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Publié le 6 Juin 2017

La République en Marche va vers une majorité et la gauche se dirige vers le ravin

Libération.fr dans son article du mardi 6 juin 2017 intitulé ««Majorité écrasante», «parti unique» : les premiers résultats des législatives inquiètent à gauche comme à droite» nous montre que La République en Marche est bien parti pour remporter la plupart des onze circonscriptions des Français de l'étranger. Le mouvement créé par le président Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 10 es 11 circonscriptions à l'issue du premier tour des élections législatives, qui s'est déroulé samedi. Des résultats qui ne laissent que peu de doute sur l'issue de ces élections, selon la plupart des élus. À gauche comme à droite, on s'inquiète désormais du nombre de députés qui parviendront à représenter l'opposition, soulignant le risque d'«un parti unique». Même si La République en marche recule dans les intentions de vote, elle reste en tête à cinq jours du premier tour des élections législatives et semble en mesure d'obtenir une large majorité dans la future Assemblée, selon un sondage Ipsos Sopra Steria Game changers publié ce mardi.

 

Le plus inquiétant est à venir. LeMonde.fr dans Live Législatives 2017 nous montre aujourd’hui ce qu’est le plan du gouvernement sur la réforme du code du travail et c’est peu réjouissant. Le projet de loi autorisant le gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances pour "rénover le modèle social" sera examiné en conseil des ministres le 28 juin, en vue d'une publication des ordonnances "à la fin de l'été", selon le document servant de feuille de route au gouvernement transmis aux partenaires sociaux. Les ordonnances porteront sur "trois thèmes" : la "nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche", la "simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" et "la sécurisation des relations de travail". Ces champs couvrent plusieurs promesses de campagne du président Emmanuel Macron, notamment la "barémisation des dommages et intérêts" attribués par les prud'hommes en cas de licenciement abusif, citée dans le document du gouvernement, ainsi que le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur et la fusion des instances représentatives du personnel, non cités nommément.

 

Un "deuxième temps" sera consacré aux réformes de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage, selon la feuille de route présentée par le gouvernement aux partenaires sociaux. L'ouverture de l'assurance chômage aux indépendants et démissionnaires sera "progressivement mise en œuvre à compter de l'été 2018", tandis que le "plan" pour "renforcer les dispositifs de formation professionnelle" sera "opérationnel dès début 2018" et que la "refondation" de l'apprentissage "entrera progressivement en vigueur pendant les deux prochaines années". Le document confirme, par ailleurs, que la "suppression des cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage" sera "effective dès le 1er janvier 2018", "financée" par une hausse de la CSG. Enfin, "un troisième temps sera consacré en 2018 à la rénovation du système de retraites". Durant cette nouvelle phase de négociation, le gouvernement compte également toucher rapidement au compte pénibilité.

 

Pour bien enfoncer le clou, Libération.fr dans son Direct nous montre que la ministre du Travail Muriel Pénicaud a défendu les réformes du modèle social prévues par le gouvernement. «Pourquoi réformer le code du travail ? «Notre droit du travail a une longue histoire, nous ne toucherons pas aux fondations», assure la ministre, qui affirme cependant que «l'économie française a évolué et les attentes des salariés ne sont plus les mêmes.» «Nous devons prendre en compte l'évolution du monde du travail. Il faut assumer un changement de philosophie du code du travail», indique-t-elle. Trois volets sont évoqués par la ministre : une meilleure articulation des accords de branches et d'entreprises : aller dans une logique plus contractuelle, simplifier et renforcer le dialogue économique et social des acteurs : fusionner les trois instances de consultations, simplification des TPE/PME, renforcer les acteurs, et sécuriser les relations de travail pour les salariés et l'employeur, fixer un barème des dommages et intérêts, lutter contre le formalisme et le dépasser. LCI.fr dans son LIVE POLITIQUE nous montre que pendant ce temps-là, la pétition contre la loi Travail initiée par la candidate aux législatives Caroline de Haas, ressuscite doucement. Près de 27 000 personnes ont déjà exprimé leur opposition au projet.

