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Publié le 5 Août 2016

Blandine Garot dans son article du vendredi 5 août 2016 nous montre qu’à l’occasion des 800 ans du «Grand pardon» d’Assise, le pape François s’est rendu, jeudi 4 août, à la Portioncule, petite église restaurée par le saint patron d’Italie, saint François d’Assise. Pour sa deuxième visite depuis son élection en 2013, le pape a invité les pèlerins à suivre «le chemin du pardon» pour renouveler l’Église et le monde.

Seul, le pape François s’est recueilli pendant quelques minutes en silence dans la Portioncule, jeudi 4 août, église aujourd’hui englobée dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges à Assise (Ombrie). Pour sa deuxième visite dans la cité du Poverello depuis son élection en 2013, le pape a tenu à célébrer le 800e anniversaire du «Grand Pardon», tradition lancée par saint François d’Assise pour absoudre gratuitement les péchés des pauvres, venus en pèlerinage.

Après la lecture de la «Parabole de la dette» tirée de l’Évangile de Matthieu (18,21-35), le pape a donné une méditation sur le thème du pardon devant la porte de la Miséricorde. «Nous savons bien que nous sommes pleins de défauts et que nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Néanmoins, Dieu ne se lasse pas d’offrir toujours son pardon chaque fois que nous le demandons», a rappelé le pape François.

Année du Jubilé de la Miséricorde oblige, il a également insisté sur la nécessité de pardonner car «le chemin du pardon peut vraiment renouveler l’Église et le monde et qu’offrir le témoignage de la miséricorde dans le monde d’aujourd’hui est une tâche à laquelle personne ne peut se soustraire. Le monde a besoin de pardon».

À l’issue de sa méditation, le pape François a convié les évêques et les prêtres réunis à aller dans les confessionnaux afin d’offrir le pardon aux pèlerins présents. D’ailleurs, il s’est également prêté à l’exercice en confessant une vingtaine de fidèles. Puis avant de repartir pour Rome, peu après 18 heures, il a rencontré les évêques et les supérieurs des ordres franciscains, ainsi que des religieux malades présents à l’infirmerie.

Le pape pense que le pardon peut renouveler l’Église et le monde, cela sera difficile mais tout peut commencer simplement et pardonner est souvent difficile malgré la simplicité de l’acte. Le pardon est aussi la meilleure arme contre la haine qu’utilisent ceux qui profitent des peurs.

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Publié le 4 Août 2016

periodistadigital.com nous montre dans son article du mercredi 3 août 2016 qu’à l'heure où le Pérou mène une bataille contre le féminicide, les déclarations publiées par l'ultraconservateur cardinal Juan Luis Cipriani insinuant que les femmes sont maltraitées par leur propre faute ont provoqué l'ire du Pérou.

Connu pour ses positions politiques allant contre l’avortement et les unions civiles de même sexe, Mgr Cipriani a dit dans ses Dialogues du programmes de radio Diálogos para la Fe que l'abus envers les femmes serait du fait que "de nombreuses fois, la femme se présente comme une vitrine, ce qui provoque".

"Dans un pays qui occupe le troisième rang dans le classement mondial du viol, une déclaration de cette nature ne mérite pas mon rejet seulement comme une femme, mais aussi en tant que ministre (...) Cette déclaration invisibilise et supprime tout responsabilité à l'agresseur" a répondu le ministre des femmes, Ana Maria Romero. Le deuxième vice-président du jeune gouvernement de Pedro Pablo Kuczynski, Mercedes Aráoz, a lâché sur : "Je peux porter une minijupe et personne n'a le droit de me toucher (...) Une femme peut se livrer à la prostitution et ne veut pas être violée, ne veut pas être violée. Personne n'a le droit de porter atteinte à notre dignité ni de provoquer les femmes".

Dans les réseaux sociaux, les commentaires de Mgr Cipriani ont déclenché un week-end d'indignation, avec les femmes et les hommes exigeant sa démission. Beaucoup voient cela comme une tentative de minimiser la marche contre la violence machiste qui va se réunir dans tout le pays pour le 13 Août a annoncé Aráoz qui assiste le vice-président et la Première Dame, Nancy Lange. Sous le slogan #NiUnaMenos, la marche dénonce les agressions et les meurtres de femmes par leurs partenaires ou d'anciens partenaires et contre le laxisme de la justice péruvienne qui ne sanctionne pas fermement les agresseurs dans un pays avec une culture machiste et conservatrice forte. "Cipriani (...) a fait des déclarations dans la chaire contre la marche «ni plus ni moins», en disant que de telles campagnes qui cherchent à imposer l'idéologie de genre" ne sont pas «humaines», a écrit le psychanalyste Jorge Bruce dans le journal La República.

Après la controverse soulevée, Mgr Cipriani, archevêque de Lima, la tête visible de l'Opus Dei en Amérique latine, a déclaré lundi qu'il avait été mal compris. Pourtant, il dit bien que sa phrase était malheureuse. Mais comment s’en étonner puisque il fait un lobbying contre les droits des femmes et fait souvent des remarques sexistes sur les femmes par écrit et en public. Doit-on s’étonner alors de cette phrase qu’il dit mal comprise ? Non, le mal est fait.

periodistadigital.com nous montre aussi dans son article d’hier que l’archidiocèse de Dublin a confirmé qu’il va suspendre temporairement l'admission de nouveaux étudiants au séminaire principal en Irlande du fait de la suspicion qu’il s’y serait étendu une «culture gay» par l'utilisation des applications mobiles pour planifier des rendez-vous en ligne.

