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Publié le 17 Juin 2017

Cameron Doody nous montre dans son article sur periodistadigital.com du vendredi 16 juin 2017 que Konrad Krajewski, aumônier du pape François, a donné jusqu'à son appartement au Vatican pour deux réfugiés syriens avec un nouveau-né. L’aumônier du Vatican - le bras principal de charité du Saint-Siège - dort maintenant dans son bureau.

 

Konrad Krajewski a découvert la situation familiale de ces réfugiés syriens grâce à des contacts dans la Communauté de Sant'Egidio comme l’explique le journal italien La Repubblica et que «de nombreux prêtres dans le monde se comportent bien». «La charité et le partage sont dans l'ADN de l'Église», a poursuivi Krajewski. «À chacun il est demandé selon sa vocation». Et sur sa mission en particulier l’aumônier a déclaré : «Je n'ai pas de famille, je suis un simple remède et j’offre mon appartement qui ne me coûte rien.»

 

La nouvelle initiative de l'archevêque Krajewski se joint à d'autres de l’aumônier du Vatican qui a lancé ces derniers mois, comme la nouvelle «laverie du pape» où les sans-abris peuvent se laver, sécher et repasser leurs vêtements, la nouvelle clinique médicale des sans-abris cogéré par des bénévoles de l'Association Solidaire italienne de médecine, ou la coopération avec la chaîne de restauration rapide McDonald avec lequel le Vatican peut nourrir jusqu'à un millier de sans-abris chaque semaine.

 

«Tout au long de l'été, nos services sont ouverts», rappelé Krajewski, «un barbier, des douches près de la colonne de Saint-Pierre, le centre médical, les toilettes publiques dont ils ont besoin tous les jours de l'année, et à toute heure. Nous ne fermons jamais.» «Nous avons déjà commencé le dimanche par prendre les personnes handicapées et les pauvres dans un spa», a-t-il ajouté. «La nuit, le jour finit toujours avec une pizza ensemble. Des choses simples mais concrètes», dit-il de ses activités de bienfaisance.

 

Un exemple suffit pour montrer que Konrad Krajewski a mis en pratique les conseils donnés par le pape quand il a été nommé à son poste actuel en 2013. Une exhortation dont l’aumônier se souvient en en parlant à La Repubblica. «Vous pouvez vendre votre bureau, vous n'avez pas besoin», lui a dit le pape François. «Vous devez quitter le Vatican. Ne pas attendre que les gens frappent à la porte. Il faut aller chercher les pauvres.»

 

Un souci d’aider les réfugiés et les migrants qui est partage en France comme le montre cet article de RFI.fr de ce samedi 17 juin : «France : les soutiens aux migrants et réfugiés à Calais mobilisent». Onze associations qui viennent en aide aux migrants à Calais dans le nord de la France, ont déposé cette semaine un recours devant le tribunal administratif de Lille. Cinq à 600 exilés parmi lesquels des femmes et des enfants mineurs sont revenus dans la «jungle» depuis le démantèlement du site en octobre dernier. Mais, selon les associations, les migrants sont privés des droits fondamentaux de base, raison pour laquelle elles ont saisi le juge afin qu'il oblige l'État à prendre ses responsabilités.

 

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit et le réalisateur Romain Goupil ont appelé dans une tribune au quotidien Le Monde, vendredi, le gouvernement à une prise de conscience de l'urgence à agir. C'«est une question de survie» écrivent-ils. Des personnalités françaises, acteurs, intellectuels, membres de la Ligue des droits de l'homme ou encore du syndicat de la Magistrature mais aussi des responsables politiques comme Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, ont interpellé vendredi également dans une pétition hébergée par le Bondy blog le président Emmanuel Macron pour «faire cesser les violences» contre les migrants à Calais.

 

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Publié le 16 Juin 2017

Le Récap de Libération.fr de ce vendredi 16 juin 2017 nous montre que le dernier jour de campagne pour les candidats à la députation. D'après les projections, au moins 400 députés En marche pourraient débarquer au Palais-Bourbon. Parmi eux, beaucoup sont des néophytes comme nous le racontons ici. En déplacement électoral dans les Pyrénées-Orientales et le Gard hier soir, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé les électeurs à la mobilisation, à trois jours du second tour. Donner une majorité à l'exécutif, «c'est un défi considérable, et c'est un défi qui n'est pas encore acquis», a affirmé le chef du gouvernement, malgré l'excellent premier tour du mouvement présidentiel, la République en Marche (REM), qui pourrait obtenir selon les sondages au-delà de 400 députés sur 577.

 

Pauline Moullot le jeudi 15 juin 2017 sur Libération.fr nous montre que la transparence n’est pas le souci du nouveau président de la République dans l’article «Loi de moralisation: Macron enclenche la marche arrière». Le texte présenté en conseil des ministres va beaucoup moins loin sur plusieurs points que ce qui avait été promis. Ce texte nous montre qu’en terme de conflits d’intérêts, le projet de loi est beaucoup plus tolérant sur ce point-là, puisqu’il prévoit simplement d’interdire aux parlementaires de commencer une activité de conseil au cours de leur mandat ou de l’exercer s’ils ne l’ont commencée qu’un an avant leur élection, un deuxième point a complètement disparu du projet de loi : la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires, recul également quant à la promesse d’exiger un casier judiciaire B2 vierge à tout candidat à un mandat, et enfin plusieurs dispositions du projet ont été censurées par le conseil d’État et ont donc disparu du projet de loi, dont la certification des comptes des partis par la Cour des comptes.

