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Publié le 3 Mars 2017

La démission de Marie Collins fait suite aux difficultés de la Commission pontificale pour la protection des mineurs de pouvoir mettre en avant des punitions sévères contre les évêques qui ont protégé les prêtres abuseurs du fait que la Congrégation pour la doctrine de la foi ne fait rien dans ce sens. Je remercie Régine Ringwald de m’avoir permis de voir à travers Golias Hebdo une affaire qui a eu raison de Peter Sanders et de Marie Collins, celle du prêtre pédophile Fernando Karadima qui a été couvert par l’évêque nommé à Osorno au Chili par le pape François en 2015, Juan Barros Madrid. Cela a entraîné la résistance des laïcs d’Osorno.

 

Periodistadigital.com nous montre dans l’article de Juan Carlos S. Claret du 18 février 2017 «Lettre ouverte : "Que les pasteurs ne mangent pas les moutons"», que Juan Barros ne semble pas affecté par le départ du diocèse d’Osorno du père Oscar Escobar, des prêtres Pedro Kliegel, Vinzenz Gottschalk et José Américo Vidal qui sont avec une licence psychiatrique pour sa cause; que les diacres ont demandé une année off, qu’ils ont renoncé à l’ordination de séminaristes, que les laïcs sont confrontés, une fois comme amis et aujourd'hui comme ennemis, ceux qui demandent sa démission endurent la persécution, les coups, la moquerie et le mépris ... et tout cela Juan Barros l’a justifié durant ses homélies. Les laïcs se demandaient pourquoi la mère Église n’est pas avec eux et souhaitaient que la visite ad limina des évêques chiliens mette en avant le cas Karadima devant le pape.

 

La visite ad limina n’aura pas les résultats escomptés, mais comme le montre l’article de periodistadigital.com du 21 février «De Osorno nos cardinaux à Rome», la Communauté des laïcs et laïques de Osorno a voulu profiter de cette visite ad limina puisque dans une lettre au cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Vatican, au cardinal Gerhard Muller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, au cardinal Joao Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée, au cardinal Ricardo Ezzati Andrello, archevêque de Santiago du Chili, et au cardinal Francisco Javier Errazuriz, archevêque émérite de Santiago du Chili, ils leur demandent de na pas préparer une visite du pape au Chili tant le cas Barros ne sera pas résolu.

 

Don Juan Barros, était un disciple du pédophile Fernando Karadima, au moment où il se rendit à Rome pour le défendre, il était aussi une personne clé dans la déjà dissoute Pieuse Union des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, créé et dirigée par Karadima avec un fort impact dans certains secteurs du clergé de Santiago. Enfin, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a reconnu coupable Karadima du crime d’abus sexuel sur mineurs en 2011, et pour les laïcs Don Juan, est répréhensible aussi pour celui-ci pour beaucoup de gens à l'intérieur et à l'extérieur du Chili. Ce seul fait rend sa nomination «insoutenable» maintenant et dans l'avenir. Pour ces laïcs d’Osorno la conscience, la sincérité et la douleur sont massives, et par leurs actions non-violentes ils disent à haute voix notre position claire : Non à l’évêque Barros à Osorno.

 

La situation a été à un tel point que la Communauté des laïcs et laïques d’Osorno a bloqué pacifiquement la cathédrale d’Osorno le vendredi 13 janvier pour demander le retrait de Juan Barros Madrid comme évêque. Un article de periodistadigital.com datant du vendredi 30 décembre 2016 intitulé «La désunion ecclésiale persiste, le manque de dialogue et la crise de leadership dans le diocèse chiliens de Osorno», nous montre que la désunion entre le clergé et les laïcs du diocèse est évidente. L'ouverture de certains ecclésiastiques est à corriger puisqu’elle encourage le détachement et l'absence du dialogue nécessaire pour trouver une solution à la crise actuelle.

 

Ce cas montre qu’il n’y a pas eu aucun changement réel à cet égard au Vatican. La démission de Collins confirme ce que des milliers de personnes dans le monde entier ont rapporté : que le Vatican n’est pas intéressé par les victimes. Et beaucoup moins lorsque ces victimes hésitent à parler publiquement et à dénoncer leurs agresseurs. Collins et Saunders ont été nommés par Bergoglio pour faire croire à une transparence et une ouverture sur les abus sexuels. Si le pape François est sérieux au propos de la tolérance zéro, alors il doit faire ce qu’il n’a toujours pas fait : enlever Juan Barros Madrid de l’évêché d’Osorno. Ce serait un geste qui parlera plus que les discours pour toutes les victimes des prêtres pédophiles couverts par leurs évêques.

