Publié le 10 Décembre 2025

Comme nous le montre domradio.de dans son article du mardi 9 décembre 2025 que soixante ans après le concile Vatican II, le cardinal Walter Kasper dans une interview publiée lundi dans le magazine «Communio» (en ligne), appelle à rallumer «les braises sous les cendres» car dans le «vide spirituel» d’une «postmodernité déroutante», un renouveau par l’Évangile est plus que jamais nécessaire, jugeant que le Concile a «vu juste et a dit quelque chose d'essentiel pour la vie chrétienne de notre temps», et conçoit la tradition comme un processus vivant et parle de renouveau plutôt que de repli sur soi,  car bien que le concile Vatican II n'ait proclamé aucun dogme formel ni aucune condamnation de doctrine, on ne peut pas dire qu'il ait été «simplement un concile pastoral», et souligne que le terme «Concile pastoral» n’est pas une dévalorisation, «mais un net enrichissement, car il confirme que ce concile n’a pas proclamé de spéculations théologiques, mais a visé juste et a dit quelque chose d’essentiel pour la vie chrétienne de notre temps.»,  mais il réfute l'accusation de rupture avec la tradition, lancée par les traditionalistes, en affirmant qu'il ne faut pas confondre tradition et traditionalisme, car les textes conciliaires sont tous fondés sur la Bible et enracinés dans les enseignements des Pères de l'Église.

 

«Les documents conciliaires ont transformé le visage de l’Église, notamment sa liturgie», affirme Kasper. L’Église s’est ouverte à la fois à l’intérieur et à l’extérieur : «L’Église du clergé devait devenir une Église du Peuple de Dieu avec la participation active des laïcs.» «Il n'y a pas de retour en arrière. Nous ne pouvons pas nous arrêter là.» Le Concile a également ouvert de nombreuses portes sur le monde extérieur : «pour l’œcuménisme, le dialogue avec les religions non chrétiennes, en particulier pour les peuples de la Première Alliance, et pour les missions dans le monde. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Nous ne devons pas nous arrêter là», a déclaré Kasper. Bien qu’il soit fort probable qu’«un autre concile se tienne avant la fin du monde», le moment n’est pas encore venu : «Non seulement l’Église, mais le monde entier traverse une profonde transformation.» Au sein de l’Église, il est indispensable de définir concrètement les structures synodales avant que le pape puisse convoquer un concile. «Si un nouvel ordre mondial émerge, caractérisé par l’unité et la diversité dans un monde numériquement interconnecté mais vraisemblablement multipolaire, de nombreux problèmes inédits d’unité dans la diversité se poseront pour une Église mondiale, problèmes différents de ceux rencontrés dans le monde bipolaire des années 1960 et du concile Vatican II. Le renouveau évangélique retrouvera alors toute sa pertinence», affirme Kasper.

 

Enfin, le président ukrainien a invité le pape. Après une rencontre à Castel Gandolfo, le pape Léon XIV ne semblait pas opposé à cette idée. Au cours de cet entretien d'une trentaine de minutes, il a réaffirmé la volonté du Saint-Siège «d'offrir un espace et une opportunité pour des négociations et des pourparlers». Bien que l'offre n'ait pas encore été acceptée, le pape a déclaré : «Nous sommes prêts à rechercher une solution et une paix durable et juste.» Le pape considère qu'un plan de paix pour l'Ukraine sans l'implication de l'Europe est irréaliste. Le pape Léon XIV a déclaré ne pas avoir encore lu l'intégralité du plan de paix présenté par le gouvernement américain. «Malheureusement, je crois que certains passages que j'ai vus constituent une modification considérable de ce qui a été une véritable alliance entre l'Europe et les États-Unis pendant de très nombreuses années», a déclaré le pape américain. «Les déclarations concernant l'Europe, y compris celles faites lors d'interviews récentes, visent, à mon avis, à détruire ce que je considère comme une alliance très importante, aujourd'hui comme demain.» (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-schliesst-reise-die-ukraine-nicht-aus).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost0

Publié le 9 Décembre 2025

Héloïse de Neuville nous montre dans son article de la-croix.com du dimanche 7 décembre 2025 que les trois représentants des cultes, réunis par Le Parisien à l’occasion du 120e anniversaire de la loi de 1905 instaurant le principe de laïcité, ont souligné «l’immense liberté» engendrée par ce dispositif, tout en s’inquiétant de velléités politiques d’en faire une «loi d’interdiction». Le sujet pourrait animer la prochaine campagne présidentielle. Récemment le chef des députés LR Laurent Wauquiez a proposé d'interdire le port du voile aux mineures dans l'espace public, comme avant lui, Gabriel Attal, pour les moins de 15 ans. Certains politiques veulent également limiter le jeûne (https://www.bfmtv.com/societe/religions/les-representants-des-cultes-appellent-a-preserver-le-souffle-de-1905-pour-le-120e-anniversaire-de-la-loi-sur-le-principe-de-laicite_AD-202512070106.html).

