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Publié le 14 Juillet 2017

cath.ch nous montre depuis quelques jours un écriteau ‘Interdit de se lamenter’ est affiché sur la porte de l’appartement du pape François à la résidence Sainte-Marthe, rapporte le site Vatican insider le 14 juillet 2017.

 

Cet écriteau a été offert au pape par le psychologue et psychothérapeute italien Salvo Noè à l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre au Vatican le 14 juin dernier. Il avait alors remis au successeur de Pierre un de ses ouvrages ainsi que le fameux panneau.

 

Celui-ci aurait tout de suite été apprécié par le pape, souligne Vatican insider. “Je le mettrai sur la porte de mon bureau où je reçois les personnes”, aurait-il affirmé. Cet ajout décoratif a ainsi été révélé par un prêtre italien, ami du pape François, reçu à Sainte-Marthe. Il aurait eu l’accord du pontife pour révéler sa présence.

 

Outre l’interdiction de se lamenter, l’affiche donne quelques règles de vie et termine sur ce conseil : “Arrête de te lamenter et agis pour rendre ta vie meilleure”. Comme l’a montré Vatican Insider hier, elle correspond dans  l'exhortation «Evangelii Gaudium» (la joie de l'Évangile) à l’appel aux chrétiens d’abandonner les plaintes continuelles tout en faisant références aux événements récents comme la soudaine démission du vérificateur général Libero Milone, le renvoi du cardinal George Pell mis en accusation en Australie pour maltraitance d'enfants et enfin le non-renouvellement du mandat du cardinal préfet de l'ex-Saint-Office Gerhard Müller.

 

Ce vendredi 14 juillet 2017 Cameron Doody sur periodistadigital.com dans l’article «Un responsable de «La Civiltà Cattolica» contre l’«œcuménisme de la haine» des évangéliques et des fondamentalistes catholiques» montre la dénonciation retentissante de La Civiltà Cattolica contre «l'œcuménisme de la haine» entre «les catholiques fondamentalistes et les évangéliques fondamentalistes» aux États-Unis dans l'article du jésuite italien Antonio Spadaro et du bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa. Un mouvement «étrange», ainsi que «xénophobe et islamophobe» qui cherche à allègrement semer la peur et à influencer les politiques sur les questions considérées comme «génériquement morale» comme l'avortement, le mariage homosexuel ou l'éducation religieuse dans les écoles et d'autres questions liées qui sont génériquement considérés comme morale ou de valeurs,  l'article jésuite italien Antonio Spadaro et bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa.

 

Spadaro et Figueroa poussent plus en avant et montrant que «chrétiens évangéliques et fondamentalistes condamnent l'œcuménisme catholique traditionnel, et promeuvent un œcuménisme de conflit qui les unit dans le rêve nostalgique d'un État avec des traits théocratiques», dit l'article. «La perspective la plus dangereuse de cet étrange œcuménisme est donnée par sa vision xénophobe et islamophobe, invoquant les murs et les déportations purificatrices» dénoncent explicitement Spadaro et Figueroa, directeur de l'édition Argentine du journal officiel du Vatican, L'Osservatore Romano. Les auteurs concluent que l’affirmation «alliance contre nature» se dresse sur le sentiment de peur du chaos et que cette stratégie exagère le conflit et le désordre pour agiter l'esprit des gens.

 

Cet article de La Civiltà Cattolica montre une réalité que les catholiques et les évangéliques fondamentalistes s’unissent pour semer la peur et se centrer sur la morale que nous devons contrecarrer pour stopper les vents nauséabonds de la haine.

 

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Publié le 13 Juillet 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend ce jeudi 13 juillet 2017 que le cardinal George Pell va dépenser 11 000 dollars américains par jour, près de 7 500 000 euros dans sa défense contre des accusations d'abus sexuels sur mineurs à son encontre. En plus, cela compte également ses passages de Sydney à Melbourne, à chaque fois qu'il devra aller devant les tribunaux. Ce chiffre astronomique sur ses frais de justice vient du fait qu’il a retenu les services d'un avocat, considéré comme le meilleur d'Australie, et connu sous le nom «Red Baron», Robert Richter. Ce dernier a eu une certaine notoriété en Australie pour d'avoir défendu avec plus ou moins de succès quelques-unes des figures les plus détestés du pays, comme le gangster homicide Mick Gatto, le flic corrompu Cliff Lockwood, ou l’assassin de masse Julian Knight.

 

Utiliser un tel avocat surnommé la "Rolls Royce des avocats" est un mauvais signal, et donne de sérieux doutes quant à l’innocence du cardinal Pell. Un tel montant pour sa défense est aussi indécent. C’est un très mauvais signal.

 

Tandis que The Tablet aujourd’hui dans son article ‘Le cardinal Schönborn rejette la critique du cardinal Müller selon laquelle son traitement du débat d'Amoris Laetitia n'est pas «convainquant»’ nous montre que le cardinal Schönborn a réprimandé les cardinaux de la dubia, critiquant leur façon d'élever leurs préoccupations et leur procédure de contournement. "Que les cardinaux, qui devraient être les collaborateurs les plus proches du pape, essaient de le forcer et font pression sur lui pour donner une réponse publique à leur lettre publiée, c'est un comportement absolument gênant", a-t-il déclaré. "S'ils veulent avoir une audience avec le pape, ils demandent une audience, mais qu’ils ne publient pas qu'ils ont demandé une audience", a-t-il ajouté.

