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Publié le 22 Mars 2017

RFI.fr dans son article du 22 mars 2017 «À Bruxelles, Benoît Hamon rattrapé par la politique française et les affaires» nous montre qu’après un meeting réussi à Bercy et un débat en demi-teinte, les difficultés de la campagne électorale reprennent le dessus pour le candidat Benoît Hamon. Dernier exemple en date ce 21 mars lors d'un autre meeting, à Bruxelles cette fois-ci.

 

À nouveau rattrapé par les polémiques à Paris, Benoît Hamon voulait parler d'Europe ce mardi 21 mars à Bruxelles, en Belgique. Au lieu de cela, le candidat à la présidentielle a dû répondre sur l’affaire Bruno Le Roux. Le ministre de l'Intérieur a démissionné ce 21 mars, soupçonné d'avoir employé ses filles comme attachées parlementaires quand il était député alors qu'elles étaient mineures. «Nous avons aujourd’hui une forme de soupçon qui pèse sur la classe politique tout entière, a déclaré Benoît Hamon. Il faut pouvoir dans ce domaine lever le soupçon». «Ce n’est pas bon pour moi, dit le candidat en privé, parce que cette fois, c’est un socialiste comme moi qui est concerné». Benoît Hamon est toujours sous le coup de la déception de sa prestation au débat la veille.

 

Et la série noire continue, avec le premier ralliement d’un membre du gouvernement à Emmanuel Macron, à savoir la secrétaire d'État à la Biodiversité Barbara Pompili, suivi de celui d’un conseiller à l’Elysée, un proche du président, Bernard Poignant. «Une telle déloyauté en pleine campagne, c'est du jamais vu», selon un de ses amis. Agacé, dans le vent glacial de la capitale belge et très atteint par le décès d’Henri Emmanuelli, son mentor, Benoît Hamon a bien du mal à l’évoquer en meeting quelques heures après encore sa disparition. «Ça m’a coupé le souffle ce matin quand j’ai appris qu’il s’était éteint, raconte-t-il. Là où il est, je l’imagine grommeler : "Tais-toi maintenant, tu en as déjà assez dit". Mais je veux lui dire combien il me manque et il nous manquera».

 

Ému et épuisé, le candidat en fait trop. L’avis est unanime dans son équipe : il faut alléger son agenda. Son entourage envisage même d’annuler des déplacements. Benoît Hamon est le candidat qui court après le temps et les sondages mais sa campagne patine toujours. Mais comme le montre Lilian Alemagna dans son article sur Libération.fr du mardi 21 mars 2017 «Europe Hamon en quête de soutiens», Benoît Hamon, en déplacement mardi à Bruxelles, s’est évertué à ne pas dévier de son programme : défendre sa «refondation de l’UE» et son «traité démocratique de la zone euro». «Je n’ai pas la faveur de la Commission, je ne l’ignorais pas», a-t-il confié en sortant d’un entretien avec son président, Jean-Claude Juncker. Le soutien des eurodéputés de gauche et l’opposition de la tête conservatrice de la Commission : voilà ce qu’a voulu illustrer Hamon dans la capitale européenne. En déficit de crédit au sein de l’UE, il a déjà été reçu début février au Portugal par le Premier ministre, António Costa, et compte trouver d’autres soutiens la semaine prochaine à Berlin. Il y rencontrera le candidat social-démocrate Martin Schulz, bien placé dans les sondages face à Angela Merkel. Laquelle devrait «normalement» lui accorder un rendez-vous. Comme pour Macron avant lui.

 

Ensuite LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous montre aussi que le bilan du voyage bruxellois est globalement positif pour le socialiste, qui doit se rendre le 28 mars à Berlin afin de rencontrer le candidat du SPD Martin Schulz, et peut-être aussi la chancelière allemande, Angela Merkel. S’il a reçu un accueil plutôt froid du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, peu favorable à son Assemblée de la zone euro, il a obtenu le soutien des eurodéputés du groupe social-démocrate au Parlement, et même celui, plus tempéré, du commissaire européen Pierre Moscovici.

 

Libération.fr nous signale dans l’article «Pour l'équipe de François Fillon, les affaires sont le fruit d'une «grande manipulation orchestrée depuis des semaines»», que ce mercredi, au lendemain de la démission du ministre de l'Intérieur socialiste Bruno le Roux, le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel dénonce le «véritable hold-up démocratique» commis par «le pouvoir socialiste» (dont Emmanuel Macron serait le représentant). «La chronologie est trop parfait pour être le fruit du hasard», poursuit-il au sujet des révélations qui ont conduit à la mise en examen par deux fois élargies du candidat de la droite. Pour conclure : «Le forfait est ainsi signé de la grande manipulation orchestrée depuis des semaines». Quelques heures plus tôt, le Parti socialiste a demandé mercredi à François Fillon de retirer sa candidature à la présidentielle après les nouvelles révélations sur les affaires le concernant, estimant que ces accusations empêchent «tout débat serein».

