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Publié le 16 Mai 2017

letelegramme.fr nous montre ce mardi 16 mai 2017 une nouvelle réaction à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron. Elle émane du pape François. Radio Vatican rapporte les propos du Saint-Père, publiés ce mardi dans un télégramme adressé au nouveau président de la France.

 

Le Saint-Père a adressé ses "vœux très cordiaux pour l’exercice de vos hautes fonctions au service de tous vos compatriotes". Le pape affirme prier "Dieu de vous soutenir pour que votre pays, en fidélité à la riche diversité de ses traditions morales et de son héritage spirituel marqué aussi par la Tradition chrétienne, porte toujours le souci de l'édification d’une société plus juste et fraternelle".

 

Il espère que "dans le respect des différences et l'attention aux personnes en situation de précarité et d’exclusion, (il) contribue à la coopération et à la solidarité entre les nations. Que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples".

 

Le pape est un peu trop optimiste, quand on sait qu'après la rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron que les journalistes nous a vendu comme un grand changement, la France devra faire des efforts en réformant son marché du travail et en assainissant ses finances publiques. En gros, elle doit donner des gages en matière budgétaire. Puis Merkel a fait savoir qu’elle n’exclut pas la possibilité de changer les traités pour réformer l'Europe "si cela fait sens", alors qu’en réalité elle ne s'est pas engagée, mais elle a juste dit qu'on pouvait y réfléchir. En gros, il n’y aura pas de révision des traités. Enfin, Macron pour rassurer l’Allemagne, a expliqué qu'il ne voulait pas d'Eurobonds et de mutualisation des dettes anciennes des pays de la zone euro. Ce n’est pas ainsi qu’on lutte contre la pauvreté et les populismes.

 

Suivre le modèle allemand est sans doute un mauvais gage comme le montre L’OBS dans son article : «Travailleurs pauvres et salaires bas : le FMI met en garde... l'Allemagne». Dans un rapport publié hier, le Fonds monétaire international a averti l'Allemagne du risque d'augmentation de la pauvreté. Car si la croissance est forte, les excédents commerciaux très élevés, le budget équilibré, et le taux de chômage est bas, en revanche les travailleurs pauvres restent très nombreux. L'institution internationale, davantage connue pour ses recommandations de cures d'austérité pour les pays en difficulté, a donc recommandé, entre autres, une augmentation des salaires, des investissements publics, et une baisse des impôts. Pour réduire la pauvreté, les inégalités, booster la demande intérieure, la croissance ainsi que celle de... toute la zone euro.

 

Enfin, la société civile dont parle la République en marche (REM) est plutôt limitée, comme le montre l’article de L’OBS : «Législatives : les candidats "société civile" de REM, la République "des gens qui vont bien" selon Mediapart».Qui sont les candidats aux législatives de la République en marche (REM) qui n'ont jamais été élus auparavant ? Mediapart a épluché la liste allongée hier soir. La "société civile" du parti présidentiel "est surtout constituée de chefs d’entreprise, médecins, avocats, cadres du privé ou collaborateurs d’élus. On n’y trouve a priori aucun ouvrier, et seulement une toute petite poignée d’employés." Ce sont "des CSP+, des cadres dynamiques, des notables locaux. Un monde de gens qui vont plutôt bien, voire très bien, à l’image du noyau des électeurs d’Emmanuel Macron", estime Mediapart. Le journal souligne que "la liste compte d’abord un nombre considérable de chefs d’entreprise, PDG, créateurs de start-up, patrons de TPE/PME. Au total, d’après nos calculs, c’est de loin le plus gros contingent. Ils sont au moins une soixantaine, soit un peu moins d'un tiers des candidats estampillés 'société civile'."

 

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Publié le 14 Mai 2017

Ce dimanche 14 mai 2017 Radio Vatican nous montre qu’interrogé dans l’avion qui le ramenait de son 19ème voyage apostolique à Fatima, au Portugal, le pape François est revenu samedi 13 mai 2017 sur sa visite des deux derniers jours. Il s’est aussi exprimé sur les relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, sur les apparitions présumées de Medjugorje et sur sa future rencontre avec Donald Trump.

