Articles avec #actualites tag

Publié le 12 Février 2017

LCI.fr nous dans son article «Piketty, Méda, citoyens tirés au sort : La société civile au cœur de l’équipe de campagne de Benoît Hamon» que le gagnant de la primaire de la gauche a dévoilé ce samedi son nouveau QG en plein cœur de Paris le samedi 11 février 2017. Face à la presse, il y a présenté son équipe de campagne : des personnalités issues de la société civile, dont l'économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Méda, mais aussi un conseil citoyen composé de Français tirés au sort.

 

C’est dans son nouveau QG, une ancienne manufacture du 10ème arrondissement de Paris, que Benoit Hamon a dévoilé samedi son équipe de campagne. Le candidat socialiste a voulu marquer les esprits et faire de sa garde rapprochée une illustration de la gouvernance qu’il souhaite mettre en place s’il était élu. Elle "fonctionnera comme je veux que la République fonctionne", a-t-il lancé. Aucun responsable politique parmi ses conseillers.

 

Thomas Piketty travaillera à ses côtés sur "la question européenne" et sur "le traité budgétaire européen". L’économiste est un proche du parti socialiste depuis de nombreuses années. En 2007, il s’était engagé auprès de Ségolène Royal, avant de soutenir François Hollande en 2012. Aujourd'hui, le spécialiste des inégalités espère combattre les "politiques d’austérité" de l’Union et "relancer le projet européen" aux côtés de Benoît Hamon. La sociologue Dominique Méda a quant à elle accepté d’intégrer l’équipe du candidat pour réfléchir aux mesures permettant d’"anticiper et d’accompagner les mutations du travail" et de "penser le travail de demain".

 

Mais Benoît Hamon ne s’est pas entouré que d’intellectuels. Parmi ses conseillers, on compte également le militant associatif Salah Amokrane, connu pour son engagement dans les quartiers populaires de Toulouse. Le multi-entrepreneur Nicolas Hazard, fervent défenseur de l’économie sociale et solidaire ou encore le médecin Alfred Spira, spécialiste de la pollution de l’air, complètent le tableau.

 

Avec l’idée de proposer une nouvelle gouvernance, Benoît Hamon a voulu faire un pas supplémentaire pour "être en résonance avec les aspirations des citoyens". Au-delà des spécialistes, le candidat souhaite donc s’entourer de simples citoyens. "Ce sera peut-être l'innovation la plus forte de cette campagne, nous allons constituer un conseil citoyen" ouvert à tous, explique-t-il. En clair, tous les volontaires peuvent postuler pour constituer ce groupe de travail. Le député des Yvelines table sur un millier de personnes intéressées par ce projet. Quarante d’entre elles seront tirées au sort. Leur rôle sera d’évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne, mais aussi de faire des propositions. "Ma campagne je la souhaite ouverte, horizontale, collaborative", résume-t-il.

 

Si Benoît Hamon souhaite que sa campagne "déborde" et sorte du cadre du simple parti socialiste, le candidat a dû ménager ses anciens rivaux de la primaire. Jerôme Guedj et Aurélie Filipetti, tous deux anciens soutiens d’Arnaud Montebourg, deviennent ses porte-paroles, tout comme Sébastien Denaja, soutien de Vincent Peillon. Luc Carvounas, soutien de Manuel Valls, animera de son côté le conseil des parlementaires.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon a gâché un possible rassemblement à gauche comme l’article de LCI.fr : «Mélenchon écarte l’idée d’une alliance ‘composite’ avec Hamon et Jadot». Interrogé sur une pétition réclamant "une coalition entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot" et rassemblant près de 60.000 signataires, le représentant de la France insoumise a rejeté l’idée d’une grande alliance de la gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon le dit et le répète, il n'envisage aucune alliance avec les candidats à gauche de l’échiquier politique. Dans une interview à paraître ce dimanche dans le journal La Provence, le député européen a assuré qu'il "n'échangerai(t) pas des bouts de programmes contre des sièges aux législatives." Ces derniers jours, les appels se font pourtant plus pressants. Une pétition lancée fin janvier réclame une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, l’écologiste Yannick Jadot et le socialiste Benoît Hamon. Elle a recueilli près de 60 000 signatures ce samedi soir. Une alliance pour faire barrage contre la droite, le candidat EELV lui-même en est convaincu. Ce jeudi, lors d’une conférence de presse, il a évoqué l'urgence de "dépasser les appareils" et "les ego" pour composer d’ici deux semaines un projet commun. Les discussions "n’avancent pas assez vite", a-t-il lâché, agacé.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon se montre peu enclin à emprunter cette voie. "Personne ne peut croire qu'il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s'attendent les uns les autres au coin du bois", a-t-il indiqué à nos confrères de La Provence. "Croyez-vous une seule seconde que si M. Hamon et moi nous nous sautions au cou, des centaines de milliers de gens bondiraient d'enthousiasme et oublieraient tout ?", a-t-il ajouté. "Au contraire, ce serait la déception en masse chez tous ceux qui ne sont pas prêts à amnistier le PS. On ne leur fera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget."

 

Demander un rassemblement à gauche n’est pas amnistier le PS, mais permettre à la gauche d’être au second tour pour se mesurer soit à la droite soit à l’extrême droite. Il est facile de critiquer un gouvernement quand on ne pratique pas l’exercice du pouvoir et qu’on se cache dans l’opposition. Cette main tendue permettrait au Front de gauche de mettre en avant ses idées et de les appliquer. À moins que Mélenchon ne veuille pas se mesurer à l’exercice du pouvoir au risque de décevoir. Qui sait ?

 

LCI.fr nous montre aussi que sur France Inter, dimanche 12 février, Thomas Piketty a développé l’idée d’une assemblée des pays de la zone euro capable de lutter contre la crise, où siégeraient des élus de chaque pays membre en proportion du poids de leur population au sein de la zone. Une instance réduite à quelque 100, 150 élus, qui intégrerait dès lors une vingtaine de parlementaires français.

 

Nous avons "besoin de démocratisation de l’Europe et sortir de l’immobilisme. Je pense qu’Hamon est le mieux placé", juge l’économiste. "Fillon et Macron, c’est le conservatisme, poursuit-il. Mélenchon et le Pen, c’est : 'On envoie tout promener'". Face à cet immobilisme, Thomas Piketty soutient donc la proposition d’une assemblée proportionnelle décisionnaire qui permettrait de se rendre compte que "l’on peut prendre des décisions et faire confiance à la démocratie". Ainsi, le problème de la dette pourrait être abordé différemment, en plaçant par exemple le montant accumulé depuis la crise de 2008 dans "un fonds commun européen", limitant ainsi sa charge pour les pays les plus touchés comme la Grèce. Et l’expert de rappeler : "L’Europe s’est construite dans les années 50 sur des annulations de dette. Il y a maintenant une amnésie collective par rapport à la Grèce notamment."

 

Plus intéressant est la messe qu’a passé François Fillon ce dimanche 12 février dans l’article du site LeParisien.fr. Pendant la messe à laquelle François Fillon assistait ce dimanche à La Réunion, le père Russel Torpos a lu un passage de l'Évangile selon Matthieu qui prévient : «Accorde toi avec ton adversaire (...) avant qu'on te jette en prison. (...) Tu ne t'en sortiras pas !» Certains y ont vu un signe. Alors que François Fillon assistait ce dimanche à la messe de Saint-Gilles (La Réunion), le père Russel Torpos a fait la lecture d'un Évangile dont les versets font inévitablement penser à la tourmente judiciaire dans laquelle le candidat se trouve actuellement. Hasard du calendrier liturgique.

 

Parti en campagne loin de la métropole pour tenter de tourner la page des soupçons d'emplois fictifs dans sa famille, l'ancien Premier ministre a d'abord été confronté samedi à des heurts entre ses opposants et ses partisans et aujourd'hui à cet étrange rappel à la morale... «Accorde-toi avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter qu'il ne te livre au juge», prévient ce passage de l'Évangile de Saint Matthieu qui, initialement, s'adresse aux conjoints adultères. Et le curé de poursuivre, devant 300 fidèles : «Que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou !» Au même moment en France, le parquet national financier (PNF) s'apprêterait à prendre une décision sur l'affaire qui cerne le candidat. Au 8e rang, François Fillon écoute sans sourciller. Y a-t-il vu une allusion ? Au fond de la salle, quelques observateurs ont, eux, fait le parallèle. D'autant que le père poursuit : «Si nous ne faisons pas de bonnes actions et même si nous en sommes inconscients, nous en sommes quand même responsables.»

