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Publié le 17 Avril 2015

Yahoo.com dans son article nous montre les plaintes de 100 responsables catholiques de Bay Area sont devenues publiques au sujet de l'archevêque de San Francisco le jeudi 16 avril 2015, demandant au pape François dans une page du San Francisco Chronicle le remplacement de Mgr Salvatore Cordileone pour quelqu'un de plus inclusif et qui apporte moins de division.

La lettre ouverte déclare que l'archidiocèse de San Francisco est menacée par Mgr Cordileone dont "la seule issue pour pouvoir survivre, et de ne plus prospérer et de croître sous sa supervision" et que San Francisco mérite plus un chef axé sur le service et la diversité. Mgr Cordileone a annoncé aux enseignants et au personnel de quatre écoles secondaires au sein de l'archidiocèse d'accepter un contrat et un livre contre l'avortement, l'homosexualité, le mariage de même sexe, le contrôle des naissances et l'insémination artificielle.

Michael Kelly, un avocat qui a signé la lettre, a parlé lors d'une conférence de presse impromptue jeudi. Il a dit que le groupe a tenté d'atteindre tranquillement le Vatican, et il a publié celle-ci lorsque les membres du groupe ont réalisé qu'ils étaient dans l'impasse. "Notre espoir est que le pape reconnaisse, à la fois nos messages et que nous sommes sérieux, que nous lui demandons de l'aide", a déclaré Michael Kelly.

Un communiqué de l'archidiocèse appelé cette lettre rendue publique une fausse déclaration sur l'enseignement catholique, les contrats des enseignants, et "l'esprit de l'archevêque." "La plus grand désinformation de toutes est que les signataires présument parler pour la Communauté catholique de San Francisco." "Ils n'en sont pas." Larry Kamer, le porte-parole de l'archidiocèse, a déclaré jeudi qu'il n'avait rien d'autre à ajouter. De toute façon, c'est le bon vieux propos que l'on ressort aux catholiques qui dénoncent les lignes réactionnaires de leurs évêques, archevêques ou cardinaux, comme on ne peut pas les discréditer, disons qu'ils ne sont des catholiques de la ville. Le propos est faible.

Mais un groupe nouvellement formé de catholiques qui soutiennent Mgr Cordileone a publié une déclaration, appelant le journal à dire que c'est "une atteinte à un homme bon et décent qui a consacré sa vie au service des autres." Le groupe, Catholics restoring culture, prévoit un pique-nique en mai pour soutenir l'archevêque. Ce groupe de catholique est dans la ligne de l'archevêque : haine des démocrates, de Barack Obama, des homosexuels, et anti avortement. J'oubliais le mépris envers ceux qui ne pensent pas comme eux et notamment tous ceux qui s'opposent à l’archevêque.

Des catholiques éminents dans les affaires et la vie civique sont parmi ceux qui demandent l'éviction de Mgr Cordileone. Clint Reilly, ancien président du conseil d'administration de Catholic Charities CYO, était présent à la conférence de presse qui s'est tenue dans un immeuble qu'il possède dans le centre-ville, avec Tom Brady Sr., père du quarterback Tom Brady des New England Patriots.

Espérons que ceux qui protestent contre cet archevêque aient gain de cause. Il a apporté plus de division que d'unité et ne peut décemment pas prétendre encore diriger la communauté catholique de San Francisco.

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Publié le 16 Avril 2015

Radio Vatican nous montre que le bras de fer est terminé entre le Vatican et les religieuses américaines : huit membres de la LCWR «Leadership Conference of Women Religious», l’Association qui regroupe la plupart des Supérieures majeures des États Unis sont venues à Rome pour la publication d’un rapport conjoint sur la mise en œuvre des directives qui leur avaient été données par le Vatican il y a trois ans. Ce jeudi 16 avril au matin, elles ont été reçues par le pape François. Très engagées sur le plan social et auprès des pauvres, cette association avait fait l’objet entre 2008 et 2013 d’une enquête de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui avait abouti à une évaluation doctrinale sévère.

