Publié le 19 Décembre 2025

katholisch.de nous montre ce vendredi que le théologien Matthias Remenyi, de Wurtzbourg, professeur de théologie fondamentale et d'études comparées des religions à l'université Julius-Maximilians depuis 2017, a remis en question la pertinence des arguments du Vatican contre l'ordination des femmes. Le rapport final de la commission théologique vaticane, publié début décembre, révèle que «le principal argument avancé au plus haut niveau en faveur de l'impossibilité de l'ordination des femmes» n'a pas recueilli la majorité au sein de la commission, a commenté Remenyi vendredi sur le portail catholique «Kirche und Leben» (Église et Vie).

 

«Sur la question de savoir si la masculinité des personnes ordonnées fait partie intégrante de l’identité sacramentelle du ministère ordonné parce qu’elle représente la masculinité de Jésus-Christ, la commission est parvenue à une impasse, avec cinq voix pour et cinq contre», écrit le théologien. Le fait que la commission n’ait pu se prononcer précisément sur ce point «révèle la rigueur de l’argumentation et la force de persuasion des détracteurs de l’ordination des femmes en général», souligne-t-il.

 

Remenyi accuse le Vatican de retarder la question de l'ordination des femmes en multipliant les commissions. Il explique que se référer uniquement à des faits historiques ne suffit pas à résoudre ce sujet controversé : «L'argument du “c'est comme ça depuis toujours” est insuffisant.» Le débat doit porter sur des arguments de fond qui reflètent la compréhension actuelle. L'argument de la justice et de l'absence de discrimination, fondé sur l'égale dignité, est à cet égard un argument extrêmement convaincant.

 

Pour le diaconat féminin, le pape Léon XIV devrait écouter ce qu’il dit surtout au moment où il choisit un nouvel archevêque comme Mgr Richard Moth, 67 ans, pour remplacer le cardinal à la retraite Vincent Nichols, 80 ans, en tant qu'archevêque du plus grand diocèse britannique basé à Londres, celui de Westminster. Il a fait ces commentaires le mois dernier dans un discours devant les évêques italiens, affirmant que l’église doit «se renouveler constamment» pour faire face aux défis d’aujourd’hui. "Nous devons empêcher l'inertie de ralentir le changement nécessaire, même pour de bonnes intentions", a-t-il déclaré en novembre (https://cruxnow.com/church-in-uk-and-ireland/2025/12/pope-names-new-archbishop-of-westminster-in-london).

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Publié le 18 Décembre 2025

la-croix.com (avec l’AFP) nous montrent que le pape Léon XIV a accepté la démission de l’archevêque de New York, le cardinal Timothy Michael Dolan, 75 ans qui a présenté sa démission conformément au droit canonique, a annoncé ce jeudi 18 décembre  2025 le Vatican, écartant ainsi une figure majeure du camp conservateur américain. Il est remplacé par un évêque de 58 ans originaire de l’Illinois, Ronald Hicks qui dirige le diocèse de Joliet depuis septembre 2020, après avoir été évêque auxiliaire de Chicago entre 2018 et 2020 et vicaire général de l’archidiocèse pendant trois ans, de 2015 à 2018. Il s’agit de la nomination d’évêque la plus importante depuis l’élection du pape Léon XIV à la tête de l’Église catholique en mai, laissant entrevoir la volonté d’une plus grande fermeté de l’Église face aux décisions de l’administration américaine, notamment en matière de défense des droits humains.

 

Mgr Hicks apparaît lui aussi comme un fervent défenseur de la doctrine catholique traditionnelle. Le journal National Catholic Register (NCR) le décrit notamment comme «pro-vie» et favorable à la messe tridentine. Il a toutefois été très proche du cardinal Blase Cupich, une figure associée à une pastorale plus centrée sur la justice sociale, l’accueil des migrants, et l’inclusion, dans la ligne du pape François. Ronald Hicks s’est aussi impliqué dans des initiatives sociales comme des messages unifiés de l’épiscopat sur l’immigration, en se référant à la doctrine sociale de l’Église plutôt qu’à une ligne politique partisane. En 2021, il a été parmi les signataires d’une lettre demandant que les prêtres ne refusent pas la communion aux politiciens «pro-choix». De premiers éléments qui semblent montrer que Mgr Hicks se place dans la ligne «ouverte et modérée» que le pape Léon XIV suit jusqu’à, présent (https://www.cath.ch/newsf/a-new-york-le-pape-nomme-leveque-centriste-ronald-hicks/).

