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Publié le 12 Septembre 2017

La mobilisation contre la loi travail XXL ou comment la CGT a su mobiliser malgré la désunion des syndicats

Le DIRECT. Réforme du Code du travail de francetvinfo.fr, le EN DIRECT. Manifs contre la loi Travail de L’Express.fr et le Suivez en direct la journée de mobilisation contre la réforme du code du travail dans LeMonde.fr du mardi 12 septembre 2017 nous montre que c’est la première mobilisation sociale du quinquennat d'Emmanuel Macron. Un appel à des grèves et manifestations a été lancé partout en France par la CGT, la FSU, Solidaires et l'Unef. Si FO ne s'associe pas à cette journée de mobilisation, une partie de ses militants ont décidé de défiler. Il en sera de même du côté de certaines sections de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC ou de l'UNSA. Ces syndicats dénoncent la réforme du Code du travail comme une "régression sociale". Dans les transports ferroviaires, aériens, dans la fonction publique, hospitalière, dans le secteur de l'énergie... Au total, 4000 appels à la grève ont été recensés par la CGT.

 

Par ailleurs, des lycéens bloquent leurs établissements, comme à Paris et  Poitiers (Vienne), Une autre mobilisation est prévue le 21 septembre, à la veille de la présentation du projet en Conseil des ministres, toujours à l'appel de la CGT. La France insoumise organise un rassemblement le 23 septembre. Les premiers défilés ont lieu, mardi matin, avant la manifestation parisienne dans la journée et comme on pouvait s’y attendre parmi les pancartes brandies dans les cortèges, nombreuses sont celles qui font référence à la petite phrase d'Emmanuel Macron sur les "fainéants". Des syndicalistes sont présents dans les cortèges comme à Lyon.

 

À Marseille, où environ 8000 manifestants sont présents (la CGT annonce 60 000 manifestants), Jean-Luc Mélenchon évoquant le président de la République estime que la mobilisation d’aujourd’hui, "ce n’est pas un test pour nous, c’est un test pour lui. Il parle aux puissants, aux importants et, nous, voilà la réponse du peuple français qui défend ses droits, ses acquis. Ici c’est la France, ce n’est pas l’Angleterre". Le défilé marseillais a aussi été perturbé par des militants de la mouvance anarchiste et antifasciste.

 

Au Havre, la ville du premier ministre Édouard Philippe, la police comptabilisait 3 400 manifestants, contre 10 000 selon les syndicats., à Caen, on compte également "plusieurs milliers" d'opposants réunis, d'après France Bleu, à Sens, dans l'Yonne, au moins 300 personnes se sont retrouvées devant la sous-préfecture, selon un journaliste de France Bleu Auxerre, à Périgueux, 800 personnes sont rassemblées d'après France 3, à Reims,  environ 500 personnes au départ de la manifestation à l'appel de CGT-FO-Solidaires-SUD-SNES-FSU, à Perpignan, les manifestants sont 3000, annonce France Bleu Roussillon, à Rouen, la manifestation a démarré peu après 11 heures et a mobilisé environ 2 500, selon France Bleu Normandie, à Cherbourg, on compte 2 200 manifestants; annonce France Bleu Cotentin, à Montpellier, plus de 2 000 personnes ont défilé dans le centre historique, rapporte France Bleu Hérault, à Besançon, les manifestants sont 1500, selon France Bleu Besançon et au moins 300 personnes se sont retrouvées devant la sous-préfecture de Sens (Yonne), selon France Bleu Auxerre.

 

À Saint-Nazaire, le nombre de manifestants était compris entre 3000 et 4000 selon les sources, une mobilisation plus importante que lors du premier rassemblement contre la loi travail au printemps 2016, selon la CGT. À Rennes, il y avait 4 800 manifestants selon la préfecture, 10 000 selon la CGT. À Nice, la CGT évoque une "grosse mobilisation" comme la ville n'en a pas connu depuis 2006, lors de la contestation du contrat première embauche. La manifestation a rassemblé 5000 personnes selon les organisateurs, 2200 selon la police. Selon France Bleu, 2700 personnes se sont réunies dans la Manche, 3000 à Limoges et Saint-Étienne, 1500 à Périgueux, et 2000 à Pau. À Lyon, on note quelques débordements, ou était présents 10 000 manifestants selon les syndicats et 5400 selon la police. Les CRS ont utilisé du gaz lacrymogènes contre des manifestants. À Toulouse, ils étaient entre 8 000 et 16 000 selon les sources. À Nantes, les syndicats ont compté 15 000 personnes, la police 6200. Des échauffourées ont éclaté à Nantes à l'issue de la manifestation contre la réforme du Code du travail entre manifestants anticapitalistes et forces de l'ordre. Près de 12 000 personnes selon les organisateurs et 4850 selon la police ont battu le pavé à Bordeaux (Gironde) contre la loi Travail, rapporte France 3 Nouvelle Aquitaine.

