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Publié le 7 Juin 2017

Delphine Nerbollier (à Münster, Allemagne) dans son article du mercredi 07 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre qu’en mai, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a interpellé les évêques allemands pour qu’ils soutiennent à Rome le diaconat féminin. Faire entendre sa voix sur les grands débats de société comme au sein de l’Église est au cœur des préoccupations de cette puissante organisation de laïcs qui veut représenter «la diversité des catholiques allemands».

 

Culture, intégration, économie, éducation, éthique, environnement, tous les thèmes sont abordés par le ZdK. «Nos priorités actuelles concernent le travail avec les musulmans et l’Europe», résume Thomas Sternberg. «Les pères fondateurs de l’Europe étaient catholiques. Nous avons une responsabilité dans le développement de l’UE.» Lors de sa dernière assemblée générale en mai, le ZdK a aussi lancé un appel au respect de la démocratie et à la lutte contre l’extrémisme. En dehors des prises de position et du travail d’expertise, le ZdK tente aussi de peser sur les débats parlementaires. Thomas Sternberg se félicite notamment du rôle joué en 2015 dans l’interdiction de l’assistance organisée au suicide. «Nous travaillons désormais pour l’extension des soins palliatifs», explique cet homme politique.

 

Il faut dire que le ZdK jouit aujourd’hui d’une réelle légitimité : 87 de ses 230 membres représentent les conseils diocésains, 97 autres les organisations comme Caritas ou l’Union des femmes catholiques d’Allemagne. À cela s’ajoutent 45 personnalités élues par les autres membres et souvent issues du monde politique, artistique et intellectuel. Son dirigeant depuis 2015, Thomas Sternberg âgé de 65 ans est un théologien et historien de formation, mais aussi un ancien député au parlement régional du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui appartient au parti de la chancelière Angela Merkel (CDU).

 

Le ZdK interpelle aussi la Conférence épiscopale allemande dont il est certes indépendant mais avec laquelle il entretient des liens étroits. Bien que minoritaire, ce travail interne à l’Église suscite souvent un vif intérêt de la part des médias. Ce fut le cas en mai lorsque le ZdK appela les évêques d’Allemagne à soutenir à Rome le diaconat des femmes. Bien qu’il juge cette demande essentielle, Thomas Sternberg avoue être «modérément optimiste» quant à une issue favorable. Au-delà de ce travail de conviction interne et externe à l’Église, et d’un engagement œcuménique affirmé, la raison d’être du ZdK consiste en l’organisation, tous les deux ans, des journées catholiques, qui réunissent des dizaines de milliers de fidèles. Les prochaines se tiendront l’an prochain à Münster, ville de Thomas Sternberg.

 

Le ZdK n’a pas d’équivalent en France et représente ainsi 23,7 millions de catholiques, il a toujours mis en avant la démocratie, son souci pour les pauvres et une meilleure place pour les femmes dans l’Église. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 6 Juin 2017

catholicherald.co.uk dans son article du mardi 6 juin 2017 nous montre que l'évêque de Lancaster, Michael Campbell a déclaré qu'il y avait un «sentiment croissant de malaise» au sujet des pratiques liturgiques du Chemin néocatéchuménal provoquant la consternation parmi ses membres en émettant également de nouvelles règles pour leurs liturgies. Dans le diocèse de Lancaster, il existe sept communautés basées à Preston, Carlisle et Blackpool. Ils comptent environ 150 personnes.

 

L'évêque Michael Campbell a déclaré que, bien que le chemin ait été une «bénédiction» pour beaucoup de gens, il y avait un «sentiment croissant de malaise» à propos des pratiques liturgiques du mouvement. Ses nouvelles normes incluent des messes toujours célébrées à l'autel principal ou à une chapelle approuvée dans une église et pour qu'il n'y ait «aucun délai» pour les communicants recevant la sainte communion une fois qu'elle est mise entre leurs mains. Parmi certains groupes néocatéchuménaux, la communion n'est consommée qu'une fois que tout le monde a reçu l'hostie.

 

Paul Hayward, s'exprimant au nom des groupes néocatéchuménaux dans le nord de l'Angleterre, a déclaré qu'il avait demandé à l'évêque Campbell de ne pas mettre en œuvre les nouvelles normes jusqu'à ce que les représentants du Chemin néocatéchuménal aient eu l'opportunité de le rencontrer. Il dit aussi qu'ils avaient demandé une réunion mais on leur a dit que l'évêque ne serait disponible qu'en août. Les normes entreront en vigueur le 1er juillet. "Nous l'avons supplié de ne rien entreprendre avant de pouvoir expliquer comment nous faisons les choses et pourquoi", a déclaré M. Hayward. Il parlait de Rome avant de rencontrer Kiko Argüello, le fondateur du Chemin.

