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Publié le 4 Octobre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com du mercredi 4 octobre 2017 que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a ouvert mardi soir 3 octobre le congrès international sur la dignité des enfants dans le monde numérique organisé à Rome par le Centre pour la protection de l’enfance (CCP) de l’Université pontificale grégorienne.

 

Le «numéro 2» du Vatican a souligné que «l’expérience tragique» des abus sexuels dans l’Église, qui «a mis en avant des faits extrêmement graves» lui a aussi permis d’«être beaucoup plus consciente du préjudice subi par les victimes, de leur souffrance et de leur besoin d’être écoutées».

 

«Nous voulons partager l’expérience que nous avons acquise, pour qu’elle puisse servir à un bien toujours plus grand, en collaboration avec vous», a affirmé le cardinal à un parterre de diplomates, responsables policiers, chercheurs et dirigeants d’entreprises technologiques qui participent jusqu’à vendredi à ce colloque.

 

«Nous sommes engagés dans la sauvegarde des enfants et nous voulons nous associer à d’autres car les enjeux sont trop élevés pour n’avoir qu’un seul joueur sur le terrain», explique le jésuite Hans Zollner, président du CCP et vice-recteur de la Grégorienne qui a témoigné «entendre aussi cet écho des gouvernements, de l’industrie du sport, du système éducatif, des fournisseurs d’accès Internet» qui, tous, disent «le problème est trop grand, quelqu’un doit agir».

 

Le but de ce colloque, auquel participent plusieurs ministres et des responsables des grandes entreprises du Web comme Facebook, Google ou Microsoft, est donc de rassembler des acteurs très différents pour élaborer une véritable stratégie de lutte contre les abus dont sont victimes les enfants sur Internet et de souligner l’urgence du problème.

 

«Dans le milieu d’Internet, on croit communément que les produits que nous aimons et utilisons sont naturellement bons», explique Joanna Shields, ancienne dirigeante de Google puis de Facebook. «Mais le mal a accès aux mêmes outils technologiques que nous et, quand ces produits permettent de se connecter au monde entier, on peut tout autant se connecter avec des gens biens comme avec des gens mauvais», insiste celle qui est aujourd’hui sous-secrétaire d’État britannique à la sécurité sur Internet.

 

Selon les organisateurs du colloque, l’approche interdisciplinaire devrait permettre de faire émerger des solutions «qui ne peuvent plus être mises en place par une seule entreprise, un seul pays, une seule ONG», explique Ernie Allen, responsable de WeProtect, une grande organisation de protection de l’enfance et qui met en cause l’Internet clandestin créé à l’origine pour les dissidents politiques et aujourd’hui paradis des criminels.

 

Comme l’a relevé le cardinal Parolin, «les enfants sont exposés à de nouveaux risques, ou plus d’anciens risques qui se manifestent d’une nouvelle manière et la culture de protection des mineurs que nous voulons développer doit être capable d’affronter les problèmes d’aujourd’hui».

 

En marge de l’événement, le secrétaire d’État du Saint-Siège est aussi revenu sur l’affaire de ce diplomate du Saint-Siège en poste à Washington et rappelé à Rome à la suite d’une affaire de pédopornographie. «Nous traitons l’affaire avec le maximum de sérieux, le maximum d’engagement et le maximum d’attention», a commenté le cardinal Parolin à propos de «cet événement douloureux».

 

Le pape François doit recevoir vendredi 6 octobre les participants à ce colloque. Il est grand temps que la «tolérance zéro» soit réelle pour que l’Église ne protège plus les pervers mais les victimes.

 

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Publié le 3 Octobre 2017

Clémence Houdaille dans son article pour la-Croix.com nous montre que le supérieur général de la Congrégation à Rome, frère René Stockman, annonce dans un communiqué du lundi 2 octobre que la branche belge des Frères de la Charité a une «chance ultime» de «se conformer à la doctrine de l’Église» concernant la pratique de l’euthanasie.

 

«Étant donné que l’Organisation des Frères de la Charité a décidé, lors de sa réunion du 11 septembre dernier, de ne pas modifier son texte d’orientation sur l’application de l’euthanasie et veut donc permettre l’euthanasie sous certaines conditions dans leurs établissements, et par cela s’oppose à la demande du Vatican de se conformer à la doctrine catholique, et vu que les efforts de parvenir à une concertation en Belgique n’ont pas obtenu le résultat souhaité, l’Organisation des Frères de la Charité sera invité par le Vatican à s’exprimer sur sa vision, après quoi une décision définitive sera prise », écrit le supérieur général de la congrégation.

