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Publié le 7 Avril 2017

cruxnow.com nous montre le vendredi 7 avril 2017 que les évêques du Paraguay ont encouragé dans une déclaration du 31 mars 2017 un dialogue entre toutes les parties dans la crise politique du pays, parce que «la paix exige la culture de la rencontre, la recherche du bien commun, et l'unité nationale», après que des centaines de manifestants ont mis le feu au bâtiment au Parlement à Asunción durant la nuit. Les évêques ont exhorté les citoyens et le gouvernement à regarder «non seulement les motivations de vos actions, mais aussi leurs conséquences, et d'agir avec raison et bon sens».

 

Ces manifestations violentes à Asunción se sont produites lorsqu'un groupe de législateurs a approuvé un amendement constitutionnel qui permettrait la réélection du président Paraguayen, Horacio Cartes, l’un des entrepreneurs les plus riches du pays, qui a été éclaboussé par plusieurs affaires de corruption. Dans un geste surprise, et la tenue d’un vote à huis clos, 25 sénateurs ont appuyé la mesure controversée. L'opposition a nommé cette mesure illégale, un coup d'État. Jusqu'à présent, les émeutes ont laissé au moins un mort, de nombreux autres blessés - dont les législateurs, la police et les manifestants - et 200 personnes on été arrêtées.

 

Au moins comme nous le montre Radio Vatican dans son article du 29 mars «Les évêques du Paraguay s'opposent à une réélection du président», les évêques du Paraguay protestent aussi contre le projet d’amendement à la Constitution, qui permettrait à d’anciens chefs de l’État de se représenter à une élection présidentielle. Depuis 1992, la réélection du président est interdite par la Constitution, de façon à éviter toute dérive autoritaire. Cette manœuvre semble susciter l’hostilité d’une large majorité des électeurs paraguayens, déçus par les inégalités persistantes malgré un taux de croissance compris entre 3 et 4% par an.

 

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Publié le 6 Avril 2017

L’OBS dans son article du jeudi 6 avril 2017 nous montre un coup de tonnerre dans l'Église catholique : l'évêque de Dax (Landes), Mgr Hervé Gaschignard, a été contraint à la démission en raison d'"attitudes pastorales inappropriées" envers des jeunes, une décision exceptionnelle de la hiérarchie catholique. Cette démission intervient dans un contexte de mises en cause répétées de l'Église pour sa gestion des affaires de pédophilie. Elle a été acceptée jeudi par le pape François, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF) dans un communiqué.

 

Interrogé par l'AFP, le responsable de la communication à l'évêché de Dax, Paul Perromat, s'est borné à préciser que cette démission intervenait après "des propos et comportements inappropriés qui auraient pu être tenus" par Mgr Gaschignard, mais "il n'est en aucun cas question d'agressions ou d'actes sexuels". "À l'heure actuelle, aucune plainte n'a été déposée ni auprès du procureur de Dax, ni auprès de celui de Mont-de-Marsan", a-t-il ajouté, soulignant que "l'église d'Aire-sur-Adour et de Dax pense à toutes les personnes blessées dans cette histoire".

 

L'évêque, âgé de 57 ans et originaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a présenté sa démission "sur suggestion du Nonce apostolique", l'archevêque italien Luigi Ventura, représentant du Vatican auprès de l'Église catholique française, précise la CEF dans son communiqué signé par son président, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille. Dans des communiqués séparés, l'évêché de Dax et le cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, font état de "problèmes" de l'évêque "dans sa relation pastorale aux jeunes". Les rumeurs sur ces "attitudes inappropriées" avaient "rendu difficile le gouvernement du diocèse", indique encore la CEF.

 

Le responsable d'une association landaise de lutte contre la pédophilie, "Colosse aux pieds d'argile", a indiqué à l'AFP avoir recueilli ces derniers mois deux témoignages mettant en cause Mgr Gaschignard : un garçon de 14 ans que l'évêque aurait notamment interrogé sur ses pratiques sexuelles, et une adolescente du même âge ayant parlé de "caresse sur la cuisse, bisou volé sur la joue, chuchotements dans l'oreille, et beaucoup de paroles inappropriées".

 

Pour sa part, le cardinal Jean-Pierre Ricard précise avoir reçu "le 21 mars deux personnes du diocèse d’Aire et Dax, en contact avec des jeunes. Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes". Le 28 mars, dans le cadre de l’Assemblée des évêques à Lourdes, le cardinal en a parlé à Mgr Gaschignard, qui, "déjà alerté, en avait informé le Nonce apostolique et pris contact avec le procureur de la République".