 

La vision économique d’Emmanuel Macron n’est pas plus réjouissante comme le montre l’article de Reuters.com ce jeudi 15 juin : «Macron se présente en chef d'une France "nation des start-ups"». Emmanuel Macron s'est présenté jeudi en chef d'une France "nation des start-ups", en défendant devant des entreprises innovantes son programme de réformes économiques et sociales. Le président français a rappelé sa volonté de réformer le droit du travail pour que les décisions se prennent davantage dans les entreprises, de baisser l'impôt sur les sociétés, et les cotisations sociales, de supprimer le RSI, créer une taxe forfaitaire de 30% sur les revenus du capital, sortir de l'ISF les fonds réinvestis dans l'entreprise hors immobilier et d'instaurer un "droit à l'erreur" pour les entreprises qui sera inscrit "dans le droit français dès cet été". Pour le président de la République, il faut non plus protéger les emplois mais davantage protéger les individus. Comment protège-ton les individus sans protéger leurs emplois ? Cela est une absurdité. De son côté, a-t-il ajouté, "l'État doit devenir digital" avec "l'ambition de numériser d'ici à 2022 l'ensemble de ses procédures" administratives. Ce qui permettra de réduire du personnel.

 

Les start-ups ne sont pas vraiment un modèle à suivre puisque comme le montre 1001startups.fr dans son article du 12 mars 2016 Les «chiffres clés des startups en France» près de 90% de start-ups échouent, 25% des start-ups ont à leur capital des fonds de capital-risque, 74% des start-ups affichent un excédent brut d’exploitation en perte et seulement 9 % de femmes dirigent des start-ups. D’ailleurs le monde des start-ups n’est pas vraiment une belle aventure pour ceux qui y travaillent comme le montre cet article du 9 janvier 2017 sur letemps.ch : «Au Royaume-Uni, les travailleurs des start-up se révoltent contre leurs conditions de travail». Uber, Deliveroo, société de coursiers… Les conditions de travail dans les entreprises de la nouvelle économie provoquent une contre-offensive puisque les travailleurs de ces start-ups ont de faibles salaires et une protection sociale plus réduite.

 

Un article du jeudi 15 juin dans LeMonde.fr «Les retraités seront les grands perdants de la hausse de la CSG», nous pouvons voir que pour la hausse de la CSG aucune mesure compensatoire n’est prévue pour les retraités, qui seront les grands perdants de l’histoire, alors que 60 % d’entre eux bénéficient d’un revenu fiscal de référence ne dépassant pas 1 200 euros par mois pour une personne seule (1 837 euros pour un couple). Autres perdants, les détenteurs d’immobilier (l’immobilier représente entre 70 % et 80 % du patrimoine des classes moyennes supérieures) vont être directement concernés par le recentrage de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur le patrimoine immobilier des ménages, autre mesure phare annoncée par Emmanuel Macron. Les fonctionnaires et les indépendants restent dans l’attente de mesures compensatoires.

 

Gérard Filoche dans l’article de LePoint.fr "Pour que la gauche renaisse, il faut tirer le bilan de ce quinquennat maudit", revient sur l'échec de l'alliance entre Hamon et Mélenchon alors que les entourages ont failli céder à une ou deux reprises le 21 janvier 2016 pour construire une plateforme commune pour une candidature unique et le 29 janvier 2017 au moment où Jean-Luc Mélenchon hésite, et il fustige les choix de François Hollande durant son mandat, puisqu’avant les municipales, il fait la loi Sapin, puis il touche aux retraites, et en janvier 2014, Hollande annonce la politique de l'offre et ses 41 milliards en faveur du patronat, après avoir perdu les municipales, Hollande a mis Valls Premier ministre, puis le gouvernement perd les Verts et Valls va se débarrasser de Hamon et Montebourg, il gouverne ensuite sur une tête d'épingle. À ce moment-là, Macron et Jouyet prennent en main l'Élysée. L'équipe des droitiers et des financiers se consolide. Cette présidence n’a rien fabriqué ni redistribué. Comme le dit ce dernier : «Pour que la gauche renaisse, il faut tirer le bilan de ce quinquennat maudit.» Pour lui, la mort du PS viendra du doute permanent sur le fait qu’il ne tient jamais parole.

 

LCI.fr dans son LIVE POLITIQUE – LÉGISLATIVES de ce vendredi 16 juin nous montre que pour Jean-Luc Mélenchon, "l'essentiel" est de parvenir à la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée, lequel devra être "articulé avec le mouvement social" pour s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron. "Il reste à ce deuxième tour 74 candidatures La France insoumise. Si on y rajoute la petite dizaine de députés que nous soutenons, c'est-à-dire quatre frondeurs socialistes, cinq ou six candidats communistes, on va être autour de 80 potentiels, donc ça laisse la possibilité de former un groupe, ce qui à cette heure est l'essentiel à mes yeux" a-t-il déclaré sur Europe 1. Il fallait y penser avant de mettre des candidats France Insoumise face aux Frondeurs du PS comme Benoît Hamon, Alexis Bachelay, Laurent Baumel, Karine Berger, Pascal Cherki, Aurélie Filippetti, Jean-Marc Germain, Jérôme Guedj et Mathieu Hanotin qui ont été balayés sans sommation dès le premier round des législatives. 80 parlementaires c’est peu, alors que l’union à gauche aurait permis d’avoir beaucoup plus de députés.

 

francetvinfo.fr montre ce vendredi 16 juin que tous les députés socialistes ne sont pas d’accord pour être une majorité constructive avec Emmanuel Macron à l’Assemblée dans l’article : «Luc Carvounas redoute que "l'Assemblée nationale soit remplacée par la haute administration"». Luc Carvounas a indiqué qu'il lancerait "un appel à tous les députés de gauche", s'il est élu à l'Assemblée nationale afin de siéger "dans un intergroupe", en dépit de leurs différences. "J'ai toujours fait l'union de la gauche. C'est mon moteur, donc ne me reprochez pas ce qui est l'engagement de 20 ans de ma vie", a expliqué le sénateur-maire d'Alfortville. "Si je suis cette voix à l'Assemblée nationale, je mettrai tout en œuvre, toute mon énergie, pour rassembler un maximum de sensibilités pour que la gauche française se reconstruise", a indiqué Luc Carvounas. Luc Carvounas a précisé que lorsqu'un candidat soutenu par Edouard Philippe et un candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon se font face, il choisit "le candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon, parce que c'est un candidat de gauche".