 

Une «chance ultime» est donc donnée à la branche belge des Frères de la Charité «pour se conformer à la doctrine de l’Église catholique», ajoute frère René Stockman. Il précise que «le Vatican fait toutefois savoir qu’il n’enlève rien de sa demande initiale de respecter la vie de façon absolue en toutes circonstances, conformément à la doctrine catholique».

 

Cette démarche ferme ne peut que conduire les deux parties à rester sur leurs positions et le supérieur général de la Congrégation à Rome n’a pas choisi la bonne approche pour trouver une réelle solution. Le dialogue doit-il être pris de façon hâtive avec une décision trop radicale ? Cela pourrait donner un mauvais signal.

 

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Publié le 3 Octobre 2017

L’OBS nous montre que le pape François s'est déclaré le lundi 2 octobre 2017 "profondément attristé" par la fusillade de Las Vegas qui a fait au moins 50 morts et 200 blessés, en évoquant une "tragédie insensée". "Profondément attristé en apprenant la nouvelle de la fusillade à Las Vegas, le pape François fait part de sa proximité spirituelle avec tous ceux affectés par cette tragédie insensée", a annoncé un télégramme du Vatican.

 

Cette fusillade n’est pas si insensée que ça comme le montre Libération.fr dans son Récap du mardi 3 octobre. Au lendemain de la pire tuerie de masse de l'histoire récente des Etats-Unis, le profil du tueur déconcerte les autorités américaines. Stephen Craig Paddock, le retraité qui depuis sa chambre du 32e étage d'un hôtel de Las Vegas a tué au moins 59 personnes, était en effet un riche comptable coutumier des casinos qui a minutieusement préparé son attaque. Il menait une existence sans histoire à Mesquite, une petite ville d'environ 18 000 habitants du Nevada, à quelque 120 km de Las Vegas, dans un quartier récent et «très calme» prisé des retraités. Son attaque a été revendiquée par le groupe État islamique (EI) mais les autorités américaines n'ont pas à ce stable établi de lien avec l'organisation djihadiste. Il était par ailleurs totalement inconnu des services de police et son profil fait douter le FBI de ses liens avec l’EI puisqu’il était un riche retraité adepte des jeux d'argent.

 

D’ailleurs comme le montre francetvinfo.fr dans son DIRECT. Fusillade de Las Vegas de ce mardi, le bilan de la fusillade s'est alourdi à 59 morts et 527 blessés, précise le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo. Ce bilan est provisoire, car de nombreux spectateurs ont fui le site pour trouver refuge un peu partout dans la ville. La police dit avoir découvert "plus de 18 armes à feu supplémentaires, des explosifs et plusieurs milliers de munitions des armes à feu" au domicile du tireur de Las Vegas, Stephen Paddock. Des appareils électroniques ont également été saisis. Ils sont en cours d'examen. Au moins 16 armes à feu ont également été découvertes dans sa chambre de l'hôtel Mandalay Bay à Las Vegas. De nombreux dessinateurs de presse dénoncent la législation sur les armes, qu'ils jugent trop laxiste.

 

Il faudrait sans doute une réglementation plus sévère comme le montre l’article de Libération.fr : «Tueries de masse : le «New York Times» dénonce en une infographie l'inaction des pouvoirs publics». «477 jours, 521 tueries de masse, aucune action du Congrès». Voilà mot pour mot l'édito du jour du grand quotidien américain pour dénoncer l'inaction des élus américains au sujet du contrôle de la vente et du port d'armes à feu aux Etats-Unis. Au texte, le New York Times préfère ainsi une infographie glaçante représentant le nombre de fusillades meurtrières depuis le massacre homophobe d'Orlando le 12 juin 2016 jusqu'à celle de Las Vegas dimanche. Aux États-Unis, depuis janvier 2017, 11652 personnes sont par ailleurs mortes sous les balles (hors suicide).

 

Après la fusillade la plus meurtrière de l'histoire récente des États-Unis, le débat sur le contrôle des armes à feu est relancé dans le pays. Mais un changement de la loi sur la vente d'armes reste peu probable pour l'instant. Comme le montre Libération.fr dans son article «La Maison Blanche juge que le débat sur les armes est prématuré ». La Maison Blanche a estimé lundi qu'il serait «prématuré» de lancer un débat sur l'encadrement des ventes d'armes à feu aux Etats-Unis quelques heures après la fusillade de Las Vegas qui a fait au moins 59 morts. «Aujourd'hui est une journée pour consoler les survivants et pleurer ceux que nous avons perdus», a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de Donald Trump. «Il serait prématuré de parler de politique quand nous ne connaissons pas tous les faits», a-t-elle ajouté, mettant en garde contre la tentation de «créer des lois qui n'empêcheraient pas» ce genre de tragédies. Mais, les limiter peut-être.

