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Publié le 15 Mars 2013

liberation.fr dans son article du 15 mars 2013nous montre que le pape François a insufflé vendredi optimisme et chaleur aux cardinaux du monde entier, qu’il a appelés à «porter l’évangile» aux «confins de la terre», sans se décourager face aux difficultés de l’Eglise.

 

Toujours simplement vêtu de blanc et avec des chaussures noires communes, Jorge Mario Bergoglio, élu par surprise mercredi soir, a aussi exhorté ses ex-collègues cardinaux à «trouver de nouveaux moyens pour porter l’évangile jusqu’aux confins extrêmes» de la terre. Il leur a aussi demandé de ne «pas céder au pessimisme ni à l’amertume».

 

Le pape François qui a pris ce nom en hommage à Saint François d’Assise (XIIIe siècle), symbole d’humilité mais aussi peut-être de Saint François-Xavier, l’un des plus grands missionnaires de l’ordre des jésuites auquel il appartient, a jugé nécessaire de «persévérer dans l’évangélisation». L’Église catholique, communauté de plus d’un milliard de baptisés, affronte de nombreux défis: de la sécularisation accélérée des sociétés occidentales aux demandes de réformes sur les questions de mœurs (célibat des prêtres, unions homosexuelles) en passant par un manque de collégialité du gouvernement du Vatican, qui a été très critiqué dans les réunions entre cardinaux ayant précédé le conclave.

 

Le pape François, réputé pour son humilité, y compris dans la période récente où il a dirigé l’énorme archevêché de Buenos Aires et parcourait ses paroisses les plus pauvres, a alterné improvisations sur un ton bonhomme et lecture d’un discours écrit avec des termes simples. Son attitude contrastait nettement avec les ors et les élégantes fresques de la salle Clémentine où il a reçu les plus de 150 cardinaux du Sacré collège (électeurs ayant au maximum 80 ans et non électeurs), venus de tous les coins de la planète.

 

Sur le même ton affable, le pape s’est adressé à ses pairs avec chaleur : «la moitié d’entre nous sommes déjà dans la vieillesse», mais dans la Bible, elle est aussi synonyme de «sagesse». «Donnons cette sagesse aux jeunes car elle est comme le bon vin qui se bonifie avec l’âge», a-t-il dit, dans un large sourire.

 

Selon le Corriere della Sera paru vendredi, élu au cinquième tour du scrutin secret des cardinaux dans la Sixtine, le premier pape latino-américain a recueilli sur son nom plus de 90 votes, largement plus que les 77 requis (majorité des deux tiers). C’est le fruit d’un compromis entre la vieille garde de la Curie romaine, incarnée au conclave par le cardinal Giovanni Battista Re et l’ex-secrétaire d’Etat du Vatican et à ce titre numéro deux, Tarcisio Bertone, avec les puissants cardinaux américains qui voulaient à tout prix un cardinal du nouveau monde bon communicateur et surtout sans aucun lien avec les intrigues et opacités de la gestion du Vatican, illustrées par le scandale Vatileaks, croit savoir le quotidien.

 

Le pape a d’ailleurs salué avec cordialité le cardinal Bertone dans son discours de vendredi, ainsi que le cardinal Battista Re et le doyen des cardinaux Angelo Sodano (non électeur). Il a aussi eu une bonne parole pour son prédécesseur Benoît XVI, qui a démissionné de façon spectaculaire le 28 février, à cause de son âge avancé et de l’affaiblissement de ses forces, en parlant d'«un geste courageux et humble». Pour Jorge Bergoglio, le «pape émérite» a laissé «un patrimoine spirituel destiné à tous (..) il a allumé dans nos cœurs une flamme qui continuera à brûler grâce à ses prières».

 

Jeudi déjà, en célébrant sa première messe dans la splendide Chapelle sixtine uniquement en présence des cardinaux qui l’ont élu mercredi à la surprise générale, il les avait mis en garde avec fermeté contre le risque que l’Église ne se réduise au rôle d’une simple organisation caritative. Il les avait appelés à «marcher, édifier et professer» la foi catholique.

 

Son premier geste de pape avait été d’aller déposer un petit bouquet de fleurs et prier la Vierge dans la Basilique Sainte-Marie Majeure à Rome. Selon des témoignages dans les journaux italiens, il a salué une quinzaine de séminaristes et religieux et quelques laïcs présents, parmi lesquels une femme enceinte, plaçant ses mains sur son ventre et s’enquérant de sa santé, comme un ami ou un parent. Une photo du journal du Vatican, l’Osservatore romano, montre le pape à peine élu, tout de blanc vêtu, en train de régler sa note dans la résidence où il séjournait avant le conclave. Comme un simple client.

 

Après tout, c'est son goût de la discrétion, sa dénonciation du libéralisme sauvage, mais également sa proximité avec ses fidèles qui en ont fait une autorité morale. Et contrairement à Benoît XVI, il est beaucoup plus optimiste sur l'avenir de l'Église, ce qui change notablement la donne. Est-il capable de réformer l'Église ? Nous le saurons le moment venu.