 

Répondant aux questions de la presse avant d'aborder la conférence «Let's Talk Family : Let's Be Family» à Limerick, en Irlande, le cardinal Schönborn a déclaré que la «réponse à la dubia est très simple». Il a dit que l'enseignement de l'Église était qu'un mariage valide est indissoluble. "Le pape François n'a jamais remis en question ces principes parce que ce sont les principes de la Bible et de l'Évangile, et de l'enseignement de Jésus". "Mais donner cette réponse n'est pas une réponse à tous les cas et situations auxquels nous devons faire face dans la vie quotidienne".

 

Il a déclaré que le pape avait clairement dit que, dans le domaine de la pratique, nous devons faire preuve de discernement. "Nous devons exercer la vertu de la prudence et cela signifie regarder clairement la réalité". Il a parlé de l'exhortation du pape Jean-Paul II, «Familiaris Consortio», sur le mariage et la famille, où il a déclaré que les bergers sont obligés de discerner différentes situations. L'archevêque de Vienne, qui visite l'Irlande avec un certain nombre de séminaristes de son diocèse, s’en est pris à ceux qui ont adopté une attitude rigoureuse ou trop lâche sur Amoris Laetitia, soulignant que le chemin du discernement était moins simple et facile mais plus fructueux.

 

Une tâche bien difficile pour les évêques que de discerner les situations à propos des divorcés remariés, qui ne doit pas être rigoriste ni laxiste. Où trouver la miséricorde dans tout cela ?

 

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Publié le 13 Juillet 2017

L’OBS nous montre ce jeudi 13 juillet qu’à la veille du 14-Juillet, durant lequel Emmanuel Macron n'accordera pas d'interview télévisée, rompant avec la tradition de ses prédécesseurs, il annonce dans un entretien accordé à "Ouest France" ce jeudi, vouloir "maintenir le rythme" des réformes pour "conforter la confiance des Français et des investisseurs". Concrètement, poursuit-il dans le quotidien régional, ainsi que dans les journaux allemands du groupe Funke, il veut qu'après la loi travail cet été, la "réforme de l'assurance-chômage et de la formation professionnelle" soient "négociées à l'automne-hiver, avec une loi d'ici début 2018". Viendra ensuite "la réforme des retraites, dont les orientations seront présentées au Parlement au premier semestre 2018" pour passer des 37 régimes actuels à "un régime beaucoup plus fort et stable". Il promet aussi une réforme de l'éducation pour qu'elle soit "mieux adaptée aux besoins". La suppression annoncée de la taxe d'habitation pour 80% des ménages "se fera en trois ans" et sera "financée par les économies que nous engageons".

 

Mais les réformes d’Emmanuel Macron ne vont pas faire que comme le montre les articles  de ce jeudi dans L’OBS «Selon l'OFCE, Macron va aggraver les inégalités» et dans la tribune.fr «Assurance chômage : renforcer les contrôles ne résoudra pas le problème selon l'OFCE». Le calendrier des baisses d'impôts a été précisé, mais à qui profiteront-elles ? Selon les économistes de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il s'agit d'abord de cadeaux fiscaux faits aux plus riches. 46% des gains liés aux baisses d'impôts engagées par Emmanuel Macron iront vers les 10% les plus riches. Ces derniers vont bénéficier de la sortie des actions de l'assiette de l'ISF (qui devient un IFI, impôt sur la fortune immobilière) et de la simplification de la fiscalité de l'épargne, dont le maquis sera remplacé par une "flat tax", un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d'environ 30%. En réalité, selon l'OFCE, pour que cette taxe soit neutre (c'est-à-dire qu'elle ne fasse pas gagner d'argent aux épargnants), il faudrait porter le taux à 41,5%... Alors que le gouvernement annonce que le coût du passage au PFU sera pour l'Etat de 1,5 millard d'euros, l'OFCE l'évalue à beaucoup plus : 4 milliards. Les Français qui gagneront le moins au change (quasiment rien, en fait) sont ceux du neuvième décile : les classes moyennes aisées, celles qui ont beaucoup voté Macron. Elles bénéficieront très peu des différentes réductions d'impôts : taxe d'habitation (qui ne sera réduite que pour les 80% les moins riches), exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, ISF...

 

Emmanuel Macron mise sur un "choc" fiscal et social rapide, qui dopera l'attractivité de la France et, par "ruissellement", attisera la croissance et donc in fine l'emploi. Mais les économistes de l'OFCE ne semblent pas trop convaincus par la théorie du ruissellement : celle-ci, relèvent-ils avec des mots choisis, a fait l'objet ces dernières années, "d'une certaine remise en cause". Selon l'OFCE les mesures proposées accentueront probablement les inégalités. D'autant qu'il faudra bien les financer, par des baisses de dépenses qui, elles aussi, risquent de les aggraver : réduction de dépenses sociales (logement, santé...), recul des services publics, baisse du nombre d'emplois aidés etc. Le seul moyen de neutraliser cet effet, "ce serait de ne réduire que des dépenses publique inefficaces", dit Xavier Timbeau. Ce serait l'idéal, mais hélas, c'est une perspective très peu crédible. Selon eux, les mesures de rigueur visant à combattre les déficits publics pour les ramener rapidement sous les 3% du PIB retardent la décrue du taux de chômage (actuellement de 9,2%) que l'embellie actuelle du climat économique a enfin déclenchée. L'équipe Macron parie sur un chômage à 7% à la fin du quinquennat, mais l'OFCE mise, elle, sur une "lente décrue" pour parvenir à 7,6%, 2022.