 

Le pape François a nommé Mgr Bernard Charrier, évêque émérite de Tulle, âgé de 78 ans, administrateur apostolique du diocèse d’Aire et Dax. Mgr Hervé Gaschignard avait été ordonné prêtre en 1989, consacré évêque en 2008 et nomme évêque d'Aire et Dax en 2012.

Selon le quotidien La Croix, le comportement de Mgr Gaschignard lui avait déjà valu une alerte, il y a six ans, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse depuis 2007, en charge de la formation des prêtres et des laïcs, de la jeunesse et de la famille. Quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus par courrier auprès de l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, de la proximité de l’évêque avec les jeunes. "Par prudence", ce dernier avait fait un signalement au procureur de la République qui l’avait classé sans suite. Une autre famille, ajoute le quotidien, avait fait état d’un comportement inapproprié, à Nantes, alors que le religieux était directeur adjoint du séminaire (1995-2006) et conseiller spirituel des scouts d’Europe.

 

L'Église catholique a mis en place en 2016 un plan d'action pour lutter contre "les abus sexuels" (cellules d'écoutes des victimes, commission d'expertise indépendante...). Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15.000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs. Mais l'Église catholique reste confrontée dans de nombreux pays à des critiques récurrentes à propos de son laxisme dans la lutte contre la pédophilie.

 

Ça commence à faire beaucoup, et cela vient encore mettre du plomb dans l’aile dans les belles paroles données par les évêques de France, s’ils ont déjà des loups parmi eux comment peuvent-ils y arriver. Pour y arriver, il faudrait fuir le cléricalisme qui fait que les évêques ne mettent pas en avant les victimes pour chercher à protéger les brebis galeuses qui salissent l’Église par leurs crimes.

 

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Publié le 5 Avril 2017

francetvinfo.fr dans son Direct du mercredi 5 avril 2017 nous signale qu’une attaque chimique a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes dans cette ville de la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, mardi. L’OBS dans son article «Attaque en Syrie : les victimes présentent des signes d'exposition à "des agents neurotoxiques"» nous montre ce mercredi 5 avril 2017 que certaines victimes d'une attaque chimique présumée en Syrie présentent des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques comprenant des agents neurotoxiques, a annoncé ce mercredi l'OMS à Genève. Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'attaque qui tué hier au moins 72 civils dans la province d'Idleb semble avoir impliqué des armes chimiques, relevant "des signes compatibles avec une exposition à des produits organosphosphorés, une catégorie de produits chimiques incluant des agents neurotoxiques".

 

Libération.fr nous montre dans son Direct que le pape François a dénoncé mercredi au Vatican un «massacre inacceptable» en Syrie, où une attaque chimique présumée a fait 72 morts et provoqué l'indignation à travers le monde. «Nous assistons atterrés aux derniers événements en Syrie. Je déplore fermement le massacre inacceptable survenu hier (mardi) dans la province d'Idleb, où ont été tuées des dizaines de personnes sans défense, parmi lesquelles tant d'enfants», a déclaré le pape d'un ton sombre lors de son audience hebdomadaire.

 

Enfin francetvinfo.fr dans son Direct nous fait savoir que les États-Unis montrent les muscles. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a prévenu, ce mercredi, que son pays pourrait prendre des mesures unilatérales si l'ONU n'arrivait pas à répondre à l'attaque chimique qui a fait plusieurs dizaines de morts près de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie. Lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté un projet de résolution condamnant l'attaque chimique. Moscou a jugé ce projet de résolution "inacceptable".

 

Les États-Unis prendront des mesures unilatérales en Syrie si l'ONU ne parvient pas à répondre à l'attaque chimique, et il faut espérer que ça marche mieux qu’en Irak et en Afghanistan.

 

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Publié le 2 Avril 2017

Dans son article du vendredi 31 mars 2017 «Assemblée plénière de printemps : communiqué final» et dans la «Lettre de Mgr Pontier à Mgr Lafont», eglise.catholique.fr nous montre qu’au nom des évêques de France, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France a adressé une lettre à Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne pour exprimer au peuple et à l’Église de Guyane son soutien dans l’actuel contexte troublé. Il trouve «Que tout le peuple» qui «se lève est un signe fort à la fois de sa souffrance et de son désir de vivre», est «un signe aussi de sa volonté de faire face, uni, à tous ces défis» que sont la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie, l’accès au foncier, la justice, l’habitat, la protection de la biodiversité et des ressources du sol de la mer et du sous-sol, les infrastructures, les relations de la Guyane avec le monde environnant (Amérique du Sud et Caraïbes).