 

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Publié le 2 Mars 2017

Le Direct Élections présidentielles de LCI.fr de ce jeudi 2 mars 2017 nous montre qu’à 52 jours du premier tour, l'équipe de campagne de François Fillon se rétrécit d'heure en heure. Plusieurs cadres mais aussi de nombreux permanents anonymes ont remis leur démission. Selon Le Point, deux tribunes d’élus LR invitant François Fillon à se retirer sont à l’étude. Un premier émane de la sénatrice Fabienne Keller qui fait actuellement circuler un texte auprès de ses collègues parlementaires. Une seconde tribune, cette fois à l’initiative d’élus locaux, est également en préparation. Le député Franck Riester, proche de Bruno Le Maire, avait annoncé hier son retrait de la campagne de François Fillon. Aujourd'hui, il appelle les élus LR à parrainer Alain Juppé, comme lui. Mais plusieurs élus de droite qui continuent de soutenir François Fillon refusent néanmoins de se rendre à la manifestation de soutien au Trocadéro dimanche. Ce sera notamment le cas de l’ex-candidat à la primaire, Jean-Frédéric Poisson. "Je ne fais pas campagne contre les juges. Je ne fais pas non plus campagne contre les autres candidats. Je fais campagne pour soutenir le projet auquel je crois", a-t-il expliqué sur Sud Radio ce jeudi, jugeant que cette manifestation était "une maladresse".

 

Pourtant, comme le montre le Direct de francetvinfo.fr François Fillon ne veut pas se laisser déstabiliser par la vague de défections dans son propre camp. "Je m'appuie sur les Français, a assuré le candidat de la droite. La base, elle, tient." Pour combien de temps encore, car trois parlementaires proches d'Alain Juppé, Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu, retirent leur soutien à François Fillon. La campagne du candidat de la droite prend une "tournure incompatible" avec leur "façon d'envisager l'engagement politique", expliquent-ils dans un communiqué commun.

 

Le Monde.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIELLE 2017 nous montre que le candidat du Parti socialiste a profité hier soir d'un meeting à Brest pour éreinter un François Fillon qualifié de "châtelain" et selon lui "indigne" d'être président de la République après ses accusations contre la justice. Dans sa région natale, Benoît Hamon a assuré vouloir "être président contre cette morgue sociale, cette mentalité d'Ancien régime, cette mentalité de châtelain même, et surtout d'ailleurs, quand leurs châteaux sont payés par l'impôt de ceux qu'ils méprisent".

 

On apprend également dans le Direct de francetvinfo.fr qu’après la défection du candidat écologiste, Yannick Jadot, au profit de Benoît Hamon, le PS s'est engagé à prendre en charge les dépenses d'EELV. Contacté par franceinfo, le trésorier du parti écologiste, Thierry Brochot, a confirmé la somme de 200 000 euros, une information révélée ce matin par France Culture.

 

Emmanuel Macron a enfin dévoilé son programme qui a été analysé par Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po dans l’article de sudouest.fr : «Le programme de Macron "ne frappe pas par sa nouveauté" selon un politologue». Pour lui, il ne propose rien de nouveau. Selon lui c’est «un programme centriste, que l’on peut qualifier de social-libéral : il met l’accent sur l’investissement, le pouvoir d’achat et les salaires, et en même temps veut faire revenir la France dans la moyenne européenne des déficits publics et améliorer la compétitivité de l’économie. Emmanuel Macron veut se situer à l’intersection de la droite et de la gauche. On trouve dans son programme des mesures économiques qu’un candidat de droite centriste ne bouderait pas (60 milliards d’économies dans les dépenses supportées par l’État et les collectivités locales, la réforme de l’indemnisation chômage et de l’assurance maladie) et aussi des dimensions sociales et notamment d’investissement sur l’avenir (la formation, la transition écologique) qui sont assez importantes.»

 

Plus direct, il montre que «L’une des propositions qui a le plus marqué, c’est l’exonération pour 80% des foyers de la taxe d’habitation. Pour le reste, ce sont des mesures plutôt dans la continuité de ce qu’on a vu avec Manuel Valls comme Premier ministre ou candidat à la primaire : compétitivité des entreprises, réduction des dépenses publiques et des déficits. On ne peut donc pas dire que ce programme frappe par sa nouveauté, plutôt qu’il s’inscrit dans la continuité de ce que font les gouvernements de centre-gauche ou de centre-droit en Europe.» Mais «Deux points lui poseront problème. Cette mesure ainsi que l’alignement du système de retraite des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. Ce sont des symboles auxquels la gauche est très attachée. Il peut s’attendre à des critiques.» Selon lui, «son programme économique me semble assez compatible avec une politique de centre-droit.» Donc, rien de nouveau sous le soleil.

 

Le Direct Élections présidentielles de LCI.fr nous montre que Benoît Hamon, au Salon de l'agriculture, réagit a minima sur la présentation du programme d'Emmanuel Macron : "Lui est pour le CETA (le traité international de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada), moi non. On ne peut pas être pour la Cop 21 et prôner une mondialisation à outrance".