 

«Fatima porte certainement un message de paix», a d’abord répondu le pape à une journaliste portugaise. «Et ce message a été apporté à l’humanité par trois grands communicants qui avaient moins de 13 ans, ce qui est intéressant.» Faisant part de sa «grande joie» d’avoir pu canoniser François et Jacinthe Marto à Fatima, il a souhaité que ce soit ce message de paix que le monde retienne de son voyage. Le pape François, qui s’était présenté comme un «évêque vêtu de blanc» vendredi, lors d'une prière, s’est défendu de toute volonté de réinterpréter le message de Fatima. Il a d’ailleurs informé que la prière avait été écrite par le Sanctuaire de Fatima. «Je pense qu’ils ont cherché à exprimer par le blanc cette volonté d’innocence, de paix: innocence, ne pas faire de mal à l’autre, ne pas faire la guerre, c’est la même chose.»

 

Interrogé sur sa future rencontre, le 24 mai prochain, avec Donald Trump, le pape François a refusé de donner son opinion sur le président américain. «Je ne juge jamais quelqu’un sans l’avoir écouté. Je ne pense pas devoir le faire, a justifié le Pape. Les choses sortiront lors de notre discussion, je dirai ce que je pense, lui dira ce qu’il pense.» Relancé sur son avis concernant la politique migratoire de Donald Trump, le pape n'a pas voulu s'étendre : «Vous le savez bien», s’est-il exclamé. Il a souhaité «chercher les portes qui sont au moins un peu ouvertes» pour discuter des points d’accord et aller de l’avant, «pas à pas», puisque «la paix est artisanal : elle se fait chaque jour».

 

Concernant l’état des relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, alors que des rumeurs évoquaient une annonce ce dimanche 13 mai, le pape François a noté que «les rapports actuels sont fraternels». Rappelant ses gestes récents sur les sacrements de réconciliation et du mariage, le pape a indiqué que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait étudié un document sur le sujet mais qu’il ne lui est pas encore parvenu. «J’ai de bons rapports avec Mgr Fellay : je lui ai parlé plusieurs fois. Je n’aime pas brusquer les choses. Cheminer, cheminer, cheminer : et après on verra», a-t-il poursuivi. Le pape a refusé de voir «toute forme de triomphalisme» dans un possible accord : «pour moi ce n’est pas un problème de vainqueurs ou de vaincus, non. C’est un problème de frères qui doivent cheminer ensemble, en cherchant la formule pour faire des pas en avant».

 

Le pape a aussi parlé du dialogue positif avec les Églises protestantes. «De grands pas en avant ont été faits», a-t-il souligné, se référant notamment à son voyage en Suède pour le début des commémorations des 500 ans de la Réforme luthérienne. «C’est significatif pour l’œcuménisme : cheminer ensemble par la prière, par le martyre et par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde (…) et les théologiens continueront à travailler, mais le chemin doit aller de l’avant. Avec le cœur ouvert aux surprises.»

 

Concernant Medjugorje (Bosnie- Herzégovine), le pape a rappelé que «toutes les apparitions ou les présumées apparitions appartiennent à la sphère privée, elles ne font pas partie du magistère public ordinaire de la foi». Il a ensuite tenu à «distinguer trois choses». Il a d’abord assuré que l’enquête sur les premières apparitions aux enfants doit continuer. Il a ensuite fait part des «doutes» de la commission présidée par le cardinal Ruini au sujet des présumées apparitions actuelles. «Je préfère la Madonne mère, notre mère, plutôt que la Madonne chef de bureau télégraphique qui envoie des messages tous les jours à une heure précise… Cette femme n’est pas la mère de Jésus. Et ces apparitions présumées n’ont pas tellement de valeur», a déclaré le pape, soulignant qu’il s’agissait d’une opinion «personnelle» mais «claire». Enfin, il a reconnu que «des gens se rendent là et se convertissent, rencontrent Dieu, changent de vie» : un «fait spirituel et pastoral» qui ne peut être nié selon lui. C’est pour cette mission pastorale qu'il a nommé le 11 février dernier Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga.

 

Le pape est aussi longuement revenu sur le sujet délicat des abus sexuels sur mineurs et la récente démission de Mary Collins de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Affirmant avoir parlé avec Mary Collins, le pape a reconnu qu’elle avait eu «un peu raison» dans ses accusations. «Il y a peu de gens, il faut plus de gens compétents sur le sujet», a-t-il affirmé, tout en assurant que le Vatican avançait sur cette question. «Les retards se sont accumulés», a aussi reconnu le pape, se félicitant néanmoins que des protocoles à suivre pour traiter ces cas aient été mis en place aujourd’hui dans presque tous les diocèses. Pour les aider, le pape a évoqué le projet de «tribunaux continentaux». Il a aussi rappelé avoir clarifié la procédure d’appel et expliqué que tout prêtre condamné pouvait lui demander une grâce. «Moi, je n’ai jamais signé aucune grâce», a-t-il affirmé.