 

La laïcité ? «Une garantie » contre «la prise de pouvoir» d’une religion, pour le cardinal Jean-Marc Aveline qui dénonce la laïcité qui «devient du laïcisme», le fait «qu'on ne peut plus supporter que la religion dépasse la sphère privée», il est «heureux de la laïcité», mais «il résiste au laïcisme». La «liberté» et la «responsabilité collective», pour le grand rabbin de France Haïm Korsia pour qui "La laïcité nous met à égalité avec les autres cultes face aux pouvoirs publics", et selon lequel «on assiste au concours Lépine de la proposition la plus farfelue» en matière de religion. Ou encore la «neutralité» de l’État, pour le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-eddine Hafiz qui voit une «méconnaissance de l’islam, qui pousse des politiques à faire ce genre de propositions» notamment à cause des propositions contre le voile et le jeûne (https://www.bfmtv.com/societe/religions/les-representants-des-cultes-appellent-a-preserver-le-souffle-de-1905-pour-le-120e-anniversaire-de-la-loi-sur-le-principe-de-laicite_AD-202512070106.html), tout en se gardant d'évoquer les déboires de l'enseignement confessionnel musulman, qui fait l'objet d'une défiance politique.

 

Le 9 décembre 1905 était promulguée la loi de séparation de l’Église et de l’État. Aujourd’hui, universitaires et associations s’inquiètent des durcissements de ce principe républicain. La neutralité devenant un prétexte de discrimination, notamment envers les musulmans, car  en instaurant une laïcité de surveillance, le texte de 2021 a marqué un tournant dans le rapport entre l’État et les cultes, allant jusqu’à affecter l’ensemble de la vie associative, et même si maintenant l’Église catholique n’est plus une préoccupation obsédante, c’est l’islam qui est devenu une obsession (https://www.liberation.fr/societe/religions/laicite-120-ans-apres-liberte-egalite-crise-didentite-20251208_6OND2H3FMZB7XFVVOLSXDCSY3I/, et https://www.liberation.fr/societe/religions/120-ans-de-la-loi-de-1905-comment-la-loi-separatisme-a-change-la-laicite-20251209_MTKC65BTHBGADMX3HF563YWZK4/). 

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 8 Décembre 2025

katholisch.de nous montre que c’est un jour férié à Rome : le pape Léon XIV a perpétué la tradition de ses prédécesseurs lundi en priant devant la Vierge Marie près de la Place d’Espagne Quelques heures après avoir prononcé la prière mariale de l’Angélus place Saint-Pierre, où revenant sur l’évangile il invite les fidèles à l’image du «oui» de Marie à l’annonce de l’Ange Gabriel, à donner leur «consentement généreux» à la mission à laquelle le Seigneur les appelle (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/angelus-pape-leon-xiv-immaculee-conception-8-decembre-marie.html).

 

Le pape Léon XIV fit déposer un bouquet de roses blanches devant la statue de la Vierge Marie déjà ornée de fleurs, en disant : «Que la joie et l’espoir fleurissent à Rome et aux quatre coins du monde.» Le pape Léon XIV, évêque de Rome, pria également pour la paix, la réconciliation et la non-violence. En se rendant à la messe traditionnelle, il a pris le temps de saluer les fidèles à bord d'une papamobile décapotable et a salué les milliers de personnes massées le long des rues et rassemblées sur la place près de la Place d'Espagne.

 

Avant la messe, le pape Léon XIV s'est rendu à l'église de la Sainte-Trinité, située au-dessus de la Place d'Espagne. Il y a rencontré des représentants des grandes enseignes de luxe de la Via Condotti, toute proche. Après la prière, il a salué des personnes en situation de handicap rassemblées sur la place avant de regagner sa résidence papale de Castel Gandolfo pour sa journée de repos habituelle. Son retour au Vatican est prévu mardi soir.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 7 Décembre 2025

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche que le pape Léon XIV axe sa catéchèse dominicale sur la proclamation de l'Avent annonçant la venue du Royaume par Jean-Baptiste, qui se manifeste comme un renouveau ou une surprise. À ce propos, le pape déclare : «Nous gardons tous le souvenir d'une surprise semblable qui nous est arrivée dans notre vie. C'est l'expérience vécue par l'Église lors du Concile Vatican II, qui s'est achevé il y a exactement soixante ans.»