 

Mais le plus réaliste est sans doute Benoît Hamon qui lors d’une interview sur France 2 dans Les 4 Vérités ne se fait aucune illusion sur les chances d’une victoire de la gauche : "On est parti pour connaître un échec. Je suis bien placé pour savoir le poids de l'étiquette socialiste". Et il s’avère plutôt porté sur l’avenir et une reconstruction de la gauche : "Mais je pense qu'aujourd'hui la gauche est en grand chantier. Il faut la reconstruire en dépassant les étiquettes" et "Peut-être que l'étiquette PS empêchait de parler d'idées nouvelles: revenu universel, taxe sur les robots". "Le pari d'Emmanuel Macron, c'est d'expliquer que parce que les Français sont trop protégés, il n'y a pas assez d'emplois. En gros, si ceux qui travaillent aujourd'hui ont moins de droits et qu'on peut les licencier plus facilement, on en embauchera d'autres. Mais ça ne marche pas", assène Benoît Hamon dans les 4 Vérités. Puis le député socialiste concède : "Ça peut marcher pour réduire le chômage, mais ça augmentera la pauvreté comme en Allemagne, où il y a 5% de chômeurs, mais 17% de pauvres". Mais, il ponctue cela par le fait que «L’affaiblissement des droits des salariés, ce n'est pas moins de chômage, mais plus de pauvreté et de souffrance au travail.»

 

Mais réformer le droit du travail ne risque pas de faire baisser le chômage. Matteo Renzi en Italie avec son Jobs Act pour réformer le marché du travail, a fait figure de précurseur de la loi Travail française, mais cette réforme a eu l’effet d'un feu de paille, loin de ses chiffres triomphalistes. Le nombre de nouveaux CDI a fortement progressé en 2015. Mais il a chuté au premier semestre 2016. Et la majorité des embauches se font à nouveau en CDD, alors que la réforme voulait justement en finir avec la précarité. L’État a incité les employeurs par une exonération des charges plutôt ce qui les a encouragé plutôt que la «flexibilité». Le taux de chômage reste depuis 2015 à 11,5%, car des chômeurs découragés se sont à nouveau inscrits comme demandeurs d'emploi. Les seniors sont maintenus dans l'emploi par la réforme des retraites.

 

Au vu de la catastrophe électorale qui s’annonce pour la gauche, il faut désormais compter sur cette jeunesse progressiste qui va revitaliser la démocratie en engageant la population dans le processus démocratique, fournir des leaders inspirés afin de recruter des candidats progressistes pour se présenter à divers postes politiques, et éduquer le public sur les problèmes les plus pressants auxquels le pays est confronté et les solutions audacieuses proposées pour y faire face. Cela amènera nos systèmes politiques et économiques à réponde à nouveau aux besoins des familles qui travaillent et des plus pauvres. Pour l’instant, il faut tout faire pour que Macron n’ait pas la majorité.

 

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Publié le 4 Juin 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com ce dimanche 4 Juin 2017 nous montre une précieuse méditation du pape François sur le pardon à la messe de la Pentecôte ce matin dans la place Saint-Pierre. Le pardon est le fruit du cœur nouveau qui reçoit le nouveau peuple de Dieu par le don de l'Esprit Saint, dit le pape. Il garantit aussi «l'unité dans la diversité», non la diversité ou l'uniformité irréconciliables qui fait vivre platement l'Église, dont l’«anniversaire» est célébrée aujourd'hui, et qui se trouve dans des «factions et partis», ni dans des «approches exclusives» ou des «particularismes». Pour le pape, le pardon est une façon de vivre qui invite à explorer l'Esprit, et qui est le «double sens du pardon offert et reçu, celui de la miséricorde divine qui est l'amour du prochain, de la charité».

 

Lors du message d'accueil avant la prière du Regina Coeli, le pape demande de panser les blessures de la guerre et du terrorisme, qui a également touché des civils à Londres cette nuit, et aussi de prier pour les victimes de cet attentat et leurs familles. Mais d’autres en profitent plutôt que de rendre hommage aux victimes comme Donald Trump dans l’article de L’OBS : «Muslim Ban : Quand Trump profite de l'attentat de Londres... pour promouvoir son décret migratoire». Car le président américain, a sans scrupules évoqué l'attentat de Londres... pour promouvoir son très décrié Muslim Ban, épingle "The Guardian". Son premier réflexe a été de retweeter un site d'information conservateur, le Drudge Report, "mieux connu pour son gout du sensationnalisme et ses partis pris partisans que pour son sens de l'information", souligne le quotidien britannique. Avant de tweeter un quart d'heure plus tard un message vantant les mérites de son très controversé projet de décret anti-immigration, retoqué le 26 mai dernier par la justice américaine. Une récupération rapide et peu élégante qui fait déjà grincer bien des dents.