 

Dans les commentaires du Direct de francetvinfo.fr on s’agace notamment des propos du Parti socialiste et d'Emmanuel Macron, notamment, qui ont salué la rapidité de Bruno Le Roux à démissionner, et appelé François Fillon à suivre son exemple – à demi-mot pour le candidat d'En marche !.

 

Enfin François Fillon en rajoute une couche dans l’article de Libération.fr : «François Fillon dénonce «des fuites organisées par les services de l'État». François Fillon, mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, a dénoncé une «machination» avec «des fuites organisées par les services de l'État», mercredi sur franceinfo. Interrogé sur les propos tenus en Conseil des ministres par François Hollande, qui a demandé «l'exemplarité» pour ceux qui briguent «les plus hautes responsabilités», l'ex-Premier ministre a affirmé : «les masques tombent. La machination est maintenant aux yeux de tous les Français». «Comme par hasard, le PS, Emmanuel Macron et François Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations qui n'apportent rien de nouveau pour exiger qu'il n'y ait plus de candidat de droite à l'élection présidentielle», a ajouté un François Fillon n'hésitant plus à franchement verser dans le complotisme. Selon lui, «la gauche est dans l'incapacité de gagner l'élection et elle n'a qu'une possibilité pour y parvenir : qu'elle n'ait pas d'adversaire à droite».

 

Comme pour lui répondre dans l’article de LCI.fr «"Climat de corruption" : la violente charge de Benoît Hamon contre les affaires de Fillon et Le Pen», Benoît Hamon s'en est pris violemment, ce mercredi, à François Fillon et Marine Le Pen, qui, selon lui, empêchent la campagne de se dérouler normalement. Le candidat socialiste accuse celui de la droite de "jouer la victime", assurant qu'il n'y a "pas de machination, juste le droit". Il estime les deux candidats à la présidentielle, responsables selon lui de cette campagne "salie et polluée par l'argent et par un climat de corruption".

 

L’EXPRESS.fr nous montre dans son article «La religion prend trop de place dans la présidentielle, selon 77% des Français» que seuls 14% des Français jugent que la religion et la laïcité devraient occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévision. Les Français estiment pourtant ce que ce principe est aujourd'hui menacé.

 

Polémique sur le burkini, débat sur le voile à l'université... Les débats sur la religion ont pris une place centrale dans le débat public des dernières années. 77% des Français jugent pourtant que l'on parle trop des religions et de la laïcité dans la campagne présidentielle. Seuls 14% des sondés considèrent que ces thèmes doivent occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévisions. 40% des Français pensent que ce sujet devrait être "secondaire". L'immense majorité des Français (90%) juge toutefois que la laïcité est "une valeur essentielle de la République", tandis que 74% des personnes interrogées pensent que ce principe est aujourd'hui "menacé".

 

Enfin Libération.fr dans son article «Le Portugal demande aussi la tête du président de l'Eurogroupe» nous montre que dans la ligne de l'ex-président du conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre socialiste du Portugal Antonio Costa a réclamé mercredi avec insistance la démission du chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, l'accusant d'avoir tenu des propos «racistes» et «xénophobes» à l'égard des pays du sud de la zone euro. «L'Europe sera seulement crédible avec un projet commun le jour où Jeoren Dijsselbloem ne sera plus président de l'Eurogroupe et où il y aura des excuses claires à l'égard des pays et peuples qui ont été profondément offensés par ces déclarations», a-t-il lancé en marge d'une conférence consacrée au football à Estoril.

 

Sous le feu des critiques, le chef de l'Eurogroupe avait refusé mardi de présenter ses excuses après avoir tenu la veille des propos jugés désobligeants à l'encontre des pays du sud dans un entretien publié par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Jeroen Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.

 

Il a comparé les pays du sud de l'Europe qui reçoivent une aide financière accordée par l'UE à une personne qui dépense son argent "en alcool et en femmes". On comprend pourquoi son parti a perdu aux Pays-Bas, il n’est plus social-démocrate, il est de droite et ses 9% lors des législatives est mérité.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Le Monde.fr nous montre ce mardi 21 mars 2016 que Mediapart et l’émission «Cash Investigation», qui sera diffusée mardi soir, affirment notamment que 25 évêques ont couvert 32 agresseurs sexuels. Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars a été menée en partenariat avec «Cash Investigation».

 

Après la mise en cause du cardinal Barbarin à Lyon, la gestion par l’Église catholique de prêtres mis en cause pour des actes de pédophilie est l’objet de nouvelles accusations, en France et jusqu’au Vatican. Avec moins de 0,5 % de prêtres accusés d’abus sexuels sur mineurs, la France semble moins touchée que les États-Unis, où les accusations de pédophilie ont visé 4 % des prêtres entre 1950 et 2002, et que l’Australie, où ces soupçons en ont concerné 7 % entre 1950 et 2010.