 

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Publié le 15 Mars 2013

Apic dans une de ses dépêches du 14 mars 2013, nous informe  qu'Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la paix en 1980, a catégoriquement démenti les informations selon lesquelles le pape François aurait collaboré avec la dictature militaire en Argentine. "Il y avait des évêques qui étaient complices de la dictature, mais pas Bergoglio" a affirmé le 14 mars 2013 le défenseur des droits de l’homme de 81 ans à la chaîne de télévision hispanophone "BBC Mundo". Il n’y avait aucun lien entre Jorge Bergoglio et la dictature argentine, qui a sévi de 1976 à 1983, a assuré Adolfo Perez Esquivel. Comme le dit l'article d'europe1.fr du 14 mars 2013, l’archevêque de Buenos Aires n’a pas été mis en cause personnellement dans les crimes commis par la dictature. Mais son nom a tout de même été cité dans deux dossiers.

 

En mai 1976, les deux prêtres jésuites Orlando Yorio et Francisco Jalics ont été enlevés par les militaires et détenus pendant plusieurs mois. Les deux hommes avaient auparavant quitté les jésuites suite à des différends théologiques avec Jorge Mario Bergoglio, à l’époque provincial de l’ordre. Trois décennies plus tard, un journaliste argentin Horacio Verbitsky dans son livre intitulé Le Silence, l’avait accusé d’avoir laissé les deux prêtres sans protection, les livrant ainsi indirectement aux militaires. L'intéressé s’est vigoureusement défendu contre ces accusations, assurant avoir œuvré pour sauver la vie des deux prêtres.

 

Le nom de Bergoglio est aussi cité dans une autre affaire, note l’agence Associated Press. Il est accusé d’avoir tourné le dos à une famille décimée par la dictature, et notamment à une jeune femme enceinte de cinq mois au moment de son enlèvement par les militaires, en 1977, et dont l’enfant, né en captivité, a été adopté. En 2010, Jorge Bergoglio a assuré qu’il ne savait rien des enlèvements d’enfants à cette époque. Mais une note rédigée à l’époque par l’un de ses subordonnés, assurant que le bébé avait été confié à une famille "trop importante" pour annuler l’adoption, prouverait le contraire.

 

Mgr Jorge Mario Bergoglio assure avoir agi pour protéger des Argentins de la dictature, en les cachant. Il affirme aussi avoir donné ses papiers d’identité à un dissident qui lui ressemblait pour qu’il puisse s’enfuir d’Argentine.

 

Comme le montre l'article de francetvinfo.fr du 15 mars 2013, dès l'annonce du nom du nouveau pape, de nombreuses photos ont commencé à circuler. Un cliché était notamment supposé montrer Bergoglio donnant la communion au général Videla, à la sortie de prison de ce dernier, en 1990. En réalité, il ne s'agirait pas de Bergoglio, selon le quotidien argentin La Nacion (lien en espagnol), mais d'un prêtre nommé Octavio Nicolas Derisi, mort en 2002.

 

Bergoglio a lui-même affirmé dans une interview à un journal en 2010 qu’il s’était engagé en faveur de plusieurs prêtres et séminaristes menacés pendant la dictature. Il avait aussi, à l’époque, plaidé la cause de ces prêtres et séminaristes auprès de deux dirigeants de la junte au pouvoir, les généraux Jorge Videla et Emilio Massera. Le cardinal Bergoglio a affirmé la même chose le 8 Novembre 2010, alors qu’il témoignait devant un tribunal. Perez Esquivel, a confirmé sur "BBC Mundo" qu’à part Mgr Bergoglio, d’autres évêques avaient essayé d’intervenir auprès des généraux en faveur des déportés et des détenus.

 

Mgr Jorge Mario Bergoglio "a fait ce qu'il a pu, pas plus, et pas moins", concède Odon Vallet. Tout comme l'Eglise argentine, qui, en 2000, finit par s'excuser publiquement pour ne s'être pas dressée contre les généraux de la junte. Francesca Ambrogetti, une journaliste qui a notamment coécrit un livre d’entretiens avec Mg Jorge Mario Bergoglio, s'était expliqué sur son attitude, assurant qu’il avait fait ce qu’il avait pu pour garder la neutralité de l’ordre des jésuites à cette époque. Comme Pie XII, il aurait peut-être dû parler, mais il ne l'a pas ou peu fait et cela est dommage.

 

Complice ou non de la dictature argentine, il est difficile de le dire car il y a des preuves pour et contre, les historiens sauront nous le dire d'une façon beaucoup plus sûre.

 

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Publié le 14 Mars 2013

Durant la nuit, le pape François aurait selon un témoignage avant de saluer les cardinaux traversé toute la chapelle Sixtine pour aller voir le cardinal Ivan Dias malade et refusé de prendre la voiture qui devait le conduire en tant que nouveau pape dans la maison Sainte Marthe, il préféra prendre le minibus avec les autres cardinaux. Il aurait passé la nuit là-bas avec eux. La première journée du pape François a commencé ce matin lorsqu'il arriva dans un petit convoi de deux voitures accompagné par Georg Gänswein, le préfet de la maison pontificale vers 8 heures pour la prière qu'il avait promise aux fidèles à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour demander à la Vierge de protéger la ville de Rome. Le pape a aussi déposé un bouquet de fleurs, très simple sur l'autel. Il alla vers les quelques fidèles présents pour les saluer. Après la prière, il alla chercher ses affaires où il logea et paya la facture des chambre par pur honnêteté.