 

En échange de nouveaux droits, comme l'indemnisation des salariés démissionnaires, Emmanuel Macron prévoit, dans sa reforme de l'assurance chômage, de mettre en place un contrôle accru de la recherche d'emploi, accompagné de sanctions rendues justes et crédibles. Le président de la République a prévu une vaste réforme de l'assurance chômage, consistant notamment à l'étatiser et à renforcer les contrôles des chômeurs. Pourtant, le système d'accompagnement des demandeurs d'emplois est déficient, l'OFCE propose plusieurs pistes de réformes pour l'améliorer. Si le dispositif a besoin de plus de clarté, l'étude recommande fortement de revoir le mode de calcul de l'allocation chômage et aux chômeurs de revoir leurs ambitions à la baisse. Pas très motivant tout ça.

 

Enfin, dans l’article de L’OBS d’hier «Place de la République, Jean-Luc Mélenchon appelle à "l'insurrection morale" contre un "coup d'Etat social".», nous voyons qu’alors que plusieurs députés de la France insoumise débattaient toujours dans l'hémicycle sur la réforme du Code du travail, Jean-Luc Mélenchon s'est rendu ce mercredi en début de soirée à un rassemblement place de la République à Paris contre une "casse du code du travail". "Je vous appelle à une forme d'insurrection morale" contre un "coup d'État social", a-t-il lancé à des centaines de militants, qui scandaient "Résistance". Sa formation avait appelé à des rassemblements partout en France contre le texte. Ils étaient plus d'un millier, dont entre 300 et 1000 à Toulouse (police et organisateurs), 300 à Montpellier (police) ou encore environ 200 à Lille.

 

Le vote sur l'ensemble du projet de loi aura lieu à la fin des débats, jeudi soir ou lundi. Le texte sera alors transmis au Sénat, pour être voté définitivement avant la fin de la session extraordinaire. Les ordonnances elles-mêmes, dont le contenu sera présenté fin août aux partenaires sociaux, devraient être examinées en septembre en Conseil des ministres. Leur ratification sera ensuite soumise au Parlement, ce qui devrait engendrer une nouvelle bataille parlementaire, alors que la CGT a déjà appelé à une journée d'action le 12 septembre.

 

On peut se demander si Jean-Luc Mélenchon a eu raison de faire ce rassemblement sans les syndicats, vu sa faible représentativité. Dommage, car la France Insoumise ne peut pas être l’opposition à elle seule.

 

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Publié le 12 Juillet 2017

Libération.fr dans son article du mardi 11 juillet 2017 nous montre que la seconde enquête ouverte en 2016 aux dépens du cardinal Philippe Barbarin, pour non-dénonciation d’agressions sexuelles d’un prêtre, a été classée sans suite comme la première, s’est félicité mardi le diocèse de Lyon.

 

Celui-ci indique avoir «pris officiellement connaissance» de cette décision du parquet de Lyon, rendue le 11 décembre et confirmée à l’AFP de source proche de l’enquête. Des médias avaient déjà fait état il y a plusieurs mois de cette décision du parquet de Lyon.

 

Cette seconde enquête avait été ouverte après une plainte déposée en février 2016 par un haut responsable du ministère de l’Intérieur. Le 1er août 2016, le parquet avait classé sans suite une première enquête visant le cardinal pour des faits similaires en marge de l’affaire du père Bernard Preynat, un autre prêtre du diocèse soupçonné d’agressions sexuelles.

 

Dans les deux cas, «il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice», souligne le communiqué du diocèse, ajoutant que «le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires».

 

Le 23 mai dernier, des victimes du père Preynat ont annoncé qu’ils avaient cité à comparaître Mgr Barbarin et six autres personnes devant le tribunal correctionnel de Lyon, pour ne pas avoir dénoncé à la justice les faits reprochés au prêtre. Le diocèse de Lyon avait alors déploré «un acharnement qui se trompe de cible» et regretté «qu’une nouvelle action de justice ait été préférée à un dialogue, pourtant plusieurs fois proposé par les autorités diocésaines» à l’association de victimes La Parole Libérée, qui porte ce nouveau recours après avoir révélé les abus du père Preynat. Une première audience est prévue le 19 septembre dans ce volet.

 

Contrairement à ce que dit le diocèse de Lyon dans l’affaire Preynat, ce n’est pas de l’acharnement, puisqu'on peut se demander pourquoi un prêtre comme le père Preynat qui a été entendu par le cardinal Barbarin suite à des rumeurs d’actes pédophiles en 2007, a été ensuite mis dans 3 paroisses au contact d’enfants, et l’a nommé à la tête d’un doyenné avant de le suspendre en 2015. Là, ce n’est plus une erreur, c’est de l’inconscience ou une terrible naïveté. On comprend que les victimes au sein de La Parole Libérée ne croient plus un mot du diocèse de Lyon, où son cardinal s’est félicité de la prescription de cette affaire plutôt que de se mettre du côté des victimes.

