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Publié le 27 Mars 2017

Bernadette Sauvaget dans son article du lundi 27 mars 2017 dans Libération.fr nous montre que la «tolérance zéro» affichée par l'Église catholique contre les abus sexuels peine à se concrétiser. La commission pour la protection des mineurs a bien avancé des propositions que François tarde à valider.

 

Un pape en apesanteur ? François affiche, certes, une «tolérance zéro» contre la pédophilie dans l’Église catholique. Mais le doute s’est installé, au fil des mois, sur sa détermination à la mettre en pratique. En retrait par rapport à la fermeté de son prédécesseur Benoît XVI, il prend le risque que ce grave dossier ne devienne l’un des points noirs de son pontificat. «Le temps sera le test», a défendu, ce lundi, le cardinal américain Seán O’Malley, l’un de ses proches qui préside la commission pour la protection des mineurs, qui s’est réunie tout au long de la semaine dernière au Vatican. «C’est lent», dit aussi, à Libération, la pédopsychiatre française Catherine Bonnet qui siège dans cette instance, chargée de conseiller le pape.

 

La commission a transmis une série de propositions au pape. Mais silence sur leur contenu. Une conférence de presse que devait se tenir, ce lundi matin au Vatican, a été annulée au dernier moment. Officiellement : certains membres de la commission s’étaient déjà exprimés publiquement. À l’instar du cardinal O’Malley. Cette personnalité respectée du combat contre la pédophilie aux États-Unis (l’austère O’Malley a remis d’équerre le diocèse de Boston où a lieu le scandale Spotlight au début des années 2000) a dépensé beaucoup d’énergie à défendre son pape et son engagement à combattre la pédophilie.

 

Le malaise est pourtant là. Début mars, la démission avec fracas de Marie Collins a ébranlé très fortement la commission qui lui a apporté malgré tout son soutien. Cette ancienne victime, figure de la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise qui a joué rôle clé dans la crise en Irlande, a mis les pieds dans le plat. Elle a dénoncé publiquement un manque de coopération des services du Vatican, tout spécialement de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui gère les dossiers des prêtres pédophiles.

 

«Faux», a rétorqué tout aussi publiquement le patron de la CDF, le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Marie Collins déplorait particulièrement le peu d’égard manifesté aux victimes, demandant à ce que le Vatican leur réponde systématiquement et individuellement quand elles prennent contact avec les instances officielles de l’Eglise. «Je la soutiens totalement, déclare Catherine Bonnet. Rien ne peut avancer réellement si on ne prend pas en compte la parole des victimes, si on ne les écoute pas.»

 

Une autre bataille a eu lieu en coulisse. Très vite, la commission avait proposé un tribunal pour juger les évêques ayant couvert des prêtres pédophiles. Dans un premier temps, cette mesure phare avait été avalisée au plus haut niveau du Vatican. Reculade ? Le pape lui a finalement préféré une commission de discipline. Mais qui n’est toujours pas… en place ! Homme d’autorité, François tergiverse moins sur d’autres dossiers. Sur la question de la pédophilie, il fait preuve de certaines ambiguïtés. Ainsi, il a apporté un soutien indéfectible au cardinal Philippe Barbarin, mis en cause dans son diocèse de Lyon pour des manquements dans cinq affaires. François a aussi conservé auprès de lui l’Australien George Pell, le ministre de l’économie du Vatican, mis en cause dans son pays. Comme d’autres responsables catholiques, l’un et l’autre pourraient peut-être être convoqués devant la commission de discipline. Si elle fonctionne…

 

Autre grave épine dans le pied du pape : des affaires resurgissent en Argentine quand il fut archevêque de Buenos Aires. A l’instar de celle du père Julio César Grassi. Sa peine à quinze ans de prison a été confirmée, la semaine dernière, après de multiples recours. Bergoglio l’aurait aidé dans sa défense. Comme pape, il devra trancher dans les mois à venir s’il est renvoyé ou non de l’état clérical… Une clarification très attendue.

 

Le pape François va devoir montrer plus de volonté pour faire passer sa fameuse «tolérance zéro» et nettoyer durablement l’Église, il faut dire que les victimes des prêtres pédophiles en ont assez d’attendre.

 

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Publié le 26 Mars 2017

Céline Hoyeau dans la-Croix.com ce dimanche 26 mars 2016 a recueilli les propos du père Stéphane Joulain, père blanc, psychothérapeute spécialisé dans le traitement des abus sexuels, a suivi en thérapie près de 200 prêtres pédophiles et donne dans différents pays de nombreuses formations en matière d’éducation et de prévention.

 

À ses yeux, l’Église doit se doter d’instances de contrôle et collaborer étroitement avec les victimes, si elle veut véritablement instaurer une culture de lutte contre la pédophilie. Pour lui, la peur du scandale, la protection de l’institution et l’envie de ne pas entacher l’image de l’Église n’a fait qu’abîmer sa réputation. Les gens ne pardonnent pas le fait que des évêques les aient camouflés.

 

Il avance que «Certains traits de cléricalisme ont pu entraîner une fausse solidarité sacerdotale.» Mais aussi qu’«Il y a certainement aussi, parfois, une méconnaissance des conséquences de l’abus sexuel. Certains n’y voient qu’une affaire de sexe, de la même manière qu’ils auraient à gérer un prêtre ayant une compagne. Ils réduisent les abus sur mineurs à une question de moralité, un péché contre le sixième commandement, mais on ne peut mettre ces abus sur le même plan que des relations sexuelles entre adultes consentants.»

 

Le père Stéphane Joulain dit aussi qu’«Il n’est pas évident de croire les évêques lorsqu’ils affichent aujourd’hui leur détermination, alors qu’ils nous ont dit la même chose en 2000. Personne ne leur a demandé des comptes entre-temps.» Il montre aussi que le problème est qu’«Ils ont publié une brochure Lutter contre la pédophilie à destination des éducateurs. On sait que le problème concerne des prêtres qui ont abusé mais on fait un livre à destination de tous les éducateurs qui pourraient abuser, avec une page sur les prêtres.»

 

Pour le père Joulain on devrait suivre l’exemple des États-Unis : «Aux États-Unis, la conférence des évêques doit publier chaque année un rapport sur la protection des enfants dans lequel ils indiquent ce qu’ils ont fait concrètement. Au sein de ma congrégation, j’anime aussi un réseau des délégués à la protection de l’enfance, chargés de faire en sorte que nos lieux de mission soient sûrs. Chaque année, ils doivent m’envoyer un rapport indiquant où ils en sont. C’est cela qu’on attend des évêques : pas simplement qu’ils nous disent qu’ils font des choses, mais concrètement, ce qu’ils font.»