 

Le pape François a donc parlé de ses relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et semble ne pas se rendre compte qu’il va faire entrer le loup dans la bergerie, l’envie de fraternité ne doit pas être de l’aveuglement et il faut demander aux lefebvriste des gages que sont l’appui des réformes du concile Vatican II et des réformes actuelles du Vatican et de l’Église, ensuite un dialogue avec Donald Trump ne doit pas se prendre à la légère avec un homme qui est l’exact opposé du pape notamment au niveau de l’accueil des étrangers et de la solidarité envers les pauvres et, enfin, le pape devra se montrer prudent contre le traitement des affaires de pédophilie dans l’Église vu que sa hiérarchie n’a pas pris les cas au sérieux et se montrer ferme contre Medjugorge qui a tout d’une escroquerie.

 

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Publié le 11 Mai 2017

LeMonde.fr dans le Live Présidentielle 2017, francetvinfo.fr dans et L’OBS dans Le réveil politique nous montre jeudi 11 mai 2017 nous montre que Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il serait candidat aux législatives à Marseille, dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône face au socialiste Patrick Mennucci, qui n'a pas bien accueilli la nouvelle et le député socialiste marseillais lui reproche de s'être présenté dans une circonscription acquise à la gauche, où le FN ne menace pas. Les tractations entre le PCF et La France insoumise n'ont – pour l'heure – pas abouti aux résultats espérés par Pierre Laurent, le sénateur de Paris a plaidé ce jeudi sur France Inter pour une poursuite des négociations.

 

Manuel Valls est convoqué devant la commission des conflits du PS en vue d’une éventuelle exclusion. La République en marche a par ailleurs affirmé hier que "pour l'heure", sa candidature aux législatives sous la bannière de la majorité présidentielle ne pouvait être retenue. Tandis que la direction du PS va droit dans le mur puisque Bernard Cazeneuve a lancé mercredi au Mans la bataille des législatives, en affirmant qu'il était impossible pour le PS de partir au combat "en disant 'nous sommes dans l'opposition'" et souhaite d'apporter son concours et sa contribution à Emmanuel Macron. Ce que Stéphane Le Foll a confirmé en disant ce matin à RMC que la priorité du Parti socialiste était la réussite du quinquennat d'Emmanuel Macron. Consternant.

 

Ce souhait n’est pas partagé par ceux qui veulent refonder le PS. Benoît Hamon va lancer son mouvement au mois de juillet mais sans quitter le PS, afin de continuer à défendre les idées avancées pendant la présidentielle. Et après la présidentielle, la lune de miel entre l'écologiste Yannick Jadot et Benoît Hamon se poursuit. Le premier vient d'annoncer qu'il rejoignait le mouvement transpartisan du second. "C'est la poursuite de notre plateforme, c'est ce qu'on a décidé ensemble", a-t-il expliqué sur LCI.

 

Tandis qu’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira sont sorties de leur silence. Les maires socialistes de Paris et de Lille, et l'ex-Garde des Sceaux, lancent avec des intellectuels et des artistes "Dès demain", un "mouvement d'innovation" ouvert à "tous les humanistes qui croient encore en l'action". Dans une tribune publiée dans "Le Monde", les quelque 160 signataires appellent leurs concitoyens à un "sursaut", en annonçant le lancement de ce "grand mouvement d'innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale". "Dès Demain", "ça n'est pas un parti, ça n'est pas un courant", a assuré Anne Hidalgo. Signataire de cette tribune, Benoît Hamon a avancé lui aussi ses pions comme nous avons pu le voir plus haut.

 

Enfin, le Direct de Libération.fr nous montre que La pétition en ligne «Loi travail : non merci», lancée l'année dernière par la militante Caroline De Haas et qui avait récolté plus d'un million de signatures, vient d'être relancée sur un site dédié, loitravail.lol. Les initiateurs appellent le président nouvellement élu Emmanuel Macron à renoncer réformer le code du travail par ordonnances. L'opposition reprend de plus belle et c'est une bonne chose.

 

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Publié le 9 Mai 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielles 2017 nous montre que LR a un projet. Le projet porté par François Fillon pendant la présidentielle "va être amendé". "Nous proposerons une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, il n'y aura pas d'augmentation de la TVA, nous poursuivrons l'effort de baisse des charges, mais pas de la même ampleur", détaille M. Baroin. Par ailleurs, "nous retrouverons des fondamentaux de ce qu'Alain Juppé proposait car au fond, la synthèse n'a pas été faite, par exemple avec la défiscalisation des heures supplémentaires". Enfin, l'objectif de suppression de 500 000 postes de fonctionnaires est maintenu mais "sur une échelle temps plus longue". Un programme tout sauf réjouissant.