 

Le pape a salué également les pèlerins en provenance d'Italie et de nombreuses régions du monde qui ont participé à cette célébration. En particulier, les groupes du Renouveau charismatique catholique, qui célèbre le 50e anniversaire de la fondation. Le pape a oublié qu’en 2014, il a signalé les dangers présents au sein du Renouveau charismatique que sont son «excessive organisation», et le fait de vouloir «contrôler la grâce de Dieu» en décidant qui peut ou non, recevoir le baptême dans l’Esprit. Quand il était archevêque de Buenos Aires, il les traitait même de danseurs de samba élitiste. Oublié aussi que ces mouvements ont eu le droit aux errements de leurs fondateurs et des abus sexuels en leur sein, mais aussi leurs sessions de «guérison spirituelle» contestées, qui ont mené à des refondations partielles de ceux-ci sous la surveillance bienveillante des autorités ecclésiales. Ils ont toujours les mêmes charismes et se centrent toujours autour de «bergers», responsables des fidèles de cette tendance, qui vivent en dehors des communautés dans leurs propres groupes de prières. Ces oublis viennent surtout de l’Église catholique qui ne peut plus se passer de la mouvance charismatique lui apportant des vocations sacerdotales et un appui à sa morale conservatrice. Pourtant, la mouvance n’est plus aussi attractive actuellement et connaît un recul en Amérique latine, en Afrique et en Europe.

 

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Publié le 3 Juin 2017

Raphaël Zbinden dan son article sur cath.ch de ce samedi 3 juin 2017 nous montre que pour Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, préfet de l’Académie pontificale des sciences, la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat est “une catastrophe”. Dans le journal italien La Repubblica du 1er juin, il estime que le président Trump est “manipulé” par le lobby pétrolier.

 

Mgr Sorondo ne ménage pas ses efforts pour promouvoir les idées du pape François sur la sauvegarde de la Création, réunies dans son encyclique Laudato Si’. Il était en particulier venu à Lausanne, le 16 septembre 2015, présenter une œuvre du pape François “fondatrice” d’un nouveau dialogue entre la religion et la science.

 

Le prélat argentin ne pense pas que, lors de la rencontre du président Donald Trump avec le pontife le 24 mai dernier, le thème du climat ait été discuté de manière approfondie. Il sait par contre que le sujet a été abordé en détail avec le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican. Le fait que le président américain annonce quelques jours après le retrait de son pays des accords de Paris apparaît ainsi, pour Mgr Sorondo, comme “un camouflet” à l’égard du Vatican.

 

Le préfet de l’Académie pontificale des sciences juge que le lobby du pétrole est derrière cette décision. Le président Trump “est probablement manipulé par eux et n’a pas la possibilité de s’opposer”, affirme le prélat. Il souligne également que le geste est non seulement “une catastrophe pour tout le monde”, mais qu’il se positionne dans une logique “totalement non-scientifique”. “Penser que le monde peut continuer de dépendre du charbon et du pétrole, c’est comme affirmer que la terre n’est pas ronde”, relève le prélat, qui a été l’une des chevilles ouvrières de Laudato Si’.

 

Dans un communiqué du 1er juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a exprimé son inquiétude face au retrait du pays de l’accord sur le climat. “Bien que l’accord ne soit pas le seul mécanisme pour limiter les émissions de carbone, l’absence d’une alternative viable et actuelle représente une sérieuse préoccupation”, affirment les prélats américains. Ils avertissent que “la décision du président Trump va nuire aux habitants de l’Amérique et au monde, spécialement aux plus pauvres, aux communautés les plus vulnérables”.

 

Le cardinal Reinhard Marx, président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), a également regretté, le 2 juin, la mesure du président américain. Il a estimé que la décision portait “un coup dur” au climat de confiance mondiale qu’avait engendré l’accord de Paris. Le prélat allemand a exhorté la communauté internationale à ne pas se décourager. “Les Européens en particulier ont le devoir de rester unis et de jouer un rôle de premier plan dans la sauvegarde de la création”, a-t-il lancé.

 

Dans un message adressé le 2 juin 2017 aux musulmans à l’occasion du mois de Ramadan, qui a débuté le 26 mai, le cardinal Jean-Louis Tauran a en outre appelé les musulmans à effectuer une “conversion écologique globale” en devenant des gardiens de l’œuvre de Dieu.

 

L’Église était-elle si naïve au sujet de Trump ? Sans doute. Toujours est-il que Donald Trump conforte son électorat composé de conservateurs, de libertariens, d’évangéliques, de complotistes et de climatosceptiques, et ce n’est pas les postures politiciennes et les belles phrases qui vont changer les choses.

 

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Publié le 2 Juin 2017

Dans le Récap de Libération.fr du vendredi 2 juin 2017 nous voyons que l'Union européenne et la Chine, réunies en sommet vendredi à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique, après le retrait des États-Unis de l'accord de Paris décidé par Donald Trump. «L'Europe et ses solides partenaires dans le monde entier sont prêts à montrer la voie», a promis, quelques minutes après l'annonce américaine, le commissaire européen à l'Action pour le climat, Miguel Arias Canete, qui avait mené les négociations au nom de l'UE à Paris. «L'accord de Paris durera. Le monde peut continuer à compter sur l'Europe», a martelé Canete. Le président américain, un homme d'affaires, a fait durer le suspense depuis son élection mais les Européens s'étaient préparés à cette éventualité, martelant au cours des dernières heures leur engagement total pour l'accord historique signé en décembre 2015.

