Publié le 20 Octobre 2025
RFI.fr nous montre dans son article du dimanche 19 octobre que de New York à San Francisco en passant par Chicago, La Nouvelle-Orléans ou encore des petites villes du centre des États-Unis, des foules immenses ont envahi les rues de nombreuses villes américaines, le samedi 18 octobre. Mot d'ordre : faire entendre leur opposition à Donald Trump lors d'une journée de mobilisation nationale dépeinte par la droite conservatrice comme un mouvement «de haine de l'Amérique» et qui est allé jusqu'à les assimiler à des terroristes, les manifestants ont répliqué sur le ton de l'humour, dans le but de tourner en dérision les accusations de violences formulées à leur encontre. Certains d'entre eux ont ainsi défilé vêtus de costumes incongrus de pingouin, de homard ou encore d'hippopotame, d'autres brandissant fièrement le drapeau américain en riposte aux attaques de la droite. Diverses pancartes montrant Donald Trump grimé en Staline, en reine d'Angleterre ou encore en Roi Soleil ont également été observées dans les cortèges, où résonnaient des chants appelant le républicain à quitter le pouvoir. Ce week-end, des Américains de tout âge se sont mobilisés dans une atmosphère joviale dans d'importants cortèges ou par dizaines sur le bord des routes afin de dénoncer une « prise du pouvoir autoritaire » de Donald Trump et de ses proches. Environ 7 millions de personnes ont pris part à plus de 2700 rassemblements, selon les organisateurs, ce chiffre dépasse les 5 millions de manifestants de la mi-juin. Des manifestations se sont également déroulées au Texas et en Floride, fiefs des conservateurs, comme à Houston ou à Tampa, où des milliers de personnes se sont rassemblées entre les immeubles et les palmiers du centre-ville. Plusieurs figures de gauche, comme Bernie Sanders ou le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, étaient présents dans les cortèges.
Pendant ce temps, le pape Léon XIV a canonisé dimanche sept nouveaux saints «proches des plus faibles», «les nouveaux Saints, qui, avec la grâce de Dieu, ont gardé la lampe de la foi allumée» lors d’une messe place Saint-Pierre, à Rome, ces derniers sont bien plus exemplaires que militant ultraconservateur Charlie Kirk, connu pour ses prises de position pro-armes et anti-avortement, ses propos racistes dégradants à l’égard des Noirs, non chrétiens et non représentatifs des enseignements de l’Église catholique, assassiné le 10 septembre dernier, que Trump a érigé en “martyr” le 21 septembre, au State Farm Stadium, à Glendale, en Arizona, “transformé en église à ciel ouvert”, utilisant la religion revitalisée par l’émotion pour tordre le coup aux institutions et, plus généralement, au système politique (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/hommage-a-charlie-kirk-lemotion-arme-de-destruction-massive-de-la-democratie-20250928_3YKSUYMLI5HDZB3USORODOJSPM/), et a profité de son discours pour avouer sa “haine” envers ses opposants et a présenté l’assassinat du militant “comme faisant partie d’une attaque plus large contre la nation” – affirmant au passage que “la violence vient largement de la gauche”, contrairement à Charlie Kirk qui ne détestait pas ses adversaires, et à sa femme Erika, qui a déclaré en pleurs pardonner à l’homme qui avait assassiné son mari (https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-trump-erige-charlie-kirk-en-martyr-et-brouille-les-lignes-entre-politique-et-religion_235386). On est loin du discours du pape qui décrit les nouveaux saints comme étant soit des «martyrs pour leur foi» contrairement à Charlie Kirk qui n’est pas mort pour sa foi mais pour ses propos peu chrétiens, des «évangélisateurs et missionnaires», des «fondateurs charismatiques» de congrégations ou des «bienfaiteurs de l’humanité» (https://www.20min.ch/fr/story/vatican-leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses-103435889).
Parmi ces sept nouveaux saints de l’Église catholique figurent le «médecin des pauvres» vénézuélien José Gregorio Hernandez, le premier saint de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter To Rot exécuté par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale, Ignazio Choukrallah Maloyan, un archevêque arménien martyr tué en 1915 pour avoir refusé de se convertir à l’islam, l’ancien prêtre Bartolo Longo, cet avocat italien avait embrassé la foi catholique et fondé le sanctuaire pontifical de la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi (https://www.corsematin.com/article/francemonde/3478724700610314/leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses), et trois religieuses italiennes et vénézuélienne qui ont consacré leur vie aux pauvres et aux malades (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-leon-xiv/leon-xiv-canonise-sept-figures-proches-des-plus-faibles-dont-le-medecin-des-pauvres-venezuelien-9b92d502-ac9c-11f0-a829-eb0d2e70677d) : Vincenza Maria Poloni, fondatrice au XIXe siècle de l'Institut des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, qui soigne principalement les malades dans les hôpitaux, Maria Troncatti (1883-1969), qui avait consacré sa vie à aider la population indigène en Equateur, et Maria Carmen Elena Rendiles Martinez, religieuse née sans bras gauche, a surmonté son handicap pour fonder la Congrégation des Servantes de Jésus avant sa mort en 1977, qui devient ainsi la première sainte du pays sud-américain (https://www.corsematin.com/article/francemonde/3478724700610314/leon-xiv-proclame-sept-nouveaux-saints-dont-trois-religieuses).
Enfin, le pape a invité à continuer de prier pour les lieux, comme la Terre Sainte, l'Ukraine et d'autres régions du monde, qui continuent de souffrir des conséquences des conflits, tout en demandant «persévérance et sagesse» aux détenteurs du pouvoir pour «parvenir à la paix que tous désirent». «Que les instruments de guerre cèdent la place à ceux de la paix sur un chemin constructif», a-t-il prié. Le pape a également souligné que «les nouvelles en provenance du Myanmar sont tristement douloureuses et font référence aux affrontements et aux bombardements en cours » dans le cadre du conflit qui secoue ce pays asiatique. «Je suis très proche de tous ceux qui souffrent de la violence et de l'insécurité et j'appelle à un cessez-le-feu effectif», a-t-il ajouté. Le jour où l'Église célèbre la Journée missionnaire mondiale (Domund) dans le monde entier, le pape Prévost, lui-même missionnaire au Pérou dans sa jeunesse, a également invité à prier «pour ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté pour apporter l'Évangile à ceux qui l'ignorent. Ce sont des missionnaires d'espérance parmi les hommes», a-t-il indiqué, citant la devise de l'édition de cette année, œuvre du regretté pape François (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-angelus-paz-guerra_0_2826617312.html).
Merci !
/image%2F0550723%2F20150910%2Fob_d8078e_jesus-001.jpg)