 

À Paris, la préfecture évoque 24 000 manifestants, contre 60 000 selon la CGT. Plusieurs responsables politiques, comme Benoît Hamon ou le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, étaient présents dans le cortège parisien. Des projectiles on été lancés sur les forces de l'ordre par des Black Blocks présents en tête de cortège. Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Trois personnes ont été interpellées, dont deux pour des jets de projectiles et un manifestant a été blessé, précise la préfecture de police. Malgré cela le cortège parisien a défilé dans une ambiance festive de la place de la Bastille à la Place d'Italie. Pas mal de manifestants se sont félicités de l'affluence.

 

«C’est une première qui s’annonce réussie», s’est félicité le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, à l’initiative de la mobilisation au côté de Solidaires, de la FSU et de l’UNEF. 400 000 manifestants en France, selon la CGT. Les manifestations contre la réforme du Code du travail ont rassemblé "plus de 400 000 personnes" dans toute la France, a annoncé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez sur Europe 1. Ils étaient 223 000, selon le ministère de l'Intérieur.

 

Si la rue se mobilise, le gouvernement reste inflexible. Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a affirmé que "le débat social ne se mesure pas seulement à la rue et à la manifestation". Pendant ce temps les médias montrent Emmanuel Macron, arrivé mardi à Saint-Martin, est allé à la rencontre des habitants, victimes de l'ouragan Irma, pour éviter de parler de la manifestation contre la loi travail. Il a pu entendre la colère intacte de certains.

 

En réalité, le gouvernement n’entendra pas la mobilisation vu qu’il croit qu’une plus grande flexibilité pour les employeurs est censée "faciliter l'embauche et donc réduire le chômage", mais le problème est que des exemples de réformes identiques déjà appliquées depuis plusieurs années en Italie et en Allemagne ne montrent pas de baisse significative du chômage. L'impact de ces lois chez nos voisins sont inquiétantes, pas d'augmentation de l'embauche et surtout une explosion des emplois peu ou pas qualifiés, précaires et de courte durée, la plupart dans le domaine des services (https://www.radioparleur.net/single-post/loi-travail-probl%C3%A8me et https://www.radioparleur.net/single-post/2017/09/11/La-loi-Travail-ne-parle-absolument-pas-du-travail).

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Publié le 11 Septembre 2017

J’ai pu voir sur la page You Tube du MFRB, le  Mouvement français pour un revenu de base (https://www.youtube.com/watch?v=k9YH1ZBdlu0&feature=youtu.be), une vidéo mise le 17 août 2015 montrant que dans un discours à Stanford en 1967, Martin Luther King explique que la mise en place du Revenu Minimum Garanti peut faire beaucoup pour régler les problèmes économiques des Noirs et des pauvres en général. Dans son dernier livre paru en 1967, Où allons-nous ? la dernière chance de la démocratie américaine, Martin Luther King écrit sa conviction qu’il est possible de créer un «revenu garanti» pour tous les citoyens américains.

 

Regardons de plus près ce discours au ton très actuel : «Il y a beaucoup de choses que notre pays peut et doit faire, si l’on veut que les Noirs accèdent à la sécurité économique. Une des réponses à cet enjeu, il me semble est le revenu annuel garanti pour tous, et pour toutes les familles de notre pays. Il me semble… que le mouvement des droits civiques doit commencer dès maintenant à s’organiser pour le revenu annuel garanti, commencer à s’organiser dans tout le pays, à mobiliser toutes les forces possibles pour attirer l’attention de notre pays sur ce besoin. Et je crois qu’un tel projet fera beaucoup pour régler les problèmes économiques des Noirs, et ceux que rencontrent tous les pauvres de notre pays.»

 

Cette vision de Martin Luther King peut nous inspirer le montre l’article de ulyces.co écrit par Rutger Bregman en juin 2016 intitulé «Revenu universel : toutes les expériences prouvent que la proposition n’est pas utopique» qui nous montre que le revenu universel a fait du chemin depuis sa conception au XVIe siècle. Ses expérimentations ont toutes réussi. Il tacle l’idée selon laquelle les pauvres sont incapables de gérer leur argent et que l’argent distribué gratuitement rend les gens paresseux.

 

Des études venues du monde entier convergent au même point : distribuer de l’argent aide incontestablement. On a démontré qu’il existait une corrélation entre l’argent gratuit et la baisse de la criminalité, des inégalités, de la malnutrition, de la mortalité infantile, des grossesses précoces, de l’absentéisme à l’école; ainsi qu’une augmentation significative des résultats scolaires, de la croissance économique et de l’émancipation.

 

Lors du projet Just Give Money to the Poor en 2010, les chercheurs de l’Institut Brookes pour la pauvreté dans le monde, un institut indépendant basé à l’université de Manchester, ont donné de nombreux exemples au cours desquels l’argent avait été dépensé avec succès. Les avantages de ces programmes sont que les ménages font bon usage de cet argent, la pauvreté recule, L’impact positif en termes de revenus, de santé et de rentrées fiscales est considérable sur le long terme, on ne constate pas d’impact négatif sur la main-d’œuvre disponible : les bénéficiaires de cet argent ne travaillent pas moins, et les programmes ont permis d’économiser de l’argent.

 

Le refus du revenu universel s’oppose à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : «Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.»

