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Publié le 30 Mai 2017

Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

The Tablet dans son article du lundi 29 mai 2017 nous montre que le Premier ministre Canadien Justin Trudeau a rencontré le pape et dans une discussion privée de 36 minutes il a demandé les excuses de l'Église pour son rôle dans un système d'école résidentielle qui a vu des enfants autochtones enlevés de leur famille et, dans certains cas, maltraités.

 

Auparavant, le bureau du Premier ministre a déclaré qu'il demanderait des excuses du pape découlant des recommandations de la Commission de Vérité et de Réconciliation du pays. Ce corps avait recommandé que le pape s'excuse sur le sol canadien pour l'implication de l'Église dans le traitement des enfants autochtones canadiens qui ont été victimes de violence physique, de dérogation de langage, de négligence, et de manque de nourriture maigre au sein d'une église, et plus tard du gouvernement. Les familles ont souvent été forcées par la police à envoyer leurs enfants dans ces écoles dans le cadre d'une politique visant à «ne pas les éduquer, mais surtout à rompre leur lien avec leur culture et leur identité», selon les conclusions de la commission. La commission a constaté qu'au moins 3201 étudiants sont morts alors qu'ils se trouvaient dans les écoles, souvent en raison d'abus et de négligence.

 

Suite à l'audience, Trudeau a déclaré aux journalistes qu'il a demandés au pape de «faire avancer une véritable réconciliation» avec les peuples indigènes du pays «en faisant des excuses» au nom de l'Église pour son rôle de nuisance envers leurs communautés. Une brève déclaration du Vatican publiée après la réunion a déclaré que le pape et Justin Trudeau avaient discuté de «l'intégration et de la réconciliation» mais n'ont fait aucune mention d'une possible excuse.

 

M. Trudeau, cependant, est soumis à une pression politique pour mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation, alors qu'une visite du pape François serait un coup de fouet pour le leader du pays, une étoile montante sur la scène mondiale. À la fin de leur réunion aujourd'hui, le pape a remis à Justin Trudeau un médaillon de 40 ans marquant le quatrième anniversaire de son pontificat, intitulé «un abbraccio» - ce qui signifie une étreinte - et qui symbolise la joie, le pardon et l'acceptation mutuelle.

 

L’Église peut s’excuser, et sous le pape François elle s’est dite désolé pour le rôle de l'Église catholique dans le génocide rwandais de 1994 et souhaité que les chrétiens demandent pardon pour le traitement des homosexuels. Alors, il n’y a aucun mal à le faire pour les enfants autochtones enlevés à leur famille et maltraités qui méritent le pardon de l’Église.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Pierre Pistoletti dans son article pour cath.ch ce lundi 29 mai 2017 nous montre que des prières “pour réparer les crimes de l’avortement” ont lieu une fois par mois à la chapelle du CHUV, l’hôpital universitaire lausannois. Organisées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, elles ont été mises en œuvre à l’insu de l’aumônerie et de la direction de l’hôpital.

 

“Tout le monde ici tombe des nues”, commente François Rouiller dans le Temps du 27 mai 2017, qui a révélé l’existence de ces pratiques. Le responsable de l’aumônerie assure tout ignorer de ces manifestations. L’invitation à manifester son opposition à l’avortement dans cette démarche de prière figure dans le bulletin mensuel de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Elles ont lieu le 13 de chaque mois à 19h30.

 

Propriété du CHUV, donc de l’État de Vaud, la chapelle en question est un lieu œcuménique dédié au soutien spirituel des patients et de leur famille. Des mesures sont annoncées par la direction. “Le service de sécurité a reçu l’instruction de fermer la chapelle le 13 du mois entre 19h et 20h, explique le Temps. De plus, une lettre sera envoyée ces prochains jours à la Fraternité Saint-Pie X pour lui signifier cette interdiction et lui demander de supprimer de son bulletin cette interdiction d’accès”.