 

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Publié le 2 Octobre 2017

"Un prêtre qui a donné sa vie au service de l'Église". C'est l'aval que le cardinal Blase Cupich vient de donner au jésuite James Martin, objet d'une campagne de harcèlement par l'ultra-droite catholique comme le montre l’article de Cameron Doody sur periodistadigital.com ce lundi 2 octobre 2017. "Il est très dévoué, il est très respecté", a ajouté l'archevêque de Chicago à propos de l'auteur de Building a Bridge, qui cherche à «construire un pont» de respect entre l'Église et les personnes LGBTIQ.

 

Selon le National Catholic Reporter, le cardinal Cupich a invité le père Martin à donner une série de réflexions publiques au cours du prochain Carême dans la cathédrale de Chicago. L'invitation vient après que le père Martin a annulé trois de ses entretiens prévus pour les prochains mois : au séminaire de l'Université catholique d'Amérique, lors d'un dîner de l'Ordre du Saint-Sépulcre à New York et des évêques d'Angleterre et du Pays de Galles à l'US Agency for International Development.

 

En prolongeant son invitation au jésuite - auteur d'une douzaine de livres et d'un éditeur du magazine America - Cupich a déclaré: «Je voulais m'assurer qu'il approuvait ce que [Martin] faisait», comme l'indique The Sun Times. "Je crois", continua le cardinal, "que ces exemples de ne pas l'inviter ou de retirer l'invitation sont très malheureux, et je voulais lui faire savoir que je l'avais soutenu".

 

Martin "est un prêtre qui a donné sa vie au service de l'Église", a ajouté l'archevêque de Chicago. «Il a été très dévoué, il est très respecté.» Le pape l'a nommé à un comité à Rome [au Secrétariat pour la Communication], alors il ne disait qu'aux gens : "décidez vous-même, prenez votre propre décision, lisez exactement ce qu'il a écrit."

 

Pour sa part, Martin a déclaré au Sun Times qu'il était «ravi» d'aller à Chicago malgré les annulations forcées par les campagnes des ultras catholiques. En ce qui concerne l'éloge du cardinal Cupich, le jésuite l'a qualifié de «vote de confiance d'un leader de l'Eglise bien respecté pour ce que j'essaie de réaliser avec ce livre».

 

Déjà en train de plaisanter à propos de la controverse soulevée par son livre, Martin a déclaré que "les nouvelles des annulations ... triplaient les ventes hebdomadaires", ce qui, en tout cas, témoigne du fait que l'accueil qu’a reçu son tome a été énormément positif. «J'ai le soutien de 99,9% des fidèles catholiques», a déclaré Martin, ajoutant que lorsqu'il visite les paroisses «c'est embrassades et remerciements». Sans compter que, même après le tumulte, «Jésus est très proche de moi dans la prière, et j'ai aussi son soutien, ce qui compte le plus».

 

Cameron Doody nous livre une autre bonne nouvelle aujourd’hui dans son article : «Ouellet se démarque des ultras: "Il faut lire 'Amoris laetitia' avec réceptivité au magistère papal"». "Amoris laetitia mérite beaucoup plus d'attention en elle-même et au-delà du débat public sur les points contestés" dans son huitième chapitre. C’est ainsi, que le Préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Marc Ouellet, s’est distancé de lui-même des cardinaux, des évêques et des laïcs qui se sont révoltés contre le pape François ces dernières semaines, affirmant à son tour que l'exhortation apostolique sur l'amour dans la famille "doit être lu dans un esprit de conversion pastorale" et de  "réceptivité au magistère papal".

 

Pour ce dernier, c’est seulement en le lisant dans son intégralité, conclut Ouellet, qu’on peut comprendre la conversion pastorale proposée à l'Église par  la joie de l'amour. Et seulement en comprenant le caractère de cette conversion en termes d'accompagnement, de discernement et d'accueil, l'Église peut-elle adopter l'attitude de "bienvenue, d'écoute, de dialogue et de pitié" si urgente et nécessaire non seulement au Canada, comme l'observe Ouellet, mais dans le monde entier. Attendons de voir les résultats de cette lecture.