 

À 17h, le pape François dans une lettre adressé au chef de la communauté hébraïque de Rome souhaite pacifier les relations entre chrétiens et juifs. Comme le pape l'écrit : "J'espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du Concile Vatican II, dans une esprit de collaboration rénovée et au service d'un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur". Il s'inscrit dans la suite de Jean-Paul II et Benoît XVI. Ensuite à 17h05, a lieu la première messe "pro ecclesia" du pape François dans la Chapelle Sixtine avec les 114 cardinaux électeurs, où il est paré d'une mitre et d'un surplis doré. À 17h55, il indique qu'il a choisit son nom en honneur à François d'Assise, qui au XIIIe siècle souhaitait réformer l'Église par la pauvreté et la simplicité. Tout un programme.

 

Enfin à 18h15, le pape François dans une homélie de 10 minutes appelle l'Église à se purifier durant cette messe, qui pour lui n'est pas qu'une "ONG", elle doit professer sa foi et accepter de "porter Sa croix". "L'Église n'est qu'une ONG 'pietosa' ("pitoyable", "compatissante" ou "pieuse"), si elle ne professe pas Jésus", a-t-il dit. Il a appelé les cardinaux, les évêques et tous les prêtres à "cheminer, édifier, professer" leur foi.  Pour lui cela devient "mondain" si ce n'est pas ancré dans le Christ. Il a dit également que "Notre vie est un chemin et quand nous nous arrêtons, les choses ne vont pas. Il faut marcher toujours en présence du Seigneur et de la lumière du Seigneur". Il a voulu rappeler que le Christ est pour l'Église "la pierre angulaire" : "Quand on ne construit pas sur des pierres, il arrive ce qui arrive aux enfants quand ils font des châteaux de sable. Ils s'écroulent". Il a tenu à rajouter que "Tout s'écroule alors, sans contenu. Quand on ne se confesse pas à Jésus, on se confesse à la mondanité du diable". Il a conclu que "Nous devons toujours avancer en présence du Seigneur, à la lumière du Seigneur, toujours tenter de vivre dans l'honnêteté". Le pape François a voulu revenir à l'essentiel : la foi. Pas encore de discours sur les pauvres, attendons l'angelus.

 

Après cette messe, le pape François doit briser les scellés apposés sur les appartements pontificaux après le départ du pape Benoît XVI. Il n'y emménagera pas immédiatement, quelques travaux seront nécessaires. Le pape François devrait s'y installer rapidement. Il n'y aura pas de rencontre avec Benoît XVI aujourd'hui.

 

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Publié le 13 Mars 2013

600x3902Les cardinaux électeurs sont entrés à nouveau dans la chapelle Sixtine à 9h30 pour voter à nouveau. Ils commenceront sans doute à voter à 10h30, et nous verrons de quelle couleur est la fumée après le second vote à 12h30. Avec une dizaine de candidats possible pour le poste de pape le choix est difficile et demande beaucoup de prudence de la part des cardinaux.

 

Vers 10h, du monde commence déjà à s'attrouper sur la place Saint-Pierre en attendant une hypothétique fumée blanche sur la cheminée de la chapelle Sixtine vers 10h30. Mais il y a peu de chance que cela arrive, on s'attend plutôt à une fumée noire vers midi. Selon les dernières informations trois favoris se dégagent : le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, qui a sans doute le soutien des cardinaux européens et américains, et dont beaucoup de spécialistes disent qu'il aurait déjà 40 voix sur son nom, mais on trouve aussi sur les rangs le cardinal Odilo Pedro Scherer, archevêque de Sao Paulo, qui aurait le soutien de la curie, ce qui pourrait le desservir, et enfin la cardinal canadien Marc Ouellet, qui aurait beaucoup de soutiens latinos américains et son poste de préfet de la congrégation des évêques en ont fait un homme clé.

 

Comme on s'y attendait toujours pas de fumée blanche à 10h30. Il y a beaucoup plus de monde qu'hier, ce qui est normal vu qu'il fait plus beau qu'hier, même s'il pleut encore. À 11h40, comme l'on pouvait s'en douter, une fumée noire s'échappe de la chapelle Sixtine, nous voici avec deux votes infructueux. Les cardinaux sont en avance, mais rien ne permet de dire s'ils ont trouvé le bon candidat. Deux nouveaux votes auront lieu cet après-midi après que les cardinaux se seront restaurés à la résidence Sainte Marthe.

 

Les cardinaux tardent à venir. Les cardinaux étrangers voudraient en savoir plus sur l'affaire Vatileaks, ce qui pourrait expliquer ce retard. Trois clans semblent aussi se former chez les cardinaux : un autour du cardinal Scola contre les cardinaux de la curie, et un troisième autour de 50 cardinaux. Les cardinaux reviendront sans doute à la chapelle Sixtine que vers 16 heures. Le Cardinal Christoph Schönborn annonce à 16h23 que "L'Église n'a pas besoin d'un président directeur général, mais d'un homme de foi". Vers 16 heures, les cardinaux électeurs ont regagnés la chapelle Sixtine. Vers 17h30 ou 18h, nous serons peut-être fixés sur l'identité du nouveau pape, mais rien ne permet de le dire, il faudra attendre plutôt 19h pour le second vote. Une foule nombreuse s'entasse malgré le mauvais temps pour voir la fameuse fumée blanche, ou bien une fumée noire. Pendant ce temps, une mouette a élu domicile sur la cheminée.

