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Publié le 26 Avril 2017

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article de Libération.fr du mardi 25 avril 2017 que le FN, suscite toujours une grande méfiance parmi les musulmans, sa candidate n'ayant récolté que 5% de leurs voix. En revanche avec 22%, Le Pen réalise chez les catholiques, un score légèrement supérieur à sa moyenne nationale (21,3%).

 

Les cathos à droite, les protestants avec un tropisme centriste Macron (30 % des suffrages) prononcé et les musulmans avec le cœur à gauche. Le premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage Ifop publié par l’hebdomadaire catholique Pèlerin, confirme les tendances de fond des votes confessionnels. Critiques à l’égard du quinquennat (notamment à cause de la personnalité de Manuel Valls), les musulmans demeurent quand même très fidèles à la gauche, sauvant même l’honneur de Benoît Hamon qui récolte 17 % de leurs suffrages. Mais leur chouchou a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon qui réalise un score de 37 %. Macron, lui, totalise 24 % des voix. François Fillon est à la traîne avec seulement 10 % des suffrages. Marine Le Pen obtient 5%.

 

Malgré ses démêlés judiciaires, l’ex-Premier ministre a réussi à conserver son avantage chez les catholiques récoltant 28 % des voix. Son score atteint même 46 % parmi les pratiquants. Emmanuel Macron tire son épingle du jeu en totalisant 22% des suffrages tandis que Jean-Luc Mélenchon chute à 14 %. Marine Le Pen confirme sa poussée atteignant, elle aussi, 22 % des voix catholiques. Nicolas Dupont-Aignan dépasse son score national avec 6%. Quant à Hamon, il ne fait que 4%. «Finalement, les catholiques pratiquants, après un temps d’hésitations que nous avions constaté avant Pâques, sont revenus au bercail», analyse, Jérôme Fourquet, directeur des études d’opinions à l’Ifop.

 

Pour le second tour, les organisations musulmanes se sont prononcées, les unes après les autres, pour un appel clair à voter Emmanuel Macron. «L’ennemi principal reste clairement l’extrême droite», relève Jérôme Fourquet. Pour le Conseil français du culte musulman (CFCM), il s’agit de «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine, ainsi qu’aux velléités d’amalgame et de stigmatisation qui menacent la cohésion nationale et le vivre-ensemble.» Dans le collimateur de Marine Le Pen, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans), a appelé les musulmans, par «de-là leurs opinions politiques» à «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine» et donner «un score le plus large» à Emmanuel Macron.

 

Côté catholique, la démarche de la Conférence des évêques de France (CEF) se fait beaucoup plus discrète. Dès dimanche soir, elle a publié, sous la plume de son secrétaire général Olivier Ribadeau-Dumas, un long texte pour donner des critères de discernement quant au second tour. Mais il faut lire attentivement entre les lignes pour y percevoir un appel contre le Front national. Ce positionnement a minima suscite déjà un début de polémique.

Le vote religieux montre encore ses disparités alors que francetvinfo.fr dans Le Live nous apprend que Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité, a augmenté de 43 700 par rapport au mois de février, soit une hausse de 1,3%. Il s'agit de la cinquième plus forte hausse du quinquennat. Pendant ce temps, Bernard Cazeneuve a prévu de donner un grand meeting national de soutien à Emmanuel Macron le mardi 2 mai, alors qu’il n’en avait pas fait un pour soutenir Benoît Hamon. On sait maintenant quel candidat soutenait le gouvernement.

 

Enfin, Libération.fr nous montre dans un article «Quand le pape François sermonne les technophiles» que le pape François s’est adressé assez directement à la Silicon Valley. Comme le dit Mashable, «on ne sait pas si c'est merveilleux ou étrange». Le pape François a participé mardi via skype à la conférence TED (Technology, Entertainment and Design), qui se déroule à Vancouver du 24 au 28 avril. Cette année, l'accent porte sur les changements que la robotique et l'intelligence artificielle apportent au travail. Après avoir prôné «la solidarité et la tolérance», explique le site, il a ensuite déclaré : «Si la croissance de l'innovation scientifique et technologique pouvait coïncider avec plus d'égalité et d'intégration sociale, ce serait merveilleux». Et bim.

