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Publié le 12 Juillet 2017

Libération.fr dans son article du mardi 11 juillet 2017 nous montre que la seconde enquête ouverte en 2016 aux dépens du cardinal Philippe Barbarin, pour non-dénonciation d’agressions sexuelles d’un prêtre, a été classée sans suite comme la première, s’est félicité mardi le diocèse de Lyon.

 

Celui-ci indique avoir «pris officiellement connaissance» de cette décision du parquet de Lyon, rendue le 11 décembre et confirmée à l’AFP de source proche de l’enquête. Des médias avaient déjà fait état il y a plusieurs mois de cette décision du parquet de Lyon.

 

Cette seconde enquête avait été ouverte après une plainte déposée en février 2016 par un haut responsable du ministère de l’Intérieur. Le 1er août 2016, le parquet avait classé sans suite une première enquête visant le cardinal pour des faits similaires en marge de l’affaire du père Bernard Preynat, un autre prêtre du diocèse soupçonné d’agressions sexuelles.

 

Dans les deux cas, «il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice», souligne le communiqué du diocèse, ajoutant que «le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires».

 

Le 23 mai dernier, des victimes du père Preynat ont annoncé qu’ils avaient cité à comparaître Mgr Barbarin et six autres personnes devant le tribunal correctionnel de Lyon, pour ne pas avoir dénoncé à la justice les faits reprochés au prêtre. Le diocèse de Lyon avait alors déploré «un acharnement qui se trompe de cible» et regretté «qu’une nouvelle action de justice ait été préférée à un dialogue, pourtant plusieurs fois proposé par les autorités diocésaines» à l’association de victimes La Parole Libérée, qui porte ce nouveau recours après avoir révélé les abus du père Preynat. Une première audience est prévue le 19 septembre dans ce volet.

 

Contrairement à ce que dit le diocèse de Lyon dans l’affaire Preynat, ce n’est pas de l’acharnement, puisqu'on peut se demander pourquoi un prêtre comme le père Preynat qui a été entendu par le cardinal Barbarin suite à des rumeurs d’actes pédophiles en 2007, a été ensuite mis dans 3 paroisses au contact d’enfants, et l’a nommé à la tête d’un doyenné avant de le suspendre en 2015. Là, ce n’est plus une erreur, c’est de l’inconscience ou une terrible naïveté. On comprend que les victimes au sein de La Parole Libérée ne croient plus un mot du diocèse de Lyon, où son cardinal s’est félicité de la prescription de cette affaire plutôt que de se mettre du côté des victimes.

 

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Publié le 10 Juillet 2017

RTBF.be dans son article du lundi 10 juillet 2017 nous montre que Le pape François a accordé un congé au responsable des finances du Saint-Siège pour lui permettre d'assurer sa défense.

 

Le prélat de 76 ans a été inculpé fin juin pour "des délits d'agressions sexuelles anciennes", sans aucune précision sur les faits supposés ni l'âge des victimes présumées. Il est convoqué le 26 juillet devant le tribunal de Melbourne pour une audience préliminaire.

 

Le cardinal Pell a atterri à Sydney et rapidement quitté l'aéroport. Son porte-parole a indiqué dans un communiqué qu'il ne ferait aucune déclaration, mais précisé qu'il était reconnaissant pour "les nombreux messages de soutien qu'il continue de recevoir". "Quand il a été informé de son inculpation par la police de l'État de Victoria, le cardinal Pell a déclaré à Rome qu'il rejetait catégoriquement les accusations, qu'il était complètement innocent et qu'il rentrerait en Australie pour se défendre", a-t-il dit. "Son retour aujourd'hui ne doit donc pas être une surprise", a-t-il ajouté.

 

L'annonce de son inculpation fin juin avait coïncidé avec la fin d'une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants, finalement demandée par le gouvernement en 2012 après une décennie de pressions de la part des victimes. La commission d'enquête royale ayant conduit pendant quatre ans ces investigations a recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes. L'avocate présidant ces travaux, Gail Furness, avait annoncé en février que 4444 faits de pédophilie avaient été signalés aux autorités de l'Église australienne et qu'entre 1950 et 2010, "7% des prêtres étaient des auteurs présumés" d'abus sexuels sur des enfants.

 

Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et avait reconnu devant la commission d'enquête avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'État de Victoria dans les années 1970. L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome, avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique. Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d'abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite. Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

 

Pour ne rien arranger L’OBS nous apprend dans son article de ce lundi «Vatican : orgies et drogue chez le secrétaire d'un cardinal conseiller du pape François» qu’une descente de police a eu lieu il y a quelques jours, a rapporté le 28 juin le journal italien "Il Fatto Quotidiano", dans un appartement romain de l’ancien palais de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (qu'occupa des années son ancien dirigeant, le cardinal Ratzinger). Des voisins s'étaient plaints du bruit régulier de nombreuses allées et venues nocturnes. Les policiers sont arrivés en pleine partouze, trouvant une dizaine d'hommes se livrant aux joies de la chair et consommant de la drogue. Le locataire des lieux, dont le nom n'a pas été communiqué, était un prêtre secrétaire du cardinal Francesco Coccopalmerio, conseiller personnel du pape François.

 

Ce dernier a exigé la démission du cardinal Coccopalmiero  - qui a 79 ans -, le supérieur du prêtre, relate "Sud-Ouest". L'Église catholique n'est pas passée loin d'un beau scandale - alors qu'elle est secouée par l'inculpation en Australie de son argentier, le cardinal George Pell, pour agressions sexuelles : le cardinal Coccopalmiero avait proposé la nomination comme évêque de son secrétaire, indique le journal italien. Après un court passage en clinique de désintoxication, l'amateur de soirées festives a été envoyé en retraite dans un couvent en Italie.

 

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Publié le 9 Juillet 2017

RFI.fr nous montre ce dimanche 9 juillet 2017 que le pape François se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal. C’est lors d’une conversation avec le grand journaliste italien Luigi Scalfari, fondateur du quotidien La Repubblica que le souverain pontife a évoqué la figure du célèbre philosophe et mathématicien du XVIIe siècle.