 

Le Direct de francetvinfo.fr nous signale que de son côté, Alain Juppé a annoncé qu'il ne s'inscrirait pas dans une logique d'"obstruction systématique et d'opposition frontale" contre un gouvernement Macron si Les Républicains et l'UDI n'obtenaient pas la majorité absolue aux législatives. "Certains évoquent l'hypothèse d'une majorité absolue qui amènerait à une situation de cohabitation. Si tel n'était pas le cas, il faudrait évidemment que chacun prenne ses responsabilités", a affirmé le maire de Bordeaux.

 

Ensuite la situation n’est pas meilleure au PS. Le Direct de francetvinfo.fr nous montre que le Parti socialiste, notamment, se déchire au sujet de l'attitude à adopter vis-à-vis d'Emmanuel Macron et de son futur gouvernement. S'adressant aux candidats du PS, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, les a appelés à "ne pas se laisser aller à des divisions" et a estimé qu'ils devaient être "à la hauteur des enjeux" et "dans la volonté de faire réussir ce quinquennat", plutôt que dans une opposition systématique à l'ancien ministre de l'Économie. Consternant.

 

L'ancien Premier ministre continuant dans la traitrise a annoncé sur RTL son intention d'être candidat aux législatives à Evry (Essonne) sous l'étiquette de La République en marche d'Emmanuel Macron. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a rapidement affirmé qu'il était "impossible" pour Manuel Valls de conserver sa carte d'adhérent au PS en briguant l'investiture La République en marche.

 

La réunion destinée à évoquer la stratégie pour les législatives, rue de Solférino, s'annonçait comme le théâtre d'une lutte entre les partisans d'une alliance avec les troupes d'Emmanuel Macron et les opposants à ce rapprochement. "Ceux qui se présentent avec l'étiquette En marche ! auront un candidat [PS] face à eux, c'est ce qu'a dit Jean-Christophe Cambadélis", a assuré le hamoniste Pascal Cherki à la sortie.

 

LCI.fr dans son Live présidentiel se demande si le projet de Benoît Hamon est enterré ? Le bureau national du PS a approuvé mardi la plateforme programmatique pour ses candidats aux législatives, qui abandonne des propositions phares de la campagne de Benoît Hamon, dont la sortie rapide du nucléaire et du diesel, ou le revenu universel. Mais cet avant-projet instaure des lignes rouges adressées à Emmanuel Macron, comme le refus d'une réforme du code du travail par ordonnances. La suppression de la taxe d'habitation, proposition calquée sur le projet d'Emmanuel Macron, ne fait finalement pas partie de la mouture adoptée mardi. Comme si la défaite était déjà actée.

 

Benoît Hamon lui aura ses propres propositions dans les heures ou les jours qui viennent, notamment pour construire une gauche qui soit une gauche de combat au moment des élections législatives.

 

Enfin le Direct de francetvinfo.fr nous montre que dans une conférence de presse, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a déploré un risque de voir sa formation et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon partir en ordre dispersé pour les élections législatives. Aucune des deux forces ne veut assumer de mettre fin aux discussions.

 

Ces désunions ne vont pas dans le bon sens car comme le montre l’article de francetvinfo.fr «Quatre chiffres qui montrent que l'élection d'Emmanuel Macron n'est pas si écrasante» derrière la victoire sans appel d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle se cachent des chiffres beaucoup moins flatteurs pour le nouveau chef de l'État : il a été choisi par seulement 44% des inscrits, 43% de ses électeurs ont voté par défaut, près de 11 millions de voix pour le FN, du jamais-vu et 61% des Français ne souhaitent pas lui donner une majorité absolue.

 

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Publié le 8 Mai 2017

Les catholiques ont nettement voté Macron

BFMTV.com dans son article du lundi 8 mai 2017 nous montre qu’Emmanuel Macron a rassemblé 62% des suffrages exprimés par l'ensemble des catholiques (idem chez les pratiquants), et même 71% chez les pratiquants réguliers (qui vont à la messe au moins une fois par mois) selon un sondage Ifop pour La Croix et Pèlerin. Sans surprise, le président élu a réalisé des scores plus élevés que dans l'ensemble de la population chez les protestants (67%), et beaucoup plus nettement encore chez les musulmans (92%).