 

Vers 18h, toujours plus de monde se rend à la place Saint-Pierre pour voir la fameuse fumée blanche. À 19h05, à la plus grande joie de la foule, la fumée blanche s'est échappée de cheminée de la chapelle Sixtine. Après 5 scrutins, les 115 cardinaux électeurs ont élus un pape. À 19h20, une volée de cloches confirme cette élection papale. On se pose la question du successeur de Benoît XVI. Vers 20h12 de la loggia de la basilique Saint-Pierre, la cardinal protodiacre Jean-Louis Tauran annonce la formule "Habemus papam" ("Nous avons un pape") et donne le nom du successeur de Benoît XVI, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, âgé de 76 ans, qui prend le nom François 1er. Ce pape est le premier à venir du Sud, du continent américain, mais c'est également le premier à être un Jésuite. C'est une totale surprise.

 

 À 20h22, François 1er prononce son premier discours à la foule dans un bon italien. Ses premières paroles ont été : "Les cardinaux sont allés me chercher au bout du monde". Il lança ensuite une référence à son prédécesseur : "Je souhaiterais faire une prière, pour notre évêque émérite, Benoît XVI". Tout en continuant : "Nous devons prier les uns pour les autres. Je souhaite que ce chemin de l'Eglise que nous entamons aujourd'hui puisse aboutir à d'avantage d'évangélisation de cette magnifique ville." Le pape a également dit que "Le monde doit prendre le chemin de la paix, de l'amour et de la fraternité". Avant de prononcer sa bénédiction, François 1er demanda une prière silencieuse aux fidèles à son attention. Il bénit enfin la foule et la salue même avant de partir à 20h35.

 

François 1er est un excellent choix, vu qu'il est dans la droite lignede François d'Assise. Il faut dire que le cardinal Jorge Mario Bergoglio est un fervent défenseur des pauvres, ses prêtres préférés sont ceux qui travaillent dans les bidonvilles de la capitale argentine, il essaie d'examiner toutes les solutions possibles pour tenter de faire revenir ceux qui se sont le plus éloignés de la communauté chrétienne, pour lui l'Eglise doit montrer la miséricorde de Dieu. Il n'a pas de chauffeur et préfère utiliser le métro pour se déplacer à Buenos Aires. À Rome, il préfère se déplacer à pied ou utiliser les transports publics. La première chose qu'il demande toujours aux gens est de prier pour lui. Un peu de simplicité ne fera pas de mal au Vatican.

 

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Publié le 12 Mars 2013

Les 115 cardinaux électeurs vêtus de rouge et surnommés les "princes de l'Église" entrent en ce mardi 12 mars  en conclave. La messe de pré conclave plus joliment appelée "Pro eligendo Pontifice" été célébrée entre 10h et 11h45 devant des milliers de fidèles par le doyen du Sacré Collège, le cardinal Angelo Sodano sous un orage. Comme se le demandent les journalistes, serait-ce un signe ? Le cardinal Sodano a rendu a rendu un vibrant hommage au pontificat de Benoît XVI sous un tonnerre d'applaudissement. Cela n'étonne guère, car la plupart des cardinaux ont un profil "ratzingérien". Il faut dire que les cardinaux créés sous Jean-Paul II ont été conseillé par Mgr Joseph Ratzinger, le restant le fut par lui devenu Benoît XVI. Il a également appelé les cardinaux à travailler pour l'unité dans l'Église et à coopérer avec le prochain pape. Il leur a demandé de prendre modèle sur saint Paul et n'a rien dit sur les scandales qui touchent l'Église. Cela s'avère inquiétant.

 

À 16h35, les cardinaux ont rejoint la chapelle Sixtine en procession. À 16h40, ils sont entrés dans la chapelle Sixtine. Ensuite à 16h55, ils ont jurés de garder le secret sur le déroulement du conclave la main posée sur les Évangiles après avoir récité ensemble la formule latine prononcée par Mgr Giovanni Battista Re. Voilà ce que donne en français le serment du secret que prêtent les cardinaux : "Et moi, (nom) cardinal (nom), je le promets, j'en fais le vœu et je le jure, que Dieu m'y aide ainsi que ces saints Évangiles que je touche de ma main". Puis à 17h30, la formule "Extra omnes", vient d'être prononcée, les étrangers sont alors exclus de la chapelle Sixtine. Le menu des cardinaux durant ce conclave sera soupe et légume bouillis, sans doute afin que le conclave soit plus court. Enfin à 17h35, les portes de la chapelle Sixtine se ferment, le conclave est désormais ouvert. Tout cela se passe sous une pluie de plus en plus forte.

 

À partir de 18h30, la place Saint-Pierre se remplit peu à peu pour voir la première fumée sortir de la chapelle Sixtine. À 19h22, deux activistes du mouvement Femen sont arrêtées sur la place Saint-Pierre alors qu'elles manifestent contre l'élection du futur pape. Elles ont brandi des fumées roses afin de parodier la fumée blanche. À 19h42, sort la première fumée de la cheminée de la chapelle Sixtine qui est d'une épaisse couleur noire. Cela n'est pas une surprise. Ce premier vote permettra surtout aux cardinaux de dégager les candidats capables de rassembler des voix autour d'eux. Mais ces 40 minutes de retard semblent annoncer que ce conclave est plus compliqué que prévu et que les jeux sont très ouverts. Demain, quatre scrutins auront lieu : deux le matin et deux le soir.

 

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Publié le 12 Mars 2013

liberation.fr dans son article du lundi 11 mars nous montre que les cardinaux se sont réunis une dernière fois dans la matinée, et se laissent l'après-midi pour les derniers préparatifs avant de voter à partir de mardi pour le successeur de Benoît XVI.