 

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Publié le 10 Juillet 2017

RTBF.be dans son article du lundi 10 juillet 2017 nous montre que Le pape François a accordé un congé au responsable des finances du Saint-Siège pour lui permettre d'assurer sa défense.

 

Le prélat de 76 ans a été inculpé fin juin pour "des délits d'agressions sexuelles anciennes", sans aucune précision sur les faits supposés ni l'âge des victimes présumées. Il est convoqué le 26 juillet devant le tribunal de Melbourne pour une audience préliminaire.

 

Le cardinal Pell a atterri à Sydney et rapidement quitté l'aéroport. Son porte-parole a indiqué dans un communiqué qu'il ne ferait aucune déclaration, mais précisé qu'il était reconnaissant pour "les nombreux messages de soutien qu'il continue de recevoir". "Quand il a été informé de son inculpation par la police de l'État de Victoria, le cardinal Pell a déclaré à Rome qu'il rejetait catégoriquement les accusations, qu'il était complètement innocent et qu'il rentrerait en Australie pour se défendre", a-t-il dit. "Son retour aujourd'hui ne doit donc pas être une surprise", a-t-il ajouté.

 

L'annonce de son inculpation fin juin avait coïncidé avec la fin d'une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants, finalement demandée par le gouvernement en 2012 après une décennie de pressions de la part des victimes. La commission d'enquête royale ayant conduit pendant quatre ans ces investigations a recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes. L'avocate présidant ces travaux, Gail Furness, avait annoncé en février que 4444 faits de pédophilie avaient été signalés aux autorités de l'Église australienne et qu'entre 1950 et 2010, "7% des prêtres étaient des auteurs présumés" d'abus sexuels sur des enfants.

 

Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et avait reconnu devant la commission d'enquête avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'État de Victoria dans les années 1970. L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome, avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique. Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d'abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite. Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

 

Pour ne rien arranger L’OBS nous apprend dans son article de ce lundi «Vatican : orgies et drogue chez le secrétaire d'un cardinal conseiller du pape François» qu’une descente de police a eu lieu il y a quelques jours, a rapporté le 28 juin le journal italien "Il Fatto Quotidiano", dans un appartement romain de l’ancien palais de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (qu'occupa des années son ancien dirigeant, le cardinal Ratzinger). Des voisins s'étaient plaints du bruit régulier de nombreuses allées et venues nocturnes. Les policiers sont arrivés en pleine partouze, trouvant une dizaine d'hommes se livrant aux joies de la chair et consommant de la drogue. Le locataire des lieux, dont le nom n'a pas été communiqué, était un prêtre secrétaire du cardinal Francesco Coccopalmerio, conseiller personnel du pape François.

 

Ce dernier a exigé la démission du cardinal Coccopalmiero  - qui a 79 ans -, le supérieur du prêtre, relate "Sud-Ouest". L'Église catholique n'est pas passée loin d'un beau scandale - alors qu'elle est secouée par l'inculpation en Australie de son argentier, le cardinal George Pell, pour agressions sexuelles : le cardinal Coccopalmiero avait proposé la nomination comme évêque de son secrétaire, indique le journal italien. Après un court passage en clinique de désintoxication, l'amateur de soirées festives a été envoyé en retraite dans un couvent en Italie.

 

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Publié le 9 Juillet 2017

RFI.fr nous montre ce dimanche 9 juillet 2017 que le pape François se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal. C’est lors d’une conversation avec le grand journaliste italien Luigi Scalfari, fondateur du quotidien La Repubblica que le souverain pontife a évoqué la figure du célèbre philosophe et mathématicien du XVIIe siècle.

 

«Moi aussi je pense qu’il mérite d’être béatifié», répond le pape à Eugenio Scalfari. Lors de son entretien avec le journaliste, celui-ci venait de raconter au pape François les derniers jours de Blaise Pascal et la volonté du philosophe de mourir dans un hôpital, au milieu des pauvres. Le pape pense sérieusement à une béatification puisqu’il compte bien faire part de sa «conviction personnelle positive» aux services chargés des procédures de béatification, a-t-il précisé. La Congrégation pour la cause des saints, l’organe au Vatican qui s’occupe de ces questions pourrait donc très prochainement ouvrir un dossier «Pascal».

 

Si la thématique de la pauvreté a très probablement marqué le pape argentin, sensible à ces questions, ce choix d’un pape jésuite pourra surprendre : Blaise Pascal fut en effet une figure du jansénisme au XVIIème siècle et l’un des plus grands détracteurs de la compagnie de Jésus. Ses Provinciales seront mises à l’index par la papauté. Mais, au-delà des querelles, son apport moral et spirituel ainsi que sa rigueur intellectuelle sont salués depuis longtemps par les papes : Blaise Pascal est ainsi cité dans de nombreuses encycliques ou documents pontificaux, de Paul VI à Benoît XVI. Avec cette béatification espérée, le pape François souhaite encore aller plus loin.

