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Publié le 17 Avril 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielles 2017 de ce jour nous montre que Jean-Luc Mélenchon a de nouveau fait le plein, dimanche à Toulouse, après avoir répondu à ses détracteurs dans un entretien à Ouest France. Il se croit déjà au second tour, mais la prudence devrait être de mise. Le candidat de La France insoumise a de nouveau été la cible des réserves de François Hollande qui, dans un entretien à l'émission "C politique" sur France 5, lui a prêté "des facilités qui quelque fois tombent dans le simplisme".

 

Ensuite, une réponse de François Fillon a provoqué des réactions outrées à gauche comme à droite. Sens commun, émanation de La Manif pour tous, au gouvernement ? "Pourquoi pas", a répondu François Fillon, samedi, lors d'une émission de radio. Ce qui n’est pas anormal puisque qu’il doit son salut à Sens commun qui a fortement mobilisé ses réseaux lors de la manifestation du Trocadéro du 5 mars. Des centaines de personnes ont aussi manifesté, dimanche, entre Aubervilliers et Paris contre la tenue du meeting de Marine Le Pen dans la capitale. Un défilé émaillé de quelques heurts. Enfin, Le gouvernement a annoncé le renforcement des mesures de sécurité en vue de la présidentielle. Plus de 50 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour sécuriser les 67 000 lieux de vote.

 

LCI.fr dans soin Live Présidentiel 2017 nous montrent également que menacés par Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, les deux favoris du premier tour ont donné rendez-vous à leurs partisans, lundi 17 avril, à quelques heures d'écart. À Marine Le Pen le Zénith de Paris et ses quelque 6000 places, au candidat d'En Marche ! l'arène de Bercy, que Benoît Hamon avait rempli, le 19 mars, avec plus de 20 000 personnes. Pendant ce temps dans LE LIVE de francetvinfo.fr François Hollande, le Président de la République s'exprimait dans un entretien exclusif à l'émission "C Politique" sur France 5 et s’inquiétait que "La campagne ne permet pas d'installer le débat sur les programmes, les propositions et donc les politiques qui seraient mises en œuvre." Il n’a pas tort.

 

Pourtant Benoît Hamon n’est pas inquiet et il croit encore comme le montre l’article dans LeMonde.fr : «Benoît Hamon croit-il encore en ses chances d'accéder au second tour ?». "Oui, oui et oui", vient-il d'assurer sur Europe 1. "Tout me montre sur le terrain que les choses évoluent, bougent que dans ce climat d’incertitude les Français veulent un président fiable sur les questions internationales, sur l’Europe. Il y a sentiment qu’il y a de bons candidats mais avec une feuille blanche. On ne sait pas très bien où veulent aller les uns et les autres. "

 

Pourquoi pas ? Beaucoup d’électeurs sont indécis et d’autres sont tentés par le vote blanc, cela n’est en rien anormal car la campagne présidentielle a été polluée par les affaires, les débats mal faits n’ont pas permis aux candidats de délivrer pleinement leurs programmes. Au lieu d’une campagne programme contre programme, nous avons un quatuor de tête qui est plus un vote par défaut que par conviction.

 

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Publié le 16 Avril 2017

L’OBS nous montre ce dimanche 16 avril 2017 que le pape François a appelé ce dimanche à la paix au Moyen-Orient et en Syrie, pays "martyrisé" et victime d'une guerre "qui ne cesse pas de semer horreur et mort", dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi.

 

Devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le pape argentin a imploré Dieu pour qu'il apporte "la paix à tout le Moyen-Orient" et qu'il aide "tous ceux qui s'emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, victime d'une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort". Jorge Bergoglio a dénoncé à cette occasion "l'ignoble attaque" qui a eu lieu samedi à Alep en Syrie, "contre des réfugiés en fuite", dont le bilan est d'au moins 110 morts.

 

Il a encore imploré Dieu pour qu'il "donne aux responsables des nations le courage d'éviter l'expansion des conflits et d'arrêter le trafic des armes". Après la messe de Pâques, dans cette bénédiction à la ville et au monde (Urbi et Orbi), le pape a rappelé que pour les chrétiens, le "Christ ressuscité" se fait "compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d'attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs". Le pape argentin a aussi espéré que Dieu "aide l'Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde".

 

Il a formulé le même vœu pour plusieurs conflits dans le monde, "à commencer par la Terre sainte", au Sud Soudan, au Yémen, en Irak ou en République démocratique du Congo.

 

Pendant ce temps en Turquie, on abandonne la démocratie pour une dictature comme le montre le Direct sur le référendum en Turquie de francetvinfo.fr. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est en passe de gagner son pari. Le camp du "oui" au renforcement de ses pouvoirs était en tête, dimanche 16 avril, après 90% des bulletins de vote dépouillés, à l'issue d'un référendum historique, selon l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

 

Le texte vise à remplacer le système parlementaire par un système présidentiel, une mesure qui bouleverserait le système de gouvernance de la Turquie, membre important de l'Otan et partenaire de l'Union européenne. Aux termes de cette réforme, le pouvoir exécutif serait détenu par le président, la fonction de Premier ministre serait supprimée et le président Erdogan pourrait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2029. Selon ce dernier, cette réforme est nécessaire pour doter la Turquie d'un exécutif fort et stable, et pour lui permettre de faire face à d'importants défis économiques et sécuritaires. Mais les détracteurs du président dénoncent un texte écrit sur mesure pour satisfaire les ambitions de Recep Tayyip Erdogan, accusé de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch avorté de juillet.