 

Pourquoi ce refus ? Il est basé sur des préjugés encrés sur les pauvres : celui que les gens s’arrêtent de travailler et qu’ils fassent des tonnes d’enfants pour augmenter leurs revenus. On les entend aussi chez nous. Mais en réalité le revenu universel ne coûterait pas trop cher si ses financements viennent d’une taxation (supérieure) du capital, de la pollution et de la consommation. Enfin, nous travaillerions un peu moins, ce qui est une bonne chose pour nos vies personnelles et nos vies de familles.

 

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Publié le 10 Septembre 2017

Le pape François demande la fin de la violence politique au Venezuela

Nicolas Senèze, à Carthagène (Colombie), dans son article pour la-Croix.com nous montre que le pape François a lancé, dimanche 10 septembre à Carthagène (nord de la Colombie), un appel à la fin de «tout type de violence dans la vie politique» au Venezuela.

 

«Je veux assurer de ma prière chacun des pays d’Amérique latine, et de manière spéciale le Venezuela tout proche», a lancé le pape après la prière de l’angélus dominical. «J’exprime ma proximité à chaque fils et fille de cette nation aimée, ainsi qu’à ceux qui ont trouvé sur cette terre colombienne un lieu d’accueil», a continué le pape François depuis le parvis de l’église Saint-Pierre-Claver, entourée de maisons coloniales jaunes, bleues et blanches, au cœur de la vieille ville de Carthagène.

 

«Depuis cette ville, siège des droits de l’homme, je lance un appel pour que cesse tout type de violence dans la vie politique que soit trouvée une solution à la grave crise qui s’y vit et affecte tout le monde, spécialement les plus pauvres et défavorisés de la société», a précisé le pape François qui avait rencontré, jeudi à la fin de la messe à Bogota, une délégation d’évêques vénézuéliens.

 

Après l’angélus, le pape est entré dans l’église Saint-Pierre-Claver pour y vénérer les reliques de ce jésuite du XVIIe siècle, «esclave des noirs pour toujours» comme se définissait lui-même cet évangélisateur des Noirs arrivés par milliers dans la ville coloniale de Carthagène et à l’évangélisation desquels il a consacré sa vie.

 

«Saint Pierre Claver a témoigné d’une manière formidable de la responsabilité et de l’intérêt que chacun de nous doit avoir pour ses frères», avait relevé le pape François avant l’angélus, rappelant combien «ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves.»

 

«Aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits», a également relevé le pape qui, à son arrivée à Carthagène, avait béni la première pierre d’une maison pour sans-abri et d’un foyer de l’œuvre diocésaine Talitha Kum, qui travaille auprès des jeunes filles issues de milieux difficiles.

 

Sur le chemin de l’église, lors d’un coup de frein inopiné de la papamobile, le pape François s’est cogné la pommette et l’arcade sourcilière gauche. Une très légère blessure, soignée avec un peu de glace. «Tout va bien», a assuré Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

 

Dans l’après-midi, le pape devait ensuite célébrer la messe sur le port de Carthagène avant de reprendre l’avion pour Rome. Sur le chemin du retour, il doit, comme à l’aller, survoler le Venezuela. Son retour à Rome est prévu lundi peu avant 13 heures.

 

La fin du voyage du pape s’est finie par une invitation à travailler pour la dignité de tous, spécialement pour les pauvres et pour les personnes marginalisées par la société, pour ceux qui subissent la violence et la traite. La dignité et les droits des personnes est mis en avant, ce qui est aussi essentiel dans le message évangélique.

 

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Publié le 9 Septembre 2017

Le pape François, en poncho et sombrero, encourage le processus de paix en Colombie

C'est ce qu'on appelle faire honneur aux coutumes locales. En visite pour la première fois en Colombie où il est arrivé mercredi 5 septembre, le pape François s'est rendu ce samedi 9 septembre à Medellin comme le montre HuffingtonPost.fr. Et pour l'occasion, il s'est laissé habiller à la mode colombienne. Le souverain pontife a été accueilli dès son arrivée à Medellin par des représentants d’autorités locales, qui lui ont offert un sombrero, un poncho et une "carriel" (une petite sacoche de cuir utilisée en Colombie).

 

Lors de la messe en plein air, le pape a appelé l'Eglise à se renouveler, en sortant de son confort, pour promouvoir la réconciliation dans des pays comme la Colombie, en guerre civile depuis plus d'un demi-siècle, et à s'engager pour soulager les plus démunis. "Le renouvellement ne doit pas nous faire peur", mais "suppose le sacrifice et le courage", a déclaré le pape François à Medellin, ancienne capitale mondiale du trafic de drogue et troisième étape de son voyage en Colombie.

 

"En Colombie, il y a beaucoup de situations qui demandent des disciples le style de vie de Jésus, en particulier l'amour converti en faits de non-violence, de réconciliation et de paix", a souligné le souverain pontife argentin, promoteur du processus de pacification engagé par le président Juan Manuel Santos.

