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Publié le 16 Octobre 2014

Hier au soir lors d'une conférence de presse, le cardinal Walter Kasper estime qu'une majorité croissante au sein du synode est en faveur de sa proposition visant à permettre à certains catholiques divorcés remariés civilement de recevoir la communion. Le cardinal Kasper a également parlé de ses vues sur le synode, et suggère que les points de vue des Africains sur l'homosexualité, car pour lui les pères synodaux devraient écarter l'opinion des évêques africains qui ne doivent pas être acceptées en totalité ou être prises au sérieux. Pour lui, les commentaires sur les questions africaines sont impossibles, et ce n'est pas aux Occidentaux de les résoudre. Pour lui, l'Afrique ne veut pas résoudre ses problèmes et les Africains pour lui ne devraient pas nous dire ce que nous avons à faire sur ce sujet.

Mais le cardinal José Francisco Robles Ortega, archevêque de Guadalajara et président de la Conférence épiscopale mexicaine, n'est pas aussi enthousiaste. Pour lui, le rapport après la discussion est une image fiable de ce qui a été dit entre les pères synodaux, avec certaines limites. Comme il le déclare tous les pères synodaux sont clairement dans l'enseignement et la doctrine de l'Église; l'enseignement reste donc ferme, engagé et réitéré.

Aujourd'hui dans le Corriere della Serra, l'archevêque argentin Victor Manuel Fernandez se déclare ouvert à un changement dans le traitement de l'Église avec des divorcés remariés ou les homosexuels, car pour lui les participants du synode croient que l'Église doit trouver des moyens pour les fidèles se sentent inclus, et cela en dépit de leurs problèmes. Il souligne qu'il n'y a sans doute que quelques-uns, peut-être cinq ou six qui étaient d'avis de ne jamais changer les choses. Le cardinal Christoph Schönborn lui nous livre une belle réponse de Normand en disant que l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille ne peut pas changer, mais il peut se développer. Une "évolution" comme il le souligne. Une Évolution, sans changement est impossible.

La présentation des rapports des dix circuli minores (3 en anglais, 2 en espagnol, 2 en français et 3 en italien) proposait une évaluation du rapport de synthèse provisoire. On nous avance maintenant que la relatio post disceptationem ne présentait pas l'opinion des pères synodaux, et regroupait seulement les préoccupations des familles en crise, sans toucher au message de l'Evangile de la famille, la relatio synodi devrait finalement être un fort encouragement un et soutien de l'Église à l'institution familiale. En gros, ce rapport ne dit pas ce que nous avons dit, un beau retournement de chemise.

Les pères synodaux souhaite mieux exposer la doctrine du mariage comme un don de Dieu, et inclure des sujets qui ne figurent pas dans le rapport de synthèse comme l'adoption, pour laquelle il faut simplifier les procédures, ou la biotechnologie, comme la diffusion de la culture sur le web pour aider la vie de la famille, ainsi qu'une note sur l'importance de politiques en faveur de la famille. En gros, s'opposer à toutes les mesures qui ne plaisent pas à l'Église, sans souci de ce que peuvent penser les fidèles et les populations locales.

Il convient aussi d'être plus attentifs à la présence des personnes âgées au sein de la famille, aux familles prolongées dans la pauvreté extrême, à la question prostitution, à celle des mutilations génitales féminines, l'exploitation sexuelle des enfants et le travail infantile. Insister sur son rôle de transmission de la foi et d'évangélisation permettra de souligner aussi la vocation missionnaire de la famille, tout en exprimant de manière globale et équilibrée ce qu'est la famille chrétienne. La famille chrétienne est une famille comme une autre qui connait ses problèmes et qui vit sa foi non de façon identitaire mais réaliste, sans qu'on cherche à faire d'elle ce qu'elle n'est pas.

Pour les situations difficiles les groupes linguistiques veulent que l'Église soit un espace de compréhension pour que personne ne se sente exclu. Pour les pères synodaux la gradualité ne légitime pas les situations familiale irrégulière, même si celles-ci peuvent être un étape vers le sacrement matrimonial. Le problème est que l'Église voit les relations de couple qu'à travers le mariage. D'autres ont exprimé la volonté d'approfondir le concept de communion spirituelle, en vue de le préciser et de le diffuser. Donc, tous ceux qui seraient en situations irrégulières participeront à la messe sans communier.

Pour l'accès des divorcés remariés à la communion, la doctrine demeure et les pères synodaux souhaitent malgré tout envisager des exceptions dans une perspective de compassion et de miséricorde. Mais dans des conditions précises, et en soumettant la question à une commission interdisciplinaire. C'est à se demander si aimer à nouveau est un crime. Ils proposent également également une meilleure attention aux divorcés non remariés, qui seraient témoins de la fidélité conjugale. Le divorce, ne dit-il pas le contraire ? Les enfants des divorcés remariés ne doivent pas être considérés comme une charge mais comme un don de Dieu, fruits de l'amour conjugal. Cela fera plaisir aux divorcés remariés de considérer qu'ils n'aiment pas leurs enfants.

Les groupes linguistique souhaitent une meilleure orientation christocentrique (?) du mariage, et un plus solide rapprochement entre sacrement du baptême et sacrement du mariage, car pour inviter l'homme à la conversion il faut que la vision du monde passe par l'Évangile. Comment rapprocher deux sacrements qui ne se ressemblent en rien, et n'invitent nullement les hommes à la conversion qui ne s'apporte pas par les sacrements, mais par une volonté propre.