 

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Publié le 15 Avril 2017

LCI.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIEL de ce samedi 15 avril 2015 nous montre que c’est le dernier week-end de campagne pour les onze candidats à la présidentielle. A huit jours du premier tour, la plupart vont de nouveau battre le pavé ce samedi et quelques grands meetings vont animer la journée.

 

Dans son Direct francetvinfo.fr nous montre que dans un entretien à Libération, le candidat du PS refuse de se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon. "La France a besoin de la gauche que je représente : sociale, écologiste, européenne et ouverte", explique Benoît Hamon. "Je suis un combattant. Que ce soit bien clair, je suis en campagne jusqu'au bout pour convaincre et éviter que les électeurs soient tentés de choisir un «bon candidat», alors que l'enjeu est de choisir un bon président", a-t-il précisé. Il n’a pas tort de lutter, puisque comme l’a montré Libération.fr hier dans son Direct selon un sondage... les quatre favoris (Le Pen, Fillon, Macron, Mélenchon) pour la présidentielle sont désormais tous dans la marge d'erreur, c'est-à-dire qu'il est impossible d'estimer lesquels ont le plus de chance d'être au deuxième tour, sur la base des intentions de vote, si l'on retire de leur score la marge d'erreur. Moralité ? Votez pour qui vous voudrez. Finalement, au lieu de regarder les sondages il faut sans doute voter par conviction et par les beaux parleurs.

 

Mais comme le montre LeMonde.fr les favoris d’hier peuvent devenir les perdants de demain comme on peut le voir dans son article du Brief Politique : «L’équipe Macron perturbée par la fin de campagne». Persuadés depuis des semaines que leur poulain se qualifiera pour le second tour, les partisans du candidat d’En marche ! montrent d’inhabituels signes de fébrilité dans la dernière ligne droite. Jusqu’à ces derniers jours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen faisaient la course en tête dans les sondages, loin devant François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Mais l’envolée du leader de La France insoumise fait craindre un match à quatre avec François Fillon, dans lequel Macron ne serait plus certain de l’emporter.

 

Mais il semble qu’on a oublié l’essentiel dans cette campagne polluée par les affaires et le populisme. Malo Tresca dans son article pour la-Croix.com du jeudi 13 avril 2017 «Avant la présidentielle, des mouvements chrétiens veulent accorder «valeurs morales» et «foi»» nous montre que dans un climat de grand discrédit politique, une vingtaine de mouvements catholiques a publié, jeudi 13 avril, une tribune appelant les fidèles à «mettre en cohérence leur vote avec leurs convictions» avant le premier tour de la présidentielle. Le CCFD-Terre Solidaire est à l’initiative de l’écriture de cette déclaration commune et se livre à deux constats suscitant, au sein des différentes associations, une profonde inquiétude : «le phénomène grandissant de l’abstention» et le discrédit de la chose publique, après la révélation des différentes affaires ayant agité, ces derniers mois, la campagne présidentielle.

 

Stigmatisation de «celui qui est différent», volonté «de construire des murs», surenchère de propositions sécuritaires et identitaires… En filigrane, une vive critique de certaines propositions de campagne – impossible de ne pas y reconnaître particulièrement là les positions de l’extrême droite – se dessine entre les lignes de la tribune. «Mais il n’y a pas que cette mouvance : nous pouvons retrouver, dans chacun des programmes proposés par les candidats, des propositions à risque pour la paix sociale», nuance Hugues Boiteux, secrétaire national du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC). «Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, le rejet de l’autre, mais à plaider la cause des plus pauvres et à promouvoir le respect de la personne et de l’environnement», expliquent les auteurs du document.

 

Pour cela, il faut mettre en mettant en avant des initiatives concrètes, menées ou observées par les différentes associations, pour déconstruire cette idée qui se banalise et qui tend à faire croire que la France doit être celle du rejet. Développement de nouvelles manières de travailler, plus soucieuses de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, essor de l’économie sociale et solidaire, recrudescence de propositions d’accueil de migrants dans des familles… «Les dizaines de milliers de bénévoles de nos organisations et mouvements sont témoins tous les jours que la réalité de la société française, c’est aussi et surtout des milliers d’actions concrètes qui construisent une planète plus solidaire et fraternelle», écrivent encore les auteurs de la tribune.

 

Mais en voyant le vote catholique aux régionales de 2015, on peut voir que les catholiques sont de plus en plus tentés par un vote d’extrême droite, puis par celui de droite. Il est difficilement concevable de voter François Fillon et Marine Le Pen quand on veut une planète plus solidaire et fraternelle. Plus encore avec les affaires qui les touchent.