 

Il a appelé l'Église à "s'engager, bien que pour certains cela semble dire se salir, se souiller". "Il nous est aussi demandé aujourd'hui de grandir en audace" et de ne "pas rester indifférent devant la souffrance des plus démunis" a-t-il ajouté, en se référant au père jésuite Pedro Claver, défenseur des esclaves de Carthagène des Indes. C'est dans cette cité coloniale colombienne, perle touristique des Caraïbes mais aussi la ville au taux de pauvreté le plus élevé du pays, que le pape achèvera dimanche sa visite, entamée mercredi, avant de regagner Rome.

 

Mais le pape est allé plus loin, comme le montre l’article de Jesús Bastante pour periodistadigital.com : «Francisco appelle à Medellin les «disciples qui voient, prennent des risques, entreprennent». Il a rappelé le congrès de Medellin de la CELAM, en 1968 en appelant des disciples qui «peuvent voir, juger et agir», et en allant «à l'essentiel, pour se renouveler et s’impliquer». Le disciple «n'est pas une pièce jointe pour l’explicitation d'une doctrine», et nous ne devons pas avoir peur du «renouvellement», car «l'Église est toujours dans le renouvellement.» Enfin, «L'Église n'est pas un bureau, elle veut que ses portes soient ouvertes». Intéressant, n’est-ce pas ?

 

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Publié le 9 Septembre 2017

Pour le pape François, pas de paix en Colombie sans réconciliation

Comme le montrent Rodrigo Almonacid et Kelly Velasquez dans lavoixdunord.fr le pape François a appelé les Colombiens à se réconcilier, vendredi 8 septembre 2017 au troisième jour de sa visite dans ce pays déchiré par plus de 50 ans de conflit armé, estimant que sans cela la paix encore fragile sera un "échec".

 

"Tout effort de paix sans un engagement sincère de réconciliation sera toujours voué à l'échec", a-t-il déclaré à Villavicencio, où il a rencontré victimes et acteurs de la guerre, en point d'orgue de sa première visite pontificale en Colombie, prévue jusqu'à dimanche. "La réconciliation (...) se concrétise et se consolide par l'apport de tous, elle permet de construire l'avenir et fait grandir l'espérance", a-t-il estimé lors d'une messe dans cette région du centre du pays ravagée par la plus longue guerre du continent. Le souverain pontife a aussi prié pour les victimes du violent séisme qui a frappé le Mexique la veille et pour celles de l'ouragan Irma qui dévaste les Caraïbes, en exprimant sa "proximité spirituelle à tous ceux qui souffrent".

 

La Colombie vit une étape cruciale après la signature en novembre d'un accord de paix historique avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale guérilla des Amériques reconvertie la semaine dernière en parti politique légal. Le premier cessez-le-feu bilatéral de l'histoire avec l'Armée de libération nationale (ELN), dernière rébellion active, a en outre été conclu lundi, deux jours avant l'arrivée du pape François. Juan Camilo Restrepo, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers entamés en février avec l'ELN, a affirmé que la visite du pape François avait contribué au cessez-le-feu, en vigueur à partir du 1er octobre. "Le message du pape a très profondément marqué la table des négociations", a-t-il dit.

 

Le pape, qui plus tard dirigea une prière pour la réconciliation nationale, a souligné que "le recours à la réconciliation ne peut servir à s'accommoder de situations d'injustice". Il a prié pendant dix minutes, puis il a planté un arbre avec trois enfants, comme un symbole de la paix entre les peuples et la réconciliation. L'accord avec les Farc prévoit une justice spéciale pour les acteurs du conflit, avec des peines alternatives à la prison s'ils disent la vérité sur leurs crimes, dédommagent leurs victimes et s'engagent à ne plus recourir à la violence.

 

Dans une lettre ouverte au pape, le chef des Farc, Rodrigo Londoño, lui a demandé "son pardon pour toute larme ou douleur que nous avons causée au peuple de Colombie". "Plus que le pardon, encore faut-il qu'ils nous rendent les os (...) afin que nous puissions prier pour nos proches" disparus, a néanmoins déclaré à l'AFP Jesus Mario Corrales, 52 ans, que les Farc ont chassé de ses terres, puis que des paramilitaires ont séquestré et torturé. "Pas de repentir crédible sans ces corps", a-t-il estimé.

 

Le conflit armé a impliqué, depuis le début des années 60, une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d'extrême-droite et les forces de l'ordre, faisant plus de 260 000 morts, environ 60 000 disparus et au moins 7,1 millions de déplacés. La statue d'un Christ, mutilée lors d'un massacre qui avait fait 79 morts en 2002 à Bojaya, sur la côte Pacifique, a été symboliquement apportée à Villavicencio pour la rencontre avec la pape François, à laquelle assistent de nombreux indigènes, noirs afro-descendants d'esclaves et petits paysans, les plus affectés par la guerre. Parmi la foule, Elizabeth Cometa, 57 ans, dont le fils a été recruté de force par les paramilitaires alors qu'il n'était même pas majeur. "Nous espérons que ce premier pas vers la réconciliation, nous aidera à survivre", a déclaré à l'AFP cette dirigeante d'une association de femmes violées pendant la guerre dans le Meta, dont Villavicencio est le chef-lieu.