 

Mais trois journalistes indépendants associés au site d’information Mediapart, Daphné Gastaldi, Mathieu Martinière et Mathieu Périsse, jugent ces chiffres émanant de la Conférence des évêques de France (CEF) «succincts». Ils ont mené une «contre-enquête avec un angle nouveau : celui des agresseurs couverts par l’Église». Des chiffres qui dessinent, selon eux, un «Spotlight à la française», du nom du film qui a raconté l’énorme scandale révélé par la cellule d’investigation du quotidien Boston Globe au début des années 2000.

 

Selon leurs recoupements, 32 agresseurs (prêtres, religieux ou laïcs) actuellement en vie et ayant fait 339 victimes – dont 288 étaient au moment des faits des mineurs de moins de 15 ans – dans l’Hexagone ou à l’étranger ont été couverts par 25 évêques « dont cinq sont toujours en poste », assurent les journalistes.

 

Parmi eux, Mgr Jean-Luc Bouilleret, actuel archevêque de Besançon. Alors à la tête du diocèse d’Amiens au milieu des années 2000, il est alerté par trois prêtres et par la famille d’une victime d’un problème entre leur fils et le père Stéphane Gotoghian. Le prélat encourage alors la famille à porter plainte; ce qu’elle ne fera pas.

 

«À la suite de cette rencontre, Mgr Bouilleret affirme avoir “pris conseil auprès du procureur général d’Amiens”, avant de se contenter de “signaler oralement tous les éléments en [sa] possession” au parquet. Il n’enverra aucun signalement écrit ni ne lancera d’enquête interne», conclut Mediapart. Avant d’ajouter : «Faute d’éléments, le parquet n’engagera aucune poursuite. Malgré ces témoignages, le père Gotoghian ne sera jamais suspendu par son supérieur, qui se contentera de lui retirer ses fonctions au contact d’adolescents. Le prêtre ne sera condamné qu’en 2014 pour agressions sexuelles sur mineurs.»

 

Si certaines affaires remontent aux années 1960, l’enquête de Mediapart montre que «la moitié des cas couverts par l’Église concerne des faits établis après 2000». «Seule la moitié des victimes a pu être entendue par la justice, c’est-à-dire que leurs plaintes ont donné lieu au minimum à une instruction après enquête de police, les autres étant dans leur grande majorité bloquées par la prescription.» Pour le reste, la justice n’a «jamais» été «informée».

 

Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars («Église, la mécanique du silence», éditions JC Lattès), a été menée en partenariat avec «Cash Investigation». L’émission de France 2 diffuse, mardi à 20 h 55, un film documentaire de Mathieu Boudot intitulé Pédophilie dans l’Église : le poids du silence. L’équipe d’Elise Lucet évoque un «système» d’«exfiltrations internationales» de prêtres ou de religieux pour éviter le scandale. Sans avoir eu «accès à toutes les données», elle a établi une cartographie faisant état de 95 mutations depuis 1990, à l’échelle mondiale, de clercs pour lesquels 802 victimes ont été recensées.

 

«Cash Investigation» n’épargne pas le pape François, connu pour sa politique de «tolérance zéro» à l’égard de la pédophilie. Avec des conditionnels, l’émission glisse que Jorge Bergoglio, alors archevêque de Buenos Aires, «aurait tenté de faire innocenter un prêtre jugé pour pédophilie», le père Julio César Grassi, en transmettant à la justice une contre-enquête à décharge avant son procès en appel en 2010. L’accusation donne lieu dans le documentaire à un dialogue assez surréaliste entre la journaliste et présentatrice de l’émission, Elise Lucet, et le pape, lors d’une audience générale place Saint-Pierre à Rome. «Dans le cas Grassi, avez-vous tenté d’influencer la justice argentine ?», lui demande la journaliste. Le pontife, manifestement surpris, fronce le nez et répond : «Pas du tout.»

 

Selon l’émission, 18 prêtres condamnés pour agressions sexuelles sur mineurs ou viols en France «sont toujours en activité au sein de l’institution catholique». L’enquête se penche notamment sur un cas lyonnais méconnu jusqu’alors, celui du «père Didier», condamné dans les années 1990 après avoir fait une dizaine de victimes, et toujours actif en paroisse au moment où il est interviewé, en 2016. Aujourd’hui, «il habite à Lyon», mais il est «sans ministère et sans autorisation de célébrer en public», a assuré, lundi à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

 

Recherché par la justice canadienne depuis 1998, le père Joannes Rivoire vit, lui, dans le diocèse de Strasbourg, selon les enquêteurs de Mediapart et «Cash Investigation», qui se sont aussi intéressés à des frères du Sacré-Cœur et de Saint-Jean exfiltrés d’Afrique vers l’Europe à la suite de soupçons d’abus sexuels.

 

Malgré ces révélations, la Conférence des évêques de France a refusé d’envoyer un représentant au débat qui doit suivre le documentaire. «Sur la question douloureuse de la pédophilie, l’Église s’engage avec sincérité dans une opération de vérité et de lutte. Ces méthodes “d’investigation” ne visent qu’à prouver le contraire», a dénoncé le porte-parole adjoint de la conférence, Vincent Neymon, rappelant les mesures prises (cellules d’écoute des victimes, commission d’expertise indépendante…) en avril 2016.