 

Le pape François a poussé plus loin lors du vendredi saint en nous parlant d’autres oubliés de ces présidentielles dans euronews.com ce samedi 15 avril 2017 : «Le Pape François évoque sa "honte" face aux "destructions et aux naufrages" quotidiens». Le pape François a rejoint à pied le Colisée de Rome retraçant le Chemin de Croix traditionnel. Près de 20 000 fidèles l’ont suivi, une bougie à la main, dans un silence absolu en souvenir de la crucifixion du Christ. Une famille égyptienne a été choisie pour porter la croix. La semaine sainte, temps fort du calendrier chrétien qui commémore les derniers jours de Jésus, a démarré dimanche dernier. Un jour marqué par deux, attentats contre des églises coptes en Égypte, qui ont fait 45 victimes.

 

Il a commencé cette cérémonie, commémorant les dernières heures de la vie de Jésus de son entrée à Jérusalem à sa crucifixion, en se prosternant sur le sol devant l’autel. Devant la foule, le pape a prononcé une prière : «nous revenons vers toi cette année encore avec les yeux baissés par la honte mais le cœur plein d’espoir. Honte pour toutes les images de dévastation, de destruction et de naufrage qui sont devenues ordinaires dans notre vie». Le pape François a exprimé «la honte» de l’humanité «pour le sang innocent, versé quotidiennement, de femmes, d’enfants, de migrants», avant de diriger la messe célébrant la passion du Christ.

 

On ne devrait pas oublier quelque chose, c’est que Jésus est mort comme un dissident politique, comme le montre finalement periodistadigital.com dans l’article de José Manuel Vidal du vendredi 14 avril : «Qui a vraiment tué Jésus?». Il était un rebelle. Un franc-tireur. Un révolutionnaire. Il a voyagé et prêché dans son pays. Il s'entouré pauvres, prostituées et marginalisées. Et il a peur du pouvoir établi. Et s’est créé beaucoup d'ennemis très puissant. Son comportement, ses prédications, ses amitiés et son mode de vie étaient irritant pour ceux qui avaient la force et la puissance. Un scandale. Ni sa famille le comprenait et le prenait pour un fou.

 

Jésus vit dans une atmosphère tendue entouré par les conflits, mais cela finit par lui coûter la vie pour celui qui fait face aux autorités juives de son temps. Et, comme tous les prophètes, en plus d'annoncer le Royaume, il dénonce l’injustice. Il est un conflit d'intérêts évident entre les autorités religieuses juives et Jésus, qui finit en faire des ennemis à cause de la loi, le temple et de l'argent. Et enfin, Jésus s’est fait des ennemis pour sa critique constante et acerbe de l'argent et de la richesse.

 

Son jugement fut une pure comédie, la peine avait déjà été donnée. Ensuite, Jésus est condamné à la peine appliquée aux subversifs. La croix, comme le dit Cicéron, c’est l’une «des peines les plus barbares et terribles». Jésus est resté sur la croix de midi à quinze heures. «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as- tu abandonné ?» Étaient ses derniers mots. Le soi-disant Fils de Dieu est mort dans l'obscurité d'une crise de la foi. Il n’y a ni voile du temple déchiré ni tremblements de terre, ni de soleil obscurci.

 

Dans cette élection présidentielle, je ne vois que des faux rebelles, qui annoncent qu'ils sont les candidats de la rupture ou du peuple. Le monde ne change pas avec de belles paroles et des dirigeants charismatiques mais avec des actes.

 

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Publié le 12 Avril 2017

Luis Miguel Modino, correspondant au Brésil, nous montre dans son article dans periodistadigital.com du mardi 11 avril 2017 une nouvelle attitude prophétique, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), par son secrétaire général, Mgr Leonardo Ulrich Steiner, qui a appelé les catholiques à prendre conscience et position contre les graves conséquences des réformes proposées par le gouvernement Temer.

 

Après avoir émis une note récemment, qui se positionne contre la réforme du système de retraite, le secrétaire général de la CNBB, dans une interview publiée dimanche dernier, le 9 avril, par le portail brésilien UOL, déclare expressément qu’il faut «suggérer à nos évêques que la note de la CNBB soit lues aux messes».

 

Les conséquences de cette attitude devraient certainement inquiéter le gouvernement brésilien actuel. La note de la CNBB a été soutenue par d'autres et émise par certains évêques dans leurs diocèses, ainsi que dans diverses réunions régionales, qui ont toujours exprimé leur opposition aux réformes qui favorisent le marché et se positionne contre les citoyens, en particulier les plus pauvres, les peuples autochtones, les petits agriculteurs... qui vont être encore plus exclus de la société. Avec cela des diocèses ont organisé des manifestations de rue contre les politiques gouvernementales.

 

L’évêque auxiliaire de Brasilia n'a pas hésité à dire que ce qui est en jeu est cette fois-ci est «notre avenir», critiquant les décisions sont prises uniquement et exclusivement par les députés et sénateurs, pour des représentants des grands groupes économiques et qui vivent protégés par des privilèges que le citoyen ordinaire ne pourra jamais atteindre et qui est même privé de commenter une décision qui marquera leur avenir en tant que citoyens.

