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Publié le 9 Mars 2016

infolibre.es et periodistadigital.com nous montrent le mercredi 9 mars 2016 que le théologien suisse Hans Küng, qui fêtera la semaine ses 88 ans, a réitéré sa demande au pape François d'examiner l'infaillibilité papale, qui pour la théologie dogmatique catholique est un dogme de la foi et la raison pour laquelle le pape est préservé de faire une erreur dans ses déclarations sur les questions de foi et de morale, comme toute vérité de foi, qui n'est pas ouverte à des discussions de toute nature, comme le montre la dépêche d'Europa Press.

Ce n'est pas la première fois que Hans Küng, considéré comme l'un des théologiens les plus influents du Concile Vatican II et critiqué par les secteurs les plus conservateurs d'être considéré comme l'exemple pratique de la dissidence, a rejeté l'infaillibilité pontificale. En 1970 , il a publié un livre intitulé Infaillible ? Une interpellation et le pape Jean Paul II lui retira sa licence ecclésiastique en 1979.

Dans un article publié par plusieurs journaux dans différents pays, le théologien a de nouveau appelé à l'évêque de Rome à analyser ce dogme de la foi qui, à son avis, "a bloqué tacitement, toutes les réformes du concile qui auraient nécessité un examen sur des positions dogmatiques antérieures". Il souhaite "une révision constructive du dogme de l'infaillibilité" qui rendra possible un véritable renouvellement de l'Église.

Espérons comme lui que dans "notre Église une discussion libre, impartiale et sans préjugé de toutes les questions en suspens et réprimées qui ont à voir avec le dogme de l'infaillibilité" et pour cela il faut éviter "un dogmatisme impitoyable qui tue l'esprit en s'accrochant à la lettre, ce qui empêche une rénovation complète de la vie et de l'enseignement de l'Église et bloque tout progrès sérieux dans le domaine de l'œcuménisme."

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Publié le 6 Mars 2016

Mgr Bernard Fellay, le supérieur général de la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX) vient nous annoncer une bonne nouvelle puisqu'il dément, le samedi 5 mars 2016, dans le quotidien Le Nouvelliste, que les rumeurs d’un rapprochement "imminent" entre la FSSPX et Rome qui avait été annoncé par Mgr Alfonso de Galarreta, un des trois évêques de la FSSPX comme nous le montre cath.ch. "À mon avis, ce n’est pas pour demain. cela peut encore prendre des années", a affirmé Mgr Fellay. La réconciliation de la Fraternité avec l’Église n’est donc pas à l’ordre du jour pour Mgr Fellay qui estime qu’"il y a beaucoup de blessures, et il faut les panser avant de pouvoir discuter sereinement". Le supérieur de la FSSPX se dit cependant "ouvert aux discussions avec Rome mais pas aux concessions".

Le samedi également Radio Vatican nous montre comme chaque année, la présentation de l’Annuaire pontifical et des statistiques de l’Église qui offre un panorama révélateur de la vie de l’Église dans le monde et permet de prendre la mesure de sa présence sur toute la planète. Les deux volumes sont disponibles depuis quelques jours dans les librairies. Cette année, leurs auteurs, autrement dit le Bureau Central des Statistiques de l’Église, évoquent une Église dynamique dans un monde en mutation. L’Afrique apparait comme le continent de l’espérance pour l’Église catholique tandis que le nombre des ministres ordonnés, notamment religieux, enregistre un fléchissement surtout en Europe qui apparaît comme le continent le moins dynamique du monde, du point de vue du catholicisme. Première donnée réconfortante : entre 2005 et 2014 (la période prise en considération par les auteurs de l’étude) le nombre des catholiques baptisés a augmenté à un rythme qui dépasse largement celui de la population mondiale : + 14,1% contre + 10,8%, à l’exception de l’Océanie.

En Europe se dégage une évolution puisque son clergé est âgé et affaibli. Cela va dans un sens structurel puisque la diminution des séminaristes à partir de 2011 touche tous les continents à l’exception de l’Afrique et atteint 17,5% en Europe. Les vocations féminines déclinent sensiblement sur le vieux continent, ainsi qu’en Amérique et en Océanie, alors que 38% des religieuses vivent encore en Europe. Par ailleurs, la vivacité du diaconat permanent qui connaît un essor considérable de l’ordre de 33,5%, surtout en Europe et semble exprimer des choix nouveaux et différents dans l’exercice de la diffusion de la foi.

L’Annuaire pontifical et des statistiques de l’Église montre qu'en Europe, il est grand temps de penser à faire confiance aux fidèles et à penser à la solution des prêtres mariés au vu de l'augmentation des diacres permanents.

Enfin, la conférence des évêques de France comme le montre Europe1.fr a rappelé samedi sa "politique de fermeté" menée contre les actes de pédophilie commis par des prêtres, après les accusations de "non dénonciation de crime" contre des responsables du diocèse de Lyon, dont le cardinal Barbarin. Dans un communiqué, "la Conférence des évêques de France tient d'abord à redire sa profonde compassion et son soutien aux victimes de tels actes". "Elle réaffirme la politique de fermeté menée par les évêques de France depuis plus 15 ans sur ces questions de pédophilie", poursuit le texte, en répétant sa "volonté de coopération complète avec la justice" et en assurant le cardinal Barbarin "de son soutien et de ses prières". Pourtant ici, elle donne l'effet contraire en soutenant le cardinal Barbarin qui été averti que le père Preynat fut mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991 en 2007-2008, et n'a rien fait.

