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Publié le 4 Mai 2015

Le pape François invite les protestants à parler de sexualité

20minutes.fr nous montre que le pape François a reçu lundi 4 mai 2015 au Vatican l'archevêque luthérienne d'Uppsala en Suède, Antje Jackelen, invitant les protestants et les catholiques à aborder franchement leurs divergences sur les questions de sexualité.

«La question de la dignité de la vie humaine, toujours à respecter, est d'une urgente actualité, comme le sont aussi les thématiques de la famille, du mariage et de la sexualité. Celles-ci ne peuvent être tues et ignorées par peur de mettre en danger le consensus œcuménique déjà réalisé», a déclaré le souverain pontife, faisant le point devant Antje Jackelen du dialogue entre l'Église catholique et les Églises protestantes.

Sur de nombreux sujets très sensibles, à commencer par l'ordination de femmes prêtres et évêques, en passant par le mariage homosexuel et le divorce, les vues de l'Église catholique et des Eglises protestantes sont irréconciliables, ce qui ne facilite pas le dialogue quotidien entre chrétiens dans des pays où ces Eglises coexistent. Les protestants accusent les catholiques d'être rétrogrades et ces derniers accusent les protestants de brader les conceptions chrétiennes sur le mariage et la vie pour se mettre à la mode du temps.

Devant Antje Jackelen, le pape François a souligné que l'heure n'est plus au mépris réciproque : les fidèles catholiques et protestants «ne doivent plus être perçus comme adversaires ou comme concurrents, mais reconnus pour ce qu'ils sont: frères et sœurs», et doivent travailler ensemble, notamment en faveur de leurs «frères chrétiens persécutés» dans le monde. Le pape François a souligné les progrès accomplis depuis le Concile Vatican II (1962/65), notamment la publication récente d'un document commun «Du conflit à la communion: la commémoration commune luthéro-catholique de la Réforme en 2017».

La décision, prise l'an dernier, de commémorer en commun la Réforme de Luther, cinq siècles après que le moine allemand eut décidé de publier ses 95 thèses critiquant les indulgences au Vatican, a été le résultat d'un long travail né de l'esprit réformateur du Concile Vatican II. La rupture entre Luther et le pape avait été suivie d'immenses massacres dans toute l'Europe, durant les guerres de religion. Jusqu'à Vatican II, devaient dominer ensuite les attitudes de mépris et de rejet entre les chrétiens des deux confessions.

Le pape François peut voir que les protestants et lui ne partage pas la même vision sur la sexualité, ce qui peut lui apporter un autre point de vue, pourtant cela ne l'empêche pas de demander que les différentes Églises puissent collaborer en faveur de ceux qui souffrent à cause de la misère et de la violence, et surtout en faveur des chrétiens persécutés. Et il souhaite également que les progrès accomplis par l'œcuménisme puisse mettre fin à la division entre les chrétiens, pour cela il faudra accepter les apports des autres Églises et leurs diversités.

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Publié le 3 Mai 2015

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 3 mai 2015 que c'est le cœur lourd que Monseigneur di Falco a effectué sa chronique, après avoir reçu des lettres d'insultes suite à la précédente où il a invité des enfants musulmans à assister au concert du groupe Les Prêtres au Dôme de Marseille.

À la suite de son invitation auprès des enfants musulmans au concert des "prêtres" à Marseille, Monseigneur di Falco reçoit des textos de leurs mères pour le remercier. Il répond alors : "Merci madame pour votre SMS, chrétiens ou musulmans nous avons le même Dieu, une raison de plus pour nous aimer." C'est à partir de cette phrase que les courriers d'insultes et de haine fusent : "Le même dieu, quelle horreur, quelle apostasie", "di Falco ne fait que suivre" Franki".

Dans cette chronique, l'homme d'Église répond à ces e-mails qui lui font "honte". Il explique ici que "Dieu est le dieu de tous, de ceux qui le nient comme de ceux qui le suivent". Il cite aussi saint Thomas d'Aquin : "Connaître Dieu, c'est savoir que nous ignorons qui est Dieu." L'évêque apparaît aussi attristé : "Quand nous lisons ces lettres, nous ne pouvons croire qu'il s'agisse de chrétiens, puisqu'ils appellent à la haine et au rejet de l'autre." "Je ne sais pas ce qui peut bien vous faire agir ainsi. Mais, malgré tout, j'essaie de vous aimer."

