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Publié le 6 Octobre 2014

Cela commence fort quand on apprend qu'il y a déjà une censure, puisque les discours des intervenants se seront pas communiqués à la presse. Au lieu de cela, le bureau de presse organisera des séances d'information quotidiennes avec le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. Nous voilà revenu à l'époque de Jean-Paul 1er, où l'information va être réduite au minimum, qu'attendre du père Lombardi qui nous informe peu au sujet des réunion du G8 du pape. À vrai dire rien.

Le cardinal André Vingt-Trois, un des trois présidents délégués de ce synode, s'est exprimé au nom des pères synodaux et que nous dit-il ? Que ce synode est en continuation avec les travaux du synode sur la nouvelle évangélisation et que l'enseignement de l'Église est très bien sur le sujet des familles. Si c'était le cas aurait-on eu besoin de faire un questionnaire ? D'ailleurs, selon lui, il n'y aurait pas de conflit sur la question des divorcés remariés. Cela vient peut-être de notre imagination ? Ce synode commence à sentir le roussi.

Mais le plus beau, vient du cardinal Peter Erdö, primat de Hongrie, et rapporteur général du synode sur la famille. En gros il nous dit, que la miséricorde ne doit pas réviser les positions de l'Église. C'est lui qui a posé les jalons de la réflexion de ce synode, qui se résume à l'indissolubilité du mariage, tout en reproposant les même méthodes : la facilitation des annulations de mariage et bien sûr reproposer de façon positive Humanae Vitae. Et pour le concubinage, les mariages civils, les divorcés remariés, l'homosexualité, les études de genre, la discrimination à l’encontre des femmes, soyons miséricordieux tout en taclant l'Évangile avec la vérité. L'Église veut-elle faire face aux réalités changeantes de la vie des familles ? On peut avoir de sérieux doutes.

Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti et secrétaire général du synode, souligne que ce synode sera pas doctrinal, mais pastoral. Il a ajouté que les fidèles doivent être écoutés. Espérons que ce ne sont pas que des mots. Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a même exclu la participation au synode du pape Benoît XVI. On se serait demandé, ce qu'il aurait bien pu y faire.

Dans son discours d'introduction, le pape François dit aux pères synodaux de "Parler sans crainte, écouter avec humilité et accueillir avec un cœur ouvert". Il vont pouvoir parler sans crainte puisque ces pauvres évêques vont débattre sans subir la pression médiatique. Que craignent-ils ? À part une énorme déception de la part des fidèles qui viendra dans 2 semaines. C'est plus tard que tout de suite. Si le pape François veut du changement ce ne sera pas avec les évêques nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI encore trop nombreux et qui ne sont pas connus pour être courageux face à la curie.

Cette première journée, montre que même si le pape François demande des débats ouverts et une certaine liberté de parole, ce synode n'amènera pas de grandes nouveautés puisqu'il ne prendra aucun risque.

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Un synode qui vend du rêve (partie 1)

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Publié le 5 Octobre 2014

RTL.fr dans son article du dimanche 5 octobre 2014 nous montre que des dizaines d'associations se retrouveront lundi à Portimao au Portugal pour défendre les droits des homosexuels catholiques, sous l'égide de l'association portugaise Rumos novos (Nouvelles orientations).

Le point d'orgue du rassemblement sera la "création d'une organisation mondiale des associations représentant les homosexuels catholiques", a expliqué José Leote, président de Rumos Novos et organisateur du congrès.

Nous voulons "faire entendre la voix des personnes homosexuelles" au niveau de l'Église et des institutions internationales, ajoute-t-il, estimant indispensable "un changement urgent d'attitude de la part des autorités catholiques" pour l'intégration des homosexuels dans les paroisses." En clôture du congrès, une lettre sera envoyée au pape François avec pour objectif de contribuer aux discussions du synode.