 

Enfin, le Recap de Libération.fr nous montre que les ministres des Finances de la zone euro ont annoncé jeudi s'être entendus sur le versement à la Grèce d'un nouveau prêt de 8,5 milliards d'euros, écartant le spectre d'une nouvelle crise, afin de relancer le plan d'aide à Athènes, qui patinait depuis des mois. Les Grecs n'obtiendront pas, dans l'immédiat, les mesures d'allègement de leur dette colossale (179% du PIB) qu'ils réclament depuis des mois, mais la zone euro leur a apporté «des précisions» sur ce qui pourrait leur être accordé plus tard. Il permet de relancer enfin le troisième plan d'aide au pays de 86 milliards d'euros, signé en juillet 2015, qui bloquait à cause de divergences entre des membres de la zone euro - essentiellement l'Allemagne - et le FMI. En revanche, la question de l’allègement de la colossale dette publique cumulée de la Grèce reste en suspens, sans doute jusqu’à la fin de l’année. Il faut dire qu’ils sont tous d’accord sur le fait que la Grèce a besoin de réformes ambitieuses. Comme si la Grèce n’avait pas déjà assez souffert.

 

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Publié le 15 Juin 2017

Inés San Martín dans son article sur cruxnow.com le jeudi 15 juin 2017 que le président vénézuélien Nicolas Maduro a écrit une lettre au pape Francis datée du 13 juin, demandant son aide pour mettre fin à la violence dans le pays en parlant d’«actions de vandalisme» menées par les «forces obscures» qui «aspirent à une intervention militaire des États-Unis». Il prétend que l'opposition à son gouvernement diminue chaque jour et devient «de plus en plus folle», une minorité qui essaie de «brûler le Venezuela pour atteindre ses extrémités politiques obscènes». Bien que la crise dure depuis 2015, la situation est devenue hors de contrôle fin mars 2017, lorsque Maduro a annoncé une assemblée constitutionnelle. Depuis lors, des centaines de milliers de vénézuéliens sont passés quotidiennement dans les rues pour protester contre la mesure. Le gouvernement a réprimé les manifestations pacifiques à travers des groupes militaires et paramilitaires qui ont jusqu'à présent tué 70 personnes.

 

Le même jour, le meilleur diplomate du Vatican, le cardinal Pietro Parolin a écrit une lettre à un groupe d'anciens présidents latino-américains (du Costa Rica, de l'Uruguay, du Panama, de la Colombie et de la Bolivie), insistant pour que, pour l'Église, la solution soit de tenir des élections. Les deux lettres viennent une semaine après que les dirigeants de la conférence des évêques vénézuéliens se soient rendus à Rome pour parler au pape François de la grave crise économique, politique et sociale du pays. Dans ce cas, le prélat a énuméré quatre conditions préalables à tout dialogue : la création d'un couloir humanitaire, la reconnaissance de l'Assemblée nationale, la libération des prisonniers politiques et la reprise du calendrier électoral.

 

Les élections pour les gouverneurs étaient censées être faites l'année dernière, mais comme le cardinal Jorge Urosa Savino a déclaré à Crux avant la réunion des évêques avec le pape François, que Maduro a refusé de les autoriser parce que son parti perdrait vraisemblablement. Selon l'archevêque Diego Padrón, président de la Conférence épiscopale vénézuélienne, le pape leur a dit lors de cette réunion qu'il était très proche du peuple vénézuélien et qu'il était pleinement confiant dans la hiérarchie catholique locale.

 

cruxnow.com ce jeudi 15 juin dans son article «Les évêques ne peuvent pas dire qu’ils sont désolés pour la tragédie des abus dont ils sont en partie responsables, dit un archevêque» nous montre que suite à l'invitation du pape François, l'archevêque Wilton D. Gregory d'Atlanta a demandé le mercredi 14 juin 2017 le pardon de ceux qui ont été «blessés, scandalisés ou déshérités» par la crise des abus sexuel du clergé, qui «restent des sources d'angoisses pour eux et pour ceux qui les aiment». L'archevêque a déclaré lors de la messe que les évêques catholiques américains «ne peuvent jamais dire que nous sommes désolés pour le partage que nous avons eu dans cette tragédie de fidélité et de confiance brisées». «Le Saint-Père nous a appelé respectueusement à reconnaître notre propre part dans la cause de cette souffrance et que tant d'autres vivent encore», a-t-il déclaré.

 

L’archevêque Gregory a noté que les évêques américains ont mis en place de nombreuses procédures pour remédier à la crise de l'abus sexuel au cours des 15 années depuis qu'ils ont approuvé la «Charte pour la protection des enfants et des jeunes». La charte souligne que l’Église doit fournir des services de sensibilisation et un chemin vers la guérison et la réconciliation, mettre en place un système d'audit sur la manière dont les diocèses respectent la charte et mettent en œuvre des procédures pour traiter les cas d'abus et prévenir les abus. Les évêques ont également créé le Secrétariat à la protection de l'enfance et de la jeunesse et ont créé le National Review Board, qui supervise les audits.

 

Mais comme le montre Julianne Paul dans son article sur la-Croix.com de ce jeudi intitulé «Aux États-Unis, l’Église doit «encore faire des efforts» en matière de lutte contre la pédophilie», d’après un rapport de l’Église catholique américaine, 1 318 nouvelles accusations ont été répertoriées en 2016, portant pour la plupart sur des cas anciens. Le document publié mercredi 14 juin, lors de l’Assemblée plénière des évêques, met en avant les efforts menés dans l’accompagnement des victimes et dans la prévention, même si beaucoup de chemin reste à faire. Sur les 65 diocèses qui ont bénéficié d’un audit diocésain (qui n’est pas obligatoire mais «très fortement encouragé») en 2017 dans l’espoir d’intégrer la charte, seuls deux diocèses ne remplissent pas toutes les conditions requises. Il y a encore beaucoup de travail à fournir.