 

Élise Lucet s’est dite surprise par ce refus, alors qu’elle avait «le sentiment d’une volonté d’évolution et de transparence». «Face à une enquête aussi poussée, l’Église reprend ses vieux réflexes de repli sur soi», a-t-elle accusé.

 

Cette émission permettra enfin de voir que l’Église n’a pas pris au sérieux les affaires de pédophilie en son sein et que la tolérance zéro qu’elle prône a du plomb dans l’aile. Il est grand qu’elle fasse un vrai travail et qu’elle chasse les brebis galeuses.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Libération.fr ce mardi 21 mars 2017 nous résume le débat présidentiel dans l’article : «Débat présidentiel : l’arène de piques». Une heure d'échanges plutôt policés puis un débat qui s'anime et va crescendo : les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle sont entrés hier soir sur TF1 dans le vif de la campagne à moins de cinq semaines du premier tour. Exercice inédit sous la Ve République avant un premier tour, les protagonistes se sont affrontés dans un long débat de trois heures trente qui a laissé au deuxième plan les affaires ayant secoué la campagne. C’est la candidate du Front national, Marine Le Pen qui s’est retrouvée au cœur des premières attaques de ses quatre adversaires d’un soir, favorisées par le premier thème abordé, les questions de société et donc de sécurité, d’immigration et de laïcité.

 

Respectant le pacte de non-agression qu’ils ont scellé fin février, Jean-Luc Mélenchon, très en verve, et Benoît Hamon, requinqué par son succès de dimanche à Bercy, ont aussi fait cause commune contre François Fillon, en particulier sur la durée du temps de travail et, dans une moindre mesure, contre Emmanuel Macron. Si l’ancien ministre de l’Economie, en tête dans les sondages juste derrière Marine Le Pen, a donné quelques coups de griffe, à droite comme à gauche, il a joué la prudence, voire la synthèse : dans la même séquence, il approuve François Fillon sur sa réforme de l’apprentissage et opine du chef quand Benoît Hamon défend la réduction du nombre d’élèves par classe. Son credo : «Défendre le pragmatisme et pas les grands principes.» Pour le leader d’En marche, l’enjeu était simple : à 34 jours du premier tour, geler le jeu électoral pour décrocher sa place en finale.

 

Comme le dit LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 il n’y a au final, pas de grand vainqueur ni de vaincus. Mais une campagne électorale enfin lancée.

 

Dans Le réveil politique, L’OBS nous parler de «L'autre débat du jour : Arthaud vs Cheminade». Avant le show sur TF1, auquel seuls les candidats pesant plus de 10% dans les sondages avaient été conviés, deux autres ont eu droit à leur débat : Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Lors d'une rencontre retransmise via Facebook par le nouveau média Explicite, fondé il y a quelques mois par des anciens d'iTélé, les deux ont défendu leurs idées. Pour lutter contre "l’hémorragie" du chômage, la candidate de Lutte ouvrière a ainsi revendiqué l'interdiction des "suppressions d'emplois des entreprises qui font des bénéfices". Tandis que Jacques Cheminade a dit vouloir sortir la France du "système capitaliste mondialisée", qui "viole l'emploi". Prévu initialement, le candidat du NPA Philippe Poutou a annulé au dernier moment sa participation. Le candidat-ouvrier a expliqué sur Twitter être engagé auprès de son usine de Ford à Blanquefort (Gironde, 930 salariés) en grève ce jour-là.

 

francetvinfo.fr nous apprend enfin que Bruno Le Roux, accusé d'avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices parlementaires à de multiples reprises, notamment quand elles étaient au lycée, a annoncé sa démission mardi 21 mars à Bobigny. L'Elysée a par la suite indiqué le nom de son remplaçant : Matthias Fekl, anciennement secrétaire d'État au Commerce extérieur. Une bonne décision qu’aurait du prendre François Fillon.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Iris Peron dans un article publié sur L’Express.fr nous montre que l'ampleur du scandale révélé par Mediapart ce lundi 20 mars 2017 est sans précédent. En France, 25 évêques auraient caché les agressions sexuelles commises par 32 prêtres. Cinq de ces évêques, dont le cardinal Barbarin, exercent toujours.

 

L'Église catholique française se retrouve une nouvelle fois au cœur de révélations concernant des actes de pédophilie. Cette fois, l'enquête au long-court publiée ce lundi par le site Mediapart et débutée il y a de cela un an, vise davantage les prêtres qui sont restés silencieux, que les auteurs de ces agressions sexuelles.

 

Pour mener ces investigations, les journalistes de Mediapart ont travaillé en collaboration avec l'émission de France 2 Cash investigation, qui diffuse mardi soir un documentaire sur les prêtres pédophiles toujours en poste ou exfiltrés. Ils ont récolté de nombreuses plaintes, dont certaines ont été classées sans suite, faute de preuves ou en raison de la prescription des faits. L'intégralité de leur enquête sera publiée mercredi dans un livre, Église, la mécanique du silence, (éd. JC Lattès).