Le site internet de l'événement recense une trentaine d'associations représentant des homosexuels catholiques sur tous les continents, qui seront appelées à former la future organisation mondiale. Pour sa première édition, le congrès ne réunira que des responsables associatifs, "15 à 20 personnes physiquement, le double en comptant les vidéoconférences", représentant des associations du Portugal, d'Espagne, d'Italie, de Pologne ou encore des États-Unis, selon l'organisateur.

"Jésus a commencé avec 12 apôtres, voyez ce que ça a donné", relève Francis De Bernardo, directeur de l'association américaine New Ways Mistery, qui se veut un pont entre l'Église catholique et les homosexuels aux États-Unis. Le responsable associatif américain fera le lien entre le congrès et le synode au Vatican, en marge duquel il organise un colloque sur la place des homosexuels au sein de l'Église.

"Ce sera une question essentielle", estime-t-il, "car elle concerne les homosexuels, mais aussi leurs familles, leurs amis et leurs collègues". Il ajoute : "Nous avons envoyé une lettre au pape il y a quelques mois, pour le remercier de son ouverture sur la question des homosexuels et l'encourager à progresser dans cette voie".

Le pape François avait déclaré, en juillet 2013 à l'issue des Journées mondiales de la jeunesse à Rio, "qui suis-je pour juger" les homosexuels croyants ?

Le synode (assemblée d'évêques) sur la famille et le mariage, qui s'est ouvert dimanche au Vatican et doit se prolonger jusqu'au 19 octobre, verra s'exprimer des centaines d'évêques et des dizaines de laïcs. Les discussions tourneront autour de la famille traditionnelle, mais aussi de l'accueil de nombreux catholiques "hors règles", notamment les divorcés, les familles recomposées ou encore les couples homosexuels.

C'est une excellente initiative qui montre le besoin urgent d'un changement d'attitude de la hiérarchie de l'Église pour qu'il y ait une acceptation réelle et l'intégration des homosexuels dans les communautés paroissiales.

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Publié le 5 Octobre 2014

20minutes.fr nous montre que Le pape François a ouvert dimanche 5 octobre 2014 dans une ambiance tendue un synode historique sur la famille, censé réexaminer de façon «ouverte» la place dans l'Église de personnes qui en sont aujourd'hui exclues, comme les divorcés remariés ou les couples en union libre. Ce premier synode du pontificat, qui réunit près de 200 évêques du monde entier pendant deux semaines, doit se pencher sur l'énorme fossé entre ce que l'Église dit de la famille et ce que des dizaines de millions de catholiques font dans la réalité.

Dans la basilique Saint-Pierre, le pape argentin de 77 ans a lancé une mise en garde contre le statu quo, lors de la messe d'inauguration de ce «synode extraordinaire». Plusieurs cardinaux conservateurs craignent que l'Église ne trahisse la doctrine du mariage indissoluble, en autorisant les divorcés remariés à recevoir la communion.

La question est de savoir si ces hommes et femmes, nombreux à être très engagés dans l'Église, pourront à recevoir ce sacrement, central pour tout pratiquant. Mais d'autres thèmes sont délicats, le pape François souhaitant une attitude d'accueil pour ceux qui ne sont pas «en règle» comme les très nombreux jeunes catholiques vivant en union libre. Des sujets très divers seront abordés, du baptême d'enfants de couples non reconnus par l'Église à la polygamie, des abus sexuels dans les familles aux effets de la pornographie sur les couples.

Les travaux du synode s'achèveront symboliquement le 19 octobre par la béatification de Paul VI, pape de Vatican II, concile de l'ouverture au monde (1962/65).

Alors que ce synode commence au milieu de reproches acerbes entre conservateurs et libéraux, le pape François les avait tous suppliés samedi d'«entendre le cri du peuple» et de «s'imprégner de l'odeur» des réalités.

Dimanche, dans son homélie très personnelle, le pape, se basant sur une parabole de l'Évangile où des mauvais vignerons s'emparent de la vigne de leur maître, a estimé que «le rêve de Dieu» d'une vigne fructueuse «se heurte toujours à l'hypocrisie de certains de ses serviteurs». «Les chefs des prêtres» sont appelés à «cultiver la vigne avec liberté, créativité et ardeur». Mais «par leur cupidité et leur orgueil, ils veulent faire d'elle ce qu'ils veulent».