 

Comme nous le signale francetvinfo.fr ce dimanche 2 avril dans son «DIRECT. Crise en Guyane : reprise des négociations au lendemain des annonces du gouvernement l'enveloppe annoncée par le gouvernement», samedi, n'a pas apaisé les colères. Ce plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros n'a pas été accepté par les collectifs de manifestants. Les organisateurs du mouvement social en cours en Guyane ont réclamé un "nouveau statut" pour leur territoire, estimant que les propositions émises par le gouvernement sont "non satisfaisantes". Les négociations ont donc repris en fin d'après-midi, à la préfecture de Cayenne.

 

Les évêques de France ont choisi de soutenir le peuple guyanais alors qu’ils avaient été inaudibles lors de la contestation contre la loi travail, ce qui est une bonne chose et espérons que la Guyane ait gain de cause.

 

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Publié le 1 Avril 2017

Benoît Hamon vit une campagne difficile et elle ressemble beaucoup à ce qu’à vécu Bernie Sanders quand il a fait la primaire démocrate en 2016. Regardons cela de plus près.

 

L’article de Thomas Frank dans le monde-diplomatique.fr de décembre 2016 intitulé «Tir groupé contre Bernie Sanders» nous montre que jamais la presse américaine n’avait aussi ouvertement pris parti dans une élection. Mois après mois, elle s’est employée à discréditer tous les candidats qui lui déplaisaient, à commencer par le sénateur «socialiste» du Vermont Bernie Sanders, concurrent de Mme Hillary Clinton lors de la primaire démocrate. Or les scores réalisés par celui-ci dans les États-clés, ceux où Mme Clinton a été battue à la présidentielle, n’interdisent pas de penser qu’il aurait obtenu un meilleur résultat contre M. Donald Trump. Tous les médias américains se sont pourtant rangés derrière elle avec un unanimisme et un enthousiasme inédits — par aversion pour M. Trump, et parce que «Hillary» partageait leur idéologie de l’«expertise» et de la «compétence». Les commentateurs se sont employés à convaincre les lecteurs de les suivre sur ce chemin. Benoît Hamon a reçu le même mépris des journalistes qui insistent souvent pour montrer son amateurisme.

 

Ensuite, pour que le Parti Démocrate n’aille pas sur sa gauche car Sanders et ses électeurs souhaiteraient que la gauche américaine s’écarte du centre, on mit en avant à partir du 21 avril 2016, la candidate écologiste à la présidence Jill Stein pour courtiser les électeurs de Sanders. Il est intéressant de voir que depuis le débat présidentiel l’insistance que font les médias sur Jean-Luc Mélenchon, pour bien rendre inaudible Benoît Hamon. Jill Stein essaya aussi de convaincre le sénateur Bernie Sanders de rejoindre sa campagne, comme la France insoumise essaye de convaincre Hamon de se retirer et de les rejoindre. Ce n’est pas le souhait de Benoît Hamon, car comme Bernie Sanders son but est lancer une transformation fondamentale du Parti socialiste et de la République afin qu’ils soient plus démocratiques et non partir à l’aventure avec un mouvement qui n’est même pas sûr de gagner les législatives.

 

Les médias veulent ainsi créer le consensus sur Emmanuel Macron qui va continuer la politique libérale de la présidence François Hollande, tout en mettant en avant Jean-Luc Mélenchon pour détruire toutes les chances de Benoît Hamon (en sachant qu’une partie de ses électeurs n’iront pas vers Mélenchon) de réaliser ses réformes odieuses aux yeux des médias chantres du néolibéralisme économique, car ce dernier souhaite des médias indépendants et mettre fin à leur concentration autour des mains des grandes entreprises. Rien que pour cela, Benoît Hamon doit continuer et tenir pour ne pas donner raison à ceux qui souhaite sa défaite.