Encore une fois, certains catholiques ne se sont pas montrés ouvert au dialogue avec les autres religions oubliant le concile Vatican II, mais bravo à Monseigneur di Falco qui par ce geste montre que l'Église est autre chose que la haine de l'autre, mais bien une maison qui accueille tout en étant ouverte au dialogue interreligieux.

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Publié le 2 Mai 2015

Reuters.com nous montre que le pape François a défendu le samedi 2 mai 2015 un prêtre espagnol du XVIIIe siècle, des accusations sur le fait qu'il aurait brutalisé les Amérindiens dans le travail missionnaire qui a contribué à jeter les bases de l'Église catholique aux États-Unis. Le pape a l'intention de faire du père Junipero Serra un saint durant une messe célébrée au sanctuaire national de Washington le 23 septembre, au cours de sa visite des États-Unis.

Le missionnaire franciscain avait construit une série de missions le long de la côte Pacifique durant la fin du XVIIIe siècle, dans ce qui est maintenant la Californie, pour y répandre la foi chez les Amérindiens. Les chefs tribaux en Californie disent que le père Serra battait et emprisonnait les peuples locaux, supprimait leurs cultures et facilitait la propagation des maladies qui décimèrent la population.

Certains universitaires et des tribus indiennes rétorquent que la création par le père Serra du système de mission en Californie a décimé les populations autochtones de l'État. Dans le corps législatif de la Californie, certains préconisent le remplacement de la sculpture du moine dans le Capitole des États-Unis.

Sans aborder accusations spécifiques, le pape François a salué le zèle missionnaire du père Serra et dit que le prêtre "a défendu les peuples autochtones contre les abus commis par les colonisateurs". "Il était l'un des pères fondateurs des États-Unis, un exemple de sainteté et de l'universalité de l'Église, la patronne spéciale des personnes d'origine hispanique du pays", a dit le pape d'origine argentine dans son homélie lors de la messe dans le Collège pontifical nord-américain de Rome.

Le pape François dit aussi que les prêtres comme le père Serra, qui ont entrepris des missions simples d'esprit pour propager le christianisme "à toutes les périphéries géographiques, sociales et existentielles", devaient se déplacer vers les autres pour "participer, personnellement, à la mission de l'ensemble du continent".

Le père Serra a été béatifié, la dernière étape avant la sainteté, par le regretté pape Jean-Paul II en 1988, après un miracle a été attribuée à lui. Le pape François a renoncé aux règles de l'Église qui nécessitaient un autre miracle avant de reconnaître la sainteté.

Ce qui pose problème chez le père Serra est plutôt le système de missions qu'il a mis en place qui enrôlait de force les amérindiens pour travailler la terre et pour les convertir tout en justifiant les coups à leur encontre s'ils fuyaient, pourtant il s'opposa à toutes expéditions militaires à leur encontre.

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Publié le 29 Avril 2015

Romandie.com nous montre dans son article que le curé de Bürglen qui a béni en octobre dernier un couple lesbien pourra finalement rester en place, mais il ne rééditera pas son geste. Il a passé un accord en ce sens avec l'évêque de Coire Vitus Huonder. Les deux parties l'ont annoncé mardi 28 avril 2015.

Dans l'accord signé par le vicaire général Martin Grichting et le curé Wendelin Bucheli, ce dernier s'engage à ne donner "à l'avenir ni officiellement ni en secret la bénédiction à un couple de même sexe". Il se soumet ainsi à la déclaration de la Conférence des évêques suisses de 2002 concernant ce sujet.

Le curé "regrette" que la bénédiction d'un couple lesbien ait "blessé beaucoup de personnes", précise l'accord passé entre les deux parties. "Il regrette aussi les désagréments causés à l'évêque de Coire, dont il est le mandataire", ajoutent-elles dans le document adressé aux médias. Le curé réaffirme sa "loyauté face à l'Église, ainsi qu'à son évêque et à sa doctrine."