 

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Publié le 1 Octobre 2017

cath.ch nous montre que devant les délégués du monde du travail, les chômeurs, les représentants d’entreprises, de syndicats et de coopératives réunis dimanche 1er octobre 2017 sur la Piazza Maggiore, la Grand Place de Bologne, le pape François a appelé à ne pas placer la “logique du profit” avant la solidarité. Le pape s’est rendu dans le chef-lieu de la région d’Emilie-Romagne le 1er octobre 2017, en visite pastorale à l’occasion du Congrès eucharistique diocésain. La crise économique est avant tout, pour le pape François, éthique, spirituelle et humaine. A sa racine se trouve “une trahison du bien commun” tant par les individus que par les groupes de pouvoir, a-t-il affirmé devant la foule rassemblée sous un ciel grisâtre.

 

Pour y pallier, le pape a exhorté à ne jamais placer “la logique du profit” avant la solidarité, au risque de “voler” cette dernière aux plus fragiles. Chercher une société plus juste n’est pas un rêve du passé, mais un engagement qui a besoin aujourd’hui de tous, a-t-il expliqué. Les Bolognais, bien qu’issus de classes sociales diverses “souvent opposées les unes aux autres”, ont appris qu’il n’y qu’ensemble qu’il est possible de bâtir un futur.

 

C’est à Bologne que s’est développée l’expérience coopérative, une longue tradition présente en Emilie-Romagne, et particulièrement dans cette ville, de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1970. Cette expérience est née de la “valeur fondamentale de la solidarité”. Aujourd’hui celle-ci a encore beaucoup à offrir afin d’aider tant de personnes en difficulté. Avec ses 390 000 habitants, Bologne est une des principales villes d’Italie, la troisième en termes de croissance économique, après Rome et Milan. La ville connaît cependant, depuis la crise économique de 2008, une croissance du nombre de chômeurs.

 

“La crise économique une dimension européenne et globale”, a encore affirmé le pape. Aux racines de cette crise, se trouve une “trahison du bien commun, de la part des individus et des groupes de pouvoir”, a martelé le pape François. “Il est donc nécessaire d’enlever la centralité à la loi du profit et de l’assigner à la personne, et au bien commun”, a déclaré le pape sous les applaudissements.

 

Après son intervention le pape a récité la prière de l’Angélus puis a rappelé la béatification, ce dimanche 1er octobre à Bratislava, en Slovaquie, du père Titus Zeman (1915-1969). Le témoignage de ce prêtre salésien, a-t-il souligné, “nous soutient dans les moments les plus difficiles de la vie et nous aide à reconnaître, également dans les épreuves, la présence du Seigneur”. Victime de persécutions menées par le régime communiste de Tchécoslovaquie contre le clergé catholique, le père Zeman et mort de maladie après être resté douze ans en prison.

 

Le pape François s’est ensuite rendu à un déjeuner avec des personnes en situation de pauvreté dans la basilique de San Petronio. “La charité n’est jamais à sens unique”, leur a-t-il déclaré, chacun donne et reçoit quelque chose. Ce “pain d’amour que nous partageons, portez-le, vous aussi, à d’autres”, a incité le pontife : offrir de la sympathie et de l’amitié, c’est l’engagement que “nous pouvons tous prendre”. Après le repas, le pape François a prononcé un discours improvisé devant les prêtres, religieux, et séminaristes du diocèse. Parmi les délégations saluées par le pape, plusieurs parents et familles des victimes de l’attentat de la gare de Bologne, le 2 août 1980. Cet attentat du “terrorisme noir”, le plus meurtrier des “années de plomb” en Italie, fut l’œuvre d’un groupuscule fasciste d’extrême-droite, dans le cadre d’un complot mêlant services de renseignement militaire et loge P2. Il fit 85 morts et quelque 200 blessés.

 

Auparavant, le pape s’était rendu à Cesena, à l’occasion des 300 ans de la naissance du pape Pie VI, où il a rencontré les habitants sur la Piazza del Popolo, puis des représentants du clergé, des jeunes et des familles dans la cathédrale. Il s’est ensuite rendu à Bologne pour une visite pastorale à l’occasion du Congrès eucharistique diocésain et il a rencontré les réfugiés dans un ‘hub’ régional de migrants débarqués sur les côtes italiennes.