 

M. Hayward a déclaré : "Tout est venu comme une surprise complète. Nous avons travaillé au diocèse de Lancaster pendant 39 ans. Nous n'avons jamais eu de problème avant. Nous avons toujours été en bons termes avec l'évêque." "S'il y avait un malaise, j'aurais pensé que les gens nous l’auraient dit, juste de la bonne manière. Mais nous n'avons rien entendu."

 

Les normes de l'évêque Campbell disent que si une messe régulière dans une paroisse est une liturgie néocatéchuménal, elle doit être annoncée comme telle dans le bulletin. Il a également déclaré que le prêtre a le pouvoir de limiter toute liturgie supplémentaire et que les prêtres n'ont pas le droit de célébrer la messe plus d'une fois par jour.

 

Le Chemin néocatéchuménal, dont les statuts ont été approuvés par Rome en 2008, a une autorisation spéciale pour célébrer la messe de manière distincte. La communion est reçue, par exemple, par les communicants "debout, restant à leur place". Cependant, Mgr Campbell a noté que le prêtre devait consommer la communion avant de la distribuer.

 

L'évêque Campbell n'est pas le premier évêque à maîtriser le chemin néocatéchuménal. En 1996, Mgr Mervyn Alexander a interdit le groupe du diocèse de Clifton après avoir commandé un rapport à leur sujet. Et comme le montre cruxnow.com dans son article du 21 mars 2017 que l'archevêque coadjuteur d’Agaña à Guam, Michael Byrnes a écrit une lettre pastorale dans un effort pour rappeler les pratiques du Chemin néocatéchuménal à Guam. Mgr Byrnes a mis en garde contre un «sentiment croissant de détresse» et a appelé le mouvement pour célébrer la messe dans un autel consacré et à consommer immédiatement le Saint Sacrement.

 

L’inquiétude monte au sujet de ce mouvement notamment au Vatican puisqu’il insère diverses pratiques nouvelles dans les messes qu'il organise. Celles-ci incluent des pratiques telles que la prédication laïque, l'accueil de la sainte communion assise, et le passage du sang précieux d'une personne à l'autre. À Guam, on passe même en revue sa théologie et ses enseignements pour s'assurer que les catéchistes sont suffisamment formés et certifiés. Pourquoi l’Église s’est-elle appuyée sur un tel mouvement, si elle se méfie de lui ?

 

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Publié le 4 Juin 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com ce dimanche 4 Juin 2017 nous montre une précieuse méditation du pape François sur le pardon à la messe de la Pentecôte ce matin dans la place Saint-Pierre. Le pardon est le fruit du cœur nouveau qui reçoit le nouveau peuple de Dieu par le don de l'Esprit Saint, dit le pape. Il garantit aussi «l'unité dans la diversité», non la diversité ou l'uniformité irréconciliables qui fait vivre platement l'Église, dont l’«anniversaire» est célébrée aujourd'hui, et qui se trouve dans des «factions et partis», ni dans des «approches exclusives» ou des «particularismes». Pour le pape, le pardon est une façon de vivre qui invite à explorer l'Esprit, et qui est le «double sens du pardon offert et reçu, celui de la miséricorde divine qui est l'amour du prochain, de la charité».

 

Lors du message d'accueil avant la prière du Regina Coeli, le pape demande de panser les blessures de la guerre et du terrorisme, qui a également touché des civils à Londres cette nuit, et aussi de prier pour les victimes de cet attentat et leurs familles. Mais d’autres en profitent plutôt que de rendre hommage aux victimes comme Donald Trump dans l’article de L’OBS : «Muslim Ban : Quand Trump profite de l'attentat de Londres... pour promouvoir son décret migratoire». Car le président américain, a sans scrupules évoqué l'attentat de Londres... pour promouvoir son très décrié Muslim Ban, épingle "The Guardian". Son premier réflexe a été de retweeter un site d'information conservateur, le Drudge Report, "mieux connu pour son gout du sensationnalisme et ses partis pris partisans que pour son sens de l'information", souligne le quotidien britannique. Avant de tweeter un quart d'heure plus tard un message vantant les mérites de son très controversé projet de décret anti-immigration, retoqué le 26 mai dernier par la justice américaine. Une récupération rapide et peu élégante qui fait déjà grincer bien des dents.