Pour les homosexuels, pas de reconnaissance du mariage de même sexe mais on les suivra pastoralement et on respectera leur dignité. Quant à la polygamie et en particulier dans le cas de convertis désirant recevoir les sacrements, il convient de conduire une étude approfondie. Une étude qui serait intéressante notamment en Afrique. Les circuli minores ont enfin conseillé de plus insister sur Marie et la Sainte Famille comme modèles familiaux. En gros, un modèle familial impossibles à imiter puisque nous n'avons pas grand chose sur eux.

Ce rapport des groupes linguistiques montrent que l'Église ne prend pas de risque, les mots sont plus subtils mais l'enseignement ne change en rien. Le rapport de synthèse avait donné lieu à de grand espoirs, voyons ce que la relatio synodi va nous offrir.

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Publié le 15 Octobre 2014

Aujourd'hui, deux modérateurs des circuli minores, Joseph Kurtz, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, le cardinal Lluis Martinez Sistach, archevêque de Barcelone, et un rapporteur, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, ont fait part de leur expérience du travail des groupes linguistiques. Selon le père Frederico Lombardi, la réunion des groupes linguistiques réduit permet d'amener une réponse concrète au rapport de synthèse, en vue de la synthèse qui sera publié des rapports de différents groupes qui sera publiée demain.

Le cardial Sistach parle de son groupe linguistique en langue espagnole où il fait part d'un climat de communion, de fraternité et pastoral, où toutes les décisions ont été prises à l'unanimité, dans un débat en pleine liberté. Selon lui le rapport de synthèse serait objectif. En ce qui concerne la contraception et l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae, le cardinal Sistach signale que son groupe insiste sur la dignité de la personne et que le fidèle n'est pas formée correctement, ou ne sent pas l'enseignement de l'Église à cause de l'environnement dans lequel il vit. Le cardinal Sistach parla de l'exemple de Barcelone où existe déjà des juges ecclésiastiques pour offrir des conseils (gratuit selon les possibilités financières) pour les conjoints divorcés remariés pour déterminer s'il y a des cas de nullité, mais son groupe a décidé de ne pas aborder la question du fait qu'une commission pontificale travaille déjà sur cette question.

Le cardinal Kurtz parle de son groupe en langue anglaise, et montre que pour lui le rapport de synthèse est un beau document de travail qui doit être modifié. De son groupe émergea trois idées : mettre davantage l'accent sur la valeur positive des familles chrétiennes, souligner l'harmonie de la pastorale familiale avec l'enseignement de l'Écriture et de l'Église, et mettre en évidence la nature missionnaire de l'Église parce que "nous ne devons pas attendre que les gens viennent à nous, mais nous aller vers les gens." Quand on lui demanda si la presse manipulait le synode, il répondit : "Ma responsabilité est se concentre pas sur ce que les gens pensent, mais ce qui est bon pour l'Eglise". Mgr Kurtz a également mis en garde contre les taux élevés de divorce dans son pays et dit que beaucoup de gens sont victimes de statistiques qui militent contre le succès des mariages pour la vie. Consternant.

Mgr Fischella dans son groupe de langue italienne met tout de suite en avant qu'il n'y aura pas de changement à propos d'Humanae Vitae, puisque pour lui, il y a presque un boycott de la connaissance et de la formation des méthodes naturelles. Il avance que de son groupe a émergé la proposition de rendre les processus de nullité de mariage plus libres. Pour son groupe, il y a des "éléments positifs" si ces couples sont ouverts au mariage. Au sujet des unions homosexuelles, pour Mgr Fisichella : "il n'y a rien de nouveau sous le soleil". Malgré tout, Mgr Fisichella pense qu'il peut y avoir des "éléments de stabilité, de loyauté" dans le concubinage.

Ce que nous montre ces groupes de travail est que l'ouverture a fait son temps puisque des demandes de clarification ont été faites sur les rapports du passage concernant le concubinage et les relations homosexuelles, et que les père synodaux veulent mieux souligner "la beauté de la famille chrétienne".

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Publié le 14 Octobre 2014

Le rapport de synthèse lu hier par le cardinal hongrois Peter Erdö, est nuancé ou critiqué par certains père synodaux qui le juge trop complaisant envers les situations familiales "imparfaites". Pour eux, il insiste trop sur l'accueil, sur la nécessité d'un chemin "graduel" pour permettre à ceux qui ne sont pas en règle avec le dogme de se rapprocher de l'Église, et sur la "conversion du langage" de l'Église, qui ne doit plus se contenter de "présenter des règles".

Pour certains père synodaux, cela viendrait du fait que le samedi 11 octobre, le pape avait nommé six évêques supplémentaires, proches de lui, pour aider à la rédaction du texte. Les conservateurs avaient critiqué ce choix, considéré comme une mesure partisane.

Est-il étonnant de voir le cardinal Camilo Ruini, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller, le cardinal de Durban, Wilfrid Napier et le cardinal Raymond Burke s'opposer à un changement de langage, sans pour autant changer la doctrine. Soi-disant qu'une vision un peu plus réaliste du mariage et des vies de famille irait à l'encontre de l'enseignement de l'Église.