 

Comme à l'accoutumée, les catholiques ont été nombreux à accomplir leur devoir de citoyen, avec une participation pointée à 78% (et même 80% chez les pratiquants réguliers), devant les protestants (76%) et les musulmans (62%). Il n'était en revanche pas possible de savoir si les catholiques ont glissé davantage de bulletins blancs ou nuls que la moyenne des votants, ceux-ci n'ayant pas été mesurés dans l'enquête. L'épiscopat avait été très critiqué dans l'entre-deux-tours pour n'avoir pas pris position entre la candidate du Front national et celui d'En Marche!, alors qu'un vote pour Emmanuel Macron était rejeté par une frange conservatrice de l'électorat catholique. Cette enquête Ifop a été réalisée en ligne dimanche 7 mai, et à partir d'un cumul d'interviews du 4 au 7 mai, auprès de 4330 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d'un échantillon de 4572 personnes dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,7 à 1,6 point.

 

LCI.fr dans son Live présidentiel nous montre que le ministère de l'Intérieur vient de communiquer les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron obtient 66,1% des suffrages exprimés (soit 20 753 798 voix) et Marine Le Pen 33,9% (soit 10 644.118 voix). Le nombre d'abstentionnistes s'élève à 12 101 416 (soit un taux de participation à 74,56%). Enfin, 3 019 724 bulletins blancs ont été recensés et 1 049 532 bulletins nuls ont été constatés.

 

Le Récap de Libération.fr nous montre que François Hollande et Emmanuel Macron ont déposé ensemble la traditionnelle gerbe des cérémonies du 8 mai sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. La passation de pouvoir aura lieu dimanche, a-t-il par ailleurs confirmé ce matin. Mais il n’aura pas le temps de se reposer, puisque les législatives seront en juin et son mouvement prend déjà un nom risible 'En marche la République'.

 

Enfin Emmanuel Macron n’aura pas la confiance des travailleurs comme le montre l’article dans LeMonde.fr intitulé «Front social : plusieurs milliers de manifestants à Paris». Plusieurs milliers de personnes (entre 1600 et 7000) manifestent lundi après-midi dans le calme à Paris à l'appel du collectif Front social, qui rassemble notamment des sections CGT, SUD ou UNEF. L'objectif de cette mobilisation est de s'opposer à Emmanuel Macron dès le lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle. "Urgence sociale et écologique", "pour l'égalité des droits contre un précariat généralisé" ou encore "En Marx", affichaient des pancartes de manifestants, qui défilaient de la place de la République jusqu'à Bastille.

 

L’Express.fr nous signale aussi dans son article «Macron fait (déjà) face aux premiers mouvements de contestation» que dès l'annonce des résultats, dimanche soir, des groupes de manifestants s'étaient également rejoints dans plusieurs villes de France. À Strasbourg, Nantes, Lyon, Grenoble ou Poitiers, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté leur mécontentement au cri du slogan "Ni Le Pen, ni Macron".

 

Tous ces mouvements de contestation rappellent à Emmanuel Macron, dès le lendemain de son élection, qu'il devra manœuvrer avec brio dans les mois à venir, s'il souhaite réussir.

 

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Publié le 7 Mai 2017

Le second tour m’était connu dès 18 h 30 grâce la Belgique avec un résultat tout sauf surprenant puisque Macron avait gagné largement dans un score allant entre 62 et 65 %. À 20h, TF1 nous livre les résultats définitifs Emmanuel Macron a obtenu 65,5 % (21 millions de voix) contre Marine Le Pen avec 34,5 % de voix (11 millions de voix). Ne voulant voter ni pour l’un, ni pour l’autre, j’ai voté blanc et je n’aurais rien à regretter plus tard. L’abstention est un record au second tour d’une présidentielle avec 25,3 %. 4,2 millions d’électeurs ont choisi le vote blanc et nul (soit 8,8% des inscrits), ce qui constitue un nouveau record. C’est un choix sans enthousiasme pour Macron qui devient le plus jeune président de France avec 39 ans.

 

Un mauvais signal vient des félicitations la première ministre britannique Theresa May, du porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, et du président la Commission européenne qui est heureux de cette élection puisque les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Enfin le PS, juge le résultat de Macron peu satisfaisant, et LR pour qui l'heure n'est ni à la démission ni à la compromission, mettent Macron en garde. Le PRG, les soit disant réformistes du PS, Malek Boutih, Manuel Valls et Stéphane Le Foll vont déjà la soupe comme Bruno Lemaire.