 

Sans doute que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X aurait du écouter l’homélie du pape François de ce jour à la Maison Sainte Marthe où ce dernier dit qu’il est nécessaire d'être remis en cause par l'Esprit Saint, d’apprendre à écouter avant de prendre des décisions. Le pape François dit que si on ne discerne pas ce qui se passe, le risque de tomber dans une foi idéologique est grand. Ici le manque de discernement a fait tomber la FSSPX dans la foi idéologique qui s’est faite à l’insu de l’aumônerie et de la direction du CHUV.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Benoît Hamon qui a eu le droit à des attaques faciles de la France Insoumise comme celle qui disait qu’il allait investir Myriam El Khomri, Manuel Valls ou Marisol Tourraine qui ne l’avaient pas soutenu et qui s’en sont allés offrir leurs services à Macron dans la majorité présidentielle, était des plus irréalistes, car il soutient actuellement Michel Nouaille (PCF) contre Manuel Valls, Caroline de Haas (EELV) contre Myriam El Khomri, Philippe Rio (PCF) contre Malek Boutih, Salah Amokrane (EELV) contre Gérard Bapt (PS) qui s’accroche à son poste de député depuis 10 ans, et à Nicolas Kada (1re circonscription de l’Isère) et Soukaïna Larabi (3e), qui se présentent sous l’étiquette “Ensemble pour gagner !”… face à des candidats investis par le Parti socialiste.

 

En plus de cela, l’actualité semble lui donner raison dans ces choix politiques. Contrairement au mépris médiatique qui le prenait pour un utopiste, il avait travaillé ses dossiers. San Francisco envisage une taxe robots comme réponse à l’automation, le juge Trévidic prend position en faveur de la légalisation du cannabis pour contrôler sa distribution et casser les trafics, et Mark Zuckerberg souhaite que les États-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec, et souhaite qu’on mette en place un nouveau contrat social avec le revenu universel, la couverture santé étendue, ou la garde d’enfants bon marché, tout en pensant que ce sont les gens comme lui qui devront payer pour cela, sans doute devrait-il commencer par mettre fin à ses pratiques d’optimisation fiscale en Europe, tandis qu’en Suisse 58,2 % des électeurs ont approuvé la loi qui remplacera progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables.

 

Lors de l’émission politique sur France 2 le 18 mai 2017 Benoît Hamon a bien comprendre que Jean-Luc Mélenchon fait le mauvais choix en voulant mettre la gauche à sa botte : «La gauche ne peut être au pouvoir et défendre les acquis sociaux que rassemblée, et non pas sous l'hégémonie d'un seul.» Et pour ceux qui croyaient qu’il allait défendre les députés sociaux libéraux il a bien fait comprendre que «Trop, au PS, ont fait le choix de l'ambition plutôt que des idées. Je continuerai à défendre mes idées plutôt qu'un parti» et que «Seule l’élection de député(e)s réellement de gauche permettra la reconstruction, au-delà des calculs politiques». Comme le souhaite Yannick Jadot : "Il faut occuper un espace écolo, social, démocrate entre Macron, Mélenchon et Le Pen".

 

Pendant ce temps, Emmanuel Macron voit du positif dans l’attitude de Donald Trump lors du G7 alors que ce dernier n’est pas disposé à respecter l'accord de Paris, et invite en grande pompe le président russe Vladimir Poutine qui aide le dictateur syrien Bachar al-Assad a massacrer son peuple. On apprend également que le gouvernement Philippe veut en finir avec la publication mensuelle des chiffres du chômage. Cela peut difficilement cacher l’augmentation du chômage.

 

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Publié le 28 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article pour peridosatdigital.com nous montre que dans le Regina Coeli de ce dimanche 28 mai 2017 le pape François, après le succès de sa visite pastorale hier à Gênes, a apprécié l’«accueil chaleureux» des milliers d’ouvriers de l’usine d’Ilva suite à sa demande de dignité dans le travail et son attaque des «spéculateurs».

 

Après la catéchèse, le pape a rappelé les 22 «jeunes vies ruinées» de Manchester, alors qu’elles étaient venus assister à un concert d’Ariana Grande, et les 29 «martyrs» tués en Égypte par des terroristes de l’État islamique pour ne pas «avoir abjuré leur foi.» Comme le confirme l’article de periodisatdigital.com «Les Coptes égyptiens ont été exécutés après avoir refusé de «renoncer à leur foi»», les terroristes de l’EI étaient venus dans le parcours d’un bus allant au monastère de Saint-Samuel dans la province Al-Minya pour entraîner les coptes à renoncer à leur foi. Tous ont refusé et se sont fait abattre froidement.