 

Il fait également une proposition intéressante celle d’une «instance qui puisse vérifier comment tel dossier a été géré dans tel diocèse, ce qu’il faut améliorer ou changer dans tel autre, combien de formations ont été dispensées dans les séminaires et sur quoi.» Car il a suivi certaines formations qui étaient très insuffisantes.

 

Pour le prêtre pédophile, selon lui faut d’abord reconnaître que ces hommes ne sont pas dignes d’exercer le ministère du prêtre. Ils peuvent célébrer la messe pour eux personnellement, mais ils ne peuvent plus célébrer les sacrements pour les autres ni exercer de charge de prêtre. Ensuite se pose la question : que faire d’eux ? Et quand il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années, qui a la possibilité avec une bonne thérapie, de recommencer sa vie, je lui conseille de demander à être déchargé de l’état clérical.

 

Mais quand c’est un homme de 65-70 ans, il trouve que «c’est beaucoup plus difficile d’entamer une thérapie et, s’il se retrouve dans la nature, en période de stress, sans soutien, il risque de recommencer. Une vie de pénitence et de prière, comme l’envisage le pape François pour ces personnes, peut être une solution intéressante car elle protège la société. Mais on ne peut pas tous les mettre dans un monastère, les monastères ne sont pas faits pour ça.»

 

Enfin pour le père Joulain, «Il n’y a pas de solution idéale. Il faut travailler au cas par cas, évaluer si on a les moyens d’une supervision.» espérons que l’Église arrive à se débarrasser de la culture du secret sur ces affaires, car comme le montre l’article de la-croix.com d’Éric Domergue (à Buenos Aires) et de Nicolas Senèze (à Rome) intitulé «L’affaire Grassi embarrasse l’Église argentine», c’est plutôt difficile comme le conte le frère Fuentes. «En Argentine, la question des abus sexuels, dans l’Église comme dans la société, n’est véritablement traitée que depuis 8 ou 10 ans, reconnaît-il. Culturellement, cela reste un tabou. Il ne faut pas oublier que les adultes ont grandi sous 30 ou 40 années de dictature : une véritable formation au silence ! Même si les choses ont évolué depuis 10 ans, il n’y a pas de culture de la transparence.»

 

Le pape François a surtout trop attendu pour régler ce problème. Une enquête canonique a par ailleurs été lancée et le dossier serait, depuis décembre 2016, à la Congrégation pour la doctrine de la foi qui doit désormais se prononcer sur le renvoi du père Julio Cesar Grassi de l’état clérical. C’est un peu tard. Il avait pourtant été condamné à 15 ans de prison en 2009 pour avoir abusé de mineurs alors qu’il dirigeait la fondation “Felices los Niños” (Heureux les enfants). Sa condamnation est désormais définitive, ayant déjà été confirmée par la Chambre de cassation et la Cour suprême de la province de Buenos Aires le 21 mars 2017. Le père Grassi était resté en liberté jusqu’en septembre 2013, et a ensuite perdu le bénéfice de la liberté surveillée.

 

L’évêque du diocèse de Moron, dans la banlieue de Buenos Aires, a aussi déclaré le 21 mars 2017 que le père Julio César Grassi était interdit d’exercer ses fonctions sacerdotales en public depuis le début de son procès. Tout en soulignant qu’il fait face à une enquête au Vatican. Sa situation dépend d’une décision du pape François, relève l’évêque de Moron. Que de temps perdu et combien de victimes aurait pu échapper à ce prêtre si l’archevêque de Buenos Aires, de 1998 à 2013, le cardinal Bergoglio les avaient écoutées et empêcher une contre-enquête a été commandée par la Conférence épiscopale argentine.

 

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Publié le 25 Mars 2017

Le pape appelle les dirigeants européens à retrouver les valeurs fondamentales de l'Union

euronews.com dans son article du vendredi 24 mars 2013 nous montre que c’est un message bienveillant mais sans concession que le pape François a adressé aux dirigeants européens réunis au Vatican à la veille du 60ème anniversaire de la signature des Traités de Rome. Le chef de l’Église catholique a ainsi estimé que l’Union européenne risquait “de mourir” si elle ne revenait pas aux idéaux des pères fondateurs comme la solidarité, tout cela en présence des représentants de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, qui rechignent aux appels à la solidarité vis-à-vis des migrants et des réfugiés.

 

“L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions, a déclaré le pape argentin. J’estime que cela implique l’écoute attentive et confiante des requêtes qui proviennent aussi bien des individus que de la société et des peuples qui composent l’Union. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes.”

 

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a lui aussi appelé à se souvenir de ce qui avait rassemblé les Européens, en premier lieu le désir d’une paix durable. “Nous pourrons faire échec au terrorisme, résoudre le problème de l’immigration et éloigner le spectre de la crise économique, avec le fléau du chômage des jeunes, uniquement si nous sommes capables de retrouver et d’apprécier les raisons qui nous ont conduit à nous unir”, a-t-il expliqué.

 

La photo de famille de cette rencontre avec le pape illustre la période tourmentée que traverse l’Union européenne. Une photo sans la première ministre britannique, qui enclenchera dans quelques jours la procédure de divorce avec l’UE.

 

Comme le montre france24.fr dans son article «L'Union européenne célèbre les 60 ans du traité de Rome malgré le Brexit», dans une déclaration solennelle, les 27 vont tenter d'affirmer samedi que leur "Union est une et indivisible", en réponse explicite au Brexit, selon le projet de document final. "L'Europe est notre avenir commun", conclut la déclaration solennelle. "Rome doit marquer le début d'un nouveau chapitre" pour une "Europe unie à 27", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Mais d'ores et déjà des voix s'élèvent contre cette charte commune. Ainsi la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, a menacé de ne pas signer. Au cœur des tensions, l'affirmation dans le texte de la possibilité pour un groupe de pays de pouvoir avancer plus vite sur certains sujets sans risquer le veto d'un autre État membre.

 

Les divisions sont toujours visibles dans l’UE, où les 27 ont promis à la Grèce d'œuvrer à une Union qui «favorise le progrès économique et social» et «qui prenne en compte la diversité des systèmes nationaux et le rôle essentiel des partenaires sociaux», tout en rassurant la Pologne. On peine à y croire car l’UE est rongée par le néolibéralisme et n’a pas montré une grande réussite dans ses combats contre les populismes d’extrême droite.