 

Macron dans son premier discours s’est fait humble et rassembleur tout en essayant de donner des gages à ses opposants mais a lu son discours sur prompteur, ce qui s’avère décevant. Il ne va pas attendre longtemps pour être dans le bain puisque Marine Le Pen se lance déjà dans la bataille des législatives et veut une transformation de son mouvement afin de constituer une nouvelle force politique. Jean-Luc Mélenchon se tourne lui aussi vers les législatives et appelle à la résistance face au pouvoir des riches et des haineux. Pierre Laurent du PCF appelle à une mobilisation pour les législatives, tandis que Benoît Hamon souhaite un maximum de candidatures d'union de la gauche pour les législatives.

 

Enfin dans sa page twitter EELV dit une chose intéressante que «Le nombre élevé de votes blancs et nuls montre l'insatisfaction d'une grande partie de l'électorat» et qu’ «Élu par rejet et non sur son projet, Emmanuel Macron n'a pas mandat pour mener la politique qu'il prétend mener.»

 

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Publié le 6 Mai 2017

previdenciabrasil.info dans son article du vendredi 5 mai 2017 nous montre que l’assemblée de la CNBB à Aparecida a exprimé son soutien aux luttes des travailleurs; la centrale reconnaît la valeur du geste, et cite le pape François et affirme qu’elle se lève contre «la furieuse exploitation».

 

Les syndicats approuvent le document adressé par la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) dans l'expression «notre reconnaissance et notre gratitude pour l’appui clair et explicite que l'Église catholique au Brésil a exprimé à la lutte des travailleurs et du peuple brésilien pour la justice dans la période récente» en référence à la grève générale qui a eu lieu vendredi dernier (28 avril). Selon la lettre, adressée au Président de la Conférence, le cardinal Sergio da Rocha, et lue lors de la réunion des entités jeudi (4 mai), «le courage et la générosité» de nombreux évêques et les déclarations «énergiques» de l'assemblée générale de la CNBB ont «donné un encouragement très grand à notre peuple.»

 

Les syndicalistes sont résolus d'approuver un document pour évaluer que l'entité a été sous la pression du gouvernement pour changer sa position critique à l'égard des réformes. «Nous voulons que vous sachiez que notre reconnaissance aussi de savoir combien il vous coûte de prendre ces positions, et de subir les pressions qu’exercent les puissants pour la défense de leurs privilèges et leurs projets qui légalisent l'exploitation et l'exclusion.»

 

Ils font également référence au pape. «Nous sommes enthousiasmés avec les positions prophétiques du pape François, nous voyons maintenant, avec une grande joie, que l'Église au Brésil suit son berger et met en œuvre une performance honorant l'Évangile et la pratique de Jésus Christ» dit la centrale syndicale.

 

Les dirigeants disent aussi qu'ils ne défendent les privilèges des groupes ou des sociétés. «Nous nous battons pour les pauvres et les exclus du Brésil qui ne sont pas encore massacrées par des réformes juridiques qui parlent de la modernisation, mais qui dans la pratique constituent des moyens cruels pour accroître l'exploitation; nous nous battons pour notre pays n’aliène pas ses actifs les plus stratégiques afin que le système financier et le marché ne soit pas la seule direction politique de ce pays».

 

À la veille de la clôture de la réunion annuelle à Aparecida, la CNBB a publié une déclaration intitulée «Le grave moment national.» Les évêques disent que la règle de droit démocratique, «reconquise avec l’intense participation populaire après le régime d'exception, court le risque que grandissent le discrédit et le désenchantement de la politique et de l'Autorité de la République dont la pratique a montré sa distance énorme pour la plupart des aspirations du peuple». L'organisation affirme aussi qu’«il est nécessaire de construire une véritable démocratie participative».

 

L’Église soutient les syndicats brésiliens contre les réformes sociales du président Michel Temer qui augmentent les heures de travail et repoussent l'âge de départ à la retraite, auxquelles s’allient à des coupes budgétaires et un gel pendant 20 ans des dépenses publiques, une modification du programme social Bolsa Família et des privatisations. Dommage qu’ici en France, qu’on est prêt à choisir comme au Brésil cette route qui va constituer un retour en arrière et ne fera pas revenir la croissance.

 

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Publié le 4 Mai 2017

diariosobrediarios.com.ar nous montre dans son article du mercredi 3 mai 2017 que dans le cadre de l'initiative de l'épiscopat argentin de «réconcilier» les proches des disparus des personnes et les militaires qui sont responsables de leur mort, a reçu la «critique» de la présidente des Grand-mères de la Place de Mai, Estela de Carlotto pour qui c’est un «non sens» tout en excluant une possibilité de «réconciliation», et de Nora Cortinas, la présidente de la Fondation des mères de la Place de Mai pour qui c’est une «hypocrisie faite par l’Église, qui participa à la dictature et demande la réconciliation».