 

Personne ne peut oublier, à l'avis de l'évêque Steiner, que «l'État devrait prendre en charge les plus fragiles et aider les gens» et que «c’est une question d'humanité». En réponse, les évêques sont destinés à «sensibiliser et à amener les gens à percevoir les difficultés de cette réforme et de proposer, d'autre part, des solutions.»

 

La Conférence nationale des évêques du Brésil montre l’exemple aux évêques français qui ne se sont pas fait beaucoup entendre lors de la contestation contre la loi travail.

 

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Publié le 12 Avril 2017

Invité de la matinale de LCI de ce mercredi 12 avril 2017, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a lancé un appel à Benoît Hamon. Compte tenu de la dynamique du candidat de la France insoumise, il l’invite à "ne pas être un obstacle à la volonté populaire qui monte". En clair, à se désister... "Si le fait qu'il maintienne sa candidature empêche Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour, je pense que Benoît Hamon intérieurement le vivra mal..", a déclaré Alexis Corbière.

 

Je ne pense pas qu’il le vivra mal. Il faut se rappeler que Jean-Luc Mélenchon a rejeté tous les accords que Benoît Hamon a voulu faire avec lui et même de se retirer pour lui. Alexis Corbière croit qu’il peut venir et demander maintenant à Hamon de se retirer. Ce n’est pas lui qui va rembourser la campagne du PS et les frais que ce parti a accepté de payer durant les législatives pour EELV, car la France insoumise n’est pas un parti et n’a pas les moyen de le faire. Enfin, le PS n’a rien à y gagner car il ne croit pas aux propositions de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon est en désaccord avec lui sur les questions européennes, sur comment se fera la VIe République et sur le revenu universel. Un désistement du candidat socialiste est impossible.

 

Combatif Benoît Hamon n’abandonne pas comme le montre l’article de Libération.fr, «Benoît Hamon s'en prend à la «vingtaine de dirigeants socialistes de premier rang» qui ne le soutiennent pas». Benoît Hamon (PS) s'en est pris ce mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas assez sa candidature à la présidentielle, dans un entretien publié par "Les Echos".

 

Évoquant le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, il déclare : "Je note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang". "Avec François Hollande, mon désaccord date de 2014 : je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé", déclare également Benoît Hamon. Pour lui, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 "si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales". "Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu !", dénonce le candidat du PS.

 

"J'assume un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", réaffirme Benoît Hamon. "Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue".

 

140 000 emplois dans l'habitat, 125 000 dans les énergies renouvelables et la chimie verte ou encore 112 000 dans l'accompagnement des personnes âgées… Benoît Hamon a dévoilé ce mercredi dans un entretien aux Echos son plan pour créer un million d'emplois comme nous le montre le LIVE Présidentiel de LCI.fr. Il souhaite notamment créer des emplois dans les petites et moyennes entreprises "grâce au made in France et (au) fait que leur sera réservé 50% de la commande publique" ainsi qu’augmenter les effectifs de la fonction publique. "Un million d'emplois, ça me paraît raisonnable avec une politique de relance aujourd'hui, avec une croissance qui serait, je pense, plus riche en emplois", explique le candidat du PS.

 

Enfin, pour ceux qui veulent punir le gouvernement, il faudrait choisir le bon candidat, car François Hollande ne semble pas soutenir Benoît Hamon comme le montre l’article de L’OBS : «À 10 jours de la présidentielle, François Hollande s'inquiète de la tournure de la campagne». "Cette campagne sent mauvais", déplore le chef de l'État, qui voit d'un mauvais œil le phénomène Mélenchon et la confiscation des débats par les affaires. S'il craint qu'un soutien trop précoce à Emmanuel Macron ne soit contre-productif, il évoque cependant sa candidature en des termes favorables - et rappelle qu'il n'a pas découragé le projet de son ministre de créer, au printemps 2016, son propre mouvement politique.

 

Quant à l'ex-frondeur Benoît Hamon, descendu sous les 10% dans les sondages ? Expédié d'une plaisanterie assassine, raconte "le Monde", tandis qu'il croisait deux de ses soutiens, la maire de Paris Anne Hidalgo et son directeur de campagne Jean-Marc Germain : "Alors, elle se passe comment cette campagne ?" leur aurait-il lancé d'un ton badin au palais de Tokyo.

 

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Publié le 11 Avril 2017

Libération.fr nous montre dans son article du mardi 11 avril 2016 nommé ««Résistons!», le livre programme de Jean Lassalle» que Jean Lassalle, candidat à l'élection présidentielle, publie vendredi un livre, Résistons ! (éd. La Différence), à mi-chemin entre manifeste et programme électoral pour «retaper la France». «Liberté, Egalité, Fraternité. Je ne connais pas de plus beau programme. Pourtant, que reste-t-il de nos beaux principes ?», écrit le député centriste (ex-MoDem) des Pyrénées-Atlantiques en préambule. Au fil des pages, il porte l'estocade au président François Hollande, dont le bilan dans la lutte contre la spéculation financière est, selon lui, «proche du néant» ainsi qu'à la classe politique, qui a fait de ses mandats une «profession». Il veut aussi, notamment, mettre fin à l'exploitation du pétrole, qui a mené la France à des «guerres indignes d'un pays civilisé».