 

Enfin comme le signale le Direct de francetvinfo.fr le Parlement européen lève l'immunité de Marine Le Pen demandée par la justice française pour "diffusion d'images violentes". Elle avait publié des photos d'exécution du groupe État islamique sur Twitter. La dirigeante du Front national risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Si la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen était confirmée par le Parlement européen jeudi, elle ne concerne que l'affaire des images violentes, et pas celle des emplois fictifs de ses assistants, pour laquelle elle a refusé d'être entendue mercredi 22 février.

 

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Publié le 1 Mars 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur periodistadigital.com du mardi 28 février 2017 nous montre que les secteurs les plus ultraconservateurs essaient de libelles, de satires ou des campagnes médiatiques contre le pape François. La dernière tentative est allée plus loin encore, tentant d’accuser le pape de sanctions d'ordre inférieur contre les prêtres pédophiles. Un mensonge pur et simple qui a été réfuté par le Vatican. Cette accusation sur la «tolérance zéro» de Bergoglio est grave.

 

Ainsi, selon les valeurs religieuses, les sources du Saint-Siège ont catégoriquement nié que le pape a soulagé les prêtres coupables d'abus sexuels sur mineurs de peines ecclésiastiques. La note, envoyée par AP, a parlé d’un groupe de prêtres expulsés de l'ordre sacerdotal et que, soi-disant, le pape aurait décidé de suspendre uniquement. De fausses nouvelles, a également nié par la journaliste Alicia Barrios, l'une des plus proches du pape.

 

Nous voilà rassuré. Mais une autre nouvelle est loin d’être rassurante. Radio Vatican dans son article du mercredi 1er mars intitulé «Démission de Marie Collins de la Commission anti-abus sexuels», nous montre que Marie Collins, membre fondatrice de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a remis sa démission au cardinal Sean O’Malley, son président.

 

La nouvelle a été rendue publique par un communiqué de la Commission ce mercredi 1er mars. Il précise que Marie Collins avait remis formellement sa démission le 13 février dernier et qu’elle aurait pris effet ce 1er mars. Le texte ajoute que le Saint-Père a été informé de cette décision et qu’il a accepté la démission de Marie Collins, reconnaissant le travail qu’elle a effectué en faveur des victimes d’abus sexuels.

 

À l’origine de cette décision, la frustration éprouvée par Marie Collins envers l’absence de coopération de la part de plusieurs bureaux de la Curie romaine avec la Commission. Sa démission témoigne de la difficulté rencontrée dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé. Marie Collins, elle-même victime d’abus, s’est toujours engagée dans ce combat pour qu’il devienne une priorité pour l’Église, témoignant pour cela sans relâche et se faisant la voix des sans voix.

 

C’est énervant de voir, que la hiérarchie de l’Église ne désire pas faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs en sont sein en mettant des bâtons dans les roues à la Commission pontificale pour la protection des mineurs qui ne peut rien faire contre les puissants réseaux ecclésiaux qui verrouillent la curie.

 

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Publié le 1 Mars 2017

Europe1.fr nous montre dans son article du mercredi 1er mars 2017 que pour l'ancien Premier ministre, qui s'est adressé mardi aux parlementaires, Emmanuel Macron pourrait être un candidat plus crédible face à Marine Le Pen.

 

Pour les vallsistes, l’heure est grave. Trois cent personnes se sont réunies mardi salle Colbert, à l’Assemblée nationale, dont 130 parlementaires, pour écouter Manuel Valls, l’ancien Premier ministre et perdant de la primaire organisée par le PS face à l’ex-frondeur Benoît Hamon, alerté sur le déroulement de la campagne. Le candidat défait est clair : "Marine Le Pen peut gagner". Pour Manuel Valls, l’enjeu est de porter le meilleur candidat face à elle. "Je ne vous cache pas mon inquiétude. Tout ce qui est fait depuis la primaire pose un problème stratégique", alerte-t-il. En clair, si rien ne change, le vote utile pourra aller à Emmanuel Macron, et Manuel Valls, qui à Matignon s’est souvent opposé à l’ex ministre de l’Economie, n’hésitera pas à le dire en temps voulu.

 

Au moins au PS, la ligne sera enfin claire. Doit-on garder la ligne sociale libérale qui a cru que l’avenir du PS était en dehors de la gauche, s’est allié au marché, qui a cru que la flexibilité la flexibilité est la condition d’un retour vers le plein-emploi avec pour résultat l’augmentation de l’emploi précaire et du chômage ? Ou une véritable ligne social démocrate offensive et radicale autour de Benoît Hamon qui souhaite donner le pouvoir dans les entreprises aux salariés, ou encore une vaste réglementation du marché du travail au profit des syndicats.

 

En se débarrassant de la ligne social libérale prête à tous les compromis, on aura enfin une ligne claire au PS plutôt que des synthèses molles qui ne font plaisir à personne.