 

Pour lutter contre la corruption et le népotisme des politiques, nous devrions peut-être suivre l’exemple roumain comme nous le montre l’article de rts.ch du vendredi 10 février : «Laura Codruta Kovesi, le visage de la lutte contre la corruption en Roumanie». Le DNA, le parquet anti-corruption roumain est l'institution qui bénéficie du plus fort taux de confiance du pays après l’Eglise orthodoxe et l’armée. Il faut dire que son tableau de chasse est impressionnant: plus de 2000 hommes politiques et hauts fonctionnaires se trouvent derrière les barreaux. À la tête du DNA depuis 2013, se trouveLaura Codruta Kovesi.

 

Agée de 43 ans, Laura Codruta Kovesi - qui fut par ailleurs vice-championne d'Europe de basketball alors qu'elle avait 16 ans - est parfois accusée de commettre des abus voire de "fabriquer des dossiers politiques". "Notre activité est soumise à un double contrôle", rétorque la magistrate. "D'abord, toute personne qui se sent lésée peut porter plainte devant le Conseil de la magistrature. Ensuite les dossiers sont vérifiés par les juges aussi bien avant que durant les procès". Environ 10% des cas renvoyés chaque année en justice par le DNA se soldent par un acquittement, ce qui montre que ces accusations sont dénuées de fondement, assure Laura Codruta Kovesi.

Elle évoque aussi un "changement des mentalités" parmi les Roumains, qui sont de moins en moins disposés à tolérer la corruption. Les manifestants semblent lui donner raison, eux qui scandent "Codruta, n'oublie pas, nous te soutenons" et "Que le DNA vienne vous chercher", à l'adresse des hommes politiques soupçonnés de corruption. Très populaire en Roumanie, Laura Codruta Kovesi est en train d'acquérir une réputation internationale. La France lui a notamment décerné la Légion d'honneur en 2016.

 

Enfin, le choix du nouveau président allemand s’avère excellent comme le montre l’article d’actu-orange.fr de ce dimanche : «L'Allemagne se dote d'un président "anti-Trump"». L'Allemagne a désigné dimanche comme chef d'État son ancien chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier, présenté par la presse comme un "anti-Trump" et qui a d'emblée promis de défendre la démocratie contre le "populisme".

 

"L'histoire de cette République" allemande, née sur les ruines du IIIe Reich, est en réalité le meilleur argument contre le populisme et tous ceux qui croient que parce que le monde est devenu plus compliqué, les réponses doivent être plus simples", a déclaré le responsable social-démocrate sur la chaîne ARD peu après son élection.

 

A 61 ans, Frank-Walter Steinmeier a été élu par 75% des voix d'une assemblée de quelque 1240 grands électeurs, parlementaires des deux chambres pour la plupart ainsi que quelques représentants de la société civile. Dans son premier discours de président, il s'est gardé de faire directement référence à la situation aux Etats-Unis. Mais il a appelé à "défendre" la "démocratie et la liberté" au moment où elles sont mises en cause. "Lorsque les bases (de la démocratie) vacillent il nous faut plus que jamais les soutenir" a-t-il ajouté.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 10 Février 2017

Un rassemblement de la gauche attendu pour contrer le FN

Hier comme le montre LePoint.fr dans l’article nommé «Hamon dans la Creuse à la rencontre du "pays réel"», si Benoît Hamon s'est à nouveau défendu d'être "l'homme providentiel" -se moquant au passage des allures christiques d'Emmanuel Macron, et d'un François Fillon "pas très chrétien" sur les migrants-, il s'est appliqué à prendre de la hauteur et peut-être à endosser plus franchement le costume présidentiel, en mettant en garde contre les "monstres" qu'engendre la disparition du "vieux monde", dans une allusion à une célèbre formule d'Antonio Gramsci.

 

"Il faut toujours prendre conscience des moments dans lesquels nous vivons. Il y aujourd'hui une éclosion des nationalismes partout", a-t-il souligné, en pointant "l'instabilité" engendrée par Donald Trump comme par Vladimir Poutine. "Voilà la situation dans laquelle nous sommes, et dans ce clair-obscur peut naître un monstre, vous en avez le nom, c'est une femme, elle est portée aujourd'hui par un puissant mouvement populaire qu'il ne faut surtout pas sous-estimer", a-t-il dit dans une allusion évidente à Marine Le Pen. Face au risque de l'extrême-droite, M. Hamon a réaffirmé la nécessité de ne pas se contenter d'un "petit projet", et de "tout mettre en œuvre pour tenter de rassembler la gauche". Il a promis pour ce faire "des initiatives nouvelles, cette semaine et la semaine prochaine".

 

Et dans BFMTV.com cet appel au rassemblement est plus que souhaité par Yannick Jadot dans l’article : «Jadot à la gauche : "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos"». Yannick Jadot, le candidat qui a remporté la primaire EELV, pourrait dans les prochains jours officialiser un rapprochement avec Benoît Hamon, si leurs programmes convergent. "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos", a-t-il martelé ce jeudi au micro de BFMTV, s'adressant notamment au candidat PS à la présidentielle ainsi qu'à Jean-Luc Mélenchon. "Notre responsabilité est tenter l'aventure qui gagne la présidentielle", en créant des emplois et refondant l'Europe. "Mais pour cela, il faut la clarté et la cohérence du projet".

 

Libération.fr montre aussi dans son article «EE-LV va soumettre au vote les négociations avec Hamon et Mélenchon» que les choses bougent. EE-LV va soumettre au vote de ses militants et des votants à sa primaire la tenue de discussions programmatiques avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle, a annoncé le parti. «Il a été décidé [...] que les différentes étapes de réflexion et de décisions soient validées, ou pas, [...] par celles et ceux qui avaient pris part à l'aventure présidentielle au moment de la primaire», a expliqué le secrétaire national EE-LV, David Cormand. Un premier vote aura lieu «le plus tôt possible la semaine prochaine», selon lui, ajoutant qu'il se ferait par Internet et durerait trois jours.

 

Les discussions entre les camps du candidat écologiste Yannick Jadot et de son homologue socialiste Benoît Hamon, qui ont déjà débuté, seraient donc poursuivies ou interrompues selon le résultat du vote, qui sera rendu public. Celles avec Jean-Luc Mélenchon ne sont pour l'instant qu'à l'état de projet, mais seraient encouragées ou écartées selon le résultat. Un deuxième scrutin sera organisé ultérieurement en cas d'accord sur le programme. Les mêmes électeurs seront alors appelés à se prononcer sur le texte de l'accord et une «candidature commune».

 

En parlant de «monstre», l’article de francetvinfo.fr «"L'Émission politique" : ce qu'il faut retenir du passage de Marine Le Pen» du vendredi 10 février, Marine Le Pen est revenue hier soir sur les fondamentaux de son programme en plateau. "Nous revenons à un patriotisme économique, à un protectionnisme intelligent, nous refaisons l'État stratège, nous maîtrisons l'immigration", a détaillé la candidate à la présidentielle. Prenant exemple sur Donald Trump, elle a réaffirmé vouloir relocaliser dans l'hexagone les entreprises françaises. "J'expliquerais à ces entreprises que si elles ne viennent pas construire leurs voitures en France, et bien lorsqu'elles réimporteront leurs voitures en France, elles seront frappées d'un droit de douane", a expliqué Marine Le Pen en plateau. Discours adouci sur certains points, notamment sur la peine de mort, qu'elle souhaite tout de même proposer en référendum, la candidate frontiste encourage à la place la perpétuité réelle.

 

Le protectionnisme économique voulu par Marine Le Pen n’est pas une bonne idée puisque l’exemple argentin nous montre qu’une forte dévaluation conjuguée à la mise en place de mesures de protectionnisme économique amène l’effondrement de la monnaie nationale, l’explosion des prix à la consommation, l’augmentation du prix des matières premières, l’accroissement du déficit et de la dette, l’augmentation du chômage, auxquels on ajoute une baisse de la croissance et une augmentation de la corruption. Ensuite le modèle Trump montre ses limites puisque comme le montre LCI.fr la cour d'appel de San Francisco a maintenu la suspension du décret sur l'immigration de Donald Trump. Un camouflet pour le président américain qui a promis de continuer à défendre devant la justice cette mesure emblématique de son début de mandat.

 

Pendant ce temps comme le montre Libération.fr dans son article «Cédric Herrou condamné à 3 000 d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants», l'agriculteur Cédric Herrou, qui a aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne, a été condamné ce matin à 3 000 d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien. Il a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation de migrants dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale. Le procureur avait requis 8 mois de prison avec sursis. Malgré l'amende avec sursis, Cédric Herrou appelle à continuer d'aider les migrants.

 

«On continuera à agir et ce n'est pas sous la menace d'un préfet ni les insultes d'un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons car c'est nécessaire de continuer», a promis vendredi Cédric Herrou, devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne et condamné à une amende de 3 000 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice qui l'a reconnu uniquement coupable d'en avoir pris en stop depuis l'Italie. «Nous, concitoyens, levons-nous, prenons possession de la politique de terrain !», a clamé sous les applaudissements ce barbu, encore inconnu en août lors de sa première interpellation - sans suite judiciaire - avec huit Erythréens dans sa camionnette.