 

Comme nous le montre le LIVE POLITIQUE de LCI.fr la classe politique se réveille ce vendredi matin encore sous le choc de la déflagration produite par Donald Trump en annonçant jeudi soir le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les réactions, qui ont afflué de tous côtés dans la soirée, de Ségolène Royal à Emmanuel Macron, promettent d’être encore nombreuses tout au long de la journée. La maire de Paris Anne Hidalgo, après avoir décidé d’éclairer symboliquement en vert la façade de son Hôtel de ville jeudi soir, a évidemment condamné la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris. "Il (le président américain) n'aime pas Paris. Ce doit être la seule personne sur la planète qui n'aime pas Paris", a indiqué la maire de la capitale lors d'une conférence de presse pour "réaffirmer la détermination des villes du monde à appliquer l'accord climat", a déclaré Anne Hidalgo.

 

Mais un acte plus porteur voit le jour comme le montre le HuffingtonPost.fr dans son article «New York, Californie et Washington lancent immédiatement la résistance sur le climat», les États démocrates de New York, Californie et Washington ont déclaré qu'ils allaient former une "alliance pour le climat" et s'engager, eux, à respecter les engagements de la COP21. Les trois États estime que l’US Climate Alliance servira aussi de forum pour soutenir et renforcer les programmes existant contre le changement climatique, promouvoir le partage d'informations et des meilleures pratiques, et mettre en œuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone venant de tous les secteurs économiques.

 

Ensuite comme le montre le Direct de Libération.fr l'administration du président américain Donald Trump a saisi la Cour suprême jeudi soir afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire suspendu fin mai par la cour d'appel de Virginie. Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, visait à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen. «Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme», a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores.

 

«Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne présentent plus un risque pour la sécurité des États-Unis», a-t-elle précisé. Cet appel du gouvernement américain à la Cour suprême est intervenu une semaine exactement après la nouvelle suspension de ce décret, par la cour d'appel de Richmond, en Virginie, le 25 mai. Quand bien même la Cour suprême se saisirait immédiatement de ce dossier, il est peu probable qu'elle puisse le traiter au cours de cette session, c'est-à-dire d'ici la fin juin. Beaucoup de choses peuvent se passer entre temps.

 

En France comme le montre le Recap de Libération.fr, quelques semaines après une campagne présidentielle marquée par le scandale Fillon et en pleine affaire Ferrand, le ministre de la Justice François Bayrou a dévoilé un très ambitieux projet pour redonner «confiance» dans la vie démocratique. Bayrou a dit vouloir «restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique» à l'aide de deux lois et, «dans quelques semaines», d'une révision de la Constitution. Il entend en finir «autant que faire se peut avec le deux poids deux mesures», de manière à ce que «les règles soient les mêmes pour tous les citoyens», élus ou non. Mais sans tomber dans des excès de «moralisation», un terme auquel il a finalement renoncé pour l'intitulé de son projet. Mais ce projet de n’est pas allé aussi loin puisqu’on ne propose pas que soit rendu publique l'identité des donateurs importants des campagnes électorales et n’a pas mis en place l'obligation de présenter un casier judiciaire vierge pour devenir parlementaire.

 

Pourtant, comme le montre le Réveil politique de L’OBS alors que tout semblait sous contrôle pur La République en Marche (LREM), rien ne s’est passé comme prévu. 529 candidats investis sur 19.000 candidatures, après un examen minutieux de leur profil : entretien, vérification des casiers judiciaires... La République en Marche (LREM) avait pris son temps pour dévoiler, au compte-goutte, les noms de ses candidats. Objectif : ne rien laisser au hasard. Malgré ces précautions, la promesse d'exemplarité bat de l'aile. Homophobie, escroquerie, antisémitisme, condamnation pour inéligibilité, location d’un logement insalubre, falsification de diplôme... certains candidats font parler d'eux pour des affaires dont le parti se serait bien passé.

 

Pendant ce temps la désunion à gauche ne profite qu’à LREM le montre L’OBS dans le Réveil Politique dans un nouveau sondage Harris Interactive pour LCP confirme l'avance de La République en marche, avec 31% des intentions de vote (stable). LR et FN sont à égalité à 18%. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon semble en recul, à 11%, tandis que le PS et ses alliés sont à 8%. Le recul de la FI semble en grande partie au fait qu’elle impose à ses candidats investis la signature d'une charte les rattachant à son association de financement, la discipline de vote, ainsi que l'utilisation de son seul label, le Phi. Le parti communiste et EELV notamment ont refusé au niveau national de se plier à ces conditions.