 

«Moi aussi je pense qu’il mérite d’être béatifié», répond le pape à Eugenio Scalfari. Lors de son entretien avec le journaliste, celui-ci venait de raconter au pape François les derniers jours de Blaise Pascal et la volonté du philosophe de mourir dans un hôpital, au milieu des pauvres. Le pape pense sérieusement à une béatification puisqu’il compte bien faire part de sa «conviction personnelle positive» aux services chargés des procédures de béatification, a-t-il précisé. La Congrégation pour la cause des saints, l’organe au Vatican qui s’occupe de ces questions pourrait donc très prochainement ouvrir un dossier «Pascal».

 

Si la thématique de la pauvreté a très probablement marqué le pape argentin, sensible à ces questions, ce choix d’un pape jésuite pourra surprendre : Blaise Pascal fut en effet une figure du jansénisme au XVIIème siècle et l’un des plus grands détracteurs de la compagnie de Jésus. Ses Provinciales seront mises à l’index par la papauté. Mais, au-delà des querelles, son apport moral et spirituel ainsi que sa rigueur intellectuelle sont salués depuis longtemps par les papes : Blaise Pascal est ainsi cité dans de nombreuses encycliques ou documents pontificaux, de Paul VI à Benoît XVI. Avec cette béatification espérée, le pape François souhaite encore aller plus loin.

 

Ensuite euronews.com nous montre une initiative des plus intéressante dans son article de ce dimanche : «Des imams en périple contre le terrorisme». Des imams français, belges ou tunisiens ont entamé à Paris un voyage pour combattre les amalgames entre islam et terrorisme. Ils se sont recueillis sur les Champs-Élysées, là où un policier avait été tué dans une attaque en avril dernier. Leur périple les mènera ensuite vers d’autres villes frappées par des attentats comme Berlin, Bruxelles, ou Nice.

 

“C’est un symbole. Ce sont des religieux, des gens qui croient, des courageux. Ce sont des musulmans qui viennent dire non à la barbarie, non à la haine, non à la terreur. C’est le message qu’on a besoin d’envoyer”, souligne l’imam Hassan Chalghoumi, co-organisateur de la “Marche des musulmans contre le terrorisme” avec l‘écrivain juif Marek Halter. “Pour les non musulmans, ce sera une découverte d’un autre islam. Et pour les musulmans, ils auront un exemple, ils auront des gens à suivre”, souligne ce dernier.

 

Une trentaine d’imams étaient présents au départ de cette “marche”, une initiative qui fait débat au sein de la communauté. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a pas souhaité participer. Dommage.

 

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Publié le 8 Juillet 2017

Dans L’OBS, c'est dans un entretien à "La Repubblica" ce samedi 8 juillet 2017 que Jorge Bergoglio, le pape François exprime ses inquiétudes face au G20 qui se tient actuellement en Allemagne. "Le G20 m'inquiète: il frappe surtout les immigrés (...), et les frappe encore plus à mesure que le temps passe", insiste le pape François, en prévenant l'Europe, continent "le plus riche du monde entier", que les peuples pauvres continueront à se presser à ses portes.

 

"Le danger concerne l'immigration. Notre problème principal et malheureusement croissant dans le monde d'aujourd'hui est celui des pauvres, des faibles, des exclus, dont les émigrants font partie", explique-t-il, en dénonçant les pays qui "ont peu de pauvres locaux et craignent l'invasion des migrants".

 

"J'adresse aux chefs d'État et de gouvernement du G20, ainsi qu'à toute la communauté mondiale, un appel du fond du cœur concernant la situation tragique au Soudan du Sud, au bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen, où trente millions de personnes n'ont pas la nourriture et l'eau nécessaires à leur survie", avait-il écrit.

 

Le pape n’a pas tort de s’inquiéter au vu des résultats de ce G20 comme on peut le voir dans l’article de RFI.fr : «G20 : accord pour une déclaration commune sur le climat». Les pays du G20 ont trouvé samedi 8 juillet un compromis sur le climat pour éviter une rupture définitive avec les États-Unis après leur sortie annoncée des accords de Paris, selon le communiqué final. Leur communiqué final «prend acte» d'une part de la sortie des États-Unis de ces accords visant à lutter contre le réchauffement climatique, qui sont qualifiés d' «irréversibles».

 

Une manière d'isoler les États-Unis sur le sujet. «Je me réjouis beaucoup que tous les autres chefs d'État et de gouvernement» s'en tiennent aux accords de Paris, a déclaré à la presse la chancelière allemande Angela Merkel, hôte du sommet. Dans le même temps, les États-Unis de Donald Trump obtiennent une concession.

 

La déclaration finale dit qu'ils «vont œuvrer pour travailler étroitement avec d'autres partenaires pour faciliter leur accès et leur utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et les aider à déployer des énergies renouvelables et d'autres sources d'énergie propre». Ce passage instaure une situation inédite pour le G20 qui valide ainsi le fait qu'un de ses membres puisse suivre une politique individuelle à contre-courant de ses autres membres.

 

Enfin RFI.fr  dans son article ‘Venezuela : l'Église catholique dénonce une «dictature»’ de ce samedi, nous montre que l’Église catholique du Venezuela ne cache plus son rejet des autorités en place dans la crise qui agite le pays depuis plus de trois mois maintenant. Ce vendredi, le président de la conférence épiscopale du pays, Monseigneur Padron n’a pas hésité à parler de «dictature» en évoquant le gouvernement en place, alors qu’il est toujours resté ouvert au dialogue. L’Église vénézuélienne a décidé de mettre tout son poids du côté de l’opposition qui dénonce la tenue d’une Assemblée constituante et réclame la tenue d’élection générale.