La LCWR avait été mise sous tutelle et reçu un mandat de réforme. Pendant trois ans, les deux parties ont travaillé ensemble à la révision des Statuts de l’Association et de ses publications, ainsi qu’aux programmes des Assemblées générales et au choix des rapporteurs et des porte-paroles, à la lumière du magistère de l’Église. Après plusieurs mois de tensions, le rapport final, très attendu, a été souscrit par trois évêques des États Unis chargés par le Vatican de superviser l’application des directives du Saint-Siège, et par trois religieuses membres de la LCWR.

Ce document a été présenté au cardinal préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Gerhard Müller. Ce dernier s’est dit convaincu que l’Association des supérieures majeures américaines saura désormais favoriser, conformément à sa mission, une vision de la vie religieuse centrée sur la personne de Jésus Christ et enracinée dans la tradition de l’Église. Les religieuses ont salué, de leur côté, la fin d’un processus qui a comporté des échanges longs et exigeants sur des dossiers délicats ayant trait à la vie religieuse.

Selon sœur Sharon Holland, présidente de la LCWR, ces échanges se sont déroulés dans un esprit de prière et de respect mutuel et ont permis d’aboutir à une meilleure compréhension des expériences, rôles et responsabilités des uns et des autres. Nous avons appris, écrit-elle, que ce que nous partageons est beaucoup plus important que nos différences. Le document d’évaluation du Vatican faisait état de graves problèmes doctrinaux et de prises de position inacceptables exprimées lors des Assemblées annuelles de l’Association.

Le texte signalait des point de vue incompatibles avec la foi catholique sur plusieurs dossiers sensibles comme l’accessibilité des femmes au ministère ordonné, le respect de la vie, l’approche pastorale de l’homosexualité ainsi que des affirmations radicalement féministes. Le dialogue en profondeur qui s’est déroulé entre les évêques et les religieuses, conclut le rapport conjoint, est en soi une bénédiction qui doit être appréciée et ultérieurement encouragée.

La page est tournée, la LCWR se voit reconnaître son rôle crucial au service de sa mission et le fait que le pape François les ait reçu pendant 50 minutes montre un réchauffement des relations. Un ouverture pour le prochain synode ? La suite des événements nous le dira.

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Publié le 16 Avril 2015

RTL.fr nous montre dans son article du mercredi 15 avril 2015 que le Vatican va mettre en place des procédures établissant les responsabilités des évêques qui ont couvert des prêtres pédophiles.

Le Saint-Siège va mettre en place des procédures juridiques établissant les responsabilités des évêques et des supérieurs coupables d'avoir couvert ou omis de sanctionner des religieux, notamment des prêtres, ayant commis des actes de pédophilie, a annoncé mercredi le porte-parole du Vatican. Ce thème brûlant de la responsabilité a été discuté, en présence du pape François, par le "C9", le groupe de cardinaux qui est chargé de le conseiller et qui s'est réuni de lundi à mercredi.

Les associations d'anciennes victimes accusent l'Église, le Vatican et le pape de refuser de poursuivre des responsables hiérarchiques qui ont défendu des religieux ou fermé les yeux sur des actes de pédophilie, mutant parfois des prêtres coupables dans d'autres fonctions. Le C9 a reconnu que les règles "n'étaient pas assez clarifiées pour affronter ce type de problèmes" et a demandé que "des voies soient explorées pour procéder sur le plan juridique face aux abus de pouvoir et aux omissions d'évêques ou de supérieurs d'ordres religieux", a expliqué le père Federico Lombardi au cours d'une conférence de presse.

Le cardinal américain Sean O'Malley, président de la Commission sur la protection des mineurs désignée par le pape François, et lui-même membre du C9, a présenté ce dossier au cours de la réunion, se faisant l'écho des préoccupations de plusieurs membres de cette commission. Un sous-groupe de travail établi par la Commission, qui s'occupe spécifiquement des rapports avec les victimes, avait rencontré le week-end dernier le cardinal O'Malley, pour évoquer la nomination controversée d'un évêque chilien, Mgr Juan de la Cruz Barros, soupçonné d'avoir protégé un prêtre pédophile. Ses membres ont souhaité que le pape revienne sur cette nomination.

Ils ont fait valoir au cardinal américain que "le processus de nomination d'évêques qui ont une compréhension de la protection de l'enfance est d'une importance primordiale". "À la lumière du fait que l'abus sexuel est si courant, la capacité d'un évêque d'appliquer des politiques efficaces, et de contrôler attentivement qu'elles soient respectées, est indispensable", avaient-ils encore indiqué dans un communiqué.