 

Le pape a salué également les pèlerins en provenance d'Italie et de nombreuses régions du monde qui ont participé à cette célébration. En particulier, les groupes du Renouveau charismatique catholique, qui célèbre le 50e anniversaire de la fondation. Le pape a oublié qu’en 2014, il a signalé les dangers présents au sein du Renouveau charismatique que sont son «excessive organisation», et le fait de vouloir «contrôler la grâce de Dieu» en décidant qui peut ou non, recevoir le baptême dans l’Esprit. Quand il était archevêque de Buenos Aires, il les traitait même de danseurs de samba élitiste. Oublié aussi que ces mouvements ont eu le droit aux errements de leurs fondateurs et des abus sexuels en leur sein, mais aussi leurs sessions de «guérison spirituelle» contestées, qui ont mené à des refondations partielles de ceux-ci sous la surveillance bienveillante des autorités ecclésiales. Ils ont toujours les mêmes charismes et se centrent toujours autour de «bergers», responsables des fidèles de cette tendance, qui vivent en dehors des communautés dans leurs propres groupes de prières. Ces oublis viennent surtout de l’Église catholique qui ne peut plus se passer de la mouvance charismatique lui apportant des vocations sacerdotales et un appui à sa morale conservatrice. Pourtant, la mouvance n’est plus aussi attractive actuellement et connaît un recul en Amérique latine, en Afrique et en Europe.

 

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Publié le 3 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du samedi 3 juin 2017 nous montre une surprenante intervention, mais nécessaire, dans le débat sur Amoris Laetitia. Le cardinal Christoph Schönborn, interprète le plus fidèle du pape François, a émis l'opinion dans une nouvelle interview que, contrairement à la critique des catholiques intransigeants, le «discernement» que le pape avance dans l'Exhortation apostolique «conduirait à plutôt une attitude plus stricte» en ce qui concerne la formation sur la conscience du mariage et de l'Eucharistie.

 

Il ne peut y avoir ni rigoristes ni laxistes pour faire le travail de discernement. Ce travail selon le cardinal Schönborn nous oblige à abandonner ces a priori nuisibles. Il met en avant une règle proposée par le pape François dans Amoris Laetitia en termes de communion, «qui ne vient pas dans le contexte du divorce ... elle est dans le contexte de la réalité sociale». Il devient la règle «discerner le corps» (AL 186), et il est celle qui conduit l'archevêque de Vienne à penser que «l'invitation au discernement est quelque chose qui nous touche tous».

 

Selon lui, le pape François nous invite à élargir le champ du discernement qui doit toucher aussi les divorcés remariés. Il le fait à la lumière des paroles de saint Paul - «que tout le monde examinera» avant de manger le pain et de boire le calice quelle est la tâche de l'individu, et personne d'autre, ne doit «discerner s’il mange et s'il boit à sa propre condamnation».

 

Le cardinal Christoph Schönborn nous dit donc que si le document est pris au sérieux, c'est l'appel au discernement en Occident qui va effectivement contrecarrer une tendance trop «laxiste». Il donne trois cas pour fournir le discernement : une personne qui se désintéresse par de conjoint, la situation de ceux dont les mariages sont «irrémédiablement brisés», et ceux qui en conscience sont convaincus que leur premier mariage n'a jamais été valable. Ces trois exemples sont agrandis par le pape François au chapitre 8 d'Amoris Laetitia, en donnant d'autres exemples et en nous appelant à discerner et à distinguer. Pour accéder aux sacrements, il faut voir comment les divorcés ont traité l'échec de leur mariage, seul et avec leurs proches.

 

Un travail difficile qui demande de bons pasteurs sans préjugés préconçus, car le discernement d’un divorcé remarié peut s’opposer à celui d’un rigoriste. Il faudra donc trouver un juste milieu qui ne lèse personne plutôt que de laisser de la souffrance pour les divorcés remariés exclus des sacrements.

 

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Publié le 31 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article sur periodistadigital.com du mercredi 31 mai 2017 nous parle d’une audience papale à la place Saint-Pierre de Rome à la veille de la Pentecôte, l’«anniversaire de l'Église». Et le pape François a concentré sa catéchèse sur l’Esprit Saint, qui fasse que les croyants soient des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin. Il a invité les chrétiens à être le «Paraclet, les défenseurs des nécessiteux» parce que «L'espoir est comme une bougie, qui recueille le vent de l'Esprit et se transforme elle en énergie motrice».

 

Cette force motrice, on peut la trouver dans cet article du secours-catholique.org du dimanche 21 mai 2017 : «Gustavo Gutiérrez : «il ne suffit pas d’aider les pauvres». Pour la théologie de la libération, le dominicain défend une démarche empreinte dès le début d’une forte spiritualité. Les mots grecs et hébreux signifiant “libération” ont aussi pour sens “salut” ou “rédemption”, rappelle-t-il.