 

Alcides Mejia, un indien Zenu, est venu de l'Antioquia (nord-ouest) pour "revendiquer" devant le pape les droits des peuples autochtones : "Nous luttons pour nos territoires. De nombreux indigènes sont déplacés depuis 500 ans et discriminés par le peuple colombien". Quelque 1500 indigènes sont arrivés de toute la Colombie et 102 d'entre eux - le nombre d'ethnies du pays - ont formé une haie d'honneur pour le pape François à son arrivée à la messe, célébrée devant des centaines de milliers de fidèles. Le pape François, qui se veut l'apôtre des pauvres et de l'environnement, a aussi appelé à préserver l'Amazonie : "Dans ce décor merveilleux, il nous revient de dire oui à la réconciliation. Que le oui inclue également notre nature!"

 

Le pape, attendu samedi à Medellin puis à Carthagène des Indes dimanche, a en outre béatifié deux religieux victimes de la violence politique qui a dévasté la Colombie dès le début du XXe siècle : le prêtre Pedro Maria Ramirez, tué à coups de machette en 1948, et l'évêque Jesus Emilio Jaramillo tué par l'ELN en 1989.

 

Le pape continue son chemin pour la réconciliation en Colombie, ce qui ne sera pas facile car les blessures existent encore et a fait un appel pour l’Amazonie tout en béatifiant des victimes de la violence politique. Des signaux forts dans un pays qui a besoin de se réconcilier avec son histoire, mais aussi au niveau social et politique. Espérons que les Colombiens commencent ce chemin dans leurs cœurs et leurs actes.

 

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Publié le 8 Septembre 2017

Le pape François en Colombie pour repousser «les épaisses ténèbres» de la soif de vengeance

Pour parler de la suite de la journée du pape du jeudi 7 septembre 2017, nous verrons l’article de l’envoyée spéciale à Bogota, Cécile Chambraud pour LeMonde.fr du vendredi 8 septembre, où ce dernier en a demandé aux personnes présente à la messe qu’il a donné l’après-midi de ne pas se laisser aller à la vengeance, tout en appelant aux jeunes à rêver en grand et les évêques à œuvrer à la réconciliation.

 

«Je vous encourage à poser le regard sur tous ceux qui, aujourd’hui, sont exclus et marginalisés par la société, leur a-t-il lancé. [La société] n’est pas constituée uniquement par quelques-uns de ‘‘pur-sang’’, mais par tous. (…) Je vous demande d’écouter les pauvres, ceux qui souffrent. Regardez-les dans les yeux et laissez-vous interroger à tout moment par leurs visages sillonnés de souffrance et par leurs mains suppliantes.»

 

Dans l’après-midi, au cours d’une messe célébrée devant un million de personnes, selon la municipalité, il a mis en garde contre les «épaisses ténèbres» planant sur la Colombie, «celles de  l’injustice et de l’inégalité sociale», celles du mépris de la vie et celles de «la soif de vengeance et de la haine».

 

En fin de matinée, du balcon du palais cardinalice, place Bolivar à Bogota, le pape s’est adressé spécifiquement aux jeunes, en qui il voit les meilleurs artisans d’une éventuelle réconciliation en Colombie. Le premier visage de cette jeunesse, le pape François l’avait rencontré dès sa descente de l’avion, la veille. Un jeune garçon lui avait remis une colombe. Il s’agissait du fils de Clara Rojas, enlevée en février 2002 par les FARC, aux côtés d’Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidentielle. Détenue pendant six ans, elle a conçu cet enfant en captivité avec l’un des guérilleros.

 

Jeudi, place Bolivar, le pape François s’est livré avec jubilation à cet auditoire qu’il affectionne par-dessus tout. «N’ayez pas peur de l’avenir ! Osez rêver grand !, a-t-il lancé aux jeunes Colombiens. Votre jeunesse vous rend capables de quelque chose de très difficile dans la vie : pardonner. (…) Vous nous aidez à regarder en avant sans le fardeau de la haine.»

 

Pas plus que la société, l’Église colombienne n’est épargnée par les divisions face à la nouvelle donne politique et la place faite aux FARC. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle n’a pas appelé à voter pour l’accord au référendum d’octobre 2016.

 

Rencontrant les 130 évêques du pays, la pape François leur a demandé de se tenir à l’écart des enjeux de pouvoir et de surmonter leurs divisions pour soutenir la Colombie «dans le courage du premier pas vers la paix définitive, la réconciliation, vers le renoncement à la violence comme méthode, vers la suppression des inégalités qui sont la racine de nombreuses souffrances, la renonciation au chemin facile mais sans issue de la corruption, la patiente et persévérante consolidation de la ‘‘respublica’’ qui demande l’éradication de la misère et de l’inégalité».

