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Publié le 4 Août 2017

François-Xavier Gomez nous montre ce vendredi 4 août 2017 dans Libération.fr que les membres de l'Assemblée constituante élue dimanche dernier dans un climat de grande tension sont intronisés ce vendredi à Caracas. Les condamnations internationales pleuvent.

 

Vendredi devait avoir lieu à Caracas l’intronisation des 454 membres de l’Assemblée constituante, élue dimanche dernier dans la violence (au moins 15 manifestants tués) et la polémique.

 

L’opposition n’avait pas présenté de candidats tant le mode de scrutin favorisait jusqu’à la caricature le régime. Une assemblée à 100 % pro-Maduro, dans un pays qui rejette à 80 % l’action de son président, va ainsi rédiger une nouvelle constitution «encore plus socialiste», a promis (ou menacé) le gouvernement. Dotée de tous les pouvoirs, elle pourra dissoudre si bon lui semble l’actuelle Assemblée nationale, aux mains de l’opposition et seule institution non contrôlée par le pouvoir.

 

Le gouvernement a pourtant accusé le coup, mercredi, quand la société britannique chargée des opérations de vote a contesté les chiffres officiels de participation. Raison probable du report de 48 heures de la prestation de serment des constituants. Pendant laquelle l’opposition avait prévu une nouvelle mobilisation de rue.

Aux condamnations du processus électoral par les États-Unis – qui ont usé du terme de «dictature» – et l’Union européenne se sont ajoutées vendredi celles de la France et du Vatican. L’Elysée a appelé «à une désescalade, au respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales». Soulignant la convergence avec la position de l’UE exprimée par la commissaire Federica Mogherini, Paris dit «espérer le retour à un fonctionnement normal des institutions dans les meilleurs délais».

 

Le pape François a pour sa part estimé que l’inauguration de la Constituante devrait être «évitée ou suspendue» pour favoriser «la réconciliation et la paix», tout en invitant «les forces de sécurité à s’abstenir de l’usage excessif et disproportionné de la force».

 

Vendredi, le régime a lâché du lest en ramenant chez lui l’opposant Antonio Ledezma, maire du grand Caracas, brutalement enlevé mardi alors qu’il était en résidence surveillée. Mais Leopoldo López, un autre dirigeant antichaviste arrêté mardi, était toujours vendredi aux mains du Sebin, la redoutable police politique sur laquelle pèsent de lourds soupçons de tortures.

 

Pour ne rien arranger l'ex-cheffe de la diplomatie vénézuélienne Delcy Rodriguez a été élue vendredi présidente de la controversée Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro et le pays devrait être exclu du Mercosur (marché commun sud-américain).

 

Aica.org nous montre aussi aujourd’hui dans son article «4 août, Mgr Enrique Angelelli, l'évêque des pauvres est tué», le 4 août 1976, le père Arturo Pinto et l'évêque Angelelli au retour d'une célébration en l'honneur de deux prêtres furent assassinés. Sur le chemin de Cordoba, deux voitures sont entrés en collision et se sont approché contre eux. Le père Pinto, le seul témoin du fait, a rapporté qu’au réveil, il trouva l'évêque mort avec plusieurs coups à la tête. Pendant des années, la mort d’Angelelli a été déguisée en accident de voiture. Ce n’est seulement en 2009, que les choses ont changé depuis que l'affaire a été rouverte. À 41 ans après sa mort, la communauté se souvient de ses mots : «toujours une oreille tournée vers le peuple et l'autre vers l'Évangile.»

 

Mgr Enrique Angelelli (1923-1976), évêque du diocèse de La Rioja, a été l'un des évêques les plus célèbres du pays, qui luttait contre la dictature. Il est mort dans une simulation d'accident de voiture, peu de temps après la mise en place de la dictature militaire. Après 38 ans, le 4 juillet 2014, pour son assassinat ont été condamnés à la réclusion à perpétuité deux officiers supérieurs. Pendant des décennies, les autorités avaient affirmé que sa mort était accidentelle. En 2015, la phase diocésaine de la cause de béatification a été ouverte.