C'est une très bonne chose que d'établir la responsabilité des évêques ayant couvert des prêtres pédophiles, car en faisant cela ils se montrés complices d'ignobles pervers qui ont traumatisé des enfants. L'Église va dans le bon sens, maintenant procédons aux actes.

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Publié le 14 Avril 2015

Vatican Insider nous montre qu'à la messe de ce mardi 14 avril 2015 au matin à la Résidence Sainte-Marthe, le pape a déclaré que "notre communauté" montre "qu’elle est née de l’Esprit, quand elle cherche l’harmonie, et non la division, quand elle cherche la pauvreté" et quand "elle ne s’emporte pas devant les difficultés, mais se montre patiente, comme Jésus."

Dans la deuxième semaine de Pâques "il serait bien que nous réfléchissions à nos communautés, qu’elles soient diocésaines, paroissiales, familiales, ou autres, et que nous demandions la grâce de l’harmonie, de l’unité harmonieuse, qui est don de l’Esprit-Saint, la grâce de la pauvreté, non de la misère, mais de la pauvreté : ce que je possède, je dois bien le gérer pour le bien commun et avec générosité, et la grâce de la patience", comme le signale l'invocation du pape François à la fin de la messe d'aujourd'hui.

Le pape François a souligné que les chrétiens ne doivent pas accumuler les richesses, mais les utiliser au service de ceux qui sont dans le besoin, en suivant l'exemple de la première communauté dirigée par les Apôtres. Pour cela, il signale qu'au sein de la communauté primitive : "Le deuxième signe, c’est le bien commun.", qui faisait qu'"Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre’. Tout était mis au service de la communauté. Oui, il y avait quelques riches, mais ils étaient au service de la communauté. Ce sont là les deux signes d’une communauté qui vit dans l’Esprit".

Un discours qui semble se porter comme celui d'hier matin sur le fait que : "C’est ce courage de l’annonce qui nous distingue du simple prosélytisme. Nous ne faisons aucune publicité pour avoir plus de ‘membres’ dans notre ‘société spirituelle’, non ? Cela ne sert à rien, ce n’est pas chrétien." Le pape nous ouvre vers une Église différente qui doit se montrer pauvre,humble et au service des autres, qui de plus n'attend rien en retour.

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Publié le 12 Avril 2015

Radio Vatican nous montre que la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde a été rendu publique le soir du samedi 11 avril 2015 dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion des premières Vêpres du dimanche de la Divine Miséricorde célébrées par le pape François. Dans ce texte le pape déclare l’ouverture, le sens et les conditions de l’Année Sainte. Au début du rite, avant la célébration des Vêpres, des extraits de la Bulle pontificale sont lus devant la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, par Mgr Leonardo Sapienza, Régent de la Maison Pontificale et Protonotaire apostolique.

Dans ce texte, le pape François souligne que la miséricorde est l’architrave qui soutient la vie de l’Église, un idéal qui donne à notre foi sa crédibilité, le chemin qui relie Dieu à l’homme, car elle ouvre les cœurs à l’espérance d’être aimés pour toujours, malgré les limites de nos péchés. «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux» : cette phrase de l’Évangile selon Luc, est le fil conducteur de ce texte.

Soulignant que l’ouverture de la Porte Sainte le 8 décembre coïncidera avec le cinquantenaire de la conclusion du Concile Vatican II, le pape affirme que ce grand événement a renversé les murailles qui pendant trop longtemps avaient enfermé l’Église dans une citadelle privilégiée. Il l’a incitée à annoncer l’Évangile d’une façon nouvelle.

La Porte Sainte de la Basilique Saint-Jean de Latran, cathédrale de Rome, sera ouverte le 13 décembre, troisième dimanche de l’Avent; les deux autres, Sainte-Marie Majeure et Saint-Paul hors-les Murs suivront. Mais le pape François a décidé qu’une Porte de la Miséricorde sera également ouverte dans toutes les Eglises particulières et dans les sanctuaires pour que le Jubilé puisse être célébré aussi au niveau local, en signe de communion.