 

En prenant ainsi position, l’Église ferme l’éventualité de discussions entre les autorités en place et l’opposition et les organisations civiles. En tout cas les discussions telles que les envisagent le gouvernement de Nicolas Maduro. Une position également assumée par le Vatican. Par ailleurs, l'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez est sorti de prison pour raison de santé samedi à l'aube et a été assigné à résidence chez lui à Caracas.

 

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Publié le 7 Juillet 2017

RTBF.be nous montre ce vendredi 7 juillet 2017 que le pape François, dans une contribution au sommet du G20 adressée à la chancelière allemande Angela Merkel, a rappelé vendredi aux grandes puissances de la planète le terrible sort de 30 millions d'Africains et de Yéménites affamés.

 

"J'adresse aux chefs d'Etat et de gouvernement du G20, ainsi qu'à toute la communauté mondiale, un appel du fond du cœur concernant la situation tragique au Soudan du Sud, au bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen, où trente millions de personnes n'ont pas la nourriture et l'eau nécessaires à leur survie", écrit-il dans ce message publié vendredi.

 

"Un engagement à prendre en compte urgemment ces situations et à apporter un soutien immédiat à toutes ces personnes sera un signe du sérieux et de la sincérité de l'engagement à moyen terme de réformer l'économie" mondiale, insiste le pape.

 

Plus généralement, le pontife argentin estime que les dirigeants de la planète ont "besoin de donner une priorité absolue aux pauvres, aux réfugiés, à ceux qui souffrent, aux personnes évacuées et exclues, sans distinction de nationalité, de race, de religion ou de culture". Ils doivent aussi "mettre un terme à la prolifération actuelle des armes et renoncer à toute implication directe ou indirecte à des conflits", selon le pape.

 

Mais cela ne préoccupe pas le G20 car comme le montre le DIRECT. G20 en Allemagne de francetvinfo.fr puisque le sommet compte prendre acte de l'isolement de Washington sur le climat en soulignant que tous les autres États du forum entendent appliquer l'accord de Paris, selon un projet de communiqué final obtenu par l'AFP.

 

D’ailleurs, les mesures de sécurité sont draconiennes, aujourd'hui, à Hambourg, pour empêcher aux manifestants de perturber le sommet du G20. Les forces de l'ordre encerclent même les défilés de danse et de tambours dans la ville. Un épais nuage de fumée avait auparavant recouvert Hambourg. Ce renforcement s’explique par le fait que 111 policiers blessés dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’affrontements ayant éclaté entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et les policiers. De nouveaux heurts ont éclaté vendredi. Des manifestants ont notamment incendié des voitures de la police allemande.

 

Selon le ministre des Affaires étrangères russe, Trump et Poutine se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu à partir de dimanche dans le sud-ouest de la Syrie où une "zone de désescalade" va être créée. La prudence est de mise.

 

Quand on regarde ce G20 ce n’est pas ceux qui ont faim ou vivent dans la pauvreté qui est le souci de nos dirigeants, pas plus que pour les «Blacks Blocks» qui desservent la cause des manifestants contre le G20. Dommage.

 

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Publié le 7 Juillet 2017

Le Récap de Libération.fr du jeudi 6 juillet 2017 nous montre que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, a présenté un «plan climat» qui doit dessiner la stratégie de la France pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Il a notamment annoncé l’éradication des «passoires thermiques» d’ici 10 ans, une prime aux ménages modestes pour se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d’un véhicule plus propre et la fin de la vente des voitures essence et diesel d’ici 2040 ainsi que l’arrêt de toute production d’électricité à partir du charbon à l’horizon 2022. Mais le Récap de Libération.fr du vendredi 7 juillet 2017 nous fait savoir que c’est un objectif 2050 très ambitieux, de grands chantiers identifiés comme la fin des véhicules essence et diesel mais peu de mesures concrètes immédiates.

 

Pendant ce temps L’OBS dans son article du jeudi 6 juillet 2017 «#ETATDURGENCE Etat d'urgence : le Parlement vote la prolongation jusqu'au 1er novembre» nous montre que Le Parlement a adopté ce jeudi par un vote de l'Assemblée une sixième et, en principe, dernière prolongation de l'état d'urgence, jusqu'au 1er novembre. Le temps de voter une nouvelle loi antiterroriste controversée qui pérennisera certaines mesures exceptionnelles. Le projet de loi, qui a été approuvé dans les mêmes termes que celui voté au Sénat mardi, a été adopté par 137 voix contre 13. Seuls les députés de La France insoumise et les communistes ont voté contre. On apprend aussi que Mélenchon et une trentaine de députés En marche ! ratent le vote sur la prolongation de l'état d'urgence Pourtant, le vote avait été annoncé quelques minutes plus tôt par le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy.

 

Dans le Réveil politique de L’OBS de jeudi nous voyons que la commission des Affaires sociales examinait mercredi les amendements présentés au projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du Travail par ordonnances. Une commission redoutablement efficace : les 120 amendements examinés mercredi ont été refusés. Un échange étonnant a eu lieu entre le député de La France insoumise Adrien Quatennens et la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon (LREM).

 

"Adrien Quatennens : Est-ce qu'il serait possible madame la présidente d'avoir un état des lieux du nombre d'amendements que nous avons traités jusqu'ici ?

[...]

- Brigitte Bourguignon : Il en reste 93 et nous en avons vu 77.

- Adrien Quatennens : D'accord. Avec un taux d'acceptation de 0%. C'est bien ça ?

- Brigitte Bourguignon : Bah évidemment. Vous l'imaginez. [Rires]"

 

Par ailleurs, note Le Lab, aucun député LREM n'a pris la parole lors de la commission, à l'exception de la présidente et du rapporteur du texte Laurent Pietraszewski.