 

Comme l’a dit hier Benoît Hamon hier : «Face à l'extrême droite qui nous propose un futur sinistre, il faut imposer une gauche qui propose un futur désirable». Pour cela, il faudrait que la gauche prenne exemple sur des hommes comme Cédric Herrou et le Secours catholique à Calais qui doit faire face à la mairie de Calais qui veut éviter tout retour de migrants et a bloqué l'accès à des douches mises en place par celui-ci pour permettre aux migrants d’avoir des conditions sanitaires correctes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 7 Février 2017

Laurence Defranoux dans son article pour Libération.fr du lundi 6 février nous montre que la Commission royale d’enquête a commencé trois semaines d'audition sur l’absence de réaction de la hiérarchie face aux milliers de signalements d'abus sexuels sur des enfants.

 

L’homme s’arrête, la voix brisée, puis reprend, en pleurs : «Il n’y a aucun doute, la proportion de prêtres accusés d’abus sexuels depuis 1950 sape l’image et la crédibilité de la prêtrise. Ces chiffres sont choquants, tragiques et indéfendables. C’est un immense échec.» Lundi, au premier jour de la 50e audience publique de la Commission royale d’enquête sur la réaction des institutions australiennes face aux crimes pédophiles, les paroles du représentant de l’Église catholique australienne donnaient la mesure du scandale.

 

Depuis quatre ans, cette commission de six membres, dotée de 200 millions d’euros de budget, est chargée d’enquêter sur les abus sexuels commis sur des enfants dans le cadre d’institutions laïques ou religieuses (clubs de sport, écoles, activités culturelles ou de santé, services gouvernementaux, armée, etc.). Elle a recueilli des milliers de témoignages, en tête-à-tête ou par écrit, entendu les responsables des institutions dans des dizaines d’audiences publiques. Et ses résultats sont accablants. Alors que 60% des témoignages recueillis font état de violences pédophiles au sein des institutions religieuses, 37% du total sont liés à un établissement géré par l’Église catholique. Moins d'un quart des Australiens se disent catholiques (35% de la population est anglicane ou méthodiste), mais le clergé dirige ou a dirigé de nombreuses écoles et orphelinats dans tout le pays.

 

Attouchements quotidiens, viols, punitions corporelles, tortures, tentatives de suicide, les rapports de la commission racontent les chemins de croix d’enfants parfois âgés de 5 ou 6 ans, la moyenne étant de 10 ans pour les filles et de 11 ans pour les garçons. Les faits étudiés se sont déroulés entre 1950 et 2015, la majeure partie des signalements relèvent de la période 1960-1990, mais certains sont récents.

 

Une litanie de chiffres accablants pour la hiérarchie catholique a été dévoilée à l’assistance. Rien qu’entre janvier 1980 et février 2015, 4444 personnes, dont les trois quarts de sexe masculin, ont signalé aux autorités catholiques avoir été victimes d’un abus sexuel alors qu’ils étaient enfants. Ces crimes supposés se sont déroulés dans un millier d’établissements, et leurs auteurs désignés sont 597 frères, 572 prêtres, 543 laïques, et 96 sœurs. Mais ils n’ont fait l’objet d’aucune enquête interne, ni d’aucun signalement à la police. «Entre 1950 et 2010, 7% des prêtres étaient des auteurs présumés d’abus sexuels sur des enfants. Dans certains diocèses, la proportion atteignait 15% de prêtres», a assené Gail Furness, l’avocate à la tête de la commission. «Les enfants étaient ignorés, ou pire, punis. Les membres du clergé étaient transférés vers des paroisses et des communautés qui ignoraient tout de leur passé. Les documents étaient détruits.»

 

Sur les cinq ordres religieux catholiques présents en Australie, les Frères de Saint-Jean-de-Dieu sont les plus cités (40% des témoignages). Cet ordre y avait fondé à partir de 1947 des écoles spécialisées pour garçons en difficulté, orphelins ou handicapés mentaux. En général pensionnaires, les enfants étaient particulièrement vulnérables face à une institution qui cultivait le secret et l’autorité. Après une plainte collective, où des accusations avaient été lancées contre plus de 20 frères, les responsables de l’ordre avaient accepté en 2002 de payer 2,64 millions d’euros de dommages et intérêts à 24 garçons handicapés agressés sexuellement dans l’État de Victoria. Mais aucune plainte n’a jamais été déposée à la police, et d’autres victimes présumées ont déclaré avoir reçu des paiements confidentiels en échange de leur silence.

 

C’est à la fin des années 80 que les scandales de pédophilie au sein d’institutions catholiques ont commencé à exploser en Australie. Pourtant, les dossiers des Frères chrétiens, un autre ordre religieux cité dans 22% des cas, mentionnent des «inquiétudes au sujet d’inconduite sexuelle avec les enfants» dès 1919. Et lundi, un prêtre a témoigné devant l’assistance qu’il avait été invité au début des années 1990 par les jésuites à animer des ateliers de réflexion sur les dérives sexuelles du célibat.

 

La commission a prévu trois semaines d’audience pour la seule Église catholique, autant que pour toutes les autres institutions réunies. Via un Conseil de la vérité, de la justice et de la réparation, les autorités catholiques du pays assurent coopérer totalement à l’enquête, et réclament la création d’un fonds d’indemnisation des victimes. Un affichage qui n’a pas toujours été la norme. Une ancienne nonne a quitté l’Église en 2007 après avoir alerté sa hiérarchie, en vain, sur les centaines de récits terrifiants qu’elle avait recueillis en tant que psychologue. Et en 2014, le Vatican a refusé de communiquer l’intégralité de ses dossiers sur les prêtres incriminés.

 

Les travaux de la commission font des vagues jusque dans la garde rapprochée du pape François. En février, le cardinal George Pell, plus haut représentant de l’Eglise catholique en Australie, a été auditionné pendant des heures. Cet ultraconservateur, à qui le pape a confié la mission de remettre en ordre les finances du Saint-Siège, est accusé d’avoir couvert les exactions de cinq prêtres pédophiles alors qu’il était vicaire épiscopal dans le funeste diocèse australien de Ballarat, théâtre de centaines de crimes pédophiles entre 1971 et 1997. Pell a refusé de démissionner, arguant de «coïncidences désastreuses». Avant de se voir renouveler la confiance du pape cet été, après que des rumeurs l’ont accusé directement d’actes pédophiles.

 

L’horrible vérité éclate pour l’Église en Australie a payé le silence des victimes et a préféré faire la sourde oreille à partir de 1919 pour sauver sa réputation plutôt que de venir en aide aux victimes des prêtres abuseurs. Le Vatican n’a pas fait mieux puisqu’il refuse de donner l’intégralité des dossiers sur ces affaires. La tolérance zéro voulue par le pape François semble avoir du plomb dans l’aile.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 7 Février 2017

LeMonde.fr dans son Live Élections présidentielles du mardi 7 février 2017 nous montre que lors d’une conférence de presse à son siège de campagne, à Paris, François Fillon a «présent[é] [ses] excuses aux Français» et a reconnu une «erreur». Mais il a aussi répété sa volonté de maintenir sa candidature à la présidentielle pour le parti Les Républicains, malgré l’enquête préliminaire du parquet national financier, ouverte le 25 janvier pour «détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits». Cette conférence de presse n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions de la part des responsables politiques de tout bords.

 

Comme le montre la réaction de Benoît Hamon hier sur le Direct de LCI.fr. Le candidat PS à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, n’est pas satisfait par les arguments développés par François Fillon lors de sa conférence de presse. "Quand les sommes et les rémunérations apparaissent à ce point extravagantes par rapport à la réalité d'un travail, je pense que celui qui aspire à être président de la République, on ne l'attend pas sur un numéro "droit dans ses bottes". Ça montre que le problème de François Fillon est qu'il ne comprend pas bien qu’il y a une forme d'impunité qui, même si tout ceci est légal, apparaît comme anormale pour les Français car ils ne le feraient pas eux-mêmes. On ne peut demander des sacrifices aux gens et finalement soit même donner le sentiment qu'on ne s'applique pas la sévérité, l'austérité qu'on demande à tous les autres", a déclaré le vainqueur de la primaire de la gauche. "C'est dans ce décalage que se nichent les pensées et les colères les plus dangereuses. Je pense qu'il ne devrait pas être dans le déni", a conclu Benoît Hamon.

 

Yannick Jadot a aujourd’hui fait part de ses doutes comme le montre LCI.fr sur son Direct. Invité sur Europe 1, Yannick Jadot a annoncé qu'il allait demander aux députés écologistes de saisir le déontologue de l'Assemblée nationale sur les liens entre François Fillon et l'assureur Axa, dont le Républicain a annoncé hier qu'il figurait parmi ses clients. "Quand on travaille pour la société Axa et qu'on commence sa campagne en disant qu'on va dérembourser une partie des soins, je suis désolé, là aussi, je considère qu'il y a des conflits d'intérêts."