 

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre aussi dans son article «Législatives à Grenoble : Eric Piolle tire à boulets rouges sur Mélenchon», que le maire de Grenoble qui avait appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, a dénoncé ce jeudi 1er juin 2017 la «politique de terre brûlée» menée selon lui par le leader de La France insoumise aux législatives qu’il compare à «un caporal de forteresse». Aujourd’hui il s’inquiète de voir Jean-Luc Mélenchon faire partout campagne tout seul. "En contradiction avec l’envie de rassemblement" selon lui présente chez les électeurs de gauche.

 

midilibre.fr hier dans son article «#Pop2017 - Benoît Hamon, futur homme fort de l’opposition ?», nous monte que le candidat socialiste malheureux à l'élection présidentielle a vu jeudi matin son nombre d'occurrences multiplié par deux depuis le début de la semaine. Il faut dire que Benoît Hamon fait à nouveau parler de lui ces derniers jours. Après avoir confirmé mardi qu'il lancerait le 1er juillet prochain un mouvement politique "transpartisan" afin de reconstruire le Parti socialiste à bout de souffle, il a fait sensation en lâchant mercredi ses coups contre le nouvel exécutif. Il a en effet annoncé que, s'il était réélu député, il pourrait s'abstenir ou voter contre le projet de loi sur la moralisation de la vie publique si le texte ne garantit pas la transparence sur les dons financiers. Il a par ailleurs accusé le gouvernement de vouloir "appliquer le programme du Medef" en réaffirmant son inquiétude à l'égard du moratoire sur le compte pénibilité. Des prises de position saluées par certains internautes désireux de ne pas laisser à Jean-Luc Mélenchon le monopole de l'opposition à gauche.

 

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Publié le 1 Juin 2017

RFI.fr dans son article du jeudi 1er juin 2017 nous montre que l'affaire devrait créer des remous au sein de la communauté catholique malienne. Des documents révélés par Le Monde montreraient l'existence de sept comptes bancaires en Suisse, appartenant à des responsables de la Conférence épiscopale du Mali. Ces éléments sont issus des «SwissLeaks» qui avaient dévoilé en février 2015 l'existence d'un système international de fraude mis en place par la banque britannique HSBC. Au Mali, l'affaire mettrait en cause de très hautes personnalités religieuses.

 

Les comptes auraient été ouverts en 2002 au Crédit lyonnais de Monaco avant d'atterrir chez HSBC Genève, en Suisse. Ils appartiendraient à Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako et chargé des finances de la Conférence épiscopale du Mali (CEM) à l'époque. Mais aussi à Jean-Gabriel Diarra, évêque de San, à l'ouest de Bamako, et ex-président de l'organisation ainsi qu'à Cyprien Dakouo, nommé secrétaire général de la CEM en 2004.

 

En 2007, les comptes rassemblaient 12 millions d'euros répartis à parts égales entre les trois hommes. Dans les documents, on trouverait la trace de rencontres entre les trois ecclésiastiques et deux banquiers suisses, notamment pour se mettre d'accord sur un taux de rémunération de 5%. L'enquête affirme que ces fonds seraient toujours actifs sans être jamais apparus dans la comptabilité de la Conférence épiscopale.

 

La CEM est réunie en ce moment en session extraordinaire pour préparer un voyage au Vatican. Mgr Zerbo y sera en effet officiellement ordonné cardinal le 28 juin. Sans doute que cette affaire embarrassante sera évoquée.

 

Interrogé par Le Monde, Mgr Zerbo avait expliqué qu'il s'agissait d'un vieux compte, hérité de l'Ordre des missionnaires d'Afrique - «les Pères blancs» - qui gérait l'Église dans le passé. L'archevêque avait ajouté n'avoir jamais ouvert de compte personnel à l'étranger. Or selon une bonne source, il s'était exprimé alors qu'il n'était pas encore nommé cardinal. Il avait même dit qu'avoir un cardinal au Mali était impossible, car la communauté était trop petite.

 

Jean-Gabriel Diarra, président de la CEM au moment des faits, est aussi visé par les allégations de détournement de fonds. «Nous ne sommes pas parfaits. S'il y a des choses, des imperfections qu'on a découvertes chez nous, on va chercher à les assumer, mais nous ne sommes pas des truands», assure-t-il.