Les problèmes se posent sur l'indissolubilité du mariage et quand à une solution non généralisée, basée sur un discernement au cas par cas. Le président de la Conférence épiscopale polonaise, Stanisław Gadecki est le plus dur sur ce sujet, car il veut que l'Église encourage la fidélité et les valeurs familiales, plutôt que d'accepter les choses présentes.

D'autres appuyés par le cardinal Gerhard Müller, ne veulent pas que l'Église puisse reconnaître les couples homosexuels. Le rapport souligne que "l'identité d'une personne n'était pas déterminée principalement par sa tendance sexuelle", tout en prenant acte "de cas où le soutien réciproque jusqu'au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires", cela peut expliquer une telle réaction. Pourtant le texte ne propose pas de modifier la doctrine condamnant l'acte homosexuel, ni d'accepter le mariage pour les couples de même sexe.

D'ailleurs certains pères synodaux ne sont pas plus heureux sur le fait que le synode cherche à comprendre la réalité positive des mariages civils, et, des concubinages. D'ailleurs le rapport relève dans nombre dans ces types d'unions, des valeurs familiales authentiques peuvent se nouer. Pour autant, le rapport met toujours en avant le mariage religieux. Cela va dans le fait que certains père synodaux n'acceptent pas qu'on présente mieux le mariage religieux, afin qu'il ne soit plus considéré comme une tradition culturelle ou une exigence sociale.

Plus fort encore, le cardinal Burke avance que les informations sur les travaux du synode sont manipulé, car soit disant un grand nombre d'évêques n'accepte pas les principes de transparence, puisqu'ils souhaitent ouvrir l'Église. Mais le père Federico Lombardi a fait retomber la pression sur ce rapport reçu avec enthousiasme par une grande partie de la presse et largement critiqué par plusieurs pères synodaux, en disant que ce n'est qu’un "document de travail".

Le synode n'est en rien révolutionnaire puisqu'il ne change pas la doctrine, mais le changement des mots et une tentative de voir les familles et le mariage dans une tentative réaliste est déjà une avancée pour des évêques ne voulant pas prendre de risque. Espérons que les groupes de travail arriveront à des résultats plus probants, mais l'offensive des conservateurs est plus que visible et pourrait amener un synode trop consensuel.

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Publié le 13 Octobre 2014

Aujourd'hui, nous venons d'apprendre ce qu'ont retenu les pères synodaux de la première semaine de synode dans le rapport de synthèse, la "Relatio post disceptationem" lu par le cardinal hongrois Péter Erdö, rapporteur général du synode des évêques sur la famille lors de la matinée. L'attention fut surtout consacré aux problèmes des blessures dans les familles et les familles irrégulières, même si le synode ne centre pas sur ces seuls thèmes. Le rapport souligne les "éléments positifs" présents dans certaines unions en dehors du mariage catholique, comme les concubinages, les mariages civils ou les couples divorcés remariés.

Pour les pères synodaux le mariage civil, permet aux couples d'atteindre une remarquable stabilité, qui est caractérisé par une profonde affection et responsabilité envers leurs enfants, qui sont un germe d'accompagnement l'évolution vers le mariage sacramentel. Et en ce qui concerne le concubinage, le rapport indique qu'il y a un nombre croissant de concubins qui, si ils sont bien soutenu et aidé, demandent ensuite la célébration du mariage. L'Église semble réduire ces deux sujets à l'obsession du mariage religieux alors qu'il n'en est rien.

Pour les divorcés remariés rien ne change, pas de possibilité de communion sous diverses conditions, la facilitation de l'annulation du mariage et la pénitence sont les seules solutions qui ne répondent pas à la souffrance de ceux-ci. Les pères synodaux ne désirent pas de nouvelle pastorale, mais plutôt d'améliorer la préparation au mariage. Ce n'est pas une meilleure préparation au mariage qui changera la donne, mais une vision plus réaliste de celui-ci.

L’assemblée synodale s’est également demandée comment l’Église pouvait être "une maison accueillante" pour les homosexuels. Les pères synodaux affirment qu'ils ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne, cependant les évêques ne tirent pas de conclusion sur les couples de même sexe puisqu'ils réfléchissent à comment développer des moyens réalistes de croissance et de maturité affectives intégrant la dimension sexuelle humaine et évangélique sur cette question. Ils ont surtout une attention particulière aux enfants vivant avec des couples de même sexe, et jugent inacceptable de vouloir mettre la pression pour que les personnes de même sexe puissent se marier. En gros, rien ne bouge.

Enfin, l'enseignement d'"Humanae vitae" est toujours considéré comme valide et doit être redécouvert, en insistant sur la nécessité de respecter la dignité de la personne dans l'évaluation morale des méthodes de la réglementation des naissances. En gros, on interdit la contraception. Ce rapport fait comprendre que l'Église ne comprend rien aux vies actuelles des familles, et ne souhaite pas le faire.

Ce rapport de synthèse nous annonce que notre hiérarchie n'a pas le courage de faire des avancées fortes, la peur de faire une véritable réforme va rendre ce synode peu concluant et on essaye maintenant de nous faire croire qu'après la lecture de ce rapport plusieurs pères synodaux se sont sentis dans l'atmosphère du concile Vatican II (1962-1965) après la publication du document conciliaire "Gaudium et Spes", ce qui est des plus risible.