 

«Par libération nous n’appelions pas à une libération politique, mais à une libération totale : sociale, personnelle et théologale. En s’occupant des plus pauvres, on change de mentalité, on se libère du péché.» Il réfute l’idée, répandue à l’époque et encore aujourd’hui, selon laquelle la pauvreté serait une question économique et sociale plus que chrétienne. «C’est au contraire une question profondément humaine et théologique», affirme-t-il.

 

À ceux qui accusent le pape François de cultiver une approche “assistancialiste” et compassionnelle des pauvres, il répond : «Je ne suis pas d’accord. Il parle des causes de la pauvreté et demande que cela change. Je crois qu’il partage notre idée selon laquelle nous ne devons pas être la voix des sans-voix, mais que nous devons plutôt aider les personnes sans voix à avoir de la voix.»

 

Parmi les autres personnes qui suscitent son admiration : l’économiste français Thomas Piketty dont il a lu Le Capital au XXIe siècle paru en 2013. «Cela m’a coûté», plaisante le prêtre péruvien, faisant référence aux près de 1000 pages que contient l’ouvrage. Puis plus sérieusement : «Thomas Piketty fait partie de ces gens qui fournissent des options concrètes pour changer les choses. On a besoin de cela.»

 

Mais cette défense des nécessiteux ne semble pas être le souci de certains catholiques comme le montre l’article de Maja Zoltowska ce mercredi pour Libération.fr intitulé «Pologne : une pièce de théâtre ciblée par des catholiques intégristes». Le week-end dernier à Varsovie, le public d'une pièce jugée blasphématoire nommée Klatwa a été attaqué par des ultranationalistes des Jeunesses de la grande Pologne, du parti d’extrême droite Camp national-radical (ONR) et des catholiques intégristes à coups de fumigènes et d'insultes.

 

On y narre l’histoire d’une femme, mère de deux enfants qu’elle a eus avec un prêtre, qui, dans un petit village de Pologne, est tenue responsable d’une sécheresse qui frappe les récoltes. Les habitants demandent son châtiment. Stanislaw Frljić en fait le point de départ d’une critique virulente, de l’hypocrisie des prêtres, de la mainmise de l’Eglise sur la vie publique ou des affaires de pédophilie, d’une part, mais aussi de la Pologne xénophobe de Jaroslaw Kaczyński, qui exploite l’église à des fins politiques tout en refusant d’accueillir les réfugiés d’autre part. Un épisode loin d'être marginal dans un pays aux mains du parti conservateur Droit et Justice.

 

Ce qui choque ces catholiques intégriste est le fait que dans la pièce, le pape Jean-Paul II est avec un énorme pénis et une actrice pratique du sexe oral avec lui. Dans une autre scène choquante aux yeux des perturbateurs : une pancarte «défenseur des pédophiles» attachée à la statue grandeur nature de Jean Paul II. Une corde avec un nœud de pendu lui est passée autour du cou. Ce qui fait croire aux manifestants que cette pièce vient de l’Ouest alors que le metteur en scène est le croate Oliver Frljić qui signe cette pièce, sur un texte de Stanislaw Wyspiański, auteur classique du répertoire polonais.

 

Agnieszka Jakimiak, co-auteure de la pièce, explique quant à elle : «Notre but n’était pas de provoquer l’indignation mais de donner la parole à ceux qui, dans la Pologne d’aujourd’hui, n’ont pas le courage d’exprimer un autre point de vue que celui des catholiques et des nationalistes.» Dans un communiqué, le théâtre Powszechny a souligné de son côté que «le spectacle donne la parole à des positions idéologiques variées et doit être analysé comme une œuvre artistique intégrale et non un ensemble de scènes à part, sans rapport entre elles».

 

Ironie du sort, les controverses autour de la pièce ont contribué à ce qu’elle se joue aujourd’hui à guichets fermés. Le parquet ayant ouvert une enquête pour «offense aux sentiments religieux», la question est : jusqu’à quand jouera-t-elle ? «Tout est susceptible d’être offensant, déplore encore un spectateur. Bientôt, plus rien d’autre ne sera permis dans notre pays que des cérémonies officielles patriotiques et catholiques.»

 

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Publié le 25 Mai 2017

Libération.fr dans son Direct nous montre ce mercredi 24 mai 2017 que le président américain a rencontré le pape François ce matin au Vatican, pour un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. A l'issue de leur entretien d'une demi-heure, les deux hommes sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n'a filtré dans l'immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux. «Merci, merci, je n'oublierai pas ce que vous avez dit», a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte.