Et pour ne rien arranger, le cardinal australien George Pell, puissant ministre de l'Économie du pape, a exclu de démissionner en dépit du scandale impliquant plusieurs prêtres pédophiles dans son ancien diocèse, dans une interview à la chaîne Sky News comme nous le montre une dépêche de l'AFP. "Non, je ne démissionnerai pas. Cela serait pris comme un aveu de culpabilité" a-t-il déclaré. Les victimes y voient plutôt le contraire puisqu'en restant le cardinal donne une image contraire, celle d'un homme qui veut échapper à la justice. Le Vatican au lieu de sauver la réputation de ses cardinaux devrait redorer son image et donner un signe positif aux victimes des prêtres pédophiles.

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Publié le 27 Février 2016

Selon Mgr Alfonso de Galaretta, un des trois évêques de la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX), le pape François pourrait prochainement accorder unilatéralement un statut reconnu dans l’Église aux disciples de Mgr Lefebvre comme le montre cath.ch le vendredi 26 février 2016. Vraie information ou coup de sonde pour tester l’opinion des troupes de la FSSPX, il est difficile de trancher. Pourtant, c'est plutôt la deuxième solution qui est concevable.

“Je pense que le pape va passer outre toute condition doctrinale, théorique, pratique, ou quoi que ce soit… Il va faire des pas lui-même, dans le sens d’une reconnaissance de la Fraternité. Il a déjà commencé, il va tout simplement poursuivre. […] quand il verra qu’il n’y a pas d’entente avec la Congrégation de la Foi,[…] je pense que le pape va aller dans le sens d’une reconnaissance unilatérale de la Fraternité, et plutôt par la voie des faits que par une voie de droit ou légale, canonique”, a expliqué Mgr de Galaretta lors d’une conférence à Versailles en janvier dernier et dont La Porte Latine, site officiel du district de France de la FSSPX, donne un large compte-rendu, le 26 février 2016.

Mgr de Galarreta a indiqué qu’une proposition de prélature personnelle a été faite par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à l’été 2015, accompagnée d’une proposition de déclaration doctrinale. Il a fait savoir que le “supérieur général a envoyé les deux textes romains à tous les supérieurs majeurs et à quelques théologiens de la Fraternité, ainsi qu’aux évêques pour que l’on en fasse une analyse, qu’on lui donne notre avis”.

Toujours selon l’évêque argentin, Rome aurait revu à la baisse ses exigences, en particulier doctrinales “Les autorités romaines nous demandent la profession de foi de Pie IV, c’est-à-dire la profession de foi du concile de Trente (et pas celle de Vatican II). Les exigences concernant la reconnaissance de la liberté religieuse et de l’œcuménisme auraient été biffées. Quant à la messe, Rome demanderait seulement “de reconnaître la validité des nouveaux sacrements, de la nouvelle messe, selon l’édition typique, l’édition latine originale. Ce que la Fraternité a toujours reconnu”.

Le prélat argentin met néanmoins une restriction : “Pour moi, un accord avec la Rome actuelle est exclu”. Il précise qu’il s’agit d’un refus prudentiel dicté par les circonstances – l’absence de garanties nécessaires à la vie de la Fraternité –, et il tient à bien se distinguer de ceux qui font de ce refus un absolu: “Nous ne refusons pas de façon absolue et théorique la possibilité d’un accord avec Rome. C’est cela qui nous distingue de la ‘Résistance’ (les opposants à tout rapprochement avec Rome).”

Mgr de Galarreta a indiqué également que le Supérieur général a tenu à répondre à l’offre romaine de reconnaître la Fraternité ‘telle qu’elle est’. “Mgr Fellay nous a dit : 'avant de répondre à cette proposition de la Congrégation de la Foi, je vais leur écrire, de façon assez exhaustive, pour bien préciser comment nous sommes et comment nous agissons, ce que nous prêchons, ce que nous faisons, ce que nous ne faisons pas, et ce que nous ne sommes pas prêts à faire'.”

Le prélat relève que “cette reconnaissance de fait aurait un effet bon, bénéfique. C’est une ouverture apostolique assez extraordinaire.” Il y voit cependant deux risques: celui de créer une division en interne et celui de conditionner la prédication dans certaines circonstances. “Personnellement, je ne suis pas inquiet du tout par rapport à l’avenir de la Fraternité ou de la Tradition”, a-t-il conclu.

Le retour dans l'Église la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX) donnera un mauvais signal à tous les paroissiens qui s'attendent à une véritable réforme de l'Église et un véritable suicide pour le pape François, vu à quel point ils s'opposent à lui à travers les réseaux sociaux, au niveau de l'œcuménisme et de sa vision de l'Église des pauvres. Leur retour n'est pas désiré, puisqu'ils n'apportent rien à l'Église qui devrait arrêter de faire des marchandages avec eux qui ne la grandisse pas, et tout cela dans le dos des fidèles. J'ai des gros doutes quand à leur retour, vu qu'ils imposent à chaque fois leur condition et leur retour ne sera possible que s'il acceptent le Préambule doctrinal qu'ils refusent.

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Publié le 22 Février 2016

cath.ch nous montre que les membres de la curie romaine doivent être de véritables "collaborateurs de Dieu". C’est ce que le pape François a soutenu devant plusieurs milliers d’employés du Saint-Siège et du Vatican, le 22 février 2016, lors d’une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion du Jubilé de la curie romaine. Auparavant, le pape avait passé la Porte sainte de la basilique vaticane avec un groupe d’employés laïcs et religieux.