 

Maintenant comme le montre aussi LeMonde.fr dans l’article «L'équipe de campagne de Fillon monte au front au lendemain de sa conférence de presse», plusieurs membres de l'équipe de campagne du candidat LR sont invités des matinales radio ce matin pour assurer le service après-vente de la conférence de presse tenue par leur candidat hier.

 

On pouvait se demander si les Français on été convaincus, il n’en est rien. L’article de L’OBS «Sondage : François Fillon n'a pas convaincu les Français avec sa conférence de presse. Seuls les sympathisants de droite semblent le croire (à une courte majorité)» de ce mardi nous montre que ce n'est pas une réussite éclatante. Seuls 26 % des Français assurent avoir été convaincus par l'intervention de l'ancien Premier ministre, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico. 65% d'entre eux n'ont, au contraire, pas été convaincus (et 9% n'ont pas entendu parler de cette conférence de presse).

 

Parmi les sympathisants de droite et du centre, les chiffres sont plus positifs, même si le candidat à la présidentielle ne convainc que 58% des personnes interrogées. Soit une courte majorité. Le chiffre est à peine plus élevé chez les seuls sympathisants Républicains : 62%. Quoi qu'il en soit, 61% des sympathisants de la droite et du centre restent convaincus que François Fillon peut gagner la présidentielle. 60% seulement pour un autre candidat de la droite.

 

Libération.fr nous fait part dans son Direct au titre évocateur «Tête haute et mains propres ?» d’une affaire dont les médias ont peu parlé jusque là à quelques exceptions près puisqu’interrogée sur LCI ce matin, Marine Le Pen, visée par une enquête sur l'emploi supposé fictif de Catherine Griset, son assistante parlementaire entre décembre 2010 et février 2016, a déclaré : «Même si je suis mise en examen, je me présenterais à la présidentielle. Nous ne sommes pas dans une République des juges».

 

Comme l’a montré LeMonde.fr le jeudi 2 février dans «Les trois affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national», elle qui a critiqué la droite et la gauche des riches, n’est pas plus crédible que ceux qu’elle condamne puisque ses ennuis à propos de ses assistants parlementaires européens, le financement de ses campagnes et son patrimoine sous-évalué et celui de son père Jean-Marie Le Pen expliquent ses silences l’empêchant de brocarder le «système», pour jouer sur la corde du «tous pourris» et de se présenter comme la candidate irréprochable. Ces affaires montrent qu’elle fait pleinement partie de ce système qu’elle dénonce.

 

Comme le disait Jésus à propos des pharisiens et des scribes : «Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes» (Matthieu 23,2-5). Ceux qui prétendent connaître la vie réelle des gens devraient la vivre, ceux qui disent lutter contre le système devraient abandonner ce même système dont ils vivent et ceux qui demandent aux autres des sacrifices devraient les appliquer à eux-mêmes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 6 Février 2017

francetvinfo.fr dans son article du dimanche 5 février 2015 sur l’émission de France 2 "13h15 le dimanche" intitulée "La résurrection des cathos", nous fait voir ce qui motiverait les catholiques mais dans une vision considérablement limitée puisqu’elle se réduit aux catholiques réactionnaires.

 

Qu’ils soient directeur d’un internat catholique ou adolescent "fier de témoigner dans le monde", de nombreux catholiques n’hésitent plus à affirmer leur foi pour que "leur identité soit davantage connue, et donc reconnue", selon le journaliste du "Figaro" Guillaume Tabard"Le bonheur, ce n’est pas juste de jouir. C’est beaucoup plus profond, plus intérieur. J’ai eu la chance d’exercer des métiers où je gagnais très bien ma vie. Aujourd’hui, ce que je gagne comme directeur d’école est ridicule. Je suis au seuil de pauvreté officiel, et pourtant, depuis trois ans, je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie", affirme Vianney Châtillon, qui dirige un internat catholique dans le département de l’Aisne.

 

Un de ses jeunes pensionnaires ne semble pas trouver difficile de s’affirmer catholique en dehors de l’école : "Chacun choisit la vie qu’il doit vivre. Je suis catholique et fier de l’être. J’assume ce choix, je témoigne, et je suis ravi de témoigner dans le monde." Il fait partie de ces 53% de Français qui se déclarent catholiques, mais à peine 5% vont à la messe régulièrement. De 60 à 80% votent à droite, selon les scrutins.

 

Guillaume Tabard, journaliste au quotidien Le Figaro, analyse le phénomène du renouveau catholique : "Tant que le christianisme était perçu comme la religion majoritaire, dominante, eh bien, comme l’air que l’on respire, on n’y faisait pas attention. D’une certaine manière, on n’a pas besoin d’en prendre conscience."

 

"Beaucoup de chrétiens se sont rendu compte qu’ils étaient minoritaires, que leur foi était même contestée par d’autres pratiques religieuses qui se développaient en France. Tout cela a sans doute réveillé le sentiment de dire que si les chrétiens voulaient, non seulement vouloir peser, mais même simplement exister sereinement dans leur foi, ils avaient besoin que leur identité soit davantage connue, et donc reconnue", développe l’éditorialiste.

 

J’ai regardé sur pluzz cette émission et un problème s’est ouvert devant mes yeux celui qu'on ne montre que les catholiques selon une vision bien baisée réduite à des catholiques réactionnaires ne comprenant pas le monde dans lequel ils vivent.

 

Un couple catholique dire que c’est mieux de faire dans l’entre soi, en gros un communautarisme catholique, où il est mieux d’être avec ceux qui partagent vos valeurs pose déjà problème. Un malaise demeure aussi quand on regarde un homme de surcroît traditionaliste dire que l’on doit retourner au Moyen-âge.

 

Puis, on nous met en avant les traditionalistes et les opposants au mariage pour tous, sans oublier un couple vivant dans une ferme en dehors du monde et la mère de famille fan de Jean-Paul II et qui va à la marche pour la vie, où l’on peut voir des enfants formatés dès leurs plus jeunes âges à être intolérant. Enfin, Philippe de Villiers présent à cette marche et une personne affiliée à Sens Commun nous convainc du parti pris de cette émission.

 

Nous voyons surtout que le christianisme mis en avant durant cette émission est seulement spirituel et culturel, mais dans les faits peu en phase avec le mouvement de Jésus. C’est à croire que France 2 a oublié que les catholiques progressistes qu’ils soient de droite et de gauche existent. Le catholicisme est divers et ne se limite pas à cette vision binaire qui voudrait que tous les catholiques sont intolérants et identitaires.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 6 Février 2017

HuffingtonPost.fr dans on article du samedi 4 février 2017 intitulé «À son meeting de Lyon, Emmanuel Macron fait des appels du pied à l'électorat de droite» nous montre qu’en pleine course contre Benoît Hamon dont il a critiqué le revenu universel en se définissant comme le «candidat du travail» et alors que la droite est ébranlée par l'affaire Fillon, le candidat "En Marche" a multiplié les signaux à destination de la droite tant dans les propositions qu'il a formulées que des références qu'il a citées. Pour cela, il a enchaîné les mesures libérales, comme la suppression du RSI ou encore l'allègement des charges patronales jusqu'à 2,5 fois le Smic. Dans sa besace également, la simplification du droit du travail, l'un des combats de la droite. Il a également investi le terrain de la sécurité en promettant d'embaucher 10 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie et annoncé vouloir instaurer "une police de sécurité quotidienne". Il a aussi salué la figure de Philippe Séguin, ce qui n’est pas anodin puisque c’est le mentor de François Fillon, et il fait applaudir Simone Veil, le général De Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac ou encore Lucien Neuwirth. Les signaux sont clairs. En gros, il n’énonce pas de propositions et de positions fortes. Il ne dit rien de nouveau.

 

francetvinfo.fr nous montre ce dimanche 5 février un Jean-Luc Mélenchon fidèle à lui-même dans l’article «Présidentielle : Mélenchon se dit prêt à "travailler" avec Hamon, à condition qu'il passe un "coup de balai" au PS». Dans un entretien accordé au "Parisien", dimanche, le candidat de la France insoumise a affirmé qu'il était "prêt à parler" avec le vainqueur de la primaire de la gauche. Mais il pose ses conditions. "Hamon doit finir de rompre avec l'ancien monde, réclame Jean-Luc Mélenchon. Pour faire une majorité crédible, Hamon ne doit pas investir députés PS les Touraine, El Khomri, Valls dont nous voulons abroger les lois ! (...) Laissons-lui le temps de passer le coup de balai." Des demandes difficilement réalisables pour Benoît Hamon. Après sa large victoire lors de la primaire de la gauche, le candidat a affirmé sa volonté de réunir le camp socialiste, tout en tendant la main à l'écologiste Yannick Jadot et à Jean-Luc Mélenchon.