 

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Publié le 3 Août 2017

La "révolte du bikini" a-t-elle eut lieu ?

ledauphine.com nous montre dans son article du jeudi 3 août 2017 qu’entamée le 5 juillet dernier, la lutte des femmes qui se rendent en groupe en bikini à la plage en Algérie pour protester contre l’oppression prend de l'ampleur.

 

Depuis le début du mois de juillet, des femmes se réunissent en bikini sur la plage de Seraidi, dans la station balnéaire d'Annaba, pour lutter contre les discours moralisateurs et l'obscurantisme. D'un groupe de 40 personnes, les "révoltées" du maillot de bain sont désormais plusieurs centaines sur la plage et l'initiative dépasse la petite ville du nord, rapporte LCI. Pour leur dernier rassemblement, les femmes étaient 3600 en maillot de bain à Annaba ! D'autres ont suivi le mouvement sur les plages publiques d'Alger, la capitale, selon Le Parisien.

 

Ces rassemblements, connus sous le nom d'"opération maillot de bain", sont organisés via un groupe féministe sur Facebook, auquel on ne peut accéder qu'après avoir été validée par une personne de confiance. Il a été lancé par une Algérienne de 27 ans connue sous le pseudonyme de Sara, en réaction à une campagne sur les réseaux sociaux qui visait à stigmatiser ces femmes portant un maillot de bain sur la plage.

 

Pendant le ramadan, des jeunes publiaient des photos volées de femmes en bikini, parce que cette tenue serait, selon eux, "représentative de l'Occident" et "contraire aux normes islamiques". Les sorties organisées par les manifestantes visent donc à lutter contre la pression qui est faite sur leur apparence physique et à se réapproprier l'espace public. Toutes les femmes qui participent au mouvement ne sont pas obligées de porter un maillot deux pièces : celles qui le veulent peuvent aussi se baigner en robe ou en burkini, qui bien que légal en Algérie, est déjà jugé provocant. Et ce mouvement n'entre en rien en conflit avec a loi.

 

Selon Sarah Chelal, chargée de mission au réseau Euromed, interrogée par Francetvinfo, "Il y a eu une recrudescence de la présence policière sur les plages pour les protéger. Ces femmes n'ont jamais eu de problème avec l'État". Porter un maillot de bain à la plage "ne devrait pas être un exploit et encore moins choquer", estime la jeune femme qui a lancé le mouvement.

 

HuffingtonPost.fr dans son article du 7 août  «Y a-t-il vraiment une "révolte du bikini" en Algérie ?» montrent que des journalistes algériens modèrent la portée de ces événements tant sur le problème par rapport au choix de la tenue sur la plage, les  incohérences relayées dans les médias français et algériens, en particulier concernant le nombre de participantes, sur l'exagération dans le traitement médiatique de cette "révolte du bikini" qui n'a pas attendu 2017 pour émerger puisqu’il existe un ras-le-bol réel quant à la place de la femme et des autres libertés individuelles mises à mal dans la société algérienne. Beaucoup de gens militent, parfois pas de manière publique. Il y a une "recontextualisation" alors qu’on devrait parler 'baignades contre les barbus' plutôt que "républicaine".  

 

Mais une réalité demeure : le harcèlement verbal des femmes sur les plages - ou dans les rues - d'Algérie, par des dragueurs grossiers ou des professeurs de morale, est une réalité. Les médias étrangers ont exagéré les activités d’un groupe de femmes qui a été créé fin juin dans lequel se retrouvait une vingtaine de femmes sur la même plage en général la plage de Séraidi à Annaba, pour pouvoir nager à l’aise sans être embêtées.

 

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Publié le 1 Août 2017

ansa.it nous montre ce mardi 1er août 2017 que le Vatican dans la ligne des appels répétés du pape François, donner une impulsion complète à la lutte contre la mafia et la corruption.

 

Après le débat sur la corruption qui a eu lieu au Vatican le 15 Juin, lequel «est la volonté de faire un front commun contre les différentes formes de corruption, le crime organisé et la mafia», la consultation sur la justice du dicastère du Vatican pour le développement humain intégral constituent "un réseau international". Cela a été annoncé par le document final du sommet.