 

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Publié le 14 Juin 2017

Hier dans le Live Législative de Libération.fr la future majorité présidentielle inquiète aussi à l’étranger comme le montre l’article : «Le «New York Times» s'alarme d'éventuels abus de pouvoir de Macron». Dans un éditorial intitulé Les pouvoirs sans entrave d'Emmanuel Macron publié après le premier tour des législatives, le New York Times s'alarme des dérives potentielles du quinquennat Macron. Face à une opposition en miettes et fort d'une importante majorité à l'Assemblée, le président pourrait «être tenté d'abuser du pouvoir exécutif», avance le texte, qui donne en exemple la volonté d'inscrire dans le droit commun des dispositifs de l'état d'urgence, comme banalisation des mesures privatives de liberté.

 

Le NYT estime «inquiétant» l'affaiblissement de l'autorité judiciaire censée encadrer ces mesures, et mentionne «une restriction permanente des droits constitutionnels des citoyens français». Citant les mesures envisagées dans le projet de loi sécuritaire, le quotidien américain estime «qu'elles n'ont pas fait grand chose pour combattre le terrorisme par rapport aux lois existantes, tout en entravant réellement les droits individuels». En conclusion, l'éditorial rappelle la responsabilité du Conseil Constitutionnel, qui devra censurer les dispositions liberticides envisagées, «sinon la promesse de M. Macron d'un nouveau départ pour la France pourrait aboutir à une république plus répressive et paver la voie à d'autres abus du pouvoir exécutif, même après son mandat».

 

Plus inquiétant encore, Libération.fr dans son article du mardi 13 juin «Code du travail : La folle entreprise du gouvernement» nous précise les pistes de réforme dévoilées la semaine dernière par «Libération», que l’exécutif jugeait pourtant «sans valeur», sont bien sur la table de la concertation engagée lundi par l’exécutif avec les partenaires sociaux. Des mesures radicales que le gouvernement commence à mettre ouvertement sur la table comme la négociation des causes du licenciement, des dérogations aux accords de branche, la primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail, la présomption de légalité des accords d’entreprise, et le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur. Rien de réjouissant.

 

La situation est plus que compromise quand on voit dans le Récap de Libération.fr le garde des Sceaux François Bayrou présente ce matin en Conseil des ministres les premières grandes lois du quinquennat, qui visent à moraliser la vie publique, alors que son parti, le MoDem, est visé par une enquête judiciaire et que le Canard enchaîné, dans son édition à paraître ce mercredi, évoque le cas de sa secrétaire particulière. Toutes choses qui, à l'image du premier couac gouvernemental, semblent peu préoccuper le ministre, lequel se déclare «sûr de l'issue et des preuves qui seront immanquablement apportées» dans l'enquête sur son parti.

 

La vision de la démocratie des candidats de La République en marche n’est pas plus enviable car comme le montre le Récap de Libération.fr plusieurs dizaines de candidats de la majorité présidentielle refusent de débattre entre les deux tours. Un «déni de démocratie» pour leurs adversaires, qui dénoncent une tactique pour ne pas prendre de risque alors qu'ils partent largement favoris.

 

Pour éviter la casse, la gauche n’a plus de choix elle doit s’unir comme le montre le DIRECT. Législatives de francetvinfo.fr ce mercredi 14 juin Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a appelé à voter pour Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre de l'Éducation, dans la sixième circonscription du Rhône, face au "candidat de la finance" de La République en marche, Bruno Bonnell.

 

Benoît Hamon lui soutient "sans hésiter" Farida Amrani. Il s'agit de la candidate de La France insoumise, opposée au second tour des législatives à Manuel Valls dans la première circonscription de l'Essonne. Ce qui n’est pas étonnant puisque comme l’a fait savoir Benoît Hamon dans une interview avec Mouloud Hachour où à la question : “Du quinquennat de Hollande, vous retenez quoi en conquête sociale ?”, ce dernier a répondu de manière cinglante : “Rien, il n'y en a pas”. Il n’est pas plus tendre avec Manuel Valls : “Faites-moi la différence sur les questions économiques entre Lemaire, Juppé et Valls. Ils sont d’accord !”

 

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Publié le 13 Juin 2017

periodistadigital.com nous montre que le lundi 12 juin, 2017 nous montre que le ministre des Affaires étrangères Bolivien, Fernando Huanacuni a annoncé qu'un représentant du pape François participera à la Conférence mondiale populaire, prévue le 20 et 21 juin dans le département de Cochabamba. Selon aux organisateurs, l'événement se réunira avec plusieurs invités spéciaux, des représentants de gouvernements, de mouvements sociaux et du secrétaire du Vatican pour les affaires autochtones de l'immigration, Michael Czerny.

 

En parlant aux journalistes, Huanacuni a confirmé la présence à cet événement du président salvadorien, Salvador Sánchez Ceren, et d’autres dirigeants venant de l'Espagne, du Paraguay et de la Colombie, Jose Luis Rodriguez Zapatero, Fernando Lugo et Ernesto Samper, respectivement.

 

Il y a quelques jours, le vice-ministre bolivien de la coordination avec les mouvements sociaux, Alfredo Rada, a informé sur la participation à la réunion des délégations d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Europe, d'Afrique et d'Asie. Selon Rada, participeront à la Conférence mondiale des peuples en Bolivie 1500 délégués étrangers, pour discuter des questions liées à la situation des migrants dans le monde.