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Publié le 12 Octobre 2014

La page facebook de Rumos Novos nous montre pour le mercredi 8 octobre 2014 des associations homosexuelles catholiques du Portugal (Rumos Novos), d'Espagne (Ichthys), des États-Unis (News Ways Ministry), du Mexique (Comhoca), du Pérou (Comhoca), du Costa Rica (une association en formation), du Brésil (Diversidade Católica e Pastoral da Diversidade) et d'Argentine (Comhoca) qui sont venus à Portimão entre le 6 et 8 octobre 2014 pour coordonner les associations homosexuelles catholiques dans le monde entier, en sont arrivé aux décisions suivantes :

Tout d'abord, la création d'une organisation mondiale des associations homosexuelles catholiques, constituée par les pays mentionnés et élisant une commission installée, constituée par les éléments du Portugal, de l'Espagne, des États-Unis et du brésil, qui ont approuvé une constitution mondiale et une réglementation complémentaire qui doit être désigné par cette commission, dans les pouvoirs qui lui seront conférés par la constitution mondiale, qui sera présentée en octobre 2015 avec les amendements que le document aujourd'hui approuvé considère comme pertinents.

Ensuite, la délibération pour la réalisation de la conférence mondiale de 2015 en octobre, est prévue pour cette année à Séville, en Espagne.

Enfin, sont établies les lignes maîtresses de la pétition qui sera envoyé au secrétaire général du synode, le cardinal Lorenzo Baldisseri, dont la rédaction fut remise par un élément du groupe Ichthys d'Espagne et un autre du groupe Rumos Novos du Portugal au Vatican le vendredi 10 octobre et qui sera constitué par une carte de présentation; une introduction, avec le cadre des situations des couples homosexuels catholiques dans les divers pays signataires; la réalité vivante du mariage et de l'union entre les personnes de même sexe; pour le genre et l'homosexualité : actualiser notre manière de pensée; la nécessite de l'Église de s'ouvrir au Sensus Fidelium, se concluant pour des recommandations conjointes se référant à ces thèmes et dans les débats dans du synode.

En trois jour, les associations homosexuelles catholiques ont su dégager trois idées essentielles, qui n'épousent pas celle du synode au niveau des couples de même sexe. C'est un excellent début qui espérons le sera très concluant en octobre 2015 et montrer à l'Église qu'elle peut être inclusive.

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Publié le 11 Octobre 2014

Que doit-on retenir de cette première semaine du synode sur la famille ? En dehors du Vatican qui nous vendait le rêve d'une nouvelle pastorale familiale qui serait pleinement dans la réalité. Nous avons bien ri.

En gros, on en est arrivé à un consensus sur le fait que les divorcés remariés, auraient le droit à une pastorale intensive. La solution miracle pour les pères synodaux la facilitation de l'annulation du mariage, la pénitence ou la communion spirituelle. Impressionnant, c'est comme si le questionnaire envoyé à Rome n'avait jamais existé. La pratique de l'Église orthodoxe, dans laquelle le deuxième et le troisième mariages peuvent être acceptées par l'Église, ne sera pas mise en œuvre.

Un autre point du débat était la situation difficile des enfants de divorcés remariés, qui seraient déchirés entre leurs deux parents, et qui les conduiraient à un stress émotionnel fort. On doit se préoccuper plus des enfants des divorcés remariés mais pas de leurs parents, sans doute pour leur expliquer que c'est normal de rejeter des personnes d'un rite, l'eucharistie qui ne devrait rejeter personne.

Le mariage entre personnes de même sexe pour les père synodaux ne peut être assimilé au mariage entre un homme et une femme, mais dans le même temps la dignité des couples de même sexe doit être respectée et ils doivent être traités avec compassion et sensibilité. En gros, on les traite comme des enfants. Pas de reconnaissance non plus de la bénédiction des couples homosexuels.

En outre, la préparation des couples devrait être amélioré au mariage dans la foi chrétienne. Les séminaristes et les prêtres doivent recevoir une meilleure éducation dans ce type de pastorale. Sans oublier, qu'on fait comprendre aussi aux couples qu'ils ne comprennent pas l'enseignement de l'Église en revitalisant Humanae Vitae.

Toujours pas d'acceptation de la contraception, toujours la régulation naturelle des naissances. Le problème des méthodes naturelles, c'est qu'elles sont peu fiables.

Ce synode devait changer la vision de l'Église auprès du public, c'est raté. Le travail de groupe au synode se basera sur ces conclusions. Nous pouvons avoir de sérieux doute à propos de l'écoute au sein de l'Église, et d'ailleurs pour les couples invités à part le couple australien et ivoirien, leurs prestation n'ont fait que renvoyer à la vision dogmatique de l'Église, ce qui est normal s'ils mettent en avant la pastorale familiale qui n'a pas bougé d'un iota depuis Jean-Paul II.

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Publié le 10 Octobre 2014

Hier, un couple français Olivier et Xristilla Roussy, responsable d’Amour et Vérité, une branche de la communauté de l’Emmanuel consacrée aux couples, a été entendu par les père synodaux, et leur ont sans doute fait plaisir en faisant l'éloge des méthodes naturelles de régulation des naissance qui selon eux serait fiable mais exigeante. Qu'attendre du Renouveau charismatique qui récite depuis de nombreuses années le discours officiel, dont nous avons ici la preuve. Les méthodes en elles-mêmes ne sont pas aussi fiables que la contraception, elles sont seulement exigeante. Quelle nouveauté, pourquoi pas ne plus faire l'amour puisque le plaisir pendant les rapports sexuels fut pendant longtemps considéré comme de la luxure.

