Publié le 20 Octobre 2025

RFI.fr nous montre dans son article du dimanche 19 octobre que de New York à San Francisco en passant par Chicago, La Nouvelle-Orléans ou encore des petites villes du centre des États-Unis, des foules immenses ont envahi les rues de nombreuses villes américaines, le samedi 18 octobre. Mot d'ordre : faire entendre leur opposition à Donald Trump lors d'une journée de mobilisation nationale dépeinte par la droite conservatrice comme un mouvement «de haine de l'Amérique» et qui est allé jusqu'à les assimiler à des terroristes, les manifestants ont répliqué sur le ton de l'humour, dans le but de tourner en dérision les accusations de violences formulées à leur encontre. Certains d'entre eux ont ainsi défilé vêtus de costumes incongrus de pingouin, de homard ou encore d'hippopotame, d'autres brandissant fièrement le drapeau américain en riposte aux attaques de la droite. Diverses pancartes montrant Donald Trump grimé en Staline, en reine d'Angleterre ou encore en Roi Soleil ont également été observées dans les cortèges, où résonnaient des chants appelant le républicain à quitter le pouvoir. Ce week-end, des Américains de tout âge se sont mobilisés dans une atmosphère joviale dans d'importants cortèges ou par dizaines sur le bord des routes afin de dénoncer une « prise du pouvoir autoritaire » de Donald Trump et de ses proches. Environ 7 millions de personnes ont pris part à plus de 2700 rassemblements, selon les organisateurs, ce chiffre dépasse les 5 millions de manifestants de la mi-juin. Des manifestations se sont également déroulées au Texas et en Floride, fiefs des conservateurs, comme à Houston ou à Tampa, où des milliers de personnes se sont rassemblées entre les immeubles et les palmiers du centre-ville. Plusieurs figures de gauche, comme Bernie Sanders ou le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, étaient présents dans les cortèges.

 

Pendant ce temps, le pape Léon XIV a canonisé dimanche sept nouveaux saints «proches des plus faibles», «les nouveaux Saints, qui, avec la grâce de Dieu, ont gardé la lampe de la foi allumée» lors d’une messe place Saint-Pierre, à Rome, ces derniers sont bien plus exemplaires que militant ultraconservateur Charlie Kirk, connu pour ses prises de position pro-armes et anti-avortement, ses propos racistes dégradants à l’égard des Noirs, non chrétiens et non représentatifs des enseignements de l’Église catholique, assassiné le 10 septembre dernier, que Trump a érigé en “martyr” le 21 septembre, au State Farm Stadium, à Glendale, en Arizona, “transformé en église à ciel ouvert”, utilisant la religion revitalisée par l’émotion pour tordre le coup aux institutions et, plus généralement, au système politique (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/hommage-a-charlie-kirk-lemotion-arme-de-destruction-massive-de-la-democratie-20250928_3YKSUYMLI5HDZB3USORODOJSPM/), et a profité de son discours pour avouer sa “haine” envers ses opposants et a présenté l’assassinat du militant “comme faisant partie d’une attaque plus large contre la nation” – affirmant au passage que “la violence vient largement de la gauche”, contrairement à Charlie Kirk qui ne détestait pas ses adversaires, et à sa femme Erika, qui a déclaré en pleurs pardonner à l’homme qui avait assassiné son mari (https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-trump-erige-charlie-kirk-en-martyr-et-brouille-les-lignes-entre-politique-et-religion_235386). On est loin du discours du pape qui décrit les nouveaux saints comme étant soit des «martyrs pour leur foi» contrairement à Charlie Kirk qui n’est pas mort pour sa foi mais pour ses propos peu chrétiens, des «évangélisateurs et missionnaires», des «fondateurs charismatiques» de congrégations ou des «bienfaiteurs de l’humanité» (https://www.20min.ch/fr/story/vatican-leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses-103435889).

 

Parmi ces sept nouveaux saints de l’Église catholique figurent le «médecin des pauvres» vénézuélien José Gregorio Hernandez, le premier saint de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter To Rot exécuté par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale, Ignazio Choukrallah Maloyan, un archevêque arménien martyr tué en 1915 pour avoir refusé de se convertir à l’islam, l’ancien prêtre Bartolo Longo, cet avocat italien avait embrassé la foi catholique et fondé le sanctuaire pontifical de la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi (https://www.corsematin.com/article/francemonde/3478724700610314/leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses), et trois religieuses italiennes et vénézuélienne qui ont consacré leur vie aux pauvres et aux malades (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/leon-xiv-canonise-sept-figures-proches-des-plus-faibles-dont-le-medecin-des-pauvres-venezuelien-9b92d502-ac9c-11f0-a829-eb0d2e70677d) : Vincenza Maria Poloni, fondatrice au XIXe siècle de l'Institut des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, qui soigne principalement les malades dans les hôpitaux, Maria Troncatti (1883-1969), qui avait consacré sa vie à aider la population indigène en Equateur, et Maria Carmen Elena Rendiles Martinez, religieuse née sans bras gauche, a surmonté son handicap pour fonder la Congrégation des Servantes de Jésus avant sa mort en 1977, qui  devient ainsi la première sainte du pays sud-américain (https://www.corsematin.com/article/francemonde/3478724700610314/leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses).