 

Les cardinaux ont évoqué lundi les problèmes de la banque du Vatican au cours de leur ultime «congrégation», avant de s’enfermer mardi en conclave pour choisir le prochain pape, sur lequel rumeurs et pronostics battent leur plein, sans qu’un consensus n’émerge sur un nom. Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État de Benoît XVI et président du conseil de surveillance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), a exposé devant ses 114 pairs les efforts d’intégration de cette banque dans le système bancaire international, les contrôles et les études effectuées par le groupe d’experts du Conseil de l’Europe, «Moneyval». L’IOR a été dans le passé au cœur de scandales retentissants mêlant mafia, services secrets, loge maçonnique. Benoît XVI avait décidé de rendre transparentes les finances du Vatican.

 

En mai dernier, le patron de l’IOR nommé par Benoît XVI, le banquier italien Ettore Gotti Tedeschi, avait été limogé par surprise. Il a été remplacé en février seulement par l’industriel allemand Ernst von Freyberg. Vingt-huit cardinaux ont pris la parole pendant cette ultime et dixième «congrégation». «Certains auraient aimé parler plus», mais le collège des cardinaux a voté pour avoir l’après-midi libre afin de se préparer au Conclave mardi.

 

Au total 162 interventions se sont succédé depuis lundi dernier, permettant d’exprimer «les attentes en ce qui concerne le prochain pape», a dit le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, au cours de sa conférence de presse quotidienne. Six candidats environ se seraient dégagés, selon des sources informées. Les prises de parole ont été tous azimuts, des questions étant posées sur la collégialité insuffisante et les moyens d’améliorer le gouvernement central de l’Église.

 

Lundi après-midi, tout le personnel qui assure le service et la logistique des pères du Conclave, de l’hôtellerie de Sainte-Marthe aux maîtres de cérémonie et aux techniciens chargés de la maintenance de la Chapelle Sixtine, en passant par les infirmiers et les conducteurs de navettes, prêtera serment de ne rien dévoiler, sous peine d’excommunication. Il s’agira d’un total de 90 personnes, hommes et femmes.

 

Quand les portes de la Chapelle Sixtine se seront refermées mardi après-midi sur les cardinaux, le premier tour de vote permettra-t-il une percée nette d’un candidat entre les principaux «papabili» cités ces derniers jours : le cardinal de Milan Angelo Scola, celui de Sao Paulo Odilo Scherer ou encore le cardinal du Québec Marc Ouellet ? Ou au contraire une situation de blocage apparaîtra-t-elle vite, en présence de blocs de voix égaux mais insuffisants pour atteindre le seuil nécessaire d’électeurs ? Dans ce cas, le jeu serait ouvert aux «outsiders» : les noms qui circulent alors sont entre autres les archevêques de Boston et New York, Sean O’Malley et Timothy Dolan, les cardinaux hongrois, Peter Erdö, autrichien Christoph Schönborn, ou mexicain Francesco Robles Ortega.

 

Pour être élu 266e pape de l’histoire, il faudra obtenir 77 voix, soit les deux tiers des suffrages du collège des 115 électeurs. Les 5 600 représentants des médias présents place Saint-Pierre multiplient les émissions spéciales, s’interviewant entre eux, cherchant des petites anecdotes à raconter sur les anciens conclaves, faute d’avoir du solide à se mettre sous la dent.

 

Dimanche, les cardinaux ont célébré des messes dans les églises de Rome dans lesquelles ils sont «incardinés» (une église leur est attribuée quand ils sont faits cardinaux). Ils n’ont rien laissé transparaître de leurs discussions, malgré l’insistance des médias.

 

Celui qui était lundi le numéro un sur la liste des favoris, Angelo Scola, qui restituerait l’Eglise universelle aux Italiens après un intermède polonais et allemand de 35 ans, a célébré une messe dans l’Église des Saints Apôtres, au cœur de Rome. «Donne-nous un pasteur saint qui bâtisse l’Eglise avec le témoignage de sa vie», a-t-il dit dans son homélie, mettant l’accent sur la crédibilité du «témoignage». Cet archevêque conservateur, défenseur de la famille traditionnelle, très proche de Benoît XVI, mais ouvert au monde - il dirige une fondation et une revue, Oasis, de dialogue avec l’islam - a souhaité que le futur pape «suive les traces des grands papes des 150 dernières années» et inscrive donc son pontificat dans la continuité.

 

Le cardinal Scherer a été suivi aussi par des dizaines de journalistes et de photographes, mais il n’a rien révélé, esquivant les questions sur sa candidature. Cet homme de 63 ans, énergique, carré, bon administrateur de son immense diocèse - le plus grand du continent latino-américain - et qui a travaillé pendant sept ans à la Congrégation des évêques à Rome, aurait la préférence de personnalités importantes dans la vieille garde de la Curie romaine autour du cardinal Giovanni Battista Re.

 

Le cardinal Ouellet a lui aussi célébré la messe dimanche à Rome. Lui qui a présidé sous Benoît XVI la Congrégation des évêques (un poste sensible et essentiel) et a longtemps travaillé en Amérique Latine, pourrait rassembler sur son nom des suffrages sud-américains. Conservateur sur les questions des mœurs, intransigeant sur le contenu de la foi, combatif dans le domaine de la justice sociale, il a un profil typique «ratzingérien», comme la plupart des «papabili».