 

«L'Église dans le monde est déjà un réseau et peut donc et doit se mettre au service de cette intention avec courage, décision, transparence, esprit de collaboration et créativité.» En outre, la consultation, qui confirme l'inspiration a émergé du sommet de la Villa Pia, «permettra d'approfondir l'étude sur une réponse globale par les conférences épiscopales et les églises locales sur l'excommunication de la mafia et des organisations criminelles similaires et des perspectives d'excommunication la corruption».

 

Tandis que l’on trouve le message du Département du développement humain pour la Journée mondiale du tourisme dans l’article de Cameron Doody dans peridiodistadigital.com de ce mardi : ‘Le Vatican avertit que les vacances ne peut pas être «prétexte ou pour l'irresponsabilité ou pour l'exploitation»’. «Le temps de vacances ne peut pas être ni une excuse, ni irresponsable ni pour l'exploitation.» Le Vatican va utiliser les vacances d'été, un «temps noble» dans l'hémisphère Nord, en vue de souligner l'importance du tourisme durable – le «tourisme avec un visage humain» - comme essentiel pour la croissance économique et la dignité humaine. C’est ce que souligne le titre du texte publié mardi par le Vatican préparé à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, organisée pour la prochaine 27 Septembre par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) : «Le tourisme durable comme outil de développement».

 

Enfin, periodistadigital.com dans son article «Le Vatican confirme l’archevêque Michael Yeung Ming-Chung comme successeur du cardinal Tong à Hong Kong», nous montre que cardinal John Tong sera soulagé de son diocèse au profit de l'archevêque Michael Yeung Ming-Chung, originaire de Shanghai qui stipule que «le sang chinois coule dans mes veines». Sans être extrémiste, Yeung a souvent exprimé son soutien à la démocratie à Hong Kong, en avertissant la Chine qu’'intervenir trop lourd n’est pas la bonne solution et qu’elle doit sauvegarder le principe de «un pays, deux systèmes». Sur le dialogue sino-Vatican, il est optimiste concernant la recherche du dialogue du Vatican avec la Chine. Monseigneur Yeung est aussi un défenseur audacieux de la famille fondée sur la relation entre un homme et une femme. Par conséquent, parfois il a été critiqué par la communauté gay à Hong Kong.

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Publié le 31 Juillet 2017

cruxnow.com ce lundi 31 juillet 2017 nous montre que l'un des journalistes politiques les plus respectés d'Italie, Massimo Franco a écrit samedi dans "Corriere della Sera", considéré comme le journal le plus respecté du pays, que la "thérapie de choc" que le pape François a essayé d'imposer aux finances du Vatican a donné des résultats minces. Massimo Franco a également suggéré que les choses en reviennent à ce que les initiés du Vatican appellent «normalité», c'est-à-dire la situation avant les réformes initiales il y a trois ans, et qu'une autre figure clé de la tentative de réforme du pape pourrait bientôt disparaître.

 

Le pape a fait un "effort généreux" pour révolutionner le système, écrit Franco, mais ce système "risque d'apparaître irréformable, même avec une thérapie de choc comme celle de François". Franco note qu'au cours des 40 derniers jours, deux personnes nommées par le pape François à des postes clés dans la réforme financière ont été retirés du tableau : Libero Milone et le cardinal George Pell. Dans son essai de samedi, Franco a prédit qu'un troisième personnage rejoindrait bientôt la liste des défunts : le Français Jean-Baptise de Franssu, président de l'Institut des œuvres de religion (la «banque du Vatican»), nommé en juillet 2014. Selon Franco, les initiés du Vatican disent que Franssu est "épuisé" et a ressenti une «froideur croissante» envers lui par des personnages proches du pape et qu'il ne vient à Rome seulement quelques jours de la semaine. Ces initiés, écrit Franco, croient que Franssu pourrait partir d'ici la fin de l'été et, en tout cas, d'ici la fin de l'année.

 

Selon Franco, les défenseurs d'un retour à la "normalité" prévoient maintenant une coupe sérieuse pour le département de Pell. Enfin, Franco a cité une preuve récente sur le fait que le Secrétariat d'État a remporté la bataille interne sur le contrôle financier. Selon Mgr Luigi Mistò, qui dirige temporairement le Secrétariat pour l'économie la réforme économique serait en cours avec le soutien du Secrétariat d'État et elle aurait déjà obtenu des résultats importants. Ce n'est pas l’approche de Pell qui est utilisée.