 

RFI.fr dans son article «La paix, sujet majeur du tête-à-tête entre le pape François et Donald Trump» nous livre un peu plus de précision sur cette rencontre. Une rencontre qui a débuté dans un climat crispé mais plus détendue par la suite. L’entretien dans la bibliothèque du palais apostolique a duré à peine une demi-heure. Au menu des discussions : ce que Trump avait envie d’entendre comme l’engagement en faveur de la liberté religieuse et de conscience, mais le Saint-Siège a précisé que les discussions avaient aussi porté sur l’engagement de l’Église catholique américaine dans la santé, l’éducation ou l’aide aux migrants, thématiques sensibles aux États-Unis.

 

Le pape a souhaité que le président américain soit «un instrument de paix» dans le monde, après qu’il ait signé un contrat record de ventes d’armes lors de son voyage en Arabie Saoudite. Un contrat qui est très mal passé au Vatican. «On a besoin de paix», a répondu laconiquement le président américain. Le pape a fini aussi sur une pique subtile à Donald Trump, climato-sceptique avéré puisqu’à l'issue de l'entretien le pape a fait cadeau au président américain de ses textes écrits pour la journée mondiale de la paix... dont une lettre sur la défense de l'environnement.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr, le diocèse de Lyon n’a pas eu la meilleure des attitudes suite à la citation à comparaitre du cardinal Philippe Barbarin. Dans un communiqué au ton très ferme, le diocèse de Lyon a réagi, mercredi, à la citation directe devant le tribunal correctionnel de Lyon du cardinal Barbarin et de six autres personnes pour non dénonciation d'agressions sexuelles dans le cadre de l'affaire du père Bernard P., soupçonné d'avoir abusé de dizaines de jeunes scouts dans les années 70 et 80. Il dénonce «un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l'objectif commun : la lutte contre la pédophilie».

 

Non, ce n’est pas de l’acharnement, les prêtres pédophiles ont été couverts par leur hiérarchie, celle-ci est autant responsable que les pervers qu’ils ont laissé au contact des enfants. C’est ce qu’on appelle non assistance à personne en danger.

 

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Publié le 16 Mai 2017

Europe1.fr nous montre dans son article du lundi 15 mai 2017 que le cardinal George Pell, qui avait reconnu avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles en Australie dans les années 70, a démenti toute accusation personnelle.

 

L'argentier du Vatican, le cardinal australien George Pell, accusé de pédophilie dans un nouveau livre qui fait du bruit en Australie, a démenti tout abus sexuel sur des enfants et accusé des médias de vouloir s'immiscer dans le cours de la justice.

 

En juillet 2016, la police australienne avait ouvert une enquête sur des accusations anciennes de pédophilie, que le cardinal Pell, le plus haut représentant de l'Église catholique en Australie, dément catégoriquement. En octobre, la police australienne s'était rendue à Rome pour entendre le ministre de l'Économie du Vatican sur ces accusations. Aucune inculpation n'a été prononcée dans ce dossier. Parallèlement, une commission d'enquête royale australienne s'intéresse depuis 2013 aux réponses institutionnelles apportées aux abus sexuels commis sur des enfants. Le cardinal Pell a été entendu trois fois dans ce cadre et a reconnu devant la commission avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'État de Victoria dans les années 70.

 

Dans un nouveau livre, la journaliste d'investigation Louise Milligan apporte des détails nouveaux sur les accusations de pédophilie visant personnellement le cardinal Pell, ainsi que de nouvelles informations sur les tentatives supposées de l'Église d'étouffer les affaires de pédophilie. Le cardinal Pell, qui a laissé entendre qu'il était victime d'une conspiration, s'en est pris à l'éditeur du livre Cardinal : The Rise and Fall of George Pell (grandeur et décadence de George Pell) et à des médias australiens. "Il semblerait que Melbourne University Publishing et d'autres médias (...) soient en train de s'ingérer dans le cours de la justice", dit un communiqué de son bureau à Rome. "Le cardinal Pell s'abstiendra de s'ingérer dans le cours de la justice et ne répondra pas aux accusations (de la MUP et autres), sauf à réaffirmer que toutes les accusations de pédophilie portées contre lui sont complètement fausses".

 

L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique. Il avait été choisi en 1974 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican. Mais pour la transparence on repassera comme le montre l’article de Cameron Doody sur periodistadigital.com le dimanche 14 mai 2017 «Le Cardinal Pell bloque un audit externe des comptes du Vatican» puisque que le cardinal George Pell a bloqué un audit externe des comptes du Vatican comme le titre l’indique. C'est ce qui ressort d'une lettre du préfet du Secrétariat de l'Économie a envoyé à tous les dicastères du Vatican. Une lettre dans laquelle il oppose son veto à la demande du secrétaire de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique (APSA), Mgr Mauro Rivella, aux différents dicastères et institutions du Vatican de fournir des informations sur leur activité financière notamment sur leurs banques et conseillers juridiques et fiscaux, y compris l'IOR, la «Banque du Vatican» afin que les données puissent être transmises directement à l' auditeur externe, Price Waterhouse Coopers (PwC).