 

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Publié le 25 Mars 2017

Une gauche tournée vers l’avenir

francetvinfo.fr et LCI.fr dans leurs articles du vendredi 24 mars 2017 «DIRECT. Le Drian soutient Macron : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons", réagit Benoît Hamon» et «Hamon : après le ralliement de Le Drian à Macron : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons"», nous montrent que le candidat socialiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, ne s'"attendait pas" à "autant de trahisons", a-t-il déclaré, vendredi 24 mars, sur Europe1, interrogé sur le ralliement de Jean-Yves Le Drian à Emmanuel Macron. Le ministre de la Défense a confirmé, vendredi, dans un entretien à Ouest-France, son soutien à au candidat d'En marche !. "Parce que ce sont des trahisons, des trahisons pas de moi, je ne demande rien, mais d'une histoire, de valeurs que nous représentons, de la place qui doit être celle de la gauche", a poursuivi Benoît Hamon.

 

"Il y a deux gauches aujourd'hui en France, vis-à-vis desquelles je veux prendre mes distances. Celle qui pour gouverner renonce à être de gauche et qui demain pour gouverner pourrait, comme je l'entends (chez) certains, baisser l'ISF, augmenter la pression sur les chômeurs, baisser le nombre de fonctionnaires, faciliter le licenciement, ça, ça n'est pas la gauche, et si pour garder le pouvoir ou exercer le pouvoir, il faut faire cela (...) moi, je ne le ferai pas", a-t-il continué. "Et puis il y a une autre gauche qui renonce au pouvoir pour être de gauche et qui dit 'dégagez tous'", a-t-il ajouté.

 

Il est intéressant de voir ces gauches dont parle Benoît Hamon et il vise juste. Il nous montre qu’il y a deux gauches, tout d’abord, celle qui abandonne ses valeurs pour gouverner allant jusqu’à trahir pour aller vers Macron. Cette gauche qu’on appelle social-libérale qui s’est rallié au principe d’un État allégé, centré sur l’aide aux entreprises plutôt que sur la protection des citoyens. Elle n’a plus de gauche que le mot. Les résultats de cette politique ne sont pas fameux comme le montre le document de mars 2015 appelé «Le pouvoir et le peuple», de Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, économistes au Département des Études du FMI expliquent suite à une étude que le recul du syndicalisme semble avoir largement contribué à l'augmentation de la part des revenus les plus élevés et à la montée des inégalités.

 

Serge Halimi en mars 2016 dans un article du monde-diplomatique.fr intitulé «Le temps des colères» nous montre aussi que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a calculé que l’enrichissement des plus riches (un groupe qui compte au moins autant d’intermédiaires parasites que de «patrons entreprenants») avait compromis «la croissance économique à long terme» là où, au contraire, une amélioration des revenus des plus pauvres l’aurait accélérée. Il cite aussi l’hebdomadaire britannique The Economist, peu connu pour son gauchisme, a concédé, que «les prévisions selon lesquelles la réduction des impôts générerait assez de croissance pour être autofinancée semblent un peu irresponsables aujourd’hui».

 

Les partis sociaux-démocrates ayant choisis de devenir néolibéraux, comme le montre ceux qui vont vers la vision macroniste, connaissent de nombreux échecs électoraux : le SPD en Allemagne s’est fait écraser lors des élections législatives 2013 par Angela Merkel, du fait qu’ils gouvernaient avec elle, donc le choix de gauche s’est plus porté sur Die Linke et Les Verts, le parti travailliste britannique qui a subit une lourde défaite électorale en 2015 a choisi de revenir vers la social démocratie en choisissant Jeremy Corbyn, le PASOK en Grèce dans la Coalition démocratique avec la Gauche démocrate (DIMAR), n’a obtenu que 6,28 % lors des élections législatives de septembre 2015 et paye sa participation à un gouvernement de droite pro-austérité, le Parti travailliste aux Pays-Bas pour avoir gouverné avec la droite dans une politique d’austérité a payé le prix de cette alliance contre nature aux législatives en 2016 avec 9 %, et le candidat du Parti social-démocrate d'Autriche lors des élections présidentielles autrichiennes en 2016 n’a obtenu que 11,3 % des suffrages payant l’alliance contre nature de son parti avec la droite.

 

L’autre gauche, celle qui veut tout dégager n’est pas plus fameuse dans ses résultats. En Espagne, Podemos allié à Izquierda Unida, est arrivée deux fois troisièmes aux législatives, sans pour autant dépasser le PSOE, perdant 1 million de voix à la deuxième élection législative. Podemos n’a pas pu gouverner non plus, car le parti a refusé une alliance avec le PSOE, il faut dire que Podemos avait trop demandé à la formation sociale démocrate comme Mélenchon l’avait fait à Benoît Hamon. Pablo Iglesias, trop gourmant avait exigé la vice-présidence et la moitié des portefeuilles ministériels d’un éventuel gouvernement de coalition. Il avait aussi réclamé la tenue d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et mis son veto à la participation de Ciudadanos dans les discussions. Ce parti a aussi beaucoup déçu, car une parie des électeurs avait compris qu’ils voulaient juste surpasser et éliminer le PSOE pour prendre le pouvoir, alors qu’ils avaient l’espoir de rééquilibrer la gauche et réorienter les positions du PSOE. Mélenchon se retrouve dans le même souci qui sera sans doute fatal à sa France insoumise.

 

Enfin, on trouve une troisième force de gauche, la social-démocratie à laquelle se rattache Benoît Hamon, celle qui après la seconde guerre mondiale avait mise en place le modèle de démocratie sociale. Ce modèle de démocratie avait permis l’instauration d’une économie de marché sociale, où les entreprises demeurent relativement libres, avec une sécurité sociale universelle, une éducation bien financée, des allocations chômages généreuses, de nationalisations pures et simples des grandes industries, une supervision étatique de l’économie et en Allemagne de l’Ouest les syndicats étaient représentés dans les conseils d’administrations. Cela a donné naissance à l’économie mixte, où les pauvres vivaient bien et les riches perdaient de leur puissance économique. Le laisser-faire économique avait amené la grande dépression qui avait suivi la crise de 1929, et la Seconde guerre mondiale, on le remplaça par l’économie mixte.