 

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Ass Diallo, a fait le déplacement pour apporter son soutien au cardinal Jean Zerbo. Lui ne veut pas entendre parler de ces questions financières. «Je suis croyant et je pense que c'est sale, et que cette question ne doit pas se poser. Franchement c'est un article qui n'a pas sa raison d'être. Le ministre de tutelle que je suis est navré. Est-ce qu'il n'y avait pas d'autre moment pour raconter ces idioties ?» S'indigne-t-il.

 

Aucun autre évêque n'a souhaité s'exprimé. La conférence épiscopale a publié tard mercredi soir un communiqué laconique et n'apportant aucune réponse concrète. Notamment à qui appartient cet argent et où se trouve il désormais.

 

Ceux qui pensait que l’Église en Afrique n’avait pas le mêmes relations dangereuse avec l’argent comme celle d’Occident ne pouvaient que se tromper. Au Mali, c’est à la CEM d’éclairer sur ces sept comptes bancaires et non de donner des réponses laconiques.

 

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Publié le 30 Mai 2017

Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

The Tablet dans son article du lundi 29 mai 2017 nous montre que le Premier ministre Canadien Justin Trudeau a rencontré le pape et dans une discussion privée de 36 minutes il a demandé les excuses de l'Église pour son rôle dans un système d'école résidentielle qui a vu des enfants autochtones enlevés de leur famille et, dans certains cas, maltraités.

 

Auparavant, le bureau du Premier ministre a déclaré qu'il demanderait des excuses du pape découlant des recommandations de la Commission de Vérité et de Réconciliation du pays. Ce corps avait recommandé que le pape s'excuse sur le sol canadien pour l'implication de l'Église dans le traitement des enfants autochtones canadiens qui ont été victimes de violence physique, de dérogation de langage, de négligence, et de manque de nourriture maigre au sein d'une église, et plus tard du gouvernement. Les familles ont souvent été forcées par la police à envoyer leurs enfants dans ces écoles dans le cadre d'une politique visant à «ne pas les éduquer, mais surtout à rompre leur lien avec leur culture et leur identité», selon les conclusions de la commission. La commission a constaté qu'au moins 3201 étudiants sont morts alors qu'ils se trouvaient dans les écoles, souvent en raison d'abus et de négligence.

 

Suite à l'audience, Trudeau a déclaré aux journalistes qu'il a demandés au pape de «faire avancer une véritable réconciliation» avec les peuples indigènes du pays «en faisant des excuses» au nom de l'Église pour son rôle de nuisance envers leurs communautés. Une brève déclaration du Vatican publiée après la réunion a déclaré que le pape et Justin Trudeau avaient discuté de «l'intégration et de la réconciliation» mais n'ont fait aucune mention d'une possible excuse.

 

M. Trudeau, cependant, est soumis à une pression politique pour mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation, alors qu'une visite du pape François serait un coup de fouet pour le leader du pays, une étoile montante sur la scène mondiale. À la fin de leur réunion aujourd'hui, le pape a remis à Justin Trudeau un médaillon de 40 ans marquant le quatrième anniversaire de son pontificat, intitulé «un abbraccio» - ce qui signifie une étreinte - et qui symbolise la joie, le pardon et l'acceptation mutuelle.

 

L’Église peut s’excuser, et sous le pape François elle s’est dite désolé pour le rôle de l'Église catholique dans le génocide rwandais de 1994 et souhaité que les chrétiens demandent pardon pour le traitement des homosexuels. Alors, il n’y a aucun mal à le faire pour les enfants autochtones enlevés à leur famille et maltraités qui méritent le pardon de l’Église.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Pierre Pistoletti dans son article pour cath.ch ce lundi 29 mai 2017 nous montre que des prières “pour réparer les crimes de l’avortement” ont lieu une fois par mois à la chapelle du CHUV, l’hôpital universitaire lausannois. Organisées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, elles ont été mises en œuvre à l’insu de l’aumônerie et de la direction de l’hôpital.

 

“Tout le monde ici tombe des nues”, commente François Rouiller dans le Temps du 27 mai 2017, qui a révélé l’existence de ces pratiques. Le responsable de l’aumônerie assure tout ignorer de ces manifestations. L’invitation à manifester son opposition à l’avortement dans cette démarche de prière figure dans le bulletin mensuel de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Elles ont lieu le 13 de chaque mois à 19h30.

 

Propriété du CHUV, donc de l’État de Vaud, la chapelle en question est un lieu œcuménique dédié au soutien spirituel des patients et de leur famille. Des mesures sont annoncées par la direction. “Le service de sécurité a reçu l’instruction de fermer la chapelle le 13 du mois entre 19h et 20h, explique le Temps. De plus, une lettre sera envoyée ces prochains jours à la Fraternité Saint-Pie X pour lui signifier cette interdiction et lui demander de supprimer de son bulletin cette interdiction d’accès”.