Un peu plus intéressante est l'intervention du cardinal Archevêque de Kinshasa (République Démocratique du Congo), Laurent Monsengwo qui a reconnu dans une interview le prochain numéro de Vida Nueva que dans la lutte contre le sida l'utilisation de contraceptifs n'est pas si éloignée que cela puisse paraître de la communauté chrétienne que cela puisse paraître. Comme le déclare le cardinal dans une interview à Dario Minor : "Nous demandons aux gens d'être fidèles. S'ils ne le peuvent pas, il est prouvé que ces méthodes peuvent prévenir les maladies", en soulignant que "quand une femme est violée, il est possible de les utiliser." On verra si cette intervention est suivie parles faits. Elle s'oppose nettement à cette intervention avec un certain sens du réalisme; mais il est bien le seul. Cette intention ne sera sans doute pas suivie.

Aujourd'hui, le cardinal Walter Brandmüller dans "La Republica" a mis en garde la population de ne pas réduire le synode sur le mariage et la famille à la question de divorcés remariés, car cela ne concerne seulement qu'1 % des catholiques pratiquants. Pour lui, ces personnes ont besoin d'une aide pastorale; mais cela ne vaut dire une entrée à l'Eucharistie. Un vrai souci de miséricorde n'est pas cela. Une excellente nouvelle malgré tout, car le combat de la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai contre l'oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l'éducation a été récompensé d'un prix Noel de la Paix. Elle mène depuis deux ans une campagne pour le droit des filles à l'éducation au Pakistan. Dans cet océan de déception, il faut bien un rayon de soleil. Les pères synodaux étaient conscients que le pape François n'aurait pas cette récompense.

Lors de la neuvième assemblée générale, de ce matin, c'est la quasi-totalité des couples qui se sont engagés dans le domaine de la pastorale familiale, de la bioéthique et de l'écologie humaine qui sont intervenus. Comme le montre Radio vatican et Vatican Insider, les différends sujets qui furent abordés furent la séparation de la famille à travers les migrations, les risques dans les zones de conflits, la pauvreté, le sida, la condamnation de la violence domestique, et la plainte d'un évêque sur la tendance "de certains pays et organisations du monde occidental à présenter, en particulier dans le contexte de l'Afrique, certains concepts (y compris l'avortement et les unions de même sexe), comme des "droits humains", reliant l'aide économique et les fortes campagnes de pression à la réception de ces concepts". Des pères synodaux et des laïcs ont exhorté l’Église à s’engager davantage sur la scène publique pour défendre ses valeurs sur la famille, menacées par certaines législations et par l’ambiguïté des textes des Nations Unies. Bien sûr, l'Église n'accepte pas qu'on lui fasse la leçon en matière de droits de l'homme puisqu'elle sait tout mieux que les États. On ne peut pas faire pire comme message.

D'ailleurs, une auditrice a regretté que le document de travail du synode ne contienne qu’une référence timide au dialogue entre l’Église et les Etats et garde le silence sur l’urgence pour les catholiques de préserver leur liberté de conscience face aux institution politiques. Les pasteurs devraient parler haut et clair face aux opinions publiques pour défendre la dignité humaine et les droits de la famille. Enfin, nous attendions où voulez en venir ce synode, nous sommes fixés, s'opposer à toute politique qui n'est pas soit disant chrétienne. Tout simplement navrant. Une autre auditrice a interpellé l’assemblée en affirmant qu’il y avait deux types de miséricorde : celle du Bon Pasteur qui soigne et donne la vie et celle du mauvais médecin qui couvre la blessure pour qu’on ne la voie pas ou qui calme la douleur sans soigner le mal. En gros, pas de changement pour les divorcés remariés.

Comme le montre Apic, le pape François et les participants au Synode des évêques ont fait part dans un message publié de leur "grande proximité" avec les familles souffrant des conflits, notamment en Irak et en Syrie. Ils ont évoqué les "victimes innocentes de la barbarie en cours", dans une allusion aux exactions des djihadistes de l’État islamique. Ils demandent à la communauté internationale de rétablir la coexistence pacifique en Irak pour contribuer à la paix en Syrie et au Moyen-Orient, tout en remerciant les organisations internationales et les pays pour leur solidarité. Sans doute, le seul point positif de cette journée.

La première partie du synode s'est achevée. Le synode des évêques va donc poursuivre ses travaux en dix groupes linguistiques, appelés "Circuli minores". Ils travailleront à partir d'un document élaboré par des expertes qui synthétise la première semaine des débats. Le meilleur moyen pour freiner toutes tentatives de réforme, car en groupes ont peut faire taire les voies minoritaires. Tout change, mais rien ne change : Voilà ce que nous vend ce synode.

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Publié le 9 Octobre 2014

Aujourd'hui, comme le confirme Romilda Ferrauto, responsable de la rédaction française de Radio Vatican dans Apic, une majorité des pères synodaux aspirent à une ouverture. Laquelle ? Sans doute pastorale. Mais les travaux ne devraient aboutir à des conclusions pratiques lors du synode de 2015. Espérons que cette réflexion à huis clos fera se rendre compte aux évêques que leur vision de la famille est dépassé. Certains se demanderont aussi pourquoi ce titre : un synode qui vend du rêve ? L'explication est simple, car pendant longtemps les synodes des évêques nous ont vendu du rêve sans répondre aux attentes, car le rêve se brisait à la réalité d'une Église craintive et ne voulant pas se réformer. Espérons que les pères synodaux ne nous vendent pas seulement du rêve, mais qu'ils rendent ce qu'ils disent réel.