 

En regardant les favoris du conclave, cela laisse peu d'espoir pour une réelle réforme, car comme à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI, le candidat de compromis est souvent avancé par la curie, alors espérons qu'ils soient, comme lorsque Jean XXIII fut élu.

 

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Publié le 11 Mars 2013

Comme l'indique Isabelle de Gaulmyn dans son article dans la-croix.com du 7 mars, le prénom que se choisira le futur pape est, en soi, une indication pour connaître son programme.

 

Dans le petit jeu des papabili, les pronostics vont bon train. Mais il y a un autre «loto», réservé, cette fois, aux bons connaisseurs de l’Église : c’est celui sur le choix du nom du futur pape. Le prénom Benoît, en avril 2005, avait surpris. Benoît XVI en avait ensuite donné les clés : hommage à saint Benoît et à la naissance du monachisme en Europe; et à Benoît XV, le pape qui tenta, en vain, d’imposer la paix lors de la Première Guerre mondiale. Un pape européen, en somme. C’est dire si le prénom que choisira le futur pape est aussi une manière d’annoncer son programme.

 

Aussi, comme pour les papabili, chacun a ses préférences. Certains penchent pour Léon. Après Léon XIII, ce serait le signe d’une volonté de prendre en compte les problèmes de justice sociale, et de mondialisation. D’autres, plus hardis, verraient bien un Paul VII : «On continuerait alors à aller de l’avant dans le sillage de Vatican II». Les Romains, eux, ont une préférence pour Jean. Jean XXIV, pour sa «bonté», dont la Curie a tant besoin, en ces temps de scandales financiers ou moraux…

 

Et Jean-Paul ? L’hypothèse est vite balayée : « Présomptueux, le souvenir de Jean-Paul II reste encore trop présent. » Et puis « le choix de deux prénoms n’était à l’époque peut-être pas une bonne idée, il fallait donner des gages aux deux camps, celui de Jean XXIII et celui de Paul VI… » Et Benoît XVII ? : «Une solution de continuité, mais difficile à porter : vous imaginez les deux Benoîts se promenant au même moment dans les jardins du Vatican ? Impossible.» 

 

Le futur pape pourrait encore puiser dans un patrimoine ­assez riche. Clément ? Mais Clément a été assimilé aux «antipapes». Jules ? Oui, pour un disciple de saint François : Jules II, grand pape, était aussi franciscain… Ou encore, Innocent… Un prénom un peu désuet… mais qui indiquerait que la purification de l’Église et de la Curie reste d’actualité.

 

Le choix d'un nom indique durablement le futur programme du pape et les pronostics sont souvent faussés par des surprises, et ce fut le cas dans le choix du nom de Jean XXIII et de Jean-Paul 1er.

 

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Publié le 11 Mars 2013

ht pope sketch 001 jef ss 130228 sshComme nous le montre fr.euronews.com et  francetvinfo.fr dans leurs articles du 08 février, au soir du 28 février 2013, après la renonciation de Benoît XVI, a débuté la période du "Sede vacante", c'est-à-dire la vacance du Saint-Siège. Selon la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis promulguée le 22 février 1996 par Jean-Paul II, le conclave doit se tenir au maximum 20 jours après la renonciation du pape, le temps que les cardinaux électeurs puissent rallier le Vatican. Selon les textes de loi, au maximum 120 cardinaux électeurs peuvent participer à l’élection. Actuellement, le Collège cardinalice - soit l’ensemble des cardinaux de l'Église catholique - est composé de 208 membres. Cette année, seuls 117 peuvent prendre part à l'élection étant âgés de moins de 80 ans, une autre des conditions requises pour participer au scrutin. Deux cardinaux électeurs ont récemment indiqué qu'ils ne participeraient pas à l'élection : l'Indonésien Julius Riyadi Darmaatmadja, en raison de son état de santé, et l'Écossais Keith O'Brien, soupçonné de "comportement indécent", qui a donné sa démission. Le prochain pape sera donc élu par 115 cardinaux.

 

Le conclave s'ouvre lorsque les cardinaux électeurs sont arrivés au Vatican. L'élection du futur pontife se déroule dans l'enceinte de la chapelle Sixtine, sous l'égide du Jugement dernier de Michel-Ange. Durant le scrutin, les cardinaux sont enfermés (le terme conclave provient du latin cum clave, que l'on peut traduire par "à clé") dans la chapelle. Concrètement, les cardinaux inscrivent sur un bulletin, le nom de leur candidat. Dans la pratique, "guidés par le Saint-Esprit", les cardinaux élisent toujours l'un des leurs. En théorie, il est pourtant possible d'élire tout catholique adulte de sexe masculin.

 

Les opérations de vote se déroulent dans la chapelle Sixtine, avec deux scrutins le matin et deux le soir. La majorité est fixée aux deux tiers des suffrages. A chaque fois, les bulletins de vote sont brûlés dans un premier poêle. Les cardinaux n'ont pas le droit de voter pour eux, et doivent, à tour de rôle, prêter le serment de respecter le secret du vote et d'en accepter le résultat. Ils jurent également que celui d'entre eux qui sera élu ne renoncera jamais à revendiquer la plénitude des droits du pontife romain.

 

Aujourd'hui, des aménagements ont été réalisés au Vatican afin d'assurer l'isolement des cardinaux électeurs, mais aussi pour leur permettre de vivre avec un minimum de confort pendant la durée du conclave. La BBC rappelle par exemple que jusqu'en 1978, les cardinaux se soulageaient dans des pots de chambre. Le site Catholic News (en anglais) croit savoir que depuis, des toilettes chimiques ont été installées. Dans l'histoire récente, les conclaves n'ont jamais duré plus de quelques jours.