 

Ensuite euronews.com nous montre une initiative des plus intéressante dans son article de ce dimanche : «Des imams en périple contre le terrorisme». Des imams français, belges ou tunisiens ont entamé à Paris un voyage pour combattre les amalgames entre islam et terrorisme. Ils se sont recueillis sur les Champs-Élysées, là où un policier avait été tué dans une attaque en avril dernier. Leur périple les mènera ensuite vers d’autres villes frappées par des attentats comme Berlin, Bruxelles, ou Nice.

 

“C’est un symbole. Ce sont des religieux, des gens qui croient, des courageux. Ce sont des musulmans qui viennent dire non à la barbarie, non à la haine, non à la terreur. C’est le message qu’on a besoin d’envoyer”, souligne l’imam Hassan Chalghoumi, co-organisateur de la “Marche des musulmans contre le terrorisme” avec l‘écrivain juif Marek Halter. “Pour les non musulmans, ce sera une découverte d’un autre islam. Et pour les musulmans, ils auront un exemple, ils auront des gens à suivre”, souligne ce dernier.

 

Une trentaine d’imams étaient présents au départ de cette “marche”, une initiative qui fait débat au sein de la communauté. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a pas souhaité participer. Dommage.

 

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Publié le 8 Juillet 2017

Dans L’OBS, c'est dans un entretien à "La Repubblica" ce samedi 8 juillet 2017 que Jorge Bergoglio, le pape François exprime ses inquiétudes face au G20 qui se tient actuellement en Allemagne. "Le G20 m'inquiète: il frappe surtout les immigrés (...), et les frappe encore plus à mesure que le temps passe", insiste le pape François, en prévenant l'Europe, continent "le plus riche du monde entier", que les peuples pauvres continueront à se presser à ses portes.

 

"Le danger concerne l'immigration. Notre problème principal et malheureusement croissant dans le monde d'aujourd'hui est celui des pauvres, des faibles, des exclus, dont les émigrants font partie", explique-t-il, en dénonçant les pays qui "ont peu de pauvres locaux et craignent l'invasion des migrants".

 

"J'adresse aux chefs d'État et de gouvernement du G20, ainsi qu'à toute la communauté mondiale, un appel du fond du cœur concernant la situation tragique au Soudan du Sud, au bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen, où trente millions de personnes n'ont pas la nourriture et l'eau nécessaires à leur survie", avait-il écrit.

 

Le pape n’a pas tort de s’inquiéter au vu des résultats de ce G20 comme on peut le voir dans l’article de RFI.fr : «G20 : accord pour une déclaration commune sur le climat». Les pays du G20 ont trouvé samedi 8 juillet un compromis sur le climat pour éviter une rupture définitive avec les États-Unis après leur sortie annoncée des accords de Paris, selon le communiqué final. Leur communiqué final «prend acte» d'une part de la sortie des États-Unis de ces accords visant à lutter contre le réchauffement climatique, qui sont qualifiés d' «irréversibles».

 

Une manière d'isoler les États-Unis sur le sujet. «Je me réjouis beaucoup que tous les autres chefs d'État et de gouvernement» s'en tiennent aux accords de Paris, a déclaré à la presse la chancelière allemande Angela Merkel, hôte du sommet. Dans le même temps, les États-Unis de Donald Trump obtiennent une concession.

 

La déclaration finale dit qu'ils «vont œuvrer pour travailler étroitement avec d'autres partenaires pour faciliter leur accès et leur utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et les aider à déployer des énergies renouvelables et d'autres sources d'énergie propre». Ce passage instaure une situation inédite pour le G20 qui valide ainsi le fait qu'un de ses membres puisse suivre une politique individuelle à contre-courant de ses autres membres.

 

Enfin RFI.fr  dans son article ‘Venezuela : l'Église catholique dénonce une «dictature»’ de ce samedi, nous montre que l’Église catholique du Venezuela ne cache plus son rejet des autorités en place dans la crise qui agite le pays depuis plus de trois mois maintenant. Ce vendredi, le président de la conférence épiscopale du pays, Monseigneur Padron n’a pas hésité à parler de «dictature» en évoquant le gouvernement en place, alors qu’il est toujours resté ouvert au dialogue. L’Église vénézuélienne a décidé de mettre tout son poids du côté de l’opposition qui dénonce la tenue d’une Assemblée constituante et réclame la tenue d’élection générale.

 

En prenant ainsi position, l’Église ferme l’éventualité de discussions entre les autorités en place et l’opposition et les organisations civiles. En tout cas les discussions telles que les envisagent le gouvernement de Nicolas Maduro. Une position également assumée par le Vatican. Par ailleurs, l'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez est sorti de prison pour raison de santé samedi à l'aube et a été assigné à résidence chez lui à Caracas.

 

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Publié le 7 Juillet 2017

RTBF.be nous montre ce vendredi 7 juillet 2017 que le pape François, dans une contribution au sommet du G20 adressée à la chancelière allemande Angela Merkel, a rappelé vendredi aux grandes puissances de la planète le terrible sort de 30 millions d'Africains et de Yéménites affamés.

 

"J'adresse aux chefs d'Etat et de gouvernement du G20, ainsi qu'à toute la communauté mondiale, un appel du fond du cœur concernant la situation tragique au Soudan du Sud, au bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen, où trente millions de personnes n'ont pas la nourriture et l'eau nécessaires à leur survie", écrit-il dans ce message publié vendredi.