Dans ce qui semblait une allusion au sentiment d'exclusion des couples divorcés et séparés vivant des situations douloureuses, il a ajouté le reproche de Jésus aux religieux de son époque : «les mauvais pasteurs chargent sur les épaules des gens des fardeaux insupportables». Le pape a donc appelé le synode à travailler «avec une vraie liberté». Ces états généraux de la famille, que l'évolution des mœurs a bouleversée, ont été fortement voulus par le pape François.

Depuis son élection en mars 2013, le pape, réaliste, a parlé de «blessures» causées par les divisions des familles, comparant l'Église «à un hôpital de campagne après la bataille». Il évoque souvent «les assiettes qui volent» dans les foyers, et, face à l'explosion des divorces, insiste sur le pardon quotidien. «Les blessures doivent être soignées avec miséricorde, l'Église est mère», et non «un bureau de douane» qui vérifie avec froideur qui est en règle, répète-t-il.

Tous les cardinaux ne sont pas d'accord avec cette bienveillance, le pape François affrontant le premier test délicat de son pontificat. La tension avait commencé à monter pendant l'hiver avec un questionnaire envoyé à tous les diocèses. Le pape avait voulu qu'aucune des «nouvelles réalités» (cohabitation hors mariage, couples gays avec enfants, etc.) ne soit taboue, ce qui était très nouveau, sans signifier aucunement qu'il les approuvait.

La tension s'était accrue en février quand il avait confié au cardinal théologien allemand Walter Kasper, connu pour son ouverture sur les divorcés remariés, la présentation des enjeux du synode. Une nouvelle saison des «venins» semble se développer au Vatican, deux ans après le scandale des fuites «Vatileaks» sous Benoît XVI. Via les médias, le pape François est violemment attaqué, pour son prétendu autoritarisme et ses improvisations. Il a reconnu devoir «ramer face à des vents contraires». Dans ce contexte tendu, les discours des intervenants se seront pas communiqués à la presse.

Ce synode sera suivi dans un an d'un autre synode «ordinaire» (plus large) sur la famille, dont le pape François pourra éventuellement tirer réformes ou infléchissements, mais sans doute pas avant 2016.

Le pape François en ouvrant ce synode sur la famille a montré qu'il voulait qu'on le fasse sérieusement et que les évêques soit à l'écoute des familles au lieu de ne pas voir leur réalité.

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Publié le 4 Octobre 2014

LaLibre.be dans son article du vendredi 3 octobre 2014 nous montre que le pape François affronte le premier test délicat de son pontificat en convoquant dimanche un synode (assemblée d'évêques) sur la famille et le mariage, qui suscite déjà de fortes tensions, en particulier sur la question des divorcés remariés. Des centaines d'évêques et des dizaines de laïcs --dont une minorité de femmes-- vont être entendus.

Les attentes sont très fortes. D'abord pour défendre la famille traditionnelle - un homme et une femme se lient pour la vie et ont des enfants -, sur laquelle tous les cardinaux sont d'accord. Mais aussi pour que les nombreux catholiques "hors règles" soient accueillis. Or, la donne a été bouleversée depuis un siècle : explosion des divorces, familles recomposées, mères célibataires, cohabitation hors mariage, couples homosexuels, interconfessionnels ou interreligieux...

Pour marquer l'importance de l'événement, le pape François a fait prier dimanche "la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph", afin de "réveiller en tous la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille". Le pape argentin avait souhaité un débat serein. Mais des joutes surchauffées, essentiellement entre conservateurs et pragmatiques plus libéraux, empoisonnent déjà publiquement l'atmosphère. "D'un côté il y a ceux qui craignent que les ouvertures fassent s'écrouler l'édifice de la doctrine catholique, et de l'autre ceux qui attendent des grandes nouveautés et qui pourraient être déçus", explique à l'AFP-TV Iacopo Scaramuzzi, vaticaniste de TMNews.