 

Benoît Hamon se retrouve dans cette tradition. Il propose de redonner vie à la démocratie sociale à travers une économie de marché sociale en mettant en avant le revenu universel, afin de réduire les inégalités scolaires, il veut limiter strictement le nombre d'enfants par classe en CP, CE1 et CE2, étendre aux lycées la réforme de l'éducation prioritaire et favoriser la mixité sociale, il souhaite faire adopter par référendum dès juin 2017 le principe du «49-3 citoyen» par lequel 1% du collège électoral français peut obtenir la convocation d'un référendum avant la promulgation d’une loi. Benoît Hamon propose également une augmentation du Smic, des Minimas sociaux et du Minimum vieillesse, une nouvelle loi Travail qui remplacera celle de Myriam El Khomri, une augmentation du budget de la recherche et du développement, une taxe sur les robots, une taxe sur les profits des banques, la priorité au «made in France» en réservant 50 % des marchés publics aux petites et moyennes entreprises françaises, une interdiction des perturbateurs endocriniens, une sortie du nucléaire avant 2040 en «fermant les réacteurs en fin de vie», le droit de vote des étrangers aux élections locales, une loi anti-concentration des médias, le recrutement de 40 000 nouveaux enseignants en cinq ans et la légalisation de l’usage du cannabis pour les majeurs comme au Portugal.

 

Il est au moins fidèle à lui-même et ne veut pas dévier sa route, comme il l’a dit sur BFMTV hier : «Je refuse le carcan de ceux qui gouvernent depuis 30 ans et qui s'accrochent pour gouverner 5 ans de plus.» Il assume que sa gauche est une gauche qui transforme et gouverne. Pour lui être de gauche, ce n’est pas gouverner en cessant d’être de gauche, de casser le service public, et d’être libéral. Il souhaite une gauche tournée vers l’avenir. Je le souhaite aussi.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Le gouvernement ne soutiendra pas Benoît Hamon, on s’y attendait, mais ce qui est exaspérant c’est de voir des membres de celui-ci soutenir Emmanuel Macron, le contempteur du tournant libéral du gouvernement socialiste depuis 2014, avec les deux lois Macron et la loi travail. Pourtant, les ministres de notre gouvernement avancent qu’il serait meilleur qu’Hamon pour gouverner la France.

 

Son bilan comme ministre de l’économie est pourtant peu reluisant : la création de lignes de car nationales qui peinent à être rentables, l’élargissement du travail du dimanche qui n’a pas entraîné d’augmentation significative du chiffre d’affaires des commerces, la création de zones touristiques internationales pour lesquelles les négociations sont difficiles, et la réforme du permis de conduire qui n’a pas fait l’unanimité. L’ancien ministre de l’économie dit qu’il va faire baisser le chômage, pourtant il n’est pas arrivé à inversé la courbe du chômage avec les mesures qu’il a proposé pendant les deux où il a été ministre.

 

Essayer autre chose serait mieux. Surtout que le PS si il choisit de s’allier à Macron va finir comme le Parti Travailliste aux Pays-Bas avec 9 % aux législatives. Ensuite, la Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé le mercredi 22 mars dans un communiqué le "comportement" de Manuel Valls, qui, en ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires". Elle aurait pu le dire avant.

 

Les médias ne sont pas mieux placés car nous voyons à travers eux le culte Macron, ce qui est tout à fait normal puisque Benoît Hamon ne soutient pas la vision libérale des lobbys économiques qui les financent. Ils sont connus comme L’Express, Le1, Les Échos, l’Opinion, Le Monde, TFI, BFMTV et France Télévisions. Ces signes ne trompent pas comme le fait que Macron est également soutenu par des grands patrons (LVMH, Meetic, Darty, etc.) et Pierre Gattaz aime ses propositions économiques.

 

Emmanuel Macron se dit anti-système, mais le système le soutien. Benoît Hamon, lui doit se battre contre une partie du PS et n’a pas le soutien des ministres du gouvernement qui volent comme des papillons vers l’ancien ministre de l’économie. Les médias lui demandent de justifier son programme, de donner des chiffres alors que Macron n’a chiffré que les économies qu’il ferait mais pas ses dépenses. Hamon doit donc se battre contre le libéralisme économique qui ne veut pas d’un président réellement social démocrate. On met maintenant en avant Jean-Luc Mélenchon pour qu’il puisse battre le candidat socialiste honni qui a battu le candidat chéri des médias durant la primaire à gauche, Manuel Valls.

 

Puis pour nous convaincre, on nous vent le vote utile que serait Macron, mais l’histoire a toujours montré qu’à la fin les votes utiles finissent très mal. En 1932, lors des élections présidentielles allemandes, les socialistes, et les grands patrons allemands apportèrent leur soutien à Hindenburg qui gagna les élections afin d’empêcher Adolf Hitler d’arriver au pouvoir. À l’époque le vote utile n’a pas empêché l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 suite à des intrigues et à l’appui de la droite, et grâce aussi à la désunion des forces de gauche qui lui a permis d’arriver en tête lors des scrutins régionaux puis aux élections législatives en 1932. Un précédent qui invite à réfléchir. Finalement le mi-figue mi-raisin n’est pas bon pour la démocratie.

 

Je ne voterais jamais Macron, j’ai choisi Benoît Hamon qui au moins a choisi de rester social démocrate au lieu d’être un social libéral qui a vendu tous ses principes de gauche pour appliquer ceux de droite comme les membres du gouvernement et les soit disant réformistes du PS. En cas de deuxième tour, je ne voterais pas utile, je voterais blanc. Choisir entre la xénophobie et l’économie dérégulée m’est impossible.

 

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Publié le 22 Mars 2017

RFI.fr dans son article du 22 mars 2017 «À Bruxelles, Benoît Hamon rattrapé par la politique française et les affaires» nous montre qu’après un meeting réussi à Bercy et un débat en demi-teinte, les difficultés de la campagne électorale reprennent le dessus pour le candidat Benoît Hamon. Dernier exemple en date ce 21 mars lors d'un autre meeting, à Bruxelles cette fois-ci.

 

À nouveau rattrapé par les polémiques à Paris, Benoît Hamon voulait parler d'Europe ce mardi 21 mars à Bruxelles, en Belgique. Au lieu de cela, le candidat à la présidentielle a dû répondre sur l’affaire Bruno Le Roux. Le ministre de l'Intérieur a démissionné ce 21 mars, soupçonné d'avoir employé ses filles comme attachées parlementaires quand il était député alors qu'elles étaient mineures. «Nous avons aujourd’hui une forme de soupçon qui pèse sur la classe politique tout entière, a déclaré Benoît Hamon. Il faut pouvoir dans ce domaine lever le soupçon». «Ce n’est pas bon pour moi, dit le candidat en privé, parce que cette fois, c’est un socialiste comme moi qui est concerné». Benoît Hamon est toujours sous le coup de la déception de sa prestation au débat la veille.