 

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Publié le 14 Mai 2017

Ce dimanche 14 mai 2017 Radio Vatican nous montre qu’interrogé dans l’avion qui le ramenait de son 19ème voyage apostolique à Fatima, au Portugal, le pape François est revenu samedi 13 mai 2017 sur sa visite des deux derniers jours. Il s’est aussi exprimé sur les relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, sur les apparitions présumées de Medjugorje et sur sa future rencontre avec Donald Trump.

 

«Fatima porte certainement un message de paix», a d’abord répondu le pape à une journaliste portugaise. «Et ce message a été apporté à l’humanité par trois grands communicants qui avaient moins de 13 ans, ce qui est intéressant.» Faisant part de sa «grande joie» d’avoir pu canoniser François et Jacinthe Marto à Fatima, il a souhaité que ce soit ce message de paix que le monde retienne de son voyage. Le pape François, qui s’était présenté comme un «évêque vêtu de blanc» vendredi, lors d'une prière, s’est défendu de toute volonté de réinterpréter le message de Fatima. Il a d’ailleurs informé que la prière avait été écrite par le Sanctuaire de Fatima. «Je pense qu’ils ont cherché à exprimer par le blanc cette volonté d’innocence, de paix: innocence, ne pas faire de mal à l’autre, ne pas faire la guerre, c’est la même chose.»

 

Interrogé sur sa future rencontre, le 24 mai prochain, avec Donald Trump, le pape François a refusé de donner son opinion sur le président américain. «Je ne juge jamais quelqu’un sans l’avoir écouté. Je ne pense pas devoir le faire, a justifié le Pape. Les choses sortiront lors de notre discussion, je dirai ce que je pense, lui dira ce qu’il pense.» Relancé sur son avis concernant la politique migratoire de Donald Trump, le pape n'a pas voulu s'étendre : «Vous le savez bien», s’est-il exclamé. Il a souhaité «chercher les portes qui sont au moins un peu ouvertes» pour discuter des points d’accord et aller de l’avant, «pas à pas», puisque «la paix est artisanal : elle se fait chaque jour».

 

Concernant l’état des relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, alors que des rumeurs évoquaient une annonce ce dimanche 13 mai, le pape François a noté que «les rapports actuels sont fraternels». Rappelant ses gestes récents sur les sacrements de réconciliation et du mariage, le pape a indiqué que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait étudié un document sur le sujet mais qu’il ne lui est pas encore parvenu. «J’ai de bons rapports avec Mgr Fellay : je lui ai parlé plusieurs fois. Je n’aime pas brusquer les choses. Cheminer, cheminer, cheminer : et après on verra», a-t-il poursuivi. Le pape a refusé de voir «toute forme de triomphalisme» dans un possible accord : «pour moi ce n’est pas un problème de vainqueurs ou de vaincus, non. C’est un problème de frères qui doivent cheminer ensemble, en cherchant la formule pour faire des pas en avant».

 

Le pape a aussi parlé du dialogue positif avec les Églises protestantes. «De grands pas en avant ont été faits», a-t-il souligné, se référant notamment à son voyage en Suède pour le début des commémorations des 500 ans de la Réforme luthérienne. «C’est significatif pour l’œcuménisme : cheminer ensemble par la prière, par le martyre et par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde (…) et les théologiens continueront à travailler, mais le chemin doit aller de l’avant. Avec le cœur ouvert aux surprises.»

 

Concernant Medjugorje (Bosnie- Herzégovine), le pape a rappelé que «toutes les apparitions ou les présumées apparitions appartiennent à la sphère privée, elles ne font pas partie du magistère public ordinaire de la foi». Il a ensuite tenu à «distinguer trois choses». Il a d’abord assuré que l’enquête sur les premières apparitions aux enfants doit continuer. Il a ensuite fait part des «doutes» de la commission présidée par le cardinal Ruini au sujet des présumées apparitions actuelles. «Je préfère la Madonne mère, notre mère, plutôt que la Madonne chef de bureau télégraphique qui envoie des messages tous les jours à une heure précise… Cette femme n’est pas la mère de Jésus. Et ces apparitions présumées n’ont pas tellement de valeur», a déclaré le pape, soulignant qu’il s’agissait d’une opinion «personnelle» mais «claire». Enfin, il a reconnu que «des gens se rendent là et se convertissent, rencontrent Dieu, changent de vie» : un «fait spirituel et pastoral» qui ne peut être nié selon lui. C’est pour cette mission pastorale qu'il a nommé le 11 février dernier Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga.