 

Comme le montre Europe1.fr dans son article «Benoît Hamon, investi par le PS, veut "dessiner ensemble un horizon commun"», le député, vainqueur de la primaire du PS et de ses alliés, a été officiellement désigné candidat à l'élection présidentielle, dimanche à Paris. Dans le public de la Mutualité, à Paris, il était difficile de ne pas remarquer certaines absences, dimanche. Pas de Manuel Valls, pas non plus de poids lourd du gouvernement pour assister à l'investiture de Benoît Hamon, candidat vainqueur de la primaire élargie du Parti socialiste (PS). Dès le début de son discours, ce dernier, dont le projet est jugé "irréalisable" par une partie de la gauche, a pourtant appelé à l'union. "Oui, il y a des désaccords entre nous, comme il y en a toujours eu à gauche", a-t-il reconnu. "Mais le rassemblement, ça ne commence pas par le fait d'exiger des têtes. Le rassemblement, c'est le fait de dessiner ensemble un horizon commun."

 

Benoît Hamon a ensuite salué les avancées du quinquennat de François Hollande, estimant que ce dernier avait "su nous protéger". "Je sais ce que nous lui devons", a souligné le candidat. "Regardons ce que la droite veut déconstruire, et nous saurons ce que nous avons fait de bien." Pour autant, le député des Yvelines a rappelé que ce bilan "ne peut pas être l'axe autour duquel nous faisons une campagne." Jugeant que la primaire lui avait apporté "une légitimité incomparable", Benoît Hamon s'est montré optimiste : "un vent se lève, une aspiration tournée vers l'avenir." Largement applaudi par un public chauffé par Anne Hidalgo, Jean-Christophe Cambadélis et Christiane Taubira notamment, le candidat est revenu sur ses mesures phares, à commencer par le revenu universel d'existence, disant "comprendre" que cette mesure fasse débat. "Une partie des questions que pose cette mesure reste sans réponse", a-t-il reconnu. "Mais il fut un temps où de doux rêveurs ont fait, à partir du CNR (conseil national de la résistance), la sécurité sociale, à un moment où le pays était ruiné", s'est souvenu le député. "Ils ont rêvé si fort que cela a été possible. Et bien nous, nous allons rêver si fort que cela sera possible."

 

Le candidat n'a pas manqué de tacler ses adversaires politiques, à commencer par Emmanuel Macron, qui "ne connaît rien du travail tel qu'il se déploie aujourd'hui dans notre pays". Quelques minutes plus tard, en évoquant Vladimir Poutine, Benoît Hamon a vivement critiqué "les politiques, de droite comme de gauche, fascinés" par le président russe, "à cause d'un surplus de testostérone ou de virilité qui sert de modèle à des hommes providentiels putatifs." "Ce n'est pas mon modèle à moi", a-t-il martelé. "Sur la PMA (procréation médicalement assistée), le peuple est en avance sur nous. Sur la fin de vie et le droit à mourir dans la dignité, le peuple est en avance sur nous", a ensuite énuméré le candidat, rappelant son intention de mieux intégrer les citoyens dans le processus d'élaboration de la loi. "Nous avons un peuple français qui aspire au progrès, à la solidarité, au respect de l'autre", a-t-il estimé. Et de conclure : "Aujourd'hui, dans le monde dans lequel nous vivons, les nuages sont nombreux, les menaces sont lourdes, les transitions que nous allons proposer aux Français ne sont pas sans incertitudes. Faites comme Albert Camus : voyez, regardez, désirez l'été qui vient, croyez-y de toute votre force, et alors, nous serons invincibles."

 

Comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Présidentielle : tract people, acteur, tensions avec les journalistes... Six choses vues aux "Assises" du FN à Lyon», Marine Le Pen a dévoilé, à Lyon, un programme composé de "144 engagements". Ce dernier reste dans la droite ligne de l'identité frontiste entre maîtrise de l'immigration et lutte contre l'islamisme radical. Devant 5 000 personnes environ, la candidate a détaillé ses propositions, dimanche, lors de la clôture des "Assises", avec un premier discours de campagne qui a vite tourné au catalogue de mesures ponctué par les habituels "On est chez nous" scandés par des militants frontistes. Plusieurs évolutions sont à noter dans les propositions de la responsable frontiste. La "priorité nationale" se retrouve noyée dans un grand référendum constitutionnel. Le rétablissement de la peine de mort n'est plus dans le programme. Enfin, le FN ne propose plus une augmentation du smic, mais une "prime de pouvoir d'achat" financée par une taxe sur les importations. Reste que le chiffrage des nombreuses mesures sociales du programme demeure assez vague.

 

Dans son discours, où elle a déclaré qu’elle était "Contre la droite du fric et contre la gauche du fric", et "la candidate du peuple", au début de son intervention tout en dénonçant le "mondialisme financier" qui "tue par une asphyxie lente" et le "fondamentalisme islamique qui nous agresse chez nous [...] et se sert de "l'arme immonde et lâche du terrorisme", Marine Lepen n'a, pour sa part, ciblé aucun candidat, tentant de se placer au-dessus de la mêlée. Elle a estimé que "l'ancien débat droite/gauche" avait "vécu" et ouvert les bras à tous ceux qui souhaitaient la rejoindre, "de droite comme de gauche". La présidente du Front national a également indiqué vouloir former un gouvernement d'union nationale et construire une majorité présidentielle à l'Assemblée. Difficile d’y croire.

 

Marine Le Pen ne propose rien de nouveau puisqu’en grosse partie c’est son programme de 2012, elle rêve que la France choisisse la voie du Brexit et du vote Trump, avec les résultats qu’on connaît actuellement. La politique anti-immigration voulue par le FN ressemble à celle de Donald Trump qui actuellement ne peut pas appliquer son décret interdisant l’accès aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays musulmans et fait face à une résistance massive.

 

LePoint.fr nous montre que Jean-Luc Mélenchon ne ménage plus ses coups contre Emmanuel Macron dans son article «Macron, ennemi numéro 1 de Mélenchon à Lyon». À Lyon, et Aubervilliers en hologramme, le candidat de la France insoumise a appelé dès ses premiers mots à résister aux «champignons hallucinogènes qui poussent dans la jungle politique et la bulle médiatique», critiquant ces candidats qui «ne laissent derrière eux aucun outil pour pouvoir discuter», et a fait de l'ancien ministre de l'Économie l'homme de l'"ubérisation" et le principal sujet de ses critiques notamment sur le fait qu’il avait «pourri la vie de milliers de gens avec sa participation à la loi El Khomri» et d'ouvrir les bibliothèques le dimanche. Il a encore moqué le chèque culture de 500 euros que Macron veut offrir à chaque jeune de 18 ans. «Quand eux nous disent il faut produire avant de distribuer (je leur réponds), avant de distribuer des chèques pour consommer de la culture, il faut d'abord la conduire», a-t-il lâché. Il a aussi très brièvement évoqué Marine Le Pen, également en meeting dimanche dans la capitale des Gaules, la traitant d'«ignorante» parce qu'elle souhaite refuser l'école publique aux enfants d'étrangers en situation irrégulière.

 

Comme le montre l’Express.fr, Yannick Jadot pousse pour un rassemblement à gauche dans l’article : «Présidentielle 2017 : Jadot aimerait un projet commun avec Mélenchon et Hamon». Le candidat EELV a réitéré ce dimanche lors d'un déplacement sa volonté d'aboutir à un projet commun avec Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon d'ici la fin du mois. Sans quoi "ça ne marchera pas". "On peut considérer que si la gauche a un projet clair, cela peut créer une grande espérance de rassemblement", a-t-il déclaré à la presse en marge d'une manifestation à Gardanne (Bouches-du-Rhône) contre la grande centrale biomasse de France. "Dépassons nos égos, nos appareils politiques", a demandé le candidat EELV estimant qu'il est "possible de travailler avec tout le monde si on a un projet commun". Le problème étant que ses deux acolytes ne semblent pas encore aussi avancés dans la démarche.

 

"C'est notre responsabilité historique, si on est capable de rassembler sur l'Europe, l'économie et le social" pour "échapper à la France nauséabonde de Le Pen". "La question des personnes est seconde (...) tant que l'on a pas de projet commun, on en discute pas", affirme-t-il. Interrogé sur les négociations avec Benoît Hamon, vainqueur de la primaire élargie du PS et investi dimanche, Yannick Jadot a indiqué "on va encore se voir cette semaine". En revanche Jean-Luc Mélenchon auquel il a laissé un message téléphonique mercredi, "n'a pas répondu", a-t-il souligné.

