hérode, qui se projette sur «le tableau resplendissant de Noël», et qui oblige Joseph à prendre l’enfant et sa mère et à fuir en Égypte, où «la flamme de l’amour familial grandit, à laquelle le Seigneur a confié sa présence dans le monde, et acquiert la force d’apporter la lumière au monde entier». Face à ce mystère, le pape invite les familles catholiques à illuminer les sociétés dans lesquelles elles vivent et à être «une lumière d’espérance, une école d’amour et un instrument de salut». Il les exhorte à se détourner des «illusions» des Hérodes de notre temps, avec «leurs mythes de réussite à tout prix, de pouvoir sans scrupules, de bien-être vide et superficiel, dont ils subissent souvent les conséquences : solitude, désespoir, divisions et conflits». Prevost conclut en demandant une bénédiction pour nos familles et pour toutes les familles du monde. Après l'Angélus et les vœux de Noël, le pape a prié pour la paix dans le monde et, surtout, pour les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables qui souffrent à cause des guerres.
Ouest-France.fr (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/15-000-jeunes-chretiens-partagent-leur-foi-a-paris-3bbbedb4-e354-11f0-a516-f2552e22cce2) nous montre aussi que la 48e édition de la «rencontre européenne de Taizé» débute ce dimanche. Un millier d’Ukrainiens participeront à cette 48e édition organisée par la discrète mais influente communauté œcuménique de Taizé, avec des jeunes de 18-35 ans venus de toute l’Europe, notamment de Pologne (1800 personnes) et d’Allemagne (1200 pèlerins), ce qui est très important pour eux, pour être des témoins d’espoir, de sentir le soutien d’autres jeunes. Avant même le début de la rencontre, qui durera jusqu’au 1er janvier, plusieurs centaines de pèlerins-encadrants sont arrivés vendredi à Paris. Dans la salle où ils débarquent, ployant pour certains sous le poids de leur sac à dos, ils reçoivent programme, lieu d’hébergement (toujours chez l’habitant) ainsi que leur tâche pendant les rencontres. Ceux qui y viennent peuvent faire des rencontres authentiques avec un public de «chrétiens progressistes, dans l’ouverture».
La petite communauté fondée en 1944 attire à Taizé, en Bourgogne, des milliers de jeunes chaque été, et organise autour du Nouvel an des rencontres dans une ville d’Europe : la première, en 1978, avait déjà eu lieu à Paris. En 2024 c’était à Tallinn. La communauté, qui jouit d’une certaine aura en Europe de l’Est, séduit aussi par sa liturgie et ses chants qui s’inspirent du grégorien. L’approche joyeuse et simple, profonde et très belle de la foi dictera la liturgie lors des prières organisées chaque jour dans les églises de Paris et cathédrales d’Ile-de-France, avec pour point d’orgue un rassemblement mardi et mercredi soir à l’Accor Arena de Bercy, avec un psaume, une lecture de l’Évangile traduite en plusieurs langues, encore un chant et un long temps de silence de «huit minutes», ce silence compte beaucoup pour les personnes présentes. Certains jeunes viennent de plus loin que l’Europe. Ainsi 60 pèlerins sont attendus d’Égypte. Quelque 120 ateliers seront également proposés pendant la rencontre, de la spiritualité à l’écologie en passant par la solidarité et les enjeux politiques.
Certains y ont d’ailleurs trouvé la foi ou l’ont ravivé sur la colline de Bourgogne où sont implantés les frères, touchés par la prière et l’accueil. Des profils issus de familles athées ou agnostiques, on en croise de plus en plus, et aussi beaucoup de jeunes socialisés dans des milieux croyants et pratiquants qui ont eu besoin de Taizé pour passer d’une foi reçue à une foi choisie. Pour beaucoup l’intérêt va vers la «simplicité», l’aspect «dépouillé» de la liturgie, d’autres ont été marqués par l’hospitalité inconditionnelle que les frères s’efforcent de pratiquer. Tandis que pour d’autres, c’est grâce à Taizé qu’ils parviennent à s’accrocher au christianisme. C’est aussi un lieu pas du tout excluant et où «la communauté LGBT + se sent autant OK». Une porte d’entrée pour rencontrer le Christ, Taizé l’est pour beaucoup de jeunes et moins jeunes. Taizé permet aussi à certains de développer un rapport moins «émotionnel» à la foi (https://www.lavie.fr/ma-vie/spiritualite/ils-ont-rencontre-dieu-sur-la-colline-de-taize-jy-dois-mon-bapteme-ma-vocation-et-ma-sante-mentale-102268.php).
Merci !
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