 

Le Récap de Libération.fr nous rappelle que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé l'objectif du gouvernement de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires pendant le quinquennat et annoncé dès 2018 le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, pour redresser les finances du pays. Mais comme le montre Emmanuel Lévy dans son article sur marianne.net du jeudi 6 juillet 2017 dans son article «Avec Macron, payer moins les fonctionnaires pour payer plus… les traders», que le gel du traitement des fonctionnaires est d'ores et déjà acté, ainsi que le rétablissement dès 2018 de leur jour de carence en cas d'arrêt maladie. En parallèle, le gouvernement s'apprête à annoncer la fin de la taxe sur les hauts salaires de la finance. Geler le traitement des fonctionnaires pour augmenter celui des traders. C’est pourtant ce que s'apprête à faire le gouvernement.

 

L’OBS dans son Réveil Politique de ce vendredi nous montre que 2000 migrants étaient en cours d'évacuation ce vendredi matin à la Porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, où les reconstitutions de campements succèdent aux évacuations – et inversement. Jeudi soir, la maire de la capitale, Anne Hidalgo, a proposé des pistes pour une solution de long terme à "l'urgence migratoire". Dans une proposition de texte de loi, dont elle appelle les parlementaires à se saisir, elle prône la création d'un "Fonds d'accueil d'urgence des migrants humanitaires", doté de 10 millions d'euros par an, pour répondre "aux situations d'afflux". Souhaitant "une répartition organisée des migrants sur l'ensemble du territoire", la maire de Paris insiste sur trois axes : accueil des migrants, politique d'intégration et refonte des structures de pilotage. L'initiative d'Anne Hidalgo a été soutenue par les élus Les Républicains du conseil de Paris. Quant au gouvernement, il annoncera la semaine prochaine des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration régulière.

 

Toujours dans le Réveil Politique de L’OBS on peut voir que le nouveau président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, souhaite aller vite sur la réforme des institutions et la moralisation de la vie politique : "Les réformes institutionnelles, ce n'est surtout pas celles qu'il faut remettre à plus tard. Si on les reporte, on ne les fera pas." Il présente sa feuille de route dans un entretien au "Monde". La réduction du nombre de députés ? "Parmi les solutions possibles, il y a le regroupement des circonscriptions par deux et d'avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle", explique l'élu de Loire-Atlantique, ancien membre d'Europe Ecologie-les Verts ayant rallié Emmanuel Macron. Dans cette hypothèse, les Français auraient deux voix aux élections législatives : une voix pour leur député de circonscription, pour garder ce lien territorial, et une voix pour les listes proposées à la proportionnelle. François de Rugy veut aussi réformer l'utilisation de l'indemnité représentative des frais de mandat des députés, "avec une traçabilité des dépenses", le régime de retraite des députés, "qui doit être aligné sur le mode de calcul du régime général" et les allocations-chômage en fin de mandat. "Sur ces trois sujets, c'est le bureau de l'Assemblée qui prendra des décisions et non la loi", précise-t-il.

 

Enfin comme le montre le Réveil Politique de L’OBS une majorité de Français n'a pas été convaincue par le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès ni par la déclaration de politique générale du Premier ministre, selon un sondage Odoxa pour "le Figaro" et Franceinfo publié ce matin. 58% des sondés "n'approuvent globalement pas les mesures annoncées". 41% en revanche les "approuvent". La pensée complexe de Macron n’est sans doute pas aussi complexe qu’on l’aurait cru.

 

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Publié le 5 Juillet 2017

Elisa Frisullo dans son article du mardi 4 juillet 2017 pour 20minutes.fr nous montre que Régis Peyrard, le curé de 84 ans, a été dénoncé à trois reprises depuis 2000 auprès du diocèse… Ce prêtre a été mis en cause une première fois en 2000 par deux victimes. L’avenir de l’ecclésiastique est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire.

 

«C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses faits.» Ce mardi après-midi, suite aux révélations faites par 20 Minutes, l’évêque de Saint-Etienne (Loire) Sylvain Bataille a indiqué qu’une procédure canonique avait été engagée à l’encontre du père Régis Peyrard, 84 ans, accusé par trois victimes de faits d’agressions sexuelles sur mineurs datant d’une trentaine d’années. «Celui-ci reconnaît les faits», a ajouté l’évêque, précisant toutefois que l’homme d’Église, en poste dans le diocèse depuis les années 1960, présentait «des vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ».

 

Ce prêtre, passé ces dernières décennies par les paroisses de la Talaudière, puis de Saint-Just-Saint-Rambert et Sainte-Thérèse du Rond-Point, a été mis en cause pour la première fois, selon Sylvain Bataille, en 2000. Cette année-là, deux victimes ont dénoncé les abus perpétrés à leur encontre par le curé auprès du diocèse. Puis, en 2014, un troisième signalement a été fait auprès de l’Église. «À trois reprises, des victimes se sont manifestées et à chaque fois, les faits ont été signalés à la justice», a assuré l’évêque. Mais pour l’heure, les attouchements sexuels dont est accusé Régis Peyrard étant prescrits, ce curé n’est visé par aucune procédure judiciaire, avait indiqué mi-juin à 20 Minutes une source judiciaire.

 

Dès les premiers signalements, l’évêque de l’époque Pierre Joatton, aurait pris les mesures nécessaires pour empêcher tout contact entre le curé et les enfants. A savoir «résider dans une maison de retraite et exercer un ministère restreint», a ajouté ce mardi Sylvain Bataille, jugeant «inqualifiables» les actes reprochés au curé. «Nous pensons d’abord aux victimes, à leurs souffrances et aux conséquences dramatiques de ces actes», a ajouté l’évêque, inquiet que d’autres enfants aient pu par le passé subir les assauts du père Peyrard.

 

«Forcément, c’est une question qui m’habite, qui m’affecte. On se demande combien de personnes ont pu être touchées», a-t-il déclaré. L’avenir de ce prêtre, qui a multiplié les pèlerinages en terre sainte et à Lourdes, est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire. «Cette procédure pourra aboutir à différentes choses et aller jusqu’à le relever du sacerdoce», a précisé le diocèse.