 

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Publié le 25 Avril 2017

Le Récap de Libération.fr nous montre ce mardi 25 avril 2017 que la plupart des syndicats français (CFDT, CGT, CFTC, FSU et Solidaires) qui partiront en ordre dispersé à la manifestation du 1er mai, exhortent leurs adhérents à «faire barrage» à l'extrême droite au second tour. Seul FO, fidèle à sa tradition, s'abstient. A gauche, le Parti communiste appelle également à votre contre Marine Le Pen en utilisant un bulletin Macron, mais pour ensuite s'opposer à la politique du candidat d'En marche. À Laval (Mayenne), François Hollande a estimé que désormais «l'enjeu, c'est que le Front national soit le plus faible possible» au second tour de la présidentielle, soulignant que «ce n'est pas la même chose pour un pays de savoir que l'extrême droite est à 20, 30 ou 40 %».

 

L’Express.fr nous montre aussi dans l’article «Pour Hollande, "Le Pen au deuxième tour, ce n'est pas rien"» qu’à l'occasion d'un déplacement ce mardi après-midi en Mayenne, le chef de l'État est revenu sur les résultats du premier tour de la présidentielle. "Il n'y a pas eu de prise de conscience de ce qui s'est passé dimanche" avec le FN au second tour, a déclaré François Hollande. "Tout le monde a regardé le résultat avec un ordre d'arrivée. Et on a oublié que c'était quand même Marine Le Pen qui était au deuxième tour. Ce n'est pas rien que l'extrême droite soit au deuxième tour d'une élection présidentielle", a déclaré le président de la République dans un aparté avec la presse lors d'un déplacement à Laval.

 

Je me croirais dans un épisode de la série animée South Park en 2004 intitulé Poire à lavement et sandwich au caca (Douche And Turd en version originale) qui est le huitième épisode de la huitième saison. Les enfants de l'école de South Park devaient voter pour leur nouvelle mascotte et avaient le choix entre ces deux objets chargés de rêves. Déprimés, les enfants s'étaient plaints auprès de leurs parents, mais ces derniers avaient répondu qu'ils devaient faire avec : ils devraient toute leur vie donner leur vote soit à une poire à lavement, soit à un sandwich au caca. Un de ces enfants hésitant est intimidé par Sean "Puff Daddy" Combs avec une campagne intitulée Vote or Die (Vote ou Meurt).

 

L'épisode a été utilisé pour démontrer les problèmes qui se posent lorsque les électeurs doivent choisir entre deux mauvais candidats plutôt que de se centrer sur les problèmes et le rôle de la campagne politique. Un choix qui ressemble beaucoup au notre le 7 mai 2017.

 

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Publié le 25 Avril 2017

Le 25 avril 1974, une inspiration qui peut servir

On fête le 25 avril au Portugal. Le 25 avril 1974, le Portugal se libérait d’une dictature qui les priva pendant 41 ans les gens de leurs droits les plus essentiels.

 

Aujourd’hui plus que jamais, cet événement doit nous servir de modèle. Il a permis l'instauration de la démocratie s'est accompagnée de nombreuses conquêtes politiques et sociales : suffrage universel, liberté d'expression, égalité des droits entre les hommes et les femmes, droit de grève, création d'un salaire minimum, Sécurité sociale pour tous, etc.

 

Soyons comme les militaires capitaines de la révolution d'avril qui ont boycotté les célébrations officielles en 2012, 2012, 2013, et 2015 pour ne pas cautionner la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre-droit en échange de l'aide octroyée par la troïka (UE-FMI-BCE). La politique d'austérité a trahi les idéaux de la Révolution.

 

Les capitaines d’avril lors des 40 ans de la révolution des œillets en 2014 déclarèrent que depuis le début de la crise, qu’ils assistaient tout simplement à la destruction des valeurs de la révolution. L'État social, la santé, l'éducation, les retraites, tous les acquis sociaux de la révolution étaient aujourd'hui menacés par les politiques d'austérité.

 

Vasco Lourenço un de ces capitaines d’avril affirma qu'il fallait une sorte de nouveau 25 avril, qui redonne espoir aux gens. Il souhaitait un changement qui doive se faire selon les règles démocratiques, à partir des partis politiques et non de mouvements qui n’ont pas d’assise réelle. C’est qu’a compris le mouvement Geração à rasca qui favorisa aux élections de 2015, les partis de gauche PS, BE et PCP, plutôt que de devenir un mouvement politique qui finirait par disparaitre et décevoir.

 

En 2016, le changement qu’il souhaitait est venu, et les capitaines d’avril ne boycottèrent plus les célébrations du 25 avril car le président et le gouvernement (une alliance, inédite depuis l'avènement de la démocratie, avec des partis de gauche radicale, le gouvernement socialiste d'Antonio Costa a infléchi la politique d'austérité menée depuis 2011), poursuivent dans la voie des valeurs du 25 avril pour créer une société plus juste.