À l’occasion de la fête liturgique de la chaire de saint Pierre, le pape a ainsi présidé une matinée spéciale dédiée à la curie romaine, au cœur du Jubilé de la miséricorde. Dans la Salle Paul VI, il a d’abord écouté, avec des milliers d’employés du Vatican, majoritairement laïcs, une catéchèse du jésuite et artiste slovène Marko Ivan Rupnik, à l’origine du logo du Jubilé de la miséricorde. Le père Rupnik a notamment appelé de ses vœux "une Église inclusive", qui ne se contente pas de "créer des commissions", et qui refuse la "tentation d’adopter un caractère paraétatique, paraimpérial".

Au terme de cette catéchèse, le pape est parti en procession vers la Porte sainte de la basilique vaticane, avec un groupe de religieux et de laïcs de la curie romaine. Au milieu d’eux, il a marché derrière une croix du jubilé à travers la place Saint-Pierre, avant de passer la Porte sainte comme un simple pèlerin. Le pape François a ensuite célébré la messe pour les milliers d’employés de la curie romaine, demandant plus particulièrement "aux pasteurs (…) d’avoir comme modèle Dieu lui-même, qui prend soin de son troupeau". "Nous sommes appelés à être les collaborateurs de Dieu dans une entreprise tellement fondamentale et unique, celle de témoigner par notre existence la force de la grâce qui transforme et la puissance de l’Esprit qui renouvelle", a encore assuré le pape avant de conclure : "Laissons le Seigneur nous libérer de toute tentation qui nous éloigne de l’essentiel de notre mission, et redécouvrons la beauté de professer notre foi dans le Seigneur".

400 : c'est le aussi nombre de plaintes pour abus sexuels sur mineurs reçues par l'Église catholique en Belgique depuis 2012 comme nous le montre Libération.fr. Ces plaintes ont été déposées par des personnes affirmant avoir été agressées sexuellement par des prêtres pendant leur enfance ou adolescence.

Cette annonce, faite ce lundi par des responsables catholiques du pays, intervient près de six ans après l'éclatement d'un énorme scandale de pédophilie au sein de l'institution belge : en avril 2010, l'ancien évêque de Bruges avait avoué avoir abusé de deux de ses neveux et avait démissionné. Dans la foulée, des milliers de témoignages avaient fait état de cas d'abus commis par des prêtres ou des membres de congrégations religieuses depuis des décennies en Belgique. L'Église avait alors décidé d'inviter les victimes à se faire connaître, en engageant un processus d'indemnisation.

Tandis que L'Express.fr nous montre aussi ce lundi qu'une dizaine d'associations et de syndicats ont réclamé lundi de "nouveaux droits" pour les chômeurs, financés par une hausse des contributions des entreprises, à quelques heures du début d'une renégociation des règles d'assurance chômage.

"Tous, nous devons nous mobiliser pour défendre une assurance chômage juste et équitable, et conquérir de nouveaux droits", écrivent, dans un communiqué commun, des associations de chômeurs (AC!, Apeis, MNCP, Recours Radiation, Matermittentes), les syndicats FSU, Solidaires et CNT, les fédérations CGT des chômeurs et de l'intérim, et la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. Ils revendiquent "l'indemnisation et la revalorisation de toutes les formes de chômage et de précarité", "la garantie d'un revenu personnel décent" et "le libre choix de son emploi et de sa formation". Ils proposent que le financement soit assuré par "l'augmentation du taux de cotisation des employeurs", "la surcotisation des employeurs sur les contrats courts" et l'élargissement du financement "aux profits et aux dividendes des actionnaires".

"Financer l'Unédic (gestionnaire du régime) est un choix politique, disent-ils, mais les organisations patronales, avec la complicité active des gouvernements successifs, travaillent à la destruction de l'ensemble des organismes sociaux, de la Sécurité sociale ainsi que des services publics." Selon eux, "l'argument du déficit de l'Unédic n'est qu'un prétexte pour justifier la dégradation des droits des chômeurs et précaires". "Ce sont les entreprises qui licencient, organisent la flexibilité et en conséquence précarisent les travailleurs", disent-ils. "Financer les soi-disant 29 milliards d'euros de dette de l'Unédic ne devrait pas poser de problème", estiment les signataires. "Ce sont les entreprises et les actionnaires qui empochent des aides publiques et les exonérations sociales", écrivent-ils.

HuffingtonPost nous montre que dans le cadre de l'assurance chômage, l'UPA, organisation patronale des artisans et commerçants, a claqué lundi la porte de la négociation pour protester contre la réforme de la représentativité patronale qui la traite comme une "moins que rien", a annoncé son vice-président Patrick Liébus. La future réforme de la représentativité patronale, qui figure dans le projet de loi El Khomri, prévoit que le mode de calcul de l'audience patronale soit pondéré de telle sorte qu'il tienne compte du nombre d'entreprises adhérentes à hauteur de 20% et du nombre de salariés à hauteur de 80%, alors que la loi actuelle, votée en 2014, tient seulement compte du nombre d'entreprises. "Le gouvernement fait des petites affaires avec le Medef et la CGPME, c'est insupportable", s'est emporté le représentant de l'organisation qui est, selon lui, "complètement déconsidérée", "flouée".