Sur la base de cette "promesse" et de la "déclaration" de Wendelin Bucheli, l'évêque de Coire "renonce à le prier de démissionner de son poste de curé de Bürglen". Cet accord est intervenu suite aux discussions engagées par le vicaire général avec les personnes concernées sur mandat de l'évêque.

Il met probablement fin à la crise qui agitait le diocèse de Coire depuis le début de l'année. En février, l'évêque a exigé la démission du curé, en raison de la bénédiction qu'il a accordée à un couple lesbien, quatre mois plus tôt. Choquée par l'attitude de Mgr Huonder, la paroisse s'est montrée solidaire de la démarche de son curé, en fonction depuis une dizaine d'années. L'évêque de Fribourg Charles Morerod a pour sa part prié le curé de revenir au sein de son diocèse d'origine, ce que Wendelin Bucheli avait aussitôt refusé.

swissinfo.fr nous donne une bonne conclusion puisque le groupe pour les droits des homosexuels Pink Cross nous dit que la décision était "malheureusement prévue" et a critiqué "l'attitude discriminatoire" de l'Église qui, selon elle, était incapable de "faire avec son époque". On sait que le curé de Bürglen l'a fait pour rester dans sa paroisse afin de contenter les paroissiens qui voulaient qu'il reste et non l'évêque, pour leur plus grande joie, mais au prix de ses convictions.

"Finalement, c'est aussi l'amour entre deux personnes", a déclaré le directeur de la Pink Cross Bastian Baumann à swissinfo.ch. "Une Église qui peut refuser et empêcher une bénédiction à des couples, cherche à détruire mon image d'une Église aimante et bienveillante que l'institution elle-même aime montrer."

En lisant les regrets de Wendelin Bucheli que "de nombreuses personnes avaient été blessées" à cause de la bénédiction, Baumann se demandait comment de nombreux gays et lesbiennes avaient été blessés "en raison de l'attitude homophobe épouvantable de l'Église". C'est une très bonne. Le courage n'est pas le point fort de l'Église, et le message de miséricorde professé par le pape n'y est pas, on ne donne pas un coup de bâton en faisant croire que c'est de la miséricorde.

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Publié le 27 Avril 2015

PeriodistaDigital.com dans son article du lundi 27 avril 2015 nous montre que la majorité des évêques défenseurs d'un autre modèle social se distancient progressivement des politiques du Parti Populaire lors de l'Assemblée plénière de la Conférence Épiscopale Espagnole (CEE).

"C'était une Assemblée plénière historique. C'est ce que vous verrez dans le document présenté lundi" a dit hier un évêque espagnol après une conversation sur les fruits de la dernière réunion des évêques du pays, l'un des plus productifs au cours de ces dernières années et qui a certainement fournit son contenu le plus social .

Et c'est ce "modèle social" qui a été imposé, sans réserve, dans la dernière assemblée plénière. Suivant les idées du pape François, les évêques se sont bien avancés dans l'élaboration du Plan Pastoral pour la période triennale 2016-2020, qui mettra l'accent sur la responsabilité des catholiques dans la construction d'un monde plus juste, plus solidaire et impliqué avec les réalités des souffrances; ont approuvé ce matin le document "L'Église servante des pauvres" présenté par Mgr Juan José Omella; et qui a mis en scène le début d'un retrait progressif des thèses du Parti Populaire, notamment en matière de politiques sociales et de migration.

La majorité épiscopal a opté, après des années de proximité excessive avec les principes du Parti Populaire, pour "l'indépendance et la collaboration", et cela quelle que soit la direction résultant des prochaines élections, a aussi avancé le président de la Conférence Épiscopale Espagnole, Ricardo Blazquez, dans son discours d'ouverture.

Cette assemblée plénière laisse trois gagnants clairs : d'abord, le cardinal Blázquez, qui, après avoir été reconnu par le pape lui-même a gagné contre ses frères conservateurs dans l'épiscopat, et dont la parole marque des lignes distinctes comparé à son prédécesseur, Rouco Varela; son successeur à Madrid, Carlos Osorio, qui a assumé la gestion quotidienne de la Conférence épiscopale et des décisions qui y sont prises, dans les médias appartenant à l'Eglise (Cope, 13TV y Alfa y Omega, entre ellos); et l'évêque de Calahorra et le président de la Pastorale sociale, Juan José Omella, qui a réussi à convaincre les évêques d'approuver un document très dur sur la situation actuelle, avec beaucoup de lignes dénoncées par Caritas.