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Leon-XIV-olvidemos-paz-posible-Papa-Turquia-Libano_0_2841315846.html) qu’après la prière de l'Angélus, le pape Léon XIV a évoqué son récent voyage en Turquie et au Liban. Concernant la Turquie, il a parlé tout particulièrement de sa rencontre avec «mon cher frère Barthélemy» et avec la communauté catholique, «témoin de l'Évangile d'amour et de la logique de Dieu manifestée dans l'humilité».

 

Pour sa part, le pape a quitté le Liban réconforté : «Le Liban demeure une mosaïque de coexistence, et j'ai été réconforté d'entendre tant de témoignages à ce sujet.» Il a notamment évoqué sa rencontre avec les victimes de la terrible explosion au port de Beyrouth. «Les Libanais espéraient une parole et une présence réconfortantes, mais c'est leur foi et leur enthousiasme qui m'ont réconforté. Je remercie tous ceux qui m'ont accompagné par leurs prières. Merci, Liban.»

 

Pour le pape, l'enseignement le plus important de ce voyage est que «la paix est possible» et que les chrétiens sont des artisans de paix. «Amis et sœurs, ce qui s'est passé ces derniers jours en Turquie et au Liban nous enseigne que la paix est possible et que les chrétiens, en dialogue avec les hommes et les femmes d'autres religions et cultures, peuvent contribuer à son édification.» Enfin, le pape Léon XIV a évoqué la mémoire des peuples d'Asie du Sud-Est, «durement éprouvés par les récentes catastrophes naturelles. Je prie pour les victimes, pour les familles endeuillées, pour leurs proches et pour ceux qui apportent de l'aide.»

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 6 Décembre 2025

domradio.de  nous montre ce samedi 6 décembre 2025 pour beaucoup, les semaines précédant Noël sont un temps de repli sur soi et de réflexion. Le pape Léon XIV, lui, voit les choses autrement. Il encourage les chrétiens à s'engager davantage dans les bonnes œuvres, pendant l'Avent dans un discours prononcé samedi devant quelque 20 000 personnes rassemblées place Saint- lors d'une grande réception donnée en l'honneur des pèlerins dans le cadre de l'Année sainte, le pape a affirmé que Dieu n'est pas extérieur au monde; il faut le chercher «dans la réalité de la vie, avec tout son cœur, tout son esprit et sans relâche».

 

Le concile Vatican II (1962-1965), qui s'est achevé il y a 60 ans, a appelé les fidèles à «reconnaître les signes des temps» et à s'engager activement. « Dans les problèmes comme dans les beautés du monde, Jésus veut que nous agissions avec lui», a déclaré le pape. Le monde deviendra «meilleur si nous renonçons à une part de notre sécurité et de notre paix pour choisir le bien», a déclaré le pape. Au lieu de «se plaindre et de déplorer les injustices générales», les chrétiens sont appelés à mettre leurs talents au service de projets et d'initiatives louables.

 

Enfin, l'archidiocèse de Boston est en conflit avec une église de Dedham, dans le Massachusetts, au sujet d'une crèche véhiculant un message anti-ICE. On y retrouve tous les éléments classiques d'une crèche : les rois mages, les animaux et les bergers. Mais un détail attire particulièrement l'attention devant l'église Sainte-Suzanne de Dedham. À la place de Jésus, Joseph et Marie, une pancarte indique : «ICE était là.» Sous-entendu : ils ont été arrêtés par l'agence fédérale de l'immigration et des douanes (ICE). Un commentaire éloquent sur le contexte politique actuel. Le père Stephen Josoma a refusé une interview à WBZ-TV pour ce reportage, mais nous a confié hors caméra que l'église a depuis longtemps créé une crèche qui évoque un problème humanitaire actuel auquel le pays est confronté (https://www.cbsnews.com/boston/news/nativity-scene-ice-dedham-church/).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 5 Décembre 2025

franceinfo.fr nous montre ce vendredi que les Folies Bergère accueillaient jeudi 4 décembre la "Nuit du bien commun" fondée par le conservateur Pierre-Edouard Stérin, soutien de l’extrême droite en France. Le gala de charité vise à financer des associations qui partagent une idéologie catholique et réactionnaire qui se sont succédé sur scène pour récolter des dons (https://reporterre.net/Un-gala-de-fausse-charite-pour-des-associations-reactionnaires-des-militants-s-opposent-a-la-Nuit-du-bien-commun). Le gala caritatif controversé a récolté deux fois moins d’argent que l’an passé (https://vert.eco/articles/sterin-simmisce-dans-tous-les-pans-de-la-societe-a-paris-la-nuit-du-bien-commun-cofondee-par-le-milliardaire-chahutee). 