 

En novembre, Ronald Hicks avait fait part de sa "solidarité avec tous nos frères et sœurs" à l'occasion de la publication d'une lettre des évêques américains critiquant la politique antimigrants de la Maison Blanche. Donald Trump s'est engagé dès janvier dans une campagne musclée contre ce qu'il qualifie d'immigration clandestine, évoquant une "invasion" des États-Unis par des "criminels venus de l'étranger" et communiquant abondamment sur les expulsions. Dans la lignée de son prédécesseur argentin le pape François, le pape Léon XIV a appelé à un accueil des réfugiés et au respect des droits humains, allant jusqu'à dénoncer le traitement "extrêmement irrespectueux" des migrants par Washington. Le nouveau cardial partage d'autres points communs avec le pape Léon XIV : il a exercé son ministère dans plusieurs paroisses de l'archidiocèse de Chicago, la ville natale de Robert Francis Prevost, et a servi pendant cinq ans au Salvador, en Amérique centrale, tandis que le pape Léon XIV a passé vingt ans au service du Pérou. Dans une interview à Vatican News jeudi, il a confié avoir l'intention d'exercer sa charge "non pas de manière clivante ou en déchirant les gens mais en recherchant des voies d'unité et en trouvant des moyens de coopérer les uns avec les autres", dans ce diocèse de premier plan qui rassemble plus de 2,5 millions de personnes (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20251218-new-york-le-pape-accepte-la-d%C3%A9mission-du-cardinal-conservateur-timothy-dolan). 

 

Ancien président de la Conférence épiscopale américaine, Mgr Dolan, qui était archevêque de New York depuis 2009, a présenté sa démission à l’âge de 75 ans conformément au droit canonique, bien que les cardinaux soient traditionnellement laissés en poste quelques années supplémentaires. Figure emblématique et médiatique de l’Église américaine, ce fervent opposant à l’avortement, très présent sur les réseaux sociaux, a tenté d’endiguer la diminution du nombre de fidèles et de faire reculer la sécularisation. Ce dernier est un proche de Donald Trump. Il a notamment dirigé la prière d’ouverture à l’investiture du républicain en 2017 et à sa nouvelle inauguration en janvier 2025. Le cardinal a réalisé un certain nombre de commentaires positifs sur Donald Trump. Il a notamment salué le fait que ce dernier prenne au sérieux sa foi chrétienne. Le prélat n’a pour autant pas pris de positions publiques de soutien clair à la politique du président, restant au contraire réticent sur la répression contre les immigrés (https://www.cath.ch/newsf/a-new-york-le-pape-nomme-leveque-centriste-ronald-hicks/). En septembre, le cardinal avait suscité la polémique au moment de l'assassinat du militant politique conservateur Charlie Kirk. Il l'avait alors comparé à un "héros" et un "Saint-Paul des temps modernes" dans un entretien avec la chaine de télévision Fox (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20251218-new-york-le-pape-accepte-la-d%C3%A9mission-du-cardinal-conservateur-timothy-dolan).

 

Sa démission intervient quelques jours après la création d’un fonds de 300 millions de dollars destiné à indemniser les victimes de violences sexuelles ayant porté plainte contre l’Église dans l’État de New York – soit environ 1300 personnes selon les médias américains. «Nous espérons dégager plus de 300 millions de dollars de fonds (...) pour indemniser les victimes d'abus sexuels», a indiqué le cardinal archevêque de New York Timothy Dolan, dans une lettre adressée aux fidèles et publiée sur internet. «Notre objectif a toujours été, et demeure, de régler rapidement toutes les plaintes fondées, de fournir le montant maximal d'indemnisation au plus grand nombre de victimes et de les aider à guérir et à aller de l'avant», a insisté le cardinal Dolan. Pour rassembler cette somme, le cardinal a pris «une série de décisions financières très difficiles», notamment des licenciements dans l'archidiocèse et une réduction de 10% de son budget de fonctionnement. Mgr Dolan envisage également de vendre «des actifs immobiliers importants», dont l'ancien siège de l'archidiocèse, sur la Première avenue à Manhattan, déjà cédé pour plus de 100 millions de dollars, selon le New York Times. «Les abus sexuels commis sur des mineurs il y a longtemps ont couvert notre Église de honte», a rappelé le prélat, demandant une nouvelle fois «pardon» aux victimes (https://www.lorientlejour.com/article/1487814/usa-300-millions-de-dollars-pour-les-victimes-dabus-sexuels-a-new-york-eglise.html).

 

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Publié le 17 Décembre 2025

katholisch.de nous montre dans son article du mardi 16 décembre 2025 que la controverse autour de la liturgie pré-Vatican II continue de susciter de vives réactions au sein de l'Église catholique. Le pape Léon XIV semble vouloir consulter les cardinaux sur la marche à suivre. Un autre sujet majeur figure également à l'ordre du jour du prochain consistoire. Il  n'est pas pressé, mais il entend que chacune de ses décisions soit prise avec fermeté. Il possède une vision claire, qu'il présentera à tous les cardinaux du monde lors d'un consistoire extraordinaire, le premier de son pontificat, qui se tiendra les 7 et 8 janvier (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html).

 

D'après les médias italiens, la première réunion des cardinaux sous le pontificat du pape Léon XIV sera consacrée à la célébration de la messe traditionnelle. Une lettre de vœux sera adressée à tous les cardinaux cette semaine, a rapporté mardi le quotidien Il Giornale. Les délibérations du consistoire devraient se tenir à Rome les 7 et 8 janvier, précise le journal. L'occasion est loin d'être anodine : une fois l'Année jubilaire terminée, le pontificat d’un pape François prendra fin et celui du pape Léon XIV commencera, en toute liberté. Un pontificat de continuité, mais aussi d'un style bien à lui. Parmi ses marques de fabrique, il y a celle d’«obliger» les cardinaux à l’assister dans la gouvernance universelle de l’Église, engagement que Mgr Prévost a pris après le conclave (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html). Le pape François (2013-2025) a intensifié la controverse avec les traditionalistes le 16 juillet 2021 avec sa lettre «Traditionis custodes». Par ce décret, il a considérablement restreint les possibilités de célébrer la messe pré-Vatican II, une décision maintes fois critiquée par les traditionalistes.