C'est un bonne nouvelle, la Conférence des évêques espagnole va enfin pouvoir se débarrasser de l'odeur de souffre qu'elle avait à cause de Mgr Rouco Varela et enfin se mettre dans les bons rails en étant là où elle droit être, le social.

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Publié le 26 Avril 2015

Vatican Insider nous montre que le pape François a clairement fait savoir que les prêtres ne peuvent pas refuser le baptême à toute personne qui demande le sacrement. Le souverain pontife a également réitéré que les prêtres ne devraient penser qu'à aider les catholiques grâce à leurs soins, pas avec leurs propres ambitions.

Le pape François a de nouveau appelé ce dimanche 26 avril 2015 les prêtres et les évêques du monde entier à ne penser qu'à tendre vers les catholiques dans leur prise en charge et à ne pas avoir d'autres ambitions ou intérêts. Le souverain pontife a également précisé que les prêtres ne peuvent pas refuser le baptême à toute personne qui le demande le sacrement et a personnellement plaidé que tous les prêtres soient miséricordieux quand ils entendent les confessions. Dans la confessions, les prêtres sont "là pour pardonner, pas pour condamner !"

Comme le signale le pape François l'amour de Dieu "n’est dicté par aucun intérêt, calcul, ou besoin". La contemplation et l'action de grâce ne sont pas suffisante, car les prêtres doivent imiter le "Bon pasteur" et "ne doivent pas adopter la mentalité d’un chef d'entreprise mais être des serviteurs, comme Jésus qui, en se dépouillant, nous a sauvé par la miséricorde."

Plus tard dans la prière dominicale du Regina Coeli, le pape François a exprimé sa proximité aux Népalais qui ont subi des tremblements de terre massifs entre samedi et dimanche. Au moins 1900 personnes sont mortes durant ces tremblements, le pire du Népal depuis 80 ans. "Je tiens à assurer de ma proximité aux populations sinistrées d'un fort tremblement de terre au Népal et dans les pays riverains", a déclaré le pape. "Je prie pour les victimes, les blessés, et tous ceux qui souffrent de cette calamité." Le pape a exprimé son espoir que les victimes "aient le soutien d'une solidarité fraternelle".

Le pape François met en avant la miséricorde et plus particulièrement celle que doivent pratiquer les prêtres même quand on doit baptiser et confesser. Il faut aussi saluer cette pensée du pape envers les Népalais.

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Publié le 25 Avril 2015

Le cardinal Ezzati face à l'affaire Costadoat

Le père jésuite Jorge Costadoat, enseignant à la faculté de théologie de l'Université Pontificale du Chili (PUC), a vu le cardinal Ricardo Ezzati Andrello ne pas lui pas renouveler sa mission canonique pour enseigner à la faculté le 12 mars 2015. Les raisons n'étaient alors pas claire, maintenant on découvre suite à une lettre du 24 mars du cardinal Ezzati que c'est parce que le père Costadoat préconisait la communion pour les divorcés remariés, soutenait et promouvait les relations homosexuelles, tout en soutenant la théologie de la libération et en ayant un vision très ouverte sur le dialogue interreligieux et la mission sociale de l'Église. C'est cela les déclarations imprudentes du père sont parle le cardinal sur les points centraux de l'enseignement magistériel de l'Église. Pour Mgr Ezzati, il ne joue pas en communion.