 

Nous n’avons rien de tout cela en France, les célébrations du 25 avril montrent que les mouvements citoyens en faisant pression sur les partis de gauche obtiennent satisfaction. Nous n’avons pas de chanson comme «Grandola, Vila morena» à envoyer au visage des hommes politiques prônant l’austérité. Il est grand temps de se réveiller, car le 7 mai le choix entre Macron et Le Pen, n’est en rien enviable, puisque nous devons choisir entre le libéralisme économique et la xénophobie.

 

Alors trouvons nous aussi une chanson mettant en avant nos aspirations, poussons les partis politiques de gauche à s’unir et mobilisons contre le futur précaire que l’on nous prépare.

 

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Publié le 24 Avril 2017

La-Croix.com nous montre que le lundi 24 avril 2017 nous montre que les évêques de France lancent un appel contre le fatalisme et reviennent sur les valeurs fondamentales de l’Église afin de donner à chacun des éléments pour son discernement propre avant le second tour de l’élection présidentielle, qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron.

 

«Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle». Au lendemain du premier tour, la conférence des évêques de France (CEF) n’appelle pas à voter «pour l’un ou l’autre candidat» mais redit les fondamentaux, alors que le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 7 mai, verra s’affronter Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

 

Le communiqué rappelle ainsi «certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité». Le texte détaille les critères nécessaires pour réaliser son choix : la solidarité, l’éducation, l’accueil des migrants, le projet européen, la sauvegarde de l’environnement, la famille et la dignité humaine.

 

«Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme, met en garde le texte des évêques. Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement.»

 

La CEF rappelle ainsi que le droit de vote, «acte citoyen, acte responsable», ne s’arrêtera pas avec le second tour de l’élection présidentielle. Après le 7 mai, «le processus démocratique (…) se prolongera dans les législatives (juin) et les sénatoriales (septembre) et dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif)».

 

Les critères que sont la solidarité, l’éducation, l’accueil des migrants, le projet européen, la sauvegarde de l’environnement, la famille et la dignité humaine ne me portent pas sur Macron et Le Pen. Faire barrage au FN n’est ce pas ce qui a fait que le FN progresse à chaque élection. Il faudrait sans doute trouver des solutions plutôt que de continuer à faire un barrage qui commence à s’amincir.

 

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Publié le 24 Avril 2017

francetvinfo.fr dans son Direct et LeMonde.fr dans son Live Présidentielle nous montre ce lundi 24 avril que la bataille pour le second tour démarre.

 

Dimanche 23 avril, Emmanuel Macron (23,86%) et Marine Le Pen (21,43%) sont arrivés en tête du premier tour de l'élection présidentielle, selon les résultats du ministère de l'Intérieur remis à jour dans la nuit. François Fillon (19,91%), plombé par les affaires, et Jean-Luc Mélenchon (19,64%) suivent le duo de tête. Derrière, arrivent Benoît Hamon (6,35%), Nicolas Dupont-Aignan (4,73%), Jean Lassalle (1,21%), Philippe Poutou (1,10%), François Asselineau (0,92%), Nathalie Arthaud (0,65%) et Jacques Cheminade (0,18%). D'après les chiffres du ministère de l'intérieur, le taux de participation s'est établi à 78,69 %, contre 80,42 % lors du premier tour du scrutin présidentiel de 2012.

 

Si Benoit Hamon et François Fillon appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour tandis que Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ont souligné l'importance de faire barrage au FN, les autres candidats éliminés ne font pas le même choix. Certains préfèrent différer leur prise de décision comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), quand d'autres expliquent qu'ils ne donneront pas de consigne de vote comme Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

 

Plusieurs centaines de jeunes "antifascistes" se sont rassemblés, dimanche soir, sur la place de la Bastille à Paris, pour protester contre le résultat du premier tour. Ce face-à-face tendu avec la police a fait deux blessés. Il y a aussi eu dégradation de vitrines d'agences bancaires et d’abribus et le renversement de poubelles. Le rassemblement de place de la Bastille promettait une "nuit des barricades". Les manifestants sont venus protester contre la mascarade que représente cette élection, car pour eux tous les principaux candidats, Macron, Fillon, Le Pen, ne sont là que pour perpétuer le règne de l'oligarchie qui confisque le pouvoir et vole les richesses au peuple. Ils n'ont aucune légitimité, il y a donc une crise de représentativité grave en France.