 

Pour lui, tous ces maux engendrent «désespérance, incivisme, désordre et impopularité des gouvernants» et permettent à l'extrême droite de prospérer. Estimant être «le seul à pouvoir rassembler», n'étant pas le «candidat des pauvres contre les riches», ni celui des «lobbies» ou d'un «parti», Jean Lassalle propose de réorienter l'Europe vers une «société du partage et de la justice sociale» à travers une «meilleure répartition des richesses». Il souhaite faire des campagnes une grande cause nationale, détruire «la dictature de la spéculation», investir massivement dans les énergies renouvelables et la recherche fondamentale, renouer avec la mer et les outre-mer et "assainir" la vie politique. En somme, le «berger-candidat» de 61 ans dit offrir aux Français le choix d'une «révolution pacifique et bienveillante» et les appelle à «rompre avec le cycle de la médiocrité, de la désespérance et finalement de la régression».

 

Pendant ce temps, certains souhaitent que Benoît Hamon se retire pour Jean-Luc Mélenchon, mais une dynamique sondagière ne fait pas le vote des urnes. Et Hamon aurait tort de céder sa place à un tribun, car l’histoire a toujours montré que ces derniers ne savent pas gouverner. Prenons l’exemple de Léon Gambetta dont ses contemporains admiraient en lui un génie oratoire, dont le verbe soulève les auditoires populaires plus encore que les assemblées parlementaires. Pourtant, Gambetta forma un éphémère grand ministère d’union républicaine le 14 novembre 1881 et il ne dura que deux mois (73 jours) à cause de l'inquiétude suscitée par ses projets. Des refus successifs le font échouer (aucun leader de gauche et de droite ne voulant l’aider), et c’est un ministère d’hommes jeunes et peu connus qu’il forme surtout avec ses fidèles. Son action rencontre l’opposition des droites et des radicaux et de certains républicains eux-mêmes notamment dans la création de deux nouveaux ministères à l'agriculture et aux arts est contestée au point que la Chambre en mégote les crédits, sa réforme constitutionnelle sur le recrutement du Sénat et le recours au scrutin de liste pour l'élection des députés; sa réforme de la magistrature et son recours à emprunt pour soutenir l'agriculture et la conversion de la rente. Son charisme et son activisme font peur, mais son attitude autoritaire de vis-à-vis de la Chambre blesse aussi les parlementaires. Son gouvernement disparaît le 30 janvier 1882.

 

Jean-Luc Mélenchon semble suivre cette voie, car il ne pourra pas avoir le soutien du PS, EELV et du PRG, car Benoît Hamon préférera refuser de le rejoindre dans son aventure dangereuse pour son avenir politique. Le caractère autoritaire de ce dernier rendra impossible toute réunion de la gauche autour de lui et il devra former un gouvernement avec ses proches qui n’ont aucune expérience politique durable, vu qu’être dans l’opposition était plus confortable. Enfin, sa réforme de la VIe République avec une Constituante de citoyens ne pourra pas passer sans avoir une majorité confortable à l’Assemblée nationale et il faut dire que la France insoumise n’a pas d’assise locale, puis elle devra encore passer devant le Conseil constitutionnel qui acceptera difficilement qu’on dénie au Parlementaires ce droit. Ses dépenses de 173 milliards et son emprunt de 100 milliards à la BCE devront aussi avoir l’accord de l’Assemblée nationale. Comme tous les tribuns, Mélenchon a le verbe haut mais ce n’est pas ce qui fait de vous un bon gouvernant.

 

L’OBS dans son article du mardi 11 avril 2017 «Benoît Hamon envoie une lettre à neuf millions de Français pour relancer sa campagne» nous fait savoir qu’une lettre signée de Benoît Hamon et publiée à neuf millions d'exemplaires a commencé à être envoyée aujourd'hui aux Français pour les inviter à "voter pour", dans l'espoir de relancer la campagne du candidat socialiste.

 

"Je vous demande de m'élire président de la République française", écrit Benoît Hamon dans sa "lettre aux Françaises et aux Français", dont l'AFP a eu copie. "Ces dernières semaines n'ont ébranlé aucune de mes convictions, elles les ont confirmées", assure le candidat qui plafonne sous les 10% d'intentions de vote dans les derniers sondages, largement distancé depuis trois semaines par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

 

"Je ne me résigne pas à ce que cette élection se résume à un retour vers le passé le plus sombre de notre histoire", écrit-il. "Vous allez voter dans quelques jours", dans le contexte de l'élection de Donald Trump aux États-Unis, du Brexit, et alors que "la dynastie xénophobe du Front National est aux portes du pouvoir chez nous", dit-il aussi. "Mon projet est clair et novateur, social, écologique, républicain et européen et il le restera", explique Benoît Hamon, invitant comme souvent dans ses meetings de campagne à voter "pour" : "Pour plus d'égalité, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de travail, pour plus d'écologie, pour une Europe libérée de l'austérité, pour plus de fraternité, pour un futur désirable", conclut le candidat.