 

Enfin, le pape a invité à continuer de prier pour les lieux, comme la Terre Sainte, l'Ukraine et d'autres régions du monde, qui continuent de souffrir des conséquences des conflits, tout en demandant «persévérance et sagesse» aux détenteurs du pouvoir pour «parvenir à la paix que tous désirent». «Que les instruments de guerre cèdent la place à ceux de la paix sur un chemin constructif», a-t-il prié. Le pape a également souligné que «les nouvelles en provenance du Myanmar sont tristement douloureuses et font référence aux affrontements et aux bombardements en cours » dans le cadre du conflit qui secoue ce pays asiatique. «Je suis très proche de tous ceux qui souffrent de la violence et de l'insécurité et j'appelle à un cessez-le-feu effectif», a-t-il ajouté.  Le jour où l'Église célèbre la Journée missionnaire mondiale (Domund) dans le monde entier, le pape Prévost, lui-même missionnaire au Pérou dans sa jeunesse, a également invité à prier «pour ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté pour apporter l'Évangile à ceux qui l'ignorent. Ce sont des missionnaires d'espérance parmi les hommes», a-t-il indiqué, citant la devise de l'édition de cette année, œuvre du regretté pape François (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-angelus-paz-guerra_0_2826617312.html).

 

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Publié le 18 Octobre 2025

la-croix.com nous montre ce samedi 18 octobre 2025 que dans une lettre adressée à Monseigneur Bruno Feillet, évêque de Séez, 10 ans près la canonisation de Louis et Zélie Martin, le pape Léon XIV réaffirme sa confiance dans le modèle chrétien du couple qui «pourrait sembler périmée» et ennuyeux, et relaie l’appel aux jeunes de s’y engager, à l’exemple de ces saints parents, un «couple exemplaire» et «profondément heureux», qui «ont assumé leur devoir d’état dans l’ordinaire de la vie de tous les jours», se permettant de dire de façon critique que «tant de contre-modèles d’unions, souvent passagères, individualistes et égoïstes, aux fruits amers et décevants, sont présentés aux jeunes». Pas sûr que ça convainque tous les jeunes.

 

«Oui, Dieu le Père vous aime et vous bénit, et l'Église aussi vous aime et vous bénit», a affirmé le pape lors de sa rencontre avec les participants au Jubilé des Gitans, Roms, Sinti et personnes itinérantes ce samedi 18 octobre. Dans son discours, le pape Léon XIV a par ailleurs souhaité que ce pèlerinage jubilaire «les fortifie dans la foi et dans l'espérance» et les aide «à marcher avec courage sur le chemin de l'Évangile», tout  dénonçant leur rejet par la société et en affirmant que «l'espérance est itinérante». Enfin, il leur a conseillé de ne pas se décourager et à «Être protagonistes du changement d'époque en cours» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-10/le-pape-aux-des-gitans-roms-sinti.html).

 

Enfin, le pape a reçu les 130 membres du conseil italien anti-usure, organisation luttant contre ces dérives financières depuis 1991, samedi 18 octobre, en salle Clémentine du Palais apostolique. L’usure déclenche des conséquences dramatiques dans les familles pouvant mener jusqu’au suicide, a mis en garde le pape, qui dénonce également les systèmes financiers usuraires pouvant mettre à genoux des peuples entiers de par le monde, et espère, à l’image de Zachée dans l’Évangile de Luc, la conversion des usuriers (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-10/pape-leon-xiv-conseil-national-antiusure-criminalite-corruption.html).

 

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Publié le 17 Octobre 2025

Marie-Lucie Walch dans RCF Alsace (https://www.rcf.fr/articles/actualite/tensions-dans-le-diocese-de-strasbourg-mgr-pascal-delannoy-encourage-les-fideles), nous monte ce vendredi 17 octobre 2025 que trois mois après les nominations contestées de ses conseillers et les modifications structurelles de la Curie, l'archevêque de Strasbourg publie une lettre pour l’ensemble des catholiques d’Alsace. Il y défend ses choix "au service d'une Église missionnaire" alors même que perdurent "le sentiment d'usure, d'éloignement" voire "de crispation", car il souhaite “partager non seulement (...) [s]a conscience des défis mais aussi le chemin de renouveau et d’espérance sur lequel [le] diocèse est résolument engagé (…) malgré les difficultés, dit-il, la vitalité du diocèse est réelle.”

 

Si l’archevêque ne remet pas en cause la nomination du chanoine Hubert Schmitt qui a depuis démissionné, il affirme être "conscient des blessures du corps ecclésial" causées par le contexte "douloureux parfois difficile qui suscite questionnements." et annonce quelques chantiers pour l'année 2025-2026 comme la relance d'une équipe de formation des fidèles, démontée en 2022 sous la gouvernance de Mgr Luc Ravel, et l’accompagnement des 270 laïcs en mission qui, fait suffisamment rare pour être souligné dans un texte émanant de l’évêché, ne sont pas désignés sous leur titre concordataire de “coopérateurs de la pastorale”.