 

Le pape est aussi longuement revenu sur le sujet délicat des abus sexuels sur mineurs et la récente démission de Mary Collins de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Affirmant avoir parlé avec Mary Collins, le pape a reconnu qu’elle avait eu «un peu raison» dans ses accusations. «Il y a peu de gens, il faut plus de gens compétents sur le sujet», a-t-il affirmé, tout en assurant que le Vatican avançait sur cette question. «Les retards se sont accumulés», a aussi reconnu le pape, se félicitant néanmoins que des protocoles à suivre pour traiter ces cas aient été mis en place aujourd’hui dans presque tous les diocèses. Pour les aider, le pape a évoqué le projet de «tribunaux continentaux». Il a aussi rappelé avoir clarifié la procédure d’appel et expliqué que tout prêtre condamné pouvait lui demander une grâce. «Moi, je n’ai jamais signé aucune grâce», a-t-il affirmé.

 

Le pape François a donc parlé de ses relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et semble ne pas se rendre compte qu’il va faire entrer le loup dans la bergerie, l’envie de fraternité ne doit pas être de l’aveuglement et il faut demander aux lefebvriste des gages que sont l’appui des réformes du concile Vatican II et des réformes actuelles du Vatican et de l’Église, ensuite un dialogue avec Donald Trump ne doit pas se prendre à la légère avec un homme qui est l’exact opposé du pape notamment au niveau de l’accueil des étrangers et de la solidarité envers les pauvres et, enfin, le pape devra se montrer prudent contre le traitement des affaires de pédophilie dans l’Église vu que sa hiérarchie n’a pas pris les cas au sérieux et se montrer ferme contre Medjugorge qui a tout d’une escroquerie.

 

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Publié le 13 Mai 2017

Fatima : Vous êtes un "trésor précieux de l’Église !", lance le pape aux malades

Aymeric Pourbaix dans son article pour I.MEDIA, avec Ecclesia, depuis Fatima nous montre que bénissant les malades sous les arcades de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Fatima, à l’issue de la messe de canonisation des deux bergers François et Jacinthe Marto, le 13 mai 2017, le pape François les a exhorté à considérer leur existence comme un don et un “trésor précieux de l’Église”.

 

“Jésus sait ce que signifie la souffrance”, a affirmé le Souverain pontife aux malades, venus en pèlerinage à Fatima le 13 mai. Adressant la parole, après l’exposition du Saint-Sacrement, aux enfants et aux adultes, nombreux en fauteuil roulant, accompagnés des hospitaliers du sanctuaire, il leur a dit que Jésus “nous comprend, il nous console, et il nous donne la force”, comme il l’a fait pour les saints François et Jacinthe Marto. “Voilà le mystère de l’Église”, s’est exclamé le pape.

 

Aujourd’hui, a poursuivi le pape, “la Vierge Marie nous répète à tous la question qu’elle a posée, il y a cent ans, aux pastoureaux : ‘Voulez-vous vous offrir à Dieu ?’. À leur exemple, le pontife a demandé aux malades de vivre leur existence comme un don, de s’offrir à Dieu de tout leur cœur par l’intermédiaire de la Vierge Marie. “Ne vous considérez pas seulement comme des bénéficiaires de la solidarité caritative”, a-t-il encore insisté, “mais sentez-vous pleinement participants de la vie et de la mission de l’Église”.

 

Pour le pape François, la présence silencieuse et la prière des malades est plus éloquente que beaucoup de paroles. Il leur a alors demandé très concrètement l’offrande quotidienne de leurs souffrances unies à celles de Jésus crucifié pour le salut du monde, “l’acceptation patiente et même joyeuse” de leur condition. Il y a là, pour le pontife, une ressource spirituelle et un patrimoine pour tous les chrétiens. Acceptation patiente et joyeuse ? Les malades qui vont à Fatima attendent surtout une guérison miraculeuse plutôt que d’accepter leur maladie dans la joie et la patience.

 

“N’ayez pas honte d’être un trésor précieux de l’Église !”, leur a-t-il encore lancé. Le pape François s’est ensuite dirigé vers les malades en portant en procession le Saint-Sacrement. À la fin de la cérémonie, la statue de la Vierge de Fatima a été portée au-milieu de la foule, saluée par des mouchoirs blancs, selon la tradition, y compris par le pape.