L'annonce vient après que l'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a déclaré mardi 2 août que le radiodiffuseur public irlandais (RTE), qu’il était «mal à l’aise» avec les «allégations anonymes» exprimées par des lettres et des blogs contre un nombre important de séminaristes au St. Patrick College dans le séminaire de Maynooth. Ces accusations, a-t-il dit, font valoir qu'il existe une «culture homosexuelle» dans laquelle les élèves utilisent «une application appelée Grindr» qui, selon le religieux, sert à «organiser des rencontres gay».

«Son utilisation est non seulement inappropriée, car ils sont dans la formation pour devenir prêtres célibataires, mais aussi parce qu'une telle application favorise la promiscuité sexuelle, qui, en aucune manière serait une vision mature de ce qui devrait être un prêtre», dit Mgr Martin. Par conséquent, l'archevêque a déclaré que les nouveaux étudiants seront envoyés au Collège pontifical irlandais à Rome (Italie), alors que cette question est clarifiée au séminaire de Maynooth situé à 26 kilomètres de Dublin.

Mgr Martin a également reconnu qu'il y a des soupçons sur le fait que les autorités du séminaire ont refusé d'enquêter sur les allégations faites par les dénonciateurs, parce qu’ils ont commencé à «faire circuler toutes sortes d'accusations anonymes.» Mais il a déclaré que «certaines sont sûrs», et il affirme qu’il est impossible d'établir un «processus formel de recherche» parce que «le matériel reste anonyme.» C’est sûr, mais on n’est pas sûr parce que c’est anonyme. On ne peut pas dénoncer ou enquêter dans ce cas.

L'archevêque, qui est la plus haute autorité de l'Église catholique dans la République d'Irlande, a révélé qu'il a utilisé les services d'un observateur «indépendant» pour essayer de tirer de la clandestinité les dénonciateurs, mais leurs efforts ont seulement généré plus d’accusations «anonymes». Le prélat a appelé les responsables de Maynooth à prendre des mesures pour ceux qui veulent dénoncer des irrégularités présumées et peuvent présenter des «preuves solides et concluantes.»

Il a également dénoncé l’excessif «confort» apprécié des séminaristes dans ce centre de formation, où on leur sert, a-t-il déploré, «le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner.» Le confort n'est pas en faute ici.

Mgr Diarmuid Martin peut-il se fier à des dénonciations anonymes alors qu’il n’y a rien qui a été sensiblement prouvé sur ce qui se passait dans le séminaire. Le cardinal Timothy Dolan avait déjà été envoyé en 2011 à Maynooth pour enquêter sur deux choses : l'orthodoxie de la théologie et les allégations de l'activité sexuelle gay. Dans son rapport, il n'y avait aucune preuve pour étayer ces allégations. Que Mgr Martin fasse attention.

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Publié le 3 Août 2016

LeMonde.fr dans son article du mercredi 3 juillet 2016 nous montre que le pape François considère que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Dans le compte rendu d’une rencontre avec des évêques de Pologne publié mardi 2 août, le pape François regrette qu’«on apprenne à l’école à des enfants – à des enfants ! – que tout le monde peut choisir son sexe». La discussion a eu lieu mercredi 27 juillet alors que le souverain pontife commençait à Cracovie une visite de cinq jours. Le pape estime que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Le pape devrait savoir que les études de genre sont loin d’apporter la confusion chez les jeunes, elle les libère du poids des constructions sociales et permet à chacun de se construire individuellement, sereinement. Cela n’amène pas la destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu, cela montre qu’il a fait sa création diverse et pleine de surprises.

Il critique des ouvrages fournis par des «personnes et des institutions qui donnent de l’argent», sans plus de précision. Selon lui, ces ouvrages sont à l’origine d’une «colonisation idéologique» soutenue par des «pays très influents». Il ne mentionne pas les pays concernés. «C’est terrible», s’inquiète-t-il. L’idée d’une «colonisation» n’est pas une nouveauté dans son discours. Le pape l’a déjà évoquée lors d’une tournée en Asie en 2015.

La théorie du genre, n’est pas une colonisation idéologique, elle permet simplement de répondre aux questions sur les dominations de genre qui se sont formées dans l’histoire. Si l'Église s’y oppose c’est qu’elle permet de libérer les femmes du machisme et les homosexuels de l’homophobie.

Lors de cette conversation à Cracovie, le pape François a cité son prédécesseur Benoît XVI, qui vit toujours au Vatican. «Il me disait : “Votre Sainteté, c’est l’époque du péché contre Dieu le créateur. Il est intelligent. Dieu a créé l’homme et la femme. Dieu a créé le monde ainsi et nous faisons le contraire.”»

Le pape se trompe, les études de genre reposent sur le postulat que sexe et genre sont dissociés. Le sexe est une donnée biologique. Mais le genre n’est pas une expression du patrimoine génétique d’un individu : c’est une construction sociale. Elles ne nient pas la réalité biologique. Elles permettent simplement de libérer les stéréotypes de genre qui pèsent sur les libertés individuelles.

Enfin, le pape se rattrape comme le montre l’article de France24.fr du mardi 2 juillet. Le pape François a donné son accord, mardi, pour mettre sur pied une commission spéciale chargée de clarifier la question du diaconat féminin au sein de l'Église catholique. Elle sera composée de 13 membres, dont la moitié de femmes.

Le pape François a nommé, mardi 2 août, une commission d'étude sur le rôle des femmes diacres dans l'histoire. Ce n’est pas la première fois que le Saint-Siège est invité à répondre à cette question. En 2006, le pape Benoît XVI évoquait "un service ministériel confié aux femmes", explique La Croix.