 

Selon le rapport, la réunion de deux jours rassemblant plus de 200 cardinaux de l'Église catholique abordera également la question de la synodalité. Celle-ci concerne la participation des évêques, des prêtres et des laïcs, une participation que le pape François a fortement encouragée. Plus récemment, en octobre 2024, le Synode des évêques et d'autres membres du clergé, ainsi que des laïcs ayant le droit de vote, ont adopté des résolutions de réforme pour l'Église universelle. Celles-ci incluaient de nouvelles règles concernant la responsabilité des évêques. Le pape François a ensuite, et de façon surprenante, mis en œuvre ces résolutions à la lettre. Selon le quotidien «Il Giornale», le pape Léon XIV avait fait envoyer l'invitation au premier consistoire en novembre par le doyen du Collège des cardinaux, Giovanni Battista Re. Cependant, les sujets à l'ordre du jour n'ont été inclus que maintenant dans la lettre de Noël du pape aux cardinaux, précise le journal.

 

Ce consistoire sera donc l'occasion pour les cardinaux de montrer s'ils entendent poursuivre le processus synodal initié par le pape François pour l'ensemble de l'Église. Le pape Léon XIV est prêt à écouter, à prendre des notes et à parler peu. Son pontificat est marqué par la concision et la réflexion. Après le consistoire, la réforme de la Curie débutera, à commencer par le Secrétariat d'État et se poursuivra au sein des différents dicastères. Le Dicastère pour la Vie Consacrée et les Œuvres de Vie Apostolique est particulièrement préoccupant, car les attaques contre Simona Brambilla affectent durement la première femme préfète de l'histoire de l'Église – un symbole que le pape Léon XIV ne veut pas perdre. Il en va de même pour «Tucho» Fernández, harcelé par les mêmes groupes ecclésiaux d'extrême droite qui avaient tenté d'influencer le conclave précédent et qui, après leur défaite, s'étaient regroupés (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html).

 

Enfin, le pape a adressé ce mercredi un message fort, exhortant les gens à ne pas perdre de vue que le véritable trésor ne réside pas dans les coffres-forts, mais dans «l'amour du prochain», car «Notre prochain nous demande de ralentir, de le regarder dans les yeux, parfois de revoir nos projets, voire de changer de cap», et mettant en garde contre un «activisme frénétique» dans les préparatifs des fêtes de Noël (https://www.religiondigital.org/vaticano/enloquecidas-e-idolatradas-precio-sangriento_1_1437061.html).

 

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Publié le 16 Décembre 2025

france24.com nous montre que le pape Léon XIV a appelé lundi 15 décembre 2025 à mettre un terme à la "violence antisémite" et à la "haine" au lendemain de l'attentat perpétré à Sydney par un père et son fils qui ont ouvert le feu sur un millier de personnes rassemblées sur la place de Bondi pour la fête juive de Hanouka, qui a fait au moins 15 morts et 42 blessés (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html). "Je confie au Seigneur les victimes de l'attentat terroriste perpétré hier contre la communauté juive de Sydney. Assez de ces formes de violence antisémite! Nous devons extirper la haine de nos cœurs", a lancé le pontife américain dans un discours au Vatican.

 

Quelques heures plus tard, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a signé un télégramme au nom du pape et adressé à Mgr Anthony Fisher, l’archevêque de Sydney qui a affirmé dimanche que l'attaque terroriste «doit conduire à un changement», condamné «une attaque contre nous tous», et exhorté la communauté catholique à mettre fin à l'antisémitisme en recourant à l'éducation et la prédication (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2025-12/tuerie-australie-reaction-pretre-bondi-et-archeveque-de-sydney.html).  

 

Le cardinal Pietro Parolin traduit la profonde tristesse de Léon XIV causée par «l’horrible attaque» et «sa proximité spirituelle» pour «toutes les personnes touchées par cet acte de violence absurde». «Avec un espoir renouvelé que ceux qui sont tentés par la violence se convertissent et cherchent la voie de la paix et de la solidarité, Sa Sainteté prie pour la guérison de ceux qui sont encore en convalescence et pour le réconfort de ceux qui pleurent la perte d'un être cher» a écrit le Secrétaire d’État, assurant que le Saint-Père invoquait les bénédictions divines de paix et de force pour tous les Australiens (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html).

 

L'attentat a relancé le débat sur le port des armes dans le pays. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a déposé des fleurs sur le lieu de l’attaque, «un acte purement maléfique, antisémite et terroriste» auquel il propose déjà de répondre par une législation plus stricte sur les armes. Dans le pays, les drapeaux sont en berne (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html). L’Australie n’avait pas connu de telle tuerie depuis 1996. Le Conseil national des imams australien a pour sa part appelé «tous les Australiens, y compris la communauté musulmane australienne, à se serrer les coudes dans l’unité, la compassion et la solidarité» (https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/australie-suspects-motifs-victimes-ce-quil-faut-savoir-sur-lattentat-antisemite-sur-une-plage-de-sydney-20251215_M47AYIP45ZEMFAPZF5M32CAIPQ/).