 

Cette attaque a fait 29 morts et 24 blessés. Mais ce ne sont pas les premières attaques puisque cela fait plusieurs mois, que l'Égypte pleure pour les attaques contre la communauté copte. Au début du mois d’avril, deux attentats suicides sur les chemins des églises coptes ont tués 45 personnes dans le nord du Caire. Pour les Coptes, c’est la colère et la peur qui demeure, tandis que l’armée et l’État égyptien ne semblent rien faire.

 

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Publié le 27 Mai 2017

leparisien.fr nous montre ce dimanche 27 mai que le pape François a été ovationné samedi à Gênes (nord-ouest de l'Italie) dans une aciérie du groupe italien Ilva, où il a mis sur un piédestal "la dignité" fournie par le travail et dénoncé "les spéculateurs" protagonistes d'une économie "sans visages".

 

Visiblement à son aise dans un immense hangar face à des milliers d'ouvriers arborant des casques de travail et scandant "Francesco, Francesco!", le pape a souligné que "sans travail pour tous, il n'y aura pas de dignité pour tous". Répondant aux questions de quatre personnes dont un chef d'entreprise et une chômeuse, le pape François a vanté la vertu de "travailler bien, par dignité et par honneur".

 

Si le travail peut être douloureux, dans le même temps "sur la terre il y a peu de joies plus grandes que celles expérimentée en travaillant", a-t-il estimé. "Sans travail on peut survivre, mais pour vivre on a besoin de travail", a insisté le pontife argentin, estimant que le chômage des jeunes constitue "une hypothèque sur le future" et le signe d'une "démocratie en crise".

 

Certains emplois sont néanmoins très critiquables, selon lui, dans les secteurs de la pornographie ou des jeux du hasard, ou encore dans des entreprises ne respectant pas les droits des travailleurs ou la nature. Il a aussi dénoncé ceux qui deviennent "des esclaves" de leur travail "achetés par les entreprises", une société "hédoniste" qui "voit seulement la consommation et ne comprend pas les valeurs du travail et de la sueur", ou encore le concept de "méritocratie" qui constitue "une légitimation de l'inégalité".

 

Il a voulu aussi faire une claire distinction entre bons chefs d'entreprises et spéculateurs. Pour le pape François "le vrai chef d'entreprise doit être avant tout un travailleur" au côté de ses salariés, quelqu'un "qui n'aime pas licencier". "Celui qui pense résoudre les problèmes de son entreprise en licenciant du monde n'est pas un bon chef d'entreprise. Aujourd'hui il vend les siens, demain il vendra sa propre dignité", a-t-il lancé. "Une maladie de l'économie est la transformation progressive de l'entrepreneur en spéculateur", a souligné le pape François. "Le spéculateur est pareil à un mercenaire, il n'a pas d'entreprise, il voit les travailleurs seulement comme un moyen pour faire des profits", a-t-il défini.

 

"Alors tout se ruine, l'économie perd son visage et les visages, c'est une économie sans visages, une économie abstraite", a dénoncé le pape.

 

Lourdement endetté, le groupe Ilva a été placé sous tutelle par l'État italien début 2015, puis nationalisé. L'État envisage désormais de le céder au géant mondial de l'acier ArcelorMittal, dirigé par le multimilliardaire indien Lakshmi Mittal.

 

L’État italien qui avait promis qu’Ilva ne serait jamais tué par les lobbys sidérurgiques des autres pays semble avoir changé d’avis en adoptant la vision du marché avec Mittal qui en fera une de ses filiales, avec une logique imposée de l’extérieur avec les décisions prises ailleurs, plutôt qu’une offre plus viable provenant de Jindal (même si le groupe n’est pas à l’abri de tout reproche) dans le consortium de CDP, Arvedi et Leonardo Del Vecchio, qui souhaitait le maintien de la production actuelle du haut fourneau, en partie avec la réalisation de fours électriques alimentés pré-réduit, un choix technique qui devrait assurer un impact environnemental plus faible de l'activité, dans le but d'atteindre le seuil de rentabilité dans un délai de trois ans, et il a également fait part de la volonté d'investir dans les Pouilles.