 

Mais le pape a fait aussi une défense serrée du rôle des laïcs et des femmes comme le montre Jesús Bastante dans son article de peridostadigital.com : «Le pape demande de ne pas réduire les femmes et les laïcs à des «serviteurs récalcitrant de notre cléricalisme»». «Il est impératif de surmonter le cléricalisme qui infantilise laïque et appauvrit l'identité des ministres ordonnés» a souligné le pape François lors de sa rencontre avec le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM). «Si vous voulez une nouvelle étape vivante de la foi sur ce continent, vous ne pouvez pas l’obtenir sans les femmes. Elles ne peuvent pas être réduites à des servantes récalcitrants de notre cléricalisme, elles sont cependant, les principales protagonistes de l'Eglise latino- américaine», a-t-il dit.

 

Le pape a lancé une série d’appels qui demande aux catholiques colombiens pour qu’ils revoient leurs positions, méditent sur ce qu’ils font et cherchent la paix et la justice sociale, la solidarité, la miséricorde, et le pardon, car il a décidé lors de son séjour à Bogota de mettre en avant les enfants et les plus défavorisés.

 

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Publié le 7 Septembre 2017

Colombie: le pape appelle à "fuir toute tentation de vengeance"

L’Express.fr nous montre ce jeudi 7 septembre 2017 que le pape François a appelé jeudi la Colombie à "fuir toute tentation de vengeance" et à chercher la paix "sans répit", lors du premier discours de sa visite dans ce pays en voie de pacification après plus d'un demi-siècle de guerre.

 

"La recherche de la paix est un travail toujours inachevé, une tâche sans répit et qui exige l'engagement de tous", a déclaré le pape, devant les autorités politiques et religieuses, rassemblées sur la place d'Armes du palais présidentiel Casa de Nariño à Bogotá.

 

Le pape François, dont c'est la première visite pontificale dans ce pays, a encouragé les Colombiens à s'efforcer de "fuir toute tentation de vengeance et de recherche d'intérêts uniquement particuliers et à court terme"

 

Soulignant que la société "n'est pas constituée uniquement par quelques pur-sang, mais par tous", il a affirmé que "plus difficile est le chemin qui conduit à la paix et à l'entente, plus nous devons nous engager à reconnaître l'autre, à guérir les blessures et à construire des ponts, à serrer les liens et à nous entraider".

 

"Il ne sert à rien de faire taire les fusils, si nous restons armés dans nos cœurs. Il ne sert à rien de terminer une guerre si nous continuons à nous voir les uns les autres comme ennemis", a pour sa part déclaré le président Juan Manuel Santos en souhaitant la bienvenue au pape François, arrivé la veille pour cette visite de cinq jours.

 

Le pape argentin, qui s'entretenait ensuite en privé avec le chef de l'État et prix Nobel de la Paix 2016, a souligné qu'"il faut des lois justes pouvant garantir cette harmonie et aider à surmonter les conflits qui ont déchiré cette Nation durant des décennies (...), s'attaquer aux causes structurelles de la pauvreté qui génèrent exclusion et violence"

 

La pape François, 80 ans, soutient le processus de paix engagé par M. Santos qui a signé en novembre un accord de paix historique avec la puissante guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), apparue en mai 1964 et aujourd'hui reconvertie en parti politique légal. La guerre fratricide qui déchire la Colombie a, au fil des décennies, impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires et les forces de l'ordre, faisant quelque 260 000 morts, plus de 60 000 disparus et au moins 7,1 millions de déplacés.

 

Jeudi, le pape François rencontre aussi des jeunes sur la place Bolivar, au cœur de Bogota. Puis, environ 660 000 personnes sont attendues dans l'après-midi au parc Bolivar, le plus grand de la capitale, pour la première messe de cette visite axée sur la paix et la réconciliation. Le pape se rendra ensuite à Villavicencio vendredi, à Medellín dimanche et Carthagène des Indes, d'où il repartira dimanche pour Rome.

 

La réconciliation reste à construire dans ce pays, notamment pour des victimes telles que Luis Eduardo Martinez, qui a survécu à un massacre commis par les Farc à Villavicencio. "Pour nous qui avons vu tomber beaucoup de victimes, le ressentiment reste", a admis cet homme de 63 ans, qualifiant le processus de paix avec les Farc de "mensonge"

 

Le pape, qui a appelé à prier pour "le dialogue" au Venezuela voisin plongé dans une grave crise, s'entretiendra également en privé jeudi avec des évêques et cardinaux vénézuéliens, en marge d'une réunion avec le Conseil épiscopal latino-américain.  "Tout ce que peut faire le pape est bienvenu (...). L'important pour sortir de la crise au Venezuela est de nous retrouver comme Vénézuéliens et avec notre foi", a déclaré à l'AFP Maria Elisa Ramirez, 50 ans, qui a fui son pays en 2015 et s'est installée à Bogota où elle a trouvé un travail comme employée de bureau.

 

Cette journée est encore chargée pour le pape qui va voir les cardinaux et évêques vénézuéliens, des jeunes et une foule au parc Bolivar, mais comme à son habitude le pape a mis en avant son souci de la concorde et de la paix, tout en demandant de combattre la pauvreté. Et comme le montre l’article de L’OBS « "Aucune guerre n'est juste" : la rupture du pape François», la prise de position du pape, est nette, catégorique et sans appel sur la «guerre juste», dans le livre d’entretiens avec le sociologue Dominique Wolton, publié le 6 septembre en France (Editions de l’Observatoire) : "Aucune guerre n’est juste." Une position qui l’anime, sans doute, au moment où il entame une longue visite en Colombie, destinée à soutenir et consolider la paix avec la guérilla des Farc, la dernière guerre d’Amérique latine que le Vatican a contribué à résoudre.