 

Mais des centaines de militants contre l’extrême droite, des syndiqués de la culture aux écologistes ont dénoncé un événement "lié à l'extrême droite" (https://reporterre.net/Un-gala-de-fausse-charite-pour-des-associations-reactionnaires-des-militants-s-opposent-a-la-Nuit-du-bien-commun) et le fait que les associations et la culture sont devenues leur proie. Les manifestants traduisent une inquiétude face "une extrême droite devenue puissante" avec l'aide de "gens extrêmement riches qui soutiennent une idéologie de la haine et de la division" (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251205-p%C3%A9tards-boules-puantes-et-french-cancan-une-nuit-du-bien-commun-mouvement%C3%A9e-%C3%A0-paris). Le matin même, les intermittents de Culture en lutte avaient déjà bloqué un camion à destination de l’évènement (https://reporterre.net/Un-gala-de-fausse-charite-pour-des-associations-reactionnaires-des-militants-s-opposent-a-la-Nuit-du-bien-commun).

 

L’organisation se défend de tout projet politique. Celle-ci rassemble des mécènes, des bénévoles et des donateurs et se dit "apolitique" et "aconfessionnel". Bien qu'ils aient depuis juin 2025 quitté le conseil d'administration, ses fondateurs sont Stanislas de Lochner, Thibault Farrenq et Pierre-Edouard Stérin. Des figures controversées, notamment ce dernier. Le milliardaire, qui doit une partie de sa fortune aux coffrets Smartbox, est à la tête du projet Périclès, révélé l'an dernier par Le journal l’Humanité. Les associations mises en avant lors de ces soirées sont souvent issues de milieux réactionnaires, traditionalistes et antiavortement. Certaines comportent des membres ouvertement néo-nazis, tandis que d’autres ont été condamnées pour des actes de violence motivés par des mobiles racistes (https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/la-nuit-du-bien-commun-a-dijon-quelle-est-la-polemique-autour-de-cet-evenement-3259420.html).

 

Face aux protestations les dernières éditions de la "Nuit du bien commun" à Rennes et Aix-en-Provence avaient dû se tenir en streaming. Depuis l’annonce d’une "Nuit du bien commun" le 10 décembre prochain à Bordeaux, les réactions des différents partis politiques de gauche se multiplient, écrivent les confrères de Sud-Ouest, notamment le parti socialiste, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine (https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/la-nuit-du-bien-commun-a-dijon-quelle-est-la-polemique-autour-de-cet-evenement-3259420.html). La mobilisation commence à bien fonctionner. Il y a pas mal d’endroits où des partenaires se désengagent, des associations renoncent à participer (https://vert.eco/articles/sterin-simmisce-dans-tous-les-pans-de-la-societe-a-paris-la-nuit-du-bien-commun-cofondee-par-le-milliardaire-chahutee).

 

En fin de soirée, des fumigènes et feux d’artifice sont tirés depuis le toit du bâtiment. Les CRS se replient alors à l’intérieur des Folies Bergère, obligées de tirer le rideau. Un peu plus tard, une quarantaine de personnes, masquées et vêtues de noir «pour la plupart», se sont regroupées avant de tenter de dresser une barricade à l’aide de barrières et d’allumer des feux. Sept personnes ont été interpellées «pour dégradations, rébellion et participation en vue de commettre des délits», a annoncé la préfecture de police (PP) ce vendredi (https://www.liberation.fr/societe/police-justice/au-gala-nuit-du-bien-commun-du-milliardaire-sterin-trois-policiers-legerement-blesses-une-enquete-ouverte-20251205_W3IVIMP6IFAFXFRFENAU2TPEQE/). Le public, déjà barbouillé, doit en plus sortir par la porte de service. Dans la rue des Folies, la manifestation s’est dispersée, laissant là quelques motivés affamés (https://reporterre.net/Un-gala-de-fausse-charite-pour-des-associations-reactionnaires-des-militants-s-opposent-a-la-Nuit-du-bien-commun).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 4 Décembre 2025

Joshua McElwee nous montre dans Reuters ce jeudi 4 décembre 2025 qu’une commission de haut niveau du Vatican a voté contre l'autorisation pour les femmes catholiques de servir comme diacres, maintenant ainsi la pratique de l'Église mondiale d'un clergé exclusivement masculin, selon un rapport remis au pape Léon  XIV et publié jeudi. La commission, par un vote de 7 contre 1, a déclaré que les recherches historiques et les enquêtes théologiques «excluent la possibilité» d'autoriser les femmes à servir comme diacres à l'heure actuelle, mais a recommandé une étude plus approfondie de la question.