 

Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale : depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l'Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000.

 

Ce que dénonce surtout le site, c'est l'attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d'agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l'étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays. Aujourd'hui, la majorité d'entre eux a été inquiétée par la justice, ou en tout cas visés par des plaintes, parfois closes en raison de la prescription des faits, mais l'intervention de l'Église est très rare dans ces procédures.

 

Parmi les cinq clercs avisés de faits de viols ou d'agression sexuelle qui sont toujours en poste, figure le cardinal Barbarin, devenu une figure depuis l'année passée de ces non-dénonciations. Il aurait tu les agissements du père Preynat, responsable d'agressions sur 72 personnes dans le diocèse de Lyon. Selon Mediapart, l'évêque aurait été avisé de quatre autres cas de prêtres agresseurs, sans en aviser la justice (un a été condamné, deux ont été mis en examen et un autre a fait l'objet d'une enquête de l'Eglise).

 

Un évêque de Besançon est également accusé d'avoir été prévenu des agissements de l'un de ses prêtres, sans donner de preuves formelles à la justice. Même chose à Bayonne, où les faits signalés par une famille au religieux n'ont été traduits en justice que sept ans plus tard, sans son intervention. Au Mans, en 2010, l'évêque aurait reçu un courrier dénonçant une agression sexuelle, sans réagir. En 2015, la justice a été saisie d'une dizaine de cas. Enfin, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X aurait été alerté de faits d'agressions sexuelles commises par l'un de ses prêtres, sans une fois encore en alerter la justice. Les 20 autres évêques visés par l'article pour des cas de non-dénonciation ne sont plus en poste à ce jour, ou sont décédés.

 

Et comme on pouvait s’y attendre la CEF a refusé de participer au documentaire de Cash investigation qui sera diffusé demain tout en disant qu’elle n’a rien à cacher et se permettant de critiquer la déontologie d’Élise Lucet, alors qu’elle fait son métier d’investigation que beaucoup de journalistes ne font plus aujourd’hui. L’Église doit enfin voir la réalité en face au lieu de ne pas comprendre l’impact qu’ont ces affaires qui lui ont profondément nuit.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.
Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

LCI.fr nous montre dans son LIVE Présidentielles 2017 du samedi 18 mars 2017 nous montrent que 14 296 parrainages ont été validés par le Conseil constitutionnel, 290 écartés comme non conformes a indiqué Laurent Fabius. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle est la suivante : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, et François Fillon. François Fillon est celui qui a obtenu le plus de parrainages (3635), suivi de Benoît Hamon (2039) et Emmanuel Macron (1829). Jean-Luc Mélenchon (805), Nicolas Dupont-Aignan (707) et Marine Le Pen (627) ne dépassent pas la barre des 1000 signatures. Parmi les "petits" candidats, Nathalie Arthaud a réussi à recueillir 637 parrainages, François Asselineau 587, Jacques Cheminade 528, Jean Lassalle 708, et Philippe Poutou 573.

 

Le samedi 18 mars et le dimanche 19 mars la campagne commence réellement et elle semble montrer que la gauche qu’on disant morte revient en force. Reuters.com dans son article du dimanche 19 mars «Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis» nous montre que Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

 

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République. "Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

 

Selon les organisateurs, "au moins 130 000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation. Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République. Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

 

Mélenchon espérait ainsi mettre la pression sur Benoît Hamon, qui a répondu à ses adversaires de la meilleure des manières. francetvinfo.fr nous montre dans on article du dimanche 19 mars «Quatre signes qui montrent que Benoît Hamon a (plutôt) réussi son pari à Bercy» qu’à Bercy, dimanche, Benoît Hamon jouait gros. Avec une salle bondée et un discours très offensif, le candidat socialiste semble avoir réussi son coup. Ce devait être le plus grand meeting de Benoît Hamon. À Bercy, ce dimanche 19 mars, le candidat socialiste voulait (une nouvelle fois) relancer une campagne qui patine. Avec les nombreux ralliements à Emmanuel Macron dans son camp et les mauvais sondages, qui le donnent toujours à la quatrième place, l'ancien ministre avait besoin d'une démonstration de force. Chaude ambiance, ton très offensif, changement de style... Franceinfo liste les quatre signes qui montrent qu'il a plutôt réussi son pari.

 

Ils ont au rendez-vous : Une salle bien remplie, avec 20 000 personnes à l’intérieur et 5000 personnes assistant au meeting dehors, Christiane Taubira, une valeur sure de la gauche qui a violemment attaqué Emmanuel Macron, qui représente selon elle la “tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic”, une punchline marquante, celle du "Le parti de l'argent", car Benoît Hamon juge la campagne pollué par l’«argent» et en met dans le même sac François Fillon et Emmanuel Macron dans ce «parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais», et un changement de ton puisqu’en déclinant son projet, c’est surtout pour insister sur les valeurs qu’il défend, tout en multipliant les références historiques et a livré sa vision de la France et de la république à travers : «Ils nous disent : Oubliez votre histoire et vos espoirs. Il faudrait que nous oubliions quoi exactement ? Les ouvriers de Florange et de Whirlpool ? Les congés payés de Blum ou les 35 heures de Martine Aubry ? L'abolition de la peine de mort avec Badinter ou le mariage pour tous de Christiane Taubira ? Non, nous n'oublions pas !». Comme il le signale à ceux qui sont venus : “Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous.”