 

Mais on peut voir cela différemment, et si le pape prenait cette réforme sous un esprit jésuite en la plaçant entre la main  du Secrétariat d’État et nous sous celui de l’Opus Dei comme le montre l’article d’aujourd’hui de cruxnow.com : «Le jour de la fête, le pape jésuite loue le fondateur jésuite». Lors de la fête de saint Ignace de Loyola, le soldat espagnol tourné en mystique qui a fondé les jésuites, l'ordre religieux du pape François, le pape a appelé ses 35 millions de disciples à être «gagnés par le Seigneur Jésus» comme le saint l’était, et de le suivre en servant les autres. En mettant l'accent sur le travail missionnaire et les activités intellectuelles, les jésuites se déplacent parfois en marge de l'Église, et pour certains d'entre eux, c'est un point de fierté de colorier en dehors de la ligne malgré l'allégeance de saint Ignace envers le Vatican et le Pape.

 

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Publié le 29 Juillet 2017

Junno Arocho Esteves nous montre dan son article du samedi 29 juillet 2017 dans que cruxnow.com que des jours avant un référendum national appelé par le président Nicolas Maduro pour réécrire la constitution nationale, les évêques catholiques du Venezuela ont qualifié l'exercice «inconstitutionnel aussi bien qu’inutile, gênant et dommageable pour le peuple vénézuélien». "Ce sera un instrument biaisé qui ne résoudra rien, mais aggravera les problèmes aigus du coût élevé de la vie et du manque de nourriture et de médicaments dont souffrent les gens qui aggraveront la crise politique que nous subissons actuellement", a déclaré le communiqué. Tout en soulignant que l'assemblée constituante n'était «pas convoquée par le peuple», les évêques vénézuéliens ont invité les partisans du gouvernement et de l'opposition à résister à la violence.

 

Ils ont également rappelé aux membres de l'armée vénézuélienne, accusés d'avoir tué plusieurs manifestants, que leur première obligation est de garder la paix pour les gens du pays. Les militaires, ont-ils dit, "sont constitutionnellement appelés à défendre la vie de tous les citoyens, sans aucune distinction d'appartenance scolaire ou politique." "N’augmentez pas davantage la souffrance et l'angoisse de tant de personnes qui veulent vivre en paix", ont déclaré les évêques. Ils ont également exprimé l'espoir que «la voix de la protestation soit entendue et respectée et que des voies de compréhension et de bien-être pour tous soient trouvées».

 

Et comme le montre aujourd’hui RFI.fr dans son article «Venezuela : l’opposition veut marquer les esprits pour le vote de la Constituante», au Venezuela, à la veille de l'élection de l'Assemblée nationale constituante convoquée par le président Maduro, l'opposition appelle les Vénézuéliens à maintenir la pression dans la rue face à ce scrutin qu’elle considère comme une «fraude à la Constitution» et une «manœuvre du gouvernement pour se maintenir au pouvoir». Cela fait presque 4 mois que l'opposition manifeste à Caracas comme dans tout le pays pour rejeter le projet de Constituante et exiger des élections générales anticipées.

 

Mais en attendant dimanche, l'opposition a appelé à poursuivre les blocages ce samedi. Reste à savoir comment réagira la population : à Caracas vendredi, seuls quelques petits groupes de Vénézuéliens ont bloqué certaines avenues de la capitale, principalement à l'Est. Certains expliquent la faible assistance par la peur. En effet, les autorités vénézuéliennes ont interdit les manifestations avant le scrutin de ce dimanche. D’autres pointent les erreurs de communication de l'opposition qui, au départ, avait demandé à la population de se rassembler à Caracas avant finalement de changer d'avis et de l'appeler à se manifester dans toutes les villes du pays.

 

Bloquer la ville afin d'empêcher le vote de dimanche est la seule solution de l’opposition mais le résultat risque de ne pas être aussi glorieux puisque la répression policière est de plus en plus violente. Le régime devient de plus en plus une dictature puisqu’on déplore plus d’une centaine de morts, des opposants assassinés, des étudiants jugés par des tribunaux militaires, des médias contraints à l’autocensure ou à la fermeture, des journalistes et même des magistrats arrêtés. Le chavisme est divisé et laisse un pays au bord du chaos. Dommage, d’autres solutions étaient envisageables.