 

Le Parti socialiste et Les Républicains ont convoqué un bureau national dès lundi matin pour faire le point après ce premier tour de l'élection présidentielle. Alors que se tient ce matin un comité politique, les poids lourds du parti tirent à boulets rouges sur François Fillon, accusé d'avoir raté une campagne imperdable. Ensuite dans le Direct de L’Express.fr Le Foll a dit ce lundi souhaiter que le Premier ministre Bernard Cazeneuve conduise la campagne des élections législatives pour le PS, après avoir "fait battre le Front national" avec un score "le plus haut possible" pour Emmanuel Macron. Comme si le gouvernement n’était pas responsable de cette claque pour le PS. Pendant ce temps, on critique Mélenchon qui a refusé de donner une quelconque consigne de vote, estimant n'avoir "reçu aucun mandat" de la part de ses militants pour le faire. Il sollicitera donc les 450 000 personnes qui ont appuyé sa candidature dans un vote électronique, qui doit indiquer le comportement à adopter au second tour. Les résultats devraient être connus ce mardi.

 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a déclaré que son parti allait mener campagne contre le Front national, précisant notamment : «un tract sera publié à 4 millions d'exemplaires, des milliers de porte à porte et des centaines de réunions seront organisés». Il a conclu par une déclaration qui, compte tenu de la raclée électorale de la veille, pourra en faire sourire certains : «La bataille de France vient de débuter. Elle sera longue. Le PS y jouera tout son rôle et il sera à sa place: la première». Ça se fera sans moi.

 

Enfin, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, annonce que le bureau national du PS appelle, à l'unanimité, à voter pour le candidat d'En marche! Un choix peu difficile pour le PS qui n’a pas soutenu Benoît Hamon.

 

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Publié le 23 Avril 2017

Marie Malzac nous montre ce dimanche 23 avril 2017 que lors de la messe célébrée à Notre-Dame de Paris dimanche 23 avril, jour du premier scrutin de l’élection présidentielle, à l’intention des victimes de l’attentat survenu trois jours plus tôt, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a exhorté la «communauté nationale» à éviter la tentation du «repli».

 

«Dans les circonstances que traverse notre pays – élections, succession d’attentats –, notre communauté nationale doit réfléchir à son attitude». Alors que touchait à sa fin la journée électorale, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a invité dimanche les nombreux fidèles présents à Notre-Dame à «réagir» avec justesse, lors de la messe célébrée en hommage aux victimes de l’attaque des Champs-Élysées. Cet attentat, perpétré jeudi 20 avril, a causé la mort d’un policier, Xavier Jugelé. Deux autres ont été blessés.

 

«Notre communauté nationale saura-t-elle éviter le repli ? », a-t-il lancé, après avoir commenté les lectures du jour en soulignant que «Jésus donne le pouvoir de résister à l’esprit de vengeance et de division». «Parviendra-t-elle à puiser un sursaut de citoyenneté et d’unité ?, a encore demandé Mgr Jachiet. Car oui, notre communauté nationale a une mission au service de la liberté de tous, égalité de chacun et de la fraternité entre les hommes».

 

Les proches du policier tué dans l’attaque étaient présents en nombre pour participer à cette messe. Une délégation d’une soixantaine de personnes de la Préfecture de Police de Paris a pris part à cette célébration. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, toujours hospitalisé, a de son côté transmis ses prières à l’intention des victimes et de leurs proches.

 

Ce discours porte-t-il quand le FN est à 21,7 %, ce qui montre qu'une partie de la France a choisi la tentation du repli. La liberté de tous, égalité de chacun et de la fraternité entre les hommes devra se travailler, et ce sursaut citoyen ne se fera pas avec Emmanuel Macron qui n’a seulement eut que 23,9 % mais du peuple lui-même. On n’a plus rien à attendre de la politique.

 

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Publié le 21 Avril 2017

Dans le Récap' de Libération.fr de ce vendredi 21 mars 2017 nous montre qu’un policier a été tué et deux autres ont été blessés sérieusement jeudi soir, lors d'une fusillade à l'arme automatique sur les Champs-Elysées. L'assaillant a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe État islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. François Hollande a convoqué un conseil de défense ce matin à l'Elysée, et a annoncé qu'un «hommage national» serait rendu au policier. Dans cette campagne présidentielle où rien ne va, cette attaque terroriste a évidemment bouleversé la fin de campagne présidentielle (et l'émission présidentielle de France 2, dont le résumé est à lire ici). Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron ont annulé leurs déplacements. Les candidats doivent pour la plupart prendre la parole aujourd'hui. La campagne officielle s'achève ce soir à minuit.