Le pape François demande à la curie d'être plus pastorale pour donner de l'importance à une Église plus inclusive, tandis que l'Église en Belgique a bien pris en compte la gravité de l'abus sexuel des prêtres sur mineurs et que des associations et des syndicats ont demandés de nouveaux droits pour les chômeurs et de taxer les entreprises, alors que l'UPA vient d'en finir avec les négociations sur l'assurance chômage. La suite des événements sera des plus intéressante.

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Publié le 21 Février 2016

Le jésuite nicaraguayen Fernando Cardenal est mort à 82 ans

Carlos Salinas dans internacional.elpais.com et Claire Lesegretain dans la-croix.com nous montrent dans leurs articles du samedi 20 février et du dimanche 21 février 2016 que proche de la théologie de la libération et du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), le P. Fernando Cardenal avait accepté en 1984 d’être ministre de l’éducation dans le gouvernement de Daniel Ortega, ce qui lui avait valu d’être suspendu de son ministère sacerdotal par Jean-Paul II.

«Le P. Cardenal nous a quittés ce matin à l’aube, à la suite de complications cardiaques après s’être soumis à une opération chirurgicale en vue de réduire une hernie ombilicale», peut-on lire dans le communiqué publié samedi 20 février par Silvio Gutiérrez, directeur international du mouvement d’éducation populaire «Fe y Alegría» (Foi et joie).

Le jésuite Fernando Cardenal avait été en effet un artisan ardent de Fe y Alegría au Nicaragua, puisqu’il avait été à l’initiative de la vaste campagne d’alphabétisation lancée en 1980 par la révolution sandiniste, qui avait permis de réduire l’analphabétisme de près de 40 % en dix ans. En 1980, le P. Cardenal avait coordonné «95 582 étudiants, instituteurs et professionnels de l’éducation», rappelle ce communiqué en précisant qu’une telle réussite avait mérité à ce petit pays d’Amérique centrale une reconnaissance de l’Unesco en 1981.

Né le 26 janvier 1934 dans une famille aisée de Granada (Nicaragua), le jésuite Fernando Cardenal Martinez était proche de la théologie de la libération et s’était joint – ainsi que son frère Ernesto – aux rebelles du Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Après que ceux-ci avaient renversé le dictateur Anastasio Somoza en 1979, il avait pris la tête de cette campagne d’alphabétisation, puis avait été nommé ministre de l’éducation (1984-1990) au sein du premier gouvernement sandiniste de Daniel Ortega.

Le P. Cardenal fut ensuite vice-coordinateur de la jeunesse sandiniste, puis responsable des Comités de défense sandiniste (CDS). En acceptant cette responsabilité politique, il savait qu’il contrevenait aux règles de la vie religieuse et ecclésiale qui interdisent tout engagement politique direct.

«Je considère sincèrement devant Dieu que je commettrais un grave péché si j’abandonnais mon poste», avait-il expliqué en 1984, considérant qu’«il est possible de vivre ma fidélité à l’Église comme jésuite et comme prêtre en me dédiant au service des pauvres du Nicaragua au sein de la Révolution populaire sandiniste. Cependant on me défend de conjuguer les deux grands amours de ma vie.»

Après avoir refusé de démissionner de son poste au gouvernement, il avait été suspendu de son ministère sacerdotal par le pape Jean-Paul II. Il fut contraint également de quitter la Compagnie de Jésus, avec laquelle cependant il resta en bons termes. En 1990, le P. Cardenal laissera son poste et rompra d’avec le Front sandiniste, expliquant que l’organisation s’était éloignée des principes de la révolution. Sept ans plus tard, il faisait part de sa décision de réintégrer la Compagnie : il fut réadmis en 1996 après un temps de nouvelle probation. Il devint alors, et jusqu’en 2011, directeur national du mouvement éducatif «Fe y Alegría».

Le P. Cardenal était l'une des voix les plus progressistes au sein du catholicisme nicaraguayens en 2015. Après l'appel au Synode de la famille par le pape François, Cardenal a déclaré que la réunion de 400 prêtres et évêques du monde entier était approprié pour renouveler l'Église et ceci pour ouvrir la discussion sur des problèmes considérés comme tabous, comme l'homosexualité, l'avortement ou le célibat. Le P. Cardenal était également été ouvert à la pratique de l'avortement thérapeutique dans un pays où cela a été criminalisé en 2006, après plus de cent ans de pratique par les médecins, avec des votes au Parlement contrôlé par le sandiniste Daniel Ortega.

«Fernando a laissé un bel héritage : il était une voix prophétique pour la jeunesse nicaraguayenne qui, par manque d’emploi et d’opportunités, émigrent vers d’autres pays», a déclaré Dora Marie Téllez, ex-guerrillera et ancienne ministre de la santé dans les années 1980. «Nous avons perdu le général de la plus belle bataille de notre pays : la bataille contre l’ignorance», a regretté de son côté le poète nicaraguayen Gioconda Belli.

Nous perdons un prêtre qui a lutté toute sa vie contre les injustices de la dictature de Somoza, puis pour surmonter l'analphabétisme endémique, et contrer l'inertie d'une Église qui a régressé à ses positions préconciliaires. Mais, il nous laisse le modèle d'une Église portée sur l'action sociale, engagée à souffrir avec les autres, sur l'éducation des peuples et de leur conscience. Que cet héritage puisse nous porter sur une Église qui va vers les autres.