 

Les évêques «vont commencer à travailler aujourd’hui, quand vous entendrez les témoignages de parents de personnes disparues et des victimes de organisations de guérilla des années 70», dit Clarin. Pagina12 souligne que la déclaration de l'épiscopat «a évité de se référer aux parents des disparus au cours de la dernière dictature militaire» et les groupes qui luttent pour la «mémoire complète», où sont «intégrés majoritairement la famille et les amis de ceux qui ont condamnés et torturés par ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité».

 

Cette «critique forte» est également publié dans La Nacion, et dans celui-ci, Mariano De Vedia fait remarquer que l'appel «a rencontré de la résistance» des organisations de défense des droits de l’homme qui ont «renouvelé leur critique de l'Église pour son action au cours de la dictature militaire et questionnent même le pape François qui est accusé de n'avoir jamais fait une homélie pour les personnes disparues, par des prisonniers politiques».

 

L’Église en Argentine en utilisant le mot «réconciliation» dans le cadre d'une Assemblée plénière de la Conférence épiscopale qui a invité le victimes de la dictature et d'autres victimes d'organisations de gauche armées, en les plaçant au même niveau que leur bourreau, a provoqué de vives critiques, car la plupart des Argentins ne semblent pas accepter cette idée de réconciliation alors qu’ils restent sans aide pour trouver les disparus et leurs enfants.

 

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Publié le 4 Mai 2017

Le LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr, LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr et le Direct de francetvinfo.fr de ce jeudi 4 mai 2017 nous montrent que Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont opposés durant deux heures et demie d’échanges de noms d’oiseaux et d’accusations ad hominem dans un débat rugueux et désordonné où il n'y a pas eu de round d'observation. Les deux finalistes se sont durement affrontés sur le terrorisme, l'Europe, l'économie. Ce fut un combat âpre, limite hors-jeu, et où les coups ont plu. Les deux finalistes de la présidentielle ne se sont absolument rien épargnés : les affaires, les caricatures, etc... Tout y est passé. Le favori des sondages s'est efforcé, face aux invectives répétées de son adversaire, de débusquer l'"irréalisme" et le "vide" du programme du FN.

 

Près de 16,5 millions de téléspectateurs ont regardé le débat de l'entre-deux-tours sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi 3 mai, un score inférieur à celui des derniers débats des élections de 2007 et 2012, selon les chiffres de Médiamétrie. TF1 et France 2, qui organisaient le débat, ont rassemblé à elles seules 15,1 millions de téléspectateurs, loin devant les chaînes d'info qui le diffusaient aussi.

 

Et comme le montre L’OBS dans son article «Le Pen face à Macron : le web se régale du calvaire des deux journalistes» nous montre que Les deux heures et demie de débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont été éprouvantes pour les journalistes, dont l'autorité a été mise à mal par les candidats souvent cacophoniques.

 

Si l'exaspération a pu se lire sur le visage des deux journalistes, c'est principalement à Nathalie Saint-Cricq que revenait la lourde tâche de faire taire Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. La journaliste s'est parfois noyée dans le tumulte d'un débat aux mains des candidats. De son côté, Christophe Jakubyszyn semblait absent ou du moins pressé d'en finir. Sur Twitter, les internautes ont rivalisé d'inventivité pour illustrer cet aspect du débat. On est passé de ceux qui compatissent, à ceux qui étaient inquiets et imaginatifs.

 

Enfin dans le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr, les trois principales autorités juive, protestante et musulmane, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le pasteur François Clavairoly et le président du Conseil français du culte musulman Anouar Kbibech ont appelé "au vote républicain pour Emmanuel Macron" dans une déclaration commune. "Nous, profondément attachés aux principes républicains de notre devise 'liberté, égalité, fraternité', comme aux valeurs universelles d'accueil, d'ouverture à l'autre et de solidarité, invitons les Français à se mobiliser (...) pour faire triompher, par la voie des urnes, la France généreuse, tolérante et ouverte sur le monde."

 

Comme le montre e LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr aucun responsable catholique ne s'est joint à cette initiative interreligieuse, alors que le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a redit mercredi son refus que l'Église prenne "parti".

 

Une présidentielle décevante qui nous propose un mauvais choix et débat d’une qualité discutable. Il n’y a plus rien à attendre de ces candidats.