 

Certains candidats sont plus courageux que d’autres comme nous le montre l’article du HuffingtonPost.fr : «L'actualité de l'attentat de Paris sur les Champs-Elysées rebat les cartes du dernier jour de campagne». De son côté, Benoît Hamon a rappelé la nécessité de ne pas céder au terrorisme, affirmant par la suite à l'AFP que "ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique". Le vainqueur de la primaire socialiste a décidé de maintenir la prise de parole à Carmaux (Tarn) qu'il avait programmée vendredi après-midi sur les terres de Jean Jaurès, mais annulé un autre déplacement prévu à Evry dans la matinée. Jean-Luc Mélenchon maintient l'"apéro insoumis" prévu à 19h dans le quartier populaire de Ménilmontant à Paris où il doit se rendre avec le leader de Podemos, l'Espagnol Pablo Iglesias, a annoncé son entourage dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Comme on pouvait s’attendre les favoris des sondages vont essayer reprendre pour eux les événements. Comme le montre le Direct Présidentielle de francetvinfo.fr Marine Lepen n’a pas attendu bien longtemps pour s’en servir politiquement. Elle a donné une conférence de presse à 10 heures, réclamant notamment le rétablissement des frontières et "une expulsion immédiate des fichés S étrangers", bien que l'auteur de l'attaque soit un Français, dont on ignore encore s'il était effectivement fiché S. "Tout a été fait pour que nous perdions la guerre contre le terrorisme", a-t-elle déclaré. Mais est-elle bien placée pour faire la morale au gouvernement puisque comme le montre le journaliste Nicolas Henin, spécialiste du Moyen-Orient et ex-otage en Syrie, l'inaction de Marine Le Pen en matière de terrorisme, alors qu'elle est élue au Parlement européen est plus que visible. Elle était absente au parlement européen lors d'un vote qui visait à renforcer le contrôle aux frontières de l'espace européen le 16 février 2017.

 

Libération.fr dans son Live Présidentiel nous montre que depuis son QG de campagne, François Fillon a fait lui aussi une déclaration à la suite de l'attaque des Champs-Elysées. «Nous sommes en état d'urgence et il ne sera pas levé avant longtemps», a dit le candidat LR, estimant que «l'adversaire est puissant, ses complices vivent parmi nous et à côté de nous.» Il a évoqué «le totalitarisme islamique [...] qui s'est donné pour but de détruire notre civilisation» et visé «certains [qui] n'ont semble-t-il pas encore pris totalement la mesure du mal qui nous agresse.» Puis, comme Marine Le Pen avant lui, il a profité de l'occasion pour ressortir son programme : renforcement des frontières nationales, augmentation du nombre de places de prison, budget de la défense augmenté à 2% du PIB, placement en détention de fichés S, dissolution de mouvement «se revendiquant du salafisme». Il demande aux musulmans de France «d'aider l'État à faire le ménage contre le fanatisme et l'obscurantisme».

 

Marine Le Pen et François Fillon ont fait référence aux fichés S mais le seul problème est que l’auteur de l’attentat ne l’était pas. Se taire serait préférable plutôt que de lancer des approximations. Pour LeMonde.fr à deux jours du premier tour de la présidentielle, les Français ne doivent pas céder à la panique ni s’en remettre aux candidats qui prônent la loi du Talion. Un retour à la raison qui permettra de mieux voter et de ne pas choisir les mauvais candidats à la présidence de la République.

 

Après Marine Le Pen et François Fillon, au tour d'Emmanuel Macron, candidat En Marche, de s'exprimer dans une déclaration depuis son QG de campagne comme nous le montre le Live Présidentiel de Libération.fr : «J'ai décidé d'annuler deux rassemblements publics par décence et pour ne pas mobiliser indûment nos forces de sécurité, mais j'ai décidé de ne pas suspendre la campagne pour autant», explique-t-il, estimant que ce serait une concession aux terroristes. Après les assauts sécuritaires de Marine Le Pen et François Fillon, le candidat d'En Marche engage les Français à «ne rien céder à la peur». Il appelle à «refonder une Europe qui protège», à transformer «notre société par l'école, par la culture, par le travail». C'est un peu passe partout.