 

À petits pas, l’Église catholique, avant même l’arrivée du pape actuel, avait esquissé la rupture avec la doctrine de la "guerre juste" émise par Augustin d’Hippone (saint Augustin) au Ve siècle, développée par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, et d’autres auteurs catholiques depuis, au point de faire partie du catéchisme de l’Eglise catholique. Mais nul ne l’avait fait aussi brutalement que le pape François dans ce livre, "Politique et société" : "Aujourd'hui encore, nous devons bien penser le concept de 'guerre juste'. Nous avons appris en philosophie politique que, pour se défendre, on peut faire la guerre et la considérer comme juste. Mais peut-on dire une 'guerre juste' ? Ou plutôt une 'guerre de défense' ? Car la seule chose juste, c’est la paix." Dominique Wolton l’interroge : "Vous voulez dire qu’on ne peut pas utiliser le terme de 'guerre juste', c’est cela ?" Réponse du pape : "Je n’aime pas l’utiliser. On entend dire : 'Moi, je fais la guerre parce que je n’ai pas d’autre possibilité pour me défendre.' Mais aucune guerre n’est juste. La seule chose juste, c’est la paix."

 

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Publié le 6 Septembre 2017

RFI.fr nous montre que le pape François est attendu en Colombie, mercredi 6 septembre. Il quitte Rome dans la matinée et arrivera à Bogota dans l’après-midi à 16h30, heure locale. Un an après l’accord controversé entre le gouvernement et les FARC, le pape place ce voyage de quatre jours au programme chargé sous le signe de la paix et de la réconciliation.

 

Le pape n’est pas encore à Bogota mais déjà il est partout, comme relève le correspondante de RFI en Colombie, Marie-Eve Detoeuf. À la télévision évidemment, et en première page de tous les journaux. Mais aussi sur les enseignes des bus, sur les panneaux publicitaires, et en grand sur la tour Colpatria de 42 étages, qui la nuit s’illumine dans le centre de la capitale.

 

Les magasins de la chaine Exito offrent des kits à 10 000 pesos (3 euros), payables en points de la carte de fidélité. À l’entrée de celui de la Septième avenue, Jackie s’occupe du stand : «Beaucoup de monde est venu aujourd’hui acheter le kit du pape, alors il faut remplir les étalages, le montrer aux clients. Il comprend un tee-shirt, une casquette et un petit sac.» Le tout à l’effigie du pape évidemment.

 

Adelina, 56 ans, qui va aller à la messe jeudi dans le grand parc de Bogota, en achète trois : «C’est une manière d’exprimer notre amour en allant voir le pape. En portant la tenue nous montrons que nous le portons à l’intérieur, dans nos cœurs, et aussi à l’extérieur.» Une autre cliente Martha se fait critique : «Tout ça, c’est très commercial quand même. Ils vendent des trucs du pape et, tous en uniforme blanc, nous allons faire de la publicité pour Exito. Regardez on voit plus la marque Exito que l’image du pape.» Si les commerçants profitent de la venue du souverain pontife, cette dernière est clairement placée sous le signe de la paix, dans un pays meurtri par des décennies de conflit.

 

Bogota, Villavicencio, Medellin, Carthagène des Indes, les noms des villes où le pape va célébrer des messes, rencontrer le clergé colombien et visiter des œuvres de charité sont chargées pour certaines de la violence encore toute récente des cartels de la drogue, des enlèvements, des exécutions sommaires de paysans, perpétrés par les FARC, les groupes paramilitaires ou les bandes armées.

 

La réconciliation est bien le motif de ce voyage, un an après l’accord historique du 24 novembre 2016 entre le gouvernement du président Manuel Dos Santos et les FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, l’acteur principal d’un conflit vieux de plus de 50 ans qui a fait 250 000 morts, 60 000 disparus, et 7 millions de déplacés. Un accord rejeté à une courte majorité par le référendum du 2 octobre 2016 parce que jugé trop laxiste et avantageux à l’égard des guérilleros marxistes.

 

Écouter les souffrances des victimes tout en encourageant le pardon : le pape arrive en Colombie en médiateur et promoteur d’un mouvement de réconciliation nationale pour consolider un processus de paix encore fragile. Et comme le montre Nicolas Senèze sur le vol papal dans la-Croix.com dans son article «Le pape François est parti aider la Colombie «à aller de l’avant»», dans l’avion qui l’emmène à Bogota (dont l’itinéraire a été légèrement modifié pour éviter l’ouragan Irma qui a commencé à ravager les Antilles), ce mercredi 6 septembre, le pape a souligné qu’il veut aider la Colombie «à aller de l’avant sur son chemin de paix», soulignant la dimension de réconciliation que portait ce voyage «un peu spécial» à ses yeux.