La publication d'un livre par cinq cardinaux conservateurs demandant en substance que rien ne change sur les divorcés remariés a donné le ton. Le pape, dit-on, était furieux. Le pape François a parlé des "bombes très dangereuses" que sont les bavardages au Vatican, affirmant qu'il doit "ramer" contre "les vents contraires". Un conflit, a-t-il martelé, ne peut être dépassé "par la fourberie", mais par le "discernement" et "l'obéissance". "La division d'une communauté chrétienne est l'œuvre du diable", a-t-il insisté mardi dans un tweet.

Le 14 septembre, le pape François avait célébré vingt mariages de couples dont plusieurs vivaient auparavant en union libre : un message clair de sa volonté d'"accueil cordial" quel que soit le chemin individuel parcouru. Le pape évoque aussi les mères célibataires et abandonnées, et la difficulté des enfants de ces femmes et de familles recomposées à se sentir accueillis dans l'Eglise. Ces thèmes devraient être prioritaires.

Mais le brûlot central reste la place des nombreux divorcés remariés dans l'Église. Pourraient-ils être autorisés à communier ? Comment le leur permettre alors qu'en se remariant civilement, ils ont rompu un sacrement divin ? La tension a commencé à monter pendant l'hiver avec un questionnaire envoyé par Rome à tous les diocèses. Le pape avait voulu qu'aucune des "nouvelles réalités" (cohabitation hors mariage, couples gays avec enfants, etc.) ne soit taboue, ce qui était très nouveau, mais sans signifier qu'il les approuvait. Les réponses ont révélé l'écart béant entre les recommandations de l'Église et les pratiques des fidèles.

La tension s'est accrue au consistoire de février, quand le pape a confié au cardinal théologien allemand Walter Kasper, connu pour son ouverture sur les divorcés remariés, la présentation des enjeux du synode. Plusieurs autres responsables du synode sont proches du cardinal Kasper et du pape : pragmatistes, ouverts, comme le secrétaire général Lorenzo Baldisseri. Même si Jorge Bergoglio a aussi choisi des conservateurs comme le cardinal de Bologne, Carlo Caffarra, très proche de Jean Paul II sur la famille.

Le pape François "n'a pas maîtrisé la machine médiatique sur les divorcés remariés et les adversaires du cardinal Kasper sont parvenus à occuper efficacement le terrain", relève le vaticaniste français Nicolas Diat. Selon lui, "le camp Jean Paul II se sait majoritaire" et ne va pas faire de concessions. D'autant que ce camp est renforcé par les évêques du Sud, confrontés à des problématiques familiales bien différentes de celles des Occidentaux, comme la polygamie en Afrique. Le format du synode ne satisfait pas non plus tout le monde, en particulier le fait que les interventions y soient très règlementées et que les couples mariés, les femmes et les laïcs y restent très minoritaires.

Ce synode dit "extraordinaire", du 5 au 19 octobre, sera suivi dans un an d'un autre synode "ordinaire", dont le pape pourra éventuellement tirer réformes ou infléchissements, mais pas avant 2016.

Ce synode sur la famille sera-t-il à nouveau une déception comme celui de 1980 ? Si les évêques manquent de courage oui. Il est grand temps que l'Église écoute ce que les fidèles ont à dire, plutôt que de fuir la réalité.

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Publié le 2 Octobre 2014

D'après RTL.fr, des catholiques conservateurs américains ont mis mercredi 1er octobre 2014 la pression dans une lettre ouverte au pape François, à quelques jours du synode sur la famille, pour qu'il reste intransigeant dans la défense du mariage.

Dans cette lettre diffusée par le site catholique Crux, 48 personnalités expriment leur inquiétude pour la famille, en particulier aux États-Unis, où le taux de divorce dépasse les 40%. Ce synode se réunit du 5 au 19 octobre au Vatican, et doit discuter entre autres de la place dans l'Église des divorcés remariés, certains craignant un abandon de la doctrine de l'Église sur le mariage.