 

Le pape qui sera élu doit obtenir la majorité des deux tiers, soit au moins 77 voix dans le cas présent. Différents tours de scrutin sont organisés pour obtenir un résultat concluant. Par exemple, l'élection de Benoît XVI en 2005 a pris deux jours et nécessité quatre scrutins. Dans le cas où aucun pape n'est élu après trois jours, suivent trois cycles de sept scrutins. Puis en cas d'échec, seuls sont retenus les noms des deux cardinaux arrivés en tête les autres étant "éliminés", le vote s'effectuant toujours à la majorité des deux tiers. Après chaque tour, les bulletins sont ensuite brûlés dans un poêle disposé dans la chapelle avant le début du conclave. Si à l’issue de ce vote, le futur pape n’a pas été désigné, une fumée noire s'échappera de la cheminée installée sur le toit de la chapelle, informant ainsi le monde extérieur de cet échec. Il reste toutefois interdit de parler à voix basse. S'ils souhaitent communiquer, les cardinaux doivent le faire "à haute et intelligible voix".


Lorsque la majorité nécessaire est atteinte, le cardinal doyen s'adresse à celui qui a obtenu la faveur des votes et lui adresse la question suivante : "Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ?" Si celui-ci accepte, le doyen lui demande ensuite : "par quel nom voulez-vous être appelé ?" La vacance du Saint-Siège et le conclave prennent ainsi fin. Le monde est alors informé de la désignation d'un nouveau pape par une fumée blanche à la cheminée et par le son des cloches de Saint-Pierre. Le pape fraîchement élu se rend ensuite, dans une petite pièce qui jouxte la chapelle Sixtine, la chambre des larmes pour revêtir les habits et insignes de la fonction.

 

Depuis le balcon central : la loge des bénédictions de la basilique Saint-Pierre, le cardinal protodiacre, le plus âgé de l'ordre des diacres (sachant que trois ordres existent : cardinaux-évêques, cardinaux-prêtres et cardinaux-diacres), prononce l’Habemus papam ("nous avons un pape"). L'identité et le nom de règne choisi par le nouveau pape sont alors révélés. Ensuite, le souverain pontife prend la parole et livre sa première bénédiction "Urbi et Orbi", "à la ville" - Rome car le Saint-Père est également l'évêque de la capitale italienne - et "au monde", c'est-à-dire à l'ensemble des catholiques. Le pontificat du nouveau pape débute enfin.

 

Le 12 mars, commencera le conclave et les cardinaux espèrent qu'il durera au maximum trois jours, mais contrairement à 2005, les candidats sont plus nombreux.

 

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Publié le 10 Mars 2013

Dans une dépêche de l'AFP du 09 mars, les préparatifs s'intensifient samedi au Vatican pour le prochain conclave, avec l'installation, sur le toit de la Chapelle Sixtine, de la cheminée d'où s'échappera la fameuse fumée blanche qui annoncera l'élection du prochain pape, le successeur de Benoît XVI.

 

À l'approche du conclave qui s'ouvre mardi, les 115 cardinaux électeurs se sont réunis samedi matin pour la neuvième fois en "congrégations générales", leurs travaux préparatoires, alors que le Vatican bruisse d'informations sur la liste de favoris qui se dégagerait. Dans un entretien à l'AFP, le cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois a affirmé qu'il y avait "une demi-douzaine de candidats plausibles". Selon lui, les congrégations ont permis un travail "clarificateur", certains noms envisagés au début ayant disparu de la liste. Tenu au secret comme tous les cardinaux, il n'a pas été plus explicite.

 

Le cardinal de Milan, Angelo Scola, semble l'un des candidats les plus solides, mais ne recueillerait pas de consensus, y compris parmi les Italiens, pour atteindre rapidement la majorité des deux tiers des votes requis au Conclave. "Le problème de ce conclave, c'est qu'il n'y a pas de frontrunner comme Joseph Ratzinger au conclave de 2005", estime le vaticaniste John Allen.

 

Il cite dans la première liste qui se dégage Mgr Scola, le cardinal québécois Marc Ouellet, et l'archevêque de Sao Paulo, Odilo Scherer. "Mais si, lors des premiers votes, aucun de ces candidats de choix ne recueille plus de vingt voix, les cardinaux rechercheront forcément des outsiders", a poursuivi M. Allen.

 

C'est alors qu'un Peter Erdö, cardinal de Budapest et président des conférences épiscopales européennes - un réseau très dense et important -, ou José Francisco Robles Ortega, archevêque mexicain de Guadalajara, pourraient entrer en lice, ou encore Christoph Schönborn, un fidèle de Joseph Ratzinger, connu pour sa fermeté dans les scandales de pédophilie.

 

Le vaticaniste cite encore le nom d'Albert Malcolm Ranjith, le très conservateur cardinal du Sri-Lanka, doté d'une expérience de la Curie romaine. Quand à Mgr Luis Antonio Tagle, le jeune et chaleureux archevêque de Manille, ajoute John Allen avec humour, "s'il y avait une élection directe parmi le 1,2 milliard de catholiques, ce serait une victoire écrasante, mais ce n'est pas ainsi que l'Église fonctionne".