 

L'intervention militaire des puissances impérialistes dans les peuples qui luttent pour leur libération sera l'un des thèmes de la réunion, qui aura également une grande présence de représentants des mouvements sociaux. En mars dernier, Evo Morales vint à convocation de la Conférence mondiale des peuples en réponse aux politiques anti-immigrants promues par le président américain, Donald Trump.

 

Le Vatican nous livre aussi une autre surprise puisque comme le montre CatholicHerald.co.uk dans son article du mardi 13 juin 2017 «Un philosophe qui soutient l'avortement légal nommé à l'académie pro-vie du Vatican», le pape Francis a nommé 45 nouveaux membres ordinaires de l'Académie Pontificale pour la Vie, selon une déclaration sur le site du Vatican. Ils comprennent Nigel Biggar, qui a déclaré qu'il pense que la limite pour l'avortement légal devrait être de 18 semaines qui est à peu près le premier moment où il existe des preuves d’activité cérébrale, et donc de conscience, dans un dialogue avec le collègue philosophe Peter Singer en 2011, rapporté par le magazine de Standpoint.

 

Pour lui : "Il n'est pas clair qu'un fœtus humain est du même genre qu'un adulte ou un être humain mature, et mérite donc le même traitement. Il s'agit alors de savoir où nous traçons la ligne, et il n'y a pas de raison absolument convaincante de la mettre sur un autre endroit".

 

Enfin, dans Cruxnow.com dans son article du mardi 13 juin «Avant la Journée Mondiale des Pauvres, le pape appelle des actes et non des mots», nous montre que le pape François a appelé les chrétiens et les personnes de toutes les croyances à célébrer la Journée Mondiale des Pauvres, qu'il a appelée après le Jubilé de la Miséricorde, en aidant ceux qui en ont besoin et les marginalisés non seulement par des mots, mais par des actes concrets. Le 19 novembre, le pape invitera 500 personnes pauvres à déjeuner au Vatican. "Les pauvres ne sont pas un problème", a déclaré le pape dans sa déclaration. "Ils sont une ressource à partir de laquelle se dessine ce que nous nous efforçons d'accepter et de pratiquer dans notre vie, l'essence de l'Évangile". Espérons que cette démarche soit porteuse d’un réel élan.

 

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Publié le 12 Juin 2017

Libération.fr dans son Récap et LE LIVE LÉGISLATIVES, nous montre ce lundi 12 juin 2016 qu’au terme d'un premier tour terni par le pire taux de participation de l'histoire de la Ve République, le parti du président Emmanuel Macron est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée. La République En Marche et le MoDem raviraient entre 400 et 455 des 577 sièges, selon les estimations. Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur publiés cette nuit à 1h30, la République en marche arrive nettement en tête avec 32,32% des suffrages exprimés. Le mouvement présidentiel balaye Les Républicains et leurs alliés (21,56%) et le Front national (13,20%). Le PS et son allié PR, devancés par la France insoumise et le PCF (13,74%), obtiennent 9,51% des voix. Les listes écologistes ont de leur côté recueilli 4,30% des suffrages. Quant à l'abstention, elle a atteint le niveau record de 51,29%.

 

Le premier tour des législatives de dimanche a (mécaniquement) été marqué par une défaite historique du PS ainsi qu'un net revers pour la droite et le Front national, au même niveau qu'en 2012. Le signe de la fin d'un système partisan et de la poursuite d'une crise de régime. Plusieurs personnalités ont été battues dès le premier tour : Benoît Hamon (PS), Jean-Christophe Cambadélis (PS) et Cécile Duflot à Paris, Aurélie Filippetti (PS), Emmanuelle Cosse (écologiste), Patrick Mennucci (PS). D'autres sont en ballottage : Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (FI), Manuel Valls (DG). Cinq des six ministres d'Emmanuel Macron, passibles d'exclusion du gouvernement en cas d'échec, sont très bien placés pour gagner au second tour, à l'exception d'Annick Girardin (Outre-Mer) en ballottage incertain, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

LeMonde.fr dans son Live Législatives 2017 nous montre que laissant entrevoir l'ampleur de la tâche pour reconstruire le Parti socialiste, Benoît Hamon s'est contenté d'un tweet métaphorique ce matin et a convoqué le mythe de Sisyphe sur le réseau social. L'ancien candidat du PS à la présidentielle, député PS sortant des Yvelines, s'est fait éliminer dès le premier tour des législatives, battu hier soir par La République en marche et le parti Les Républicains. Le candidat de la France Insoumise avec ses 8 % l’a empêché de passer le second tour. Le travail sera dur pour réformer le PS, mais pas impossible.

 

Enfin, après sa logique de terre brulée la France Insoumise retrouve la raison comme le montre le Live Législatives de francetvinfo.fr. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon appelle ses électeurs à voter au second tour, dimanche, pour ses candidats qualifiés, mais aussi pour ceux du parti communiste avec lequel il est en froid, ainsi que pour les socialistes frondeurs "ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri". Benoît Hamon l’avait pourtant signé, alors pourquoi lui avoir mis un adversaire en face.

 

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Publié le 9 Juin 2017

L'OBS nous montre ce vendredi 9 juin 2017 que dix ans après avoir été informé par une victime présumée d'attouchements sexuels de la part d'un prêtre de son diocèse, l'ancien évêque d'Orléans André Fort a été mis en examen pour n'avoir pas dénoncé les faits à la justice.

 

Mgr André Fort, évêque d'Orléans de 2002 à 2010, a été mis en examen jeudi matin par un juge d'instruction à la suite d'une décision de la chambre d'instruction d'Orléans, ont indiqué Martin Pradel et Edmond-Claude Fréty, avocats de trois victimes présumées du prêtre, qui se sont portées partie civile. Il lui est reproché de n'avoir pas dénoncé des actes pédophiles de l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012.