 

Mgr Pascal Delannoy affirme également que le travail de la lutte contre les abus "se poursuit avec détermination”. Parmi les protocoles existant, l’archevêque rappelle l’existence d’une cellule d’accueil et d’écoute. Cette dernière avait été mise en veille lors de la démission de son prédécesseur, l'accueil et l'accompagnement des victimes étant alors uniquement assuré par l'antenne alsacienne de l'association indépendante France Victime suite à un protocole signé il y a 3 ans. Le site internet du diocèse affiche d’ailleurs depuis le 16 octobre une nouvelle adresse mail de signalement : paroledevictime@archeveche-strasbourg.fr.

 

Cependant, le texte ne précise pas l’échéance de ces différents projets. Pour Mgr Delannoy, "le diocèse de Strasbourg est en mouvement”, mais selon lui, “les changements demandent du temps pour porter du fruit.”

 

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Publié le 17 Octobre 2025

la-croix.com avec l’AFP nous montrent qu’un collectif d’associations (ATD Quart Monde, Emmaüs France, la Fondation pour le Logement, Les Petits Frères des Pauvres) de lutte contre la précarité dénonce jeudi 16 octobre le projet de budget 2026 qui «sanctionne la pauvreté au lieu de la combattre», en raison notamment du gel des prestations sociales déplorant «l’obstination» de l’exécutif à faire peser les efforts sur les plus fragiles.

 

Présenté mardi en conseil des ministres, le projet de budget du nouveau gouvernement prévoit notamment le gel des prestations sociales et des pensions de retraite ou encore le doublement des franchises médicales. «En gelant les prestations sociales, en augmentant les restes à charge de santé et en multipliant les mesures qui viendront restreindre les droits des plus fragiles, il prend le risque d’aggraver la pauvreté et les inégalités dans notre pays», ajoute-t-elle dans un communiqué. Pour les associations, le gouvernement fait preuve «d’obstination» à «vouloir faire peser des efforts d’économies très importants sur celles et ceux qui ont le plus besoin de solidarité.»

 

Elles appellent notamment au maintien de la revalorisation de l’ensemble des prestations sociales, à la suppression du doublement des plafonds de franchises médicales ou encore au rétablissement des aides au logement pour l’ensemble des étudiants étrangers hors Union européenne. Selon les dernières données de l’Insee publiées début juillet, le taux de pauvreté a atteint un niveau record en France métropolitaine en 2023 avec près de 10 millions de personnes concernées. Les inégalités ont atteint des niveaux parmi les plus élevés depuis trente ans.

 

Malgré la suspension de la réforme des retraites, censée faire avaler la pilule budgétaire, le budget proposé par Sébastien Lecornu poursuit les politiques macronistes, entre refus de taxer les riches, cadeaux aux grandes entreprises, importantes coupes dans les dépenses, gel des prestations sociales, mesures douloureuses dans la santé, et pression sur les personnes fragiles, tout en confirmant que la politique de l’offre de Macron ne sera pas abandonnée, malgré ses résultats décevants (https://www.alternatives-economiques.fr/austerite-injustices-politique-de-loffre-un-budget-lecornu-rupture/00116581).

 

Mais cette politique n’est pas salutaire pour la France, car le patronat français est prêt au pire pour garder la politique d’offre macroniste qui a montré ses limites et augmenté la pauvreté en France. Libération.fr (https://www.liberation.fr/economie/collaborations-patronat-et-extreme-droite-le-retour-des-liaisons-dangereuses-20250830_SSBK63ZTJRFNBAXGBS2M3LBKPI/) nous montre que le dernier livre de Laurent Mauduit pointe le flirt des grands patrons avec Marine Le Pen et Eric Zemmour. Les «militants» comme Bolloré et Stérin ne sont pas seuls en cause : les milieux d’affaires se préparent à travailler avec l’extrême droite au pouvoir. Les patrons français d’aujourd’hui sont aussi affolés qu’en 1936 à l’idée de voir la gauche accéder à nouveau aux responsabilités. «L’histoire bégaie et le réflexe de classes est le même», assène Mauduit.

 

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Publié le 16 Octobre 2025

Jésus Bastante nous sur religiondigital.org montre ce jeudi 16 octobre 2025 qu’une plus grande transparence, une meilleure indemnisation (qui est «insuffisante») et «l'inclusion des victimes/survivantes dans l'élaboration des politiques et procédures de tutelle de l'Église» sont quelques-unes des exigences formulées par la Commission pontificale pour la protection des mineurs dans son deuxième rapport annuel, qui analyse les «politiques et procédures de tutelle dans l'Église».

 

Un rapport qui s’attaque aux actions de certains épiscopats, comme celui espagnol, qui continue de ne pas informer de manière transparente et, surtout, n’inclut pas les victimes d’abus dans les processus de prévention et de réparation, et ne les informe pas de manière adéquate sur l’état de leurs dossiers. Ainsi, parmi les mesures demandées par l'organisation, créée par le pape François pour lutter contre la pédophilie dans l'Église, figurent «des garanties d'accueil dans des centres d'écoute afin que les victimes/survivantes soient entendues et prises en compte par les autorités ecclésiastiques»; «la mise à disposition de services de soutien psychologique professionnels»; «des remerciements et des excuses publiques»; «une communication proactive et transparente avec les victimes/survivantes afin de les tenir informées en temps opportun de l'évolution de leur cas»; et, surtout, «l'inclusion des victimes/survivantes dans l'élaboration des politiques et procédures de protection de l'Église». Un élément qui, malheureusement, continue de faire défaut dans de nombreux endroits du monde.