 

Le HuffintonPost.fr n’oublie pas de montrer dans son article «La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires», que pour rassembler au delà de son seul socle, le candidat PS a rendu un hommage appuyé à François Hollande, Bernard Cazeneuve et au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je veux (...) saluer trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération, je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian", a-t-il déclaré, évitant d'en faire de même pour Manuel Valls, qui l'a attaqué ce dimanche dans la presse.

 

Outre les impressions de chacun, Benoît Hamon a fait plusieurs annonces qui ne laisseront pas insensibles les électeurs de gauche. Il a notamment fustigé la très polémique "clause Molière", en faisant référence à la reconstruction de la France après-guerre. Aussi, il a promis un référendum sur le droit de vote des étrangers dès le lendemain de l'élection (très vieille promesse présidentielle à gauche). En puisant dans l'histoire de France, Benoît Hamon a exhorté ses partisans à y croire jusqu'au bout. "Imaginez d'ailleurs si un bel esprit était allé voir les révolutionnaires de l'An II qui à Valmy faisait trembler le sol (...) en leur disant: 'soldats, faites un peu moins de bruit, les sondages donnent le duc de Brunschwig gagnant'. Alors nous allons faire du bruit dans cette élection. Le bruit de la multitude, de la multitude qui veut être entendue", a-t-il lancé. "Nous allons faire le bruit immense de l'espérance qui vient (...) Parce que nous sommes la gauche, nous ne croyons pas à la fatalité d'un monde condamné à l'injustice sociale, avant sa destruction écologique. Nous ne croyons pas à la fatalité d'une élection par défaut, par dépit, par déprime. Nous sommes fatigués de voter contre. Nous voulons voter pour", a-t-il poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissement.

 

Le meeting de Benoît Hamon a été une telle réussite qu’Emmanuel Macron a accusé le coup et s’est montré agressif envers son adversaire socialiste en disant que son meeting faisait "un peu Bourget réformé", et qu’il n’était pas le candidat de l’argent, mais deux polémiques peuvent lui donner tort tout d’abord une enquête de la justice sur des soupçons de favoritisme liés à un déplacement de l'ancien ministre de l'Économie à Las Vegas, en janvier 2016, et sa déclaration de patrimoine que le candidat aurait sous-estimé.

 

Les cinq principaux candidats à la présidentielle se retrouvent donc ce soir pour une première joute télévisée, nouvel épisode inédit d'une présidentielle déboussolante. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21 heures sur TF1 et LCI. Cela n’empêche pas les médias de survendre à nouveau Macron.

 

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Publié le 18 Mars 2017

elmostrador.com dans son article du vendredi 17 mars 2017 nous montre que le jeudi 16 mars, le juge de la Cour d'appel de Santiago, Juan Manuel Muñoz Pardo, a rejeté la plainte déposée par Juan Carlos Cruz, José Andrés Murillo et James Hamilton, contre l'Archevêché de Santiago pour sa responsabilité dans la dissimulation de crimes d'abus sexuels commis par le père Fernando Karadima.

 

Grâce à une lettre publiée par le compte Twitter de Juan Carlos Cruz, les trois plaignants ont dit qu'ils étaient déçus et blessés par cette décision. «Aujourd'hui, nous avons connu la décision de la justice chilienne pour notre procès contre l'archidiocèse, dans lequel nous avons demandé que la responsabilité de l'Église catholique soit reconnu pour dissimulation et négligence dans les cas d'abus sexuels et psychologiques du père Karadima. De plus, nous avons demandé que l'Église s’excuse et nous indemnise», ont-ils dit.

 

«Cette décision va rejeter notre poursuite civile au motif que l'Archevêché ne représente pas l'Église catholique et, par conséquent, ne répond pas à la justice chilienne», ont-ils ajouté. «Cela est inacceptable et grave. La justice chilienne, représentée par le juge Juan Manuel Muñoz Pardo nous déçoit. Et nous cause de la douleur. Et au-delà de nous, puisqu’en reconnaissant le jugement de la faute professionnelle de l'Église, donne lui donne l'immunité», se lamentent-ils.

 

«Sous quelle sécurité et protection peuvent se sentir les enfants qui sont des pupilles de l'Église, dans les écoles et les organismes de protection si l'institution, dans la pratique, est impunie par cette décision ? En dépit de tous les obstacles auxquels nous avons fait face, nous continuerons à rechercher la justice et, pour cela, nous aurons recours à toutes les instances nécessaires», ont-ils conclu.