 

Et il a aussi comme le montre LCI.fr dans son Live Présidentiel adressé une lettre au président du Medef Pierre Gattaz, qui avait critiqué son projet et l'avait comparé à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Publiée par Les Echos, on peut y lire : "Vous m'insultez, et surtout, vous insultez la gauche transformatrice qui a apporté à la France l'essentiel du patrimoine de nos droits démocratiques et sociaux et qui a défendu la République comme la prunelle de ses yeux, surtout dans les moments les plus sombres de notre histoire. Vous nous insultez en renvoyant dos à dos cette gauche dont je suis l'héritier et le porte-parole dans cette élection, avec le FN antirépublicain héritier de la collaboration." "Vous balayez avec légèreté mon projet pour le caricaturer" continue le candidat. "Affirmer aimer les entreprises est aussi absurde que d'affirmer aimer les poissons. Il existe des requins et des sardines" écrit Benoît Hamon.

 

Il faut attendre, car ce ne sont pas les sondages qui vont décider du résultat mais bien les électeurs et les favoris d’hier deviennent souvent les perdants de demain.

 

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Publié le 10 Avril 2017

Le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr et Live Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr nous montrent que nous sommes à J-13 - Ça y est, la campagne officielle est lancée et les candidats vont profiter de l'égalité du temps de parole pour tenter de faire basculer les électeurs en leur faveur.

 

En tête dans les sondages, Marine Le Pen s'est fait remarquer après ses propos sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv'. "Si on doutait que Marine Le Pen est d'extrême droite, on ne peut plus en douter", a réagi Benoît Hamon. De son côté, Jean-Luc Mélenchon poursuit son ascension dans les sondages. Sur la Canebière à Marseille, le candidat de La France insoumise, qui a réuni près de 70 000 personnes, selon les organisateurs, a évoqué la paix. Il est aussi revenu sur les intentions de vote en sa faveur, en hausse ces derniers jours. Toujours fragilisé par les affaires, François Fillon a rassemblé, dimanche, près de 25 000 personnes, selon les organisateurs, au cours d’un grand meeting à Paris. Durant son discours, le candidat de la droite a demandé à ses sympathisants non pas "de l'aimer", mais de le "soutenir".

 

Contrairement à ceux qui ont annoncé qu’il a abandonné la partie, Benoît Hamon dévoile sur Twitter (@benoithamon) ce qu’il fera les premiers mois où il sera président : il lancera des travaux sur la santé environnementale avec notamment une Conférence citoyenne, son premier déplacement il l'effectuera à Athènes pour évoquer la solidarité entre Européens et la lutte contre l'austérité, il soumettra à la discussion du premier Eurogroupe mon projet de traité de démocratisation de la gouvernance de la zone euro, son 1er projet de loi sera consacré à la transparence de la vie publique et à la fin des conflits d’intérêt dans la République, il proposera un contrat de majorité qui sera proposé aux Assemblées, le Parlement prendra toute sa place comme lieu de centralité démocratique, son 1er référendum portera sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, puis la reconnaissance du vote blanc et le 49.3 citoyen, sa 1ère réunion seront les États généraux du Travail avec les partenaires sociaux pour définir les contours de la nouvelle loi Travail, sa première mesure sera de prendre un décret revalorisant immédiatement le RSA à 600 euros, il rencontrera M. Deltour sur la lutte contre l'évasion fiscale et proposera l’asile au lanceur d'alerte Edward Snowden, et il assume sa différence avec M.Mélenchon car son projet c'est une Europe solidaire et fraternelle.

 

Rien n’est joué et les sondages ne font pas les élections. Les favoris devraient se montrer prudents pour ne pas avoir de mauvaises surprises, car des petits candidats pourraient jouer un rôle comme Philippe Poutou ou Nicolas Dupont-Aignan.

 

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Publié le 8 Avril 2017

Le débat à la présidentielle du mardi 4 avril 2017 sur BFMTV et CNews a surtout mis en avant les petits candidats notamment Philippe Poutou qui s'en est violemment pris à François Fillon et à la présidente du Front national Marine Le Pen, mais aussi Nathalie Arthaud se mettant en avant comme la candidate des "travailleurs" contre la "classe capitaliste" remettant à sa place François Fillon qui «dit combattre l'assistanat et s'accorde des largesses» et Nicolas Dupont-Aignan s’en prenant directement à Emmanuel Macron et à François Fillon s’est placé en candidat honnête, tandis que Marine Le Pen a été la cible des «petits candidats» qui l’ont bien malmenés, alors que François Fillon a mis en avant son côté sérieux tout en refusant de répondre aux questions sur ses affaires, Emmanuel Macron le favori des sondages lui n’a pas pris de risque comme à son habitude, ce qui a amené François Asselineau à lui dire : «Monsieur Macron, vous êtes toujours d'accord avec tout le monde». Le président de l'UPR, François Asselineau, lui en utilisant les articles et les traités européens mettait en avant la sortie de l’UE, Jean-Luc Mélenchon a pu mettre en avant ses idées sur la VIe République et l’Europe avec un coup de fatigue sur la fin, alors que Benoît Hamon a été meilleur en attaquant frontalement Marine Le Pen sur le terrorisme, Jean-Mélenchon sur l’Europe et Emmanuel Macron sur les fonctionnaires tout en promettant de créer un million d’emplois sur cinq ans. Jacques Cheminade attaquant les marchés financiers et François Lasalle qui a mis en avant son parcours professionnel atypique n’ont pas pu se mettre réellement en avant dans ce débat décousu.