 

Le Live Présidentiel de Libération.fr montre que Benoît Hamon a réagi de la bonne façon face à la récupération politique de cet attentat qui n’a pas tardé à venir. Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a jugé ce vendredi «sordide» la «surenchère politique» autour des attentats, après l'attaque des Champs-Elysées. «La démocratie ne peut pas s'arrêter, être empêchée par un acte terroriste, et le débat démocratique ira jusqu'au bout», a réagi l'ex-ministre sur RMC et BFMTV. «La surenchère, je la trouve sordide sur ces questions-là», a également déclaré le candidat du PS, visant Marine Le Pen qui a récemment déclaré qu'avec elle, les attentats de Mohammed Merah ou du Bataclan n'auraient pas eu lieu. «Ce sont les moyens qui doivent être consacrés au renseignement et à la lutte contre l'islamisme radical qui me semblent être les priorités». «Ce sont aussi des effectifs dont nous avons besoin, de mieux mailler le territoire, d'organiser des coopérations entre nos services de renseignement beaucoup plus solides qu'elles ne le sont parfois, et avec le renseignement européen», a-t-il prôné. 

 

L’OBS dans l’article «Attentats aux Champs-Elysées : Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d'avoir choisi "l'outrance et la division"», la réaction de Bernard Cazeneuve ne s’est pas faite attendre. Bernard Cazeneuve a accusé vendredi Marine Le Pen et François Fillon d'avoir choisi "l'outrance et la division", accusant notamment la candidate du FN à la présidentielle de chercher à "exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes", après l'attentat de jeudi soir à Paris. Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes". Quant à François Fillon, il "préconise la création de 10 000 postes de policiers. Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13 000 dans les forces de sécurité intérieure ?", a accusé le Premier ministre lors d'une déclaration sur le perron de Matignon.

 

LeMonde.fr nous montre enfin dans «Benoît Hamon refuse de "céder aux terroristes"» qu’en déplacement à Carmaux, dans le Tarn, sur les terres de Jean Jaurès, Benoît Hamon est revenu sur l'attentat aux Champs-Elysées à Paris. "Nous ne céderons rien" face aux "terroristes" ni "aux intégristes antirépublicains entourant Marine Le Pen", a-t-il notamment lancé. "Je refuse de faire le cadeau aux terroristes de suspendre la démocratie quand eux le décident", a poursuivi le candidat socialiste, justifiant sa décision de poursuivre sa campagne. "C'est justement parce qu'ils haïssent ce grand moment de démocratie qu'il faut la chérir", a-t-il également affirmé. Il a ensuite évoqué Jean Jaurès qui a eu "le courage de tenir pour ses idées face aux extrémistes, même au prix de sa vie".

 

C’est une campagne présidentielle où rien ne va, où ne peut pas écouter les programmes et qui favorise une politique spectacle qui mettra en avant des personnes peu compétentes pour la présidence de la République. On a vraiment touché le fond. Quel gâchis !

 

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Publié le 20 Avril 2017

Une campagne présidentielle allant sur sa fin et nous laissant sur notre faim

Plus que quelques heures avant la fin de la campagne officielle vendredi soir. Des matinales télé et radio à l’émission politique de France 2 au cours de laquelle ils seront tour à tour interviewés ce soir dans des entretiens individuels de 15 minutes qui doivent au total durer 3h30.

 

linternaute.com dans son article du jeudi 20 avril 2017 «Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, un duo se détache» nous montre face à cette déferlante de soutiens pour Emmanuel Macron (la campagne se termine demain à minuit, il s'agit donc de prendre position avant), Benoit Hamon continue de faire campagne. Ses équipes se sont félicitées du rassemblement de 20 000 personnes hier soir, place de la République à Paris, lors duquel le candidat à la présidentielle a vertement attaqué l'ancien ministre de l'Economie, sans le nommer, évoquant une "novlangue creuse qui dépolitise tout, pour rendre vintage les vieilles recettes libérales et vendre du giscardisme relooké par quelques bonnes agences de communication". Il a de nouveau appelé à un vote de "conviction" plutôt qu'à un vote utile, de "stratégie" ou de "calcul", ce matin sur France Inter.

 

Il aussi comme l’a montré L’OBS dans son article «"J'aime la gauche des communistes, de Podemos, Syriza et de Bernie Sanders..." : Hamon a tenté le tout pour le tout lors de son meeting place de la République, à Paris», a déclaré sa flamme à "toute la gauche". Dans un débit de parole effréné, il a listé toutes les gauches qu'il aimait : la gauche "des communistes", "en mouvement", "la gauche qui proteste", "de Mitterrand, mais celle de Rocard aussi". "J'aime la gauche de Syriza, de Podemos" a-t-il poursuivi, pour finir sur celle "de Bernie Sanders". Une dernière démonstration dans la bataille de la présidentielle, avant le premier tour, ce dimanche 23 avril.