 

"Un engagement à prendre en compte urgemment ces situations et à apporter un soutien immédiat à toutes ces personnes sera un signe du sérieux et de la sincérité de l'engagement à moyen terme de réformer l'économie" mondiale, insiste le pape.

 

Plus généralement, le pontife argentin estime que les dirigeants de la planète ont "besoin de donner une priorité absolue aux pauvres, aux réfugiés, à ceux qui souffrent, aux personnes évacuées et exclues, sans distinction de nationalité, de race, de religion ou de culture". Ils doivent aussi "mettre un terme à la prolifération actuelle des armes et renoncer à toute implication directe ou indirecte à des conflits", selon le pape.

 

Mais cela ne préoccupe pas le G20 car comme le montre le DIRECT. G20 en Allemagne de francetvinfo.fr puisque le sommet compte prendre acte de l'isolement de Washington sur le climat en soulignant que tous les autres États du forum entendent appliquer l'accord de Paris, selon un projet de communiqué final obtenu par l'AFP.

 

D’ailleurs, les mesures de sécurité sont draconiennes, aujourd'hui, à Hambourg, pour empêcher aux manifestants de perturber le sommet du G20. Les forces de l'ordre encerclent même les défilés de danse et de tambours dans la ville. Un épais nuage de fumée avait auparavant recouvert Hambourg. Ce renforcement s’explique par le fait que 111 policiers blessés dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’affrontements ayant éclaté entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et les policiers. De nouveaux heurts ont éclaté vendredi. Des manifestants ont notamment incendié des voitures de la police allemande.

 

Selon le ministre des Affaires étrangères russe, Trump et Poutine se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu à partir de dimanche dans le sud-ouest de la Syrie où une "zone de désescalade" va être créée. La prudence est de mise.

 

Quand on regarde ce G20 ce n’est pas ceux qui ont faim ou vivent dans la pauvreté qui est le souci de nos dirigeants, pas plus que pour les «Blacks Blocks» qui desservent la cause des manifestants contre le G20. Dommage.

 

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Publié le 7 Juillet 2017

Le Récap de Libération.fr du jeudi 6 juillet 2017 nous montre que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, a présenté un «plan climat» qui doit dessiner la stratégie de la France pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Il a notamment annoncé l’éradication des «passoires thermiques» d’ici 10 ans, une prime aux ménages modestes pour se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d’un véhicule plus propre et la fin de la vente des voitures essence et diesel d’ici 2040 ainsi que l’arrêt de toute production d’électricité à partir du charbon à l’horizon 2022. Mais le Récap de Libération.fr du vendredi 7 juillet 2017 nous fait savoir que c’est un objectif 2050 très ambitieux, de grands chantiers identifiés comme la fin des véhicules essence et diesel mais peu de mesures concrètes immédiates.

 

Pendant ce temps L’OBS dans son article du jeudi 6 juillet 2017 «#ETATDURGENCE Etat d'urgence : le Parlement vote la prolongation jusqu'au 1er novembre» nous montre que Le Parlement a adopté ce jeudi par un vote de l'Assemblée une sixième et, en principe, dernière prolongation de l'état d'urgence, jusqu'au 1er novembre. Le temps de voter une nouvelle loi antiterroriste controversée qui pérennisera certaines mesures exceptionnelles. Le projet de loi, qui a été approuvé dans les mêmes termes que celui voté au Sénat mardi, a été adopté par 137 voix contre 13. Seuls les députés de La France insoumise et les communistes ont voté contre. On apprend aussi que Mélenchon et une trentaine de députés En marche ! ratent le vote sur la prolongation de l'état d'urgence Pourtant, le vote avait été annoncé quelques minutes plus tôt par le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy.

 

Dans le Réveil politique de L’OBS de jeudi nous voyons que la commission des Affaires sociales examinait mercredi les amendements présentés au projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du Travail par ordonnances. Une commission redoutablement efficace : les 120 amendements examinés mercredi ont été refusés. Un échange étonnant a eu lieu entre le député de La France insoumise Adrien Quatennens et la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon (LREM).

 

"Adrien Quatennens : Est-ce qu'il serait possible madame la présidente d'avoir un état des lieux du nombre d'amendements que nous avons traités jusqu'ici ?

[...]

- Brigitte Bourguignon : Il en reste 93 et nous en avons vu 77.

- Adrien Quatennens : D'accord. Avec un taux d'acceptation de 0%. C'est bien ça ?

- Brigitte Bourguignon : Bah évidemment. Vous l'imaginez. [Rires]"

 

Par ailleurs, note Le Lab, aucun député LREM n'a pris la parole lors de la commission, à l'exception de la présidente et du rapporteur du texte Laurent Pietraszewski.

 

Le Récap de Libération.fr nous rappelle que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé l'objectif du gouvernement de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires pendant le quinquennat et annoncé dès 2018 le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, pour redresser les finances du pays. Mais comme le montre Emmanuel Lévy dans son article sur marianne.net du jeudi 6 juillet 2017 dans son article «Avec Macron, payer moins les fonctionnaires pour payer plus… les traders», que le gel du traitement des fonctionnaires est d'ores et déjà acté, ainsi que le rétablissement dès 2018 de leur jour de carence en cas d'arrêt maladie. En parallèle, le gouvernement s'apprête à annoncer la fin de la taxe sur les hauts salaires de la finance. Geler le traitement des fonctionnaires pour augmenter celui des traders. C’est pourtant ce que s'apprête à faire le gouvernement.