 

Dans son rapport annuel, la commission adopte le modèle «justice et conversion» comme modèle de travail, fondé sur quatre piliers : la vérité, la réparation, la justice et une nécessaire «réforme institutionnelle». Ce deuxième rapport, axé sur la réparation des victimes, reconnaît «la responsabilité de l'Église d'accompagner les victimes/survivantes dans leur cheminement vers la guérison et la réparation», rédigé par les victimes elles-mêmes, qui ont participé à la rédaction du document du Vatican. «Les résultats de cette étude identifient des pratiques spécifiques que l'Église doit adopter davantage comme moyens essentiels de réparation, au-delà du rôle limité et souvent insuffisant de l'indemnisation financière dans une approche globale», souligne le rapport, qui appelle à un «ministère de l'écoute» fondé fondamentalement sur «l'apprentissage auprès des victimes». C'est ce que fait le Vatican dans son rapport, ce qui lui permet d'être très critique à l'égard des actions de certains épiscopats. Le rapport en analyse plusieurs : l'Italie, le Gabon, le Japon, la Guinée, l'Éthiopie, le Portugal, Malte, la Corée, la Namibie et l'Afrique du Nord, entre autres. Ce n'est pas le cas de l'Espagne.

 

Et que demandent les survivants ? Être entendus, se voir offrir des «excuses publiques et privées», un soutien spirituel, thérapeutique et financier, et des «réformes institutionnelles et disciplinaires» permettant «un protocole simplifié pour la démission ou le renvoi des membres de l'Église impliqués dans des cas d'abus ou de négligence». La Commission insiste ici sur «l'importance de communiquer publiquement les motifs de la démission ou du renvoi lorsque la décision est liée à des cas d'abus ou de négligence», afin d'éviter que les pédophiles ne soient transférés vers d'autres lieux où ils pourraient (comme le montre l'expérience) récidiver. Dans le même temps, elle appelle à «la création d’un réseau universitaire comprenant des centres de recherche dans les universités catholiques spécialisés dans les droits de l’homme, la prévention des abus et la protection des personnes», ainsi qu’à un «mécanisme de signalement systématique et obligatoire», incluant «les politiques de protection et leur mise en œuvre».

 

Enfin, vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-10/pape-francois-fao-discours-nations-unies-rome-faim.html) nous montre que le pape Léon XIV a participé ce jeudi à la cérémonie d’anniversaire des 80 ans de la FAO, l’agence onusienne basée à Rome qui lutte contre la faim et la malnutrition dans le monde. Dans un discours, prononcé en espagnol et en anglais, le pape Léon a déploré l'utilisation de la famine comme arme de guerre, a invité invite à dépasser les intérêts partisans ainsi que le paradigme politique qui «remplace la personne par le profit», et a rappelé l’importance du multilatéralisme pour relever les défis liés à l’alimentation «face aux tentations néfastes qui tendent à s'ériger en autocraties dans un monde multipolaire et de plus en plus interconnecté», tout en mettant en avant que les modalités de la coopération internationale doivent être repensées, selon le pape, afin que la voix des pays les plus pauvres soit entendue «sans filtre» et prise en compte dans la résolution de leurs problèmes. Il aussi a appelé à ne pas oublier tous ceux qui sont «condamnés à la mort et à la souffrance en Ukraine, à Gaza, en Haïti, en Afghanistan, au Mali, en République centrafricaine, au Yémen et au Soudan du Sud, pour ne citer que quelques-uns des endroits de la planète où la pauvreté est devenue le lot quotidien de tant de nos frères et sœurs». Invitant la communauté internationale à ne pas détourner le regard.

 

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Publié le 16 Octobre 2025

Mikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome pour la-croix.com, nous montre dans son article du lundi le 13 octobre 2025 que sans s’exprimer publiquement sur le sujet, le Saint-Siège observe avec inquiétude les turbulences politiques en France, estimant que la crise institutionnelle actuelle pourrait avoir des retombées lourdes sur le plan économique, budgétaire et au niveau européen, surtout qu’au Vatican, on relève que la France peine déjà à «boucler» ses budgets dans un contexte de dette élevée. Officiellement, le Saint-Siège reste prudent dans ses déclarations. Le pape Léon XIV s’est récemment adressé à des responsables politiques français, en les invitant à ne pas séparer foi et engagement civique. Mais en privé, des acteurs de la Curie confient leur inquiétude grandissante face au blocage politique en France, et au sein des cercles romains, il n'est plus perçu comme limité à l'alternance des premiers ministres, mais à cause de la présidence de la République, à cela se double la perspective d'une victoire possible d'un parti d'extrême droite en France qui préoccupe également, mais moins que les effets de long terme d'une crise politique et économique, car s’il y a toujours de l'appréhension face aux partis extrêmes, la tradition du Saint-Siège a toujours été de cohabiter avec des sensibilités différentes.