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Publié le 13 Février 2016

À Cuba, accolade historique entre le pape et le patriarche de Moscou

Cath.ch, LePoint.fr et LeMonde.fr nous montrent que pour la première fois dans l’histoire, un pape et un patriarche de Moscou se sont donnés une accolade fraternelle à Cuba, le 12 février 2016. En provenance de Rome et après avoir été accueilli par le président Raúl Castro sur le tarmac de l’aéroport de La Havane, le pape François a ainsi rencontré pour la toute première fois son "frère" le patriarche orthodoxe russe Kirill. Les deux chefs religieux ont ensuite entamé un entretien privé.

Jamais les chefs des deux plus grandes confessions chrétiennes ne s’étaient rencontrés. Dans un salon de l’aéroport de La Havane, le pape François et le patriarche Kirill, souriants, se sont embrassés avant de s’asseoir côte à côte, sur deux fauteuils identiques et devant un grand crucifix peint. "Hermano" (frère, en espagnol), a dit plusieurs fois le pape au patriarche orthodoxe, glissant en italien "finalmente" (finalement). "Il est très clair, a-t-il encore affirmé, que c’est la volonté de Dieu", a ajouté le pape argentin. Les deux hommes ont alors semblé ne pas se quitter des yeux.

C’est aidés de deux interprètes qu’ils devaient ensuite s’entretenir, seulement accompagnés par le métropolite Hilarion, président du département pour les relations extérieures du Patriarcat de Moscou, et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Ils ont par la suite signé une déclaration commune dont les termes ont été discutés jusqu’à 48 heures plus tôt.

Dans celle-ci, ils ont déploré "la perte de l'unité" entre chrétiens et ont souhaité son "rétablissement". "Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu", affirment les deux dirigeants de l'Église catholique et de la principale Église orthodoxe, dans ce document.

Celle-ci comporte aussi un appel pressant en défense des chrétiens d’Orient, dont le sort actuel a été l’un des facteurs qui a poussé au rapprochement les chefs de ces deux Églises chrétiennes qui se sont si longtemps tourné le dos. "Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche-Orient" et à "mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées".

Le pape est descendu de l’avion qui l’amenait de Rome pour saluer d’abord président cubain Raúl Castro qui l’a accueilli sans aucune cérémonie protocolaire. Le pontife également salué l’archevêque de la Havane, le cardinal Jaime Ortega, ainsi que le cardinal Koch qui l’avait précédé sur l’île castriste . Le pape s’est ensuite immédiatement rendu dans l’aéroport où il rencontre le patriarche Kirill de Moscou, arrivé la veille à Cuba.

L'entretient s'est basé sur la défense des Chrétiens d'Orient, et se veut un rapprochement œcuménique fort, mais attention le patriarche Kirill et le pape François savent de nombreux obstacles restent à surmonter, mais souhaitent malgré tout qu'elle soit une contribution au rétablissement de l'unité chrétienne. Espérons que cette unité ne se fera pas au dépend de l'opposition syrienne et de l'Ukraine.

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Publié le 10 Février 2016

L'Express.fr nous montre que le pape François envoie mercredi 10 février 2016 à travers le monde un millier de "missionnaires de la miséricorde", des super-confesseurs chargés de récupérer les brebis que l'Eglise a égarées avec des messages de condamnation un peu trop forts.

Au total, ils sont 1142 prêtres et religieux du monde entier, qui en plus de leur ministère habituel, seront chargés pendant cette année sainte, celle du jubilé de la miséricorde, de prêcher le pardon et de confesser les fidèles. Ils auront pour cela l'autorité d'absoudre des péchés relevant d'ordinaire du Saint-Siège, comme l'apostasie, la profanation de l'eucharistie, les attaques contre le pape, mais aussi - même si de nombreux prêtres sont déjà habilités à l'absoudre - l'avortement.

"Cela a une symbolique très forte", explique Marcello Ghirlando, franciscain maltais de 53 ans au sourire chaleureux. "Dieu va toujours nous pardonner, si on se tourne vers lui avec un cœur propre, repentant", assure-t-il. "Nous ne disons pas l'avortement c'est cool, tout le monde doit le faire. Tuer une personne humaine reste un péché. Mais nous essayons de faire preuve de miséricorde et de compassion et de tendre la main à ceux qui ont été éloignés à cause d'un avortement", précise Thembalethu Mana, prêtre Sud africain de 39 ans.

Pour le pape François, c'est d'abord la démarche qui doit changer. En finir avec les confesseurs "rigides" qui condamnent les fidèles du regard ou les bombardent de questions trahissant avant tout une "curiosité" malsaine. Dans la confession, "vous êtes appelés à exprimer la maternité de l'Église", a expliqué le pontife argentin en recevant mardi soir quelque 700 de ses "missionnaires de la miséricorde", qui doivent être officiellement envoyés lors de la célébration des cendres - marquant l'entrée dans le carême - mercredi en fin d'après-midi.

"N'oubliez pas, face à nous ce n'est pas le péché mais un pécheur repenti, un pécheur qui voudrait bien ne plus l'être mais qui n'y arrive pas", a-t-il insisté en invitant ses super-confesseurs à "couvrir le pécheur d'une couverture de miséricorde, pour qu'il n'ait plus honte et qu'il puisse retrouver la joie".

Joseph Hlubik, prêtre américain de 62 ans, espère lui aussi que des prêtres, religieux et laïcs ayant quitté l'Église ces dernières décennies "voient cela comme une opportunité pour revenir. Des personnes qui pensaient qu'elles étaient hors de la grâce de Dieu pour une raison ou une autre. Qu'ils nous trouvent approchables et compréhensifs".