Dans l'Église catholique, les diacres sont des hommes ordonnés pour prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais qui ne peuvent pas dire la messe : il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles. "La question est donc de savoir si, en permettant à des femmes d’accéder à ce ministère diaconal, on va aider à clarifier, ou au contraire compliquer la place des diacres permanents", précise encore La Croix.

La création de cette commission s’inscrit dans une démarche d'ouverture historique. Elle sera composée de 13 membres dont six femmes, et sera chargée, selon le Vatican, d'examiner le rôle des femmes qui ont occupé ces fonctions aux "premiers temps de l'Église", même si certains en attendent aussi des recommandations sur la manière de donner plus de responsabilités aux femmes aujourd'hui.

"Le 12 mai, au cours de la rencontre avec les participants à l'Assemblée Plénière des supérieures générales, le Saint-Père avait exprimé l'intention d'instituer une commission officielle pour étudier la question du diaconat des femmes, surtout aux premiers temps de l'Église", a expliqué le communiqué du Vatican.

"Après une prière intense et une mure réflexion, sa Sainteté a décidé d'instituer la commission d'étude sur le [sujet]", a ajouté le Vatican avant de présenter la liste des membres, prêtres, religieuses et professeurs d'université.

Espérons que cette commission n’accouche pas d’une déception supplémentaire, car il est grand temps que les femmes puissent enfin avoir un rôle réel dans l’Église tente dans leurs paroisses qu’au sommet de l’Église.

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Publié le 1 Août 2016

FranceInfo.fr ce lundi 1 août 2016 nous montre que dans l'avion qui le ramenait à Rome dimanche soir, le pape François a expliqué qu'il n'était "pas juste" et "pas vrai" d'associer islam et violences.

"Je pense qu'il n'est pas juste d'identifier l'Islam à la violence. Ce n'est pas juste et ce n'est pas vrai" a répondu le pape François interrogé sur l'assassinat mardi du père Jacques Hamel, tué par deux extrémistes musulmans. "Je pense que dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe fondamentaliste", a-t-il dit. "Il y en a chez nous", a-t-il dit, évoquant le catholicisme. Pour le pape, le responsable c'est plutôt le "dieu argent" : "Je sais qu'il est dangereux de le dire, mais le terrorisme s'épanouit lorsqu'il n'y a pas d'autres options et lorsque l'argent devient dieu et que c'est lui qui est au centre de l'économie du monde et non la personne. C'est la première forme de terrorisme. C'est du terrorisme contre toute l'humanité."

Et il pose la question : "Je me demande pourquoi tant de jeunes Européens ont été privés d'idéaux, ne travaillent pas. Alors, ils se tournent vers la drogue, l'alcool ou s'engagent dans l'EIIL" (Daech).

Ce discours vu comme un message de paix a été peu goûte par la sphère intégriste et d’extrême droite. Comme le montre LePoint.fr, ils ont beau se dire «catholiques» ou encore «chrétiens» dans leur biographie Twitter, rares sont ceux qui délivrent un discours de «paix et d'amour» comme le voudrait leur souverain pontife ou même la Bible. «Ils», ce sont les internautes de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d'extrême droite à tendance xénophobe, connue sous le nom de «fachosphère».

En délivrant un message où il refuse de faire l'amalgame entre violence et islam, rappelant que les chrétiens ont leur lot de fondamentalistes, le pape François s'est attiré les foudres de la fachosphère. Certains ont déclaré ne pas vouloir être «représentés par le pape François» tandis qu'un hashtag #PasMonPape a été lancé. D'autres réclament même sa démission. Ils se sont sans doute reconnus dans les propos du pape.

Radio Vatican met en avant d’autres thèmes d’actualités évoqués par le pape argentin : la crise au Venezuela. «Il y a des contacts», a-t-il confessé (...) «Je crois qu’un membre du gouvernement voudrait que le Saint-Siège fasse partie du groupe de médiation internationale» pour résoudre cette crise, «mais de cela, je n’en suis pas sûr».

Interrogé sur les récentes accusations de pédophilie visant le cardinal australien, George Pell, le pape a exhorté à la prudence. Nous devons laisser la justice suivre son cours, faire son travail, et ne pas céder aux commérages. «Une fois que la justice se sera prononcé, je le ferai aussi», a-t-il assuré.

Le pape François est enfin revenu sur les JMJ, se disant heureux de voir la Pologne «envahie» par les jeunes et leur enthousiasme contagieux. «J’aime parler avec les jeunes, et j’aime les écouter car ils me mettent en difficultés», a affirmé le pape, insistant sur l’importance du dialogue entre générations passées et futures; celles du passées partageant ses expériences, celles du futur les portant en avant, avec le courage qui les caractérise.

Au début de cette conférence de presse, le pape a remercié avec effusion le père Federico Lombardi, dont c'était le dernier voyage en tant que directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, charge qu'il occupa pendant 10 ans, ainsi qu'un membre de l'équipe logistique, sur le point de partir à la retraite après 37 ans de service. Une tarte, préparée spécialement à leur intention, a été partagée par les voyageurs présents sur le vol papal, à l'issue de la conférence de presse.

Le pape joue la prudence sur le cardinal Pell, mais même pour lui ça doit faire beaucoup, et espère qu’au Venezuela la crise puisse finir avec une médiation et espère que les JMJ pourront permettre aux jeunes de donner des expériences nouvelles à l’Église. Voyons ce qu’en donnera le futur.