Pas en communion ? Ce n'est pas le père Costadoat qui semble ne pas voir compris le sens de la communion, mais bien le cardinal. Un manifeste du 25 avril du signé par environ 200 personnes du monde politique, académique et religieux demande au cardinal de reconsidérer sa décision puisque ce manifeste se base sur la sensibilisation du public, sur des sujets comme est la défense de la liberté académique et la prévention contre toute forme de menace pour elle. Ils y expriment leur forte opposition à cette mesure, qui apparaît comme une décision arbitraire. Cette action remet en cause la mission de l'université elle-même, et offense la culture de la vérité. Les signataires notent aussi que noter que, désormais, l'exercice de leur liberté de doit être soumise à la censure et à une punition possible par l'autorité ecclésiastique, indépendamment de l'avis de l'université. Ils veulent une Église avec des procédures ouvertes, sous réserve de la raison et de la justice, et ils expriment également leur soutien et leur reconnaissance au père Jorge Costadoat pour son travail théologique.

Le père Costadoat a régit à travers son blog le 24 mars en disant qu'il ne croit pas qu'une université peut enseigner sans liberté, et dans une lettre à El Mercurio le 31 mars, où il dit que ses partisans croient que cette censure est mauvaise pour l'université. Il signale aussi que les enseignants se sentant surveillés sur leur mode de vie et leurs croyances, qu'ils sont dans la peur. Pour ne rien arranger, environ 200 étudiants de la PUC ont également protesté contre le licenciement du père Costadoat.

Depuis 2014, le cardinal Ezzati, s'en prend à trois prêtres jésuites : Felipe Berrios, José Mariano Puga et José Aldunante. Il leur reproche d'avoir une approche trop ouverte de l'Église. Le cardinal Ricardo Ezzati, primat de l'Église chilienne, enregistre un de rejet presque unanime et sans précédent de la part des citoyens chiliens. Il semble incapable d'écouter les critiques qui l'ont mis en garde contre sa dérive intolérant et autoritaire. Il n'est pas dans l'engagement du pape François contre la pédophilie et les abus de pouvoir du clergé. Encore un mauvais choix de cardinal.

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Publié le 25 Avril 2015

France3-regions.francetvinfo.fr dans son article du mardi 21 avril 2015 nous montre que l'Église de France vient d'envoyer au Vatican sa contribution, en vue du prochain synode sur la famille, qui manifeste le souhait d'une "miséricorde vraiment traduite en actes". Le rédacteur de ce rapport ecclésiastique est l'archevêque de Montpellier, Mgr Pierre-Marie Carré.

Mgr Carré, archevêque de Montpellier et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), a conçu sa synthèse à partir des plus de 10 000 réponses, dans les diocèses, à un questionnaire sur les situations parfois douloureuses vécues par couples et familles. Le synode (assemblée d'évêques) extraordinaire d'octobre dernier à Rome avait été très animé et s'était achevé sans accord sur les questions délicates de l'accès aux sacrements (communion et confession) pour les divorcés remariés et de la place des homosexuels.

Les conférences épiscopales devaient remettre à la mi-avril leur contribution au document de travail ("instrumentum laboris") du nouveau synode, ordinaire cette fois, qui aura lieu au Vatican en octobre prochain. La synthèse française fait plus de 30 pages. "Il ne s'agit pas d'une pétition, de revendications, mais d'une photographie des diverses situations dont j'ai l'impression qu'elle reflète assez bien les catholiques de France", a indiqué l'archevêque. "Les fidèles disent : voilà les questions qui nous marquent en France, réfléchissez-y et aidez-vous", a ajouté Mgr Carré.

Mgr Carré a lu dans les remontées des diocèses "le souhait que la miséricorde soit vraiment traduite en actes", même si "personne ne demande qu'on abolisse le mariage indissoluble". "Revient fortement le souhait qu'on mette en œuvre une pastorale de miséricorde : il ne s'agit pas de compromettre le dogme, mais de porter une attention aux personnes dans ce qu'elles vivent, au chemin qu'elles font", a poursuivi le responsable ecclésial de Montpellier.

Autrement dit : "Aidez-nous à vivre l'Évangile (Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas) en tenant compte de notre situation concrète, ne découragez pas les gens mais montrez un idéal". Sur l'accueil des homosexuels, "plusieurs contributeurs citent l'expression du pape François qui suis-je pour juger ?", relève encore Mgr Carré.

"Ces questions sont abordées au milieu de beaucoup d'autres", selon l'archevêque, qui cite les situations de précarité sociale. "Et il y a une grande insistance pour dire que ce qui compte, ce ne sont pas seulement les paroles du pape mais ce que chacun peut faire localement, en termes d'accueil, dans sa paroisse", a-t-il souligné.