 

Sans doute que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X aurait du écouter l’homélie du pape François de ce jour à la Maison Sainte Marthe où ce dernier dit qu’il est nécessaire d'être remis en cause par l'Esprit Saint, d’apprendre à écouter avant de prendre des décisions. Le pape François dit que si on ne discerne pas ce qui se passe, le risque de tomber dans une foi idéologique est grand. Ici le manque de discernement a fait tomber la FSSPX dans la foi idéologique qui s’est faite à l’insu de l’aumônerie et de la direction du CHUV.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Benoît Hamon qui a eu le droit à des attaques faciles de la France Insoumise comme celle qui disait qu’il allait investir Myriam El Khomri, Manuel Valls ou Marisol Tourraine qui ne l’avaient pas soutenu et qui s’en sont allés offrir leurs services à Macron dans la majorité présidentielle, était des plus irréalistes, car il soutient actuellement Michel Nouaille (PCF) contre Manuel Valls, Caroline de Haas (EELV) contre Myriam El Khomri, Philippe Rio (PCF) contre Malek Boutih, Salah Amokrane (EELV) contre Gérard Bapt (PS) qui s’accroche à son poste de député depuis 10 ans, et à Nicolas Kada (1re circonscription de l’Isère) et Soukaïna Larabi (3e), qui se présentent sous l’étiquette “Ensemble pour gagner !”… face à des candidats investis par le Parti socialiste.

 

En plus de cela, l’actualité semble lui donner raison dans ces choix politiques. Contrairement au mépris médiatique qui le prenait pour un utopiste, il avait travaillé ses dossiers. San Francisco envisage une taxe robots comme réponse à l’automation, le juge Trévidic prend position en faveur de la légalisation du cannabis pour contrôler sa distribution et casser les trafics, et Mark Zuckerberg souhaite que les États-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec, et souhaite qu’on mette en place un nouveau contrat social avec le revenu universel, la couverture santé étendue, ou la garde d’enfants bon marché, tout en pensant que ce sont les gens comme lui qui devront payer pour cela, sans doute devrait-il commencer par mettre fin à ses pratiques d’optimisation fiscale en Europe, tandis qu’en Suisse 58,2 % des électeurs ont approuvé la loi qui remplacera progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables.

 

Lors de l’émission politique sur France 2 le 18 mai 2017 Benoît Hamon a bien comprendre que Jean-Luc Mélenchon fait le mauvais choix en voulant mettre la gauche à sa botte : «La gauche ne peut être au pouvoir et défendre les acquis sociaux que rassemblée, et non pas sous l'hégémonie d'un seul.» Et pour ceux qui croyaient qu’il allait défendre les députés sociaux libéraux il a bien fait comprendre que «Trop, au PS, ont fait le choix de l'ambition plutôt que des idées. Je continuerai à défendre mes idées plutôt qu'un parti» et que «Seule l’élection de député(e)s réellement de gauche permettra la reconstruction, au-delà des calculs politiques». Comme le souhaite Yannick Jadot : "Il faut occuper un espace écolo, social, démocrate entre Macron, Mélenchon et Le Pen".

 

Pendant ce temps, Emmanuel Macron voit du positif dans l’attitude de Donald Trump lors du G7 alors que ce dernier n’est pas disposé à respecter l'accord de Paris, et invite en grande pompe le président russe Vladimir Poutine qui aide le dictateur syrien Bachar al-Assad a massacrer son peuple. On apprend également que le gouvernement Philippe veut en finir avec la publication mensuelle des chiffres du chômage. Cela peut difficilement cacher l’augmentation du chômage.

 

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Publié le 28 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article pour peridosatdigital.com nous montre que dans le Regina Coeli de ce dimanche 28 mai 2017 le pape François, après le succès de sa visite pastorale hier à Gênes, a apprécié l’«accueil chaleureux» des milliers d’ouvriers de l’usine d’Ilva suite à sa demande de dignité dans le travail et son attaque des «spéculateurs».

 

Après la catéchèse, le pape a rappelé les 22 «jeunes vies ruinées» de Manchester, alors qu’elles étaient venus assister à un concert d’Ariana Grande, et les 29 «martyrs» tués en Égypte par des terroristes de l’État islamique pour ne pas «avoir abjuré leur foi.» Comme le confirme l’article de periodisatdigital.com «Les Coptes égyptiens ont été exécutés après avoir refusé de «renoncer à leur foi»», les terroristes de l’EI étaient venus dans le parcours d’un bus allant au monastère de Saint-Samuel dans la province Al-Minya pour entraîner les coptes à renoncer à leur foi. Tous ont refusé et se sont fait abattre froidement.