 

Même si la pédophilie est toujours un problème que l’Église se doit de régler sérieusement, aux États-Unis on tente l’unité dans l’Église. Céline Hoyeau (à Orlando, Floride) nous montre ce mercredi 5 juillet dans son article pour la-Croix.com «Les responsables catholiques américains de toutes tendances rassemblées à Orlando» que pour la première fois, les principaux acteurs des diocèses des États-Unis se sont retrouvés du 1er au 4 juillet pour réfléchir à la manière d’atteindre une jeunesse qui se détourne de l’Église.

 

L’unité est précisément ce qu’a visé pendant trois jours l’Église des États-Unis, en rassemblant pour la première fois à Orlando, en Floride, des responsables catholiques de toutes tendances, des plus «pro-vie» aux plus fervents défenseurs de la justice sociale, soit 3400 participants choisis par les 155 évêques présents. Objectif de cette «convocation» : dépasser les «cultural wars», les divisions autour des sujets de société. Même si, comme l’a fait remarquer à l’ouverture Mgr William Lori, l’archevêque de Baltimore, «les études menées nous ont montré que ces divisions étaient bien moins fortes que nous le pensions». Le climat de ce laboratoire inédit a, de fait, été moins aux débats qu’à une réflexion sur la manière de rejoindre une Amérique en cours de sécularisation. Autrement dit, la manière d’être de meilleurs «disciples missionnaires», selon les mots du pape François. Pour les évêques, ce gigantesque rassemblement est d’abord l’occasion d’écouter. Et d’identifier avec les «experts», engagés sur le terrain, les mutations auxquelles l’Église américaine est confrontée : montée de l’individualisme, de l’indifférence religieuse, des «sans religion» (un quart de la population américaine), baisse de la pratique mais aussi vagues migratoires…

 

Parmi les participants, nombreux sont les jeunes adultes, solidement formés et nommés à des postes clés dans les diocèses. Une grande question revient pourtant : comment rejoindre les jeunes Américains à qui l’Église ne parle plus ? Les évêques le reconnaissent : «Il nous faut trouver une nouvelle manière de parler de la foi, en partant sans doute davantage de notre expérience et de notre témoignage», avance le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington. Une Église moins dogmatique ? C’est ce qu’appelle de ses vœux ­ Matthew Halbach, 38 ans, directeur du Centre Saint-Joseph pour l’éducation à la foi, dans l’Iowa, et consultant pour la conférence épiscopale. «Les gens attendent de nous un témoignage authentique, de la compassion. Pour nommer un couple remarié qui est fidèle, éduque ses enfants avec amour et dans la foi mais n’a pas obtenu la nullité de mariage, on n’a qu’une catégorie : “adultères”… Nous avons besoin d’un langage plus miséricordieux», constate ce père de quatre enfants.

 

«L’Église américaine a toujours été présente aux périphéries, à travers nos écoles, nos paroisses… mais nous pouvons faire mieux», appuie Mgr José Gomez, archevêque de Los Angeles et vice-président de la conférence épiscopale, sommant les leaders catholiques à aller aux périphéries «sociales, existentielles et spirituelles». Si certains, comme cette religieuse, aumônière d’hôpital, regrettent le manque de réel débat – «Il y a un éléphant dans la pièce et on n’en parle pas !», glisse-t-elle, évoquant entre autres l’accueil des homosexuels –, Matthew Halbach se veut plus optimiste. «Nous sommes au début de la route, mais je sens dans nos conversations informelles que les gens de tous bords s’ouvrent.»

 

Mais comme le montre cruxnow.com dans l’article de John L. Allen Jr. et Ines San Martin du mardi 4 juillet 2017 «John Carr : les critiques du pape trop souvent "bloqués dans leurs propres têtes"», John Carr qui a eu l'idée de ce rassemblement entre les leaders du camp pro-vie catholique avec ceux qui travaillent sur la justice sociale pour montrer qu’ils pouvaient «agir ensemble» et mettre en avant l'étreinte de l'enseignement social de l'Église, pourraient les rendre dangereux et et ainsi fournir une vision alternative de la vie publique et montrer que les soins aux faibles, à l'être à naître, aux sans-papiers, à la personne âgée, aux jeunes, aux personnes sans soins de santé, aux personnes qui luttent pour survivre face aux persécutions religieuses, en d'autres termes, un engagement commun à la défense de la vie et de la dignité humaine, offre non seulement une voie à suivre pour l'Église, mais aussi un chemin vers la société.

 

Même si les évêques y ont montré leur soutien envers le pape et que ce rassemblement essaye d’accompagner les changements, il y a surtout eu une tentative de réunir deux camps profondément opposés les catholiques pro-vie et sociaux, sans parler réellement des problèmes sociétaux.

 

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Publié le 5 Juillet 2017

Simone Veil : l'hommage de la nation

Comme nous le montre francetvinfo.fr cinq jours après le décès de Simone Veil, la France a rendu mercredi 5 juillet un hommage national cette femme de combat. Quelque 700 invités parmi lesquels des dizaines de personnalités françaises et étrangères étaient présents pour cet hommage présidé par le chef de l'État. La famille ayant souhaité que la cérémonie soit ouverte au public, une foule d'anonymes s'est également pressée dans les galeries de la cour d'honneur.

 

Le cercueil de Simone Veil est entré dans la cour des Invalides, mercredi 5 juillet, pour un hommage national à cette femme qui a mené une vie de combat. "Maman, maman. Ta beauté se doublait d'une extrême réserve de comportement particulièrement saisissante dans un environnement où prévalait la décontraction de la jeunesse", a confié son fils Jean Veil, ému, devant un parterre de personnalités.

 

Il a aussi évoqué la mémoire de la Shoah. Une mémoire transmise par sa mère, ancienne déportée. "Avant l’âge de 10 ans, je connaissais le nom d’Auschwitz", confie-t-il. "De cette expérience, tu as appris à faire le tri entre l'essentiel et l'accessoire. (...) Des camps, tu avais gardé l'horreur de la promiscuité et de toute familiarité. (...) Tu as gardé une bienveillante énergie qu'ont, en toutes circonstances, celles et ceux qui survivent." Et Jean Veil conclut : "Maman, je t'aime."