 

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Publié le 28 Février 2017

Jonathan Luxmoore dans son article pour The Tablet de ce mardi 28 février 2017 nous montre qu’un archevêque catholique en Grèce a brossé un tableau dévastateur de la crise persistante de son pays, avertissant que la «nation entière» aura son visage effacé par les exigences d'austérité de la communauté internationale.

 

«L'économie ne peut pas se déplacer, de sorte que nos entreprises ne peuvent pas survivre, tandis que les magasins sont en permanence à proximité», a déclaré l'archevêque Sevastianos Rossolatos d'Athènes. «L'État suce notre sang, et nous ne savons pas quoi faire. Alors que nous voulons évidemment des réformes, nous craignons aussi que nous soyons morts avant que l'État les accomplisse. Ils essaient de soutenir notre monnaie par une soi-disant la politique monétaire, mais ils ne pensent pas aux personnes qui font que l'économie prospère», a-t-il dit.

 

L’archevêque de 72 ans parlait comme l'aile gauche du gouvernement d’Alexis Tsipras qui a préparé de nouvelles négociations avec les créanciers internationaux de l'Union européenne et du Fond monétaire international, et les manifestants ont pris d'assaut les audiences à Athènes dans le but de bloquer la saisie des maisons des citoyens insolvables.

 

Dans une interview à Radio Vatican ce mois-ci, il dit que 450 000 jeunes, y compris presque tous les diplômés de l'université, ont quitté le pays à la recherche d'emplois ailleurs, ajoutant que la plupart des Grecs avaient abandonné l'espoir de toute reprise économique. «L'État n'a plus d'argent, et nous allons tous devenir des tous des mendiants», a déclaré l'archevêque Rossolatos, qui est également administrateur apostolique de Rhodes. «Les grands-parents aident les membres de la famille avec leurs pensions, mais les pensions sont encore en baisse, alors que les salaires diminuent et les coûts d'assurance augmentent pour les employés dans cette folie. Chaque fois que je quitte ma maison, je prends un peu d'argent car je ne peux pas me détourner des personnes sans-abri que je rencontre».

 

Dans son interview à Radio Vatican, Mgr Rossolatos dit que Caritas n’avait «plus de trouvailles», tandis que les diocèses du pays ont été soutenus par des dons venant des catholiques des pays voisins. Il a ajouté que beaucoup de gens qui possédaient autrefois des magasins et des entreprises prospères étaient maintenant «sans-abri et dorment dans les rues sans aucune faute de leur part», alors que la Grèce attendait une expansion de la production et du commerce.

 

«Il est frappant que seules les personnes en difficulté peuvent vraiment comprendre le sort des autres, mais comme évêques, nous ne pouvons rien faire puisque nos mains sont liées», a déclaré l'archevêque. «Nous semblons être en mouvement sur deux niveaux différents de logique, celle de l'économie et celle de la vie réelle. Ils sont prêts à nous tuer pour sauver notre économie. Mais pour qui ? Pour les gens qui sont déjà morts ?»

 

Et l’espoir n’est pas de mise, car comme le montre Reuters.com ce mardi la Grèce et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d'Alexis Tsipras dans le cadre du plan d'aide international. Pour obtenir un accord, le gouvernement Tsipras a approuvé la semaine dernière des réformes impopulaires, portant notamment sur les impôts et les retraites, qui prendront effet en 2019. On oublie dans tout cela la population qui a fait les frais de la cure d’austérité dans un pays où el chômage est à 23 % de la population active. Ces nouvelles mesures pour faire plaisir au FMI, à l’UE et à la BCE vont empirer les choses.

 

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Publié le 28 Février 2017

Nous pouvons voir que l’aile droite du PS ne veut pas aider Benoît Hamon comme le montre LeMonde.fr dans son article du mardi 28 février 2017 : «Manuel Valls réunit ses soutiens ce mardi soir». Les vallsistes veulent se faire entendre dans la campagne. Manuel Valls réunit ses soutiens ce soir à l'Assemblée nationale, alors que des voix de l'aile droite du PS commencent à critiquer ouvertement les choix stratégiques de Benoît Hamon.

 

Ce matin, le secrétaire d’État chargé du développement et de la francophonie, Jean-Marie Le Guen, a estimé sur RTL que le programme de M. Hamon était celui d'une "gauche radicalisée", "en rupture avec sa famille politique". "Laisser partir des centaines de milliers de Français vers Emmanuel Macron et ne pas réagir, ça donne un sentiment d’être dans une logique sectaire plutôt que d’être dans une logique de rassemblement", a quant à lui déclaré le député du Val-d'Oise Philippe Doucet sur BFMTV.