 

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Publié le 31 Mars 2017

Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine nous montre ce vendredi 31 mars 2017 que Mgr Vincenzo Paglia a vécu aux premières loges les oppositions à la canonisation du bienheureux Oscar Romero. Selon le président de l’Académie pontificale pour la vie et postulateur de la cause de l’ex-archevêque de San Salvador, le retard était d’ordre politique et a constitué “un coup de poignard” dans le cœur de l’archevêque italien.

 

“La béatification de Mgr Romero avait déjà été le résultat d‘un grand effort, explique Mgr Vincenzo Paglia dans la revue America. Ils étaient nombreux à Rome, y compris parmi les cardinaux, a refuser qu’il soit béatifié. Ils estimaient qu’il était mort pour des motifs politiques et non religieux.”

 

Le président de l’Académie pontificale assure qu’il a examiné avec beaucoup d’attention les archives personnelles de Mgr Romero, représentant quelques soixante dix mille documents. “Il en est ressorti qu’il était un homme aimant profondément son peuple. Il voulait libérer ses compatriotes de l’oppression et les mener vers la compassion de Jésus”.

 

La lutte de Mgr Vincenzo Paglia pour la béatification de Mgr Romero n’a pas été sans conséquences. “J’ai reçu des menaces en tant que postulateur de la cause. Mais je croyais que l’exemple de Romero était suffisamment extraordinaire et évident. Romero n’a pas vécu pour lui-même, mais pour son peuple, à l’image de Jésus. Ce témoignage est si clair que, dans ce monde globalisé, il est parvenu à toucher le cœur de millions de personnes. Et si nous voulons transformer le monde, nous devons transformer le cœur des personnes, comme l’a fait Mgr Romero.”

 

Dans l’entretien accordé à la revue America, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé la manière dont Mgr Romero s’était impliqué dans les luttes du peuple après l’assassinat du père Jésuite Rutilio Grande. “Il [Rutilio Grande] enseignait en université mais il avait choisi de vivre dans un petit village de manière à pouvoir diffuser la théologie autour de lui. C’est ce choix qui lui a coûté la vie.”

 

Rappelant que Mgr Romero avait été très marqué par l’assassinat de son ami, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé que la nuit où il a veillé le corps du père jésuite, celui qui venait d’être nommé archevêque de San Salvador deux semaines plus tôt a alors perçu que son devoir était de poursuivre le combat de Rutilio Grande. “Face au martyr de son ami, il est parvenu à la conclusion que la vie d’un pasteur n’est digne d’être vécue que si elle est vécu au service des autres.”

 

Enfin, Mgr Vincenzo Paglia a tenu à rappeler le rôle fondamental du pape François dans l’avancée du processus de canonisation d’Oscar Romero. Même s’il n’a pas connu personnellement ce dernier, le souverain pontife avait en revanche rencontré à plusieurs reprises le Père Rutilio Grande. “Il souhaite que le processus de béatification de Rutilio Grande soit également mené à bien, tout comme le jeune homme et la personne âgée qui sont morts avec lui.”

 

Cet article nous permet de savoir ce que l’on savait déjà la béatification de Mgr Romero a été freiné par simple but politique, car il s’opposa à un régime oppresseur pour servir les autres, au lieu de fermer les yeux comme beaucoup de cardinaux, évêques et prêtres l’ont fait en Argentine et au Chili.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Maurice Page dans son article du mercredi 29 mars 2017 nous montre que pour le père Hans Zöllner, directeur du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université grégorienne de Rome, le traitement des affaires d’abus sexuels dure beaucoup trop longtemps. Le Vatican aurait besoin de davantage de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes.

 

Certaines des procédures de cas d’abus sexuels durent jusqu’à plus de cinq ans, déplore le père Zöllner, interrogé le 29 mars 2017 par l’agence de presse catholique autrichienne Kathpress. Selon le jésuite, qui est également membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le Saint-Siège manque de personnel formé pour traiter ces cas. Il faudrait au moins dix à quinze personnes de culture et de langues différentes capables de donner aux victimes des réponses circonstanciées et pouvant éclaircir rapidement de quels faits il s’agit et qui est responsable de l’affaire, explique-t-il.

 

Le père Zöllner comprend néanmoins la position du cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui estime que répondre au courrier n’est pas de la responsabilité de sa congrégation, la CDF étant, à ses yeux, uniquement responsable du déroulement des procès canoniques du clergé accusé d’abus. C’est pourquoi la commission a suggéré la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

Face aux vives critiques de l’irlandaise Marie Collins qui a démissionné de la Commission au début mars, le jésuite relève que la collaboration avec les services de la curie se passe généralement bien. Il en veut pour preuve la présence de six cardinaux de curie au récent séminaire organisé par la commission.