 

C'est la première mise en examen d'un évêque pour non-dénonciation d'actes pédophiles depuis Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux. Ce dernier avait été condamné en 2001 à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour non-dénonciation des faits de pédophilie commis par l'abbé René Bissey, un prêtre de son diocèse de Bayeux, auquel la cour d'assises du Calvados avait infligé dix-huit ans de réclusion en octobre 2000.

 

Cette affaire avait conduit la conférence des évêques de France à engager un chantier de lutte contre les abus sexuels dans l'Église, relancé en 2016 après de nouvelles accusations, notamment dans le diocèse de Lyon gouverné par le cardinal Philippe Barbarin.

 

L'ancien évêque d'Orléans, en poste de 2002 à 2010, avait déjà été cité comme témoin assisté dans le cadre de l'instruction ouverte contre l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012 après un signalement par l'actuel évêque d'Orléans, Mgr Jacques Blaquart.

 

Olivier Savignac, une des victimes présumées, avait été le premier à dénoncer les faits en 2008 auprès de l'évêché dans un courrier où il faisait état d'attouchements qu'il disait avoir subis en 1993 lors d'un camp dans le sud-ouest de la France du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) où officiait l'abbé de Castelet en tant qu'aumônier.

 

Sans réponse de l'évêché, il demandait audience deux plus tard à Mgr Fort et lui donnait des détails et lui précisait qu'une dizaine de jeunes avaient pu être victimes de l'aumônier du MEJ.

 

"André Fort m'a reçu dans son bureau en 2010 à Orléans. Il m'a promis de prendre des mesures, mais, un an après, l'abbé était toujours là. Je me suis même aperçu qu'il donnait des conférences sur la pédophilie dans l'Eglise. Là, on s'est sentis trahis", a déclaré Olivier Savignac en octobre dernier au micro de France Bleu Orléans.

 

Il saisit alors à nouveau l'évêché, où Mgr Blaquart avait pris la succession de Mgr Fort, parti à la retraite. Dès lors, tout va très vite : le nouvel évêque saisit aussitôt le parquet et une instruction est ouverte. En 2012, l'abbé de Castelet est mis en examen.

 

L'enquête "aurait mis en évidence huit ou neuf cas d'attouchements sur mineurs, sur des victimes âgées d'une douzaine d'années", a indiqué l'année dernière Mgr Blaquart. Le prêtre a reconnu les faits, ajoute le prélat, qui lui a supprimé en 2016 les derniers ministères. "J'aurais dû le faire plus tôt", avait-il dit.

 

Selon Mgr Blaquart, ses prédécesseurs avaient eu connaissance de ses agissements et avaient pris "des mesures conservatoires" contre le prêtre, aujourd'hui âgé de 66 ans, pour éviter qu'il soit seul en contact avec des jeunes. "Ils n'avaient pas porté plainte", avait regretté le prélat.

 

Bien avant des mesures prises l'année dernière par la conférence des évêques de France, le diocèse d'Orléans, à la demande de son évêque Jacques Blaquart, a été le premier à mettre en place une cellule d'écoute pour les victimes de prêtres pédophiles.

 

Espérons que l’on fasse justice aux victimes de l'abbé de Castelet en punissant de façon exemplaire Mgr André Fort qui n’a pas dénoncé le comportement pervers de ce prêtre.

 

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Publié le 9 Juin 2017

Libération.fr dans ses articles «Législatives au Royaume-Uni : le parti Conservateur de Theresa May perd sa majorité absolue» et «Corbyn appelle Theresa May à la démission après son recul aux législatives» de ce vendredi 9 juin 2017, nous monte que la Première ministre conservatrice Theresa May s'est vue pressée de démissionner ce vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique. Le chef du parti travailliste d'opposition Jeremy Corbyn s’est empressé d’appeler la Première ministre conservatrice Theresa May à démissionner après les pertes subies par son parti aux élections législatives britanniques de jeudi. «Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C'est assez pour qu'elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif», a déclaré Jeremy Corbyn en s'adressant à ses électeurs tôt vendredi matin.

 

Un résultat choc qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit. C'est un échec personnel pour celle qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne. Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu douze de sièges, tandis que l'opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue.

 

D’après les résultats partiels que l’on retrouve dans LeMonde.fr dans son législatives au Royaume-Uni sur sièges sur les 648 sièges sur 650 attribués à ce stade : 317 reviennent au Parti conservateur (- 12); 261 au Parti travailliste (+ 31); 35 au Parti national écossais (SNP, - 19); 12 aux libéraux-démocrates (+ 3); 10 au Parti unioniste démocrate (+ 2); 1 au parti Vert; et 12 aux autres partis. La bonne nouvelle est qu’Ukip perd son unique siège.

 

Enfin comme le montre L’OBS dans son article «Législatives britanniques : les conservateurs perdent leur majorité absolue» Jeremy Corbyn, que beaucoup donnaient largement battu et objet de régulières tentatives de putsch au sein de son parti, dont l'aile centriste ne supporte pas ses idées radicales (un bon exemple pour Benoît Hamon au prochain congrès du PS), est le grand vainqueur de cette élection alors que Theresa May perd sa majorité absolue au Parlement. Jeremy Corbyn peut savourer sa victoire. Il a en effet augmenté le score du Labour d'une trentaine de sièges, alors que tout le monde lui prédisait il y a peu une amère défaite. Militant de longue date, il s'est retrouvé comme un poisson dans l'eau dans les meetings à travers le pays, se montrant proche des gens et de leurs préoccupations. C'est l'autre surprise de ce scrutin : les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) devraient céder une vingtaine de sièges et 'est une très mauvaise nouvelle pour (la Première ministre écossaise) Nicola Sturgeon et son ambition d'organiser un second référendum.