 

La pique du pape François semble monter que le choix de Lakshmi Mittal ne semble pas lui convenir puisque ce dernier est connu pour ne pas tenir ses promesses, pour son manque de dialogue, et pour détruire des usines et des emplois dans le monde entier. Le gouvernement italien a choisi un prédateur qui vend sa propre dignité comme le précise le pape.

 

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Publié le 25 Mai 2017

Libération.fr dans son Direct nous montre ce mercredi 24 mai 2017 que le président américain a rencontré le pape François ce matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux. «Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

 

RFI.fr dans son article «La paix, sujet majeur du tête-à-tête entre le pape François et Donald Trump» nous livre un peu plus de précision sur cette rencontre. Une rencontre qui a débuté dans un climat crispé mais plus détendue par la suite. L’entretien dans la bibliothèque du palais apostolique a duré à peine une demi-heure. Au menu des discussions : ce que Trump avait envie d’entendre comme l’engagement en faveur de la liberté religieuse et de conscience, mais le Saint-Siège a précisé que les discussions avaient aussi porté sur l’engagement de l’Église catholique américaine dans la santé, l’éducation ou l’aide aux migrants, thématiques sensibles aux États-Unis.

 

Le pape a souhaité que le président américain soit «un instrument de paix» dans le monde, après qu’il ait signé un contrat record de ventes d’armes lors de son voyage en Arabie Saoudite. Un contrat qui est très mal passé au Vatican. «On a besoin de paix», a répondu laconiquement le président américain. Le pape a fini aussi sur une pique subtile à Donald Trump, climato-sceptique avéré puisqu’à l'issue de l'entretien le pape a fait cadeau au président américain de ses textes écrits pour la journée mondiale de la paix... dont une lettre sur la défense de l'environnement.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr, le diocèse de Lyon n’a pas eu la meilleure des attitudes suite à la citation à comparaitre du cardinal Philippe Barbarin. Dans un communiqué au ton très ferme, le diocèse de Lyon a réagi, mercredi, à la citation directe devant le tribunal correctionnel de Lyon du cardinal Barbarin et de six autres personnes pour non dénonciation d'agressions sexuelles dans le cadre de l'affaire du père Bernard P., soupçonné d'avoir abusé de dizaines de jeunes scouts dans les années 70 et 80. Il dénonce «un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l'objectif commun : la lutte contre la pédophilie».

 

Non, ce n’est pas de l’acharnement, les prêtres pédophiles ont été couverts par leur hiérarchie, celle-ci est autant responsable que les pervers qu’ils ont laissé au contact des enfants. C’est ce qu’on appelle non assistance à personne en danger.

 

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Publié le 23 Mai 2017

Isabelle Gonzalez dans son article pour france3-regions.francetvinfo.fr nous montre que le cardinal Philippe Barbarin et six autres personnes sont cités à comparaître en septembre 2017 devant le tribunal correctionnel de Lyon par des victimes d'agressions sexuelles au sein de l'Eglise, qui leur reprochent de ne pas avoir dénoncé ces faits à la justice, ont annoncé, ce mardi 23 mai 2017, leurs avocats.

 

Cette procédure de citation directe intervient après le classement sans suite il y a dix mois d'une enquête préliminaire diligentée sur ce dossier par le parquet de Lyon. La citation a été délivrée ce mardi 23 mai au matin par huissier, comme le veut la procédure.

 

Une première audience dite "de consignation" a été fixée au 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon, ont indiqué les avocats lors d'une conférence de presse organisée à Villeurbanne. Cette citation émane de dix victimes constituées partie civile : cinq victimes d'agressions non prescrites du père Bernard Preynat (faits pour lesquels le religieux a été mise en examen) et cinq autres pour lesquels les faits sont prescrits.

 

Aux côté du cardinal de Lyon sont aussi visés par la procédure le directeur de cabinet de Mgr Barbarin Pierre Durieux (actuellement sur le départ), Régine Maire, qui était chargée de la cellule d'aide aux victimes de prêtres dans le diocèse, le vicaire épiscopal du Roannais Xavier Grillon (supérieur hiérarchique direct du père Preynat), l'archevêque d'Auch Maurice Gardès, l'évêque de Nevers Thierry Brac de la Perrière et Luis Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican.