 

Le pape François a institué cette commission en 2014 pour une période d’essai de trois ans qui arrivera à son terme en décembre prochain. Elle a pour mandat de conseiller le Vatican sur le traitement et la prévention des abus sexuels. Le pape devra donc décider à la fin de l’année sous quelle forme ce travail devra être poursuivi.

 

Le père Zöllner est très optimiste car la curie n’a pas vraiment montré d’impatience à traiter le sujet des prêtres pédophiles, mais met en avant une réalité le besoin de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes qui pourrait être mené par la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Manuel Valls a enfin annoncé qu’il voterait pour Emmanuel Macron à la présidentielle, tout en essayant de nous faire peur avec Marine Le Pen, avec ses échecs répétés lors des municipales, des législatives et des régionales. La réaction au sein du PS ne s’est pas fait attendre puisque que pour Hanotin, le directeur de campagne de Benoît Hamon c’est une «Minable tentative de sabotage», Arnaud Montebourg parle de Valls comme d’un «homme sans honneur», ce qui n’est pas faux puisque ce dernier avait promis de soutenir Benoît Hamon, Alexis Bachelay, un député hamoniste parle de lui comme d’«un pompier pyromane», la députée des Hautes-Alpes, Karine Berger n’est pas plus tendre en donnant «Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable», et enfin Menucci n’est pas plus tendre en disant à Valls : «Tu nous fait honte». Je ne savais pas qu’être parjure était une logique politique comme l’avance Manuel Valls. Comment veut-on encore croire aux hommes politiques après ça.

 

Comme on pouvait s’y attendre Emmanuel Macron l’a félicité et a changé de ton à son encontre, espérant sans doute une coalition de gouvernement avec le PS. Et ce dernier qui nous disait qu’il ne ferait pas d’accord d’appareil. Il s’est aussi mis d’accord sur la proportion de circonscriptions réservées au Modem de François Bayrou. Un mensonge de plus de sa part. Enfin, Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas sanctionner Emmanuel Valls, comme si il préparait déjà la défaite de Benoît Hamon, pour avoir un accord avec Emmanuel Macron. Si le PS fait cela, alors il perdra toute crédibilité et ne gagnera plus jamais une seule élection. La base du PS est en révolte depuis mardi soir et les rumeurs de ralliements de Valls à Macron n’ont pas arrangé les choses, sans oublier que toute une fraction de la gauche modérée ne votera jamais Jean-Luc Mélenchon.

 

Benoît Hamon a réagit très vite et a fait un appel au rassemblement de gauche autour de lui : «Ce matin ce qui est le plus grave pour notre pays et pour la politique, c'est que la démocratie a pris un grand coup de plus. À un moment où l'extrême-droite autoritaire est banalisée, oui, la démocratie est la prunelle de nos yeux. La parole donnée, la parole signée, devant le peuple, doit être scrupuleusement respectée. C'est pour cela que j'ai combattu le 49.3. Je lance un appel aux citoyens : réagissez, sanctionnez et tournez la page de cette vieille politique, de ceux qui bafouent leurs convictions. Ceux qui ont fait tant de mal à la gauche avec la loi travail et la déchéance de nationalité ont trouvé refuge chez Emmanuel Macron. Ne laissons pas les forces de destruction, les forces de l'argent présider aux destinées de notre pays. Rassemblons la gauche pour gagner. J'appelle les sociaux-démocrates, communistes et Jean-Luc Mélenchon attachés au progrès social et à la démocratie à unir leurs forces aux miennes. J’ai une position centrale à gauche, je suis le seul à pouvoir créer les conditions d’une majorité de gauche pour gouverner. Je refuse le vote témoignage.»

 

Un appel entendu par Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, qui souhaite une rencontre «dans les prochains jours» avec Mélenchon, Hamon et Jadot en vue d'une «candidature commune». Mais, attention à ne pas croire que le candidat socialiste choisit par la primaire à gauche se retirera pour Mélenchon, car une bonne partie de ses électeurs se dirigeront sur Macron, plutôt que de voter le leader de la France insoumise. Dans mon cas, je voterai blanc.

 

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Publié le 28 Mars 2017

francetvinfo.fr nous montre ce mardi 28 mars 2017 que le président de la Conférence des évêques de France a exprimé, lors de l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, la volonté de l'Église catholique "d'accueillir et d'écouter les victimes".