 

Les sondages se suivent, mais peut-on leur faire confiance ? Comme le montre l’article du 9 novembre 2016 de l’HuffingtonPost.fr «Comment les sondages ont-ils pu sous-estimer à ce point le résultat de Donald Trump à cette élection présidentielle? » nous montre que durant l’élection américaine l'écart entre les deux candidats, même s'il semblait important, restait clairement dans la marge d'erreur classique. De plus, le nombre de personnes non-décidées à quelques jours de l'élection, ou souhaitant voter pour un des autres petits candidats, était bien plus élevé que d'habitude. Même échec pour le «Big Data» («grosses données», ou mégadonnées) comme le montre l’article du 10 novembre 2016 de telerama.fr «Elections américaines : la faillite des “data scientists”», puisque ces ingénieurs aux modèles et algorithmes à la pointe de la technologie pensaient improbable la défaite d'Hillary Clinton. C'est un cas d'école des limites de l'analyse des données et des statistiques. Les données aussi précises et aussi massives qu'elles soient, ne décrivent pas assez bien la réalité et resteront toujours imparfaites.

 

On est à J-15 du 1er tour. LCI.fr dans son Direct nous montre François Fillon sera demain à la Porte de Versailles après qu’il s’est comparé hier à Vercingétorix tour en recevant le soutien de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Bruno Lemaire, alors que Marine Le Pen est dès aujourd'hui en meeting à Ajaccio, car un sondage la donne en tête des intentions de vote en Corse, où des violences en amont entre des militants nationalistes corses et des sympathisants du FN, ont forcé la candidate à tenir son meeting dans une annexe, alors qu’elle est écartelée suite aux frappes américaines en Syrie vu qu’elle est une partisane du dialogue avec Damas et Moscou mais aussi avec le président américain Donald Trump. Enfin, Benoît Hamon passera son grand oral devant les étudiants de Sciences Po, ce dernier veut encore y croire après avoir fait campagne hier en Saône et Loire puis dans la Nièvre où il se désigne en «Sisyphe heureux» tout en mettant en avant que François Mitterrand aussi a connu des campagnes difficiles avant de connaître la victoire. Pour Jean-Luc Mélenchon aussi, le week-end est primordial : il sera dimanche à Marseille pour un meeting en plein air à la Canebière. Il est dans une bonne semaine puisqu’un sondage le donne à égalité avec François Fillon, mais s’avère trop optimiste car les sondages ne font pas l’élection. De retour de Corse, où il était hier, Emmanuel Macron s'exprimera depuis Paris sur les ultramarins, alors qu’il a essayé dans L’Emission Politique de France 2 le jeudi 6 avril de prendre ses distances avec François Hollande et de se présenter en outsider alors qu’il est le favori de l’élection présidentielle tout en mettant en avant son programme centriste qui ne risque pas de plaire à tout le monde, comme le montre ces participants à ses meetings qui partent au bout de 15 minutes.

 

Benoît Hamon a-t-il raison d’y croire encore ? Sans doute. Il peut compter sur Jean-Christophe Cambadélis qui a lancé jeudi un appel en à serrer les rangs derrière le candidat socialiste à la présidentielle et il a saisi la Commission des conflits pour annoncer qu’il exclura toute personne qui adhère à En Marche! Enfin. Aujourd'hui, les 42 citoyens du Conseil citoyen décident de remettre leurs propositions à Benoît Hamon. Il souhaite également qu'un Conseil citoyen soit installé demain auprès du président de la République tout en s’en prenant à Macron en disant : «le clivage droite/gauche disparaît, la démocratie ne peut plus réguler le débat pacifiquement et la violence apparaît».

 

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Publié le 7 Avril 2017

cruxnow.com nous montre le vendredi 7 avril 2017 que les évêques du Paraguay ont encouragé dans une déclaration du 31 mars 2017 un dialogue entre toutes les parties dans la crise politique du pays, parce que «la paix exige la culture de la rencontre, la recherche du bien commun, et l'unité nationale», après que des centaines de manifestants ont mis le feu au bâtiment au Parlement à Asunción durant la nuit. Les évêques ont exhorté les citoyens et le gouvernement à regarder «non seulement les motivations de vos actions, mais aussi leurs conséquences, et d'agir avec raison et bon sens».

 

Ces manifestations violentes à Asunción se sont produites lorsqu'un groupe de législateurs a approuvé un amendement constitutionnel qui permettrait la réélection du président Paraguayen, Horacio Cartes, l’un des entrepreneurs les plus riches du pays, qui a été éclaboussé par plusieurs affaires de corruption. Dans un geste surprise, et la tenue d’un vote à huis clos, 25 sénateurs ont appuyé la mesure controversée. L'opposition a nommé cette mesure illégale, un coup d'État. Jusqu'à présent, les émeutes ont laissé au moins un mort, de nombreux autres blessés - dont les législateurs, la police et les manifestants - et 200 personnes on été arrêtées.