 

Et la série noire continue, avec le premier ralliement d’un membre du gouvernement à Emmanuel Macron, à savoir la secrétaire d'État à la Biodiversité Barbara Pompili, suivi de celui d’un conseiller à l’Elysée, un proche du président, Bernard Poignant. «Une telle déloyauté en pleine campagne, c'est du jamais vu», selon un de ses amis. Agacé, dans le vent glacial de la capitale belge et très atteint par le décès d’Henri Emmanuelli, son mentor, Benoît Hamon a bien du mal à l’évoquer en meeting quelques heures après encore sa disparition. «Ça m’a coupé le souffle ce matin quand j’ai appris qu’il s’était éteint, raconte-t-il. Là où il est, je l’imagine grommeler : "Tais-toi maintenant, tu en as déjà assez dit". Mais je veux lui dire combien il me manque et il nous manquera».

 

Ému et épuisé, le candidat en fait trop. L’avis est unanime dans son équipe : il faut alléger son agenda. Son entourage envisage même d’annuler des déplacements. Benoît Hamon est le candidat qui court après le temps et les sondages mais sa campagne patine toujours. Mais comme le montre Lilian Alemagna dans son article sur Libération.fr du mardi 21 mars 2017 «Europe Hamon en quête de soutiens», Benoît Hamon, en déplacement mardi à Bruxelles, s’est évertué à ne pas dévier de son programme : défendre sa «refondation de l’UE» et son «traité démocratique de la zone euro». «Je n’ai pas la faveur de la Commission, je ne l’ignorais pas», a-t-il confié en sortant d’un entretien avec son président, Jean-Claude Juncker. Le soutien des eurodéputés de gauche et l’opposition de la tête conservatrice de la Commission : voilà ce qu’a voulu illustrer Hamon dans la capitale européenne. En déficit de crédit au sein de l’UE, il a déjà été reçu début février au Portugal par le Premier ministre, António Costa, et compte trouver d’autres soutiens la semaine prochaine à Berlin. Il y rencontrera le candidat social-démocrate Martin Schulz, bien placé dans les sondages face à Angela Merkel. Laquelle devrait «normalement» lui accorder un rendez-vous. Comme pour Macron avant lui.

 

Ensuite LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous montre aussi que le bilan du voyage bruxellois est globalement positif pour le socialiste, qui doit se rendre le 28 mars à Berlin afin de rencontrer le candidat du SPD Martin Schulz, et peut-être aussi la chancelière allemande, Angela Merkel. S’il a reçu un accueil plutôt froid du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, peu favorable à son Assemblée de la zone euro, il a obtenu le soutien des eurodéputés du groupe social-démocrate au Parlement, et même celui, plus tempéré, du commissaire européen Pierre Moscovici.

 

Libération.fr nous signale dans l’article «Pour l'équipe de François Fillon, les affaires sont le fruit d'une «grande manipulation orchestrée depuis des semaines»», que ce mercredi, au lendemain de la démission du ministre de l'Intérieur socialiste Bruno le Roux, le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel dénonce le «véritable hold-up démocratique» commis par «le pouvoir socialiste» (dont Emmanuel Macron serait le représentant). «La chronologie est trop parfait pour être le fruit du hasard», poursuit-il au sujet des révélations qui ont conduit à la mise en examen par deux fois élargies du candidat de la droite. Pour conclure : «Le forfait est ainsi signé de la grande manipulation orchestrée depuis des semaines». Quelques heures plus tôt, le Parti socialiste a demandé mercredi à François Fillon de retirer sa candidature à la présidentielle après les nouvelles révélations sur les affaires le concernant, estimant que ces accusations empêchent «tout débat serein».

 

Dans les commentaires du Direct de francetvinfo.fr on s’agace notamment des propos du Parti socialiste et d'Emmanuel Macron, notamment, qui ont salué la rapidité de Bruno Le Roux à démissionner, et appelé François Fillon à suivre son exemple – à demi-mot pour le candidat d'En marche !.

 

Enfin François Fillon en rajoute une couche dans l’article de Libération.fr : «François Fillon dénonce «des fuites organisées par les services de l'État». François Fillon, mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, a dénoncé une «machination» avec «des fuites organisées par les services de l'État», mercredi sur franceinfo. Interrogé sur les propos tenus en Conseil des ministres par François Hollande, qui a demandé «l'exemplarité» pour ceux qui briguent «les plus hautes responsabilités», l'ex-Premier ministre a affirmé : «les masques tombent. La machination est maintenant aux yeux de tous les Français». «Comme par hasard, le PS, Emmanuel Macron et François Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations qui n'apportent rien de nouveau pour exiger qu'il n'y ait plus de candidat de droite à l'élection présidentielle», a ajouté un François Fillon n'hésitant plus à franchement verser dans le complotisme. Selon lui, «la gauche est dans l'incapacité de gagner l'élection et elle n'a qu'une possibilité pour y parvenir : qu'elle n'ait pas d'adversaire à droite».

 

Comme pour lui répondre dans l’article de LCI.fr «"Climat de corruption" : la violente charge de Benoît Hamon contre les affaires de Fillon et Le Pen», Benoît Hamon s'en est pris violemment, ce mercredi, à François Fillon et Marine Le Pen, qui, selon lui, empêchent la campagne de se dérouler normalement. Le candidat socialiste accuse celui de la droite de "jouer la victime", assurant qu'il n'y a "pas de machination, juste le droit". Il estime les deux candidats à la présidentielle, responsables selon lui de cette campagne "salie et polluée par l'argent et par un climat de corruption".

 

L’EXPRESS.fr nous montre dans son article «La religion prend trop de place dans la présidentielle, selon 77% des Français» que seuls 14% des Français jugent que la religion et la laïcité devraient occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévision. Les Français estiment pourtant ce que ce principe est aujourd'hui menacé.

 

Polémique sur le burkini, débat sur le voile à l'université... Les débats sur la religion ont pris une place centrale dans le débat public des dernières années. 77% des Français jugent pourtant que l'on parle trop des religions et de la laïcité dans la campagne présidentielle. Seuls 14% des sondés considèrent que ces thèmes doivent occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévisions. 40% des Français pensent que ce sujet devrait être "secondaire". L'immense majorité des Français (90%) juge toutefois que la laïcité est "une valeur essentielle de la République", tandis que 74% des personnes interrogées pensent que ce principe est aujourd'hui "menacé".

 

Enfin Libération.fr dans son article «Le Portugal demande aussi la tête du président de l'Eurogroupe» nous montre que dans la ligne de l'ex-président du conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre socialiste du Portugal Antonio Costa a réclamé mercredi avec insistance la démission du chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, l'accusant d'avoir tenu des propos «racistes» et «xénophobes» à l'égard des pays du sud de la zone euro. «L'Europe sera seulement crédible avec un projet commun le jour où Jeoren Dijsselbloem ne sera plus président de l'Eurogroupe et où il y aura des excuses claires à l'égard des pays et peuples qui ont été profondément offensés par ces déclarations», a-t-il lancé en marge d'une conférence consacrée au football à Estoril.