 

L’OBS dans son Réveil Politique de ce vendredi nous montre que 2000 migrants étaient en cours d'évacuation ce vendredi matin à la Porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, où les reconstitutions de campements succèdent aux évacuations – et inversement. Jeudi soir, la maire de la capitale, Anne Hidalgo, a proposé des pistes pour une solution de long terme à "l'urgence migratoire". Dans une proposition de texte de loi, dont elle appelle les parlementaires à se saisir, elle prône la création d'un "Fonds d'accueil d'urgence des migrants humanitaires", doté de 10 millions d'euros par an, pour répondre "aux situations d'afflux". Souhaitant "une répartition organisée des migrants sur l'ensemble du territoire", la maire de Paris insiste sur trois axes : accueil des migrants, politique d'intégration et refonte des structures de pilotage. L'initiative d'Anne Hidalgo a été soutenue par les élus Les Républicains du conseil de Paris. Quant au gouvernement, il annoncera la semaine prochaine des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration régulière.

 

Toujours dans le Réveil Politique de L’OBS on peut voir que le nouveau président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, souhaite aller vite sur la réforme des institutions et la moralisation de la vie politique : "Les réformes institutionnelles, ce n'est surtout pas celles qu'il faut remettre à plus tard. Si on les reporte, on ne les fera pas." Il présente sa feuille de route dans un entretien au "Monde". La réduction du nombre de députés ? "Parmi les solutions possibles, il y a le regroupement des circonscriptions par deux et d'avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle", explique l'élu de Loire-Atlantique, ancien membre d'Europe Ecologie-les Verts ayant rallié Emmanuel Macron. Dans cette hypothèse, les Français auraient deux voix aux élections législatives : une voix pour leur député de circonscription, pour garder ce lien territorial, et une voix pour les listes proposées à la proportionnelle. François de Rugy veut aussi réformer l'utilisation de l'indemnité représentative des frais de mandat des députés, "avec une traçabilité des dépenses", le régime de retraite des députés, "qui doit être aligné sur le mode de calcul du régime général" et les allocations-chômage en fin de mandat. "Sur ces trois sujets, c'est le bureau de l'Assemblée qui prendra des décisions et non la loi", précise-t-il.

 

Enfin comme le montre le Réveil Politique de L’OBS une majorité de Français n'a pas été convaincue par le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès ni par la déclaration de politique générale du Premier ministre, selon un sondage Odoxa pour "le Figaro" et Franceinfo publié ce matin. 58% des sondés "n'approuvent globalement pas les mesures annoncées". 41% en revanche les "approuvent". La pensée complexe de Macron n’est sans doute pas aussi complexe qu’on l’aurait cru.

 

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Publié le 5 Juillet 2017

Elisa Frisullo dans son article du mardi 4 juillet 2017 pour 20minutes.fr nous montre que Régis Peyrard, le curé de 84 ans, a été dénoncé à trois reprises depuis 2000 auprès du diocèse… Ce prêtre a été mis en cause une première fois en 2000 par deux victimes. L’avenir de l’ecclésiastique est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire.

 

«C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses faits.» Ce mardi après-midi, suite aux révélations faites par 20 Minutes, l’évêque de Saint-Etienne (Loire) Sylvain Bataille a indiqué qu’une procédure canonique avait été engagée à l’encontre du père Régis Peyrard, 84 ans, accusé par trois victimes de faits d’agressions sexuelles sur mineurs datant d’une trentaine d’années. «Celui-ci reconnaît les faits», a ajouté l’évêque, précisant toutefois que l’homme d’Église, en poste dans le diocèse depuis les années 1960, présentait «des vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ».

 

Ce prêtre, passé ces dernières décennies par les paroisses de la Talaudière, puis de Saint-Just-Saint-Rambert et Sainte-Thérèse du Rond-Point, a été mis en cause pour la première fois, selon Sylvain Bataille, en 2000. Cette année-là, deux victimes ont dénoncé les abus perpétrés à leur encontre par le curé auprès du diocèse. Puis, en 2014, un troisième signalement a été fait auprès de l’Église. «À trois reprises, des victimes se sont manifestées et à chaque fois, les faits ont été signalés à la justice», a assuré l’évêque. Mais pour l’heure, les attouchements sexuels dont est accusé Régis Peyrard étant prescrits, ce curé n’est visé par aucune procédure judiciaire, avait indiqué mi-juin à 20 Minutes une source judiciaire.

 

Dès les premiers signalements, l’évêque de l’époque Pierre Joatton, aurait pris les mesures nécessaires pour empêcher tout contact entre le curé et les enfants. A savoir «résider dans une maison de retraite et exercer un ministère restreint», a ajouté ce mardi Sylvain Bataille, jugeant «inqualifiables» les actes reprochés au curé. «Nous pensons d’abord aux victimes, à leurs souffrances et aux conséquences dramatiques de ces actes», a ajouté l’évêque, inquiet que d’autres enfants aient pu par le passé subir les assauts du père Peyrard.