 

Finalement, deux jours après l’attentat sur la plage de Bondi, à Sydney, les autorités australiennes poursuivent leur enquête, tandis que des centaines de personnes continuent à se recueillir et à déposer des gerbes de fleurs en hommage aux victimes. La communauté juive, elle, exprime sa colère à l’égard du gouvernement, qu’elle accuse de ne pas avoir pris suffisamment au sérieux la montée de l’antisémitisme en Australie depuis maintenant deux ans. Depuis dimanche 14 décembre, des moyens importants ont été mis en place pour renforcer la sécurité autour des lieux fréquentés par la communauté juive (https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20251216-on-a-besoin-de-plus-de-s%C3%A9curit%C3%A9-en-australie-la-communaut%C3%A9-juive-traumatis%C3%A9e-par-l-attentat-de-sydney).

 

Le Premier ministre s'est rendu mardi au chevet d'Ahmed al-Ahmed, un vendeur de fruits qui a réussi à arracher le fusil d'un des assaillants. "Nous sommes un pays courageux. Ahmed al-Ahmed incarne ce que notre pays a de meilleur", a souligné Anthony Albanese. Grièvement blessé, et cloué au lit avec des tubes dans le nez, Ahmed al-Ahmed a brièvement remercié en arabe les personnes qui lui souhaitent du bien dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux (https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20251216-fusillade-sydney-bondi-semble-motivee-ideologie-etat-islamique-premier-ministre-australie-anthony-albanese).

 

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Publié le 15 Décembre 2025

francebleu.fr nous montre ce lundi 15 décembre 2025 qu’il avait créé la polémique en novembre en organisant une messe à Verdun en hommage à Philippe Pétain, Jacques Boncompain est convoqué le 4 mars devant la justice pour contestation de crime contre l'humanité.

 

Le 15 novembre dernier à Verdun, une poignée d'admirateurs de Philippe Pétain assistaient à une messe pour rendre hommage à sa mémoire. Déjà polémique, l'événement, qui avait suscité la protestation de nombreux élus locaux, avait d'autant plus provoqué l'indignation par les propos proférés à sa sortie. Président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP) et organisateur de cette messe autorisée par le Diocèse, Jacques Boncompain affirmait ainsi que Pétain avait été "le premier résistant de France" et qu'il avait "sauvé" des juifs durant l'Occupation. Des propos signalés à la justice qui avait ouvert une enquête pour contestation de crime contre l'humanité.

 

Il est convoqué le 4 mars 2026 devant le tribunal pour s'en expliquer, indique à Ici Lorraine la Procureure de la République Delphine Moncuit. Les propos révisionnistes sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Ils sont définis comme la négation, la minoration ou la banalisation de façon outrancière d’un crime de génocide, de crime de guerre ou de crime contre l’humanité (https://www.sudouest.fr/societe/l-organisateur-d-une-messe-pour-petain-juge-en-mars-pour-contestation-de-crime-contre-l-humanite-27111856.php). 

 

Considéré comme le "vainqueur de Verdun", Philippe Pétain, prit en 1940 la tête du régime de Vichy qui collabora avec l'Allemagne nazie. Il a été frappé d'indignité nationale en 1945 et condamné à mort, une peine commuée en prison à vie. Il est mort en détention en 1951.

 

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Publié le 14 Décembre 2025

domradio.de nous montre ce dimanche que lors du dernier grand événement de l'Année Sainte 2025 à Rome, le pape Léon XIV a repris les revendications de son prédécesseur, espère une amnistie pour les prisonniers dans de nombreux pays du monde, et a critiqué les conditions de détention dans les prisons du monde entier comme la surpopulation, les efforts encore insuffisants pour garantir des programmes éducatifs solides en vue de la réinsertion, ainsi que des perspectives d’emploi, qui, dans de nombreux endroits, étaient préoccupantes, et il y a aussi, entre autres, «le poids du passé» et «les déceptions, l’infinie patience dont on a besoin envers soi-même et envers les autres lorsqu’on s’engage sur le chemin de la repentance». Le chef de l'Église a appelé à la compassion, à l'attention, à la sagesse et à la responsabilité : «Que personne ne se perde ! ​​Que tous soient sauvés !» Et il a également lancé un appel à la société dans son ensemble : «Nombreux sont ceux qui ne comprennent toujours pas qu’après chaque chute, il faut pouvoir se relever, que nul ne doit être réduit à ce qu’il a fait, et que la justice est toujours un processus de réparation et de réconciliation.» Des détenus des prisons italiennes, des proches de prisonniers et des membres du personnel pénitentiaire ont participé à la cérémonie à la basilique Saint-Pierre.