 

Ce lundi 6 février 2017 le DIRECT de francetvinfo.fr nous montre que selon plusieurs médias, le candidat des Républicains devrait jouer son va-tout et se prépare à s'expliquer longuement, lundi. Le Parisien affirme que l'ancien Premier ministre va se lancer dans "une opération transparence de la dernière chance à la télévision, à la radio ou dans un autre média". Le Figaro évoque lui aussi "une contre-offensive" après "un week-end de consultations", mais rien n'est confirmé officiellement. Devant les députés, mardi. Dans tous les cas, François Fillon prendra la parole, mardi, devant les députés Les Républicains à l'Assemblée nationale, selon les informations recueillies par franceinfo. "Il a compris qu'il avait besoin de s'appuyer sur les députés", commente-t-on à l'Assemblée.

 

Et si la Roumanie nous donnait l’exemple à propos de ces affaires comme nous le montre euronews.com hier dans son article «Le gouvernement roumain a plié mais la mobilisation bat un nouveau record». Le gouvernement a cédé et pourtant la mobilisation n’a pas fléchi. Pour la sixième nuit consécutive, les Roumains se sont massivement rassemblés contre un décret visant à miner la lutte anti-corruption. Le gouvernement social-démocrate a officiellement retiré ce dimanche le texte ultra-controversé, ce que le Premier ministre s‘était engagé à faire la veille. Pourtant dans la soirée on comptait 250 000 manifestants devant le siège du gouvernement à Bucarest. Le double à travers le pays, du jamais vu depuis la chute du communisme. Sous couvert de désengorgement des prisons, le décret visait à réduire les peines pour corruption et introduisait un seuil minimum de préjudice. Fiers d’avoir fait plier l’exécutif, la plupart des manifestants ont maintenant un autre objectif : le faire chuter.

 

Enfin Libération.fr dans son article de ce lundi nommé : «Hamon : «Je mets aujourd’hui mes pas dans ceux de François Mitterrand»», nous montre qu’une semaine après sa victoire à la primaire PS élargie, Benoît Hamon a été investi dimanche à la Mutualité. Invité sur RTL, le candidat socialiste à l'élection présidentielle est revenu sur cette cérémonie : «Je mesure qu'au nom du Parti socialiste, je mets aujourd'hui mes pas dans ceux impressionnants de François Mitterrand, Lionel Jospin, François Hollande, Ségolène Royal... Et c'est pour moi une immense responsabilité dans un moment où la gauche se cherche».

 

Marine Le Pen et Emmanuel Macron poussent à droite, laissant un boulevard à gauche pour Benoît Hamon alors que Jean-Luc Mélenchon se tâte, tandis que François Fillon essaye de reprendre la main. La présidentielle est ouverte et rien n’est joué d’avance.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 3 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 2 février 2017 nommé «Le candidat du PS, Benoît Hamon a été reçu par François Hollande. Il assure qu'il veut se "tourner vers l'avenir"», nous montre que Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a expliqué mercredi qu'il entendait se "tourner vers l'avenir", à l'issue de sa rencontre à l'Elysée avec François Hollande qui ne constituait pas selon lui un "passage de témoin".

 

Interrogé, dans la cour de l'Elysée, sur ses désaccords avec le chef de l'État sortant, dont il a combattu la politique depuis son départ du gouvernement en 2014, Benoît Hamon a répondu : "On a évidemment parlé de cela mais pour moi, ce qui est important, c'est de se tourner vers l'avenir." Donc, il ne changera pas de ligne.

 

Benoît Hollande a reçu son ancien ministre de l'Économie solidaire (2012-2014), puis éphémère ministre de l'Éducation (2014), pendant environ une heure en tête à tête dans son bureau, selon l'Elysée. "Il n'y a pas de passage de témoin aujourd'hui. Il y a une élection présidentielle et un président qui préside jusqu'à l'élection présidentielle", a également déclaré M. Hamon qui avait "simplement la volonté de ma part d'échanger sur ce que seront les axes de ma campagne".

 

Ces axes "seront dans la continuité de ce que j'ai défendu. J'ai proposé un cap, ce cap je le maintiens, je l'enrichirai évidemment de toutes les contributions de ceux qui s'impliquent aujourd'hui derrière moi, et je n'ai jamais été fermé à ces discussions mais le cap, il a été donné", a-t-il poursuivi. "Il me semble que les sujets aujourd'hui portent les Français sur le travail, sur l'air que l'on respire, ce que l'on mange, ce que l'on absorbe, la santé (...), le vieillissement, la prise en charge des personnes âgées dépendantes". "Ces questions-là sont absolument centrales."

 

Ensuite, Europe1.fr nous montre dans son article Hamon en opération séduction devant les entrepreneurs, après François Fillon et Marine Le Pen, mercredi, Benoît Hamon, le candidat du PS, s'est livré jeudi à une opération séduction au salon des entrepreneurs. Entouré de plusieurs dizaines de journalistes, Benoît Hamon a arpenté pendant deux heures les allées du salon à Paris, s'arrêtant à de multiples stands et se livrant volontiers à des selfies avec les visiteurs. A l'issue de sa déambulation, il a assuré devant des journalistes qu'il ne s'agissait pas pour lui "de donner des gages".

 

Sur son compte twitter (@benoithamon), il déclare qu’il veut favoriser la diversité entrepreneuriale et que l'Économie Sociale et Solidaire représente 20% du PIB d'ici 2025. Il pense aussi qu’il faut plus cibler les aides aux entreprises, avec des outils différenciés selon les besoins, comme microcrédit pour les TPE, et que pour tous les entrepreneurs, notamment les jeunes, le revenu universel sera un filet de sécurité pour oser et innover. Il s’est avant tout intéressé aux jeunes qui présentent leurs projets de startup mais aussi à l’ESS.

 

Benoît Hamon semble fournir des gages pour un rassemblement à gauche puisque comme le montre l’article dans LeMonde.fr de ce vendredi 3 février 2017 intitulé «Les écologistes veulent construire un «projet commun» avec Hamon», Yannick Jadot, candidat d’EELV, qui n’entretient pas de très bons rapports avec M. Mélenchon, et David Cormand, numéro un du parti, ont envoyé un texte aux militants pour leur expliquer pourquoi ils doivent «ouvrir le dialogue» avec le candidat socialiste. Ils essayent d’amener aussi Jean-Luc Mélenchon à discuter. Le but ? «Construire un projet commun.»

 

LeMonde.fr nous apprend dans son Live que Christiane Taubira s’exprimera dimanche prochain à l’occasion de l’investiture de Benoît Hamon à Paris, selon les informations du Monde. L’ancienne ministre de la justice n’avait pas encore officiellement apporté son soutien au candidat vainqueur de la primaire à gauche en vue de la présidentielle. Elle s’exprimera aux côtés de l’historien Patrick Weil et du climatologue Jean Jouze. Interrogée sur Benoît Hamon dans un entretien à l’hebdomadaire Les Inrocks, Mme Taubira jugeait mercredi que "dans la campagne, sa voix est un vrai renouvellement".

Le Live de francetvinfo.fr nous montre aussi que Benoît Hamon rejoint Emmanuel Macron en tête du classement des personnalités politiques préférées. Selon un sondage Yougov pour le Huffington Post, le vainqueur de la primaire socialiste a gagné 15 points et obtient 28% d'opinions positives, comme Emmanuel Macron. Ils devancent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (26%) alors que François Fillon recule de 3 points (18%).

 

La dynamique ne semble plus être du côté de Macron qui fait des appels du pied à droite. Dans l’article d’Europe1.fr «Comment Macron profite des déboires de Fillon», on peut voir que L'ancien ministre de l'Économie infléchit son discours à droite. Et met en avant les ralliements venus de ce côté de l'échiquier politique plutôt que ceux de la gauche se montrant très dur envers les ralliés du PS, avertissant qu'il ne promettra aucune investiture. Il compte en profiter pour récupérer un électorat de droite déstabilisé et susceptible d'être séduit par sa philosophie libérale.

 

Et le Live de francetvinfo.fr nous montre qu’invité de TF1 ce soir, Emmanuel Macron a tendu la main à François Bayrou. "Beaucoup des anciens compagnons de route [de François Bayrou] nous ont rejoints et j'espère qu'il prendra lui-même ses responsabilités dans les jours ou les semaines qui viennent". L'intéressé ne semble pour l'heure pas disposé à répondre favorablement à cette main tendue. "Ça ne me paraît pas être une proposition qui pour l'instant est mûre", a indiqué François Bayrou sur Radio Classique. Pour ceux qui pensaient que Macron était de gauche, ils peuvent voir que ce n’est pas le cas.

 

Enfin dans le Direct de francetvinfo.fr intitulé «"Je suis sous le feu continu d'attaques d'une violence inouïe", déclare François Fillon à Charleville-Mézières», François Fillon poursuit sa campagne, jeudi 2 février, à Charleville-Mézières dans les Ardennes. "Je suis sous le feu continu d'attaques d'une violence inouïe", a-t-il déclaré en ouverture de son meeting, faisant référence à l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse Penelope. Le candidat des Républicains a également lancé une violente contre-attaque sur les journalistes : "J'éprouve une colère froide face à toute cette meute".