 

Comme on s’y attendait la secrétaire d'État en charge de l'Aide aux victimes Juliette Méadel indique au Parisien ce matin qu'elle a elle aussi choisi Emmanuel Macron pour ce premier tour de l'élection présidentielle. Ce n’est en rien étonnant comme le montre le LIVE Présidentielle 2017 dans LeMonde.fr alors que le candidat socialiste réunissait ses supporteurs place de la République à Paris, les autres composantes du Parti socialiste peaufinaient leur stratégie pour "l’après", mercredi. Cette journée de grandes manœuvres avait commencé à l’Elysée, dans la matinée, où François Hollande a réuni ses ministres et secrétaires d’État pour évoquer la situation politique. Le chef de l’État a invité ses ministres à s’exprimer et leur vote n’ira sûrement pas sur Hamon, mais cette traîtrise envers le candidat des primaires se payera cher pour les sociaux libéraux.

 

Et Manuel Valls ayant la traitrise dans le sang continue de plus belle puisqu’il avait déjà renié son engagement de la primaire fin mars, en indiquant qu'il allait voter pour Emmanuel Macron et non Benoît Hamon. Manuel Valls va encore plus loin cette semaine. L'ancien maire d'Evry a écrit aux habitants de la ville de banlieue parisienne pour les appeler à choisir Macron à leur tour. Co-signée par l'actuel maire d'Evry Francis Chouat, le courrier ne mentionne même pas le candidat du PS Benoît Hamon et donne trois arguments clés en faveur du candidat d'En Marche à l'élection présidentielle 2017. Selon eux, Emmanuel Macron veut "libérer les formidables énergies de notre pays" (terme de droite), prône un "une Europe plus juste, plus forte, plus écologique" avec la France en tête de pont et entend "renouveler en profondeur notre démocratie". Les deux élus de l'Essonne estiment également qu'Emmanuel Macron est le seul à pouvoir éviter un duel Le Pen-Fillon au second tour.

 

Le plus inquiétant est ce nous montre l’article de BFMTV.com : «Ces électeurs de Mélenchon qui sèchent sur son programme Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting mardi à Dijon». Sur place, plus de la moitié des électeurs du candidat de la France insoumise interrogés par BFMTV n'ont pas été capables de citer une seule mesure de son programme. En gros, "Sa façon de parler", "son répondant" ou "son charisme" sont autant d'arguments suffisants à ces électeurs pour accorder leur voix au représentant de la France insoumise. Ce n’est pas suffisant pour en faire un bon président.

 

Le ridicule ne tuant pas, L’OBS nous montre dans son article «Emmanuel Macron passe 6 millions de coups de téléphone aux électeurs» que pour tenter de convaincre les électeurs, Emmanuel Macron diffuse par téléphone un message vocal préenregistré, rapporte franceinfo. Cet appel de 1 minute 30 invite à aller voter le 23 avril, et argumente sur les "bonnes raisons" d'aller voter Macron au premier tour. Cette campagne massive, souligne franceinfo, est cependant critiquée par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux, qui y voient du harcèlement.

 

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielle 2017 nous montre qu’invité sur RTL ce matin, le candidat de la droite et du centre a déclaré qu'il était "confiant" concernant le résultat du premier tour, dimanche : "Le terrain me rend confiant, ainsi qu'une certaine connaissance de la sociopolitique de mon pays. Il n’y a pas 55% de Français qui vont voter pour un marxiste révolutionnaire ni pour une femme d’extrême droite qui veut sortir de l’euro. Au moment de mettre le bulletin dans l’urne les Français reviendront à des choix raisonnables." Interrogé aussi sur les sensibilités de droite avec qui il compte gouverner, celui qui n'a pas caché son intention de faire entrer le mouvement Sens commun, issu de La Manif pour tous, dans son gouvernement, a-t-il déclaré, faisant notamment allusion à ceux qui, dans son camp, ont pris leurs distances avec sa campagne comme Bruno Le Maire.

 

LCI.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIEL nous montre que pour Jean Lassalle, son élection comme président de la République aura un retentissement mondial aussi important que celle de Barack Obama en 2008. C’est un grand optimiste. Jacques Cheminade, candidat du parti Solidarité et Progrès, compte voter "blanc" au second tour de l'élection présidentielle, a-t-il déclaré. Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, ne se présentera pas une troisième fois en 2022, a-t-il annoncé sur France Info.

 

Enfin comme le montre francetvinfo.fr Marine Le Pen termine sa campagne sur un faux rythme, avec une dynamique en panne. Une situation paradoxale pour la candidate qui reste en position favorable pour le premier tour, mais qui déçoit une partie de ses partisans dans la dernière ligne droite.