 

En France, la réponse ecclésiastique à la crise montre une certaine neutralité, et dioceseparis.fr (https://dioceseparis.fr/homelie-de-mgr-laurent-ulrich-67062.html) nous montre qu’une messe de rentrée pour les responsables politiques a eu lieu après le discours de politique général de Sébastien Lecornu le mardi 14 octobre dans la paroisse de Sainte-Clotilde dans le 7e arrondissement de Paris, et présidée par Monseigneur Ulrich qui dans son homélie a mis en avant que «nous sommes tous désemparés devant une situation politique si labile, si imprévisible», et pour lui «la conviction que l’écoute et le dialogue sont les premières marches vers un accord» qui passe par «la primauté de l’intérêt individuel ou la recherche du bien commun, du bien le plus commun possible; le jugement péremptoire ou la parole généreuse qui reconnaît la volonté bonne à l’œuvre chez le partenaire ou l’adversaire», pour cela «l’unité prévaut sur le conflit», et il demande d’«accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus» et de «réentendre la voix de Dieu qui appelle les peuples à se construire dans la paix et de ne pas désespérer de l’avenir qu’Il veut nous donner».

 

Le mardi 14 octobre, le Premier ministre a prononcé son discours de politique générale. Face aux parlementaires, il s’est notamment engagé à suspendre la réforme des retraites et a également proposé la tenue d’une «conférence sur les retraites et le travail, en accord avec les partenaires sociaux». Invité par France Inter à l’antenne du Téléphone Sonne – le président de la CFTCCyril Chabanier, a globalement salué cette annonce gouvernementale : «La CFTC ne peut qu’accueillir positivement cette décision. Nous allons pouvoir rediscuter des retraites de manière globale…Cela permettra aux futurs candidats à la présidentielle d’avoir plusieurs projets pour les retraites sur la table et de pouvoir choisir. Pour notre part, à la CFTC, nous pensons qu’il faut une vraie réforme d’ensemble, pas seulement jouer sur des paramètres comme la borne d’âge.» (https://www.cftc.fr/espace-presse/cyril-chabanier-sur-france-inter-la-suspension-de-la-reforme-des-retraites-est-un-geste-fort). 

 

Enfin, le gouvernement Lecornu a échappé à la censure ce jeudi 16 octobre 2025. Ni la motion de censure déposée par LFI (271 voix) ni celle du RN (144 voix) n’ont atteint le seuil des 289 voix nécessaires à leur adoption. Le premier ministre reste donc en place avec l’objectif de faire adopter avant la fin de l’année le budget 2026. Après le rejet des motions de censure, «le débat va pouvoir commencer» sur le fond, se félicite le premier secrétaire du PS Olivier Faure (https://www.la-croix.com/politique/direct-assemblee-nationale-gouvernement-lecornu-ii-e-vote-motions-censure-aujourdhui-20251016).

 

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Publié le 15 Octobre 2025

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org que cet après-midi, le pape Léon XIV a procédé à deux nominations pour pourvoir des postes vacants au sein de l'importante Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican. L'un de ces postes vacants était celui qu'il avait laissé vacant après avoir été désigné, le 8 mai, comme successeur de saint Pierre, suite au décès du pape François. Et au moins l'un de ceux qui ont été choisis pour ce rôle consultatif dans l'organisme du Vatican (l'autre est le cardinal Baldassare Reina), clé dans l'ordre législatif du Saint-Siège, a irrité les secteurs les plus ultra de l'épiscopat américain, les mêmes qui il y a quelques jours (et par écrit dans une lettre ouverte) ont crié parce que le désormais distingué Blaise Cupich, cardinal archevêque de Chicago, s'apprêtait à remettre un prix pour sa carrière en faveur des migrants à un sénateur qui soutient l'avortement, à cause de ce que les pasteurs opposants considéraient comme compromettant son travail pro-vie.

 

Le pape Prévost lui-même est intervenu dans cette controverse. Interrogé il y a quelques semaines sur la distinction que l'évêque de son diocèse allait accorder, il a lancé l'une des critiques les plus virulentes de ses six mois à peine de pontificat, s'interrogeant sur ce que signifie être pro-vie. "Je comprends les difficultés et les tensions, mais, comme je l'ai moi-même exprimé dans le passé, il est essentiel d'examiner les nombreuses questions liées aux enseignements de l'Eglise ", a déclaré le pape aux journalistes en quittant Castel Gandolfo, dans l'une de ses désormais habituelles apparitions officieuses. Et le pape augustinien d'ajouter : «Celui qui dit : “Je suis contre l'avortement”, mais soutient la peine de mort, n'est pas véritablement pro-vie. De même, celui qui déclare : “Je suis contre l'avortement, mais je tolère le traitement inhumain des migrants aux États-Unis”, je ne sais pas s'il peut être qualifié de pro-vie.»