 

Une autre élection législative intéresse les médias comme le montre LCI.fr dans son Live Politique. La campagne du premier tour des élections législatives touche à sa fin ce vendredi. Ce soir à minuit, les candidats ne pourront plus campagne et devront attendre dimanche 20 heures pour connaître les résultats. Le mouvement La République en Marche d'Emmanuel Macron est donné grand favori de ce scrutin. Jamais autant de nouveaux visages n’ont semblaient prêts à faire leur entrée au Palais Bourbon. Le plus inquiétant sont les mesures de LREM si ce mouvement obtient la majorité absolue puisqu’il compte "libérer l'entreprise" du code du travail, faire une "ligne dure anti-migrants" et mettre l’état d'urgence dans le droit commun. En gros, LREM va faire la politique que souhaitait la droite.

 

À quelques jours du premier tour des élections législatives, la gauche française est menacée d'être réduite à peau de chagrin dans la nouvelle Assemblée. Entre un Parti socialiste éclaté écartelé des députés partisans d'une participation constructive à la majorité présidentielle, (Marisol Touraine, Myriam El Khomri), et les députés frondeurs, qui, sur la ligne de Benoit Hamon, rêvent d'incarner une nouvelle opposition. et une France insoumise en perte de vitesse, les projections sur le nombre de députés roses ou rouges à l’Assemblée nationale s’assombrissent. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon a, elle, le mérite de la clarté : aucune alliance ni avec les socialistes ni avec les communistes. Mais elle est parfois mal comprise sur le terrain. Cette volonté hégémonique à gauche pourrait s'avérer perdante pour tous, déplore Bernard Cazeneuve : «Cette division va stériliser des terres en faisant élire la droite et l’extrême-droite», prédit l’ancien Premier ministre socialiste. «C'est le jeu de la terre brûlée», regrette un dirigeant communiste.

 

Plus réaliste Benoît Hamon n’attend plus rien des Législatives ni du PS comme le montre LeParisien.fr dans son article «Parti socialiste : les confidences aigres-douces de Hamon». Voilà près de dix mois que le socialiste est en campagne ! Lancé dès août dernier dans la bataille pour la primaire de la gauche, il est désormais en pleine reconquête de sa circonscription des Yvelines. Avec, aussi, le regard rivé sur l'avenir : le mouvement transpartisan qu'il compte lancer le 1er juillet, sur la pelouse de Reuilly. «Quinze mille personnes se sont inscrites !» se réjouissait-il hier. Un rassemblement conçu comme le prélude «à un autre événement», lance-t-il.

 

Enfin LeMonde.fr dans son Live Politique 2017 nous montre que le collectif syndical et associatif "Front social" organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes de la métropole "contre Macron et ses ordonnances" réformant le code du travail. "Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin", font ainsi savoir dans un communiqué le collectif composé de sections CGT, Sud ou encore l'UNEF. À Paris, un rassemblement est déjà prévu à 18 heures devant l'Assemblée nationale. "Une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives", précise Laurent Degousée (Sud commerce) à l'Agence France-presse. Des rassemblements seront également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

 

Le seul moyen pour qu’Emmanuel Macron ne possède pas une majorité absolue est de maintenant voter contre lui et espérons que les sondages se trompent. Espérons que les résultats du Parti travailliste au Royaume-Uni soient porteurs pour les Frondeurs du PS.

 

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Publié le 8 Juin 2017

Pour le père James Martin : "Être LGBT n’est pas un péché"

Respect, compassion et sensibilité. Ce sont les attitudes à adopter par l’Église dans le catéchisme envers les homosexuels, mais trop souvent cela ne se traduit pas en actions concrètes. Et c'est ce que veut pour changer le jésuite américain James Martin, qui a écrit un livre à cet effet. Un livre sur l'Église et la communauté LGBT pour qu’elles construisent des ponts ensemble et apprennent à vivre ensemble comme nous le montre Cameron Doody le mercredi 7 juin 2017 sur periodisatdigital.com.

 

En parlant de son livre avec le service Religion News Service et Crux, le jésuite affirme que le respect, la compassion et la sensibilité des valeurs catéchétiques sont «essentielles» pour un groupe comme la communauté LGBT, qu’il sent «presque complètement marginalisé» dans l’Église institutionnelle.

 

«Il n’y a tout simplement pas de groupe aussi marginalisé dans l'Église catholique que celui des personnes LGBT. Parfois, ils ont été traités comme des lépreux», a déploré le jésuite. Et que «être simplement LGBT n’est pas un péché, selon la doctrine catholique. C'est un malentendu commun.» Aux yeux du père, bien que le catéchisme utilise une langue destructrice pour décrire les sentiments d'une personne gay personne - dite «intrinsèquement désordonnés», il doit être nécessairement à l’écoute.

 

«Pour dire que l'une des parties les plus profondes d'une personne, la partie qui donne et reçoit l’amour- est désordonné, est inutilement préjudiciable», déplore le père Martin, qui suggère, quant à lui, que l’on doit changer quelque chose pour que ça se «déroule différemment».

 

De retour sur l'attitude à avoir sur des mesures urgentes avec la communauté LGBT, Martin fait remarquer que «sont des gens qui se sentent marginalisés, donc c'est un modèle pour nous» : ceux qui souhaitent trouver une maison dans notre paroisse. Un modèle qui est nul autre que le Seigneur. «Jésus accueille, invite et comprend», se souvient le prêtre. «Et pour Jésus, il n'y a pas de «nous» et «eux» : le nous suffit».

 

Le respect pour eux, d'abord de tous, signifie de les nommer comme ils s’appellent eux-mêmes. C'est-a-dire, gay, LGBT, LGBTQ ou autre chose, mais jamais attirés par le même sexe» ou d'autres termes froids et cliniques. «Je pense que l'apparente incapacité des gens à utiliser quelque chose d'aussi simple que LGBT, en particulier lorsque le pape François lui-même a utilisé le terme gay, montre un manque de respect», a déploré le père Martin.