 

L’intégration des migrants commence par la connaissance, avait alors affirmé le pape François. “Beaucoup ne vous connaissent pas et ont peur”, a déclaré le pape François après avoir passé une heure à saluer un par un les migrants présents. “Cela leur donne le droit de juger”, croyant “voir clair”. Mais l’on ne voit bien qu’avec la proximité de la miséricorde. “Sans elle, l’autre reste un étranger, voire un ennemi”, a-t-il déploré. L’intégration commence donc par la connaissance, a souligné le pontife. Le contact avec l’autre conduit à “découvrir le secret que chacun porte en lui et le don qu’il représente”. Cela permet son insertion dans sa nouvelle communauté. Le pape François a ensuite appelé à ce que de nombreux pays adoptent des programmes en faveur de l’accueil des migrants et ouvrent des couloirs humanitaires. “De telles mesures permettraient d’éviter des attentes insupportables”, a-t-il considéré.

 

Bologne a été la première ville d’Europe à libérer ses esclaves, a expliqué le successeur de Pierre, faisant référence au Liber Paradisus,  un texte de loi adopté par la cité en 1256. Ils étaient alors 5855, a-t-il rappelé. “Le nom de chacun d’entre eux a été écrit” sur le document, s’est-il réjoui. “Comme j’aimerais que vos noms soient également inscrits” quelque part, a confié le pontife, pour trouver ensemble — comme à l’époque — un avenir commun. Au milieu de son discours, le pape a demandé un instant de silence et de prière pour ceux qui ont disparu en tentant de rejoindre l’Europe. Il a ensuite rejoint la Grand-Place de la ville pour une rencontre avec des représentants du monde du travail et pour prononcer l’Angélus.

 

À son arrivée à Bologne, le pape avait notamment été accueilli par Mgr Matteo Maria Zuppi, l’archevêque de la ville très engagé auprès des plus pauvres et des migrants, Stefano Bonaccini, président de la région d’Emilie-Romagne, Matteo Piantedosi, préfet de Bologne, ainsi que le maire, Virginio Merola

 

Le pape François continue de parler sévèrement de la logique du profit qu’il rend responsable de la crise économique en 2008, de lancer un appel pour l’intégration des migrants et ceux qui ont disparus en tentant de rejoindre l’Europe en mettant en avant que Bologne est la première ville d’Europe à avoir libéré les esclaves, et pour que la charité ne soit pas à sens unique.

 

Enfin comme le montre abcnews.go.com dans son article du samedi 30 septembre «Le cardinal Burke est de retour à la haute cour du Vatican - mais en tant que conseiller», l'un des principaux critiques conservateurs du pape François, le cardinal américain Raymond Burke, obtient une deuxième vie à la haute cour du Vatican, qu’il dirigea jusqu'à ce que le pape l'en ait enlevé en 2014. Il a nommé Burke comme membre de la Signature apostolique samedi. Les membres servent de conseillers à la cour, qui est actuellement dirigé par un ancien diplomate du Vatican, le cardinal Dominique Mamberti.

 

Ainsi, le pape lui donne un poste sans réel pouvoir lui permettant de le surveiller et de lui donner moins de liberté. Comme le dit le pape, il est un peu rusé et sait manœuvrer, et c’est le cas ici.

 

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Publié le 30 Septembre 2017

Des dizaines de milliers d'Irlandais marchent pour l'avortement

Reuters.com ce samedi 30 septembre 2017 nous montre que des dizaines de milliers d'Irlandais ont défilé samedi à Dublin pour demander un assouplissement du droit à l'avortement, l'un des plus restrictifs au monde, avant la tenue d'un référendum sur le sujet l'année prochaine.

 

La question de l'avortement demeure très clivante dans la très catholique Irlande, où il n'est autorisé que depuis 2013 dans le seul cas où la vie de la mère est en danger. En 2016, quelque 3000 Irlandaises se sont rendues en Angleterre pour avorter, selon les données du ministère britannique de la Santé, mais les militants du droit à l'avortement estiment ce chiffre largement sous-estimé.

 

Le gouvernement irlandais s'est engagé à organiser un référendum sur le sujet en mai ou juin prochains mais il n'a pas encore décidé quelle sera la question posée. Un groupe de citoyens convoqué pour conseiller le gouvernement sur la question a voté de manière écrasante que le huitième amendement doit être modifié.

 

Les partisans de l'avortement craignent qu'il n'ose pas aller assez loin. "Des ministres ont laissé entendre que seules les conditions les plus restrictives ont des chances d'être acceptées mais je crois que les gens veulent davantage que cela", a déclaré Sarah Murphy, 26 ans, qui participait à la manifestation de samedi. "L'Irlande change. Je ne pense pas que nous aurions vu un défilé pareil il y a quelques années", a-t-elle ajouté.