Mgr Carré dit que le travail se fait aussi dans la paroisse et que les catholiques français doivent agir, pour cela il faudra une pastorale adaptée. Mais que faire quand la curie romaine freine des 4 fers des solutions ouvertes pour les divorcés remariés et les couples de même sexe, alors qu'elle ne connait pas l'adaptabilité des paroisses aux changements sociétaux. Là est le problème, la miséricorde ne se fait pas en humiliant une partie des fidèles.

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Publié le 22 Avril 2015

Vatican Insider nous montre que lors de l'audience générale de ce mercredi 22 avril 2015, le pape François a dit que la méfiance des femmes est compréhensible et a condamné le machisme et l'exploitation du corps féminin dans les médias. Il a également envoyé un appel pour la Journée de la Terre.

Selon le pape : "Le péché va provoquer entre eux défiance et division." et "L'histoire en porte des traces". Dans le cadre de sa série d'enseignements sur la famille, le pape François revient sur le sujet de la relation entre l'homme et la femme, en mentionnant quelques exemples négatifs tels que "plusieurs formes de 'machisme', le chauvinisme de l'homme, qui voient les femmes comme des personnes de seconde classe", mais aussi "l'instrumentalisation et la marchandisation du corps féminin dans la culture actuelle des médias", ainsi que "'épidémie de scepticisme, de défi et même d'hostilité" qui marque la culture contemporaine en ce qui concerne l'alliance de l'homme et de la femme" dans notre culture. Cela viendrait en particulier d'une méfiance compréhensible issue de la part des femmes, puisque pour le pape "La femme n'est pas la réplique de l'homme. Elle vient directement de l’acte créateur de Dieu, elle n'est ni en infériorité ni subordination".

"La dévaluation sociale de l'alliance stable et génératrice de l'homme et de la femme est certainement une perte pour tout le monde", a-t-il dit. "Nous devons retrouver l'honneur du mariage et de la famille." Comme l'avance le pape François : "Si nous nous ne sommes pas capables d’un sursaut de sympathie en faveur de cette alliance, capables de protéger les nouvelles générations de la défiance et de l’indifférence, nos enfants seront toujours plus déracinés". "Dieu garde et protège avec tendresse le couple humain, son chef-d'œuvre", a encore dit le pape.

Pour la Journée de la Terre, le pape nous fait savoir que "la Terre est un environnement qui doit être soigné et le jardin qui doit être entretenu. La relation de l'humanité avec la nature ne peut être motivée par la cupidité, par la manipulation et par l'exploitation, mais doit préserver l'harmonie divine entre les créatures et la création, dans un esprit de respect et de compassion, la plaçant au service de nos frères et sœurs et des générations futures."

Le pape François souligne ici son attachement au mariage indissoluble pour ainsi avoir le soutien des conservateurs pour ses prochaines réformes et de courtes ouvertures pour le synode sur la famille. Il est bon d'être contre le machisme et si l'évêque de Rome montrait l'exemple en donnant des postes de responsabilités et des ministères pour que les femme ne soient plus considérées comme des personnes de seconde classe dans l'Église.

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Publié le 20 Avril 2015

Saint Suaire : une nouvelle exposition et beaucoup de questions

Comme le montre Europe1.fr ce lundi 20 avril 2015, à partir du dimanche 19 avril, le saint suaire est exposé pour deux mois à Turin en Italie. Découvert en France, il est la propriété de l'Église depuis 1983.

Il est sans doute, avec la tunique d'Argenteuil, la relique la plus précieuse de l'Église catholique. Le saint suaire est exposé à partir de dimanche à Turin et ce pour une durée de deux mois. Une messe dans la cathédrale San Giovanni, organisée pour marquer l'inauguration de cette exposition, a permis aux fidèles présents d'apercevoir ainsi ce linceul qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa descente de croix. Un million de personnes ont déjà réservé leur place pour voir cette relique dont la dernière "ostension" remonte à 2010.