Autre point saillant de la Bulle d’indiction : la rémission des péchés. Le pape souhaite que les confesseurs soient un signe authentique de la miséricorde du Père capables d’accueillir les fidèles comme le père de la parabole du fils prodigue, qui court à la rencontre de son fils même si celui-ci a dissipé ses biens. Les confesseurs ne devront donc pas poser de questions impertinentes; ils devront savoir saisir chez les pénitents le besoin d’aide et la demande de pardon. Pendant le Carême de l’Année Sainte, le pape François enverra des missionnaires de la miséricorde, autrement dit des prêtres qui seront investis de l’autorité de pouvoir pardonner les péchés habituellement réservés au Siège apostolique. Le pape demande par ailleurs aux diocèses d’organiser des missions auprès du peuple, en précisant que les missionnaires seront chargés d’annoncer la joie du pardon. La Miséricorde est une qualité de la Toute-puissance de Dieu, tout sauf un signe de faiblesse, souligne-t-il, un critère pour reconnaître les vrais Fils de Dieu, et le pardon des offenses est un impératif auquel les chrétiens ne peuvent se soustraire.

Dans la deuxième partie du texte, le pape François donne des indications pratiques pour vivre le Jubilé extraordinaire dans sa plénitude spirituelle : accomplir un pèlerinage ; éviter de juger et de condamner; fuir la jalousie et l’envie; apporter le réconfort à ceux qui vivent dans la précarité et la pauvreté, privés de leur dignité; briser la barrière de l’indifférence qui cache l’hypocrisie et l’égoïsme; annoncer la libération aux prisonniers de l’esclavage moderne; mettre en valeur au sein des diocèses la célébration des «24 heures pour le Seigneur» pendant le Carême; obtenir l’indulgence, élément essentiel de tout Jubilé.

Dans la troisième partie du texte, le pape lance des appels à la conversion. Il fustige notamment, le crime organisé et la corruption, «plaie purulente de la société». Enfin, il souhaite que cette Année Sainte encourage la rencontre interreligieuse, notamment avec le judaïsme et avec l’Islam, afin d’éliminer toute forme de fermeture et de mépris et de bannir la violence et la discrimination. Le pape François tient également à souligner qu’il n’y a pas de contradiction entre la justice et la miséricorde : celui qui commet une faute doit purger sa peine. Toutefois cette peine ne doit pas être le but final mais le début de la conversion. Ce n’est pas l’application de la loi qui sauve mais la foi en Jésus Christ.

Dans les autres basiliques romaines, Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-murs, la lecture de la Bulle se déroulera ce dimanche. Le jubilé de la Miséricorde s’ouvrira le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception et s’achèvera le 20 novembre 2016, solennité du Christ Roi de l’univers. Une copie de la Bulle d’indiction a été remise aux représentants de l’Église répandue dans le monde et aux protonotaires apostoliques, les officiers chargés des actes administratifs.

La bulle d'indiction du Jubilé de la Miséricorde montre la voie à suivre par le pape François qui allie Tradition et modernité, avec le désir de voir l'Évangile de façon nouvelle, même si l'indulgence peut poser problème auprès de nos frères protestants. Pourtant, si ce Jubilé ouvre l'Église vers les autres, ce ne serait pas si mal. Et si on commençait celui-ci avec un signe salutaire comme l'acceptation de Laurent Stefanini comme ambassadeur de France au Vatican.

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Publié le 7 Avril 2015

Jean-Claude Gerez, correspondant de l’Apic en Amérique latine nous montre dans une dépêche du mardi 7 avril 2015 que le Réseau latino américain des catholiques pour le droit de décider (CDD) a révélé le 6 avril 2015 qu’elle avait envoyé le 13 mars dernier une lettre au pape François. Un document qui appelle l’Église à être «plus démocratique, juste et solidaire» avec les femmes et dénonce certaines “contradictions” du pape François.

Dans ce document, le Réseau reconnaît l’implication du pape dans son désir de promouvoir une restructuration de la Curie Romaine, combattre la corruption, stimuler le dialogue et la participation à la résolution de conflits internationaux. “Nous vous félicitons pour votre contribution à donner à la figure papale une plus grande humanité”, souligne le document. Cependant, le Réseau alerte également sur les contradictions présentes dans le discours papal. Des thèmes comme la participation des femmes à la prêtrise, l’homosexualité, l’avortement et la pédophilie impliquant le clergé, seraient encore insuffisamment abordés.