 

Cette mobilisation sans précédent est une nouvelle illustration du recul de l'influence de l'Église catholique en Irlande, premier pays à avoir adopté le mariage homosexuel par référendum, par 62% contre 38%, en 2015, malgré l'opposition de la hiérarchie religieuse.

 

Il faut dire que les Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et la cour européenne des droits de l’homme ont contraint le gouvernement à décriminaliser l'avortement et à élargir la loi pour permettre la procédure en cas d'anomalie fœtale mortelle, de viol ou d'inceste. Les militants pro-choix veulent un régime plus libéral, plus proche de celui de l'Angleterre, qui permet d’avorter jusqu'à 24 semaines après la conception. Les sondages d'opinion montrent aussi qu'une grande majorité des électeurs veulent un certain changement.

 

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Publié le 26 Septembre 2017

Christa Pongratz-Lippitt dans son article pour le mardi 26 septembre 2017 sur The Tablet nous montre que lundi, le président de la conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx, a mis en garde contre la pensée «noire et blanche» et a averti le Bundestag de ne pas permettre aux députés d'utiliser un «langage de haine et de marginalisation».

 

«L'Église ne perdra pas complètement de vue la politique à l'avenir», a déclaré le cardinal Marx. «Des sujets tels que la question des réfugiés, la façon de traiter les cultures étrangères, la pauvreté, la protection de la vie du début à la fin et la promotion du mariage et de la famille demeurent des problèmes importants pour l'Église sur laquelle il continuera de parler. Le passage à l’extrême droite, qui est évident non seulement en Allemagne mais aussi en Europe et aux États-Unis, est "profondément inquiétant"», a déclaré le cardinal.

 

L'ancien évêque de Dresde et maintenant l'archevêque de Berlin, Heiner Koch, ont déclaré que les gens étaient de plus en plus effrayés par le changement, en particulier en Allemagne de l’Est, où jusqu'à 30% de la population a voté pour l’AfD. Pour ces personnes, la numérisation menace leur travail et les réfugiés menacent leur pays d'origine.

 

C'est "très pénible" que l'AfD ait obtenu ses meilleurs résultats en Saxe où il a même battu la CDU et est maintenant le parti le plus fort, a déclaré le directeur de l'Académie catholique de Dresde, Thomas Arnold à Katholisch.de. «La raison du succès de l'AfD, a-t-il regretté, était que les gens en Saxe étaient contre la politique des réfugiés de Mme Merkel. Les opinions chrétiennes devraient être exprimées plus fortement et l'Église devrait dialoguer avec les membres de l’AfD», a déclaré M. Arnold

 

Il sera difficile de dialoguer avec l’AfD, comme le montre RFI.fr dans son article  du lundi 25 septembre : «Allemagne: l’AfD affiche (déjà) ses divisions après sa percée électorale». Surprise en Allemagne, où la co-présidente du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) renonce ce lundi 25 septembre 2017 à son siège de députée, juste remporté la veille. Alors que les législatives allemandes ont été marquées par une percée spectaculaire de l’extrême-droite, qui a engrangé près de 13% des voix, la décision de Frauke Petry rappelle les divisions qui traversent l’AfD. Ceux, qui au sein du parti privilégient une voie moins radicale n'ont pas pu s'imposer. Cela traduit la radicalisation de l'Alternative pour l'Allemagne qui a estimé que «la chasse à Angela Merkel» était ouverte.

 

Inquiétant, quand on sait qu’Angela Merkel va faire une «coalition Jamaïque» avec les Verts et le FDP qui ne veut pas du projet de relance du moteur franco-allemand d’Emmanuel Macron. La seule bonne nouvelle est que le SPD mené par Martin Schulz a décidé de rejoindre l’opposition et de ne plus faire partie d’une coalition de gouvernement.

 

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Publié le 25 Septembre 2017

RFI.fr dans son article du lundi 25 septembre 2017 nous montre que  c’est une affaire qui démontre une nouvelle fois que la réforme des finances du Vatican n’est pas un long fleuve tranquille : Libero Milone, l’ex-contrôleur financier général du Vatican, accuse celui-ci de l’avoir poussé à la démission, il y a trois mois, alors qu’il avait relevé des irrégularités. Le Vatican contre-attaque en accusant Milone d’avoir profité de ses fonctions pour effectuer de l’espionnage.