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Publié le 31 Juillet 2016

Le pape aux jeunes : ne confondez pas le bonheur avec un divan

tv5monde.com nous montre que le pape François a mis en garde samedi soir les jeunes contre le risque de confondre "le divan et le bonheur", et de se retrouver "étourdis et abrutis" par le confort personnel et les jeux vidéo.

Le pape s'adressait au coucher du soleil à une foule estimée à plus d'un million de personnes par les services de sécurité, rassemblée dans une grande plaine herbeuse à Brzegi, à quinze kilomètres de Cracovie. Cette veillée, partie traditionnelle du programme des Journées Mondiales de la Jeunesse précédait de moins de 24 heures la fin du "Woodstock catholique", surnom des JMJ faisant référence au festival de musique organisé en août 1969 dans le nord-est des États-Unis.

Après avoir entendu trois témoignages de jeunes à qui leur foi a donné des forces face à leurs problèmes - une Polonaise mondaine et pécheresse, une chrétienne syrienne d'Alep vivant "une vie baignée par la mort", et un ex-drogué paraguayen en rupture avec sa famille – le pape François a appelé les jeunes à combattre une paralysie "dangereuse et souvent difficile à identifier", qui "naît lorsqu’on confond le bonheur avec un divan".

"Un divan qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un divan – comme il y en a maintenant, modernes, avec des massages y compris pour dormir – qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant l'ordinateur.(...) Sans nous en rendre compte, nous nous endormons, nous nous retrouvons étourdis et abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous", a-t-il dit.

"Le temps que nous vivons aujourd’hui n’a pas besoin de jeunes-divan, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons." "Nous ne sommes pas venus au monde pour végéter... mais pour laisser notre empreinte."

La veillée, les témoignages et la méditation du pape étaient agrémentés de chants, démonstrations de break-dance, numéros d'acrobatie et tableaux vivants, comme celui rappelant le pardon de Jean Paul II au Turc Ali Agca qui avait tenté de le tuer sur la Place Saint-Pierre le 13 mai 1981. Les jeunes, venus avec des sacs de couchage, s'apprêtaient à passer la nuit sur place à la belle étoile en attendant la messe finale des JMJ dimanche.

Bouger les choses, c’est ce que désire le pape François et bouscule les jeunes pour cela. Mais, il a aussi réussi à attirer vers lui beaucoup de Polonais qui lui sont favorables comme le montre ouest-france.com, notamment ceux qui désapprouvent le parti ultraconservateur au pouvoir, Droit et Justice. Samedi soir et dimanche matin, ils seront encore nombreux à venir l’écouter sur le Campus Misericordiae.

Bouger les choses, c’est cela aussi qui permettra en France de donner une opposition réelle au terrorisme et comme le montre francetvinfo.fr suite à l'attentat de ce mardi 26 juillet, des rassemblements réunissant plusieurs communautés religieuses ont eu lieu en France. Un moment rare : l'imam de Bordeaux parle du Christ devant l'hôtel de l'église Notre-Dame de Bordeaux. La messe est œcuménique : chrétiens, juifs, musulmans, croyants et athées, main dans la main, unis.

Vaincre par la fraternité : c'était le mot d'ordre de la manifestation pour la paix organisée à Lyon ce samedi 30 juillet après-midi. À l'appel régional du culte musulman, 500 personnes, catholiques, juives, musulmanes ou athées, ont défilé silencieusement pour une même cause. "La vie c'est la paix, le vivre ensemble", affirme une femme venue défiler. En fin de manifestation, sur la place Bellecour, une minute de silence a été observée en hommage au père Hamel.

Espérons que ce message soit écouté pour éviter que les semeurs de discorde et de haine gagnent.

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Publié le 30 Juillet 2016

Le pape François exhorte le clergé à aller dans le monde

journalmetro.com, Radio Vatican et NCRonline.org dans leurs articles du samedi 30 juillet 2016 nous montrent que le pape François a encouragé le clergé à sortir de leur zone de confort et à venir en aide aux nécessiteux vivant en marge de la société alors qu’il célébrait la messe, samedi, dans une église dédiée à l’un de ses prédécesseurs, Jean-Paul II, à Cracovie.

Dans son homélie, le pontife a affirmé que Jésus voulait une Église en mouvement, une Église qui n’hésitait pas à aller dans le monde. Il a ajouté que cet appel lancé par le Christ à ses disciplines était encore pertinent aujourd’hui. Prenant la parole devant des centaines de prêtres et de religieuses, le pape François a soutenu que cette exhortation faisant écho à celle de Jean-Paul II, qui avait dit : «Ouvrez les portes».

Plus tôt dans la matinée de ce samedi, le pape au sanctuaire de la Divine miséricorde s’est recueilli en silence sur la tombe de sainte Faustine, dans la chapelle du couvent qui abrite le tableau de Jésus Miséricordieux, là même où elle venait prier. Le pape a ensuite passé la porte Sainte. Il a confessé plusieurs jeunes puis il s’est rendu au sanctuaire Saint Jean-Paul II pour y présider la messe devant les prêtres, séminaristes, religieux et religieuses polonais. Près de l’autel, une fiole du sang de Jean Paul II était posée, une relique devant laquelle s’est recueilli le pape au terme de la célébration.

Puis samedi après-midi, le pape François avait un déjeuner privé de nourriture traditionnelle polonaise avec 12 jeunes de partout dans le monde. Lors d'une petite conférence de presse suivant le repas, l'une des jeunes femmes qui a pris part au reps a décrit comment le pape a pris un selfie avec le groupe et a répondu aux questions pendant qu'ils mangeaient. Plus tard, le pape François participera à une veillée de prière avec les pèlerins pour les JMJ, qui devrait attirer une foule nombreuse.