 

Les discussions sur la possibilité d'avoir des femmes diacres, ordonnées et pouvant assister aux offices religieux mais ne pouvant célébrer la messe, ont secoué l'Église de 1,4 milliard de membres au cours de la dernière décennie. Les diacres catholiques peuvent baptiser, célébrer des mariages et présider des funérailles, entre autres fonctions. Dans certaines régions du monde, ils peuvent également diriger des paroisses en l'absence de prêtre, mais la messe doit toujours être célébrée par un prêtre. Ce rôle, considéré pendant des siècles comme un simple tremplin vers la prêtrise, a été repensé comme un poste permanent pour les hommes catholiques mariés après une série de réformes menées par l'Église dans les années 1960. Certaines femmes ont déclaré croire que Dieu leur demandait d'accepter ce poste, que l'Église considère comme un rôle de service. Les partisans du diaconat féminin soutiennent que la tradition catholique et orthodoxe de réserver l'ordination diaconale (mais aussi presbytérale et épiscopale) aux seuls hommes semble contredire «l'égalité entre l'homme et la femme à l'image de Dieu», «l'égale dignité des deux sexes, fondée sur ce principe biblique»; la déclaration de foi selon laquelle «il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, car vous êtes tous "un" en Jésus-Christ» (Galates 3,28); le développement social «qui prévoit un accès égal, pour les deux sexes, à toutes les fonctions institutionnelles et opérationnelles» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2025-12/commission-etude-diaconat-feminin-cardinal-petrocchi-rapport.html).

 

Le panel, dirigé par un cardinal et un prêtre du dicastère pour la doctrine de l'Église, était composé d'experts ecclésiastiques, hommes et femmes. Dans leur rapport, ils ont indiqué que leur évaluation contre le diaconat féminin était solide, mais «ne permet pas, à ce jour, de formuler un jugement définitif». Le défunt pape François a ouvert le dialogue, suite à une demande formulée en 2016 par l'organisation faîtière basée à Rome qui représente les religieuses et les sœurs catholiques du monde entier. Le pape François a institué deux commissions chargées d'étudier la question, qui ont délibéré à huis clos. Le rapport publié jeudi est la première fois que les résultats de ces discussions sont rendus publics. L'un des membres de la première commission du pape François, qui avait plaidé en faveur des femmes diacres, a critiqué le nouveau rapport. Phyllis Zagano, chercheuse à l'université Hofstra de New York, a déclaré que le texte «s'efforce de présenter le sujet sous un jour négatif, en choisissant sélectivement des commentaires tirés de rapports précédents sans fournir de contexte complet». Plusieurs groupes militant pour la réforme de l'Église catholique ont également critiqué le rapport. L'organisation allemande «Nous sommes l'Église» a qualifié la décision concernant le diaconat féminin de contestable «sur les plans théologique, anthropologique et pastoral». La Women's Ordination Conference, un groupe basé aux États-Unis, a critiqué la commission pour ne pas avoir sollicité l'avis de davantage de femmes lors de ses discussions et a qualifié la décision d'«insulte profonde et théologiquement infondée».

 

Ce nouveau rapport figure dans une lettre adressée au pape Léon XIV par le cardinal italien Giuseppe Petrocchi, qui a dirigé la deuxième commission créée par le pape François. La lettre, datée du 18 septembre, a été rendue publique par le Vatican jeudi. La deuxième commission a voté lors d'une réunion en juillet 2022 contre la possibilité pour les femmes d'exercer la fonction de diacre, a-t-elle indiqué. Le rapport indique également que la commission a voté à 9 contre 1 lors d'une réunion en février dernier que l'Église devrait «élargir l'accès des femmes» aux opportunités de ministère, sans donner de détails. «Il appartient désormais aux pasteurs d’évaluer, par leur discernement, quels ministères supplémentaires pourraient être mis en place pour répondre aux besoins concrets de l’Église de notre temps, assurant ainsi une reconnaissance ecclésiale adéquate de la diaconie des baptisés, en particulier des femmes», indique le rapport. La diaconie, donc, et pas le diaconat. «Cette reconnaissance, estiment les membres de la commission, sera un signe prophétique, en particulier là où les femmes souffrent encore de situations de discrimination sexuelle.» (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/diaconat-feminin-la-commission-detude-vaticane-se-conclut-par-un-refus-relatif-102220.php). En réalité, c’est l’argument, selon lequel autoriser l’existence de diaconesses pourrait être le premier pas vers des femmes prêtres du fait que «de nombreuses pétitions ne se contentent pas de demander l’admission des femmes au sacrement du diaconat, mais soutiennent que les autres degrés de l’ordre (presbytérat et épiscopat) devraient également être accessibles aux femmes», qui a toujours été brandi par les détracteurs du diaconat féminin, et il semble avoir pesé dans les réflexions de la commission (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/diaconat-feminin-la-commission-detude-vaticane-se-conclut-par-un-refus-relatif-102220.php).