 

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Publié le 19 Avril 2017

Jean-Claude Gerez, correspondant de Cath.ch en Amérique latine nous montre ce mercredi 19 avril 2016 que pour le théologien de la libération brésilien Leonardo Boff, le refus du pape François de donner une suite positive à l’invitation du Président brésilien Michel Temer est cohérent avec l’option pour les pauvres.

 

“Le pape n’avait aucune raison d’accepter l’invitation de venir au Brésil, et appuyer ainsi un dirigeant parvenu au pouvoir suite à un coup d’état judiciaire et parlementaire. Il demeure en accord avec son option pour les pauvres, pour ceux qui souffrent de violences et sont marginalisés. C’est pour cette même raison d’ailleurs que le pape François n’a pas voulu se rendre en Argentine, présidée par Mauricio Macri”, a expliqué Leonardo Boff à propos de l’invitation faite par le président Michel Temer au Saint-Père pour participer aux célébrations des 300 ans de l’apparition de Notre Dame d’Aparecida.

 

Le théologien souligne que dans le courrier adressé au président brésilien, le pape relève qu’on ne peut pas “ne pas penser à toutes les personnes, surtout les plus pauvres, qui très souvent se voient complètement abandonnées et qui payent le prix le plus amer et le plus déchirant provoqué par quelques solutions faciles et superficielles pour des crises qui vont bien au-delà de la sphère simplement financière.”

 

Le pape François montre ainsi clairement qu’il se tient au côté des victimes directement impactées par la politique du gouvernement. En venant au Brésil, il aurait légitimité cet état de fait, note Leonardo Boff. Le théologien revient aussi sur le message de soutien du pape à Dilma Roussef avant sa destitution.

 

Pour Leonardo Boff, le refus du pape de venir au Brésil va bien au-delà. “Le pape envoie un message aux gouvernements qui mènent des politiques superficielles, qui génèrent des difficultés et de l’injustice pour les pauvres.”

 

Le pape François a surtout envoyé une lettre pour dire au président Temer qu’il ne pouvait pas venir à cause d’un conflit d’horaire et qu’il devrait plutôt apporter une solution aux conflits sociaux qui touchent le Brésil et travailler pour apporter une promotion des populations les plus pauvres. Ce qui n’est pas le cas.

 

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Publié le 17 Avril 2017

Marie-Alix Maes dans son article pour la-Croix.com de lundi 17 mars 2017 nous montre que des milliers de membres de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) se sont réunis samedi 15 avril à Paris, pour célébrer les 90 ans de l’organisation. Ils ont dévoilé leurs propositions pour «un emploi digne» à l’attention des candidats à la présidence de la République.

 

La date n’a pas été choisie au hasard : à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, les jocistes sont venus porter haut et fort la voix des jeunes des milieux ouvriers et défavorisés. «Les jeunes des quartiers populaires sont les oubliés des débats électoraux. Aujourd’hui nous voulons que leurs demandes soient mises en lumière», insiste Aina Rinà Rajaonary, présidente de la JOC. Trouver un emploi stable, un logement, trouver sa voie professionnelle, s’émanciper au sein de la société : voilà ce que réclament les membres de la JOC.

 

À l’issue des débats, les «jocistes» ont «déclamé leur cahier de doléances» : 40 revendications à destination des futurs dirigeants. Celles-ci s’articulent autour de cinq axes. Répartir le travail grâce notamment à la réduction du temps de travail ou à l’égalité réelle entre les hommes et les femmes. Repenser les manières de travailler en proposant, entre autres, un droit à la formation tout au long de la vie et en favorisant l’échange entre salariés au sein de l’entreprise. Il s’agit ensuite de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes à travers l’information et la lutte contre les discriminations.

 

La JOC souhaite également bâtir un système économique qui garantisse un travail digne pour tous avec une meilleure redistribution des revenus. Enfin, elle rappelle la nécessité pour les jeunes d’avoir accès aux soins et à un logement afin de pouvoir disposer réellement de leur autonomie. Le cahier de doléances sera transmis au futur gouvernement par Aina Rinà Rajaonary, qui veillera à ce que les revendications soient entendues. Car, rappelle-t-elle, «l’emploi digne, c’est ce qui permet de construire des projets de vie».

 

Il est bon qu’un mouvement comme la JOC mette en avant des propositions pour un emploi digne car le grand oublié de cette élection a été l’emploi dans une élection présidentielle qui n’a pas été digne de ses enjeux.

 

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