 

Mais comme le montre francetvinfo.fr dans Le brief politique montre qu’en réalité les vallsistes sont frustrées de ne pas être aux avant-postes dans l’équipe de campagne de Benoît Hamon. Ils ne cachent plus qu’ils veulent aller vers le gourou Macron et son programme de centre droit. Ils évoquent tous le "vote utile" qui menace Benoît Hamon, le vote pour Emmanuel Macron mieux placé dans les sondages. Et dans ce cas-là, les amis de Manuel Valls ont déjà en tête une alliance possible, à l’Assemblée, pour construire une majorité qui tienne debout, sans pour autant avoir l’intention de se rallier pour l’instant à Emmanuel Macron.

 

Les électeurs de gauche doivent forcément réfléchir car Emmanuel Macron est avant tout le continuateur de la politique de ce gouvernement qui n’a jamais respecté ses électeurs en faisant une politique de droite. Au moins Benoît Hamon est fidèle à sa ligne et se tourne "vers tous les Français de gauche" tout en voulant dépasser “les appareils” du PS.

 

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Publié le 27 Février 2017

Les tractations à gauche sont finies, les affaires continuent et Macron successeur de la politique de François Hollande

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 ce lundi 27 février 2017 nous montre que les électeurs écologistes ont approuvé à 79,53 % l’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, validant ainsi le retrait de la candidature du député européen en faveur du candidat socialiste. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir qu'il maintenait sa candidature. Mais comme le montre le Direct de francetvinfo.fr de ce lundi, il n'y aura pas d'alliance entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. "Jean-Luc Mélenchon a décidé d'être candidat, jusqu'au bout. J'aurais préféré qu'on se rassemble autour de ma candidature", a expliqué Benoît Hamon ce matin sur France Inter. Il a expliqué n'avoir "pas d'adversaire à gauche" : "l'adversaire, c'est d'abord à droite". LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous signale que Benoît Hamon a expliqué sur France Inter vouloir dépasser “les appareils” de parti pour cette élection et s’appuyer sur "l'innovation partout où elle est sur le terrain", dans “l’économie sociale et solidaire, l'éducation, l’écologie, le secteur associatif".

 

L’alliance entre le PS et EELV commence déjà la campagne comme le montre l’article de L’Express.fr ce lundi : «Présidentielle : le duo Hamon-Jadot s'offre sa première sortie chez McDo». Le candidat investi par le Parti socialiste s'est rendu, au côté de son nouveau soutien écologiste, devant un restaurant McDonald's du 10e arrondissement de Paris, lieu "symbolique" de la lutte sociale. Benoît Hamon s'est entretenu une demi-heure avec plusieurs salariés ainsi qu'avec le manager, solidaire de ses employés.

 

Pour Benoît Hamon, "les choses sont organisées pour que les salariés aient peu de pouvoir" dans ce type d'enseigne franchisée, où chaque restaurant ne dépasse pas le seuil autorisé pour créer un comité d'entreprise. Le déplacement lui a également permis de parler de la robotisation, l'un de ses thèmes de campagne, dans un restaurant où plusieurs machines ont été déployées pour prendre les commandes. Défenseur d'une taxation des robots qui remplacent un emploi humain, il a répété que le fondateur de Microsoft, "Bill Gates, valide cette proposition que j'ai faite".

 

Il a aussi rappelé son intention d'abroger la loi Travail, au profit d'une nouvelle règle privilégiant la co-gestion comme en Allemagne. Au-delà, Benoît Hamon a fustigé le "verrou de Bercy", qui veut que l'administration fiscale décide seule de saisir ou non le parquet sur une affaire de fraude. Regrettant que cela permette "parfois une appréciation un peu politique des dossiers sur lesquels Bercy s'implique ou pas", il a souhaité que des poursuites judiciaires puissent être déclenchées contre "ceux qui organisent l'évasion fiscale, le fait d'échapper à l'impôt".

 

Domiciliée au Luxembourg, l'enseigne McDonald's échappe à la plupart de ses obligations fiscales en France. Sur ce point, le candidat a prôné le principe du "reporting", qui oblige les multinationales à publier leurs données financières. Le député des Yvelines a promis de ne "pas avoir la main qui tremble" dans ce domaine. "On a des dossiers qui tombent tous les jours d'entreprises ou de particuliers qui, grâce à des avocats d'affaires, à des sociétés spécialisées, échappent à l'impôt, font de l'optimisation fiscale mais surtout font de la fraude fiscale", a-t-il argumenté, en référence à l'ouverture lundi à Paris du procès "France Offshore", sur un vaste système de fraude et de blanchiment.