 

Le pape Léon XIV a aussi condamné les violences qui se poursuivent dans l'est du Congo. Tout en assurant les populations touchées de sa proximité et de sa solidarité, il a appelé les parties belligérantes à cesser toute forme de violence. Dans le respect du processus de paix en cours, un dialogue constructif doit être recherché, a insisté le chef de l'Église catholique après la prière de midi, dimanche, sur la place Saint-Pierre, devant des milliers de pèlerins. Malgré un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, les combats se poursuivent dans l'est du pays, riche en ressources naturelles. Selon les Nations Unies, des dizaines de milliers de personnes seraient déplacées (https://www.domradio.de/artikel/papst-ruft-zu-einem-ende-der-gewalt-im-ostkongo-auf).

 

Enfin, Sergio Coto nous montre dans huffingtonpost.es (https://www.huffingtonpost.es/politica/el-presidente-obispos-pide-mocion-censura-elecciones-replica-sanchez-han-visto-venir-vaticano-f202512.html) ce dimanche 14 décembre que le Premier ministre Pedro Sánchez a profité d'un meeting du PSOE en Estrémadure pour répondre aux propos du président de la Conférence épiscopale espagnole, Luis Argüello, qui affirmait que l'avenir de l'Espagne reposait sur trois options : un vote de confiance, une motion de censure ou des élections anticipées. Sánchez a ainsi trouvé dans les déclarations d'Argüello, dimanche, un argument fédérateur et réactif pour le PSOE, en pleine crise interne liée à une série de scandales de corruption et de harcèlement sexuel, et ce, en pleine campagne électorale en Estrémadure. Il a également tenté de relancer son discours de campagne contre le démantèlement de l'État-providence et des services publics, qu'il a de nouveau imputé à la «coalition négationniste» du PP et de Vox (https://www.lavanguardia.com/politica/20251214/11361523/sanchez-replica-argueello-obispos-interferian-politica-acabo-empezo-democracia.html).

 

Dans un entretien accordé dimanche au journal La Vanguardia, M. Argüello a réitéré ce qu'il avait déjà déclaré en juillet dernier. «En juillet, j'ai tenu ces propos après ma visite au Congrès des députés. Avec M. Cáritas, nous souhaitions promouvoir une initiative législative citoyenne sur la régularisation des immigrés, mais elle n'a pas abouti », a-t-il expliqué. Le président de la Conférence épiscopale a maintenu que le groupe socialiste leur avait indiqué que «la situation est dans l'impasse» et a affirmé que «ce constat se confirme aujourd'hui». «La situation est encore plus bloquée. Je réitère donc ce que j'ai dit en juillet : un vote de confiance, une motion de censure ou donner la parole au peuple. Autrement dit, ce que prévoit la Constitution», a-t-il conclu.

 

Après ces propos, Sánchez a tenu à répondre à Luis Argüello, et il l'a fait avec vigueur. «Le président de la Conférence épiscopale affirme aujourd'hui que l'Espagne a trois options : une motion de censure, une motion de confiance ou des élections anticipées. Voilà ce qu'affirme le président de la Conférence épiscopale», a-t-il souligné. «C'est curieux. Quand la droite est au pouvoir, elle ne réclame ni l'avancement des élections, ni le dépôt d'une motion de censure ou de confiance. Au contraire, elle exige le respect du mandat de quatre ans», a-t-il déclaré. Mais Sánchez a proposé une quatrième option à Argüello. «Il s'agit de respecter les résultats des élections, même si vous ne les approuvez pas», a-t-il expliqué, avant d'élever la voix en réponse à la demande. «L'époque où les évêques s'immisçaient dans la politique est révolue depuis l'avènement de la démocratie dans ce pays», a déclaré le chef de l'Exécutif, dans une réplique inattendue, même au Vatican.

 

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Publié le 13 Décembre 2025

domradio.de nous montre dans son article du vendredi 12 décembre 2025 que la musique de louange inspire de nombreuses églises, mais le musicologue Janik Hollaender, directeur adjoint du Bureau de la musique sacrée de l'archidiocèse de Fribourg, tire la sonnette d'alarme dans un article publié sur le portail théologique en ligne feinschwarz.net.

 

Il prévient qu'elle promeut des vérités simplistes, la simplification des relations complexes et une dangereuse proximité avec la pensée populiste de droite, car ce n'est plus la cohérence théologique, mais le ressenti subjectif qui devient le critère de validité des affirmations religieuses. «Là aussi, les réalités complexes sont réduites à des sentiments tranchés, à des contrastes simplistes et à des interprétations de soi fondées sur l'identité», écrit Hollaender. Selon Hollaender, la musique de louange est depuis longtemps devenue un marqueur identitaire central dans les milieux évangéliques, charismatiques et des Églises libres. Les expériences musicales partagées masquent de plus en plus les divergences théologiques.

 

La scène religieuse s'appuie sur des promesses récurrentes : la louange et l'adoration sont progressistes, promeuvent l'œcuménisme, permettent une «expérience directe de Dieu» et incarnent une «authenticité» particulière. Hollaender critique le potentiel œcuménique des événements de louange et d'adoration communs. Des formats comme la conférence «Mehr» d'Augsbourg ou le congrès «Adoratio» d'Altötting donnent l'impression d'une ouverture confessionnelle, mais en réalité, une homogénéisation stylistique et thématique profonde se dessine. «Les paroles tournent autour de quelques motifs récurrents», et musicalement, le conformisme et la répétition dominent.