Hier après-midi selon Vatican Insider, le directeur général de la sixième congrégation Générale, le cardinal Raymundo Damasceno Assis, archevêque d'Aparecida (Brésil), semble vouloir une voie plus ouverte pour ceux qui vivent des situations difficiles et les couples de même sexe : "Loin de nous replier sur un regard légaliste, alors nous voulons nous plonger dans les profondeurs de ces situations difficiles pour accueillir tous ceux qui y sont impliqués et veiller à ce que l'Eglise soit une maison paternelle où il y a de la place pour tous ceux qui ont une vie difficile". Un changement de mentalité qui nous le souhaitons sera visible, comme à travers cette interview à "La Stampa" du président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella pour qui il y a des "formes de discrimination irrationnelle" à l'encontre des divorcés remariés. Il a cité la non-admission des divorcés remariés comme enseignants dans les écoles catholiques. Et se demande pourquoi ils ne peuvent pas enseigner dans les écoles catholiques, alors qu'ils sont pleinement actifs dans la communauté. On réfléchit, et il faudra bientôt voir ce que les père synodaux dégagerons comme idées.

Dans le discours d'introduction, le cardinal André Vingt-Trois, l'un des trois présidents du synode, fidèle à lui-même a appelé à transmettre la doctrine de l'ouverture à la vie dans une nouvelle langue. D'après lui, c'est la "mentalité de prévention" dans certaines parties du monde qui ont maintenant conduit à une forte baisse des naissances. Pour lui, beaucoup de couples catholiques aujourd'hui ne sont plus conscients du fait que l'utilisation de la contraception artificielle est un péché et qu'il faut selon lui utiliser des méthodes naturelles admissibles par l'Église. Il faut donc pour notre cher cardinal contrecarrer la diffusion et la mentalité contraceptive. Consternant.

L'intervention d'un couple brésilien, Arturo et Hermelinda As Zamberline, responsables au Brésil des 'Équipes Notre-Dame', devant le pape François et les participants au synode est intéressante par son souci de trouver un juste milieu, mais en restant dans la ligne. Ce qui est difficilement tenable. Ils souhaitent que l'Église fasse une meilleure présentation de sa doctrine. Ce couple explique que pour de justes motifs, désintéressés, les époux peuvent vouloir espacer la naissance des enfants, visant à une parenté responsable. La continence périodique et la régulation des naissances fondées sur l'auto-observation sont en conformité avec les critères objectifs de la moralité. D'autre part, ils ne perçoivent pas l'insistance dans les sermons et les services spirituels sur la doctrine de l'encyclique Humanae Vitae (Cela s'explique par le fait que les prêtres se rendent compte qu'Humanae Vitae ne correspond aux réalités de la sexualité des couples). Ils admettent sans crainte que de nombreux couples catholiques, même sérieux cherchent à vivre leur mariage, en ne se sentant pas obligés d'utiliser uniquement des méthodes naturelles. Il faut donc aussi considérer que les relations sexuelles sont orientés à la transmission de la vie, mais aussi au service de l'amour conjugal. Ils demandent aux père synodaux de donner aux prêtres et aux fidèles les grandes lignes d'une pédagogie pastorale pour les aider à adopter et respecter les principes convenus par Humanae Vitae. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, comme si les fidèles n'avaient pas compris cet encyclique qui en grande partie les a fait fuir.

Le synode sur le mariage et la famille semble toujours en désaccord sur la gestion future des divorcés remariés dans l'Église. Durant la conférence de presse, le père Frederico Lombardi souligna que de nombreux pères synodaux veulent maintenir la pratique actuelle, sans pour autant que ce soit une condamnation morale des personnes vivant un divorce. Le président du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, le cardinal Francesco Coccopalmerio, était sceptique quant à la pratique des églises orthodoxes sur la reconnaître des deuxièmes mariages civils et leur bénédiction. Pour lui, ce serait incompatible avec le droit de l'Église. Malgré tout, il ne serait pas exclu des exceptions à l'interdiction de l'eucharistie d'interdiction pour les divorcés remariés puissent être considérées au cas par cas. Le père Lombardi annonce également qu'il y a un large soutien pour l'accélération et la simplification des procédures pour l'annulation du mariage. Sans oublier qu'il y a un large consensus des père synodaux contre les mariages de même sexe. La solution miracle pour les père synodaux, une "écoute pastorale" à la fois pour les divorcés remariés, comme pour les homosexuels. Tout ça pour ça, si c'était un retour à la case départ, on avait pas besoin d'un synode.

Une quatrième journée qui aboutit à un statu quo et qui démontre la puissance de nuisance des évêques nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI pour un quelconque changement véritable. Un synode pastoral, nous le voulons bien, mais pas un synode sans solutions véritables.