 

Pour une des avocates des plaignants, Me Nadia Debbache, le scandale "n'est pas l'affaire d'un seul homme mais d'une institution". "Tout le monde à son échelon a participé, y compris au sein même du Vatican", a-t-elle ajouté.

 

François Devaux, un des fondateurs de l'association La Parole libérée qui a révélé toute l'affaire, a souligné que, "faire ce recours, c'est pour (eux) un acte citoyen et responsable". "Il n'y a aucun acharnement mais il y a de réelles questions judiciaires qui se posent" par rapport au classement sans suite de l'affaire par le parquet l'été dernier, a-t-il fait valoir.

 

Les victimes et leurs avocats souhaitent porter à l'audience le débat sur la prescription des faits de non-dénonciations d'agressions sexuelles sur mineur. Ce délai, qui est actuellement de trois ans, est un des motifs mis en avant par le parquet pour classer l'affaire.

 

Les victimes des prêtres pédophiles à Lyon n’ont pas tort, puisqu’elles pourront relancer, à travers cette procédure, le débat sur la prescription des faits et l'obligation d'informer les autorités policières ou judiciaires. Cela permettra de mettre en avant irresponsabilité du diocèse de Lyon et d’imposer l’obligation d’informer les autorités pour mettre fin à l’impunité des prédateurs sexuels.

 

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Publié le 20 Mai 2017

«Écouter les pauvres» pour les mettre au cœur du développement humain intégral : c’est l’appel lancé par le pape François samedi 20 mai 2017 comme nous le montre Radio Vatican. Il s’adressait aux participants du rassemblement international de la Fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice, qui vise à promouvoir la doctrine sociale de l’Église. Le pape a salué leur volonté de «développer des modèles de croissance économique centrés sur la dignité, sur la liberté et sur la créativité» de la personne humaine.

 

S’appuyant sur le travail de la fondation, le pape a d’abord rappelé l’importance d’aborder la lutte contre la pauvreté comme un «phénomène humain et pas seulement économique». Et qui mieux que les pauvres eux-mêmes pour mieux comprendre cette réalité ?

 

«Promouvoir le développement humain intégral, indique ainsi François, demande dialogue et engagement envers les besoins et les aspirations des personnes, demande d’écouter les pauvres et leur expérience quotidienne de privations multiples et superposées ». Le pape suggère la création de «structures de médiation» entre les communautés et le monde des affaires, où les pauvres soient à la fois «les protagonistes principaux et les bénéficiaires» des processus. «Une telle approche de l’activité économique, basée sur la personne, encouragera l’initiative et la créativité, l’esprit entrepreneuriale et la communauté de travail et d’entreprise, et ainsi favorisera l’inclusion sociale et la croissance d’une culture de solidarité efficace.»

 

Le pape est ensuite revenu sur la question du chômage dans un contexte de révolution technologique et de transformation du marché du travail. Une nouvelle fois le Saint-Père a pointé ce fléau qui touche les jeunes en particulier, «Un phénomène qui est arrivé à un niveau très grave» a t-il noté. Ce thème était au cœur du rassemblement de la fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice qui s'est réunie du jeudi 18 au samedi 20 mai. Rappelant, à la suite du synode des évêques, que les situations d’incertitudes professionnelles contribuent souvent à l’augmentation «des pressions et des problèmes familiaux», le pape François a invité à prendre en considération «non seulement les individus mais aussi les familles» dans la recherche de solutions.

 

Mais le pape doit aussi se rendre compte de la situation en Europe dont les États en son sein font baisser le chômage sans solidarité avec ceux qui n'ont pas accès à l'emploi en créant des travailleurs pauvres gagnant des bas salaires, mangent grâce à des organisations de charité, ont du mal à régler les factures et sont exclus bancaires. On peut y ajoute les personnes âgées touchant de petites retraites et les femmes seules avec enfants. Voilà, la réussite européenne qu’on nous propose actuellement en France. Les mots du pape réchauffent le cœur mais ils ne pas permettent pas aux gens de vivre dignement.