 

«Forcément, c’est une question qui m’habite, qui m’affecte. On se demande combien de personnes ont pu être touchées», a-t-il déclaré. L’avenir de ce prêtre, qui a multiplié les pèlerinages en terre sainte et à Lourdes, est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire. «Cette procédure pourra aboutir à différentes choses et aller jusqu’à le relever du sacerdoce», a précisé le diocèse.

 

Même si la pédophilie est toujours un problème que l’Église se doit de régler sérieusement, aux États-Unis on tente l’unité dans l’Église. Céline Hoyeau (à Orlando, Floride) nous montre ce mercredi 5 juillet dans son article pour la-Croix.com «Les responsables catholiques américains de toutes tendances rassemblées à Orlando» que pour la première fois, les principaux acteurs des diocèses des États-Unis se sont retrouvés du 1er au 4 juillet pour réfléchir à la manière d’atteindre une jeunesse qui se détourne de l’Église.

 

L’unité est précisément ce qu’a visé pendant trois jours l’Église des États-Unis, en rassemblant pour la première fois à Orlando, en Floride, des responsables catholiques de toutes tendances, des plus «pro-vie» aux plus fervents défenseurs de la justice sociale, soit 3400 participants choisis par les 155 évêques présents. Objectif de cette «convocation» : dépasser les «cultural wars», les divisions autour des sujets de société. Même si, comme l’a fait remarquer à l’ouverture Mgr William Lori, l’archevêque de Baltimore, «les études menées nous ont montré que ces divisions étaient bien moins fortes que nous le pensions». Le climat de ce laboratoire inédit a, de fait, été moins aux débats qu’à une réflexion sur la manière de rejoindre une Amérique en cours de sécularisation. Autrement dit, la manière d’être de meilleurs «disciples missionnaires», selon les mots du pape François. Pour les évêques, ce gigantesque rassemblement est d’abord l’occasion d’écouter. Et d’identifier avec les «experts», engagés sur le terrain, les mutations auxquelles l’Église américaine est confrontée : montée de l’individualisme, de l’indifférence religieuse, des «sans religion» (un quart de la population américaine), baisse de la pratique mais aussi vagues migratoires…

 

Parmi les participants, nombreux sont les jeunes adultes, solidement formés et nommés à des postes clés dans les diocèses. Une grande question revient pourtant : comment rejoindre les jeunes Américains à qui l’Église ne parle plus ? Les évêques le reconnaissent : «Il nous faut trouver une nouvelle manière de parler de la foi, en partant sans doute davantage de notre expérience et de notre témoignage», avance le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington. Une Église moins dogmatique ? C’est ce qu’appelle de ses vœux ­ Matthew Halbach, 38 ans, directeur du Centre Saint-Joseph pour l’éducation à la foi, dans l’Iowa, et consultant pour la conférence épiscopale. «Les gens attendent de nous un témoignage authentique, de la compassion. Pour nommer un couple remarié qui est fidèle, éduque ses enfants avec amour et dans la foi mais n’a pas obtenu la nullité de mariage, on n’a qu’une catégorie : “adultères”… Nous avons besoin d’un langage plus miséricordieux», constate ce père de quatre enfants.

 

«L’Église américaine a toujours été présente aux périphéries, à travers nos écoles, nos paroisses… mais nous pouvons faire mieux», appuie Mgr José Gomez, archevêque de Los Angeles et vice-président de la conférence épiscopale, sommant les leaders catholiques à aller aux périphéries «sociales, existentielles et spirituelles». Si certains, comme cette religieuse, aumônière d’hôpital, regrettent le manque de réel débat – «Il y a un éléphant dans la pièce et on n’en parle pas !», glisse-t-elle, évoquant entre autres l’accueil des homosexuels –, Matthew Halbach se veut plus optimiste. «Nous sommes au début de la route, mais je sens dans nos conversations informelles que les gens de tous bords s’ouvrent.»

 

Mais comme le montre cruxnow.com dans l’article de John L. Allen Jr. et Ines San Martin du mardi 4 juillet 2017 «John Carr : les critiques du pape trop souvent "bloqués dans leurs propres têtes"», John Carr qui a eu l'idée de ce rassemblement entre les leaders du camp pro-vie catholique avec ceux qui travaillent sur la justice sociale pour montrer qu’ils pouvaient «agir ensemble» et mettre en avant l'étreinte de l'enseignement social de l'Église, pourraient les rendre dangereux et et ainsi fournir une vision alternative de la vie publique et montrer que les soins aux faibles, à l'être à naître, aux sans-papiers, à la personne âgée, aux jeunes, aux personnes sans soins de santé, aux personnes qui luttent pour survivre face aux persécutions religieuses, en d'autres termes, un engagement commun à la défense de la vie et de la dignité humaine, offre non seulement une voie à suivre pour l'Église, mais aussi un chemin vers la société.

 

Même si les évêques y ont montré leur soutien envers le pape et que ce rassemblement essaye d’accompagner les changements, il y a surtout eu une tentative de réunir deux camps profondément opposés les catholiques pro-vie et sociaux, sans parler réellement des problèmes sociétaux.

 

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