 

Sous le feu des critiques, le chef de l'Eurogroupe avait refusé mardi de présenter ses excuses après avoir tenu la veille des propos jugés désobligeants à l'encontre des pays du sud dans un entretien publié par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Jeroen Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.

 

Il a comparé les pays du sud de l'Europe qui reçoivent une aide financière accordée par l'UE à une personne qui dépense son argent "en alcool et en femmes". On comprend pourquoi son parti a perdu aux Pays-Bas, il n’est plus social-démocrate, il est de droite et ses 9% lors des législatives est mérité.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Le Monde.fr nous montre ce mardi 21 mars 2016 que Mediapart et l’émission «Cash Investigation», qui sera diffusée mardi soir, affirment notamment que 25 évêques ont couvert 32 agresseurs sexuels. Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars a été menée en partenariat avec «Cash Investigation».

 

Après la mise en cause du cardinal Barbarin à Lyon, la gestion par l’Église catholique de prêtres mis en cause pour des actes de pédophilie est l’objet de nouvelles accusations, en France et jusqu’au Vatican. Avec moins de 0,5 % de prêtres accusés d’abus sexuels sur mineurs, la France semble moins touchée que les États-Unis, où les accusations de pédophilie ont visé 4 % des prêtres entre 1950 et 2002, et que l’Australie, où ces soupçons en ont concerné 7 % entre 1950 et 2010.

 

Mais trois journalistes indépendants associés au site d’information Mediapart, Daphné Gastaldi, Mathieu Martinière et Mathieu Périsse, jugent ces chiffres émanant de la Conférence des évêques de France (CEF) «succincts». Ils ont mené une «contre-enquête avec un angle nouveau : celui des agresseurs couverts par l’Église». Des chiffres qui dessinent, selon eux, un «Spotlight à la française», du nom du film qui a raconté l’énorme scandale révélé par la cellule d’investigation du quotidien Boston Globe au début des années 2000.

 

Selon leurs recoupements, 32 agresseurs (prêtres, religieux ou laïcs) actuellement en vie et ayant fait 339 victimes – dont 288 étaient au moment des faits des mineurs de moins de 15 ans – dans l’Hexagone ou à l’étranger ont été couverts par 25 évêques « dont cinq sont toujours en poste », assurent les journalistes.

 

Parmi eux, Mgr Jean-Luc Bouilleret, actuel archevêque de Besançon. Alors à la tête du diocèse d’Amiens au milieu des années 2000, il est alerté par trois prêtres et par la famille d’une victime d’un problème entre leur fils et le père Stéphane Gotoghian. Le prélat encourage alors la famille à porter plainte; ce qu’elle ne fera pas.

 

«À la suite de cette rencontre, Mgr Bouilleret affirme avoir “pris conseil auprès du procureur général d’Amiens”, avant de se contenter de “signaler oralement tous les éléments en [sa] possession” au parquet. Il n’enverra aucun signalement écrit ni ne lancera d’enquête interne», conclut Mediapart. Avant d’ajouter : «Faute d’éléments, le parquet n’engagera aucune poursuite. Malgré ces témoignages, le père Gotoghian ne sera jamais suspendu par son supérieur, qui se contentera de lui retirer ses fonctions au contact d’adolescents. Le prêtre ne sera condamné qu’en 2014 pour agressions sexuelles sur mineurs.»

 

Si certaines affaires remontent aux années 1960, l’enquête de Mediapart montre que «la moitié des cas couverts par l’Église concerne des faits établis après 2000». «Seule la moitié des victimes a pu être entendue par la justice, c’est-à-dire que leurs plaintes ont donné lieu au minimum à une instruction après enquête de police, les autres étant dans leur grande majorité bloquées par la prescription.» Pour le reste, la justice n’a «jamais» été «informée».

 

Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars («Église, la mécanique du silence», éditions JC Lattès), a été menée en partenariat avec «Cash Investigation». L’émission de France 2 diffuse, mardi à 20 h 55, un film documentaire de Mathieu Boudot intitulé Pédophilie dans l’Église : le poids du silence. L’équipe d’Elise Lucet évoque un «système» d’«exfiltrations internationales» de prêtres ou de religieux pour éviter le scandale. Sans avoir eu «accès à toutes les données», elle a établi une cartographie faisant état de 95 mutations depuis 1990, à l’échelle mondiale, de clercs pour lesquels 802 victimes ont été recensées.

 

«Cash Investigation» n’épargne pas le pape François, connu pour sa politique de «tolérance zéro» à l’égard de la pédophilie. Avec des conditionnels, l’émission glisse que Jorge Bergoglio, alors archevêque de Buenos Aires, «aurait tenté de faire innocenter un prêtre jugé pour pédophilie», le père Julio César Grassi, en transmettant à la justice une contre-enquête à décharge avant son procès en appel en 2010. L’accusation donne lieu dans le documentaire à un dialogue assez surréaliste entre la journaliste et présentatrice de l’émission, Elise Lucet, et le pape, lors d’une audience générale place Saint-Pierre à Rome. «Dans le cas Grassi, avez-vous tenté d’influencer la justice argentine ?», lui demande la journaliste. Le pontife, manifestement surpris, fronce le nez et répond : «Pas du tout.»

 

Selon l’émission, 18 prêtres condamnés pour agressions sexuelles sur mineurs ou viols en France «sont toujours en activité au sein de l’institution catholique». L’enquête se penche notamment sur un cas lyonnais méconnu jusqu’alors, celui du «père Didier», condamné dans les années 1990 après avoir fait une dizaine de victimes, et toujours actif en paroisse au moment où il est interviewé, en 2016. Aujourd’hui, «il habite à Lyon», mais il est «sans ministère et sans autorisation de célébrer en public», a assuré, lundi à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

 

Recherché par la justice canadienne depuis 1998, le père Joannes Rivoire vit, lui, dans le diocèse de Strasbourg, selon les enquêteurs de Mediapart et «Cash Investigation», qui se sont aussi intéressés à des frères du Sacré-Cœur et de Saint-Jean exfiltrés d’Afrique vers l’Europe à la suite de soupçons d’abus sexuels.