 

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Publié le 18 Mai 2017

Christine Schenk dans NCRonline.org nous montre le mercredi 17 mai 2017 que les chrétiens et d’autres personnes intègres aux États-Unis ne peuvent pas parler pour le bien commun à la suite de l’élection de Donald Trump qui est une victoire apparente de ce que les théologiens, les féministes et les historiens sociaux ont nommé «le système de domination». Trump est l’affiche de ce système à travers les lois sanitaire et fiscales actuelles qui favorisent les riches, elle propose alors un autre modèle pour le contrer, celui de Jésus.

 

Elle utilise l'exégète biblique Walter Wink qui, dans son livre Engaging the Powers : Discernment and Resistance in a World of Domination, cite la "pure originalité" de Jésus, qui dans Matthieu 5, 38-41 était d'abord le défenseur d’une action non violente qui va vers les opprimés, qui expose et désempare l'oppression. Voici le texte : «Vous avez entendu qu'il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant; mais si quelqu'un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l'autre. Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau. Et si quelqu'un te contraint d'aller une lieue avec lui, vas-en deux.»

 

Les pratiques économiques romaines, en particulier en Galilée, étaient responsables de l'expulsion systématique des familles agraires de leurs terres ancestrales. Les Israélites payaient une triple taxe : aux dirigeants hérodiens locaux, à Rome et au Temple. Ce système régressif a bénéficié à l'élite au détriment des paysans et des artisans pauvres dont le travail a bénéficié aux riches nourris et habillés par l'Empire. Cela semble familier ? Presque tout le monde était toujours endetté. La paysannerie rurale appauvrie s’exprima périodiquement dans une série de rébellions populaires qui ont été brutalement réprimées par les légions de Rome. Jésus était pratique. Face à une force militaire accablante, la violence était une invitation au suicide. De plus, il savait que cela transforme souvent ses partisans en nouveaux oppresseurs.

 

Mais loin de conseiller la passivité, Jésus encourage une paysannerie dégradée et découragée à conserver son pouvoir et son initiative tout en travaillant pour la transformation du système dominateur. Elle paraphrase brièvement l'explication de Wink dans le texte de Matthieu : «Tournez l'autre joue : dans le monde antique, un supérieur insulte un inférieur avec une claque arrière qui a atterri sur la joue droite de la personne insultée. Jésus suggère qu'e la personne insultés devrait immédiatement offrir la joue gauche. Cela rejette simultanément l'insulte et l'inconvénient pour l'oppresseur est qu’il est maintenant forcé de donner une gifle en arrière avec sa main gauche (on ne le faisait jamais parce puisque la main gauche était utilisée à des fins impures) ou essaye une gifle à droite, ce qui est un défi physique, devenu impossible.

 

Donnez également votre manteau. La plupart des gens avaient au moins deux vêtements, un vêtement intérieur qui était une sorte de tunique ou le "manteau", et un vêtement extérieur qui était comme un manteau. Un pauvre n'a généralement que ceux-là. Le manteau était souvent donné comme garantie sur un prêt. Dans la loi juive, un créancier est chargé de le renvoyer au coucher du soleil plutôt que de priver le pauvre de sa couverture nocturne. Lorsque Jésus suggère de se dépouiller du manteau et du vêtement intérieur, il invite les opprimés à démasquer la cupidité de leur créancier et à donner une mauvaise publicité en sortant de la salle de la cour, nu. Dans le judaïsme, la honte tombe sur la personne qui a vu ou causé la nudité plutôt que la personne nue elle-même.

 

Aller plus loin : il y avait beaucoup de règles impériales interdisant aux soldats romains de forcer les populations locales à porter leur équipement pendant plus d'un mille. En proposant de «faire un effort supplémentaire», le pauvre conserve sa propre initiative et son pouvoir tout en écartant le soldat qui l'oblige à désobéir à la loi s'il profite de l'offre.»

 

La vision de Jésus était que, sous le règne de Dieu, le nu serait vêtu, les affamés seraient nourris et les aveugles verraient (Matthieu 11, 5, 25, 34-46). Sa vision a résonné pendant des millénaires dans les valeurs et les aspirations de la culture occidentale. Mais la plupart d'entre nous considèrent la vision de Jésus comme un idéal utopique d’un autre monde sans beaucoup de conséquence pratique aujourd'hui. C'est là que nous nous trompons. Jésus était un organisateur communautaire inspiré et pratique qui a attiré des adeptes de toutes les couches de la société, y compris les pêcheurs (Pierre, Jacques et Jean), les femmes d'affaires (Marie de Magdala), les socialistes (Joseph d'Arimathie et le «jeune homme riche»), Les chefs religieux (Nicodème) et les étrangers (la femme cananéenne, la Samaritaine et le centurion de Capharnaüm).