Les couples "attendent désespérément d'entendre la vérité (...) sur la raison pour laquelle le Christ et l'Église désirent qu'ils restent fidèles l'un à l'autre tout au long de leur séjour sur terre", écrivent les signataires." "Quand le mariage devient dur - comme cela est le cas pour la majorité des couples - l'Église doit être une source de soutien, pas seulement pour des époux à titre individuel, mais pour le mariage lui-même".

Les signataires, dont l'ancienne ambassadrice des États-Unis auprès du Saint siège Mary Ann Glendon, ne parlent pas directement de l'épineux dossier des divorcés remariés, mais s'inquiètent de l'impact du divorce et de la pornographie aux États-Unis.

Un front est récemment apparu autour de plusieurs cardinaux pour s'opposer au cardinal allemand Walter Kasper, proche du pape François, qui préconise de trouver des solutions, dans le respect de la doctrine catholique, pour les divorcés remariés actuellement interdits de communier.

Parmi ces cardinaux, le très conservateur Raymond Leo Burke a accusé sur le site du quotidien La Stampa le cardinal Kasper de parler à la place du pape, en affirmant : "Le pape n'a pourtant pas la laryngite !". Ce camp conservateur compte d'autres poids-lourds, dont le cardinal australien George Pell, qui dirige le nouveau secrétariat à l'Économie, ou le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (ex-Saint-Office).

C'est dans l'Église américaine que se trouvent les principaux opposants à la ligne d'ouverture du pape François, qui lui reprochent de ne pas les soutenir assez dans leur opposition à la contraception et à l'avortement.

Ces conservateurs n'ont pas écouté le judicieux conseil de Mgr Walter Kasper. Les critiques sur le changement dans les politiques de l'Église affichent "un fondamentalisme théologique qui n'est pas catholique." "Si la peur est à l'œuvre", dit-il, alors "la peur est toujours mauvaise conseillère. L'Église ne devrait pas agir par peur. L'Église devrait être le peuple de l'espoir." À méditer pour ceux qui croient que l'Église n'a pas à changer.

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Publié le 1 Octobre 2014

Selon la dépêche de Kipa du mardi 30 septembre 2014, le prochain synode mondial des évêques sur la famille, pourrait de l'avis de son secrétaire particulier, Mgr Bruno Forte, amener la bénédiction par l'Église d'une seconde union après un mariage raté. Cette pratique de certaines églises orthodoxes ne peuvent pas être assumé "sans limitation". Comme Mgr Forte l'a déclaré le mardi 30 Septembre, dans une interview au quotidien italien "Avvenire". Cependant, à la lumière de la tradition occidentale, le synode pourrait "envisager la possibilité d'une voie médiane, ce qui permettrait de résoudre ces problèmes", comme l'avance Mgr Forte. Dans le même temps Mgr Forte souligna qu'au début du synode ne sera pas sur l'enseignement de l'Église qui a sa place pour le débat, mais sur la pratique pastorale.

La proposition de bénir une seconde relation après l'échec d'un mariage selon le modèle de l'Église orthodoxe avait trouvé une certaine faveur à la surprise de nombreux observateurs puisqu'elle fit aussi entrée dans le document de travail du synode. Dans le même temps, mais il y a aussi des réserves et des avis défavorables sur cette possibilité. Formé à la base pour être un document de travail, les évaluations sur l'enquête du Vatican sur la famille, le mariage et la sexualité sont devenus des outils très utiles pour voir les décalages de l'Église avec ses fidèles sur la famille.

Un avis qui semble proche de celui du cardinal émérite Walter Kasper qui attend du prochain Synode des évêques à Rome un large débat au sein de l'Église catholique sur les questions du mariage et de la famille que l'on retrouve dans Kipa. En regardant de près, les positions dans les débats et les critiques sur sa propre position, Mgr Kasper a déclaré dans une interview à "Zeit" (1 octobre) : "Ce n'est pas une guerre entre les cardinaux, mais une décharge d'arguments, ce qui est une clarification." Selon lui, le pape François veut une Église qui dialogue. Mgr Kasper déclare aussi qu'elle "peut aussi être discutante". L'accent devrait plutôt être sur la question de savoir comment l'Église peut aider les gens dans leur vie quotidienne. Pour Mgr Kasper : "L'Église ne peut être que pour le peuple, pas contre lui", ajoutant que "L'Évangile n'est pas un code criminel."