Pour le Réseau latino américain des catholiques pour le droit de décider, cette démarche reflète les fortes attentes à l’égard du pape François, pour mener les changements désirés par la communauté catholique. “Il y a une reconnaissance mondiale du pape François pour ces gestes humanitaires d’ouverture et de simplicité, pour son engagement afin que l’Église catholique trouve en interne la cohérence évangélique de renoncement à l’ostentation et à la richesse, assure Yury Orozco, l’une des coordinatrices de la CDD au Brésil. Le pape condamne clairement le système capitaliste et démontre une option de lutte pour la justice, guidé par le principe de la miséricorde. La communauté mondiale, en particulier catholique, commence à voir dans ce pape, des signaux d’engagement d’une Église qui avait perdu sa crédibilité”.

Néanmoins, les membres du Réseau latino-américain des CDD estiment que le pape François continue à avoir une posture conservatrice dans le champ de la morale. “Alors qu’il a ouvert des espaces de dialogue sur des thèmes comme la famille et l’homosexualité, souligne la lettre, cette même préoccupation ne se retrouve malheureusement pas en ce qui concerne l’avortement, pourtant important en terme de santé pour les femmes, ni l’ordination de femmes prêtres”. Critiquant la position du pape, les CDD se demandent “s’il y a une réelle volonté pour que la morale sexuelle catholique cesse de condamner et qu’elle inclue le droit à la libre décision, comme le souhaite une très grande partie des catholiques, sur des sujets liés à la morale sexuelle”.

Le constat sur l’absence d’ordination des femmes est d’autant plus difficile à comprendre pour les CDD que le pape a invité les femmes à une participation plus importante dans les espaces de décision ecclésiale. “Pourtant, rappelle le courrier, il a fermé les portes à la prêtrise et au diaconat féminin, renforçant même à travers certaines de ses déclarations, le stéréotype de la femme soumise, qui se tait et qui n’a comme unique option que celle d’être mère”. De quoi renforcer la conviction des membres de la CDD que “l’Église doit être plus démocratique, juste et solidaire avec tous ses membres”.

Les catholiques pour le droit de décider (CDD) montrent les attentes de nombreux catholiques à travers le pape François, mais qui restent malgré tout prudent, car l'ouverture est plus que difficile sur des sujets sensibles comme l’homosexualité, l’avortement et le rôle des femmes dans l'Église.

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Publié le 7 Avril 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du mardi 7 avril 2015 que le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans l'une ses nombreuses interviews données au cours des dernières semaines et portée sur le prochain synode, a parlé d'une nouvelle tâche de son ministère. Une tâche qui n'a jamais été mentionné dans les documents qui se rapportent aux compétences spécifiques de l'ex-Saint-Office.

Le cardinal allemand, interviewé par "La Croix", nous dit : "L'arrivée à la chaire de Pierre d'un théologien comme Benoît XVI est probablement une exception. Même Jean XXIII n'était pas un théologien professionnel. François est également plus pastoral et la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a pour mission d'être une structure théologique d'un pontificat." Alors, comme le déclare le cardinal Müller, l'ancien Saint-Office doit être la "structure théologique" du pontificat du pape François. Est-ce est pour cette raison que le préfet a parlé si souvent publiquement, comme jamais auparavant.

C'est une innovation importante, puisque, selon l'article 48 de la Constitution apostolique sur la curie romaine, "Pastor Bonus", promulguée par Jean-Paul II en 1988, "la tâche propre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est de promouvoir et protéger la doctrine de la foi et de la morale dans le monde catholique". En gros, cela permettra au cardinal Müller de passer au-dessus du pape afin de contester son envie d'ouvrir l'Église à tous. Cette congrégation devrait plutôt être un outil de réflexion sur la doctrine et la théologie, ou un espace de dialogue où mettre les idées nouvelles à l’épreuve et aplanir les divergences.

Alors que le pape "par la volonté du Christ lui-même", comme il le fut indiqué dans la clôture du synode en 2014, est aussi le "pasteur et docteur suprême de tous les fidèles" (canon 749). Jusqu'à il y a quelques décennies (le dernier à le faire était Paul VI), le pape lui-même présidait en personne la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, précisément à cause de cette tâche que lui seul exerce et qui est en concurrence sous le primat pétrinien. Une fonction qui appartient à l'évêque de Rome, qui préside aussi "en amour", et qui en outre, le fait dans le cas où ce sont des questions théologiques.