 

Le pape Léon XIV, relativement inconnu sur la scène internationale avant son élection en mai, ne s'est pas exprimé publiquement sur la question des femmes diacres. Même si ces dernières années pourtant, les interventions médiatiques successives du pape François et de Léon XIV avaient refroidi l’ardeur des plus enthousiastes. À propos de l’ordination de femmes diacres, le pontife américain a en effet déclaré ne «pas avoir l’intention de modifier l’enseignement de l’Église sur le sujet» à court terme, précisant malgré tout qu’il entendait «nommer des femmes à des postes de direction à différents niveaux de la vie de l’Église», dans la foulée de son prédécesseur (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/diaconat-feminin-la-commission-detude-vaticane-se-conclut-par-un-refus-relatif-102220.php). Le pape Jean-Paul II a réaffirmé l'interdiction faite aux femmes d'exercer la prêtrise en 1994, mais n'a pas abordé spécifiquement la question des femmes diacres. Les défenseurs de cette thèse mettent en avant des preuves attestant que des femmes ont exercé la fonction de diacres dès les premiers siècles de l'Église. L'une d'elles, Phœbé, est mentionnée comme diacre dans une lettre de l'apôtre saint Paul. Cependant, le cardinal Petrocchi conclut par un commentaire personnel, relevant que le nœud réside entre deux orientations théologiques : «L’une insiste sur l’affirmation que l’ordination des diacres est “ad ministerium” (en vue du ministère), et non “ad sacerdotium” (en vue du sacerdoce) : cela ouvrirait la voie à l’ordination des diaconesses. L’autre, en revanche, insiste sur l’unité du sacrement de l’ordre, ainsi que sur la signification sponsale des trois degrés qui le constituent, et rejette l’hypothèse d’un diaconat féminin : il fait également remarquer que si l’admission des femmes au premier degré de l’ordre était approuvée, l’exclusion des autres degrés serait inexplicable.» (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/diaconat-feminin-la-commission-detude-vaticane-se-conclut-par-un-refus-relatif-102220.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost0

Publié le 3 Décembre 2025

La rédaction de ledauphine.com avec l’AFP nous montrent que le chef de file de l'Église catholique en France, Mgr Jean-Marc Aveline, a fermement dénoncé le mardi 2 décembre 2025 l'«impasse» du «tout carcéral». Les prisons françaises comptaient 85 373 détenus au 1er novembre, soit une densité carcérale de 136,2 %, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de la Justice. La France figure parmi les plus mauvais élèves en Europe en termes de surpopulation carcérale, derrière la Slovénie et Chypre, selon une étude du Conseil de l'Europe en juillet. «Le "tout carcéral" est une impasse», martèle le président de la Conférence des évêques de France (CEF) dans ce texte co-signé avec Jean-Luc Brunin, évêque référent de l'aumônerie catholique des prisons, en rappelant le «seuil historique» atteint par la population carcérale en France.

 

Cette surpopulation «contribue à une prise en charge dégradée – sentiment d'humiliation, augmentation de la violence et de l'oisiveté, perte du sens du travail pour les agents pénitentiaires», affirment les évêques dans une tribune dans le quotidien catholique La Croix. Selon eux, «elle empêche que les personnes détenues ressortent meilleures qu'au moment de leur incarcération et génère ainsi plus de récidive que de sécurité ». Devant ce constat «alarmant et inquiétant», ils souhaitent «interpeller les responsables politiques et les juges» pour trouver «des voies nouvelles pour exercer la justice», affirmant qu'«il existe d'autres manières de sanctionner en respectant vraiment la dignité des personnes, tout en permettant un changement de comportement». «Des prisons qui débordent sont des prisons qui détruisent», affirment-ils, estimant que «personne ne peut être réduit à l'acte qu'il a commis, quel qu'il soit».

 

Ce texte pour inviter les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à s’engager au service de l’espérance pour les détenus (https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/567971-plaidoyer-eveques-jubile-detenus/), est publié à l'occasion du «Jubilé des détenus», l'une des manifestations organisées dans le cadre de l'«Année sainte» célébrée tous les 25 ans par le Vatican. Pour l'occasion, les évêques seront «largement présents» le 14 décembre dans 102 établissements pénitentiaires à travers la France pour «permettre aux personnes détenues de vivre pleinement cet événement» malgré l’impossibilité de se rendre à Rome (https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/l-eglise-de-france-deplore-l-impasse-du-tout-carceral-face-a-la-surpopulation-dans-les-prisons-1764673110), a précisé la CEF.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 2 Décembre 2025