 

Cette attaque a fait 29 morts et 24 blessés. Mais ce ne sont pas les premières attaques puisque cela fait plusieurs mois, que l'Égypte pleure pour les attaques contre la communauté copte. Au début du mois d’avril, deux attentats suicides sur les chemins des églises coptes ont tués 45 personnes dans le nord du Caire. Pour les Coptes, c’est la colère et la peur qui demeure, tandis que l’armée et l’État égyptien ne semblent rien faire.

 

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Publié le 27 Mai 2017

leparisien.fr nous montre ce dimanche 27 mai que le pape François a été ovationné samedi à Gênes (nord-ouest de l'Italie) dans une aciérie du groupe italien Ilva, où il a mis sur un piédestal "la dignité" fournie par le travail et dénoncé "les spéculateurs" protagonistes d'une économie "sans visages".

 

Visiblement à son aise dans un immense hangar face à des milliers d'ouvriers arborant des casques de travail et scandant "Francesco, Francesco!", le pape a souligné que "sans travail pour tous, il n'y aura pas de dignité pour tous". Répondant aux questions de quatre personnes dont un chef d'entreprise et une chômeuse, le pape François a vanté la vertu de "travailler bien, par dignité et par honneur".

 

Si le travail peut être douloureux, dans le même temps "sur la terre il y a peu de joies plus grandes que celles expérimentée en travaillant", a-t-il estimé. "Sans travail on peut survivre, mais pour vivre on a besoin de travail", a insisté le pontife argentin, estimant que le chômage des jeunes constitue "une hypothèque sur le future" et le signe d'une "démocratie en crise".

 

Certains emplois sont néanmoins très critiquables, selon lui, dans les secteurs de la pornographie ou des jeux du hasard, ou encore dans des entreprises ne respectant pas les droits des travailleurs ou la nature. Il a aussi dénoncé ceux qui deviennent "des esclaves" de leur travail "achetés par les entreprises", une société "hédoniste" qui "voit seulement la consommation et ne comprend pas les valeurs du travail et de la sueur", ou encore le concept de "méritocratie" qui constitue "une légitimation de l'inégalité".

 

Il a voulu aussi faire une claire distinction entre bons chefs d'entreprises et spéculateurs. Pour le pape François "le vrai chef d'entreprise doit être avant tout un travailleur" au côté de ses salariés, quelqu'un "qui n'aime pas licencier". "Celui qui pense résoudre les problèmes de son entreprise en licenciant du monde n'est pas un bon chef d'entreprise. Aujourd'hui il vend les siens, demain il vendra sa propre dignité", a-t-il lancé. "Une maladie de l'économie est la transformation progressive de l'entrepreneur en spéculateur", a souligné le pape François. "Le spéculateur est pareil à un mercenaire, il n'a pas d'entreprise, il voit les travailleurs seulement comme un moyen pour faire des profits", a-t-il défini.

 

"Alors tout se ruine, l'économie perd son visage et les visages, c'est une économie sans visages, une économie abstraite", a dénoncé le pape.

 

Lourdement endetté, le groupe Ilva a été placé sous tutelle par l'État italien début 2015, puis nationalisé. L'État envisage désormais de le céder au géant mondial de l'acier ArcelorMittal, dirigé par le multimilliardaire indien Lakshmi Mittal.

 

L’État italien qui avait promis qu’Ilva ne serait jamais tué par les lobbys sidérurgiques des autres pays semble avoir changé d’avis en adoptant la vision du marché avec Mittal qui en fera une de ses filiales, avec une logique imposée de l’extérieur avec les décisions prises ailleurs, plutôt qu’une offre plus viable provenant de Jindal (même si le groupe n’est pas à l’abri de tout reproche) dans le consortium de CDP, Arvedi et Leonardo Del Vecchio, qui souhaitait le maintien de la production actuelle du haut fourneau, en partie avec la réalisation de fours électriques alimentés pré-réduit, un choix technique qui devrait assurer un impact environnemental plus faible de l'activité, dans le but d'atteindre le seuil de rentabilité dans un délai de trois ans, et il a également fait part de la volonté d'investir dans les Pouilles.

 

La pique du pape François semble monter que le choix de Lakshmi Mittal ne semble pas lui convenir puisque ce dernier est connu pour ne pas tenir ses promesses, pour son manque de dialogue, et pour détruire des usines et des emplois dans le monde entier. Le gouvernement italien a choisi un prédateur qui vend sa propre dignité comme le précise le pape.

 

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