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Publié le 8 Octobre 2014

Aujourd'hui, Radio Vatican nous résume les débats d'hier à ce que les pères synodaux pensent. La crise de la famille est une crise de foi. Pauvres familles qui sont en perte de repères, les pères synodaux vont les guider vers leur vision réduite de la famille. Pour certains, on ne peut pas brader les exigences et le message de l'Évangile. Tiens donc, l'Évangile parle de la famille. Mais si quand on demande à Jésus de se prononcer sur le divorce, quand il dit qu'il est venu diviser la famille et quand quelqu'un qui refuse de le suivre, il dit à ses disciples qu'il faut être prêt pour le suivre à abandonner sa famille. Je ne vois pas de défense de la famille traditionnelle. D'autres ont heureusement demandé d'éviter l'idéalisation du passé. Enfin d'autres encore proposent la spiritualité thérapeutique des Église orientales. Peut-être la meilleure solution. Mgr Georg Gänswein dans son manque de charité habituel, avait dit hier que pour les divorcés remariés qu'on peut leur pardonner, mais ils doivent se convertir. Quel horrible esprit du temps, collons lui toute la faute au lieu de voir sa sécheresse de miséricorde. Pour lui, les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés et contraires à loi naturelle. Attention, mais il faut bien les accueillir et les respecter. En critiquant les actes homosexuels, est-ce que notre cher prélat respecte et accueille les homosexuels ? Il faut revoir votre communication Mgr Georg Gänswein et votre sens de la miséricorde.

Sera au programme de cette deuxième journée comme le montre la-Croix.com : la crise de la foi et de la vie familiale, les situations difficiles, tandis que l'après-midi les père synodaux parleront des unions homosexuelles. Le témoignage de Jeannette Touré, présidente de l'Association des femmes catholiques, en Côte d'ivoire, devant les pères synodaux qui fait part de son expérience d'un mariage avec un musulman est des plus intéressante. Elle a évoque les 52 ans de vie commune avec son mari dans la tolérance et le respect mutuel de leur foi. Leurs enfants ont été également baptisés et élevés dans la foi catholique, avec le consentement de son mari. Tout cela parce que ce couple avait appris à se respecter l'un l'autre, mais aussi ses différences. Lors de son homélie en ouverture, l’archevêque de Glasgow, Mgr Philip Tartaglia, a utilisé le récent référendum sur l’indépendance de l’Écosse, qui a gardé son unité après un débat clivant et passionné, pour montrer de façon déguisée que malgré des débats tendus de ce synode, l'Église gardera son unité. Tout en disant que l'Église doit entrer dans la tristesse des familles brisées avec des mots d'amour pour guérir la division et de donner aux enfants la paix du cœur. Espérons que ce soit le cas. Dans une interview à Vatican Insider, le père Adolfo Nicolás, Supérieur Général de la Compagnie de Jésus, nous dit de façon judicieuse : "qu'il peut avoir plus d'amour chrétien dans une union irrégulière que dans un couple marié par l'Église." Pour lui le synode est en train de compléter le concile Vatican II. Pourquoi pas ? Après tout, c'est la suite des événements qui nous dira si c'est le cas.

Lors de la session de ce matin, le premier débat portait sur l'Église au Moyen-Orient et en Afrique et du Nord, avec pour ce sujet sur les mariages interreligieux ou interconfessionnel. Surtout le fait que dans certaines législations, dans un mariage mixte les chrétiens perdent leurs droits. Dans certains pays, les chrétiens qui épousent une musulmane doivent même se convertir. Des problèmes qu'il est bon de soulever et auquel il faut trouver des solutions avec les pays concernés. Comme le montre Radio Vatican, des interventions ont été remarquées : un évêque a estimé que les prêtres mariés étaient mieux placés pour comprendre les problèmes des familles : ils connaissent le prix d’une baguette ou d’un kilo de sucre, la difficulté d’élever des enfants soumis à des pressions contraires. Parmi les plus véhémentes, celle d’un évêque qui a fustigé l’inaction de l’Église : les problèmes de la famille, ne sont pas nouveaux, a-t-il souligné. On les connaissait déjà il y a trente ans, mais l’Église n’a pas osé prendre des risques. Il faudrait selon lui miser davantage sur la participation des laïcs.

L'après-midi, la session portait sur "Les situations pastorales difficiles", dans laquelle ne fut pas oublié le cas des divorcés remariés. Plusieurs orateurs ont avancé la "médecine de la miséricorde" dont parlait le pape Jean XXIII au moment du concile Vatican II. Durant la conférence de presse, Mgr Victor Fernandez, père synodal, recteur de l'Université catholique de Buenos Aires, vice-président de la commission qui rédigera le message final du synode, souhaite la recherche d'un meilleur accompagnement pastoral des personnes en situations difficiles et des divorcés remariés. pour lui le mariage est un idéal, mais il faut aussi prendre en compte la réalité concrète des personnes qui ne peuvent pas parvenir à cet idéal. Il avance que le bâtiment de la doctrine concernant le mariage se regarde et n'est pas fermé. Pourtant, la doctrine de l'indissolubilité du mariage, ne permet aucun compromis, puisque les pères synodaux sont unanimes à ce sujet. Le modèle suivi par certaines églises orthodoxes revient souvent parmi les solutions proposées.