 

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Publié le 27 Juillet 2017

L’OBS dans son article du mercredi 26 juillet nous montre que l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun a prononcé un discours d'appel à rejoindre "la lumière", un an après l'assassinat du prêtre Jacques Hamel par des djihadistes.

 

Mais dans ses paroles, l'homme d'église a également glissé discrètement quelques allusions contre l’euthanasie et l'avortement. "Notre société se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaiterait, y compris abréger sa vie ou l'empêcher de naître", a-t-il déclaré, dans un amalgame pour le moins surprenant.

 

Comme le signale LCI.fr dans son article «Saint-Étienne-du-Rouvray : La surprenante allusion de l’archevêque de Rouen dans son hommage au père Hamel», le responsable religieux n’en est pas à son premier coup d’essai, en 2014, il avait déjà qualifié "le droit à l'avortement" de "leurre". De la même manière, le 13 janvier 2017 sur "Famille Chrétienne", il incitait "toute la société" à "se révolter" au sujet de l'IVG.

 

Quel est le rapport entre le droit à l'avortement et l'attentat qui a coûté la vie au père Hamel, le 26 juillet dernier à Saint-Etienne-du-Rouvray ? À priori, aucun. La récupération est des plus douteuses et c’est une position politique, loin, très loin, des mots d’apaisement et de l’hommage rendu au père Hamel.

 

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Publié le 26 Juillet 2017

Europe1.fr nous montre qu’un hommage national est rendu mercredi 26 juillet 2017 au père Jacques Hamel, tué par deux djihadistes il y a un an jour pour jour, alors qu'il célébrait une messe dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

 

Il y a un an jour pour jour, deux terroristes assassinaient le père Jacques Hamel, en pleine messe, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Mercredi, habitants, communautés religieuses et responsables politiques rendent un hommage national au prête, lors de plusieurs cérémonies qui vont se succéder toute la journée.

 

Pour rendre hommage à la mémoire du père Hamel, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, a présidé une messe à 9h - heure à laquelle officiait le père Hamel le jour de sa mort - dans l'église martyre, en présence d'Emmanuel Macron, du Premier ministre Édouard Philippe et du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 14 membres de la famille du père Hamel étaient également présents ainsi que trois des cinq fidèles qui étaient dans l'église le jour de l'attentat. La messe a été diffusée à l'extérieur de l'église sur un grand écran, où se trouve une centaine de personnes.

 

"Aujourd'hui, nous faisons mémoire d'un père qui continue de veiller sur nous", a déclaré l'archevêque en début de cérémonie, qui avait commencé d'abord par un long silence. "Vous êtes là ce matin, entourés mais encore atterrés, peut-être révoltés ou simplement fatigués, après une année particulièrement difficile", a encore dit Mgr Lebrun. Au cours de la cérémonie, ponctuée de prières et de chants religieux, la croix de procession qui avait été jetée à terre par les deux terroristes le jour de l'attentat a été remise à l'endroit où elle se trouvait, dans un moment très solennel.

 

L’archevêque a par ailleurs salué le travail des forces de l'ordre déployées dans la ville mercredi et remercié les représentants de toutes les religions présents. "Non, la haine n’a pas triomphé et elle ne triomphera pas", a-t-il déclaré. Quelque 130 à 150 policiers sont déployés pour l'occasion. Anouar Kbibech, ex-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), participe aussi à cet hommage avec une délégation du Conseil régional du culte musulman.

 

Après la messe, une stèle républicaine "pour la paix et la fraternité et à la mémoire" du prêtre a été inaugurée près de l'église, et dévoilée par la sœur du prêtre assassiné et Emmanuel Macron. Sur ce disque en inox de près de 2,50 mètres de diamètre est gravée la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. "La Déclaration rappelle notre attachement aux valeurs républicaines qui sont les nôtres : la liberté, l'égalité et la fraternité", a expliqué le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, Joachim Moyse, lors d'un discours. L'archevêque de Rouen, qui a de nouveau pris la parole, a souligné le fait que le visage du père Hamel, présent sur la stèle comme d'autres visages, "semble regarder" l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui stipule : "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion."  