Les paroles du cardinal Müller, avec une introduction inédite et fine, qui à ce jour n'a pas encore officialisé sa tâche de "structurer théologiquement un pontificat", est passé presque inaperçu. Alors que de nouveaux scénarios sont ouverts par rapport à la tradition doctrinale de l'Église, une autre laisserait à penser que, selon le cardinal Müller, l'actuel pontificat comme d'ailleurs celui de Jean XXIII n'est pas suffisamment "structuré" théologiquement. On avança aussi la même chose pour Jean-Paul 1er.

En gros, le cardinal Müller dans sa grande modestie déclare qu'il sait mieux que le pape comment diriger l'Église, et que le pape n'a pas à changer les choses. Aurait-il oublié ce qu'à dit le pape Jean-Paul 1er : "Si vous rencontrez une erreur, plutôt que de la déraciner ou de la pourfendre, voyez si pouvez la traiter avec patience et permettre à la lumière d'éclairer le noyau de Bon et de Vrai, qui en général, ne manque pas de se trouver, même dans les opinions fausses." Un travail que devrait faire le cardinal Müller pour mieux se structurer théologiquement avant de le faire pour un pontificat, au lieu de lorgner amoureusement vers le XIXe siècle.

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Publié le 3 Avril 2015

Jeudi saint : le pape a lavé les pieds de détenus

20min.ch nous montre dans son article du jeudi 2 avril 2014 que le pape François a lavé les pieds de six hommes, six femmes et même d'un bébé dans le centre de détention de Rebibbia, à Rome, lors du lors du Jeudi saint.

«Jésus s'est fait esclave pour nous servir, nous guérir, nous laver», a affirmé le pape, qui a refait le geste d'humilité du Christ envers ses apôtres, lors de la dernière Cène, avant d'être arrêté, condamné à mort et crucifié le lendemain à Jérusalem.

Quelque 150 femmes et autant d'hommes étaient réunis dans la chapelle de Rebibbia. Puis sans calotte blanche sur la tête, Jorge Bergoglio s'est agenouillé devant chacun de douze détenus, femmes et hommes, versant de l'eau avec un broc sur un de leurs pieds, l'essuyant avec une serviette avant de le baiser.

Pour les femmes, deux Nigérianes, une Congolaise, une Equatorienne et deux Italiennes, et pour les hommes, quatre Italiens, un Brésilien et un Nigérian, avaient été choisis. Une des détenues africaines tenait son enfant de deux ans sur les genoux et le pape lui a lavé aussi le pied. «Quand Jésus lave nos pieds, il nous lave tout entier, nous purifie. Moi aussi j'ai besoin d'être lavé par le Seigneur. Priez pour qu'il lave aussi les choses sales qui sont en moi !», avait-il lancé dans son homélie.

Quelques semaines après son élection en 2013, le pape argentin s'était rendu le Jeudi saint dans la périphérie de Rome dans un centre de détention pour mineurs. Il y avait lavé les pieds de détenus des deux sexes, dont une musulmane. Le pape argentin a déjà visité les prisonniers à Buenos Aires. Il s'était interrogé en décembre 2013 : «Pourquoi lui est-il tombé et pas moi ? C'est un mystère qui me fait prier et me rapproche des détenus».

Le pape François montre sa vision de la papauté et de l'Église à travers le lavement des pieds de prisonniers, geste symbolique qui montre que le service est plus important que l'ambition et la puissance, puisque le pape dessine à l'Église sa route, celle d'aller vers les personnes abandonnées et marginalisées.

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Publié le 2 Avril 2015

IrishTimes.com dans son article du jeudi 2 avril 2015 nous montre que le pape François a appelé ses prêtres à "apprendre à être fatigué ... de la meilleure des façons", quand ils vaquent à leurs ministères.

Dans une homélie pendant la messe du jeudi saint, dans un service destiné à célébrer l'unité d'un évêque avec ses prêtres, le pape François appelé ce matin sur les prêtres de sortir "jusqu'aux extrémités de la terre, à tous périphérie" et à "apporter les bonnes nouvelles aux plus abandonnés".