Certains des "missionnaires de la miséricorde" ont pris des initiatives originales : l'un d'eux se rendra ainsi au Canada arctique auprès des Esquimaux, un autre sillonnera l'Australie en camping-car, d'autres se rendront en Chine, au Liban ou encore au Burundi. Mais la plupart œuvreront d'abord dans leur pays ou même juste dans leur diocèse, intervenant çà et là à la demande de leur évêques.

Xavier Lefebvre, 49 ans, restera ainsi principalement dans sa paroisse de Saint Louis d'Antin à Paris, et ne se voit pas vraiment comme un "super-confesseur". "C'est toujours une joie d'être un confesseur et d'avoir cette confiance du pape dans ce ministère, et en même temps, il faudrait que tous les prêtres soient des super-confesseurs", insiste-t-il.

Cependant, cette grâce n'est pas forcément donnée à tout le monde, a rappelé le pape, en mettant en garde contre les blessures profondes que peuvent infliger les prêtres maladroits quand les fidèles viennent ouvrir leur cœur dans un confessionnal. "Que ceux qui ne se sentent pas de le faire aient l'humilité de dire : Non, moi je célèbre la messe, je nettoie par terre, je fais tout mais je ne confesse pas, parce que je ne sais pas le faire bien", a-t-il lancé.

Et le pape comme nous le montre la-Croix.com met bien en avant cet esprit de miséricorde qu'il demande aux "missionnaires de la miséricorde" lors de l’audience générale de ce mercredi des Cendres et début du Carême, le pape François s’est arrêté sur l’institution antique du "jubilé". Pratique que l’on trouve notamment dans le livre du Lévitique.

Un "jubilé" qui était l’un des sommets "de la vie religieuse et sociale du peuple d’Israël". C’était comme "une amnistie générale", a commenté le pape François. Chacun pouvait "retrouver sa situation de départ", et cela grâce "à l’annulation de toutes les dettes, la restitution des terres et la possibilité de jouir à nouveau de la liberté…" Le pauvre retrouvait "le nécessaire pour vivre", et le riche "rendait au pauvre ce qu’il lui avait pris". "Le but à atteindre était celui d’une société basée sur l’égalité et la solidarité, a poursuivi le pape François, où la liberté, la terre et l’argent redeviendraient un bien pour tous et non pas seulement pour quelques-uns, comme cela arrive aujourd’hui."

Pour lui, le message biblique est clair, il faut "s’ouvrir au partage avec courage". "C’est cela la miséricorde !", s’est-il exclamé. Si nous souhaitons obtenir la miséricorde de Dieu, a encore expliqué le pape François, "commençons par la pratiquer nous-mêmes". "Construire un monde sans pauvreté, cela signifie construire des sociétés sans discriminations, fondées sur la solidarité qui pousse à partager ce que l’on possède, dans une répartition des ressources fondée sur la fraternité et sur la justice", a-t-il conclu.

Le pape François a donc donné une série de conseils, aux missionnaires de la miséricorde afin de reconnaître le désir de pardon du pénitent, ou encore avoir du respect pour la "honte" qu’il ressent, mais il a aussi mis en garde contre la curiosité malsaine de certains confesseurs, tout en invitant les fidèles à un examen de conscience pour discerner s’ils possèdent trop de choses.

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Publié le 8 Février 2016

Le quartier madrilène de Vallecas demande une rue dédiée à "l'évêque Iniesta"

Julio Perez Pinillos nous montre dans son article du lundi 8 février 2016 pour periodistadigital.com que le magazine "Vallecas", en distribution gratuite, a demandé à ce dernier un témoignage simple et personnelle d'Alberto Iniesta. Dans le quartier, il commence à faire un appel que la rue soit nommé au nom de "l'évêque" à Vallecas, pour que ses paroissiens et les citoyens peuvent encore continuer à savourer sa présence. Certes, la municipalité actuelle prend acte de cette volonté populaire. De là, les paroissiens et les citoyens de Vallecas, demande comment cela va se faire. Il représente le prêtre charismatique, "pas carriériste et ayant l'odeur de ses brebis" dans le plus pur style du pape François.

Julio Perez Pinillos nous montre un évêque conciliaire qui a compris toutes les intuitions du concile Vatican II. Il était transparent, un grand croyant et un mystique avec les pieds sur terre mettant en relation les institutions civiles et ecclésiales. Il a vécu parmi ses paroissiens, qui ont apprécié ce qu'ils ont appris de lui. De là, il rejoint le mouvement des Collectivités des église paroissiales et les associations de quartier, avec sa proximité, sa tendresse et l'empathie qu'on doit tenir face à des gens cherchant leur place. Le concile Vatican II lui a donné d'excellents dans une période tendue et permettant une homélie de protestation durant l'interdiction de "l'Assemblée de Vallecas" durant la période franquiste et son "voyage" à Rome pour parler du fonctionnement des prêtres et des groupes communautaires au séminaire et dans l'Église de Vallecas pour donner une autre façon de comprendre la politique sociale et civile ecclésiastique et plus conforme à l'Évangile de Jésus et de l'esprit de Vatican II.