Les participants de la session parlèrent aussi des problèmes particuliers des familles durant l'ère de la mondialisation et des crises, plus particulièrement les diocèses africains. Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos au Nigeria, parle de la forte influence ouest-laïque qui détruirait les traditions religieuses et culturelles des catholiques africains, qui concernerait en particulier la promotion massive de la contraception. Il défend l'Église, en particulier en Afrique, de son accusation d'être en faveur d'une répression contre les homosexuels. Au contraire, elle respecte la dignité de chaque être humain, mais son opposition au mariage entre homosexuels reste décisive. Le synode a également débattu de l'Église face aux partenariats entre personnes de même sexe.

C'est une troisième journée qui avance entre le bon et le moins bon, mais pour changer l'Église il faut de la patience et il faut pour cela ne plus faire de promesse, mais mettre en avant ses bonnes intentions et les pratiquer. Espérons que ces débats montreront à l'Église ce qu'elle doit changer.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 7 Octobre 2014

Hier, la conférence de presse du Vatican comme je le craignais ne dit pas grand chose des débats. On s'interroge chez les pères synodaux entre miséricorde et justice, entre miséricorde et vérité. On nous vend que les appels des fidèles ont été entendus, alors que certains attendent une Église prophétique. Mouais, c'est qu'ils voudraient qu'on y croit. On leur dit gentiment que l'enseignement de l'Église ne va pas changer sur la famille et que le mariage est indissoluble. La communion pour les divorcés remariés sera sous restrictions. Quelle écoute merveilleuse, la miséricorde n'y est pas. Parlons plutôt du témoignage du couple australien, Ron et Mavis Pirola que l'on retrouve sur Vatican Insider faisant part de son expérience. Ils avancent que l'Église a besoin d'autres moyens pour toucher les gens. Ils signalent également la tension constante entre la défense de la vérité et l'expression de la miséricorde. Ils ont fait part d'une réunion de famille à Noël, où leur fils homosexuel voulait ramener son compagnon. Malgré les enseignements de l'Église, leur réponse fut nette : "Il est notre fils." Pour eux, L'Église doit faire connaître l'amour de Dieu. À travers l'exemple d'un ami divorcé remarié, ils disent que juger les autres est un obstacle à l'évangélisation. Espérons qu'ils soient entendus.

Aujourd'hui, un couple, George et Cynthia Campos, mariés depuis 1987 et qui a quatre enfants, travaillant pour l'organisation laïque "Couple for Christ" (Couples pour le Christ) ont fait part de leur expérience. Il ont expliqué comment ils sont surmonté toutes leurs épreuves de santé avec le soutien de l'organisation et signalent comment l'organisme offre de l'aide aux couples situation irrégulière ou divorcées. Avant les présentations des évêques, l'évêque des Cayes (Haïti), le cardinal Chibly Langlois expliqua que le drame le plus grave des familles d'aujourd'hui est le "manque d'amour" et il rappela également que des "familles nombreuses souffrent de la pauvreté, de la violence et de la guerre". Le cardinal Langlois demande à l'Église de dénoncer "les injustices criantes qui sévissent au sein des nations".

Les débats se sont avérés variés et 32 pères synodaux ont pris la parole. Le père Thomas Rosica, directeur de la communication pour la langue anglaise au Vatican, souligne qu'utiliser "des expressions telles qu'"intrinsèquement désordonné"(utilisé pour l'homosexualité) ou "mentalité contraceptive" ne va pas aider à amener les gens au Christ". Au moins un qui se rend compte que les mots qu'utilise l'Église peuvent blesser. On déclare alors dans ces débats que plus de préparation est nécessaire pour le mariage. On veut bien, mais que fait-on quand le problème d'un évêque africain sont les polygames qui veulent se convertir ou quand un autre soutient que la doctrine de l’Église sur le mariage et la famille est un fardeau trop lourd à porter ? La préparation au mariage ne peut y répondre de même que la pastorale familiale. On parle ensuite des méchants médias dont on doit protéger les innocentes oreilles des fidèles, en essayant de rendre l'enseignement de l'Église plus proche des fidèles, avec une pastorale éclairée qui va accompagner les familles en difficultés qui se sentent abandonnées par l'Église. Sans changer de vision de la famille, cela sera difficile. Je suis bête, on nous dit qu'on ne comprend pas l'enseignement de l'Église, pauvres ignorants que nous sommes. La baisse de la pratique religieuse dit le contraire. On l'a très bien compris.

Et bien sûr pour achever le tout, les solutions pour les divorcés remariés, faciliter l'annulation des mariages religieux, qui sont des divorces camouflés. On en revient toujours au même. Mais que dire quand on rappelle aux divorcés remariés que pour l'approche de l'eucharistie, ce sacrement est le sacrement de parfait, mais de seulement pour ceux qui sont sur le chemin. Un évêque a merveilleusement manqué d'humanité puisque pour lui, l’Église, risque de ressembler à une morgue où se multiplieront les autopsies des mariages défunts. Comme le montre Radio Vatican avec cette phrase qui démontre le manque d'écoute de nos chers évêques, la miséricorde est seulement un mot : "La vraie question n’est pas de savoir si nous devons ou pas nous montrer miséricordieux, si nous devons ou pas donner la communion. Le cœur du problème, c’est l’authenticité de la foi chrétienne." Les divorcés remariés vont apprécier ce manque d'humanité.

Deuxième session, toujours rien de nouveau, pas une once de nouveauté et de compréhension, on débat mais pour arriver à quoi à un statu quo ? Les pères synodaux doivent avoir le courage de proposer des mesures courageuses plutôt que de botter en touche.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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