Enfin, en fin d’après-midi du samedi 30 juillet 2016, vers 18h, avant de se rendre au “Campus Misericordiae” pour la Veillée de prière avec les jeunes, le pape a accompli une brève visite dans l’église de Saint-François de Cracovie, où sont vénérées les reliques des deux martyrs franciscains Zbigniew Strzałkowski et Michał Tomaszek. Ces deux prêtres polonais ont été tués par les miliciens du Sentier lumineux le 9 août 1995 à Pariacoto au Pérou, et ont été béatifiés le 5 décembre 2015, avec le prêtre italien Alessandro Dordi, du diocèse de Bergame.

Le pape a récité une «prière pour la paix et la protection contre la violence et le terrorisme». Même s'il n'a fait aucune allusion précise aux attentats récents en Europe et à l'exécution mardi à Saint-Étienne-du-Rouvray du père Jacques Hamel, cette prière prend un relief particulier dans le contexte de recrudescence des attaques terroristes en Europe et au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Irak.

Le pape François après voir bousculé les jeunes veut que le clergé polonais bouge, et n’oublie pas de penser à la paix, mais espérons que la veillée de prière lui donnera la force nécessaire à bouger les choses pour que ces JMJ ne finissent pas en peau de chagrin.

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Publié le 30 Juillet 2016

Comme l’a montré france24.com dans son article du vendredi 29 juillet 2016, le pape François avait déjà exhorté les jeunes réunis aux JMJ le jeudi 28 juillet à accueillir les réfugiés et à se rebeller pour changer le monde, se disant "meurtri de rencontrer des jeunes ennuyés et ennuyeux".

Le pape François a décidé une nouvelle fois de bousculer les jeunes catholiques dans leur certitudes comme le montre ouest-france.fr dans on article du samedi 30 juillet 2016. Vendredi soir, après les visites d’Auschwitz-Birkenau et d’un hôpital pour enfants, le pape François a rappelé aux jeunes pèlerins l’importance de leur engagement.

Pour le Chemin de Croix, de nombreux Polonais se sont mêlés aux centaines de milliers de pèlerins, parfois avec des enfants, qui attendaient patiemment l’arrivée du pape en jouant aux cartes. Les écrans géants qui parsèment la plaine diffusent des images des pays arabes touchés par la guerre. La croix, symbole des Journées mondiales de la jeunesse, est portée par des membres de 14 différentes communautés, en référence aux 14 stations du Chemin, avant d’être plantée.

À 19 h 20, le pape a pris la parole. Fidèle aux discours tenus depuis son arrivée, mardi, il a évoqué les réfugiés syriens. «Ce soir, Jésus et nous avec lui, embrasse avec un amour spécial nos frères syriens, qui ont fui la guerre. Nous les saluons et nous les accueillons avec une affection fraternelle et sympathie.»

Le pape François a également invité la jeunesse à se mobiliser : «Aujourd’hui, l’humanité a besoin d’hommes et de femmes, et de manière particulière de jeunes comme vous (...), des jeunes prêts à consacrer leur vie au service gratuit des frères les plus pauvres et les plus faibles».

Il leur a demandé d’être «une réponse concrète aux besoins et à la souffrance de l’humanité» avant de les interpeller : «Chers jeunes, ce vendredi saint-là, beaucoup de disciples sont retournés tristes dans leurs maisons, d’autres ont préféré aller à la maison de campagne pour oublier la croix. Je vous pose la question : comment voulez-vous retourner ce soir dans vos maisons, dans vos lieux d’hébergement ? Comment voulez-vous retourner ce soir pour vous rencontrer avec vous-mêmes ? Il revient à chacun de vous de répondre au défi de cette question.»

Radio Vatican montre aussi que le pape a évoqué cette visite lourde d’émotion, en silence, aux camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz et de Birkenau vendredi matin, où il a vu «tant de douleurs, tant de cruauté». C’était «il y a 70 ans» mais, «la cruauté ne s’est pas finie à Auschwitz». Aujourd’hui, hommes et femmes continuent d’être torturés, emprisonnés, et «vivent comme des animaux». «Nous disons que nous avons vu la cruauté il y a 70 ans, comment les gens sont morts fusillés, pendus, tués par le gaz ... Mais aujourd'hui, dans de nombreux endroits du monde où il y a la guerre, il se passe la même chose!», «c’est une réalité» a déploré le pape.

Cette troisième journée du pape aux JMJ s’est achevée lorsqu’il s’est adressé à la foule depuis la fenêtre de la résidence papale, invoquant une fois encore la compassion des hommes envers les plus démunis.

Le pape François décide de faire bouger les jeunes mais difficile de les voir changer les choses quand on sait que les mouvements conservateurs ont noyauté ces JMJ, eux qui sont plus porté sur une foi identitaire démonstrative peu porteuse plutôt que de venir en aide aux défavorisés.

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Publié le 28 Juillet 2016

Le pape à l’épreuve des conservateurs en Pologne

tdg.ch dans son article du mercredi 27 juillet 2016 nous montre que pour le chef de l’Église catholique, plus ouvert que ses prédécesseurs, son déplacement à Cracovie s’annonçait délicat. Dans son premier discours prononcé à Cracovie, il a appelé les Polonais à "dépasser les peurs" et à accueillir "ceux qui fuient la guerre et la faim", abordant d'emblée la question des réfugiés, sujet délicat pour Varsovie.