Comme il a réfléchi sur la nature particulière du ministère sacerdotal, le pape n'a pas manqué de mettre en évidence les lacunes potentielles de la part de ses pasteurs, les mettant en garde contre l'expérience de "la lassitude de la population, la lassitude de la foule", en disant : "Les fidèles ne nous laisseront jamais sans quelque chose à faire, à moins que nous nous cachions dans nos bureaux ou nous sortions dans nos voitures en portant des lunettes de soleil. Il y a une bonne et une sainte fatigue. C'est l'épuisement du prêtre qui porte l'odeur des moutons ... mais qui sourit aussi le sourire d'un père se réjouissant de ses enfants ou petits-enfants." "Cela n'a rien à voir avec ceux qui portent de l'eau de Cologne chère et qui regardent les autres de loin et d'en haut ..."

Plus tôt, le pape avait demandé à ses prêtres d'apprendre à "se reposer", reconnaissant qu'eux aussi "sont des moutons". Le pape a pour la première fois insisté sur le rappel de la vraie nature de "l'œuvre d'un prêtre", en disant : "C'est [la tâche du prêtre] pour apporter de bonnes nouvelles aux pauvres, pour proclamer aux prisonniers et la guérison aux aveugles, offrir la libération aux opprimés et annoncer l'année de la faveur du Seigneur [Année Sainte de l'an prochain] ...".

"Ce ne sont pas des emplois purement mécaniques, comme courir un poste, construire une salle paroissiale ou poser un terrain de football pour les jeunes de la paroisse ... Les tâches dont Jésus parle font appel à la capacité de montrer de la compassion; nos cœurs doivent être déplacés ... Nous devons nous réjouir avec les couples qui se marient; nous devons rire avec les enfants portés dans les fonts baptismaux; nous devons accompagner les jeunes fiancés et les familles; nous devons souffrir avec ceux qui reçoivent l'onction des malades dans leurs lits d'hôpitaux; nous devons pleurer avec ceux qui enterrent un être cher ... "

Le pape François rappelle aux prêtres leur devoir, celui d'être de leurs paroissiens. La meilleure des fatigues est celle que l'on vit entouré des fidèles pour aller vers les périphéries.

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Publié le 31 Mars 2015

Vatican Insider dans son article du jeudi 30 mars 2015 nous montre que selon le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : l'homme et l'Église ont souvent tenté de se séparer les uns des autres. Non, plutôt de séparer l'Église d'une vision punitive des pêcheurs.

Donc l'Année sainte extraordinaire voulue par le pape François et qui débutera le 8 Décembre, n'a pas la même interprétation pour le cardinal Gerhard Ludwig Müller qui selon lui servira à rappeler aux hommes que la miséricorde ne peut exister sans la vérité. Le problème, c'est que la vérité telle qu'elle est défini au Vatican cadre mal avec la miséricorde.

Il parle de renouvellement sans pour autant évoluer. En gros un renouvellement dans la continuité, ce qui n'est en rien un renouvellement. Pour lui, nous devons accepter les pécheurs parce que "nous le sommes tous", mais selon l'arrangement de Dieu et non selon le raisonnement humain. Lequel ? Car l'Église n'a jamais clarifié les arrangements divins dont elle nous parle souvent.

Bien que l'homme, et l'Église, "sont souvent tentés de se déconnecter" l'un de l'autre, l'amour de Dieu demeure étroitement liée à la vérité. Cela vaut aussi pour les blessures dites familiales, pour ceux qui sont en situation irrégulière et pour lesquels l'Église est à la recherche de nouveaux instruments pastoraux. Donc, l'amour de Dieu, permet le rejet de l'autre, drôle de vérité divine.

Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller, qui, durant le synode extraordinaire qui s'est tenue octobre dernier, où il était parmi les cardinaux les plus dévoués dans la défense de la doctrine, laisse entendre qu'il n'y aura pas de raccourcis possible sur la question des divorcés remariés.

Encore une fois, le cardinal Müller montre que le changement ne viendra pas de la curie puisqu'elle ne comprend pas la miséricorde qui représente la bonté divine, comment être miséricordieux quand on condamne les fautes sans pour autant faire preuve d'indulgence. la pastorale est la meilleure solution face à une doctrine figée sur les textes plutôt que sur la réalité.

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