 

En meeting à Nantes, dimanche, Marine Le Pen a réagi aux affaires qui la visent et s'est posée en cible du "système" en attaquant magistrats et journalistes dans le but de se faire passer pour une victime que l’on chercherait à bâillonner, à deux mois du scrutin. Mais comme le montre l’article de L’Express.fr, Bernard Cazeneuve a exhorté Marine Le Pen, le vendredi 24 février, à répondre aux convocations de la justice. La présidente du FN refuse de rencontrer les enquêteurs dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs parmi les assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Marine Le Pen "ne peut se placer au-dessus des lois de la République" en refusant d'être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national, a condamné vendredi Bernard Cazeneuve. "Aucun responsable politique ne peut refuser, s'il est républicain, de déférer aux convocations de la justice. Le respect de l'autorité de l'Etat et des institutions commence par cela", a affirmé le Premier ministre. Il n’a pas tort.

 

Le Parquet national financier a également annoncé vendredi soir l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire Fillon. Le dossier sera confié à trois juges d’instruction, qui devront décider d’une éventuelle mise en examen du candidat Les Républicains. Pour essayer de noyer le poisson comme le montre L’OBS dans LE RÉVEIL POLITIQUE, François Fillon a accusé le gouvernement dimanche soir de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents survenus en marge de déplacements de plusieurs candidats. "Une tentative de diversion grossière", a dénoncé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Il n’y aurait pas d’incidents lors des déplacements des candidats, si ceux-ci étaient plus transparents et respectaient leur parole.

 

Enfin, Emmanuel Macron a engrangé trois nouveaux soutiens : l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit qui le soutien non par conviction mais pour battre Marine Le Pen, le député socialiste Christophe Caresche un fervent soutien du tournant néolibéral du gouvernement qui dès le départ ne soutenait pas Benoît Hamon, et le conseiller départemental socialiste marseillais Christophe Masse, qui avait soutenu Manuel Valls. Benoît Hamon lui n’est pas convaincu par le gourou Macron dans l’article sans LeMonde.fr : «Benoît Hamon : "Macron, c'est le programme de Fillon, le sourire en plus"». Le candidat socialiste a estimé sur France Inter que Emmanuel Macron, c'était "le programme de Fillon, le sourire en plus". M. Macron "aurait pu poser un acte fort pour parler des questions de société", a continué M. Hamon. "A-t-il démissionné au moment de la déchéance de la nationalité ? Non. Il est resté au gouvernement".

 

Mais un soutien inattendu pour Macron risque de lui donner du fil à retorde comme le montre le HuffingtonPost.fr : «Cette déclaration de Sapin sur Macron est du pain bénit pour la droite», puisqu’en soulignant la cohérence de son programme économique par rapport au quinquennat, le ministre de l'Économie offre un angle d'attaque à l'équipe Fillon. Michel Sapin montre avec beaucoup d’entrain que Macron est l’héritier du hollandisme. La réduction des déficits préconisée par le candidat ? "Je ne peux qu'être d'accord avec quelque chose que nous faisons depuis des années", a-t-il lancé. La baisse des dépenses publiques de 12 milliards par an ? "C'est un rythme qui me dit quelque chose", a-t-il enchaîné. "Quant à la baisse d'impôt de 10 milliards pour les ménages, là aussi, cela me rappelle quelque chose", a souri le ministre. C’est un cadeau empoisonné.

 

Pour ceux qui veulent encore punir le PS à travers Hamon devraient réfléchir comme le montre l’article d’ouest-france.fr intitulé «Déficit public. Sapin épingle Hamon sur la règle des 3 %», en réponse à Benoît Hamon qui a qualifié de "non-sens" le fait de maintenir le déficit public en dessous de 3 % ce "qui relève d’une convention politique totalement arbitraire, qui est inscrite dans les engagements pris par la France, soit, mais qui ne répond pas aux besoins d’une économie comme la nôtre", Michel Sapin a estimé que le candidat socialiste "avait tort". Le seul à soutenir cette règle comme Sapin est Macron.

 

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Publié le 26 Février 2017

Radio Vatican nous montre qu’à l’issue des auditions de la Commission royale australienne sur la pédophilie, afin de faire la lumière sur les actes pédophiles commis dans le cadre de l’Église catholique, le président de la Conférence épiscopale australienne a annoncé, dans un communiqué le samedi 25 février 2017, qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir «pour garantir que les abus du passé ne se reproduisent plus».

 

Les auditions ont duré trois semaines pour identifier les lacunes et les erreurs, mais aussi pour définir les perspectives efficaces pour le futur. Plusieurs aspects ont été étudiés, souligne le communiqué : le droit canon, le confessionnal, le célibat, le cléricalisme, la formation, le soutien professionnel et la supervision. Mgr Denis Hart a rendu hommage aux victimes des abus pour le courage qu’ils ont montré.

 

Le président de la Commission, Peter McClellan, présentera un rapport final et ses recommandations au gouvernement australien à la fin de l’année. Entre 1980 et 2010, 4440 cas d’abus ont été recensés à l’intérieur de l’Église catholique. Près de 1800 prêtres australiens ont été accusés, soit 7% des prêtres du pays.