 

La charge de profondeur de Prevost est tombée comme un seau d'eau froide non seulement sur cette partie de l'épiscopat américain, mais sur l'univers MAGA qui a intronisé Donald Trump comme une sorte de nouveau messie. Ce fut aussi la première incursion directe du pape américain dans la politique intérieure de son pays. Mais loin de réprimander Cupich – qui ne remit finalement pas le prix au sénateur catholique, démissionnaire pour éviter la controverse –, il le reçut quelques jours plus tard au Vatican. Le cardinal, l'un des plus fervents défenseurs du pontificat de François au sein de la Conférence épiscopale de son pays, où le pape argentin ne bénéficiait guère de sympathie, accompagna une délégation de dirigeants syndicaux venus de Chicago. Devant eux, le pape a salué les progrès réalisés dans la participation et l'inclusion des minorités et les a exhortés à accueillir les immigrants et les réfugiés, en particulier à soutenir les soupes populaires et les abris pour eux, au milieu de la vague de déportations massives de l'administration Trump.

 

En fait, Cupich, avec l'archevêque de Washington Robert McElroy, est devenu l'un des chefs religieux les plus critiques à l'égard de la politique d'immigration du président américain. À son retour de Rome, fort du soutien sans réserve du pape Léon XIV, il a qualifié les tactiques anti-immigration de l'administration Trump d'«agressives», «inutiles et intolérables», ajoutant qu'elles visaient à terroriser. «Nos prêtres nous disent que la fréquentation des messes, notamment dans les communautés latino-américaines, a diminué parce que les gens ont peur de sortir. C'est très triste. Ils ont aussi peur d'aller faire leurs courses et de consulter un médecin», a remarqué le cardinal de Chicago.

 

Cet après-midi, Prevost a exprimé sa confiance en Cupich, soulignant, d'une certaine manière, que c'est la voie que les autres évêques devraient suivre. Il a également déclaré la semaine dernière aux dirigeants de la Conférence épiscopale, comme l'a reconnu son propre président, Timothy Broglio : «Nous avons évoqué les difficultés auxquelles nous sommes confrontés lorsque les gens s'alignent plus rapidement sur des positions politiques que sur le message de l'Évangile», a-t-il expliqué. «J'ai tiré de bons enseignements du Saint-Père sur ce sujet précis», a-t-il noté.

 

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Publié le 14 Octobre 2025

france24.com et l’AFP nous montrent ce mardi 14 octobre 2025 que sous un soleil automnal, le chef de l'Église catholique a été escorté dans les rues de Rome par les cuirassiers de la garde présidentielle et les motards des forces de sécurité italiennes lors d'un cortège très solennel sur les trois kilomètres reliant la Cité du Vatican au palais présidentiel.

 

Et dans discours devant le président Sergio Mattarella et les dirigeants politiques, le pape Léon XIV a invité l’Italie "au maintien toujours dynamique d'une attitude d'ouverture et de solidarité" envers les migrants. Dans l'assemblée figurait notamment la Première ministre Giorgia Meloni qui mène depuis 2022 une politique de restriction des arrivées de migrants sur les côtes de la péninsule. Plaidant pour le multilatéralisme face au spectre d'un nouveau conflit mondial, le premier pape américain de l'Histoire a remercié l'Italie pour son engagement en faveur des enfants de la bande de Gaza, alors que Rome a accueilli près de 200 enfants et jeunes palestiniens depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023. Et ayant choisi son nom papal en partie en raison des droits des travailleurs dans le contexte de la révolution de l'intelligence artificielle, le pape Léon XIV a également souligné l'importance d'un travail digne, affirmant qu'il est «indispensable» pour les familles, en particulier les jeunes, «afin qu'ils puissent envisager l'avenir avec sérénité et grandir en harmonie» (https://cruxnow.com/vatican/2025/10/visiting-italian-president-pope-urges-multilateralism-welcome-of-migrants).

 

Dans son intervention, le pape s’est également focalisé sur la question de la natalité dans le pays et face à cette crise démographique, le pape demande «un engagement à promouvoir des choix à différents niveaux en faveur de la famille, en soutenant ses efforts, en promouvant ses valeurs et en protégeant ses besoins et ses droits» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-10/leon-xiv-visite-quirinal.html). L'évêque de Rome a également défendu la position de l'Église sur l'avortement, où en Italie, la lutte continue pour garantir l’accès à l’avortement dans un pays où le droit à l’objection de conscience, le manque d’informations et l’activisme pro-vie empêchent les femmes de disposer librement de leur corps (https://voxeurop.eu/fr/avortement-italie-meloni-objection-societe-civile/), et la fin de vie, une référence au débat qui anime l'Italie après la dépénalisation du suicide assisté en 2019, sous certaines conditions, pour les malades en grande souffrance depuis une décision de la Cour constitutionnelle, mais le Parlement n’a jamais légiféré, rendant très difficile son application, et ainsi, plusieurs régions souhaitent intervenir, s’attirant les critiques de l’exécutif et de l’Église (https://www.lopinion.fr/international/en-italie-la-toscane-defie-le-gouvernement-meloni-en-approuvant-une-loi-sur-laide-au-suicide).  