 

Les accusations de Milone sont graves. Dans un entretien à quatre médias et en présence de ses avocats, il a expliqué avoir découvert être sous surveillance. Selon l'ancien auditeur du Vatican, les ennuis auraient commencé quatre mois seulement après sa nomination, en mai 2015, quand il a soupçonné que ses bureaux ont été visités à son insu. Il fait alors appel à une société extérieure spécialisée dans la surveillance qui aurait découvert son ordinateur piraté. Pour se défendre, le Vatican accuse son ancien expert-comptable d’avoir justement profité de cette société pour espionner des prélats.

 

La démission de Milone le 19 juin dernier, présentée comme le fruit d’un «commun accord» avec le Vatican, prend donc un tout autre relief.  Il raconte avoir été forcé de signer sa lettre de démission après avoir été interrogé par la gendarmerie vaticane. S’il n’avait pas démissionné il aurait été poursuivi en justice, a précisé le numéro 3 du Vatican.

 

Lors de son embauche en mai 2015, le secrétaire à l’économie du Saint-Siège, le cardinal Pell, avait expliqué que Milone serait totalement indépendant et autonome pour mener à bien sa mission, dépendant notamment directement du pape François. On ne sait rien en revanche des irrégularités mises à jour par l’auditeur et ses équipes, en raison d'une clause de confidentialité.

 

Le Vatican continue avec ses problèmes liés aux finances, et il faudra sans doute choisir entre deux maîtres comme le dit Jésus : Dieu et l’argent. Espérons que ce soit le premier pour ne plus faire face à de telles affaires.

 

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Publié le 23 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com de ce samedi 23 janvier 2017 nous montre que la politique du pape François de «tolérance zéro» pour le clergé abuseur «est le chemin à parcourir», mais même avec le leadership courageux du pape, cette politique est «inutile» si les autres évêques du monde entier ne le soutiennent pas. C'est l'avertissement de l’irlandaise Marie Collins, ancienne membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui a également fait l'éloge de la «sincérité et de la transparence» que le pape a apporté à l'Église dans ce domaine.

 

«La tolérance zéro est le chemin à parcourir, mais elle est inutile s'il n'y a pas de sanction pour ceux qui ne la mettent pas en pratique», a déclaré Collins à Crux. "Mon problème avec la tolérance zéro ou toute autre politique qui doit être mise en œuvre est : Que faites-vous lorsque vous ne la suivez pas ?"

 

L’experte sur les abus sexuels dans l'Eglise répondait à la parole importante qu’a donné jeudi le pape à la commission du Vatican anti-pédophilie, où il a à nouveau eu l'occasion de souligner une nouvelle fois que l'Église appliquera une «action forte» contre les prêtres abuseurs et les évêques dissimulateurs, complices d'un «péché horrible» qui a blessé, embarrassé et laissé dans «une terrible ruine» non seulement à l'Église, mais aussi à toute l'humanité.

 

Bien que Collins ait exprimé sa gratitude pour l'engagement exprimé hier par le pape, et surtout pour son soutien aux sessions de formation que les membres de la Commission ont donnés aux conférences épiscopales à travers le monde, l’Irlandaise a déclaré que "la pièce qui manque" encore dans la réponse de l'Église aux abus est «la responsabilité». "Toutes les politiques du monde ne fonctionnent pas s'il n'y a pas de conséquence à ignorer", ont déclaré les Irlandais.

 

L'instrument principal avec lequel le pape François a cherché à répondre à cette demande des experts de la commission anti-pédophilie que la hiérarchie a pris sa part de culpabilité de ne pas répondre adéquatement aux victimes d'abus sexuels était le tribunal spécial pour les évêques  dissimulateurs qu'il a proposé dans le motu proprio Comme une mère aimante. La cour a été bloqué par le cardinal ultraconservateur Gerhard Müller, ancien préfet de la Doctrine de la Foi, mais il est essentiel, selon Collins, pour l'Église de veiller à ce qu'il y a un effet dissuasif sur les agresseurs et à afficher de la sévérité avec leurs dissimulateurs.

 

En ce qui concerne l'avenir de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui a donné hier au pape, les conclusions des trois années de son travail, elle est arrivée à la fin de son mandat, et Collins a déclaré qu'il est crucial que les victimes d'abus sexuels continuent d'avoir une voix et un vote dans les structures de l'Église. Bien que les victimes soient parfois perçues comme des personnes «difficiles» dit-elle, «parce que nous sommes difficiles et voulons voir des changements», nous sommes un groupe «prêt à parler et à aider». Mais le problème «c'est que l'Église doit se lancer un défi» en termes de réponse aux abus, a déclaré l'expert : "C'est la seule façon de faire changer les choses !"