 

Malgré ces révélations, la Conférence des évêques de France a refusé d’envoyer un représentant au débat qui doit suivre le documentaire. «Sur la question douloureuse de la pédophilie, l’Église s’engage avec sincérité dans une opération de vérité et de lutte. Ces méthodes “d’investigation” ne visent qu’à prouver le contraire», a dénoncé le porte-parole adjoint de la conférence, Vincent Neymon, rappelant les mesures prises (cellules d’écoute des victimes, commission d’expertise indépendante…) en avril 2016.

 

Élise Lucet s’est dite surprise par ce refus, alors qu’elle avait «le sentiment d’une volonté d’évolution et de transparence». «Face à une enquête aussi poussée, l’Église reprend ses vieux réflexes de repli sur soi», a-t-elle accusé.

 

Cette émission permettra enfin de voir que l’Église n’a pas pris au sérieux les affaires de pédophilie en son sein et que la tolérance zéro qu’elle prône a du plomb dans l’aile. Il est grand qu’elle fasse un vrai travail et qu’elle chasse les brebis galeuses.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Libération.fr ce mardi 21 mars 2017 nous résume le débat présidentiel dans l’article : «Débat présidentiel : l’arène de piques». Une heure d'échanges plutôt policés puis un débat qui s'anime et va crescendo : les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle sont entrés hier soir sur TF1 dans le vif de la campagne à moins de cinq semaines du premier tour. Exercice inédit sous la Ve République avant un premier tour, les protagonistes se sont affrontés dans un long débat de trois heures trente qui a laissé au deuxième plan les affaires ayant secoué la campagne. C’est la candidate du Front national, Marine Le Pen qui s’est retrouvée au cœur des premières attaques de ses quatre adversaires d’un soir, favorisées par le premier thème abordé, les questions de société et donc de sécurité, d’immigration et de laïcité.

 

Respectant le pacte de non-agression qu’ils ont scellé fin février, Jean-Luc Mélenchon, très en verve, et Benoît Hamon, requinqué par son succès de dimanche à Bercy, ont aussi fait cause commune contre François Fillon, en particulier sur la durée du temps de travail et, dans une moindre mesure, contre Emmanuel Macron. Si l’ancien ministre de l’Economie, en tête dans les sondages juste derrière Marine Le Pen, a donné quelques coups de griffe, à droite comme à gauche, il a joué la prudence, voire la synthèse : dans la même séquence, il approuve François Fillon sur sa réforme de l’apprentissage et opine du chef quand Benoît Hamon défend la réduction du nombre d’élèves par classe. Son credo : «Défendre le pragmatisme et pas les grands principes.» Pour le leader d’En marche, l’enjeu était simple : à 34 jours du premier tour, geler le jeu électoral pour décrocher sa place en finale.

 

Comme le dit LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 il n’y a au final, pas de grand vainqueur ni de vaincus. Mais une campagne électorale enfin lancée.

 

Dans Le réveil politique, L’OBS nous parler de «L'autre débat du jour : Arthaud vs Cheminade». Avant le show sur TF1, auquel seuls les candidats pesant plus de 10% dans les sondages avaient été conviés, deux autres ont eu droit à leur débat : Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Lors d'une rencontre retransmise via Facebook par le nouveau média Explicite, fondé il y a quelques mois par des anciens d'iTélé, les deux ont défendu leurs idées. Pour lutter contre "l’hémorragie" du chômage, la candidate de Lutte ouvrière a ainsi revendiqué l'interdiction des "suppressions d'emplois des entreprises qui font des bénéfices". Tandis que Jacques Cheminade a dit vouloir sortir la France du "système capitaliste mondialisée", qui "viole l'emploi". Prévu initialement, le candidat du NPA Philippe Poutou a annulé au dernier moment sa participation. Le candidat-ouvrier a expliqué sur Twitter être engagé auprès de son usine de Ford à Blanquefort (Gironde, 930 salariés) en grève ce jour-là.

 

francetvinfo.fr nous apprend enfin que Bruno Le Roux, accusé d'avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices parlementaires à de multiples reprises, notamment quand elles étaient au lycée, a annoncé sa démission mardi 21 mars à Bobigny. L'Elysée a par la suite indiqué le nom de son remplaçant : Matthias Fekl, anciennement secrétaire d'État au Commerce extérieur. Une bonne décision qu’aurait du prendre François Fillon.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Iris Peron dans un article publié sur L’Express.fr nous montre que l'ampleur du scandale révélé par Mediapart ce lundi 20 mars 2017 est sans précédent. En France, 25 évêques auraient caché les agressions sexuelles commises par 32 prêtres. Cinq de ces évêques, dont le cardinal Barbarin, exercent toujours.

 

L'Église catholique française se retrouve une nouvelle fois au cœur de révélations concernant des actes de pédophilie. Cette fois, l'enquête au long-court publiée ce lundi par le site Mediapart et débutée il y a de cela un an, vise davantage les prêtres qui sont restés silencieux, que les auteurs de ces agressions sexuelles.

 

Pour mener ces investigations, les journalistes de Mediapart ont travaillé en collaboration avec l'émission de France 2 Cash investigation, qui diffuse mardi soir un documentaire sur les prêtres pédophiles toujours en poste ou exfiltrés. Ils ont récolté de nombreuses plaintes, dont certaines ont été classées sans suite, faute de preuves ou en raison de la prescription des faits. L'intégralité de leur enquête sera publiée mercredi dans un livre, Église, la mécanique du silence, (éd. JC Lattès).

 

Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale : depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l'Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000.

 

Ce que dénonce surtout le site, c'est l'attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d'agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l'étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays. Aujourd'hui, la majorité d'entre eux a été inquiétée par la justice, ou en tout cas visés par des plaintes, parfois closes en raison de la prescription des faits, mais l'intervention de l'Église est très rare dans ces procédures.

 

Parmi les cinq clercs avisés de faits de viols ou d'agression sexuelle qui sont toujours en poste, figure le cardinal Barbarin, devenu une figure depuis l'année passée de ces non-dénonciations. Il aurait tu les agissements du père Preynat, responsable d'agressions sur 72 personnes dans le diocèse de Lyon. Selon Mediapart, l'évêque aurait été avisé de quatre autres cas de prêtres agresseurs, sans en aviser la justice (un a été condamné, deux ont été mis en examen et un autre a fait l'objet d'une enquête de l'Eglise).

 

Un évêque de Besançon est également accusé d'avoir été prévenu des agissements de l'un de ses prêtres, sans donner de preuves formelles à la justice. Même chose à Bayonne, où les faits signalés par une famille au religieux n'ont été traduits en justice que sept ans plus tard, sans son intervention. Au Mans, en 2010, l'évêque aurait reçu un courrier dénonçant une agression sexuelle, sans réagir. En 2015, la justice a été saisie d'une dizaine de cas. Enfin, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X aurait été alerté de faits d'agressions sexuelles commises par l'un de ses prêtres, sans une fois encore en alerter la justice. Les 20 autres évêques visés par l'article pour des cas de non-dénonciation ne sont plus en poste à ce jour, ou sont décédés.