Sa position sur les divorcés remariés, il les tire à la fois de la pratique des premiers chrétiens, ainsi que de la longue tradition orthodoxe de la prise en compte de la miséricorde des divorcés remariés et la tolérance leurs deuxièmes unions, une pratique qui est communément appelé par les orthodoxes, «oikonomia».

La question des divorcés remariés est devenu fondamentale et elle ne peut pas être effacée d'un tour de main comme le signale Mgr Forte et Mgr Kasper, mais le synode permettra surtout de voir de plus près que la vison de l'Église sur la famille qui est en décalage avec ce qu'en pense le peuple de Dieu, et l'aidera à se remette à la page. Mais la curie le veut-elle vraiment, la suite des événements nous en dira plus.

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Publié le 29 Septembre 2014

ouest-france.fr dans son article du dimanche 28 septembre 2014 montre que le pape François a dénoncé l'abandon des personnes âgées comme "une euthanasie cachée", à l'occasion d'une journée d'hommage aux personnes âgées, en présence de Benoît XVI.

Benoît XVI, le pape émérite de 87 ans qui n'était pas apparu en public depuis les canonisations de Jean XXIII et Jean Paul II en avril, est arrivé souriant, en s'appuyant sur une canne, chaleureusement salué par son successeur à l'occasion d'une journée consacrée aux personnes âgées dimanche. Sur la place Saint-Pierre baignée de soleil Benoît XVI s'est assis un peu à l'écart pour écouter, comme le pape François, les témoignages de personnes âgées sur les angoisses, les difficultés mais aussi les joies de la vieillesse.

Le pape François a souhaité que ceux qui n'ont pas de famille soient accueillis dans des maisons de retraite qui ne soient "pas des prisons" mais des "poumons d'humanité dans une ville, un quartier, une paroisse". "Un peuple qui ne traite pas bien ses personnes âgées est un peuple sans avenir (...), parce qu'il perd la mémoire", a lancé le pape."Combien de fois on jette les personnes âgées dans un abandon qui n'est ni plus ni moins qu'une euthanasie cachée !" a-t-il martelé.

"On jette les enfants, on jette les jeunes parce qu'ils n'ont pas de travail, et on jette les vieux sous le prétexte de maintenir un système économique au centre duquel on ne place pas la personne humaine mais l'argent", a-t-il ajouté. Le pape François a rencontré très souvent des familles et des jeunes. Mais c'est la première fois, à une semaine du synode (assemblée d'évêques) sur la famille, qu'il convoque le troisième âge pour saluer son importance dans la société.

Encore une fois, le pape François frappe fort et met en valeur la sagesse que les personnes âgés apportent à une société, sans lesquels elle n’a pas d’avenir. Et comme le signale euronews.com, il y a aujourd’hui selon l’OMS 600 millions de plus de soixante ans dans le monde. Dans onze ans, leur nombre aura doublé. Ils méritent mieux que d'être mis à l'écart.

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Pour le pape : l'abandon des personnes âgées est "une euthanasie cachée"

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Publié le 28 Septembre 2014

CatholichHerald.co.uk dans son article du vendredi 26 septembre 2014 nous montre qu'une théologienne catholique affirme qu'elle a été laissée dans le noir sur une décision de l'archevêque de St Andrews et d’Édimbourg pour son interdiction de parler lors d'un événement dans la propriété de l'église.