 

C’est une vision très lucide qui montre ce combat contre la pédophilie dans l’Église sera difficile et plus que jamais les victimes des prêtres abuseurs doivent mettre la pression à la hiérarchie pour voir des résultats. Plus que jamais, Marie Collins guide mais sait aussi mettre sa voix au service des victimes.

 

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Publié le 23 Septembre 2017

Comme nous le montre Nicolas Senèze, à Rome, dans son article pour la-Croix.com, dans un discours vigoureux aux directeurs nationaux de la pastorale des migrants du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), vendredi 22 septembre au Vatican, le pape a regretté de constater que les catholiques en Europe «ne sont pas exempts de ces réactions de défense et de rejet», mettant en garde contre un «soi-disant “devoir moral” de conserver l’identité culturelle et religieuse d’origine» qui va, pour lui, à l’encontre de l’histoire même de l’Église qui «s’est diffusée sur tous les continents grâce à la “migration” de missionnaires qui étaient convaincus de l’universalité du message de salut de Jésus-Christ.»

 

«Dans mon écoute constante des Églises particulières en Europe, j’ai perçu une profonde gêne face à l’arrivée massive de migrants et de réfugiés, a ensuite reconnu le pape. Un tel embarras doit être reconnu et compris à la lumière d’un moment historique marqué par la crise économique qui a laissé des blessures profondes. » Il reconnaît aussi que «cette gêne a été aggravée par le niveau et la composition des flux migratoires, une substantielle impréparation des sociétés d’accueil et des politiques nationales et communautaires souvent inadéquates». Pour le pape argentin, cette gêne «souligne les limites du processus d’unification européenne, les obstacles auxquels est confrontée l’application concrète de l’universalité des droits de l’homme, les murs contre lesquels se brise l’humanisme intégral qui constitue un des plus beaux fruits de la civilisation européenne».

 

Le pape François a ensuite souligné que les migrants catholiques ouvraient une nouvelle «perspective ecclésiologique». «L’arrivée de tant de frère et sœurs dans la foi offre aux Églises en Europe une opportunité supplémentaire de réaliser pleinement leur catholicité, élément constitutif de l’Église que nous confessons chaque semaine dans le Credo», a-t-il développé rappelant que «ces dernières années, de nombreuses Églises particulières en Europe ont été enrichies de la présence de migrants catholiques qui ont apporté leurs dévotions et leur enthousiasme liturgique et apostolique.»

 

Mais, pour le pape François, les migrants non-catholiques ouvrent aussi une nouvelle «perspective missiologique» pour l’Église. «Les flux migratoires contemporains constituent une nouvelle “frontière” missionnaire, a-t-il affirmé. Une occasion privilégiée d’annoncer Jésus-Christ et son Évangile sans bouger de son propre environnement, de témoigner concrètement de la foi chrétienne dans la charité et un profond respect pour les autres expressions religieuses.» Pour la pape François, en effet, «la rencontre avec les migrants et les réfugiés d’autres confessions et religions est un terrain fécond pour le développement d’un dialogue œcuménique et interreligieux sincère et enrichissant».

 

Le pape a conclu en rappelant les quatre mots-clés de son message pour la Journée mondiale des migrants, publié en août dernier, «accueillir, protéger, promouvoir et intégrer», et en soulignant l’importance du «Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières» que les États du monde se sont engagés à adopter d’ici fin 2018.

 

On peut se poser des questions, comment des catholiques peuvent-ils renier la fameuse règle d’or : «Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes» (Matthieu 7, 12). Car comme nous le montrent Martin Stiewe et François Vouga dans Le sermon sur la montagne : un abrégé ́de l'Évangile dans le miroitement de ses interprétations en 2002, c’est l’invitation à établir un rapport «je-tu» avec autrui, qui impliquent le refus de juger (Matthieu 7,1-5) et le respect de la liberté d’autrui (Matthieu 7, 7-11).

 

Est-ce faire le bien des migrants d’avoir peur d’eux, qu’ils soient harcelés par les policiers, empêchés de vivre dignement et d’être logés de manière adéquate ? Est-ce que ceux qui ne connaissent pas cela, souhaiterait vivre dans ces conditions ? Je ne crois et je leur répète ce qu’a dit Jésus : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Matthieu 22, 36-40).

 

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