Peu après son arrivée, le pape a gagné le château royal de Wawel, où il s'est adressé dans la cour d'honneur au président Andrzej Duda, à plusieurs membres du gouvernement conservateur et à quelque huit cents invités, en évoquant le "complexe phénomène migratoire". Comme son prédécesseur polonais Jean Paul II, il n'a pas hésité a faire allusion aux problèmes qui font débat dans le pays, au risque d'indisposer ses dirigeants. La migration "demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs et réaliser le plus grand bien", a dit le pape François, visant les craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers, que le gouvernement conservateur de Mme Beata Szydlo se refuse à accueillir, au nom de la sécurité.

Commentant devant les caméras son tête à tête de 30 minutes avec le pape qui a suivi, M. Duda a assuré qu'il n'avait pas parlé avec lui de migrants. "Chacun a entendu ce qu'a dit le Saint-Père. Je ne peux que répéter ce que je dis toujours: nous sommes un pays fondé sur des valeurs et nous ne refusons notre aide à personne. Si quelqu'un veut venir chez nous, surtout s'il est réfugié, fuit la guerre, veut avoir la vie sauve, il sera certainement accueilli", a affirmé M. Duda. Mais "nous ne sommes pas d'accord pour qu'on impose des gens en Pologne par la force", a-t-il ajouté, dans une allusion au système de quotas de migrants de l'UE, refusé par Varsovie.

Il faut accueillir «tous ceux qui fuient la guerre et la faim». C’est le message qu’a adressé mercredi à Cracovie, à l’intention des autorités polonaises, le pape François, qui se rendait en Pologne à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Le pape a affirmé que la crise migratoire «demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs», dans une allusion aux craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers. Le gouvernement conservateur de Madame Beata Szydlo se refuse de les accueillir, au nom de la sécurité.

Pour le pape François, cette étape diplomatique s’annonçait délicate, au moment où son message d’ouverture à l’égard des migrants et des musulmans se heurte à l’effroi – et aux amalgames – que suscitent les attentats terroristes, et ce alors qu’un prêtre catholique vient de se faire assassiner en France. Menant une politique migratoire restrictive, le gouvernement ultraconservateur n’est pas en phase avec les déclarations du pape. Mais ce n’est de loin pas le seul sujet qui fâche. Nombre de Polonais, dont les évêques très conservateurs que le pape doit rencontrer ce jeudi, sont encore nostalgiques du charismatique Jean-Paul II, le premier pape polonais de 1978 à 2005.

L’image que cultive le pontife argentin, amateur de tango et défenseur d’une «Église des pauvres», passe mal auprès de la hiérarchie catholique polonaise. Beaucoup d’évêques polonais voient en effet d’un mauvais œil les efforts de François en faveur d’une Église plus flexible et compatissante, selon le vaticaniste Christopher Lamb, cité par The Tablet. Ils sont en désaccord notamment avec les appels à ouvrir les portes des églises aux pécheurs, comme les mères célibataires ou les divorcés remariés. Le pape pourrait toutefois appuyer un projet controversé en Pologne d’interdire presque complètement l’avortement.

L’une des questions sensibles porte aussi sur l’homosexualité. «Ce qui est nouveau, c’est l’attitude de François à l’égard de cette communauté», souligne Michel Grandjean, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève. «Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour le juger ?» déclarait le pape en 2013, de retour des JMJ de Rio. Avec cette prise de position, il s’est démarqué de ses prédécesseurs. Mais «en affirmant une volonté d’ouverture sur ce genre de questions, il a su irriter les branches ultraconservatrices», précise l’historien.

Toutefois, au-delà de quelques divergences sur des sujets «délicats», il serait maladroit de croire que le pape François est l’antipode de Jean-Paul II, poursuit Michel Grandjean. Sur la question du capitalisme, par exemple, «les deux papes marchent dans la même direction. Tous deux n’ont jamais prétendu que ce système est l’antichambre du paradis sur terre.»

Cela dit, malgré les désaccords politiques et idéologiques, la visite du pape pourrait être vécue comme un bol d’air dans une Pologne qui se referme sur elle-même. Certes, «les catholiques polonais ne vont pas accueillir le pontife qu’ils souhaitent, mais compte tenu de leur situation sociale et politique, il se pourrait qu’ils reçoivent justement le pape dont ils ont besoin», a estimé le vaticaniste John Allen sur le site spécialisé Cruxnow.

Bouger les conservateurs pas seulement, il désire aussi bousculer les jeunes. Comme le montre france.info.fr ce jeudi 28 juillet 2016 le pape François a eu ses premiers mots mercredi soir pour la jeunesse catholique à son arrivée en Pologne où se tiennent les Journées Mondiales de la Jeunesse. Du même balcon que Jean-Paul II à son époque, le chef de l’église catholique a demandé aux jeunes de ne pas avoir peur. Il a été accueilli dans une Cracovie sous haute surveillance après la série d’attentats.

De la fenêtre de l’archevêché à Cracovie, Jean-Paul II dialoguait à bâtons rompus avec les jeunes fidèles. Le pape François reprend volontiers la tradition. Tout sourire hier soir pour une allocution très informelle et hors programme. "N’ayez pas peur. N’ayez pas peur ! Le Seigneur nous montre l’exemple de jeunes courageux. Ils nous aident à aller de l’avant dans la vie ! Vous, faites votre devoir, faites du raffut toute la nuit. Et répandez la joie chrétienne…" N’ayez pas peur. Les mots du pape François dans un contexte qu’il décrit lui-même comme un contexte de guerre mondiale. Une guerre dont le prêtre français tué mardi n’est que l’une des très nombreuses victimes souligne le chef de l’église catholique.