 

Pierre-François Veil, dernier fils de Simone Veil, prend conscience que sa mère n'était pas immortelle : "Il y a un temps pour tout. Et finalement, le temps est venu, pour toi aussi, de te retirer avec ton calme, ta douceur et ta délicatesse, presque sur la pointe des pieds". Les discours des proches ont laissé place à la solennité républicaine pour cette femme politique marquante.

 

Pierre-François Veil a également évoqué la place particulière occupée par sa mère chez les Français. "Tu es devenue en quarante ans la mère de tant de Françaises et de Français. (...) Au fil des années, nous avons appris à te partager. Depuis vendredi, nous sommes devenus les témoins d'un pays en deuil." "Cet hommage est ton ultime victoire sur les camps de la mort", a-t-il encore souligné, concluant par le "dernier mot" de sa mère, "prononcé faiblement, mais si distinctement, avant de retrouver papa pour toujours : merci."

 

Après lui avoir rendu hommage, Emmanuel Macron a annoncé qu'en accord avec sa famille, Simone Veil reposerait au Panthéon, au côté de son mari. Quelques instants plus tard, le cercueil qui avait été déposé au sol, à l'exact centre de la cour sur un simple catafalque de bois vernis, l'a quitté au son du Chant des marais, celui des déportés, entonné par le Chœur de l'armée française en souvenir de l'internement de Simone Veil et de sa famille au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (Pologne).

 

L’OBS vient de nous montrer aujourd’hui la récupération la plus ignoble que l’on puisse faire dans l’article : «Les "Survivants", groupe anti-IVG, récupèrent Simone Veil pour faire leur propagande». Ce mouvement anti-IVG connecté profite du décès de Simone Veil pour avancer ses pions avec une technique bien particulière.

 

Ils sont passés à l'action à l'instant où Emmanuel Macron annonçait, lors d'une cérémonie d'hommage à Simone Veil aux Invalides, qu'elle reposerait au Panthéon avec son époux. Jusqu'ici, le site SimoneVeil.com contenait une courte biographie de l'ancienne ministre de la Santé, "femme préférée des Français" décédée le 30 juin. Une page sur sa carrière, une page sur son célèbre discours devant l'Assemblée nationale, une page sur sa postérité. On pouvait croire au projet de classe d'un lycéen consciencieux.

 

Ce mercredi 5 juillet, l'ambiance n'est plus vraiment la même. Le site propose de découvrir "la vérité sur Simone Veil, celle d'une femme trahie dans ses intentions puisque sa loi n’existe plus tant elle a été modifiée et parce que la légalisation de l’avortement n’a pas amélioré la santé des femmes bien au contraire". Les "Survivants" appellent ça "un troll". Ils s'en amusent sur Twitter. Cette image de Simone Veil en bleu et rouge, partagée plus de 20 000 fois depuis une page Facebook "Mme Simone Veil" ? "C'était nous", on vous a bien eus.

 

Ce groupe anti-IVG (les "survivants", ce sont ceux qui n'ont pas été avortés, tiens), a l'habitude des opérations connectées. En juin 2016, lorsque vous jouiez tous à Pokémon Go, le mouvement à la com' redoutable sortait les pochoirs Pikachu pour faire passer son message sur les trottoirs de Paris. En avril, en pleine campagne présidentielle, les militants se mettaient à l'affichage sauvage avec des panneaux anti-avortement dans le métro parisien.

 

Emile Duport, leader des Survivants et proche en son temps de la Manif pour tous, explique le concept un brin pervers : "On a créé ce site il y a environ six mois pour préempter toutes les requêtes Google." Il nous explique qu'il ne s'agit pas d'un site "pro-vie", préfère parler de "travail de pédagogie". En fait de pédagogie, le site reprend les arguments habituels des anti-IVG : recourir à l'avortement rend suicidaire, recourir à l'avortement rend dépressif, recourir à l'avortement "représente un traumatisme qu'il faudra surmonter".

 

"J'espère que la famille de Simone Veil va vite réagir", commentent certains utilisateurs sur Twitter, qui dénoncent une "récupération puante". Pour le moment, les "Survivants" invoquent "l'esprit de Simone Veil", qu'ils comprennent, eux. Elle ne répondra pas. Ce qui est bien pratique.

 

Cette méthode des plus répugnante ne grandit pas ce mouvement qui est prêt à toutes les bassesses pour faire passer ses idées qui vont à l’encontre des droits des femmes qu’avaient défendu Simone Veil.

 

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Publié le 3 Juillet 2017

«Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire» : voilà le thème de la Conférence de la FAO qui s’ouvre ce lundi 3 juillet à Rome comme nous le montre Radio Vatican. L’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture se réunit jusqu’au 8 juillet. Pénurie d’eau, solutions pour les pays touchés par la famine et les conflits, sécurité alimentaire des Etats insulaires seront certains des sujets évoqués.

 

Le pape François s’est excusé de son absence, mais il a délivré un message, par l’intermédiaire du cardinal Parolin, dans lequel il a assuré de son soutien. Dans ce message, le pape François souligne la nécessité de la «solidarité», solidarité par exemple lorsqu’un pays, avec une situation sécuritaire compliqué, ou des problèmes liés au climat, ne peut apporter une réponse adéquate aux besoins de sa population. Il faut alors permettre à la FAO ou à des ONG d’intervenir.

 

Car c’est bien «le manque de culture de la solidarité dans les activités internationales» qui explique ces problèmes de nutrition. C’est plutôt «le pragmatisme des statistiques» ou «le désir d’une efficacité sans l’idée de partage» qui dominent, déplore le pape François. Il faut reconnaitre que «le droit de chaque personne d’être libéré de la pauvreté et de la faim dépend de la famille humaine dans son ensemble, qui doit apporter de l’aide à ceux dans le besoin».