 

Et reprenant un message de son prédécesseur mais aussi une préoccupation constamment exprimée par les évêques d'Europe, le pape a mis en garde contre la perte des racines culturelles de l'Italie et des valeurs chrétiennes qui ont longtemps caractérisé la société italienne (https://cruxnow.com/vatican/2025/10/visiting-italian-president-pope-urges-multilateralism-welcome-of-migrants). Cependant, comme l’extrême droite fait largement appel aux valeurs traditionnelles et religieuses des Italiens, l’Église catholique institutionnelle prend soin de rester à distance des positions partisanes (https://www.la-croix.com/Religion/Italie-lEglise-reserve-campagne-electorale-2022-09-25-1201234753).

 

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Publié le 13 Octobre 2025

Gabriel Blaise dans sudouest.fr nous montre ce lundi qu’alors que les pères de Bétharram ont annoncé l’indemnisation de toutes les victimes, de religieux comme des laïcs, Alain Esquerre, le lanceur d’alerte de l’affaire reproche à la congrégation de «jouer la montre» disant qu’«ils ne vont pas s’en tirer avec un chèque !» et réclame un accompagnement des victimes «sur le plan personnel et psychologique. Il faut se mettre à la place des victimes, pour qui toutes ces démarches sont de nouveaux traumas».

 

La Congrégation de Bétharram, accompagnée par la commission indépendante de l’IFJD-Institut Louis Joinet, a confirmé ce lundi 13 octobre l’indemnisation de toutes les victimes, de personnels religieux comme laïcs, en commençant par celles d’agressions sexuelles à partir du début 2026. 900 000 euros ont déjà été versés jusqu'à présent (https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2025/10/13/affaire-betharram-la-congregation-confirme-l-indemnisation-de-toutes-les-victimes).

 

«Nécessaire, mais pas suffisant quand on pense à la violence inouïe vécue par les victimes : un camarade touché par un prêtre était indemnisé, et pas celui qui était violé par un laïc pourtant dans le même établissement, sous la responsabilité de la même congrégation…», confie à «Sud Ouest» le lanceur d’alerte de l’affaire, Alain Esquerre. «Je m’étonne que cette indemnisation des victimes soit aussi tardive», tance-t-il. Rappelant l’engagement pris par l’ordre franco-italien d’assumer ses responsabilités le 4 mars 2025, l’ancien élève de Bétharram estime que cette indemnisation est «la moindre des choses» (https://www.humanite.fr/societe/notre-dame-de-betharram/on-distribue-des-cheques-pensant-que-ca-va-cauteriser-les-douleurs-lindemnisation-de-betharram-ne-fait-pas-lunanimite).

 

C’est la Commission reconnaissance et réparation (CRR, mise en place par l’Église en 2021) qui indemnisera les victimes de laïcs, ici grâce aux fonds de Bétharram, et pour Alain Esquerre : «Cela va faire jurisprudence pour toutes les autres affaires, partout en France», mais il pense qu’«Il faudrait une structure hybride abondée par les congrégations, l’Église et l’État car tous ont leur part de responsabilité».

 

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Publié le 12 Octobre 2025

Jésus Bastante nous montre sur religiondigital.org que le pape Léon XIV a présidé l'Eucharistie ce dimanche à l'occasion du Jubilé de la spiritualité mariale (sous l'image originelle de Notre-Dame de Fatima), appelant à nous garder «de toute instrumentalisation de la foi, qui risque de transformer ceux qui sont différents – souvent les pauvres – en ennemis, en “lépreux” à éviter et à rejeter.» en avertissant qu’«Il existe des formes de culte qui ne nous unissent pas aux autres et engourdissent nos cœurs. Nous ne faisons alors pas de véritables rencontres avec ceux que Dieu place sur notre chemin ; nous ne participons pas, comme Marie, au changement du monde et à la joie du Magnificat.», et à rechercher «justice et paix» dans «la dévotion populaire à ces événements et à ces lieux qui, bénis par Dieu, ont changé à jamais la face de la terre», tout en insistant sur le fait que «la spiritualité mariale est au service de l'Évangile : elle en révèle la simplicité» et «nous plonge dans l'histoire sur laquelle les cieux se sont ouverts, nous aide à voir les orgueilleux dispersés dans les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides.», elle nous engage également aussi à «combler de biens les affamés, à soutenir les humbles, à nous souvenir de la miséricorde de Dieu et à nous confier en la puissance de son bras», car «le chemin de Marie suit celui de Jésus, et le chemin de Jésus s'adresse à chaque être humain, en particulier aux pauvres, aux blessés et aux pécheurs», et «En elle, nous voyons que l'humilité et la tendresse ne sont pas des vertus réservées aux faibles, mais aux forts, qui n'ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants.»

 