 

Enfin, Hollaender plaide pour une plus grande ouverture aux formes d'art qui permettent l'ambiguïté et encouragent les interprétations indépendantes. Les Églises doivent avoir le courage de permettre des formes d'expression artistique qui renforcent la liberté et la réflexion critique, même au-delà de la simple musique de louange et d'adoration.

 

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Publié le 12 Décembre 2025

Cécile Marchant dans lavoixdunord.fr nous montre dans son article du mercredi 10 décembre 2025 que La Croix analyse longuement les pratiques de 30,5 millions de Français catholiques dans sa nouvelle étude, réalisée par l’Ifop et parue lundi. Ceux-là sont loin du groupe homogène – surtout en politique.

 

Le «noyau dur» des catholiques, ceux que l’étude Bayard-la-Croix parue lundi nomme les «engagés réguliers», sont les plus rigoristes des 30,5 millions de Français concernés. Ils présentent une tendance à l’entre-soi et affirment leur identité religieuse par un retour aux traditions et «à une liturgie plus solennelle», détaille le sociologue Yann Raison du Cleuziou. Cependant, Matthieu Lasserre nous montre dans la-croix.com ce vendredi 12 décembre que face au retour de certains rites chez une partie des jeunes catholiques, d’autres fidèles d’une autre génération observent avec inquiétude ce qu’ils considèrent constituer une dynamique de repli. Dans la plupart des paroisses de France, ce sont des petits signes qui, parfois, provoquent leurs crispations. Alors que la messe tridentine attire de jeunes fidèles, il n’est plus rare de constater aussi le retour dans les assemblées paroissiales de gestes qui, pour bon nombre de catholiques nés dans l’élan du concile Vatican II, semblaient désormais cantonnés à la sphère traditionaliste : communion à la bouche, agenouillement. Un certain nombre de personnes font ressentir aux fidèles plus âgés qu’ils sont responsables de l'effondrement de la foi et qu'il fallait revenir à des choses plus morales et plus sérieuses, ces derniers s'inquiètent de ce qu'ils perçoivent comme «un retour en arrière» (https://www.la-croix.com/religion/agenouillement-latin-ces-catholiques-qui-s-inquietent-dun-retour-en-arriere-20251212). Alors qu’elle a longtemps fait l’objet d’une bataille idéologique, environ deux tiers des fidèles n’ont aujourd’hui rien contre la messe en latin, selon l’étude Bayard-La Croix menée par l’Ifop. Parmi la jeunesse catholique, certains fréquentent tant la messe ordinaire que la messe tridentine. Une «bi-ritualité» qui, selon eux, complète leur vie spirituelle (https://www.la-croix.com/religion/une-banalisation-de-la-messe-tridentine-ces-catholiques-qui-prient-aussi-bien-en-latin-qu-en-francais-20251211). Et la confession connaît ces dernières années un regain d’intérêt chez une partie des catholiques vu que pas moins de 36 % des pratiquants réguliers se confesseraient «très ou assez souvent», dans la foulée du retour en grâce de pratiques plus classiques. L’Église s’adapte, avec la mise en place de pénitenceries dans tous les diocèses pour accompagner ce mouvement (https://www.la-croix.com/religion/le-retour-d-un-sens-du-peche-pourquoi-la-confession-revient-chez-les-catholiques-20251210).

 

Mais voilà : rigorisme, traditions et religion ne riment pas toujours avec conservatisme. C’est ce que montre l’étude réalisée par l’Ifop à partir des réponses de 2159 catholiques adultes, dont la moitié «engagés réguliers». A rebours des chrétiens nationalistes américains et de l’effet de clocher voulue par Éric Zemmour contre l’islam, le vote catholique français est divers, quoique plutôt à droite. Un tiers des pratiquants «engagés réguliers» interrogés se disent proches de la gauche ou l’extrême-gauche, tandis que 4 pratiquants sur 10 se disent proches de la droite ou de l’extrême-droite. Les partisans du Rassemblement national sont aussi nombreux que ceux de la majorité présidentielle : ils représentent 15 % du groupe. «Il n’existe pas un ‘vote catholique’ unique mais des catholiques qui votent parfois très différemment», analyse le quotidien. Le quotidien catholique «constate une relative résistance au vote RN» chez les engagés réguliers, ce à quoi Yann Raison du Cleuziou oppose que celui-ci «a toujours été plus faible que les moyennes nationales – 20 points de moins en 2022. À l’inverse, il est plus fort chez les catholiques irréguliers». Pour le sociologue, «il est donc plutôt un indice de sécularisation» c’est-à-dire de la perte de l’influence de la religion. Et Reconquête ! dans tout ça ? «Ce qui témoigne de la droitisation des catholiques réguliers, dit-il, c’est le survote Zemmour, qui peut aussi s’expliquer par la désagrégation de la droite modérée. (…) Il y a toutefois chez les catholiques réguliers une réactivité toute particulière à l’idée de ‘grand remplacement’ parce qu’ils vivent de manière très brutale le déclassement du catholicisme.» Cette différence de sensibilité s'exprime aussi dans le lien intime à la figure de Jésus : les pratiquants réguliers sont plus sensibles à la dimension divine du Christ quand les pratiquants occasionnels sont plus attachés à son humanité (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/enquete-exclusive-en-france-plus-de-6-millions-de-catholiques-sont-engages-13856).