Les orientations évangélique de cet évêques vont se refléter encore plus avec les prêtres ouvriers et les prêtres mariés. En Espagne, ils ont choisis de travailler avec les paroissiens dans les usines, les hôpitaux, mais aussi comme maçons, peintres de bâtiment, des balayeurs, des chauffeurs de taxi et d'autres services. Ils ont choisi de participer à la défense des droits des travailleurs dans un sens social et évangélique convaincu. Vallecas s'est réjoui d'accueillir prêtres ouvriers et a soutenu des hommes aussi divers que Carlos Jiménez de Parga, Mariano Gamo, Enrique de Castro, Guillermo Nevado y Fernando Carracedo entre autres. Il a été le premier avec les évêques Mgr Casaldáliga et Mgr Castellanos à soutenir sans équivoque et de manière décisive l'organisation de la première Conférence nationale des prêtres ouvriers Espagnols (1983) : "L'option du prêtre-ouvrier et tout ce qu'ils représentent pour l'Église doit être préférentielle pour la hiérarchie, car elle souligne le sens de tout cela. Il nous guide." "Vous êtes comme les explorateurs de la terre promise qui nous annoncent le lieu où Dieu se trouve de préférence". "La question est ou n'est pas de savoir si c'est une œuvre pastorale, mais de savoir si ça doit être une pastorale bourgeois". Mgr Iniesta toujours eu le temps de visiter les prêtres ouvriers quand ils étaient "détenus".

Il a aussi vu le début des prêtres mariés qui voulaient servir la communauté dans mouvement mondial qui résiste depuis 40 ans. Durant l'année 1976, il aida un couple où se trouvait un prêtre qui décida de se marier, afin qu'ils continuent leur travail pastoral et la guérison, dans son cas, sans demander la distribution au service des groupes et des communautés. Il dit à ce couple qu'il pensait à ce sujet, qu'ils étaient invités à essayer de corriger le chemin de l'Église, que le service dans la communauté, et non pas en face ou au-dessus d'elle pourrait leur permettre d'aller de l'avant et de prendre un nouveau rythme qu'ils auront choisis. Ainsi quand ils se rencontrons, ils pourront parler de leur façon de vivre l'Évangile. Juste avant sa mort, Mgr Iniesta lui envoie une attachante lettre pour le soutenir lui conseillant au prêtre de se séculariser avant le mariage, ne pouvant pas faire autrement, et en lui disant : "Même si au final si nous n'avons pu le faire, cela n'empêche que je vous aime comme un bon ami et un frère dans l'Église, cela ne m'oblige pas à juger qui appartient à Dieu, et doit être dans le futur dans l'histoire de l'Église".

"Les prophètes nous encouragent après la mort", nous rappelle Julio Lois du quartier de Vallecas. Espérons que des prêtres comme celui-ci reviennent guérir l'Église de ses blessures et de ses péchés pour la reconstruire enfin sur de bonnes bases au plus près des attentes du Peuple de Dieu.

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Publié le 4 Février 2016

La Rédaction de Golias a lancé un appel à la démission de Mgr Marc Aillet sur MesOpinions.com (que je vous mets en dessous si vous voulez signer cette pétition), car les différentes actions de l'évêque de Bayonne-Lescar et Oloron depuis 2008 n'ont pas été de première finesse comme le montre son tweet du 12 janvier 2016 où il a assimilé la politique du gouvernement français sur l’IVG avec les crimes de Daech.

Cette pétition demande au pape François, au cardinal-préfet de la Congrégation pour les évêques, Mgr Marc Ouellet, au nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, et au président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, de prendre leurs responsabilités et de démettre Mgr Marc Aillet de sa charge épiscopale, de "lui conférer le statut d’évêque émérite, comme cela se fait déjà pour les évêques ayant protégé, par exemple, des actes pédophiles perpétrés par des clercs".

Il faut dire que Mgr Marc Aillet rompt l’unité avec les autres évêques de l’Eglise universelle qui sont loin de partager ses opinions tranchées et surtout avec la grande majorité des catholiques de France, car selon le pape François un évêque doit «empester l’odeur de ses brebis», et Mgr Aillet n'a jamais suivi cette ligne dans un diocèse qui couvre le département des Pyrénées-Atlantiques (670 000 habitants, 570 000 catholiques).

Poussant plus loin pour éviter des choix aussi peu judicieux que ceux de Mgr Aillet comme évêque, la Rédaction de Golias demande au pape François d’accélérer les réformes, notamment celles concernant les nominations épiscopales qui ont besoin de davantage de concertation et elle exhorte Rome à donner, enfin en France, des évêques qui ressemblent à ceux qui vivent sur ces territoires.

Comme le montre la Rédaction de Golias on peut voir maintenant le résultat catastrophique des choix d'évêques conservateurs ou traditionalistes à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI et qui n'ont de cesse de démolir l'Église conciliaire et son œuvre.

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Publié le 3 Février 2016

Padre Pio superstar

Moine capucin contesté de son vivant mais canonisé par Jean-Paul II, Padre Pio est célébré à Rome à l'occasion du jubilé de la Miséricorde comme nous le montre Dominique Dunglas dans Le Point.fr ce mercredi 3 févier 2016.