 

Selon une source informée ayant des contacts avec la Secrétairerie d'État, les noms les plus cités étaient samedi Scola et Scherer. Mais, Mgr Scherer manquant de charisme malgré sa bonne gestion du plus grand diocèse d'Amérique Latine, le nom du cardinal Robles Ortega, très respecté, est parfois cité. Ce prélat qui a requis l'anonymat, souligne que le choix d'un cardinal à la tête d'un grand diocèse latino-américain répondrait à une revendication profonde du continent le plus catholique du monde. Et pourrait renforcer cette Eglise au moment où elle subit une hémorragie de fidèles vers les groupes pentecôtistes.

 

En attendant, les préparatifs s'achevaient dans la Chapelle Sixtine, a pu constater un journaliste de l'AFP. Un pavement surélevé a été installé sur la plus grande partie de la chapelle, et des nappes couleur bordeaux disposées sur des tables alignées sur deux rangées le long des murs. À l'entrée à droite de la célèbre chapelle aux fresques peintes par Michel-Ange, un tube de cuivre de plusieurs mètres de hauteur relie deux poêles à une cheminée sur le toit, à travers une fenêtre près de la voûte. L'un est le poêle utilisé depuis 1939 (élection de Pie XII) pour brûler les bulletins à l'issue des sessions de vote. Les dates des conclaves y sont encore gravées. L'autre est un poêle auxiliaire, à l'injection électronique, où sont brûlés des produits émettant des fumigènes noir (si aucun pape n'a été élu) ou blanc (en cas d'élection). C'est de cette cheminée que des millions de fidèles, sur la place Saint-Pierre ou devant leurs écrans de télévision pourront voir s'élever la fameuse fumée qui leur annoncera l'élection du 266ème pape de l'histoire.

 

Dans un point de presse quotidien, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a expliqué qu'une écrasante majorité de "dix pour un" parmi les 145 cardinaux présents s'était prononcée vendredi après-midi, en tout début de la "congrégation", pour fixer la date du début du Conclave. Une façon de démentir les informations faisant état de dissensions entre les cardinaux "pressés" et ceux qui souhaitaient s'attarder sur les problèmes rencontrés par l'Église.

 

Au total 133 cardinaux se sont exprimés depuis lundi. Vendredi et samedi, une trentaine de sujets ont été abordés, dont de nouveau les activités du Saint-Siège, "l'amélioration du travail de la Curie", la situation de l'Église dans le monde et la présentation positive de son message.

 

Le père Lombardi a parié sur un conclave assez court, de deux, trois, quatre jours. "Une longue durée manifesterait une situation de blocage", a-t-il dit. Le porte-parole a ajouté qu'il ne pensait pas que le pape émérite Benoît XVI, retiré à Castel Gandolfo, recevait un compte-rendu quotidien des congrégations. Il regarde certainement les nouvelles et est tenu au courant par son très fidèle Secrétaire, Mgr Georg Gänswein, a-t-il dit. En revanche, "j'espère qu'il ne suit pas ces briefings", retransmis par la télévision du Vatican, a-t-il dit avec humour, en faisant allusion à leur extrême longueur.

 

Mardi 12 mars, le conclave commence et espérons qu'il dure au grand maximum 3 jours, mais rien ne permet de le dire car beaucoup de divisions semble jouer.

 

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Publié le 9 Mars 2013

tempsreel.nouvelobs.com dans son article du vendredi 8 mars nous montre qu'en attendant le 12 mars, deux camps se dessinent entre partisans d'une refonte du gouvernement de l'Église et la vieille garde de la Curie.

 

Le conclave pour l'élection du successeur de Benoît XVI débutera le mardi 12 mars, a annoncé vendredi dans un bref communiqué le service de presse du Vatican. 

 

"La huitième congrégation générale des cardinaux a décidé que le conclave pour l'élection du pape débutera le mardi 12 mars 2013. La messe 'pro eligendo Pontifice' sera célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre et dans l'après-midi les cardinaux entreront en conclave", précise le communiqué.

 

Deux camps commenceraient à se dessiner, selon des médias, entre partisans d'une refonte du gouvernement de l'Église qui miseraient sur un pape italien, le cardinal Angelo Scola, et la vieille garde de la Curie qui voudrait confier les rênes à un pape étranger à condition de s'adjuger la Secrétairerie d'État, cœur du pouvoir au Vatican.

 

Réunis depuis lundi, les princes de l'Église semblaient partagés entre continuer de réfléchir aux problèmes de l'Église, du gouvernement du Saint Siège et au choix du successeur de Joseph Ratzinger ou fixer d'ores et déjà une date pour s'enfermer dans la Chapelle Sixtine.

 

"Le problème de la date n'est pas anodin, ils veulent prendre le temps de se connaître [...] beaucoup ne se sont jamais rencontrés", a souligné l'un des vaticanistes du quotidien "Corriere della Sera". Ils se voient en dehors des congrégations au domicile de certains ou dans les collèges pontificaux pour des discussions informelles. Samedi, ils ont prévu une nouvelle session de "congrégations", a indiqué le père Federico Lombardi.

 

Le dernier des cardinaux électeurs, le Vietnamien Jean-Baptiste Pham Minh Man, est arrivé jeudi soir et le collège chargé de choisir le futur chef d'une Église de plus d'un milliard de fidèles est désormais au complet avec 115 prélats. Les jeux sont ouverts et que le meilleur  gagne.

 

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