 

Au moins comme nous le montre Radio Vatican dans son article du 29 mars «Les évêques du Paraguay s'opposent à une réélection du président», les évêques du Paraguay protestent aussi contre le projet d’amendement à la Constitution, qui permettrait à d’anciens chefs de l’État de se représenter à une élection présidentielle. Depuis 1992, la réélection du président est interdite par la Constitution, de façon à éviter toute dérive autoritaire. Cette manœuvre semble susciter l’hostilité d’une large majorité des électeurs paraguayens, déçus par les inégalités persistantes malgré un taux de croissance compris entre 3 et 4% par an.

 

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Publié le 6 Avril 2017

L’OBS dans son article du jeudi 6 avril 2017 nous montre un coup de tonnerre dans l'Église catholique : l'évêque de Dax (Landes), Mgr Hervé Gaschignard, a été contraint à la démission en raison d'"attitudes pastorales inappropriées" envers des jeunes, une décision exceptionnelle de la hiérarchie catholique. Cette démission intervient dans un contexte de mises en cause répétées de l'Église pour sa gestion des affaires de pédophilie. Elle a été acceptée jeudi par le pape François, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF) dans un communiqué.

 

Interrogé par l'AFP, le responsable de la communication à l'évêché de Dax, Paul Perromat, s'est borné à préciser que cette démission intervenait après "des propos et comportements inappropriés qui auraient pu être tenus" par Mgr Gaschignard, mais "il n'est en aucun cas question d'agressions ou d'actes sexuels". "À l'heure actuelle, aucune plainte n'a été déposée ni auprès du procureur de Dax, ni auprès de celui de Mont-de-Marsan", a-t-il ajouté, soulignant que "l'église d'Aire-sur-Adour et de Dax pense à toutes les personnes blessées dans cette histoire".

 

L'évêque, âgé de 57 ans et originaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a présenté sa démission "sur suggestion du Nonce apostolique", l'archevêque italien Luigi Ventura, représentant du Vatican auprès de l'Église catholique française, précise la CEF dans son communiqué signé par son président, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille. Dans des communiqués séparés, l'évêché de Dax et le cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, font état de "problèmes" de l'évêque "dans sa relation pastorale aux jeunes". Les rumeurs sur ces "attitudes inappropriées" avaient "rendu difficile le gouvernement du diocèse", indique encore la CEF.

 

Le responsable d'une association landaise de lutte contre la pédophilie, "Colosse aux pieds d'argile", a indiqué à l'AFP avoir recueilli ces derniers mois deux témoignages mettant en cause Mgr Gaschignard : un garçon de 14 ans que l'évêque aurait notamment interrogé sur ses pratiques sexuelles, et une adolescente du même âge ayant parlé de "caresse sur la cuisse, bisou volé sur la joue, chuchotements dans l'oreille, et beaucoup de paroles inappropriées".

 

Pour sa part, le cardinal Jean-Pierre Ricard précise avoir reçu "le 21 mars deux personnes du diocèse d’Aire et Dax, en contact avec des jeunes. Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes". Le 28 mars, dans le cadre de l’Assemblée des évêques à Lourdes, le cardinal en a parlé à Mgr Gaschignard, qui, "déjà alerté, en avait informé le Nonce apostolique et pris contact avec le procureur de la République".

 

Le pape François a nommé Mgr Bernard Charrier, évêque émérite de Tulle, âgé de 78 ans, administrateur apostolique du diocèse d’Aire et Dax. Mgr Hervé Gaschignard avait été ordonné prêtre en 1989, consacré évêque en 2008 et nomme évêque d'Aire et Dax en 2012.

Selon le quotidien La Croix, le comportement de Mgr Gaschignard lui avait déjà valu une alerte, il y a six ans, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse depuis 2007, en charge de la formation des prêtres et des laïcs, de la jeunesse et de la famille. Quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus par courrier auprès de l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, de la proximité de l’évêque avec les jeunes. "Par prudence", ce dernier avait fait un signalement au procureur de la République qui l’avait classé sans suite. Une autre famille, ajoute le quotidien, avait fait état d’un comportement inapproprié, à Nantes, alors que le religieux était directeur adjoint du séminaire (1995-2006) et conseiller spirituel des scouts d’Europe.

 

L'Église catholique a mis en place en 2016 un plan d'action pour lutter contre "les abus sexuels" (cellules d'écoutes des victimes, commission d'expertise indépendante...). Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15.000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs. Mais l'Église catholique reste confrontée dans de nombreux pays à des critiques récurrentes à propos de son laxisme dans la lutte contre la pédophilie.

 

Ça commence à faire beaucoup, et cela vient encore mettre du plomb dans l’aile dans les belles paroles données par les évêques de France, s’ils ont déjà des loups parmi eux comment peuvent-ils y arriver. Pour y arriver, il faudrait fuir le cléricalisme qui fait que les évêques ne mettent pas en avant les victimes pour chercher à protéger les brebis galeuses qui salissent l’Église par leurs crimes.

 

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