 

«Le respect est aussi de voir ces gens comme des individus qui apportent des dons à l'Église», approfondit le jésuite. «La compassion est de les voir dans leur complexité et leur sensibilité, c’est d'être sensible à leurs expériences de vie.» Mais ces attitudes ne sont pas seulement les préceptes évangéliques et de bienvenues doctrinales : pour accueillir les personnes LGBT l'Église ouvre an monde un vrai potentiel, tout comme leurs familles et leurs amis. Comme on l'a vécu le père Martin en tournée pour promouvoir de nouveaux livres, de nombreux proches des homosexuels l'ont approché pour dire que «ce qu'ils veulent est un endroit pour son fils, sa fille, son petit-fils ou sa petite-fille dans l’Église».

 

Une vision réaliste sur les personnes LGBT dans l’Église qui mérite d’être entendue, et qui espérons le sera porteuse d’une nouvelle vision plus ouverte envers des couples qui se sentent rejetés par celle qui devrait être une mère.

 

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Publié le 7 Juin 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre dans son article pour la-Croix.com du mercredi 7 juin 2017 qu’interrogé par la BBC après l’attentat qui a eu lieu à Londres samedi 3 juin, Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, a appelé les responsables religieux à «prendre leurs responsabilités» pour lutter contre «les atrocités commises au nom de leur religion».

 

Tout au long de l’histoire et dans toutes les grandes religions, les traditions religieuses et les Écritures saintes ont été «tordues et mal utilisées» par les fidèles, parfois même encouragés par leurs responsables. Aujourd’hui, ces derniers doivent donc reconnaître que «des atrocités» peuvent être commises au nom de leur religion, a estimé mardi 6 juin le Dr Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, interrogé dans l’émission «Today» de la radio BBC 4.

 

«Si quelque chose se passe dans notre propre tradition religieuse, nous devons le dire et prendre nos responsabilités en étant très, très clairs pour le contrer», a-t-il poursuivi, tout en soulignant la très ferme condamnation et au plus haut niveau des responsables musulmans britanniques. Interrogé sur cette phrase souvent entendue selon laquelle «les attaques terroristes n’ont rien à voir avec l’islam», Justin Welby a pris ses distances : «Je ne pense pas que cela nous amène quelque part.»

 

À ses yeux, le problème des attentats est triple : «global, générationnel et idéologique». «Il existe une théologie religieuse derrière ces attaques terroristes. Elle doit être contrecarrée», estime le primat de la Communion anglicane, convaincu que nier le rôle joué par l’islam dans les attentats récents revient à nier celui «du christianisme dans le massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie». «Nous devons contrer cette [théologie] dans notre propre tradition de foi et dire pourquoi ce n’est pas acceptable, pour enseigner aux gens et pour éduquer les gens», a-t-il expliqué.

 

Dans un pays sous le choc de deux attentats, à Manchester puis à Londres, le responsable anglican a donc clairement indiqué ses attentes à l’égard de la communauté musulmane et de ses responsables. Mais il n’a pas oublié non plus le reste de la société britannique, critiquant le «très grave manque d’alphabétisation religieuse» des responsables de la lutte contre l’extrémisme, incapables de «comprendre les doctrines fondamentales de la foi avec lesquelles ils traitent». À ses yeux, le Royaume-Uni doit également parvenir à tracer «une ligne» claire entre conservatisme et extrémisme. «Notre histoire et notre culture permettent aux gens d’avoir des points de vue très différents, mais cette ligne doit porter sur la violence et l’incitation au dénigrement d’autrui», avance-t-il, soulignant le désir d’une vaste majorité des citoyens britanniques de continuer à vivre ensemble.

 

Il ne s’agit donc pas de cibler «un groupe uniquement en raison de sa foi» mais uniquement en raison «des actes que ses membres posent au nom de leur foi», prévient-il, alors que le débat risque de s’enflammer à nouveau sur les mesures à prendre pour contrer l’islamisme radical.

 

Le raisonnement de Justin Welby ne semble pas être de mise en France puisqu’un article de L’Express.fr nommé «Un projet de loi prévoit de faire entrer l'état d'urgence "dans le droit commun"», nous montre que le gouvernement présentera le 21 juin en Conseil des ministres un texte visant à pérenniser certaines mesures exceptionnelles de l'état d'urgence, a annoncé l'Élysée ce mercredi 7 juin, au lendemain de l'attaque au marteau d'un policier devant Notre-Dame de Paris. Comme déjà annoncé, le Parlement sera saisi d'une première loi pour prolonger jusqu'au 1er novembre "au maximum" l'état d'urgence, qui devait prendre fin mi-juillet. Selon Le Monde, qui a consulté le texte, "ce sont quasiment toutes les mesures de l'état d'urgence qui vont se retrouver dans le droit commun, avec quelques modifications marginales" : assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte et zones de protection et de sécurité. Autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans l'intervention d'un juge.

 

Le plus inquiétant comme le montre amnesty.fr est que depuis près d’un an, l’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint le droit fondamental du droit de manifester pacifiquement en France de manière préoccupante. 155 manifestations ont été interdites en 18 mois. 639 mesures d’interdictions individuelles de manifester ont été prises contre des personnes dont 21 dans le cadre des manifestations liées à la COP21, et 574 dans le cadre des manifestations contre la loi travail. À cela s’ajoute des pratiques policières contestables comme les nasses, cette pratique qui vise à confiner des manifestants pour les empêcher de manifester ou de rejoindre une manifestation, et un le recours par les forces de l’ordre à un usage arbitraire et disproportionné de la force, sans oublier des journalistes intimidés et violentés.

 

Mettre de telles mesures dans la loi, sans l’intervention d’un juge fera alors de la France un pays de non droit, ne valant pas mieux que les dictatures qu’elle critique.

 

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