 

Ainsi, 6 «réguliers» sur 10 ont déjà manifesté ou milité pour un sujet porté par l’Église – l’exacte proportion des «occasionnels» qui ne l’ont jamais fait, ces derniers souvent sous les radars, croyants mais peu pratiquants, vivent leur foi loin des bancs de l’église, mais pour autant, de Paris à Marseille, ils ne veulent pas être considérés comme des croyants de seconde zone (https://www.la-croix.com/religion/je-suis-croyant-a-chaque-instant-etre-catholique-loin-des-bancs-de-l-eglise-20251210). Cela comprend la Manif pour tous et les protestations contre la loi sur la bioéthique. La fracture est flagrante. 35 % des «réguliers» sont opposés à l’euthanasie – pour 9 % des «occasionnels» – et 34 % sont contre l’avortement, face à une «acception très large» du côté des occasionnels. En revanche, «il se dégage un large consensus pour défendre une meilleure place des femmes dans l’Église», écrit Arnaud Bevilacqua dans La Croix. Les deux groupes affichent aussi une même ouverture prudente à l’accueil des migrants et une ambivalence dans le rapport à l’islam. Ils sont plus de 8 sur 10 à assurer qu’il «ne faut pas confondre la majorité des musulmans pacifiques avec quelques extrémistes». Toutefois, ils sont un peu plus de 70 % à s’inquiéter de «l’expansion» de l’islam en France. Reste à savoir ce que pensent les 27 millions de Français catholiques «irréguliers», pour qui le catholicisme représente des valeurs de «partage» et de «paix». L’étude nous montre également que les catholiques pratiquants affichent une proximité avec les mouvements de tendance réactionnaire : 1 pratiquant sur 5 se sent proche des communautés charismatiques. Mais plus de la moitié des occasionnels ne les connaissent pas. Heureusement pour eux. Entre 6 et 10 % des fidèles ont déjà participé à un culte protestant évangélique, (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/enquete-exclusive-en-france-plus-de-6-millions-de-catholiques-sont-engages-13856), cependant, certains discours et pratiques au sein des églises évangéliques françaises inquiètent les associations de lutte contre les dérives sectaires, tandis que d’anciens fidèles critiquent notamment une forme de contrôle social et la minimisation des violences sexistes et sexuelles (https://www.mediapart.fr/journal/france/051224/face-aux-risques-de-derives-sectaires-dans-l-eglise-evangelique-d-anciens-fideles-alertent).

 

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Publié le 11 Décembre 2025

katholisch.de nous montre ce jeudi qu’en tant que théologien et pasteur, l’actuel préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández, a souvent abordé la question de la sexualité. D’anciennes publications de la part de plusieurs médias catholiques traditionalistes et de droite en ligne, relayant les accusations d'un blogueur argentin qui a publié, de manière sensationnaliste, des extraits de trois ouvrages datant de 2002, 2005 et 2009, ont été utilisées contre lui à plusieurs reprises – et cela se reproduit aujourd’hui. L'année dernière, le cardinal avait déjà été critiqué pour son livre «La Pasion Mistica» («La Passion mystique») traitant de sexualité et de spiritualité. Avant même sa prise de fonction à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, une publication sur le thème du baiser avait également fait l'objet de critiques.

 

Les preuves présentées cette fois-ci constituent-elles un véritable scandale ? Non. Les passages cités se rapportent à trois ouvrages : le livre de développement personnel «Por qué no termino de sanarme ?» («Pourquoi ne puis-je pas guérir ?»), l’ouvrage théologique «Teología espiritual encarnada. Profundidad espiritual en acción» («Théologie spirituelle incarnée. Profondeur spirituelle en action») et le guide spirituel «Para liberarte de la ansiedad y de la impaciencia» («Libère-toi de l’anxiété et de l’impatience»). Le premier ouvrage contient des passages traitant de l’attirance physique et un poème sur le baiser. Le deuxième décrit une méditation sur la conscience corporelle, invitant à prendre conscience des différentes parties du corps. Au cours de cette exploration, les organes génitaux sont mentionnés sans autre explication. Le troisième ouvrage cite l’orgasme en exemple, en une seule phrase, sans plus de précisions.