 

Il était un professeur charismatique, un guérisseur et un diseur d'histoire qui pouvait articuler et modéliser l'alternative de Dieu au système dominateur : "Si vous voulez être le premier, vous devez répondre aux besoins de tous" (Matthieu 20,26). Jésus a attiré des adeptes qui, après sa mort et sa résurrection, ont vécu et sont morts pour faire avancer sa vision, même aujourd'hui. Jésus a modelé la non-violence créative pour résister à l'oppression et transformer les systèmes dominateurs en quelque chose qui ressemble plus au «règne de Dieu».

 

Elle poursuit son point de vue en disant : «Je crois que nous sommes à un nouvel moment dans notre voyage dans le règne juste de Dieu.» «Des centaines de milliers de personnes ayant l’esprit de justice suivent les exemples de Jésus, Gandhi, King, Day et compagnie, Et adoptent des moyens créatifs non violents pour résister aux agressions récentes et sérieuses sur la dignité humaine et la justice aux États-Unis. Notre plus grande tentation est d'être passif, de normaliser les comportements anormaux ou de croire qu'il est infructueux de résister. Nous devons exploiter en profondeur l'énergie spirituelle mystérieuse qui nous aide tous, et comme Jésus, créer de nouvelles façons de résister à l'injustice et pour s'aimer les uns les autres. Lorsque nous le ferons, nous pouvons enfin voir l'Évangile dans notre gouvernement.»

 

Actuellement comme le montre francetvinfo.fr dans Le Live du jeudi 18 mai 2017 la Grèce doit aussi faire face à ce système de domination, car la contestation sociale continue en Grèce, alors que de nouvelles mesures d'austérité dictées par les créanciers du pays doivent être votées ce soir. Ce matin, deux manifestations ont eu lieu à Athènes : une de retraités, et une autre d'employés municipaux devant le ministère de la Réforme administrative.

 

Alors qu’en France, le système de domination a déjà placé ses pions avec Muriel Pénicaud au ministère du travail et qui a obtenu le peu glorieux surnom de "Madame Burn-out" lors de son passage à Business France, l'éditrice Françoise Nyssen (Actes Sud), à celui de la culture, alors que les maisons d’éditions voient la culture comme un produit commercial, Sylvie Goulart au ministère des armées qui a été consultante au sein de l’Institut Berggruen sur la gouvernance, un think-tank basé aux États-Unis, Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé qui considère que les liens d’intérêt entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence alors que le scandale du Médiator a prouvé le contraire, Elisabeth Borne au ministre chargée des transports, qui a e un management rigide et peu inclusif à la RATP, et le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer de l’Institut Montaigne, un think tank libéral.

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Publié le 17 Mai 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur peridostadigital.com du mardi 16 mai 2017 que l'impression après avoir écouté Emiliano Fittipaldi, est que le Vatican ne veut rien faire contre le fléau de la violence sexuelle. Le pape François n'a pas fustigé les prêtres pédophiles, il n'a pas créé une commission anti-abus, n’a pas rédigé de nouvelles règles contre les évêques des abuseurs. «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité», c’est la secousse retentissante de l'auteur de «Lussuria» (FOCA), qui a été présenté cet après-midi à San Carlos Borromeo.

 

Un livre né du résultat de ses recherches antérieures, «avarizia» qui a conduit le journaliste dans le cas «Vatileaks II». «Quand j'étais à l'intérieur du Vatican, un Monseigneur m'a suivi et m'a donné des informations» qui étaient la base de ces pages, qui clôturent comment les clés de la révolution manquée de François sont non seulement dans le processus économique, mais dans le scandale de la pédophilie. Rien n'a changé».

 

«François a dit des choses importantes contre la pédophilie, mais dans la pratique, rien n'a changé au Vatican», a déclaré Fittipaldi, qui dénonce la façon dont certains des principaux contributeurs de Bergoglio (Pell, Errázuriz ou Maradiaga, membres du C-9) «ont couvert de tels crimes».