 

Le président de la Conférence des évêques de France, Georges Pontier, a réaffirmé, mardi 28 mars, que "rien" ne pouvait dispenser l'Église "d'aider la justice" en matière de lutte contre les abus sexuels. Il réagissait après la mise en cause de l'Eglise catholique française, accusée d'avoir dissimulé des affaires de pédophilie.

 

L'archevêque de Marseille s'exprimait à l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, en l'absence de son confrère de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, hospitalisé depuis plus d'un mois.

 

"Qu'on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux", a affirmé le président de la CEF. "Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail", a-t-il poursuivi. "Qu'on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel", a-t-il ajouté.

 

L'archevêque Georges Pontier a notamment évoqué la mise en place de cellules d'écoute des victimes, des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d'enfants et de jeunes ainsi qu'une commission d'experts chargée de conseiller l'Église catholique dans la gestion des faits de pédophilie.

 

Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15 000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs.

 

Il faudra plus que des paroles pour contenter les victimes des prêtres pédophiles qui attendent des actes. La lenteur avec laquelle est traité le problème des prêtres pédophiles n’est pas pour les rassurer. Un petit effort, pour être crédible.

 

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Publié le 28 Mars 2017

Benoît Hamon passe à l’offensive et dans ces dernières semaines il s’est enfin mis à attaquer ses adversaires politiques que sont Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Il a aussi reçu en Allemagne le soutien de Martin Schulz le dirigeant du SPD qui a des vues communes avec lui sur l’Europe et a pu discuter avec Angela Merkel de leurs accords sur les réfugiés et désaccords sur l’austérité. Comme il l’a annoncé, il ne veut pas que la gauche suive Emmanuelli dans la tombe et combattra jusqu’au bout pour ceux qui l’ont porté à l’élection durant la primaire à gauche. Des élus, des militants et des sympathisants se mobilisent pour le faire gagner depuis le meeting de Paris-Bercy, tandis que Les Jeunes socialistes du Finistère ont signé une tribune dénonçant les ralliements de Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant et Richard Ferrand au candidat d'En marche.

 

Mélenchon trop confiant ne désire pas faire le troisième débat qui aura lieu sur France 2, pensant que le deuxième qui aura lieu sur BFM-TV et sur CNews le 4 avril sera suffisant. Il pense sans doute que ses militants qui visiteront 27 villes de France pour rencontrer les habitants grâce à un camion qui se transformera en estrade lui donneront la victoire. Un excès d’optimisme trop rapide. Tandis que Macron y met des réserves lui aussi. Il faut dire que les ralliements de gauche et de droite l’ont rendu aussi trop confiant sur sa victoire aux présidentielles et aux législatives. Mais ceux qui voudront porter ses couleurs devront abandonner leur parti. Cela est plutôt insultant pour les petits candidats qui n’ont pas pu faire le 1er débat le 20 mars sur TF1 et qui n’auront que deux débat pour se faire connaître.

 

François Fillon lui ne donnera plus le détail de ses déplacements pour éviter d’être accueilli par le son des casseroles, alors que Marine Le Pen a ironisé devant les membres du MEDEF sur les un millions d’emplois promis par Pierre Gattaz tout en essayant de rassurer les chefs d’entreprises.

 

Enfin, un député européen espagnol Esteban Gonzalez Pons du PPE (droite) a rappelé ce qu’était l’Europe : "L'Europe n'est pas un marché, c'est la volonté de vivre ensemble. Quitter l'Europe n'est pas quitter un marché, mais un rêve partagé. Nous pouvons avoir un marché commun, mais si nous n'avons pas de rêves en commun, nous n'avons rien. L'Europe est la paix qui est venue après le désastre de la guerre. L'Europe est le pardon entre Français et Allemands. L'Europe est le retour à la liberté pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal. L'Europe est la chute du mur de Berlin. L'Europe est la fin du communisme. L'Europe est l'État-providence, c'est la démocratie. Ce sont les droits fondamentaux". Et il se demande : "Pouvons-nous vivre sans tout cela? Pouvons-nous abandonner cela ?"

 

C’est une très bonne question, puisque l’Europe fait face au populisme et à l’après Brexit, et n’a pas su donner des réponses à celle-ci. Trop occupé à se centrer sur les questions économiques, plutôt que politique.

 

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