 

Le pape n’a pas manqué non plus de mentionner le Venezuela où les tensions politiques entre le gouvernement et l’opposition sont de plus en plus vives. «Je vous demande de prier aussi pour ce pays, pour lui apporter le dialogue et qu’il puisse trouver une belle stabilité», a demandé le pape à ceux qui l’accompagnaient dans ce voyage.

 

Mais les oppositions sont vives à ce voyage comme celle des «ultra» catholiques qui ont une influence politique et médiatique, tout en augmentant le poids des églises protestantes qui soutiennent un programme conservateur comme eux, et croient que le pape est un populiste de la foi, un franc-maçon, un marxiste ou un illuminati. C’est plutôt drôle à lire dans elcomercio.pe (http://elcomercio.pe/mundo/colombia-grupo-conservadores-catolicos-senalan-visita-papa-francisco-non-grata-video-noticia-455767). Notamment l’ex-président Alvaro Uribe qui a profité du voyage du pape pour lui écrire une lettre critique afin de politiser celui-ci (https://www.cath.ch/newsf/colombie-le-christ-mutile-de-bojaya-accueille-le-pape-a-villavicencio/), ce qu’ont déploré ses collègues sénateurs. Le pape n’est pas pour autant inquiet et va faire ce qui lui chante.

 

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Publié le 2 Septembre 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous montre que le pape François a lancé ce samedi 2 septembre de nouveaux avertissements contre «la crise économique, écologique et non la dernière, de l'espoir». Tout d'abord, dans un avertissement sincère à l'Expo 2017 à Astana, au Kazakhstan dans le message a été lu à l'exposition internationale d’Astana, au Kazakhstan.par l'archevêque Tomasz Peta B., archevêque de Notre-Dame d'Astana, en présence de Kassym Jomart Tokayev, président du Sénat du Kazakhstan, le pape nous dit que «notre dignité elle-même est en jeu» dans la façon dont nous utilisons les ressources énergétiques dont nous avons hérité. «Si nous utilisons la force de la solidarité de manière durable, nous remplissons bien la tâche que Dieu nous a confié, de prendre soin de la planète sur laquelle nous vivons et de nos frères en humanité, proches ou lointains dans le temps et dans l’espace».

 

Dans une conférence de presse, le cardinal Turkson et le directeur de Caritas Almaty, Guido Trezzani a présenté un «projet lié à l'utilisation durable du projet d'intégration sociale et de l'énergie, en particulier les orphelins et les enfants handicapés, qui sera responsable de l'Eglise catholique au Kazakstan».

 

Et dans un deuxième temps, il a lancé à Rome un fervent appel aux chefs religieux coréens à «ouvrir, encourager et soutenir le processus et la réconciliation et pour tous.» Il les a appelés également à  être des hérauts de la paix, annonçant et incarnant un style non-violent, un style de paix, dans les mots qui diffèrent du récit de la peur et dans des gestes qui s’opposent à la rhétorique de la haine. Enfin, ils les exhortent à collaborer entre eux et avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

 

Le pape continue son chemin entre prévention des crises à venir et un appel à des religieux coréen à s’ouvrir. Le pape rappelle ainsi que les hommes sont acteurs des changements qu’ils vivent et ne doivent pas les regarder sans rien faire.

 

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Publié le 30 Août 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mercredi 30 août 2017 sur la-Croix.com que le pape a annoncé mercredi 30 août que son message pour la Journée mondiale de la création a été préparé conjointement avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos Ier de Constantinople.

 

À la fin de l’audience générale, mercredi matin 30 août sur la place Saint-Pierre, le pape François a lancé un appel pour la Journée mondiale de prière pour le soin de la Création qui sera célébrée vendredi 1er octobre. Il a précisé que, pour l’occasion, son traditionnel message a été préparé en commun avec le patriarche orthodoxe Bartholomeos Ier de Constantinople, à l’origine de cette célébration annuelle en faveur de la Création.

 

«Nous y invitons chacun à adopter une attitude respectueuse et responsable envers la Création, a expliqué le pape aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre. Nous appelons également ceux qui occupent des positions influentes à écouter le cri de la terre et le cri des pauvres, qui souffrent le plus des déséquilibres écologiques.» Ce message annuel devrait être rendu public jeudi 31 août.

 

Le Patriarcat œcuménique de Constantinople célèbre depuis 1989 une fête de la Création fixée au 1er septembre, jour anniversaire symbolique de la Création du monde et qui marque le début de l’année liturgique. En 2015, quelques semaines après la publication de son encyclique Laudato si’, le pape François avait lui aussi institué dans l’Église

 

Dans une lettre aux cardinaux Peter Turkson, alors président du Conseil pontifical Justice et paix, et au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le pape expliquait alors voir dans cette prière une «contribution à la résolution de la crise écologique à laquelle l’humanité est actuellement confrontée».

 

Une invitation à écouter le cri de la terre et des pauvres est une heureuse idée surtout dans un monde de plus en plus pollué et devenu particulièrement inégalitaire. Espérons que cet appel soit entendu et appliqué.

 

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