 

Dans ses recherches, Fittipaldi analyse quelques-unes des plaintes qui sont venus à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et admet que «les plaintes ont doublé au cours du pontificat du pape François, par rapport à celui de Benoît XVI». Ainsi, ils sont passés d'une moyenne de 200 plaintes par an, à plus de 400, pour un total de plus de 1200 processus pour la préparation du livre. «Qu'il y ait des plus de plaintes peut être une chose positive, car cela signifie que beaucoup plus de gens osent parler de ce qui leur est arrivé», dit- il, mais il soutient que «le phénomène de la pédophilie est un phénomène encore très fort, que personne n'a réussi arrêter.»

 

«François a promis plus de transparence, mais j'ai essayé d'accéder aux donnés de la doctrine de la foi, et c’était impossible. Nous ne savons pas les noms des prêtres pédophiles, nous ne savons pas le résultat des enquêtes ... L'ONU, en 2014, a demandé l'information et on ne lui a pas donné», a déclaré Fittipaldi, qui a glissé l'accusation, établie par certains que «de nombreux fils de prêtres ne sont pas venus à la lumière parce que le Vatican paie le silence des mères, tout comme 50 ou 60 années auparavant. Rien n’a changé».

 

Fittipaldi ne croit pas au «pas en avant» donné par le pape François. «Sur son vol de retour de Fatima, le Pape a dit que ça n'a pas avancé à cause de problèmes bureaucratiques. Cette situation est inacceptable. François n’a que quatre ans en tant que pape, mais les enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps.»

 

Dans sa recherche, le journaliste ne va pas dans les détails sordides, mais tente d'analyser les données et les documents divulgués et répète qu’à son avis, «Aujourd'hui, en 2017, l'Église protège et défend la pédophilie. Tout d'abord, elle se défend pour sa mauvaise image et, deuxièmement, pour l'argent». Pour Fittipaldi, ils n'ont pas donné plus de cas en Italie, en Espagne ou en Amérique latine, car l'institution n’est pas disposée à verser une indemnité, comme cela a été fait dans les États-Unis, l'Australie ou l'Irlande.

«Comme dans «avarizia», le pape reste comme quelqu'un qui essaie de changer les choses, mais sur la question de la pédophilie, François lui-même a une responsabilité très importante. En nommant des cardinaux comme Pell, Maradiaga ou Errazuriz, qui ont couvert des prêtres pédophiles, c’est inacceptable, ni un bon signe qui est donné aux victimes, aux fidèles et au monde». «J'ai le droit de critiquer ce pape, qui est aimé par beaucoup, et qui lui-même fait des choses dans le domaine de la communication. D'un point de vue pratique, il fait très peu. En ce moment, dans la Curie romaine il n'y a pas de révolution» selon Fittipaldi.

 

Enfin, comme une réponse Cameron Doody dans son article «Marie Collins : «Le pape comprend l'horreur des abus et la nécessité qu’ils soient éliminés de l'Église»», nous montre que beaucoup de choses restent à faire. L’Irlandaise Marie Collins a salué l'engagement du pape Francisco pour éradiquer ce fléau en disant qu’il «est en train de faire du mieux qu'ils peut» et qu’elle «pense qu'il travaille dur» citant comme preuve la mise en place du pontife de la Commission pour la protection des mineurs, tout en lançant un autre avertissement à la ligne dure de la curie personnifiée par le cardinal Gerhard Müller puisque la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait refusé de mettre en œuvre des principales mesures recommandées par la Commission et le pape lui-même, car ils d'élaboraient des règles anti-pédophilie pour les églises locales ou l'établissement d’un tribunal spécial pour les évêques négligents. Pour Marie Collins, «Ce n’est pas surprenant qu'il y a une résistance à la Curie», qui est un des symptômes du cléricalisme.

 

Pour elle, la Commission a l'obligation de faire connaître les résistances qu’elle rencontre encore dans le travail qu'elle tente d'accomplir. En cas de résistance, même d’un petit noyau de personnes dans l'administration de l'Église, celle-ci doit se manifester. Il est grand temps que le pape agisse au lieu d’attendre pour pleinement répondre aux victimes des prêtres pédophiles, plus d’impunité et de haussement d’épaules mais des actes.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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