 

Mais peut-on croire que l’Église en Australie va lutter contre les abus sexuels quand on voit qu’au sein du sommet de l’Église, cette tolérance zéro n’est pas pratiquée comme le montre aussi l’article du samedi 25 février sur ici.radio-canada.ca nommé : «Le pape François assouplit les sanctions contre des prêtres pédophiles». Le pape François a discrètement assoupli les sanctions à l'endroit de quelques prêtres pédophiles, faisant même sourciller ses propres conseillers.

 

Le pape a rejeté les recommandations de la Congrégation pour la doctrine de la foi à maintes reprises, mettant plutôt en œuvre sa vision d'une Église miséricordieuse, ont confié à l'Associated Press deux avocats en droit canon et un représentant du Saint-Siège. Le pape préfère ne pas réduire les prêtres à l'état laïc, les condamnant plutôt à une vie de prières et de pénitence, à l'écart du ministère public. Dans certains cas, les agresseurs se seraient défendus en citant le pape lui-même et son discours de miséricorde.

 

Comme on peut le voir la miséricorde de l’Église oublie les victimes des prêtres pédophiles qui attendent que la tolérance zéro que cite l’Église, mais qui ne semble pas l’appliquer dans les faits.

 

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Publié le 25 Février 2017

RFI.fr nous montre le vendredi 24 février 2017 que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Vatican et la commission du dialogue d’al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée en Égypte, se sont réunis cette semaine au Caire pour la première fois depuis six ans pour un séminaire sur «la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et la violence au nom de la religion». L’occasion de renouer des liens distendus depuis le pontificat de Benoît XVI et d’exposer une volonté d’étroite collaboration, face aux défis du terrorisme.

 

La déclaration finale devait avoir lieu en tout début d’après-midi, mais les échanges, «riches et consistants», ont un peu fait durer cette dernière réunion. À l’étage du Masheekha al-Azhar, dans la salle de conférence où les deux délégations se sont entretenues pendant deux jours, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical, s’est félicité de la qualité de ce séminaire. «Je retiens trois choses de ces échanges : la liberté avec laquelle nous avons échangé et le respect avec lequel les idées et les concepts de chacun ont été accueillis, l’authenticité des personnes présentes, et des échanges en adéquation avec les préoccupations du pape François», salue le cardinal.

 

Dans la salle se trouve une délégation du Vatican, mais aussi des membres de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire, des conseillers du grand imam d’al-Azhar, des professeurs et des théologiens. Tous réunis pour réfléchir à cette question : comment les institutions chrétiennes et musulmanes peuvent collaborer pour lutter contre le terrorisme ? «Certains sujets sont de l’ordre de la foi, on n’était pas là pour en débattre, on était là pour partager nos points communs et la manière de les associer. Et nous en avons beaucoup», assure Abdel Rahman Moussa, conseiller du grand Imam d’al-Azhar pour les questions internationales.

 

Si des dissensions existent bien sur le fond, le message officiel est clair : être uni face au terrorisme. «Un rendez-vous comme celui-ci est un cadeau pour l’humanité. Quand nous nous divisons, c’est une faveur que nous faisons à l’extrémisme. Alors, renforçons notre amitié et notre confiance», appelle le cardinal Jean-Louis Tauran.

 

Au terme de cette réunion, des recommandations ont été émises, mais aucun projet concret n’a été proposé. Mais ce n’est que le début d’une longue série de rencontres du même genre assure-t-on : les deux délégations se sont déjà donné rendez-vous l’année prochaine, à la même date, au Vatican cette fois.

 

Il est bon que l’Église dialogue avec l’Islam afin de renouer les liens qui ont été distendus par une collaboration commune contre le terrorisme. Ce sera difficile, mais pas impossible si le christianisme et l’Islam se décident à mettre en avant l’ouverture d’esprit, le l’amour et le dialogue.

 

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Publié le 24 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 23 février 2017 intitulé «Yannick Jadot "retire" sa candidature à la présidentielle et soutient Benoît Hamon», nous montre que Yannick Jadot a annoncé ce soir qu'il retirait sa candidature à la présidentielle au profit de celle du socialiste Benoît Hamon, avec lequel il a passé "un accord formidable". Sur le plateau de France 2, Yannick Jadot, qui avait remporté la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts, a enjoint Jean-Luc Mélenchon de rejoindre cet accord, alors que les discussions avec le candidat de La France insoumise sont au point mort.

 

Benoît Hamon a rapidement réagi, se disant "heureux" de l'accord avec Yannick Jadot "pour préparer les grandes conquêtes écologiques de demain" : "Je suis très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique", a déclaré le candidat socialiste, qui entamait un meeting à Arras devant plus d'un millier de personnes juste après l'annonce par Yannick Jadot d'un accord avec les socialistes.