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Dilexi-revolucion-ternura-marcha-Francisco-izquierdas_7_2824287558.html) que c’est dans la droite ligne de Dilexi te, son premier grand texte papal, non seulement donne la parole aux sans-voix, mais capture aussi en des mots ardents une tradition de miséricorde et de dénonciation qui plonge ses racines dans l'Évangile, le magistère latino-américain et la révolution du pape François. L'option préférentielle pour les pauvres, qu'il répète comme une litanie, est bien plus qu'une devise : c'est un cri, un rythme de fond, un appel à une Église qui sente le peuple, capable d'affronter avec tendresse, mais sans esquiver, les structures qui perpétuent la souffrance. Le pape Léon XIV ne cache pas l'héritage du pape François. Au contraire, il adhère à l'œuvre et aux rêves du pape argentin, cite à plusieurs reprises «l'option préférentielle pour les pauvres» et ravive le langage critique des structures du péché, ce puissant mélange de réalisme et de mysticisme aigu forgé à Medellín et Puebla. Un renouveau de ce que les catholiques MAGA commencent à percevoir comme un «radical de gauche» à l'image de Bergoglio. Son exhortation devient ainsi un pont de continuité et de convergence, intégrant les évêques et, surtout, les assemblées du CELAM, qui, selon les mots du pape Léon XIV lui-même, «ont eu un impact durable sur l'enseignement de toute l'Église». De plus, le pape de Chicago met le doigt sur le point sensible et attaque de front l'idéologie du libre marché, tout en ridiculisant, avec ironie et clarté, la soumission aux «mains invisibles» qui promettent une distribution équitable qui n'arrive jamais. Il prône, en rupture nette avec la tradition sociale d’un certain catholicisme européen, de démasquer jusqu’à l’illusion de «l’économie sociale de marché» et appelle à «redoubler d’efforts pour éliminer les causes structurelles de la pauvreté». Ses paroles sont un avertissement éclatant pour tous les Trump, Musk, Milei, Orban et autres apologistes technocratiques du système, et une bouffée d’air frais pour ceux du Sud ou des banlieues nord qui ne veulent pas laisser l’espoir être complètement enterré, et rappelle que donner, partager et s'arrêter devant le visage concret des pauvres ne seront jamais remplacés par «la lutte institutionnelle ou les comptes nationaux».

 

Jésus Bastante nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Papa-esperanza-Tierra-Santa-respetuosa-paz-justa-duradera-gaza-israel_0_2824517526.html) que cette semaine, une «lueur d'espoir a émergé en Terre Sainte». C'est ainsi que le pape a défini l'accord de cessez-le-feu à Gaza lors de la prière de l'Angélus à la fin de la messe place Saint-Pierre. Le pape Léon XIV a encouragé «les parties concernées» à «suivre courageusement le chemin tracé vers une paix juste et durable, respectueuse des aspirations légitimes des peuples israélien et palestinien». «Deux années de conflit ont laissé la mort partout, surtout dans le cœur de ceux qui ont perdu des enfants et des parents», a déploré Mgr Prevost, qui s'est dit proche, «avec toute l'Église», de «votre immense douleur». «Aujourd'hui, la caresse du Seigneur s'adresse à vous, la certitude que, dans les ténèbres les plus profondes, il reste toujours avec nous. Dilexi te, il nous a aimés», a-t-il dit, priant Dieu, «seule paix de l'humanité», pour «guérir nos blessures et nous aider à accomplir ce qui semble aujourd'hui impossible : redécouvrir que l'autre n'est pas un ennemi, mais un frère à protéger, à pardonner et à qui l'on offre l'espoir d'une réconciliation.» Dans le même temps, le pape a exprimé sa tristesse pour les nouvelles et violentes attaques en Ukraine, qui ont causé ces derniers jours la mort de personnes innocentes, y compris des enfants, et laissé de nombreuses familles sans électricité ni chauffage. Après avoir assuré la population de son unité, le pape Léon XIV a renouvelé «mon appel à mettre fin à la violence, à stopper la destruction, à s’ouvrir au dialogue et à la paix». Enfin, Prevost a affirmé : «Je suis proche du peuple bien-aimé du Pérou, dans ce moment difficile de transition politique», et a appelé à «la réconciliation, au dialogue et à l'unité nationale».

 

Hier, le pape Léon XIV a renouvelé son appel à la fin des guerres lors d'une veillée mariale symbolique sur la place Saint-Pierre, avec comme invitée d'honneur la statue originale de Notre-Dame de Fatima, tout en rappelant également comment  les grands de ce monde «bâtissent des empires grâce au pouvoir et à l'argent», mais aussi que «Dieu n'agit pas ainsi : le Maître n'a pas de trône, mais s'enveloppe dans une serviette et s'agenouille aux pieds de chacun. Son empire est ce petit espace qui suffit à laver les pieds de ses amis et à prendre soin d'eux.» C'est aussi une invitation à «acquérir une perspective différente, à regarder le monde d'en bas, à travers les yeux de ceux qui souffrent, non pas à travers les yeux des puissants ; à voir l'histoire à travers les yeux des petits, non pas à travers la perspective des puissants; à interpréter les événements de l'histoire à travers la perspective de la veuve, de l'orphelin, de l'étranger, de l'enfant blessé, de l'exilé, du fugitif.», et il a rappelé le chant du Magnificat, lorsque Marie «porte son regard vers les fractures de l'humanité, là où le monde est déformé, dans le contraste entre les humbles et les puissants, entre les pauvres et les riches, entre les rassasiés et les affamés. Et elle choisit les petits, elle prend le parti des plus petits de l'histoire, pour nous apprendre à imaginer, à rêver avec elle, de nouveaux cieux et d'une nouvelle terre.» Et il leur dit : «Heureux vous qui œuvrez pour la paix.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/Vigilia-papa-fatima-paz-desarme-fe-politica-maria-oracion-Leon-valentia_0_2824217563.html). 

 

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