Le professeur Tina Beattie devait prendre la parole lors d'une réunion de l'Association Newman au couvent de Sainte-Catherine à Édimbourg ce mois-ci. Cependant, dans une lettre à l'association datée du 11 Juillet, l'archevêque Leo Cushley demanda que l'événement soit annulé. Selon The Tablet, Mgr Cushley avait écrit : "Le professeur Beattie est connu pour avoir souvent remis en question la doctrine de l'Église." Il est entendu que l'archevêque a agi sur instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF).

Le professeur Beattie, professeur d'études catholiques à l'Université de Roehampton, déclara : "Je suis vraiment dans le vague sur ce que l'archevêque est opposé ou pourquoi la CDF est intervenu". "L'archevêque n'a pas pris contact avec moi et je sais que ce qu'il dit dans sa lettre." "J'ai n'ai absolument rien entendu venant de la CDF."

Le professeur Beattie dit qu'elle était frustrée par ce qu'elle perçoit comme un manque de dialogue entre la hiérarchie de l'Église et les laïcs. Elle dit que "Le pape François a dit à plusieurs reprises qu'il était pour un déplacement loin de l'élitisme et de l'autoritarisme clérical et pour le désordre, la prise de risque dans l'Église". "Je pense qu'il n'est pas judicieux de traiter un théologien laïque de cette façon quand il y a la chance d'avoir un dialogue ouvert dans l'Église." The Tablet a également publié une lettre de Tina Beattie à l'archevêque.

Dans ce document, elle écrit : "Vous dites que je suis "connu pour avoir souvent remis en question de l'enseignement de l'Église". Puis-je savoir par qui, dans quel contexte, et par rapport à laquelle de mes œuvres publiées ?" "Jamais dans mes écrits ou entretiens publiés j'e n'ai questionné l'un des mystères doctrinaux de la foi catholique. Au contraire, j'ai toujours soutenu et défendu de même les doctrines de l'Église les plus fréquemment mises en cause, en cherchant à les interpréter d'une manière qui illustre leur pertinence pour la foi contemporaine".

Arthur Skelton, président du Cercle d’Édimbourg de l'Association Newman, déclare que le groupe avait essayé de fixer une rencontre avec l'archevêque depuis le mois de juillet pour discuter de la question. Ce dernier déclare aussi : "Nous avons été soucieux de résoudre ce problème par la négociation, parce que nous avons réfuté tous les points de la lettre de l'archevêque".

Un porte-parole de l'archevêque Cushley déclare : "Bien que l'archidiocèse de St Andrews et d’Édimbourg doivent respecter les demandes de la CDF, l'archevêque a offert d'aider les parties concernées à contacter la CDF dans l'espoir de parvenir à une solution équitable."

Encore une fois, on ne désire pas que les fidèles puissent écouter une autre voie, et à force de vouloir qu'ils restent dans le rang la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, va tout perdre. Il est grand temps que l'Église se débarrasse de cet infantilisation de ceux qui la font vivre.

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Publié le 24 Septembre 2014

nouvelobs.com dans son article du mardi 23 septembre 2014 nous montre que le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (intégriste), Mgr Bernard Fellay, a été reçu au Vatican par un haut prélat pour discuter "de certains problèmes" et tenter progressivement de "rejoindre la pleine réconciliation espérée", indique un communiqué du Vatican.

Mgr Fellay a eu un entretien de deux heures avec le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le gardien du dogme, au siège de cette congrégation et la rencontre s'est déroulée "dans un climat cordial", précise le communiqué.

"Certains problèmes d'ordre doctrinal et canonique ont été examinés au cours de la rencontre et il a été décidé de procéder graduellement et dans des délais raisonnables pour surmonter les difficultés et parvenir à la pleine réconciliation espérée", indique le bref communiqué.

Cette rencontre entre la Fraternité intégriste et le cardinal Müller, à la réputation de conservateur, est la première entre les deux parties depuis l'élection du pape François. Mgr Fellay avait rencontré seulement brièvement, pendant "quelques secondes", le pape François en décembre 2013, selon DICI, le site de la communauté intégriste.