"En assassinant le père Hamel au pied de son autel, les deux terroristes ont cru semer parmi les catholiques la soif de vengeance et de représailles. Ils ont échoué", a déclaré Emmanuel Macron, en remerciant les catholiques et l'Église de France pour "avoir trouvé la force du pardon" et "donné à toute la France le même exemple". "Le visage du père Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de la mort et ce terrorisme arrogant", ajouté le chef de l'État en rendant hommage au prêtre.

 

La solidarité exprimée après cet attentat a rappelé "à tous les Français que la République n'est pas le règne du relativisme", a ajouté Emmanuel Macron. "Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l'Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j'ose le mot, sacrée. Cette part, c'est la vie d'autrui", a-t-il précisé, affirmant que "la République n'a pas à combattre une religion, ni à vouloir se substituer à elle". La République, en a-t-il conclu, "œuvre chaque jour à ce que chacun puisse croire ou pas, dans l'intensité et l'intimité de sa foi, en homme libre (...) Mais chaque religion a à mener sa part de combat pour que jamais la haine, le repli, la réduction de ce que nous sommes ne puissent triompher".

 

Emmanuel Macron s'entretenait après la cérémonie avec les proches du père Hamel et les victimes de l'attentat. Une cérémonie plus restreinte est également prévue mercredi à 18h à Bonsecours, une autre commune de la métropole rouennaise, où repose le prêtre qui fait depuis avril l'objet d'un procès en béatification, une exception aux règles du Vatican. Un délai de cinq ans sépare habituellement le décès d'une personne de la date du début de son procès.

 

Le 26 juillet 2016, le père Hamel, prêtre auxiliaire de 85 ans, avait été égorgé dans cette commune de la banlieue de Rouen alors qu'il célébrait une messe matinale pour cinq fidèles, trois religieuses et un couple d'octogénaires. Les assassins, qui se réclamaient du groupe État islamique, Adel K. et Abdel Malik P., 19 ans, tous deux fichés S, ont été abattus par les forces de l'ordre à leur sortie de l'église. Deux jours après cet assassinat, près de 3500 personnes avaient rendu hommage au père Hamel dans la commune. Des centaines de musulmans étaient aussi allés prier dans les églises de France aux côtés des catholiques en signe de "solidarité".

 

C’est un bel hommage rendu au père Hamel pour montrer la concorde du pays autour d’un homme victime de la violence religieuse alors qu’il prônait une religion de partage et d’amour. Espérons que son modèle soit repris pour stopper les lanceurs de haine.

 

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Publié le 25 Juillet 2017

En Angleterre, la courte vie du petit Charlie Guard touche à sa fin

L’Express.fr nous montre ce mardi 25 juillet qu’après un long bras de fer avec la justice et les médecins, les parents britanniques d'un bébé souffrant d'une maladie dégénérative rare ont renoncé lundi à poursuivre son traitement.

 

La fin de longs mois d'une bataille judiciaire. Les parents de Charlie Gard, un bébé de onze mois atteint d'une maladie génétique rare, ont décidé lundi de renoncer à maintenir leur fils en vie, estimant qu'il était désormais trop tard pour le sauver. "C'est la chose la plus difficile qu'il nous ait été donné de faire" mais "nous avons décidé de laisser partir notre enfant", a déclaré en larmes Connie Yates, la mère du bébé, devant la Haute Cour de Londres. "Les onze derniers mois ont été les meilleurs et les pires de notre vie. Nous voulions juste lui donner une chance de vivre", a-t-elle ajouté. Elle reproche à la justice et à l'hôpital de ne pas leur avoir permis de l'emmener aux États-Unis, où on leur proposait un traitement expérimental de sa maladie génétique neurodégénérative rare. "Trop de temps a été perdu. On l'a laissé attendre des mois à l'hôpital", a dénoncé son père Chris Gard à la sortie du tribunal, estimant qu'avec ce traitement "il aurait pu vivre".