 

L'archevêque de Santiago a exprimé son accord après la décision du tribunal et dans un communiqué, le diocèse a réitéré sa condamnation de l'ancien pasteur de l'église d’El Bosque et son soutien aux victimes. Mais il est difficile de croire qu’il n’était pas au courant des abus sexuels sur mineurs faits par Karadima, vu que le cardinal Erraruiz a fait aller un prêtre convaincu d’abus sexuel envers Angelica Barros Castelblanco dan une autre paroisse en 2015. Le père Karadima n’a été qu’un prêtre de plus couvert par lui.

 

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Publié le 17 Mars 2017

catholicculture.org et catholicnews.com ce vendredi 17 mars 2017 nous montre que Mgr Eamon Martin d'Armagh, primat de toute l'Irlande, a émis le message pour la Saint-Patrick et a appelé à la réflexion sur Saint Patrick en tant que réfugié et migrant sans papiers.

 

«Ce jour de la Saint Patrick, poussé par la situation de milliers de personnes déplacées dans le monde, mettons nous à penser à Patrick le «réfugié ignorant» (comme il se décrit une fois), l'esclave en exil, Patrick le migrant sans-papiers», écrit-il. «Comme les Irlandais, nous ne pouvons pas penser à Patrick sans reconnaître les énormes défis humanitaires et pastoraux face à un nombre croissant de personnes qui se trouvent déplacées et sans statut dans notre monde.»

 

«Je vous invite à prier pour les réfugiés et pour toutes les familles déplacées en ce moment et où que vous soyez, pour encourager l'hospitalité et l'accueil dont nous, Irlandais, sont célèbres dans le monde entier», a déclaré l'archevêque.

 

Et comme pour répondre à l’archevêque, irishcentral.com nous montre qu’un groupe représentant les immigrants sans papiers en Irlande a déployé une bannière sur Dame Street, dans le centre-ville de Dublin avec un message de soutien pour les sans-papiers aux États-Unis : «heureuse St Patrick aux sans papiers des États-Unis, des sans papiers en Irlande». Cette action coïncide avec un rassemblement devant la Banque d’Irlande en solidarité avec les sans papiers.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Nicolas Senèze dans son article pour la-Croix.com nous montre que dans un entretien au Corriere della Sera, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait tenté de se justifier sur le manque de coopération de son dicastère dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels que mettait en cause l’Irlandaise Marie Collins.

 

L’Irlandaise Marie Collins, qui a récemment démissionné de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a vertement répondu, mardi 14 mars, au cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui, dans un entretien au Corriere della Sera, avait tenté de justifier l’attitude de son dicastère.

 

Lors de sa démission, Marie Collins, elle-même victime d’un prêtre pédophile dans son adolescence, avait sévèrement critiqué le «manque de coopération» de la Curie, et notamment de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), dans la lutte contre les abus sexuels dans l’Église.

 

Dans sa lettre, publiée par l’hebdomadaire américain National Catholic Reporter, Marie Collins dresse une liste de rendez-vous manqués, de réunions annulées ou de courriers dont la CDF n’a pas tenu compte, soulignant l’absence de contacts réguliers entre la commission et la congrégation.

 

Elle critique notamment le fait que, comme l’explique lui-même le cardinal Müller, «après un intense dialogue entre différents dicastères engagés dans la lutte contre la pédophilie dans le clergé», il avait été décidé de ne pas concrétiser le «projet» d’un tribunal interne à la CDF pour juger les manquements des évêques dans leur gestion des abus.

 

«C’était un projet, dites-vous, seulement un projet ?», s’indigne l’Irlandaise, rappelant que le pape avait explicitement demandé «l’établissement d’une nouvelle section judiciaire» au sein de la CDF avec «la nomination d’un personnel stable» et d’un «secrétaire pour assister le préfet pour ce tribunal» auquel des ressources ont déjà été affectées.

 

Elle souligne ainsi que la Congrégation pour la doctrine de la foi a délibérément passé outre une demande expresse du pape. Enfin, alors que le cardinal Müller dit n’avoir «jamais eu la chance de la rencontrer», Marie Collins lui rappelle un dîner à ses côtés à Dublin (Irlande), peu de temps après sa nomination…

 

Cette réponse de l’ancienne victime au cardinal Müller fragilise un peu plus le préfet de la CDF, dont certains ont publiquement demandé la démission, alors que celui-ci est déjà en délicatesse avec le pape sur plusieurs sujets, notamment l’interprétation de l’exhortation Amoris laetitia.

 

Une belle mise au point de Marie Collins qui attend mieux que des justifications de la part de la CDF, pour qu’elle puisse enfin avoir des actes de protection envers les mineurs, le pape devrait sans doute nommer quelqu’un d’autre.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Benoît Hamon dévoile son programme et l’exemple des Pays-Bas semble donner raison à sa position à gauche

Le Direct de francetvinfo.fr et le Live Présidentielle de LCI.fr nous montrent que le vainqueur de la primaire de la gauche a présenté son programme, ce jeudi 16 mars, à 11 heures, à Paris.