Comme le montre francetvinfo.fr ce jeudi le souverain pontife, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), s'est rendu aussi à Czestochowa pour prier devant une icône de la madone noire, attribuée, selon la légende, à saint Luc, particulièrement vénérée en Pologne et réputée miraculeuse. Il a ensuite présidé une messe en plein air à l'occasion du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne, célébré cette année.

Au cours de celle-ci, le pape François est tombé, apparemment après avoir raté une marche, jeudi 28 avril à Czestochowa (Pologne), mais s'est relevé aussitôt, aidé par les prêtres qui l'accompagnaient. Il a immédiatement poursuivi son chemin pour monter à l'autel dressé devant le sanctuaire marial de Jasna Gora.

Devant une foule de quelques centaines de milliers de personnes, composée essentiellement de Polonais, le pape, serein et paraissant en bonne forme, le visage reposé, a prononcé une homélie sur les vertus de la Vierge Marie, invitant les croyants à "aller au-delà des torts et des blessures du passé et de créer la communion pour tous".

Le pape François bouscule les conservateurs et leur politique migratoire, tout en réaffirmant les positions de l'Église sur la défense de la famille et la protection de la vie "de la conception à la mort naturelle", autrement dit en proscrivant l'avortement et l'euthanasie, mais il n’a pas peur de dire aux jeunes d’avancer et de ne pas avoir peur, car ils doivent être des porteurs de joie, tout en demandant aux Polonais de créer la communion pour tous. Le message du pape sera-t-il porteur, sans doute s’il répond aux attentes de la population polonaise et s’il réveille les jeunes catholiques de leur torpeur pour que les JMJ ne soient pas un Woodstock catholique de plus.

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Publié le 26 Juillet 2016

«C'est un des nôtres qui a été assassiné»

Comme le montre LePoint.fr, francetvinfo.fr, franceinfo.fr, Libération.fr et L’Express.fr, "Deux terroristes se revendiquant de Daech" ont pris en otage plusieurs personnes pendant la messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), ce mardi 26 juillet 2016. Ils ont assassiné le prêtre auxiliaire, Jacques Hamel, 86 ans, de la paroisse Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray, où il officiait auprès du père Auguste Moanda-Phuati, curé de la paroisse qui disait qu’il était plutôt un prêtre à col roulé qu’à col romain, et blessé grièvement une autre personne, avant d'être abattus par la police. Deux sœurs et des fidèles se trouvaient également dans l'église lors de la prise d'otages. L'archevêque de Rouen a évoqué "trois autres personnes blessées dont une très grièvement" et une communauté paroissiale "très choquée". La mairie de Saint-Étienne-du-Rouvray a ouvert une cellule psychologique.

Le groupe État islamique a affirmé que l'attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats", selon l'agence Amaq, un organe de propagande de l'organisation djihadiste. L'un des deux auteurs de l'attaque serait par ailleurs "connu des services antiterroristes", ont indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête. Il était fiché "S", ont précisé ces sources. Selon des sources citées par l'AFP, l'un d'eux avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.

Le pape François s'associe "à la douleur et à l'horreur" et "condamne de la manière la plus radicale" l'attaque dans une église en France, a annoncé le Vatican qui évoque "un meurtre barbare". "Nous sommes particulièrement frappés parce que cette violence horrible est intervenue dans une église, un lieu sacré où s'annonce l'amour de Dieu, avec le meurtre barbare d'un prêtre et des fidèles touchés", dit le communiqué. Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, est arrivé sur les lieux, en l'absence de l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui était aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Pologne, a-t-on appris auprès de la Conférence des évêques de France. "C'est un des nôtres qui a été assassiné. C'est un prêtre âgé, fidèle parmi les fidèles. Il assurait la messe ce matin avec quelques fidèles, dont un couple. Nous ne voulons pas prendre d'autres armes que la fraternité et l'amour", a déclaré Dominique Lebrun avant de quitter précipitamment Cracovie pour se recueillir sur les lieux du drame.

Mgr Georges Pontier s'est exprimé sur RTL : "La stupeur, apprendre qu'un prêtre est séquestré, qu'il est égorgé dans l'église au cours de la messe… C'est la stupeur inimaginable… On n'imaginait pas que quelque chose comme ça soit possible… Ce sont des choses qu'un être humain ne peut pas faire par respect pour un être humain et par respect aussi pour tout ce qui donne du sens dans la vie. C'est de la folie, la chair de l'Église catholique elle n'est pas que là, elle est ailleurs, elle est belle, elle est partout, mais là, elle est atteinte dans une symbolique très forte… Ça touche tous les Français, ça touche tout le monde, ce n'est pas qu'en ville, que dans de grands rassemblements… c'est partout… Ce passage-là marque tous les Français, qu'ils soient croyants ou non croyants… Nous sommes tous des Français, nous avons envie de vivre ensemble et de réussir la vie de ce pays."

À Cracovie, "l'émotion est très grande", a réagi monseigneur Lalanne, évêque de Pontoise. "Nous sommes bouleversés par ce qui vient de se passer, de cette espèce de contagion de folie meurtrière." Les JMJ rassemblent cette année 35 000 français. Monseigneur Lalanne ajoute qu'"il y a une grosse délégation du diocèse de Rouen" présente à Cracovie pour l'évènement.