Moment fort du jubilé de la Miséricorde, la dépouille de saint Pio de Pietrelcina, vénéré dans le monde entier sous le nom de «Padre Pio», est arrivée mercredi à Rome pour 13 jours de célébrations. Le transport du corps depuis le sanctuaire de San Giovanni Rotondo jusqu'à la ville éternelle a mobilisé des mesures de sécurité dignes d'un chef d'État. Le cercueil de verre, saturé de gaz argon afin de protéger le corps embaumé des bactéries, a été placé dans un autre cercueil de plexiglas, puis fixé sur un fourgon équipé de suspensions spéciales pour éviter les vibrations. Le convoi a parcouru les 500 km séparant San Giovanni Rotondo de Rome escorté par plusieurs dizaines de voitures des forces de l'ordre alors qu'une «no fly zone» était imposée sur son passage.

La dépouille est arrivée dans la basilique Saint-Laurent hors les murs, près de la faculté de Sapienza, pour une veillée de prières. Jeudi soir, le cercueil sera transporté dans la paroisse San Salvatore in Lauro, dans le centre historique de Rome, où se réunissent traditionnellement les centaines de groupes de prière dévots du moine capucin. Pour chacune de ses étapes, où des dizaines de milliers de pèlerins sont attendus, 800 policiers et des tireurs d'élite ont été mobilisés et des portiques de sécurité ont été installés.

Mais l'événement phare se déroulera le 5 février : la procession qui conduira le cercueil, porté par des fidèles, de San Salvatore in Lauro à la basilique Saint-Pierre. Une «zone rouge» sera instaurée sur le parcours, le transport d'explosifs interdit et le tournage de films nécessitant l'utilisation d'armes feintes suspendu… Après plusieurs cérémonies en présence du pape François, la dépouille de Padre Pio quittera Rome le 11 février, et fera étape à Pietrelcina avant de reprendre place dans le sanctuaire de San Giovanni Rotondo le 16 février prochain.

Francesco Forgione est né en 1887 dans une famille modeste de paysans dans le sud-est de la péninsule. Il n'a que 5 ans lorsque le Seigneur et la Madone lui apparaissent en vision. À 16 ans, il devient novice dans un couvent de capucins. En 1907, il est ordonné moine et prend le nom de Padre Pio. Le 20 septembre 1918, la vie du moine capucin bascule. Après la messe, il est pris d'une sorte de torpeur. Lorsqu'il revient à lui, ses mains, ses pieds et son thorax sont en sang. Des stigmates semblables aux blessures infligées au Christ sur la croix. Immédiatement, la nouvelle se répand et des pèlerins se précipitent vers le couvent de San Giovanni Rotondo. Mais la hiérarchie de l'Église se méfie et ordonne une enquête dont les conclusions sont sans appel : Padre Pio est un imposteur. Et, en 1922, le Vatican lui interdit de dire la messe. Neuf ans plus tard, en 1931, l'interdiction est levée, mais Padre Pio n'a pas le droit de rencontrer ses fidèles en privé.

Cependant, rien n'arrête le culte de Padre Pio, perçu par les foules comme le saint François d'Assise du XXe siècle. De toute l'Italie, des fidèles affluent pour lui demander des grâces. Non seulement les stigmates sont pour les croyants le signe évident de sa sainteté, mais il multiplie les miracles. Padre Pio apparaît en plusieurs endroits en même temps. Durant la guerre, des pilotes américains voient son visage entre les nuages. De grands malades guérissent après l'avoir vu en rêve. Cela ne met pas pour autant fin aux doutes du Vatican. Jean XXIII demande en 1960 une nouvelle enquête qui, elle aussi, conclut qu'il s'agit d'un escroc. Toutefois, Padre Pio est réhabilité en 1964 par Paul VI, et c'est Jean-Paul II qui encouragera le culte du moine capucin, après sa mort en 1968, et autorisera sa canonisation le 16 juin 2002.

Le phénomène Padre Pio est également à l'origine d'une véritable manne financière : l'hôpital qu'il a ouvert en 1956 à San Giovanni Rotondo compte aujourd'hui 1 200 lits. À cela s'ajoutent une télévision, des journaux et quinze millions de dévots à travers le monde. Sa vie aura également fait l'objet d'un film, dans lequel l'acteur interprétant Padre Pio de 30 à 80 ans a été doublé en français par Michael Lonsdale. Avec sept millions de pèlerins par an, San Giovanni Rotondo a même longtemps talonné Lourdes au hit-parade du tourisme religieux. Mais plusieurs enquêtes ont révélé des scandales financiers dans la gestion de cette bonne fortune céleste. Cependant, depuis quelques années, la ferveur est un tant soit peu retombée : les pèlerins ne sont plus «que» quatre millions et les hôteliers de San Giovanni Rotonde font grise mine. Les célébrations du jubilé réanimeront-elles la flamme ? Ce serait un nouveau miracle du moine capucin de Pietrelcina.

La célébration de Padre Pio pendant le jubilé de la Miséricorde pose problème, car on sait que ces stigmates auraient été creusées par de l'acide phénique pur qu'il réclamait et que beaucoup de ces miracles sont soit des rumeurs, soit des témoignages partiaux de se partisans et des moines de San Giovanni Rotondo, ou ont des explications rationnelles. Sans oublier son entourage des plus que douteux puisque ce sont des hommes controversés, compromis avec le fascisme ou pratiquant le marché noir dans le Paris occupé de la Seconde Guerre mondiale, enfin le monumental hôpital voulu par Padre Pio pour San Giovanni Rotondo en 1956 fut financé, grâce à une forme de captation de fonds des Nations unies destinés à la reconstruction de l'Italie qui ont été détournés. Le but réel est de retrouver la manne financière autour du Padre Pio qui a été pendant longtemps vu par l'Église comme un imposteur et un escroc.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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