 

Pas de virage à 180 degrés dans cette nouvelle version, qui reprend les piliers du projet de la primaire : réforme démocratique (avec le 49.3 citoyen), taxation des robots ambition écologique, instauration d’une nouvelle République. ou encore revenu universel d'existence. Mais des apports venus du camp socialiste notamment Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et radical : priorité au "made in France" et aux PME, taxation des superprofits des banques, etc.

 

"Le futur désirable est possible", selon Benoît Hamon. "Il y a trois choix : le retour aux nationalismes et aux guerres, le choix des dérégulations qui ont échoué partout ; ou le futur désirable, qui change notre rapport au travail, à l'environnement, qui voit le monde tel qu'il est." "Je vois chez François Fillon et Emmanuel Macron ceux qui veulent garder le pouvoir. Moi je veux donner le relais, je veux rendre le pouvoir. Voilà le sens de mon projet."

 

Ce projet s’appuie principalement sur la relance par l’investissement et le pouvoir d’achat, et rompt largement avec la politique de l’offre et de lutte contre les déficits publics décidée par François Hollande depuis 2012. En prônant les politiques d'investissement, la relance de la recherche et développement et le revenu universel (même remanié) ou la hausse du smic et des minima sociaux, Benoît Hamon semble choisir la voie économique de la relance par la demande.

 

Lâché par Manuel Valls, critiqué par Juliette Méadel, Benoît Hamon cherche à souder sa famille politique. Mercredi soir, il a pu compter sur le soutien sans faille de Najat Vallaud-Belkacem, à ses côtés lors d'un meeting à Nice. Membre de son comité de campagne, Arnaud Montebourg a appelé Jean-Luc Mélenchon à retirer sa candidature, pour permettre au candidat socialiste d'être au second tour.

 

LeMonde.fr nous montre dans son article ‘Matthias Fekl : «L’avenir de la gauche n’est pas dans le social-libéralisme ou le blairisme»’ que "L’avenir appartient à une social-démocratie refondée, musclée, non à des pilules sociales-libérales avalées de manière plus ou moins agréable", explique le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur dans une interview au Monde.

 

Matthias Fekl n’a pas tort comme le montre geopolis.francetvinfo.fr dans son article «Pays-Bas : l’effondrement de la social-démocratie aux législatives», les Pays-Bas ont limité la progression de l'extrême droite (PVV, qui progresse néanmoins de 30% en termes de sièges) et ont conforté le pouvoir du conservateur Mark Rutte (le VVD perd néanmoins 8 élus) dans un scrutin national marqué par l’effondrement de la social-démocratie classique néerlandaise (PvdA) qui passe de 39 sièges à 9 alors que ce parti participait à la coalition gouvernementale.

 

Le parti écologiste (GL, «gauche verte») progresse fortement (de plus dix sièges) et réalise le haut score de son histoire, récupérant sans doute une partie des voix des socialistes déçus par la politique de coalition menée avec la droite qui mis en avant l’austérité. Son leader, Jesse Klaver, a fait de sa formation le premier parti de la gauche néerlandaise. Il a mis en avant un programme de gauche voulant un encadrement plus strict des rémunérations des chefs d'entreprises et la réduction de l'évasion fiscale. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous montre que dans un discours engagé, le souverain pontife a demandé aux responsables politiques et aux dirigeants de respecter la dignité des hommes par le travail.

 

Le pape François a tenu un discours engagé ce mercredi 15 mars sur la place Saint-Pierre au Vatican, à l'occasion de son audience générale. Le souverain pontife s'est élevé contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles en les qualifiant de «péché gravissime». «Le travail vous donne de la dignité, les responsables politiques et les dirigeants ont l'obligation de tout faire pour que chaque homme et chaque femme puissent travailler et ainsi garder la tête haute, regarder les autres en face avec dignité», a improvisé le pape François, reprenant un thème qui lui est cher. «Celui qui, pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d'hommes, cette personne fait un péché gravissime», a-t-il ajouté.

 

Le pape a fait cette déclaration après avoir salué dans la foule de la place Saint-Pierre à Rome un groupe de travailleurs du bouquet de chaînes satellitaires Sky Italia soumis à un projet de plan social prévoyant notamment 200 licenciements et 300 mutations. «J'ai une pensée spéciale pour les travailleurs de Sky Italia et j'espère que leur situation de travail pourra trouver une solution rapide, dans le respect des droits de tous, surtout des familles», a-t-il commenté sous les applaudissements.

 

Lors d'audiences publiques au Vatican, le pape argentin a déjà plusieurs fois pris la défense de travailleurs menacés de licenciement, fustigeant «l'argent-roi» et la finance aveugle. Il réfute néanmoins être «marxiste». Selon lui, ses prises de position, jugées parfois radicales, correspondent parfaitement à la doctrine sociale de l'Église, formulée déjà à la fin du XIXe siècle sous le pape Léon XIII.

 

Le pape François s’élève contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles pour dire ce que tout le monde pense : que ceux qui font ça commettent un péché grave envers leurs prochains.

 

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