 

Une solidarité d’autant plus nécessaire que le tableau de la situation actuelle dans le monde est difficile. «Cependant, nous ne pouvons pas être résignés» lance le Saint-Père. Les guerres, actes de terrorismes, déplacements forcés ne sont pas inévitables, mais sont la conséquence de décisions concrètes. De même, les décisions prises en toute liberté et conscience déterminent les données relatives à l’assistance pour les pays pauvres. «La sécurité alimentaire est un objectif qui ne peut plus être repoussé», conclut le pape. Seul un effort inspiré d’une solidarité authentique pourra permettre d’aider les personnes en situation de malnutrition.

 

Le Saint-Père s’exprimera en personne à la FAO le 16 octobre prochain, a par ailleurs annoncé le Secrétaire d'État du Saint-Siège. Il s'y était déjà rendu le 20 novembre 2014.

 

En Allemagne dans l’article de la-Croix.com de Delphine Nerbollier (à Munich) ce lundi «L’Eglise allemande aide les femmes à accéder aux postes à responsabilité», on voit que le «tutorat» mis en place par l’Église catholique allemande pour aider les femmes à accéder aux postes à responsabilité a bénéficié cette année à dix-neuf d’entre elles. Le cardinal Marx, président de la conférence épiscopale, est venu assister à la clôture de la première session. D’autres vont suivre, dans un nombre accru de diocèses.

 

«Il est essentiel d’encourager les femmes qui travaillent déjà avec nous et celles qui le souhaitent et qu’elles sachent qu’elles pourront progresser dans leur carrière», assure le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence des évêques d’Allemagne qui a assisté, le 22 juin à Munich, à la session de clôture de cette première année de tutorat. Il se veut optimiste : «Il y a vingt ans, on ne comptait aucune femme à la tête de directions régionales de pastorale. Aujourd’hui elles sont 11.»

 

Face au succès de cette première édition – la deuxième s’achèvera en septembre –, deux autres ont été annoncées pour l’automne, avec davantage de diocèses impliqués (14 sur 27 lors de la première expérience). Preuve aussi de l’intérêt suscité par le projet, le cardinal Reinhard Marx a été assailli de questions lors de la session de clôture. Comment convaincre les diocèses encore réticents à participer à ce programme ? Que faire face à la «résistance tenace» de certains hommes d’Église qui «veulent bien embaucher des femmes mais à des postes peu visibles» ? Comment faire avancer la Curie et le Vatican sur ce thème ?

 

Devant un parterre de participantes, le cardinal Marx a regretté que «certains au sein de l’Église s’accrochent à la tradition» et appelé à «la patience». «Convaincre est un travail difficile mais le pape François nous donne de bons signaux», estime-t-il.

 

Malheureusement comme le montre l’article de Libération.fr du dimanche 2 juillet «Des Australiens créent un fonds pour aider le cardinal Pell inculpé d'abus sexuels», des Australiens ont créé un fonds pour aider le cardinal George Pell, numéro trois du Vatican convoqué par la justice pour des soupçons d’agressions sexuelles, à payer les frais de sa défense, selon un quotidien.

 

John Roskam, directeur de l’Institute for Public Affairs (IPA), un think tank conservateur australien, a déclaré que des personnes qui soutiennent le cardinal Pell avaient ouvert un compte bancaire pour recevoir des dons qui serviront à rétribuer l’équipe de défenseurs du prélat. «Il y a de nombreuses personnes qui veulent soutenir le cardinal et lui donner la possibilité de se disculper», a dit John Roskam dans l’édition de dimanche du Herald Sun, un quotidien de Melbourne.

 

L’archidiocèse de Sydney avait annoncé la semaine dernière qu’il aiderait le cardinal à se loger lorsqu’il viendrait en Australie pour répondre aux accusations, mais qu’il n’assurerait pas les frais liés à sa défense. George Pell, un Australien de 76 ans qui est le responsable des finances du Vatican, a été convoqué par la justice pour être entendu le 26 juillet devant un tribunal de Melbourne. Le pape François lui a accordé un congé pour assurer sa défense. L’ecclésiastique a gravi tous les échelons de l’Église catholique australienne avant d’être choisi en 2014 par le pape pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican, devenant ministre de l’Économie du Saint-Siège.

 

La police australienne a annoncé l’avoir inculpé pour «des délits d’agressions sexuelles anciennes», sans aucune précision sur les faits supposés ni l’âge des victimes présumées. Depuis l’annonce de la convocation du cardinal, la hiérarchie de l’Église catholique australienne lui a apporté son entier soutien, le qualifiant d'«homme totalement honnête». Le cardinal a déclaré qu’il était victime d’une campagne d'«assassinat moral sans merci». Il a assuré qu’il montrerait l’inanité des accusations et irait reprendre ses fonctions à Rome.

 

Espérons qu’il trouve un meilleur système de défense, car il n’avait pas convaincu les victimes d'un prêtre pédophile dans les années 1980 en disant qu’il ne savait pas, ou plus tard qu’il avait découvert que ce prêtre était pédophile. Un peu gros, surtout quand les victimes vous informent.

 

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Publié le 3 Juillet 2017

francetvinfo dans son DIRECT et HuffingtonPost.fr dans son DIRECT sur le Congrès de Versailles montre qu’Emmanuel Macron a pris la parole pendant 1h30. Emmanuel Macron a détaillé, lundi 3 juillet, les grandes orientations du début de son quinquennat, devant le Congrès à Versailles. Un long discours devant les deux assemblées réunies, que le chef de l'État a promis de renouveler chaque année durant son mandat.

 

Emmanuel Macron annonce qu'il "rétablira les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne". "Ces libertés sont les garanties d'une démocratie forte", a estimé le chef de l'État, lors de son discours à Versailles. La nouvelle loi antiterroriste débattue dans les prochains jours devra viser exclusivement les terroristes "à l'exclusion de tous les autres Français". Le chef de l'État promet aussi des "mesures renforcées" contre le antiterroriste, "sous la surveillance du juge".