"L'ostension du Saint Suaire est un grand événement de nature religieuse et civile", s'était félicité samedi le maire de Turin, Piero Fassino. Il s'est par ailleurs dit prêt à accueillir "à bras ouverts" les centaines de milliers de pèlerins attendus pendant ces 67 jours. En 2000 et en 2010, c'est aussi à Turin que cette pièce de tissu avait été montrée aux fidèles. Entre ces expositions, le linceul, très fragile, est conservé à l'abri de la lumière et dans de l'argon, un gaz inerte.

Le saint suaire est une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m. Selon la tradition, ce linceul aurait reçu le corps de Jésus décédé après le supplice de la croix. L'empreinte de son corps et celle de son visage se seraient alors imprimées dessus. La relique a été découverte au milieu du 14e siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes en France et offerte en 1983 au Vatican par la famille de Savoie. Ce n'est qu'en 1898 que cette marque est découverte lorsqu'un photographe prend un cliché du linceul et découvre sur ses négatifs la silhouette d'un homme.

Le Vatican a toujours été prudent sur l'authenticité de cette relique en refusant de se prononcer en sa faveur. En 2010, cependant, le pape Benoît XVI, qui avait fait partie des deux millions de visiteurs, avait décrit une "icône extraordinaire" correspondant "totalement" au récit de la mort de Jésus dans les Évangiles. Le pape François fera lui aussi le déplacement à Turin les 20 et 21 juin prochain.

Les scientifiques et les historiens n'ont pas tranché l'authenticité de ce suaire. Si rien ne vient prouver que l'empreinte du corps est bien celle du fondateur du christianisme, plusieurs analyses ont montré que la pièce de tissu a pu être fabriquée au 1er siècle, soit au moment de l'existence de Jésus.

Dès 1932, des chercheurs ont démontré que le linceul est le fruit d'un tissage oriental. En 1973, des recherches sur les pollens présents dans le tissu ont montré que 45 des 58 espèces relevées seraient originaires de plantes qui poussent dans la zone méditerranéenne. Deux scientifiques ont aussi démontré en 1984 que les minéraux que l'homme du linceul avaient sous les pieds et sur le front étaient de l'aragonite du travertin, présente à Jérusalem. Mais, en 1988, des analyses du tissu au carbone 14 sont venues balayer ces études. Elles ont en effet prouvé que le tissu avait été fabriqué au Moyen-âge, entre 1260 et 1390. Si l'utilisation du carbone 14 est remise en cause par certaines scientifiques, cette datation serait bien compatible avec la manie de l'Église au Moyen-âge de fabriquer de très nombreuses fausses "reliques", un moyen pour elle de stimuler la foi de ses fidèles mais aussi d'attirer les dons d'argent qui lui permettaient de vivre.

Comme le montre l'article de SciencesetAvenir.fr du samedi 18 avril, bien que l'Église valide elle-même ces résultats, les partisans de l’authenticité refusent de désarmer. Il faut attendre 2011 pour qu'une seconde étude vienne confirmer cette datation médiévale. Le physicien britannique Thimothy Jull, qui avait participé aux travaux de 1988, confie alors en exclusivité à Sciences et Avenir qu’il a conservé un petit échantillon du suaire destiné à cette première analyse… Dans la revue Radiocarbon - dont il est aussi l'éditeur - il montre alors, photos microscopiques à l’appui, "que les analyses ont bien porté sur le tissu originel du suaire et que rien n’a pollué la datation". Bref, l'âge du suaire oscillerait bien entre le 13e et le 14e siècle ap. J.-C.

Comme l’expliquait alors Jacques Evin, ancien directeur du Centre de datation par le radiocarbone de l'université de Lyon à Sciences et Avenir : "La polémique ne sera jamais close car tant que l'on ne connaîtra pas le moyen par lequel l'image s'est imprégnée, toutes les spéculations sont possibles." Pour ce chercheur, qui avait participé entre 1981 et 1988 à l’élaboration du protocole de la datation du linceul au carbone 14, "l'Église ne peut pas organiser une autre étude pour deux raisons : d'abord elle se déjugerait par rapport à la première expertise qu'elle a voulu et encadrée, ensuite elle se déjugerait par rapport à ses déclarations officielles". Pour elle, le linceul est une icône évocatrice et non une relique.

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