 

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Publié le 3 Mai 2017

LePoint.fr nous montre ce mercredi 3 mai 2017 que le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Mgr Georges Pontier, a estimé mercredi que "le rôle de l'Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre candidat", et dénonce un "climat hystérisé" à quatre jours du second tour de la présidentielle.

 

Dans une interview sur le site de la CEF, l'archevêque de Marseille souligne que "la devise de notre pays est belle : liberté, égalité, fraternité" et qu'"elle est entre nos mains de citoyens", sans que l'on sache s'il s'agit d'une considération générale ou d'une indication pour le scrutin de dimanche.

 

L'épiscopat est critiqué depuis dix jours pour n'avoir pas pris position contre la présidente du Front national Marine Le Pen, alors qu'un vote pour le candidat d'En marche ! Emmanuel Macron est rejeté par une frange conservatrice de l'électorat catholique. Une vingtaine d'évêques se sont toutefois exprimés à titre personnel, certains rappelant des principes devant éclairer le choix des électeurs, d'autres - plus nombreux - exprimant plus ou moins directement un rejet des thèses de l'extrême droite. Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et ancien président de la CEF, s'est inquiété de l'abstention, porte ouverte "à toutes les aventures, y compris les plus extrêmes".

 

Vice-président de la CEF, Mgr Pascal Delannoy a relevé que "le score modéré de Marine Le Pen" (13,58 %) dans son diocèse de Seine-Saint-Denis était "le signe que la fraternité, la solidarité, le respect de l'autre qui animent nombre d'habitants de notre département sont les meilleures réponses que l'on puisse apporter aux discours qui veulent semer la discorde, la méfiance et la peur".

 

À rebours, Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon où Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour avec 30,43 %, a invité ses fidèles à "choisir en conscience", en ignorant "les exclusives de la médiacratie ou les consignes du prêt-à-penser". "Je perçois un certain émoi, du désarroi chez un nombre important de catholiques qui n'arrivent pas trop à se situer", a-t-il expliqué lors d'un entretien avec l'Association des journalistes d'information religieuse (Ajir). "Il faut rester à notre place, située à distance, rappeler des principes mais ne surtout pas donner de consigne de vote", a ajouté cette figure influente dans les milieux conservateurs.

 

Pour Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop, "les catholiques pratiquants sont l'un des groupes les plus orphelins au second tour", puisque seuls 34 % d'entre eux ont choisi au premier un des deux finalistes (19 % Emmanuel Macron, 15 % Marine Le Pen, contre 46 % pour François Fillon). Ce qui peut expliquer, selon lui, des "prises de position de l'épiscopat moins stabilisées" que par le passé.

 

Si les évêques apparaissent en retrait, de nombreuses organisations catholiques ont pris part avec clarté au débat. Une trentaine de mouvements, du Secours catholique aux Scouts de France, ont appelé à refuser "la tentation du repli sur soi", la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref, moines, frères et sœurs) invitant à opter "pour la fraternité, l'ouverture, l'hospitalité". Le quotidien La Croix s'est prononcé en faveur d'Emmanuel Macron.

 

Pour Mgr Pontier, "le rôle de l'Eglise est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte". Avant de citer : "le respect de la dignité de toute personne humaine, l'accueil de l'autre dans sa différence, l'importance de la famille et le respect de la filiation, la nécessité de respecter la liberté de conscience, l'ouverture au monde, la juste répartition des richesses, l'accès au travail, au logement...". Comme "aucun programme ne remplit tous ces critères", c'est "à chacun, à la lumière de l'Évangile, d'effectuer sa propre pondération et de voter en conscience", estime-t-il.

 

Comme le montre l’article d’Europe1.fr «L'Église a-t-elle donné des consignes de vote ces dernières années ?» c’est en 1972, que dans le sillage du concile Vatican II qui reconnaît aux catholiques la liberté de conscience, les évêques de France reconnaissent officiellement le pluralisme politique au sein de l’Église. Et le texte qu’ils adoptent est très clair, ils ne donneront plus de consignes. Aujourd’hui, pas de consigne de vote, mais des influences, toujours. Les évêques de France ont d’ailleurs publié en octobre une liste de critères pour aider les électeurs catholiques à choisir. Le texte rappelle les traditions "d’accueil et d’intégration de cultures différentes" du christianisme, certains y ont vu un appel au vote Alain Juppé.

 

Difficile pour les évêques qui sont critiqués quand ils s’opposent à une loi comme le mariage pour tous et sont accusés d’être à l’encontre de la laïcité, et maintenant qu’ils sont neutres on les accuse de ne pas dire pour qui voter. Ces élections ne sont pas de tout repos.

 

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