 

En arrivant près de Charleville-Mézières, François Fillon s'est dit "combatif", tout en reconnaissant qu'il se sentait "comme quelqu'un attaqué de tous les côtés de façon injuste". Il a refusé de répondre aux journalistes qui le pressaient de questions sur le reportage que France 2 doit diffuser dans la soirée, dans lequel Penelope Fillon déclare n'avoir "jamais été l'assistante" de son mari. "Je ne répondrai à aucune de vos questions, je suis là pour parler de ce qui intéresse les Français", a prévenu l'ancien Premier ministre devant une meute de journalistes.

 

Comme le montre Libération.fr ce vendredi dans l’article de «Sur Facebook, François Fillon dénonce à nouveau un «système», face auquel il restera «inébranlable»», François Fillon tente à nouveau de se dépêtrer de l'affaire qui le poursuit depuis plus d'une semaine maintenant, avec une vidéo publiée sur son compte Facebook cet après-midi. Sachez tout de suite qu'il ne s'agit pas pour lui d'apporter des éléments permettant de lever les soupçons pesant sur l'emploi d'assistante parlementaire dont a bénéficié son épouse pendant des années, mais plutôt de dire à ses électeurs qu'à travers lui, c'est eux qui sont visés. «Je comprends que ces accusations troublent certains d'entre-vous, en raison de leur martèlement» et «en raison des sommes annoncées», admet-il. Mais c'est parce qu'il a face à lui «un système qui, cherchant à me casser, cherche en réalité à vous briser, à briser votre force.» «J'éprouve une colère froide face à tant de bassesse. Pourtant je resterai inébranlable», assure-t-il, ciblant «une gauche qui une fois encore cherche à nous abattre».

 

BFMTV.com et Libération.fr nous signalent enfin que quatre militaires en faction au Carrousel du Louvre ont été attaqués ce matin par un homme armé d'un couteau, l'un des soldats a ouvert le feu, blessant l'assaillant au ventre. Un des militaires est blessé au cuir chevelu. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête. François Fillon a salué "le sang froid des forces de sécurité qui ont mis l'agresseur hors d'état de nuire". Benoît Hamon a évoqué la "menace", qui est "toujours là". Le candidat salue lui aussi "le courage du militaire blessé". Pour le président de la République, François Hollande, qui vient de s'exprimer en marge d'un sommet européen, l'agression de militaires ce matin au Carrousel du Louvre à Paris est «un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute».

 

Un événement qui montre que la campagne présidentielle court le risque d’être manipulé par les terroristes islamiste désirant influer sur le résultat et amener la peur pour choisir au lieu d’un personnel politique compétent, des populistes ou une droite dure qui ne savent pas gouverner et juste faire peur. Ne jouons pas leur jeu, ce serait leur faire un trop beau cadeau.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 1 Février 2017

france24.fr nous montre que le Vatican a fait part ce mercredi 1er février 2017 de sa "préoccupation" au sujet des décrets de Donald Trump relatifs à l'interdiction d'entrée de citoyens de sept pays musulmans et à la construction d'un mur entre les États-Unis et le Mexique.

 

Le Vatican s'est dit mercredi 1er février préoccupé après les décrets du président américain Donald Trump sur le mur à la frontière mexicaine et sur l'interdiction d'entrée des ressortissants de sept pays musulmans.

 

"Naturellement il y a de la préoccupation. Nous sommes les messagers d'une autre culture, celle de l'ouverture", a déclaré à la chaîne catholique Tv2000 Mgr Angelo Becciu, numéro 3 du Vatican, interrogé sur cette mesure américaine. "Nous sommes des constructeurs de ponts, nettement moins de murs et tous les chrétiens devraient réaffirmer avec force ce message", a-t-il affirmé.

 

Le haut prélat a rappelé que le pape François insistait aussi "sur la nécessité d'intégrer ceux qui arrivent, qui viennent dans notre société, dans notre culture". Donald Trump a signé vendredi 27 janvier un décret suspendant l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen). Deux jours plus tôt, il avait signé un autre décret pour lancer le projet de construction d'un mur à la frontière avec le Mexique.

 

"Le Saint-Siège est inquiet car [le mur] ne concerne pas seulement la situation avec le Mexique, c'est aussi un message envoyé au monde", avait déclaré il y a quelques jours le cardinal Peter Turkson, président du "dicastère" (ministère) pour la Promotion du développement humain intégral. "Il n'y a pas que les États-Unis à vouloir construire des murs contre les migrants, cela se passe en Europe aussi. J'espère que [les dirigeants européens] ne suivront pas son exemple", avait-il conclu.

 

Le Vatican n’est pas le seul à être inquiet comme nous le montre cet article à L’OBS intitulé «Le patron de l'ONU demande à Donald Trump d'annuler son décret anti-immigration». Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a demandé ce mercredi au président américain Donald Trump de retirer son décret migratoire qui suspend l'entrée aux États-Unis des réfugiés et de ressortissants de sept pays à majorité musulmane, estimant que ces mesures n'empêcheraient pas des terroristes de venir. "Ces mesures devraient être retirées au plus vite", a déclaré Antonio Guterres à des journalistes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 1 Février 2017

Dans le DIRECT de francetvinfo.fr du mercredi 1er janvier 2017 nommé «Emmanuel Macron détaille ses mesures économiques pour "tordre l'idée" qu'il n'a "pas de programme"» nous pouvons voir qu’Emmanuel Macron s'agace d'entendre ses rivaux à l'élection présidentielle estimer qu'il n'a pas de programme. Invité de France Inter, mercredi 1er février, le candidat d'En marche ! a énuméré une série de mesures économiques concrètes. Il veut ainsi refondre l'impôt sur la fortune pour supprimer "la part qui finance l'économie réelle", c'est-à-dire la détention d'entreprise ou d'actions, pour en faire un "impôt sur la rente immobilière". Mais le supprimer serait mauvais car l’ISF-PME permet de récolter 1 milliard d’euros par an, irriguant environ un millier d’entreprises, cela tuerait dans l’œuf beaucoup de projets entrepreneuriaux, et dans le monde de la philanthropie, qui reçoit 200 millions d’euros par an au titre de l’ISF-dons, cela amène le risque que les contributeurs ne soient plus aussi généreux. Enfin le supprimer coûtera de 6,5 milliards d’euros.

 

Il affirme également souhaitait transformer le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en "allègement de charges durable", et l'étendre aux "petites entreprises, indépendants et entreprises de l'économie sociale et solidaires", une mesure qui avait été prévue dans le cadre du Pacte de responsabilité en 2014. Il propose donc de supprimer les cotisations maladie et chômage payés par les salariés et leurs patrons en les transférant sur une hausse de la CSG. Mais cette augmentation ne touchera pas les plus riches qui payent beaucoup moins cet impôt grâce à des astuces comptables, mais les retraités, les smicards et les classes moyennes. En gros, elle fera baisser le pouvoir d’achat et créera de nouveaux pauvres. Il souhaite aussi transformer le RSA "pour accompagner le retour à l'activité". Cela ressemble beaucoup au RSA sous condition de Nicolas Sarkozy qui fera "qu'une personne qui refuse deux offres d'emploi se voie supprimer l'octroi du RSA".

 

Sur sa page twitter Emmanuel Macron dit que «Pour être progressiste, il faut proposer un modèle dans lequel on produit avant de redistribuer.» Mais dans ce modèle, la production ne profite pas à ceux qu’on croit puisque la part du PIB allant aux entreprises sous forme de profit grimpe graduellement et la part allant aux travailleurs est au plus bas. Ceux qui profitent bien de la croissance économique et de l’augmentation de la productivité, ne sont pas les travailleurs. Emmanuel Macron n’est ni progressiste ni de gauche, il est juste un libéral de droite et voter pour lui est continuer le hollandisme. La réalité est que la primaire à gauche passée, Macron veut reprendre l’initiative car il voit que la dynamique actuelle est pour Benoît Hamon.

 

Hier Libération.fr dans son article «Pour Taubira, «Macron se dit antisystème mais c'est un pur produit du système»», nous montre qu’en couverture des Inrocks de cette semaine, en kiosques mercredi, Christiane Taubira pose aux côtés de Mehdi et Badrou, les ex Kids de France Inter dont on attend le deuxième roman (Minute) prochainement. L'ex-Ministre de la Justice a discuté avec les jeunes auteurs, dressant en creux un bilan du quinquennat Hollande. Si Taubira décoche quelques piques à Manuel Valls, c'est Emmanuel Macron qui en prend pour son grade au cours de cet entretien.