 

Jean Luc Mélenchon a aussi e jeudi tendu la main à Benoît Hamon dans l’article «Allô Benoît Hamon ? Jean-Luc Mélenchon est disponible "dimanche ou lundi" pour rencontrer le candidat socialiste.» Un nouveau rendez-vous entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ? "Je suis libre dimanche et lundi. J'appelle Benoît Hamon à une rencontre, à soixante jours de la présidentielle", répond le candidat de la France insoumise.

 

"Je suis ouvert à la discussion. Ce n'est pas moi qui ai fermé la porte, ce n'est pas vrai", affirme-t-il. Et d'ajouter "Je suis pour l'ouverture du débat. Je suis prêt à discuter d'une candidature unique. D'ailleurs, je dis à Benoît Hamon : puisque désormais tu es pour une VIe République, je t'invite pour notre marche du 18 mars, viens avec nous ! Tu n'es pas obligé de rester écouter mon discours à la fin."

 

La réponse de Benoît Hamon ne s’est pas fait attendre. Dans l’article «Benoît Hamon se dit "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon» de ce vendredi 24 février, nous montre qu’invité dans la matinale de France 2, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a déclaré qu'il était "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon dont il dit "respecter" la "grande intelligence". "Je propose même à Jean-Luc Mélenchon que nous fassions cette rencontre avec Yannick Jadot !", a ajouté Benoît Hamon sur le plateau de l'émission "Les 4 vérités". Il est ensuite revenu sur la décision prise par Yannick Jadot, jeudi, de se rallier à sa candidature : "ce n'est pas rien ce qu'il a fait en s'alliant à moi. C'est un immense honneur pour moi !".

 

Pour ceux qui croyaient qu’Emmanuel Macron était de gauche, ils seront déçus. Libération.fr nous montre dans son article de ce vendredi : «Emmanuel Macron présente le gros de son programme éco», que le saupoudrage de mesures est fini, place à la clarification : Emmanuel Macron a dévoilé vendredi le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant notamment soixante milliards d'euros d'économies en cinq ans. Dans une interview aux Echos mise en ligne dès jeudi soir, le fondateur d'En Marche! a présenté le chiffrage de son projet, qui veut allier «trajectoire budgétaire vertueuse» et «invention d'un nouveau modèle de croissance». Réaffirmant son souhait de «rest(er) dans l'épure des 3% de déficit», l'ancien ministre de l'Économie s'engage à réduire la dépense publique française de trois points de PIB en cinq ans, soit 60 milliards d'économies par rapport à la hausse spontanée de ces dépenses, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012. Pour y arriver, Emmanuel Macron vise «25 milliards d'économies sur la sphère sociale», dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage.

 

Favorable à un système de «droits et devoirs», le candidat d'En Marche ! a réaffirmé sur RMC/BFMTV ce matin son souhait que les chômeurs ne soient plus indemnisés au deuxième refus d'une offre d'emploi «décente». L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un «pacte» et en leur donnant des «marges de manœuvre». Autres gisements d'économie : la baisse des effectifs des fonctionnaires, qui pourrait aller jusqu'à 120 000 postes (70 000 venant des collectivités et 50 000 de l'Etat). Ce chiffre est une «référence», un «ordre de grandeur» a souligné M. Macron, pour qui «ce sera aux ministres de faire des choix». Le taux de l'impôt sur les sociétés sera ramené de 33,3% à la moyenne européenne, c'est-à-dire 25%. M. Macron, qui exclut «toute hausse de la TVA», propose par ailleurs d'exonérer de taxe d'habitation 80% des Français, une mesure qui coûtera environ dix milliards à l'État. En gros, il applique la purge libérale que veut faire François Fillon en offrant quelques cadeaux qui n’auront pas beaucoup de poids.

 

Enfin, comme le montre l’article de Libération.fr «Royaume-Uni : victoire du Labour dans un bastion pro-Brexit», le Parti travailliste britannique (Labour) a remporté vendredi une législative partielle à laquelle concourait le chef du parti europhobe Ukip, dans le bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent, dans le centre de l'Angleterre. À Stoke, le candidat du Labour, Gareth Snell, a rassemblé 7 853 voix, contre 5 233 voix à Paul Nuttall, le chef du United Kingdom Independance Party (Ukip) qui voulait décrocher lors de ce scrutin un deuxième siège au Parlement. «Une victoire nette», selon le chef du Labour Jeremy Corbin, en délicatesse avec une frange de l'appareil de son parti. La principale formation d'opposition au gouvernement de Theresa May entendait prouver qu'elle continue à peser dans les anciens territoires ouvriers, largement acquis à la cause du Brexit. Les travaillistes ont toutefois perdu une élection test similaire à Copeland, dans le nord-ouest, face au candidat du parti conservateur au pouvoir. On peut voir ici que face à l’extrême droite, c’est toujours la gauche qui est la mieux placer pour gagner.

 

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