RFI.fr nous montre ce mardi qu’environ 150 000 personnes sont présentes, mardi 2 décembre, à la messe en plein air présidée par le pape Léon XIV à Beyrouth, moment fort de sa visite au Liban où il a été accueilli avec ferveur et a délivré un message de paix et d'unité, appelant à «de nouvelles approches au Moyen-Orient» pour y faire prévaloir la paix, tout en disant que «Le Moyen-Orient a besoin de nouvelles approches afin de rejeter la mentalité de vengeance et de violence, de surmonter les divisions politiques, sociales et religieuses, et d'ouvrir de nouveaux chapitres au nom de la réconciliation et de la paix». Il a également appelé les chrétiens d'Orient à faire preuve de «courage». Le pape Léon XIV a commencé sa journée par une visite à l’hôpital de la Croix, le plus grand établissement psychiatrique de la région, géré par des sœurs franciscaines, qui manque cruellement de moyens, car l’État ne verse pas les subventions. Une visite auprès des plus démunis et des malades qu’il tenait à inclure dans son programme chargé. Le chef de l'Église catholique a également tenu une prière silencieuse sur le site de l'explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, une catastrophe qui a fait plus de 230 morts et des milliers de blessés. Le pape Léon XIV a relayé «la soif de vérité et de justice» des proches des victimes de l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020, qu'il a rencontrés mardi matin au Liban.

 

Dans un discours avant de quitter le pays, le pape a déclaré que cette visite au port l'avait «profondément touché». «J'ai prié pour toutes les victimes et je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays», a-t-il affirmé. Pour beaucoup de Libanais, cette prière du pape sur le port en fait aussi un lieu de mémoire, alors qu'aucun mémorial n'a été érigé. La messe a été centrée, comme toute la visite du pontife, sur la paix et la réconciliation. L'explosion a dévasté des parties entières de la capitale et fait plus de 230 morts.  Le pape a également appelé à l'arrêt «des attaques» au terme de sa visite au Liban, soumis à des frappes israéliennes régulières malgré le cessez-le-feu proclamé il y a un an. «Que cessent les attaques et les hostilités», a lancé le chef de l'Église catholique dans un discours à l'aéroport de Beyrouth avant de prendre l'avion. «Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. Choisissons tous la paix comme chemin (...)», a-t-il ajouté. Aux côtés du pape lors de la cérémonie d’adieu à l’aéroport de Beyrouth, le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé que «cette visite marquera la mémoire du Liban». «Vous avez exprimé un message d’espoir et de paix. (…) Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix. Je vous dis que votre message a été bien reçu», a développé l’homme d’État, lui même chrétien maronite, dans un discours retranscris par le site L’Orient-Le Jour (https://www.lemonde.fr/international/live/2025/12/02/en-direct-visite-du-pape-au-liban-en-francais-leon-xiv-appelle-au-desarmement-des-coeurs-et-a-combattre-l-idolatrie-de-l-argent_6655653_3210.html).

 

Lors du vol de retour du Liban vers Rome, le pape Léon XIV a rencontré les journalistes et parlé du rôle du Saint-Siège qui travaille «en coulisses» aux négociations de paix afin que les parties déposent les armes. Il a répondu à une question sur sa réaction à son élection au conclave et sur sa spiritualité : donner sa vie à Dieu et laisser que lui soit «le chef». Au sujet de l'Ukraine, il a souligné l'implication de l'Europe et l'importance du rôle que pourrait jouer l'Italie. Il espère également aller en Algérie pour «pour visiter les lieux de Saint Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, la construction de ponts entre le monde chrétien et le monde musulman» et il pense aussi aller en  en Argentine, Uruguay, et au Pérou, et pour le Venezuela, il espère qu’il y aura le dialogue afin d’éviter une invasion du territoire vénézuélien. Il aimerait qu’en Europe et en Amérique du Nord ça se passe au Liban où «l'islam et le christianisme sont tous deux présents et se respectent, et où il est possible de vivre ensemble et d'être amis» et donc demande de chasser la crainte pour avoir «la possibilité d'un dialogue et d'une amitié entre musulmans et chrétiens». Pour le chemin synodal en Allemagne, il pense qu’il est «donc nécessaire de poursuivre le dialogue et l'écoute au sein même de l'Allemagne» et «qu'il y aura quelques ajustements des deux côtés en Allemagne». Enfin, pour le pape «il y a ici un message très important à transmettre à tout le monde: l'unité, l'amitié, les relations humaines, la communion sont extrêmement importantes et extrêmement précieuses» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/voyage-apostolique-turquie-liban-pape-conference-presse-avion.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 1 Décembre 2025

courrierinternational.com avec l’AFP nous montrent ce lundi que le pape Léon XIV a appelé lundi les chefs des différentes communautés religieuses libanaises, réunis à l'occasion de sa visite, à combattre l'intolérance et la violence dans le pays multiconfessionnel qui l'a accueilli avec ferveur.