 

La critique est une fois de plus liée à la bénédiction «Fiducia supplicans», prononcée par Fernández. Cette bénédiction a été publiée peu avant la parution de «La Pasión Mística», l’ouvrage surnommé «le livre de l’orgasme». Fernández a écrit ce livre d’une centaine de pages en 1998, alors qu’il était prêtre en Argentine. Il y établit un lien entre orgasmes et spiritualité et décrit les expériences mystiques et érotiques de certains saints. Au cours des discussions, il a admis qu’il s’agissait d’un «livre déplaisant selon les normes actuelles». Il s’en est lui-même rendu compte quelques mois après sa publication et a ordonné son retrait, estimant qu’il n’avait pas l’effet escompté. Le pape François a été informé de l’existence de ce livre avant la nomination de Fernández comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

Le cardinal Víctor Manuel Fernández est leur obsession car il représente précisément ce qu'ils ne peuvent tolérer : une Église qui parle non par crainte mais par l'Évangile. Le problème, c'est qu'il incarne une vision de l'Église vivante. L’Église ne peut se construire sur le chantage doctrinal ni sur des groupes retranchés dans leur peur. Garder Tucho Fernández n’est pas un acte de défiance : c’est simplement un acte de vérité. C’est affirmer que la foi ne se défend pas en l’enfermant dans un coffre-fort, mais en la laissant respirer; que la vérité n’a pas besoin de gardes armés, mais de témoins; et que l’Évangile n’est pas une arme, mais une lumière. Et si certaines personnes sont gênées par la lumière, ce n'est peut-être pas la faute de la lampe, mais plutôt leur refus d'ouvrir les yeux (https://www.religiondigital.org/opinion/fe-vuelve-trinchera-tucho-ultras-primavera-iglesia-francisco_0_2842515722.html).

 

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Publié le 10 Décembre 2025

Comme nous le montre domradio.de dans son article du mardi 9 décembre 2025 que soixante ans après le concile Vatican II, le cardinal Walter Kasper dans une interview publiée lundi dans le magazine «Communio» (en ligne), appelle à rallumer «les braises sous les cendres» car dans le «vide spirituel» d’une «postmodernité déroutante», un renouveau par l’Évangile est plus que jamais nécessaire, jugeant que le Concile a «vu juste et a dit quelque chose d'essentiel pour la vie chrétienne de notre temps», et conçoit la tradition comme un processus vivant et parle de renouveau plutôt que de repli sur soi,  car bien que le concile Vatican II n'ait proclamé aucun dogme formel ni aucune condamnation de doctrine, on ne peut pas dire qu'il ait été «simplement un concile pastoral», et souligne que le terme «Concile pastoral» n’est pas une dévalorisation, «mais un net enrichissement, car il confirme que ce concile n’a pas proclamé de spéculations théologiques, mais a visé juste et a dit quelque chose d’essentiel pour la vie chrétienne de notre temps.»,  mais il réfute l'accusation de rupture avec la tradition, lancée par les traditionalistes, en affirmant qu'il ne faut pas confondre tradition et traditionalisme, car les textes conciliaires sont tous fondés sur la Bible et enracinés dans les enseignements des Pères de l'Église.

 

«Les documents conciliaires ont transformé le visage de l’Église, notamment sa liturgie», affirme Kasper. L’Église s’est ouverte à la fois à l’intérieur et à l’extérieur : «L’Église du clergé devait devenir une Église du Peuple de Dieu avec la participation active des laïcs.» «Il n'y a pas de retour en arrière. Nous ne pouvons pas nous arrêter là.» Le Concile a également ouvert de nombreuses portes sur le monde extérieur : «pour l’œcuménisme, le dialogue avec les religions non chrétiennes, en particulier pour les peuples de la Première Alliance, et pour les missions dans le monde. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Nous ne devons pas nous arrêter là», a déclaré Kasper. Bien qu’il soit fort probable qu’«un autre concile se tienne avant la fin du monde», le moment n’est pas encore venu : «Non seulement l’Église, mais le monde entier traverse une profonde transformation.» Au sein de l’Église, il est indispensable de définir concrètement les structures synodales avant que le pape puisse convoquer un concile. «Si un nouvel ordre mondial émerge, caractérisé par l’unité et la diversité dans un monde numériquement interconnecté mais vraisemblablement multipolaire, de nombreux problèmes inédits d’unité dans la diversité se poseront pour une Église mondiale, problèmes différents de ceux rencontrés dans le monde bipolaire des années 1960 et du concile Vatican II. Le renouveau évangélique retrouvera alors toute sa pertinence», affirme Kasper.

 

Enfin, le président ukrainien a invité le pape. Après une rencontre à Castel Gandolfo, le pape Léon XIV ne semblait pas opposé à cette idée. Au cours de cet entretien d'une trentaine de minutes, il a réaffirmé la volonté du Saint-Siège «d'offrir un espace et une opportunité pour des négociations et des pourparlers». Bien que l'offre n'ait pas encore été acceptée, le pape a déclaré : «Nous sommes prêts à rechercher une solution et une paix durable et juste.» Le pape considère qu'un plan de paix pour l'Ukraine sans l'implication de l'Europe est irréaliste. Le pape Léon XIV a déclaré ne pas avoir encore lu l'intégralité du plan de paix présenté par le gouvernement américain. «Malheureusement, je crois que certains passages que j'ai vus constituent une modification considérable de ce qui a été une véritable alliance entre l'Europe et les États-Unis pendant de très nombreuses années», a déclaré le pape américain. «Les déclarations concernant l'Europe, y compris celles faites lors d'interviews récentes, visent, à mon avis, à détruire ce que je considère comme une alliance très importante, aujourd'hui comme demain.» (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-schliesst-reise-die-ukraine-nicht-aus).

 

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