Mgr Fellay avait critiqué avec virulence les canonisations, en avril dernier, par le pape François de Jean Paul II et de Jean XXIII, accusant ces deux pontifes d'avoir contribué à "l’autodestruction" de l'Eglise. Depuis l'élection du pape François en 2013, le dialogue avec la communauté traditionaliste fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre et qui a rompu avec l'Eglise en 1988, est au point mort.

Aux yeux des intégristes, toutes les ouvertures du Concile Vatican II, de 1962 à 1965, ont été foncièrement mauvaises. Mais les intégristes eux-mêmes sont divisés en plusieurs courants, certains refusant même tout dialogue avec le Vatican.

Le WashingtonPost.com est loin d'être naïf puisqu'il met en avant que les trois ans de négociations avec la FSSPX ont échoué en 2012, lorsque Mgr Fellay refusa d'approuver le préambule doctrinal proposé par le Saint-Siège; et que l'année dernière, la FSSPX a même semblé durcir sa position après l'élection du pape François. Alors que la communication reste ouverte, il y en a beaucoup au sein du Vatican qui préfèrent voir une scission formelle entre les deux parties.

Les négociations avec Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X durent depuis bien longtemps avec à chaque fois des échecs et cela pour une raison son refus du concile Vatican II. Le dialogue reste ouvert, mais arrivera avec toujours la même chose aucun progrès significatif et un groupe minoritaire qui veut imposer ses dires à l'Église avec l'échec que l'on connaît.

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Publié le 23 Septembre 2014

Kipa dans sa dépêche du 22 septembre 2014 montre que le cardinal émérite Walter Kasper a appelé à une plus grande ouverture et objectivité dans le débat sur la traitement de la question des divorcés remariés dans l'Église. Personne n'a le droit "dès le départ de dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas", comme l'a déclaré Mgr Kasper le lundi 22 Septembre, dans une interview à Radio Vatican. Sinon, est-ce le début dans le synode des évêques qui aura lieu dans deux semaines, "d'une farce". Le Pape a voulu un débat ouvert. Toutefois, cela ne devrait pas être une "guerre des doctrines", mais on doit placer la pratique pastorale au centre.

Mgr Kasper s'est dit confiant sur le fait que le synode des évêques trouvera une solution qui pourrait convenir à une large majorité, et le "message de l'Évangile" sera justifié. Dans le même temps, il s'est opposé à une réduction du synode des évêques sur la question de la réception de la communion pour les divorcés remariés.

Mgr Kasper exprime notamment en ce qui concerne les quelques jours prévus avant le début du synode des évêques la publication d'un livre d'essais des cardinaux, qui veulent organiser la réception de la communion pour les personnes divorcées qui se remarient alors qu'elles en sont exclues. Les médias italiens ont également alimenté le débat et parlèrent d'un différend entre les cardinaux allemands. Le livre contestant les vues de Mgr Kasper est un essai fait par cinq cardinaux, parmi lesquels se trouve Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Walter Brandmüller. Mgr Kasper appelle lui-même, sous certaines conditions limitées à la réadmission des divorcés remariés à la communion.

Comme le déclare Mgr Kasper : "Bien sûr, chacun a le droit d'exprimer publiquement son opinion". Cependant, il est simplement "surpris" du fait que tout le synode soit réduit à un point d'exécution d'un "problème interne". Le cardinal souligne que le but du synode était beaucoup plus ambitieux. C'est une question que l'Église ne sera jamais en mesure de parler à nouveau de la conception chrétienne de la famille. Selon Mgr Kasper, l'Évangile est une bonne nouvelle, que ne devrait pas être réduire à un "code de lois", pour dire ensuite "maintenant on ne peut plus en discuter".

Dans l'interview, il a également souligné que sa propre proposition pour faire face à cette question est assortie avec son ouvrage sur les divorcés remariés avant le collège des cardinaux en février avec le pape.

Le cardinal Kasper souhaite un débat serein où l'Église pourra parler de la famille et trouver une solution pour les divorcés remariés, plutôt sur un débat serein et ouvert que sur un combat doctrinal qui n'amènera ps grand chose.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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