La Normandie et particulièrement la Seine-Maritime sont des terres très catholiques. Le chef-lieu du département, Rouen, situé à quelques kilomètres de Saint-Étienne-du-Rouvray, est surnommé la ville aux 100 clochers. La ville était connue pour abriter une communauté multiculturelle et multireligieuse. Non loin de l'église du drame s'élève une mosquée inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique de la ville, qu'avait eu lieu une cérémonie funèbre en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, le parachutiste de 30 ans tué le 11 mars 2012 à Toulouse par Mohamed Merah.

Le président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, chargé de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, se dit «effaré par le décès de [s]on ami» le prêtre Jacques Hamel, tué ce matin. «Je ne comprends pas, toutes nos prières vont vers sa famille et la communauté catholique», a déclaré Mohammed Karabila. «C'est quelqu'un qui a donné sa vie aux autres. On est abasourdis à la mosquée», a-t-il ajouté. Après la prise d'otage de Saint-Étienne-du-Rouvray, le Conseil français du culte musulman a aussi exprimé «sa totale solidarité avec l'ensemble des chrétiens de France» et appelé à «l'unité et à la solidarité de la nation toute entière». Le CFCM «condamne avec la plus grande vigueur cet acte terroriste lâche et barbare qui frappe à nouveau notre pays».

Dans un communiqué publié ce mardi, le grand Rabbin, le Consistoire et l'union des communautés juives de France se disent "horrifiés par la barbarie qui a conduit à la mort atroce du prêtre Jacques Hamel". "C'est aujourd'hui l'Église catholique qui est visée, mais aussi la France toute entière qui est touchée et porte le deuil". Ils présentent leurs "plus sincères condoléances aux autorités catholiques de France" et "enjoignent les autorités publiques à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité et la protection des citoyens".

Dans l'heure qui a suivi l'attentat, les préfectures ont demandé "en urgence" des renforts aux policiers et gendarmes. "Les équipages locaux feront des passages fréquents aux abords des lieux de culte chrétien" avec des patrouilles en voiture et à pied. D’ailleurs sur Twitter, le diocèse de Metz publie une photo de la porte grande ouverte de l'un des lieux de culte de la ville, "meilleure réponse aux actes de ce matin".

Lors de son allocution ce mardi midi, François Hollande a assuré que la France mènerait la "guerre" contre le groupe État islamique "par tous les moyens" après l'assassinat d'un prêtre par "deux terroristes se réclamant de Daech". "Nous sommes face à un groupe, Daech, qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre, par tous les moyens, dans le respect du droit, ce qui fait que nous sommes une démocratie", a-t-il déclaré. Ce soir, François Hollande recevra l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, à l'Élysée, avant de réunir mercredi matin la Conférence des représentants des cultes en France.

Interrogé par La Provence, le président de la Conférence des évêques de France Georges Pontier a décidé d'appeler les catholiques à participer vendredi "à un jour de jeûne et de prière pour la paix et notre pays". "Ce sont celles-là nos armes à nous, celles de la prière et de la paix, non pas d'amplifier la réaction normale et première de peur", a-t-il ajouté. C’est sans doute la plus belle réponse à la lâcheté de Daech qui s’en prend toujours à des innocents. Et une plus belle réponse encore contre la division est cette minute de silence qui va être organisée vendredi à l'église où eu lieu la prise d'otage, en présence de tous les représentants des cultes, et à l'initiative de la communauté musulmane. Elle est meilleure que celle que nous ont livrée Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen trop occupés à profiter de l’événement pour engranger des voix aux élections présidentielles.

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Publié le 25 Juillet 2016

Europe1.fr, ouest-france.fr et RFI.fr nous montrent ce lundi 25 juillet 2016 que les routes ont été refaites, les grilles de certains bâtiments sentent encore la peinture neuve, les podiums se montent et la musique inonde chaque quartier… À Cracovie, en Pologne, tout est prêt pour accueillir 1,5 million de jeunes catholiques à l'occasion des Journées mondiale de la jeunesse (JMJ).

Sur la place principale de Cracovie, une très grande scène a été installée et les animations ont commencé : concerts, prières, témoignages. La ville est également parée des couleurs des Journées mondiales de la jeunesse. Des drapeaux du Vatican ornent les rues ainsi que des portraits de Jean-Paul II, l'ancien pape polonais qui était originaire de Cracovie et à qui ces JMJ vont surement rendre hommage.

Depuis le 20 juillet, la plupart des jeunes catholiques sont en Pologne pour les «journées en diocèse» dans tout le pays. Ils convergent à Cracovie mardi 26 pour la messe d’ouverture présidée par le cardinal et archevêque de la ville Stanislas Dziwisz, l’ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II.

Le pape François arrive en Pologne mercredi et participera à un premier événement avec les jeunes jeudi soir. Vendredi, il visitera les camps d’extermination nazis d’Auschwitz et de Birkenau, voisins de la ville. C’est à l’issue de la messe dimanche qu’il annoncera le prochain rendez-vous.

La messe d'ouverture se tiendra mardi soir. Face à l'afflux des pèlerins, la moitié des 800 000 habitants de Cracovie a déjà quitté la ville pour toute la semaine des JMJ. Il y aura 20 000 policiers, (7500 dans les rues), 9000 pompiers, 800 membres du service de protection du gouvernement et 11 000 garde-frontières pour un coût de 23 millions d’€uros.

Les JMJ vont coûter cher à la Pologne pour un profit qui ne risque pas d’aider l’Église puisque ces événements ne lui apportent pas grand-chose, il faut dire la modernité ne se montre pas seulement dans des grands shows de la foi, mais dans les mots et les actes qui sont plus porteurs au sein de la société . Espérons au moins que le pape critique ce gouvernement Polonais qui bafoue les valeurs chrétiennes.

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