 

Après avoir loué sa «capacité de séduction» (notamment sur les médias), l'ancienne Garde des Sceaux déclare : «Macron se dit antisystème mais c'est un pur produit du système. Je suis atterrée par son effet sur de jeunes esprits. Quand on a plus de trente ans d'engagement, qu'on a pris au sérieux la politique, qu'on a accepté de prendre des coups, qu'on a vu des gens souffrir, on connaît la différence entre les politiques de gauche et de droite. Des générations ont payé dans leur chair le fait de réclamer un monde plus juste et plus égalitaire. François Fillon ne donne pas la migraine : il appartient à la droite dure. Entendre quelqu'un qui prétend à la magistrature suprême dire qu'il n'y a pas de différences entre droite et gauche m'atterre». Elle n’a pas tort.

 

L’OBS nous montre dans son article «Valls appelle ses soutiens à rester "ensemble"... plutôt qu'aller "ailleurs" chez Macron» que battu dimanche au second tour de la primaire socialiste, Manuel Valls a enjoint ses soutiens réunis à Paris à rester "ensemble" et à ne pas aller "ailleurs", dans un appel transparent à rester au Parti socialiste plutôt que de rejoindre Emmanuel Macron. "À la place qui est la mienne, et conscient du recul que je dois prendre, je vous en conjure : il faut rester ensemble", a dit l'ancien Premier ministre devant environ 250 proches réunis à huis clos à la Maison de la Chimie. Cet appel de l'ex-chef du gouvernement apparaîtra bienvenu à l'état-major socialiste qui bataille pour éviter un exode vers Emmanuel Macron, après la victoire de l'aile gauche et de Benoît Hamon à la primaire.

 

Comme le montre francetvinfo.fr Jean-Luc Mélenchon répond à la main tendue de Benoît Hamon. Pour le candidat de la France insoumise, il est impossible de former une majorité cohérente avec lui et d'anciens membres du gouvernement de Manuel Valls. Et comme nous le montre Reuters.com une réunion de représentants de candidats "réformistes" malheureux à la primaire de la gauche s'est tenue mercredi au siège du Parti radical de gauche pour préparer les conditions d'un rapprochement avec Benoît Hamon, a-t-on appris auprès du PRG. Ils souhaitent que Benoît Hamon infléchisse son programme. On en doute sérieusement.

 

Et comme le montre le DIRECT de Libération.fr, François Fillon, empêtré dans les révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et pour lequel la droite commence à réfléchir à un plan B, a réaffirmé mercredi qu'il «serait candidat à cette présidentielle». Pour l’instant, les parlementaires lui ont tous officiellement apporté leur soutien, même si plusieurs d’entre eux envisagent un plan B. Et ceux qui le défendent ne s'y prennent pas très bien. Comme on peut le voir, les favoris ne le sont qu’à un moment donné et Macron doit ne pas se croire à l’abri.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 31 Janvier 2017

Dans son Direct du mardi 31 janvier 2017 au titre évocateur «ministres et députés socialistes frileux au moment de soutenir Benoît Hamon», nous voyons que Marisol Touraine et Michel Sapin l'ont appelé à infléchir sa ligne politique et ont exprimé leurs réserves sur son programme, et Jean-Marie Le Guen a affirmé qu'il n'était "pas sûr" de voter pour le candidat socialiste élu lors de la primaire. Par ailleurs, plusieurs députés vallsistes demandent "un droit de retrait" de la campagne.

 

Invité du journal de 20 heures de France 2, lundi, Benoît Hamon a assuré qu'il n'était "pas fermé au fait d'enrichir ce projet, au contraire". Mais il a maintenu qu'il souhaitait "que l'on vote pour ce que je propose" et non contre la droite et l'extrême droite. Après son appel au "rassemblement" au-delà du PS, Benoît Hamon va rencontrer Yannick Jadot, mardi à midi.

 

Et contrairement à ce qu’à souhaité Bernard Cazeneuve hier, il ne va pas infléchir sa ligne comme le montre l’article d’aujourd’hui dans LeMonde.fr intitulé «S'élargir sans se dénaturer, l’équation délicate de Benoît Hamon». «On ne va pas donner des gages aux uns et aux autres (...) mais on peut agréger des propositions des autres candidats de la primaire», précise son directeur de campagne. Le «made in France» industriel de Montebourg pourrait trouver sa place dans le nouveau corpus hamoniste, comme les investissements dans l’enseignement supérieur et la recherche promis par Peillon. Du côté de Manuel Valls, en revanche, la greffe programmatique risque d’être plus difficile.

 

Comme le montre LeMonde.fr dans ses articles «L’idée d’un rapprochement entre Hamon et Jadot fait son chemin» et «Le communiste André Chassaigne appelle au "rassemblement de la gauche sociale, écologiste et humaniste"», l’idée du rassemblement de la gauche fait son chemin. La victoire de Hamon fait tourner les têtes à EELV. Certains rêvent désormais tout haut d’un rapprochement avec lui quand leur candidat, Yannick Jadot, est à la peine pour réunir ses 500 parrainages. Un premier pas devait être franchi mardi midi : MM. Jadot et Hamon devaient se retrouver pour déjeuner. Lundi, M. Jadot n’a pas fermé la porte à des discussions avec le socialiste, à condition que ce dernier fasse preuve de «cohérence».

 

La victoire de Benoît Hamon à la primaire à gauche justifie le "rassemblement" de la "gauche sociale, écologiste et humaniste", estime ce mardi le chef de file des députés Front de gauche André Chassaigne. Ce dernier est opposé au soutien de son parti à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. "L'heure est au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui s'en réclament : communistes, socialistes, insoumis, écologistes, progressistes", ajoute-t-il, en référence aux militants de "la France insoumise", le mouvement créé autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

L’OBS nous montre aussi dans son article «"Si Emmanuel Macron est de gauche on discutera" a prévenu Benoît Hamon lundi soir», Benoît Hamon a assuré lundi soir dans le JT de France 2 qu'Emmanuel Macron devrait "trancher" entre la gauche et la droite s'il souhaite discuter avec lui. Du côté du Parti socialiste, la direction a appelé à soutenir Benoît Hamon en prévenant qu'il n'y aurait "aucune victoire au bout de la division".

 

Enfin dans son article «Les propositions de la fondation Abbé Pierre contre le mal-logement», L’Express.fr nous montre que la fondation Abbé Pierre a publié ce mardi son rapport annuel pour interpeller les candidats à l'élection présidentielle, en leur exposant une série de propositions qui doivent en finir avec le mal-logement. La Fondation Abbé Pierre (FAP) fait passer ce mardi le grand oral aux candidats à l'élection présidentielle. A quelques semaines du scrutin, François Fillon, Benoît Hamon,Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont invités à exprimer leurs propositions en matière de mal-logement. Un thème qui n'a jusqu'ici été que très légèrement esquissé dans le débat politique. À noter, la fondation n'a pas tenu à convier la candidate du Front National, Marine Le Pen, avec qui elle nourrit "de profonds désaccords".

 

Chaque année, la fondation dresse le même constat : la France compte "de plus en plus de personnes pauvres, sans domicile, expulsées ou qui souffrent de précarité énergétique". Pour peser dans le débat politique, l'organisme de lutte contre l'exclusion qui présente ce mardi son rapport annuel, veut, selon les mots de son président Raymond Etienne, "montrer que des solutions existent face au problème du logement (...)". La fondation émet ainsi une quinzaine de propositions pour combattre le mal-logement en France. Parmi elles, la mise en place d'une "sécurité sociale" du logement, la mobilisation du parc privé pour accueillir les plus démunis, la résorption des "passoires thermiques" (les logements mal isolés), ou encore le développement d'une plus grande transparence dans les attributions de logements sociaux, afin de "limiter les risques de discrimination".

 

Pour ceux qui sont tentés par un vote populiste en France, on peut déjà en voir le résultat catastrophique avec la présidence Trump sur le Direct de LCI.fr sur «LA PRÉSIDENCE DONALD TRUMP». Si Donald Trump affirmait avant son investiture vouloir rassembler le peuple américain, c'est mal parti. Obamacare, IVG... ses décrets ont créé de nombreux mécontentements. Mais aucun n'a provoqué un tollé aussi important que celui "anti-immigration". En effet, vendredi 29 janvier, Donald Trump signait un décret interdisant durant trois mois l'entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays musulmans. La raison ? Soi-disant empêcher la venue de terroristes islamiques radicaux. Résultat : plusieurs personnes se sont retrouvées bloquées dans les aéroports bien qu'elles avaient un visa.

 

Depuis, la colère ne retombe pas. Des centaines d'Américains ont manifesté pour dénoncer cette mesure. Plusieurs chefs d'entreprises et personnalités ont annoncé des plans d'aide pour ces "réfugiés". La communauté internationale s'inquiète aussi des retombées diplomatiques. L'Irak et l'Iran, qui font partie des pays visés, envisagent déjà de prendre une mesure de réciprocité. Aussi, les pétitions se multiplient contre Donald Trump et sa politique. Mais le président américain persiste. Il a même limogé la ministre de la Justice intérimaire qui s'opposait à son décret.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0