 

Et comme on pouvait s’y attendre la CEF a refusé de participer au documentaire de Cash investigation qui sera diffusé demain tout en disant qu’elle n’a rien à cacher et se permettant de critiquer la déontologie d’Élise Lucet, alors qu’elle fait son métier d’investigation que beaucoup de journalistes ne font plus aujourd’hui. L’Église doit enfin voir la réalité en face au lieu de ne pas comprendre l’impact qu’ont ces affaires qui lui ont profondément nuit.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.
Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

LCI.fr nous montre dans son LIVE Présidentielles 2017 du samedi 18 mars 2017 nous montrent que 14 296 parrainages ont été validés par le Conseil constitutionnel, 290 écartés comme non conformes a indiqué Laurent Fabius. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle est la suivante : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, et François Fillon. François Fillon est celui qui a obtenu le plus de parrainages (3635), suivi de Benoît Hamon (2039) et Emmanuel Macron (1829). Jean-Luc Mélenchon (805), Nicolas Dupont-Aignan (707) et Marine Le Pen (627) ne dépassent pas la barre des 1000 signatures. Parmi les "petits" candidats, Nathalie Arthaud a réussi à recueillir 637 parrainages, François Asselineau 587, Jacques Cheminade 528, Jean Lassalle 708, et Philippe Poutou 573.

 

Le samedi 18 mars et le dimanche 19 mars la campagne commence réellement et elle semble montrer que la gauche qu’on disant morte revient en force. Reuters.com dans son article du dimanche 19 mars «Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis» nous montre que Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

 

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République. "Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

 

Selon les organisateurs, "au moins 130 000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation. Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République. Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

 

Mélenchon espérait ainsi mettre la pression sur Benoît Hamon, qui a répondu à ses adversaires de la meilleure des manières. francetvinfo.fr nous montre dans on article du dimanche 19 mars «Quatre signes qui montrent que Benoît Hamon a (plutôt) réussi son pari à Bercy» qu’à Bercy, dimanche, Benoît Hamon jouait gros. Avec une salle bondée et un discours très offensif, le candidat socialiste semble avoir réussi son coup. Ce devait être le plus grand meeting de Benoît Hamon. À Bercy, ce dimanche 19 mars, le candidat socialiste voulait (une nouvelle fois) relancer une campagne qui patine. Avec les nombreux ralliements à Emmanuel Macron dans son camp et les mauvais sondages, qui le donnent toujours à la quatrième place, l'ancien ministre avait besoin d'une démonstration de force. Chaude ambiance, ton très offensif, changement de style... Franceinfo liste les quatre signes qui montrent qu'il a plutôt réussi son pari.

 

Ils ont au rendez-vous : Une salle bien remplie, avec 20 000 personnes à l’intérieur et 5000 personnes assistant au meeting dehors, Christiane Taubira, une valeur sure de la gauche qui a violemment attaqué Emmanuel Macron, qui représente selon elle la “tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic”, une punchline marquante, celle du "Le parti de l'argent", car Benoît Hamon juge la campagne pollué par l’«argent» et en met dans le même sac François Fillon et Emmanuel Macron dans ce «parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais», et un changement de ton puisqu’en déclinant son projet, c’est surtout pour insister sur les valeurs qu’il défend, tout en multipliant les références historiques et a livré sa vision de la France et de la république à travers : «Ils nous disent : Oubliez votre histoire et vos espoirs. Il faudrait que nous oubliions quoi exactement ? Les ouvriers de Florange et de Whirlpool ? Les congés payés de Blum ou les 35 heures de Martine Aubry ? L'abolition de la peine de mort avec Badinter ou le mariage pour tous de Christiane Taubira ? Non, nous n'oublions pas !». Comme il le signale à ceux qui sont venus : “Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous.”

 

Le HuffintonPost.fr n’oublie pas de montrer dans son article «La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires», que pour rassembler au delà de son seul socle, le candidat PS a rendu un hommage appuyé à François Hollande, Bernard Cazeneuve et au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je veux (...) saluer trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération, je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian", a-t-il déclaré, évitant d'en faire de même pour Manuel Valls, qui l'a attaqué ce dimanche dans la presse.

 

Outre les impressions de chacun, Benoît Hamon a fait plusieurs annonces qui ne laisseront pas insensibles les électeurs de gauche. Il a notamment fustigé la très polémique "clause Molière", en faisant référence à la reconstruction de la France après-guerre. Aussi, il a promis un référendum sur le droit de vote des étrangers dès le lendemain de l'élection (très vieille promesse présidentielle à gauche). En puisant dans l'histoire de France, Benoît Hamon a exhorté ses partisans à y croire jusqu'au bout. "Imaginez d'ailleurs si un bel esprit était allé voir les révolutionnaires de l'An II qui à Valmy faisait trembler le sol (...) en leur disant: 'soldats, faites un peu moins de bruit, les sondages donnent le duc de Brunschwig gagnant'. Alors nous allons faire du bruit dans cette élection. Le bruit de la multitude, de la multitude qui veut être entendue", a-t-il lancé. "Nous allons faire le bruit immense de l'espérance qui vient (...) Parce que nous sommes la gauche, nous ne croyons pas à la fatalité d'un monde condamné à l'injustice sociale, avant sa destruction écologique. Nous ne croyons pas à la fatalité d'une élection par défaut, par dépit, par déprime. Nous sommes fatigués de voter contre. Nous voulons voter pour", a-t-il poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissement.

 

Le meeting de Benoît Hamon a été une telle réussite qu’Emmanuel Macron a accusé le coup et s’est montré agressif envers son adversaire socialiste en disant que son meeting faisait "un peu Bourget réformé", et qu’il n’était pas le candidat de l’argent, mais deux polémiques peuvent lui donner tort tout d’abord une enquête de la justice sur des soupçons de favoritisme liés à un déplacement de l'ancien ministre de l'Économie à Las Vegas, en janvier 2016, et sa déclaration de patrimoine que le candidat aurait sous-estimé.

 

Les cinq principaux candidats à la présidentielle se retrouvent donc ce soir pour une première joute télévisée, nouvel épisode inédit d'une présidentielle déboussolante. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21 heures sur TF1 et LCI. Cela n’empêche pas les médias de survendre à nouveau Macron.

 

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