 

Il confirme ainsi certaines des craintes des défenseurs des libertés. L'état d'urgence sera levé à l'automne, mais son esprit pourrait bien rester présent encore longtemps. C'est en tout cas le sens de la loi antiterroriste que défend Gérard Collomb, et qu'Emmanuel Macron a de nouveau soutenu. Certains éléments sont presque des copier/coller de mesures actuellement en vigueur sous l'état d'urgence. Le projet de loi antiterroriste suscite déjà de nombreuses critiques depuis son annonce, et doit être examiné lors de la session extraordinaire du Parlement cet été.

 

Emmanuel Macron promet de revenir "tous les ans" devant le Congrès pour "rendre compte" de son action. "Trop de mes prédécesseurs se sont vu reprocher de n'avoir pas fait la pédagogie de leur action ni d'avoir exposé le sens et le cap de leur mandat", a estimé le chef de l'État. Il confirme sa volonté de "réduire d'un tiers" le nombre de parlementaires. Le Conseil économique, social et environnemental serait également concerné par cette mesure. Emmanuel Macron a en outre proposé d'introduire "une dose de proportionnelle" au Parlement, afin que "toutes les sensibilités y soient justement représentées".

 

En cas de blocage pour faire adopter ces réformes institutionnelles (il se donne un an), Emmanuel Macron n'exclut pas de recourir au référendum. C'est indispensable notamment pour supprimer la Cour de justice de la République et réformer le Conseil supérieur de la magistrature. Deux réformes prévues par François Hollande mais que ce dernier n'a pas pu mener à bon port. Pour lui il faut aussi "mener une action efficace et humaine qui nous permette d'accueillir les réfugiés politiques, sans les confondre avec les migrants économiques et abandonner l'indispensable maîtrise de nos frontières. Nous avons besoin d'une Europe plus forte et refondée."

 

Pour les migrants, les ministres de l'Intérieur italien, français et allemand ont annoncé plusieurs mesures sous forme de propositions. Ils veulent notamment "travailler à un code de conduite pour les ONG" venant au secours des migrants en Méditerranée et "renforcer le soutien aux gardes-côtes libyens", afin d'"endiguer le flux" arrivant en Italie. L’Europe qui se vante des droits de l’homme doit revoir sa copie.

 

Emmanuel Macron souhaite aussi la suppression de la Cour de Justice de la République, estimant que "les ministres doivent devenir comptables des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaires". Mais il ne donne pas d'alternative. Le chef de l'État estime seulement "qu'il faudra trouver la bonne organisation". "Mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer d'une juridiction d'exception."

 

Libération.fr dans son Live nous montre que Macron prend les faibles pour des «assistés». «Il faut bien entendu reconnaître la part essentielle de nos services publics et de tous nos fonctionnaires», a déclaré Emmanuel Macron, avant de nuancer : «protéger les plus faibles, ce n'est pas les transformer en mineurs incapables», «en assistés permanents de l'État». Mais ce cliché des pauvres "assistés", qui vivent "au crochet de la société" est connu. Moins répandu est le fait qu’une grande partie des gens éligibles aux aides financières ne les demandent jamais. Enfin, la stigmatisation, le fait d’à nouveau présenter sa situation, d’engager les mêmes démarches, tout ça lasse les personnes.

 

Emmanuel Macron appelle à reprendre l'idée européenne sur un plan politique, "la reprendre à son début, à son origine même" car il l'estime "fragilisée par la prolifération bureaucratique". "Il revient à la France de reprendre l'initiative grâce au travail étroit que j'ai initié avec la Chancelière d'Allemagne". Partout en Europe, des sortes d'états généraux seront lancés à la fin de l'année après les élections allemandes, annonce le chef de l'État. C'était une de ses promesses de campagne. Viendront-ils nombreux ? Car l’Europe est pour beaucoup de pays européens l’austérité et la misère.

 

Les parlementaires ont débattus de cette allocution, en l'absence d'Emmanuel Macron, qui a quitté la salle. Retailleau (LR-Sénat) a promis "une opposition vigilante", avant lui Ferrand (LREM-Assemblée) a  promis de s'ouvrir et enfin Prenant la parole pour le groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume a demandé à Emmanuel Macron à ce qu'il reste l'an prochain pour écouter les réponses des parlementaires. Il annonce le dépôt d'une proposition de loi.

 

Sophie Brun de france info à Versailles a recueilli les réactions de parlementaires. Éric Ciotti juge le discours de Macron "assez creux, un peu pompeux et passablement ennuyeux", tandis que pour Olivier Faure "on a parlé de tout sauf de ce qui intéresse les Francais : le pouvoir d'achat, l'emploi".

 

Plus plaisant est le mouvement du 1er-juillet que veut faire Benoît Hamon comme il le montre dans l’article du lundi 3 juillet sur francetvinfo.fr «Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat», où l'ancien candidat socialiste à la présidentielle, invité lundi de franceinfo, a déclaré que son mouvement fera l'inventaire de son projet présidentiel pour remettre en débat des batailles culturelles, comme celle du revenu universel.

 

Benoît Hamon a défini ce que sera le mouvement du 1er-juillet : "Un mouvement beaucoup plus libre, plus horizontal, plus collaboratif que ce que j'ai pu trouver jusqu'ici et ce ne sera pas le mouvement de Benoît Hamon."  L'ex-candidat à la présidentielle annonce qu'il sera en totale opposition avec La France Insoumise et La République en Marche. "Dans deux nouveaux partis qui ont plutôt réussi le pari de l'horizontalité", mais auxquels "il manque une chose, la démocratie", a-t-il précisé.

 

"Ce sont des "T" à l'envers, beaucoup d'horizontalité, mais ensuite tenu par une main de fer et un chef tout puissant. Nous sommes mis au défi de la démocratie : Peut-on réussir à construire de grands mouvements politiques ou la délibération collective joue un rôle important", a ajouté Benoît Hamon. N’étant pas un fanatique de l’hyper-présidence, un mouvement comme celui-ci pourrait donner au peuple une véritable voix.

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