 

Leur combat judiciaire avait démarré en avril quand l'hôpital londonien de Great Ormond Street avait décidé de couper la ventilation artificielle du bébé, qui souffre d'une maladie dégénérative rare, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration. Saisie, la Haute Cour de Londres avait donné raison aux médecins, une décision ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin. Mais après la mobilisation de milieux chrétiens et l'intervention du pape François et du président américain Donald Trump en faveur des parents de Charlie Gard, l'hôpital a réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposé par "deux hôpitaux internationaux", l'un aux États-Unis, l'autre en Italie, soient examinés.

 

Les médecins londoniens continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié", au regard des souffrances endurées par l'enfant. Réagissant à ces derniers développements, Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford, a estimé qu'il fallait "trouver de meilleurs moyens d'éviter que des cas de désaccord entre parents et médecins se retrouvent devant le tribunal". "Nous devons trouver une façon juste et efficace de résoudre les conflits", a-t-il ajouté dans un communiqué.  Le Vatican a de son côté indiqué que le pape François "prie pour Charlie et pour ses parents et se sent particulièrement proche d'eux en ce moment d'immense souffrance".

 

La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision de préconiser la fin du maintien en vie du bébé. "Malheureusement, il est trop tard", a déclaré l'avocat des parents, Grant Armstrong. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement", a ajouté l'avocat, soulignant que ses clients avaient pris leur décision au vu des résultats des derniers examens médicaux et scans conduits la semaine dernière. "Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave" et "les dégâts pour ses muscles sont irréversibles", a-t-il expliqué. Le juge Nicholas Francis a rendu hommage aux parents "pour l'amour et l'attention qu'ils ont portés à leur enfant Charlie". "Aucun parent n'aurait pu faire plus pour son enfant", a-t-il ajouté.

 

Triste affaire que celle-ci avec des parents qui tentaient le tout pour le tout en voulant essayer un traitement expérimental pour sauver leur bébé alors que cela prolongerait peut-être sa souffrance sans aucune perspective réaliste de l’aider. Ce sont des parents courageux qui voulaient tout simplement que leur bébé soit un peu plus longtemps avec eux et qui maintenant sont décidés à le laisser partir parce qu’ils ne peuvent plus qu’il souffre.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

Jesús Bastante dans son article du lundi 24 Juillet, 2017 sur periodistadigital.com nous montre que les horreurs de l'Institut Provolo sont enfin arrivées aux oreilles du Saint-Siège, qui a fait un pas en avant par la nomination d'un commissaire apostolique pour enquêter sur les abus.

 

Le choix est nul autre que l'évêque auxiliaire de La Plata, Alberto G. Bochatey, qui a été nommé commissaire apostolique Sancta Sedis nutum pour toutes les communautés et Sodales de la Société de Marie pour l'éducation des les sourds. La déclaration souligne que cette fonction de nonciature du commissaire a affecté à Mgr Bochatey «tous les pouvoirs que la loi propre de l'Institut et de la loi universelle de l'Église catholique attribue à l'État de l'institut religieux en question.»

 

La Société de Marie pour l'éducation des sourds et muets a été fondée le 23 Septembre 1839 à Vérone, en Italie, par Don Antonio Próvolo, qui, par sa charité voulait de se consacrer à l'éducation des jeunes défavorisés et en particulier les enfants sourds, afin qu'ils puissent qu’ils deviennent de «bons chrétiens et d'honnêtes citoyens». Les premiers membres de cette congrégation sont venus à l'Argentine le 12 février, 1914 et se sont installés dans la ville de La Plata.

 

La Justice de Mendoza mène une enquête sur au moins 27 plaintes contre le prêtre Nicolás Corradi, 82ans, et les plaintes précédentes pour la même infraction commise dans une maison religieuse à Vérone (Italie) par Horacio Corbacho, 55 ans, en plus de la nonne Kumiko trois employés de l'institut, identifiés comme José Luis Ojeda, Jorge Bordón et Armando Gómez.

 

Une bonne réaction surtout de l’Église où le pape François doit soigner son image alors qu’il n’avait pas eu beaucoup de réaction sur cette affaire en Argentine. Espérons que cela le poussera à mettre en avant la fameuse «tolérance zéro» dont il se fait le porteur.

 

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Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

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