 

À la fin de la cérémonie, l’évêque de Leiria-Fatima a salué la “voix prophétique” du pontife et l’a vivement remercié pour sa visite à la Cova da Iria, lieu-dit où les petits bergers de Fatima gardaient leur troupeau. Mgr António Marto a souligné que “tout le monde a les yeux fixés sur le pape François comme une voix prophétique clairement audible sur la scène mondiale pleine de dangers et de peurs, une voix capable d’abattre les murs de séparation, de construire des ponts de rencontre entre les hommes et les peuples, d’être la voix de sans voix”.

 

Le vice-président de la Conférence épiscopale du Portugal a voulu exprimer au pape François l’affection de tout le peuple catholique du pays. “Merci pour votre témoignage, Saint-Père, qui nous touche si profondément”, a-t-il ajouté. Il a encore dit son “immense joie” d’avoir pu compter sur la présence du pape à Fatima comme un “pèlerin parmi les pèlerins” venus de partout dans le monde pour ce premier pèlerinage international du centenaire des apparitions mariales.

 

Après la messe qui a réuni 500 000 personnes, selon les organisateurs, le pape a déjeuné avec les évêques portugais, avant de reprendre le chemin de la base aérienne de Monte Real, et de regagner le Vatican en fin de journée.

 

Un voyage à Fatima où le message s’est surtout porté sur la paix mais il ne va pas aider l’Église portugaise à sortir de son pré carré pour aller vers ceux qui ont besoin d’elle.

 

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Publié le 12 Mai 2017

Radio Vatican nous montre que le pape François est arrivé ce vendredi 12 mai 2017 vers 16h20 heure locale au Portugal, à l'occasion de son premier voyage dans ce pays. Après avoir été accueilli par le président portugais et l’évêque de la base aérienne de Monte Real où il a atterri, à 45 km de Fatima, le pape se rend en hélicoptère directement au sanctuaire. Ce pèlerinage à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge (dont beaucoup d’historiens doutent) dans ce village au centre du pays en 1917 s’ouvre par une prière seul et en silence du pape.

 

Aujourd’hui, célébrer cette mémoire des apparitions en présence du pape François doit redonner vie au message de Fatima, en particulier dans le contexte actuel morose. C’est en tout cas ce qu’attend l’Église portugaise de ce centenaire, comme l’exprime Monseigneur Manuel Barbosa. Le secrétaire national de la Conférence épiscopale portugaise est présent au sanctuaire pour ce centenaire.

 

Dans l’avion qui l’amenait à Fatima, le pape François a salué le 75 journalistes du vol papal. «C’est un voyage un peu spécial, un voyage de prière, une rencontre avec le Seigneur et la Sainte Mère de Dieu, merci de votre compagnie et allons de l’avant» leur a confié le Saint-Père.

 

A l’arrivée à Monte Real, après avoir rencontré les autorités portugaises, le pape a été accueilli par des fidèles portugais et trois jeunes habillés comme François, Jacinthe et Lucie, les bergers de Fatima qui auraient vu la Vierge Marie en 1917. Le pape a aussi salué dix enfants de militaires atteints de maladie, avant de se rendre dans la Chapelle de la Base aérienne.

 

Comme le montre Radio Vatican dans son article «François prie dans la Chapelle des apparitions», une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes a accueilli le pape François à son arrivée en hélicoptère au Sanctuaire de Fatima. Une foule venue de tout le Portugal, puisqu’un jour férié avait été décrété pour faciliter la participation à ce pèlerinage de prière.

 

Se déclarant, dans sa longue prière mariale, «prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes», le pape François demande à Marie de nous faire suivre l’exemple des petits bergers, François et Jacinthe, pour «abattre tous les murs», pour «vaincre toutes les frontières», et pour aller «vers toutes les périphéries», afin de révéler la justice et la paix de Dieu. Et François de poursuivre : «Nous serons une Église vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’agneau versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde».

 

Le pape a déposé une Rose pour Notre Dame de Fatima, une rose d’or qu’il avait déjà annoncée dans le message vidéo adressée deux jours avant son voyage. Une rose d’or en signe de l’union physique ou spirituelle avec tous les pèlerins de Fatima. Le pape François à son arrivée a traversé la foule en papamobile avant de se recueillir longuement en silence devant la petite chapelle, et devant la statue de Notre Dame de Fatima. La foule s’était alors faite silencieuse pour partager avec le pape l’intensité de sa prière.

 

Espérons que ce voyage ne sera pas une immense ode à la mariolâtrie mais plutôt un message pour une Église portugaise qui doit sortir de ses habitudes et des ses acquis pour aller vers ceux qui ont besoin d’elle. Mettre en avant les actes d’amour et pas seulement les actes pieux serait un grand pas en avant.

 

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