 

Au deuxième jour de son déplacement, le pape américain a été acclamé par des milliers de fidèles qui ont attendu pendant des heures sous la pluie battante pour l'apercevoir lors de ses déplacements. Certains poussent des youyous, d'autres lancent du riz en signe de bienvenue, au passage de la papamobile. Cette visite "nous a rendu le sourire (…) après toutes les difficultés que nous avons traversées", dit à l'AFP Yasmine Chidiac. Moment fort de la journée, une rencontre interreligieuse s'est tenue dans une immense "tente de la paix" érigée pour l'occasion sur la place des Martyrs au centre de Beyrouth, un espace emblématique symbole de mémoire nationale. "Vous êtes appelés à être des artisans de paix : à affronter l'intolérance, à surmonter la violence et à bannir l'exclusion", a déclaré le pape dans ce pays profondément divisé. Tour à tour, les représentants des douze communautés chrétiennes et quatre musulmanes se sont succédé pour souligner l'importance du vivre ensemble au Liban, qui a connu une longue guerre civile (1975-1990).

 

Auparavant, le pape s'était rendu au monastère de Annaya, au nord de Beyrouth, où il s'était recueilli sur la tombe de Saint Charbel Makhlouf (1828-1898). Ce moine-ermite maronite, canonisé en 1977, est très populaire chez des Libanais de toutes les communautés dont beaucoup croient en ses miracles. "Tout le monde va à Rome pour voir le pape, mais il est venu chez nous, et c'est la plus grande bénédiction (…) et un espoir pour le Liban", confie Thérèse Darouni, 65 ans. La visite papale suscite un vif enthousiasme au Liban, au moment où le pays craint un retour de la guerre avec Israël. En dépit d'un cessez-le-feu intervenu il y a un an entre le Hezbollah pro-iranien et le pays voisin, l'armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban. Les autorités ont proclamé deux jours fériés à l'occasion de la venue de Léon XIV, troisième pape à se rendre en visite officielle au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012.

 

Le souverain pontife s'est également rendu au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui surplombe la baie de Jounieh, sur la Méditerranée. Dans son discours prononcé en français, le pape Léon XIV a invité les Libanais à "continuer à espérer", "même lorsque le bruit des armes gronde aux alentours et que les exigences de la vie quotidienne deviennent un défi". "Nous avons vécu près de deux ans et demi de guerre, mais jamais sans espoir", confie à l'AFP le père Tony Elias, 43 ans, prêtre maronite du village de Rmeich, tout proche de la frontière israélienne. Le pape "porte en lui un véritable message de paix (…) Le Liban est las, il ne peut plus supporter 50 ans de guerre, et il aspire à la paix", ajoute le prêtre, qui porte un foulard blanc frappé des drapeaux du Vatican et du Liban. "Au moment où nous sommes confrontés à de nombreux problèmes économiques, sociaux et politiques, nous avons besoin d'espoir", renchérit Elias Abou Nasr Chaalan, 44 ans. "Nous devons nous unir en tant que Libanais, comme le pape a réuni les responsables et les chefs religieux lors de son arrivée, car c'est en restant unis que nous pouvons surmonter toutes les difficultés", ajoute ce père de deux enfants.

 

Le mardi 2 décembre, au dernier jour de sa visite au Liban, le pape Léon XIV commencera par une rencontre à l’hôpital de La Croix, le plus grand hôpital psychiatrique de toute la région, géré par des sœurs franciscaines et qui manque cruellement de moyens. Puis avant la grande messe en plein air sur le front de mer à Beyrouth, il ira se recueillir en prière silencieuse sur le port de Beyrouth, où s’est produite la double explosion le 4 août 2020 qui a fait plus de 230 morts et des milliers de blessés. Une prière silencieuse pour marquer la mémoire de ces souffrances alors qu'aucun mémorial n'a été érigé par les autorités.

 

Le Liban est la seconde étape du premier déplacement international du pape Léon XIV, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l'unité des chrétiens. Il a enfin rencontré près de 14 000 jeunes en début de soirée au patriarcat de Bkerké (nord). Après avoir écouté leurs nombreux témoignages, le pape Léon XIV les a exhortés à ne pas céder au désespoir, mais plutôt à cultiver des amitiés fondées sur un amour sincère et à conserver l'enthousiasme nécessaire pour «changer le cours de l'histoire» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/pape-voyage-apostolique-liban-jeunes-bkerke-maronite-chretiens.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0